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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 14 juin 2025 612 minAutoproduit

🔴 81e Congrès du Parti socialiste - Samedi 14 juin 🌹

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je Salut reste avec nous l'animation [Musique] Chers camarades, bonjour Bonjour. Nous allons commencer cette longue très longue journée de de congrès. C'est la deuxè entre ceux qui étaient déjà là hier.

Nous concluons demain dimanche à 13h. Et pour démarrer euh cette journée, on va laisser tout le monde prendre place, y compris ceux qui sont encore dans les dans les couloirs. Et pour ceux qui n'étaient pas là hier, donc euh nous avons un un trio que vous avez sous les yeux avec Laurence Roued, avec Nina Carameder et et moi-même Luc Bruide, on est chacun d'un théo différent au hasard comme ça.

Voilà, c'était une façon de symboliser à la fois le travail en commun, l'unité et puis surtout de jouer de de de jouer comme ça les madames et messieurs loyales tout au long de la journée pour animer cette journée qui va être dense et qui va commencer tout de suite par l'accueil à nos congressistes des des élus de Meurt et Moselle. Euh oui, bonjour euh bonjour à toutes et à tous. Donc euh nous recevons aujourd'hui pour ce mot d'introduction de de 2e journée du congrès Shines Kirouni présidente du département de Meurt et Moselle Marie José Ama première secrétaire fédérale de Meurt et Moselle et Mathieu Clin maire de Nancy. [Applaudissements] [Musique] essayer Donc chacun va prendre la parole à tour de rôle et je j'appelle à la tribune Shines Kirouni, la présidente du département de Meurzelle. [Applaudissements] Merci euh merci Luc.

Cher camarade, cher Olivier, je ne sais pas s'il est arrivé, cher Mathieu, cher Marie-José, chers amis, bienvenue en Heureelle. Bienvenue sur cette terre singulière au carrefour des luttes sociales, des migrations, des cultures des espoir, terre d'industrie et de savoir-faire, d'université et d'engagement. Terre où le souffle de Jores, Bloom et Mindas France ne s'est jamais tout à fait tu.

Je veux aussi très chaleureusement remercier toutes les militantes et les militants du Parti socialiste, du Parti socialiste de Meurmoselle qui au côté de Marie José Hama travaille depuis plusieurs semaines à la préparation de ce congrès avec une énergie, une rigueur et un dévouement qui nous honore. Ici à quelques pas des hauts fourneaux de Pompée du PO à portée de voix de l'école de Nancy qui éclaire le monde par les arts, les sciences et l'humanisme, ce territoire a toujours su conjuguer justice sociale et audace intellectuelle. Ici se croise la main de l'ouvrière, de l'ouvrier, l'intelligence du chercheur, de la chercheuse, le courage des résistants et résistantes et la mémoire et la force des luttes ouvrières et syndicales.

Ici, des générations de femmes et d'hommes sont venus de gré ou de force, d'Italie, de Pologne, d'Algérie, du Portugal et d'ailleurs pour rebâtir nos territoires. Terre d'accueil et de diversité, la Memoiselle s'est enrichie de ses destins mêlés, de ses apports multiples. La Memoiselle, c'est l'histoire d'un brassage assumé, d'une fraternité têtue, d'un socialisme de terrain qui ne s'enferme pas dans nos frontières intérieures, mais qui crée les solidarités concrètes avec nos voisins.

Chaque jour, ce sont plus de 30000 habitants et habitantes de notre département qui franchissent une frontière luxembourgeoise, allemande ou belge. Je salue nos camarades socialistes belges luxembourgeois et allemands qui sont avec nous ici à Nancy. Merci de votre engagement commun dans ce combat pour une Europe qui place la justice, la solidarité, l'écologie, la fraternité au cœur de son projet.

Car ensemble nous pouvons et nous prouvons qu'un socialisme de terrain ouvert et transfrontalier, porté par une vision commune, renforce nos combats. Depuis 1998, le département est dirigé par la gauche, par les socialistes. Une gauche plurielle, unie et résolue, une gauche qui agit, qui innove, qui protège. gauche qui ne fait pas du compromis un renoncement mais une force d'action partagée.

Une gauche qui prouve chaque jour que la République peut encore changer la vie. Ici, nous avons fait de la jeunesse notre priorité en soutenant fortement l'éducation populaire, en expérimentant le revenu d'émancipation jeune. C'est ici que nous avons lancé des politiques pionnières d'accès au droit avec ATD Carmonde.

Ici que l'écologie et la justice sociale avancent ensemble sans s'opposer. repli sur soi au discours de stigmatisation des pauvres, des jeunes, des étrangers, nous faisons le choix du collectif, de l'engagement pour le bien commun. Dans notre région grand est, la meurtemelle est le seul département à gauche, le seul dirigé par une femme.

Et comme partout en France et en Europe, l'extrême droite et ses idées progressent et centrent dans les territoires, notamment ruraux. Lors des dernières élections législatives, deux députés er ont été élus dans notre département et même si nous pouvons être fier d'avoir trois députés socialistes Dominique Potier, Estelle Mercier Stéphane Blau, on a même repris deux circonscriptions macronistes. Nous assistons quand même au déferlement de la vague brune.

Alors oui, ce congrès national a tout son sens ici. Nancy dans ce territoire de résistance au sens le plus noble du terme. L'élection d'Olivier Fort que je salue prolonge la trajectoire d'un Parti socialiste clair dans ses choix, fidèle à son histoire et résolu à agir.

Elle reflète dans un contexte encore difficile pour le parti et la gauche. la vitalité démocratique de notre parti et l'engagement de ces militantes et ses militants et le chemin encore long pour convaincre le plus grand nombre. Nous devons désormais collectivement répondre à une exigence, celle de construire ensemble, de rassembler, de mobiliser avec humilité au-delà de nos différences, voire de nos divergences.

C'est dans cet esprit que je m'adresse à vous aujourd'hui, non pour célébrer un résultat, mais pour contribuer à convoquer une force collective, tranquille mais déterminée. Fort de notre diversité, de nos convictions, unissons-nous pour faire de ce congrès de Nancy un moment de clarté, de mobilisation et d'espoir pour la gauche, pour les Françaises et les Français. Et je salue Olivier Fort d'arriver avec Johanna, Pierre, Chloé.

Merci à vous. Car si nos sensibilités diffèrent parfois, elles puissent toutes à la même source, celle des combats pour la justice sociale, l'égalité, l'émancipation. Dans le moment historique que nous traversons, marqué par l'urgence climatique et la progression inquiétante de l'extrême droite, l'heure n'est pas aux lignes parallèles ni au querelles secondaires.

L'heure est au rassemblement, à la hauteur. à la hauteur d'abord pour nos concitoyens et concitoyens les plus vulnérables, celles et ceux qui subissent les inégalités, les discriminations, le racisme, l'antisémitisme, les conséquences du dérèglement climatique. à rassemblement à la hauteur pour notre parti et ses 20 ans 120 ans d'existence, 120 ans de combat, de conquête, 120 ans de droit arraché de hautes luttes inscrit dans les lois de la République, la diminution du temps de travail hebdomadaire, les congés payés, le RSA, l'abolissement de la peine de mort, le mariage pour tous et j'en oublie et j'en oublie et j'en oublie.

Et dans cette marche longue du progrès, la meurtemelle n'a jamais été un décor. Elle a souvent été à l'avant-garde. Aujourd'hui, dans un monde qui va climat, démocratie, vérité, nous avons un rôle à jouer.

Nous sommes et devons rester le parti de celles et ceux que la mondialisation dérégulée marginalise le parti de celles et ceux que les politiques néolibérales précarisent, bro, qui portent la voix des invisibles, des exilés, des relégués, qui renouent avec les classes populaires, le parti des jeunes qui doivent pouvoir choisir, aimer, créer, sans dépendre d'un héritage familial ou de la situation des parents. une gauche de l'émancipation qui permet à chaque jeune d'exister pleinement et j'espère de tout cœur que le revenu d'émancipation jeune que le département expérimente inspirera notre projet, notre programme pour les présidentiels. Un parti féministe à l'avant-garde des combats capables de laisser toute leur place aux femmes à tous les niveaux de responsabilité.

Chers camarades, ce congrès ne doit pas être un moment de confort, il doit être un moment d'élan, de souffle, un appel à construire un socialisme de combat et d'espoir. Un socialiste qui fait front au monstres du 21e siècle, l'autoritarisme, la haine, le climatoinisme, le racisme décomplexé. Un socialisme qui se rappelle que son adversaire politique, c'est d'abord l'extrême droite, un socialisme qui parle au peuple sans jamais céder au populisme.

Un socialisme qui ne renonce ni à l'intelligence, ni à la radicalité du cœur, qui n'oublie pas pour qui il se bat. Nous ne voulons pas d'une gauche qui gère, nous voulons une gauche qui transforme. Alors oui, nous sommes fiers que malgré les difficulté, notre parti ait pu mener cette séquence démocratique.

Mais nous serons encore plus fiers si nous parvenons à nous rassembler. Et je suis particulièrement fière et ému que ce soit en meurtre etelle ici à Nancy que commence cette exigence lors de ce congrès et c'est bien dans ce moment grave que nous devons faire preuve de responsabilité face à l'extrême droite. Il n'y a plus de place ni pour les querelles ni pour les tergiversation.

Je vous souhaite un congrès utile, combatif et résolument tourné vers celles et ceux qui en ont besoin et qui ont besoin de nous, qui ont besoin de la gauche. Vive la République, vive la gauche, vive la meurtemelle. Vive le Parti socialiste. [Applaudissements] Merci Shinez.

Bienvenue à Olifor, Johanna, Pierre Jouvé qui sont arrivés qui sont arrivés pour écouter Shinez. Vous êtes beaucoup de premiers fédéraux dans la salle et peut-être que vous avez rêvé un jour d'ouvrir un congrès du Parti socialiste. Ça n'arrivera qu'à une petite minorité, je suis désolé vu le rythme de nos congrès, mais il y en a une qui va réaliser son rêve aujourd'hui.

J'appelle à la tribune Marie Johama, première fédérale de meurt et Moselle. [Applaudissements] Merci Luc. Ce n'était même pas un rêve en fait, je n'aurais jamais pu l'imaginer.

Donc merci, merci chers camarades, à toutes et à tous. Merci euh euh d'être présent ce soir, ce matin et surtout bienvenue bienvenue Arthur hier. nous a fait un brillant exposé sur l'histoire des congrès à Nancy.

Je vous renvoie l'article de Gilles Candard dans les feuillets de la fondation Jean Jorèess. En 1907, les socialistes planché sur le militarisme et les conflits internationaux. des débats ou mais sans rupture.

En 1929, le Parti socialiste travaille à la place de l'école dans un contexte socio-économique incertain. Le camarade d'Olé alors premier secrétaire fédéral réclame l'enlèvement des grilles dorées parce que symbole de l'asservissement de la classe ouvrière dans la poigne des maîtres de forge les grilles de la place. Son propos sera suivi de nombreux applaudissements.

Qui peut l'imaginer aujourd'hui ? Que diront les historiens les historiens dans 100 ans des moments que nous sommes en train de vivre aujourd'hui ? Bienvenue en Meur et Moselle, une fédération qui est composée de 319 adhérents.

Ça peut sembler peu mais c'est une fédération qui accueille depuis 2022 de nombreux nouveaux militants et notamment des jeunes. Une fédération de 319 adhérents mais qui compte trois députés, un sénateur, le département, deux villes centres au sud Nancy, au nord Longoui, des maires des élus locaux et trois conseillers régionaux. sans doute une atypie nationale.

Une atypie qui est à mon sens le résultat d'une certaine manière de faire la politique. 319 adhérents parmi lesquels nombreux ont souhaité être bénévoles pour vous accueillir au mieux. Merci à eux. mais aussi des militants du Grand Est qui sont venus nous porter main forte que pour que ce congrès soit une réussite et je l'en je les en remercie.

Ils vous attendent à la buvette avec des sandwichs pour déjeuner et une boutique souvenir avec des badges qui ont un succès fou. Je vous conseille d'aller rapidement les acheter parce qu'il y en aura plus pour tout le monde. Le congrès va nous permettre, je l'espère, de désigner notre premier secrétaire national, mais aussi les instances et la feuille de route pour les mois à venir.

Ici, dans le 54, le congrès a été riche. de nombreux débats partout dans de nombreuses sections. Les intervenants qui sont venus défendre leur textes ont noté et apprécier l'esprit respectueux dans lesquels les échanges se sont réalisés, ont eu lieu.

Nous avons porté avec détermination tous nos textes d'orientation mais sans jamais verser dans l'affrontement. Je vous souhaite, je nous souhaite de garder cet esprit dans l'intérêt de notre parti. afin de ne pas oublier les attentes et les besoins des personnes qui sont en dehors de ce palais, afin que les personnes qui continuent à espérer à un monde plus juste et en paix se retourne à nouveau vers nous.

Je souhaite d'écrire une nouvelle page de notre parti, un congrès dont on dira dans 100 ans qu'il a été marqué par l'intelligence collective et la gravité du moment. Profitez bien des uns des autres. Je vous remercie.

Merci beaucoup Marie José pour ce très joli discours que que tu as préparé pour ce congrès dont tu rêvais. Euh et j'appelle à la tribune Mathieu Clin, maire de Nancy. [Applaudissements] Chers camarades, est-ce que vous allez bien ?

Est-ce que vous avez passé une bonne soirée à Nancyée ? C'est formidable. Vous en avez encore une devant vous.

Alors, je vais évidemment saluer monsieur le premier secrétaire, cher Olivier, saluer aussi Nicolas Boris qui sont avec nous, saluez Marie-José et Shines bien sûr que vous venez d'entendre. Alors, j'ai beaucoup de choses à vous dire mais je me suis dit que je n'étais peut-être pas le seul à avoir des choses à vous dire. Donc je suis allé interroger des nanenses et des nanéens en leur demandant ce qu'il pourrait avoir à dire aux socialistes qui se réunissent dans leur ville aujourd'hui.

Pour certains et certaines, vous ne les connaissez sans doute pas, mais pour d'autres nanciennes et nanéens, peut-être allez-vous les reconnaître. Je vous laisse avec eux. [Musique] Ce qu'on attend des socialistes actuellement, c'est que les luttes d'ego terminent un peu et surtout que les enjeux qui sont absolument énormes pour la prochaine présidentielle euh permettent de trouver une candidature crédible à gauche pour effectivement limiter le risque d'une poussée du Front National, enfin du Rassemblement national.

Il faudrait arriver à recentrer le discours non pas forcément sur des querelles de personnes, des querelles d'individus, mais à reposer de manière positive les fondamentaux. Et les fondamentaux, c'est que une société ne peut fonctionner que si sa justice fonctionne, que si son éducation fonctionne, que si sa santé fonctionne. Et ce sont trois piliers qu'on arrête pas d'attaquer au nom de la rigueur budgétaire.

Je voudrais que le Parti socialiste donne envie de continuer à aller voter euh voter euh pour les valeurs auxquelles je tiens. Moi, en tant que citoyenne, mais aussi en tant que chef d'entreprise et également en tant que représentante euh d'entreprise d'un mouvement de différents mouvements patronaux, ce que j'attends du PS comme de tous les partis politiques, c'est qu'il mettent en place une les réglementations, les lois qu'il faudra pour corriger la Prima Office. C'est un terme qu'on emploie au mouvement France qui fait référence au fait que pour une entreprise, c'est plus intéressant de faire mal que de faire bien.

C'est plus intéressant de jouer contre l'intérêt général que de jouer pour. C'est plus intéressant d'aller produire là où les gens sont mal payés que de produire en France. Ce que j'attends du Parti socialiste, c'est de qu'il corrige cette primovice.

On est dans un contexte parfois de remise en cause de la transition écologique. On est aussi sur un contexte de désinformation, de remise en cause de la place de la science et de la liberté académique. Du coup, quel est votre projet par rapport à ces multiples enjeux ?

Pour moi comme scientifique euh c'est une dimension fondamentale de la vie démocratique. En fait, on attend des fois des des radicalités dans le discours et dans et dans l'utopie à à fond d'été parce qu'il est quand même bien question d'utopie. On a euh oui, je demanderais au PS de de se dire qu'il est encore un parti qui peut porter l'utopie.

Je pense qu'il est temps de changer aussi de de logiciel dans ce domaineel et qu'il faut plus penser en terme de de faire pour les gens, mais je crois qu'il faut penser faire avec les gens. Et faire avec c'est pas facile certainement. Les mots suffisent plus maintenant.

On a on a besoin d'incarner ce désir de faire avec. Ben forcément, on pense au présidentiel qu'on parle du Parti socialiste et ce que j'aimerais c'est quand même pouvoir ne pas avoir faire un choix par défaut pour les prochaines présidentielles. Donc euh qui a une réelle ligne de conduite qui enfin une réelle ligne au niveau du parti, au niveau du programme qui soit compréhensible, simple et qui soit pas masqué finalement par des petites guerères de de on va dire d'alliance de mes alliances avec d'autres parties à gauche qui prennent vraiment beaucoup je trouve le devant de la scène.

Moi quand je vote, je vote pas pour mes intérêts. Euh parce que moi je suis devenu un petit bourgeois de la culture et si je votais pour mes intérêts euh je pense que je voterai pas à gauche. Je vote pour les intérêts de mon père.

Je pense à la vie qu'il a eu, euh à l'usure de son corps au travail, à ce qu'il a espéré et les déceptions qu'il a essuyé et cetera. Et c'est en vertu de tout ça que je vote et que je me dis euh que le PS, sa mission historique, sa légitimité, sa dignité, c'est quand même d'aller rechercher euh ces gens-là. Voilà les les classes populaires dans les dans les plaes, les petites villes.

Voilà quelques témoignages qui je l'espère nous aideront à réfléchir durant ce congrès. Alors Nancy est prête à vous accueillir malgré l'intransigence très réactionnaire de sa municipalité. Soyez certain que les Nancéens sont très fiers et heureux de recevoir les représentants du parti politique qui est le parti de la classe ouvrière.

C'est par ces mots que Dolé qui était alors secrétaire général de la Fédération de Meurtmoselle de la SFIO accueillait en 1907 Jean Jorè, Jul Guise, Édouard Vaillant et les congressistes de Nancy. C'est sous de meilleurs auspices que je vous souhaite la bienvenue à Nancy, la bienvenue en Loren, une terre européenne, une terre de mémoire. d'avenir, de lutte, de travail, de culture où le socialisme s'est toujours attaché à conjuguer l'idéal avec le réel.

Nous marquions hier et Arthur nous y a invité, les 120 ans de notre parti. 2 ans après le globe, le 4e congrès du Parti socialiste se réunit se réunissait ici à Nancy en 197 et débattaz, vous l'avez entendu, du militarisme, des retraites ouvrières, du rapport entre le parti et les syndicats. En 1929, le 26e congrès se penchait à Nancy sur l'anticolonialisme, le féminisme et l'internationalisme.

C'était hier, c'était un autre siècle. Pourtant, les échos de ces débats raisonnent encore dans nos esprits, compil à nous dire en 2025. Car si nous sommes ici, c'est surtout pour parler de 2025 et des temps qui s'annoncent, de la France telle qu'elle est, de la gauche telle qu'elle doit redevenir et de notre parti socialiste tel qu'il doit plus que jamais jouer son rôle historique dans une époque qui menace de sombrer.

Nancy est aujourd'hui de ces territoires de France qui font de leur mieux. pour incarner nos idéaux. Une ville solidaire, populaire qui ne renonce jamais.

Une ville qui prend soin de ses enfants, de ses aînés, de ses quartiers, de ses cultures, de ses différences. Une ville qui invente, qui protège, qui agit même quand l'État recule sous les coues boutoir des politique libéral. une ville profondément européenne et résolument républicaine.

Nous sommes ici dans une région la Lorenne dont le nom évoque pour la mémoire nationale des paysages et des luttes, la sidérurgie, les haut fourneaux, les hommes et les femmes qui ont forgé le fer et les droits. Et je veux ici rendre hommage à deux ces figures incontournables du socialisme et de la Lorine que sont Jacques Shrek, figure du syndicalisme Laurin, ministre de Michel Rocard, homme de la reconstruction sociale et Michel Dinet, humaniste, enfant de l'éducation populaire infatigable artisan de la décentralisation et du lien entre les territoires et la République. Nancy et la Lorine sont aussi l'avenir et l'avenir si construit de la dernière mine française en exercice à Varangéville jusqu'à l'hydrogène naturel de demain dans ces fertiles sous-sols en passant par l'invention des mobilités du futur avec Urban Loop.

Une capsule Urbanou vous attend dehors sur le parvi du centre des congrès créé au cœur des écoles d'ingénieur de l'université de Lauren et je vous invite à la découvrir. Chers camarades, chers amis, nous voici réunis à ce moment décisif de l'histoire de la France, du monde et de la démocratie. Notre pays traverse une crise politique, sociale et morale.

L'extrême droite est aux portes du pouvoir. Pire, une partie de son programme est déjà mise en œuvre par un gouvernement où des ministres de droite extrêmes dictent leur politique. Elle se nourrit comme toujours des abandons, des peurs, des colères et parfois même de nos silences.

Et si nous avons pu constater un sursaut salutaire lors des dernières élections législative, un barrage que le pays doit à la gauche en son entier. Nous ne pouvons également que constater que cette extrême droite ne cesse de progresser partout dans les consciences, dans les urnes, scrutin après scrutin, profitant autant des divisions, des renoncements que des calculs. Mes chers camarades, vous le savez, nous le savons, nous n'avons plus le temps.

Il nous faut aujourd'hui retrouver l'esprit de responsabilité, l'exigence du rassemblement. Car comme le disait Léon Bloom, le socialisme n'est pas seulement une doctrine économique, c'est une morale. Une morale qui impose de ne pas détourner les yeux, de ne pas se résigner, de ne pas se diviser.

Nous pouvons affronter, je crois, tous les débats, toutes les controverses, les yeux grands ouverts. C'est au moins à cela que doivent servir nos 120 années au compteur. Nous ne sommes pas un parti d'opportunité qui naît et qui meurt avec celles et ceux qui le fondent.

Nous sommes un parti démocratique inscrit dans l'histoire de la République et de la France et dont les idéaux sont bien plus grands que nous. Alors, c'est à ces idéaux aujourd'hui qu'il faut faire appel pour mesurer l'étendue des responsabilité qui sont devant nous. Redonnons du sens à la fabrique du commun.

Parlons aux Français de ce qu'ils sont, de leur vie, de leurs espoirs, de leur peur. Exprimons notre idée de la France, de la fierté d'être français à rebour de toutes les manœuvres de rétrécissement et d'archipélisation qui porte ombrage à cette magnifique aventure républicaine. Ce congrès, mes camarades, doit être celui du courage, celui de l'unité des socialistes.

Soyons fiers de notre histoire avec ces parts de lumière, mais aussi avec ses parts d'ombre comme toutes les grandes aventures humaines. Ne vivons pas pour autant dans la nostalgie. La gauche que les Français attendent en 2027, c'est celle qu'anime dans presque toutes nos collectivités des majorités composées d'élus issus de la société civile, socialiste, communiste, écologiste.

Une gauche plurielle ancrée dans le réel qui ne renonce jamais à son idéal. Le Parti socialiste est un parti de débat, de nuance, de traditions politiques parfois différente, mais c'est aussi un parti de la synthèse, un parti de construction, de rassemblement qu'il a prouvé dans son histoire. Quand il s'est uni, il a permis des conquêtes.

Chaque fois qu'il s'est divisé, il a livré la République à ses ennemis. Alors, il ne s'agit pas de terre nos différences. Il ne s'agit pas d'oublier nos idées respectives et les chemins que nous parcourons.

Il s'agit de leur donner un sens commun. Nous ne devons pas être un catalogue de sensibilités en compétition, mais une coalition d'intelligence au service d'un peuple qui attend autre chose que des postures. Et s'il vous faut une petite dose d'autosuggestion pour vous en convaincre, n'oubliez pas, mes chers camarades, que vous êtes dans la ville d'Émil Coué et c'est donc le moment ou jamais d'en faire bon usage.

Regardons aussi au-delà de nos frontières, au-delà de la France. L'extrême droitisation du monde est une réalité violente. Elle frappe les États-Unis, elle infecte l'Europe en son cœur où les droites extrêmes s'organisent comme jamais.

Elle alimente les conflits, les murs, les repli Ukraine. La guerre se poursuit brutale, meurtrière, destructrice. Elle nous rappelle à notre devoir de solidarité et de soutien au peuple qui résistent à l'impérialisme et à l'agression russe.

Et à Gaza, c'est un drame humanitaire sans précédent qui se déroule sous nos yeux. après la barbarie terroriste du Hamas et de tous ses alliés fanatiques dans la région contre le peuple israélien. Et permettez-moi d'ailleurs à cet instant d'avoir une pensée pour la vide jumelle israélienne de Nancy Kiratchmona qui vit sous le feu constant du Esbola.

Ce sont aujourd'hui à Gaza des enfants des familles entières délibérément privées d'eau, de soins, de refuge. L'aide internationale empêché le droit international bafoué, les appels au cesser le feu ignoré, les otages israéliens toujours prisonniers. La gauche ne peut pas se taire et la gauche ne peut pas choisir.

La gauche doit porter cette voie juste, humaniste, exigeante, qui est au cœur de notre histoire, ni aveugle ni partiale, fidèle à la solution à deux États, à ses valeurs de paix, de justice, de dignité humaine. Ces principes que le mouvement ouvrier et démocratique a érigé dès ses débuts, celui du droit des peuples à disposer d'eux-même. Alors oui, le Congrès du Parti socialiste doit être une réponse forte, claire, lisible en montrant que nous socialiste, nous savons nous parler, nous écouter, nous retrouver mais nous savons aussi et surtout écouter les Français, leur parler et les retrouver. aller à la rencontre du reste de toute cette gauche sociale, associative, citoyenne, syndicale, partout où elle est et lui offrir le déboucher politique qui lui fait tant défaut aujourd'hui.

Une réponse aussi à ceux qui pensent que le Parti socialiste est fini en montrant qu'il propose, qu'il invente, qu'il innove une réponse à celles et ceux qui doutent de la politique, qui n'y croient plus. et tous les élus qui sont ici, les militants qui sont ici en rencontrre chaque jour et temps en leur donnant avoir un projet de société pour les travailleurs, les retraités, les jeunes, les femmes, les immigrés de ce pays. Un projet de République sociale, écologique, féministe fraternelle.

Alors merci mes chers camarades. Merci aussi à Bernadette, Hélène, Fabienne, Julia, Valérie, Charles, Anne Lore, Nicolas qui vous ont livré leur témoignage. Ce qu'ils nous disent en vérité, c'est qu'ils attendent le meilleur de nous-mêmes.

Alors, donnons-leur merci aux militants et aux militantes de la meurtemelle, à tous les bénévoles qui autour de Marie José Hama se sont mobilisés pour vous accueillir. Vive le socialisme démocratique républicain et internationaliste. Bienvenue à Nancy.

Merci Shinz, merci Marie, merci Mathieu. On va rentrer désormais dans une séquence évidemment importante. Tout au long de ces dernières semaines, nous avons voté.

Nous nous sommes rendus dans ces fameux bureaux de vote de 17h à 22h et dans quelques minutes nous allons proclamer les résultats les résultats de ces différents scrutins. Je euh vous avertis tous que à la fin de cette séquence, les délégués seront amenés à voter. Donc ne soyez pas dans les cloirs, soyez dans la salle et puis vous avez votre petit carton tout près puisqueà la en conclusion de cette séquence que va vous décrire Nina maintenant, vous serez donc appelé à faire à à voter et et à vous exprimer en tant que délégué du congrès.

Alors, avant d'entendre les explications de vote par les trois mandataires des textes d'orientation, Pierre Jouvet pour le TOA, Alexandre Wiil pour le TO et David Assouine pour le TOC, j'appelle Corine Narcigin, présidente de la commission nationale de préparation du congrès qui présentera le rapport d'activité et l'annonce des résultats. Mathieu Clin est très grand. Bonjour à toutes et tous chers camarades.

Du congrès de Marseille au congrès de Nancy, nous avons traversé ensemble 2 années et demi de travail de débat de campagne électorale prévu et imprévu. Nous avons maintenu la taille de notre groupe au Sénat avec un renouvellement de 50 % de cette promotion de septembre 2023. Nous avons triplé notre nombre de députés européens en juin 2024 en arrivant en tête de la gauche et après l'improbable dissolution surprise, nous avons su prendre nos responsabilités lorsqu'on est socialiste.

La défense de la République est notre colonne vertébrale. Le combat contre l'extrême droite est un réflexe viscéral. Alors oui, nous avons toutes et tous collectivement et sans hésiter et en quelques heures choisi de faire l'union nécessaire pour empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir.

Et quelques semaines plus tard, nous avions doublé le nombre de députés socialistes. Mais soyons lucides, le chemin à parcourir est encore long et difficile pour les socialistes en particulier, pour la gauche en général. Depuis l'été dernier, ce sont les choix politiques des socialistes qui sont scrutés et attendus pour savoir où va la gauche, si elle peut de nouveau être une source d'espoir et une force capable de rassembler une majorité d'électrices et d'électeurs.

Tout cela n'est pas arrivé par hasard. Ces progrès dans les urnes, nous les avons construits. Nous sommes allés les chercher parfois avec les dents par le travail de fond et la mobilisation sur le terrain.

Ces positionnements politiques qui donnent le lar à gauche, nous y avons travaillé ensemble. Nous avons organisé les conventions nationales pour réveiller l'Europe, pour proclamer le temps des femmes, pour affirmer notre vision de la sécurité et de la prévention de la délinquence pour retrouver le peuple avec un prolongement de ses travaux à travers la démarche Notre France. Parlons-en.

Le secrétariat national a également animé les nombreux groupes de travail et les commissions qui ont auditionné, débattu, fait des propositions sur des thèmes aussi variés que l'école publique, la transition écologique, l'intelligence artificielle ou la politique de la ville. Je ne vais pas les citer tous. Vous en avez eu un rappel dans le rapport d'activité que les militantes et les militants ont approuvé à près de 65 %.

Nous avons aussi en 2023 installé un groupe d'experts sur lequel nous avons pu nous appuyer pour nourrir nos travaux et nous avons lancé le média des idées. Nous avons créé le secrétariat national en charge de la lutte et de la veille contre l'extrême droite qui a produit un énorme travail précieux et essentiel. Depuis le début de cette année, nous avons lancé les nouveaux chantiers du projet santé, ruralité, coopération internationale.

Pourtant, pendant ce congrès, nous avons beaucoup entendu que le parti n'a pas travaillé. En tant que secrétaire national à la coordination, je vous le dis très simplement, ces affirmations m'ont souvent heurté, mais elles m'ont aussi interrogé parce qu'elles ont cours également à l'extérieur du parti. Nous sommes encore un émetteur politique trop faible ou trop cacophonique.

Notre travail ne se traduit pas encore assez fortement dans une vision et un récit capable d'entrer en résonance avec les attentes du pays. Tout ce travail devra donc être poursuivi, approfondi, amplifié. La participation militante devrait être encore facilitée.

Nous avons aussi entendu dans ce congrès, à travers les contributions thématiques général et les textes d'orientation la demande d'une offre de formation renforcée et enrichie de moyens de communication, d'action et de mobilisation accru. Pour cela, nous devons maintenant prendre à bras le corps la transformation et la modernisation de notre parti. Les nouveaux outils numériques que nous avons présentés au secrétaires de section et aux premiers secrétaires fédéraux en décembre dernier sont en phase de test et pourront être déployés dans les tout prochains mois. 120 ans après le Congrès du Globe, il est plus que temps pour le Parti socialiste d'entrer pleinement dans le 21e siècle.

Pour un parti vivant, agile, attractif, capable de peser dans le débat public, nous avons besoin d'outils et de modalités de fonctionnement plus efficaces. passer le moins de temps possible à gérer l'administratif et consacrer le plus d'énergie et de moyens possibles à faire de la politique, de la vraie, de la bonne politique, celle qui fait grandir le parti, qui convainc les électrices et les électeurs, qui change la vie des gens pour réussir les élections municipales et pour préparer la victoire de la gauche et des écologistes en 2027. La bonne nouvelle, c'est que nous avons enfin les moyens financiers de cette ambition de modernisation. après cette année à devoir nous contenter de rafistoler l'existant grâce aux bons résultats électoraux de 2024, notre dotation publique de 2025, quand l'État voudra bien nous la verser, nous permettra d'investir dans de nouveaux outils et de mieux accompagner opérationnellement et financièrement les fédérations.

Pour m'acheminer vers ma conclusion et l'annonce des résultats de ce 81e congrès, je veux remercier toutes celles et ceux à qui l'organisation grâce à qui l'organisation de ce congrès a été une réussite, les camarades qui ont organisé les âgés et celles et ceux qui ont participé, les représentants des contributions générales puis des textes d'orientation qui ont sillonné la France ou plus modestement leur départ département, celles et ceux qui ont tenu les bureaux de vote, les centaines de surveillants qui se sont déplacés parfois dans une commune voisine, parfois à d'autres heures de train, à plusieurs heures de train et même à 11h d'avion. Je remercie aussi les permanents des fédérations et bien sûr celles et ceux du Parti national qui ont fait un travail exceptionnel. Alors, il est de de coutume de de générer des des applaudissements faciles car toujours mérité en remerciant notre service d'ordre.

Mais je veux je veux aujourd'hui leur adresser des remerciements particuliers au nom de celles et ceux présents à Paris pour la manifestation du 1er mai. Ce jour-là, ce sont les socialistes collectivement parce que nous aborriions fièrement nos couleurs qui avions été violemment pris pour cible par quelques dizaines de militants soi-disant antifascistes mais dont les méthodes ressemblent à celles des milistes d'extrême droite. Certains d'entre nous ont été blessés et je salue notamment Oriane, Noah et Paul de la Fédération de Paris.

Certains vont garder des séquel auditives à vie. et j'ai une pensée pour Raphaël, jeune socialiste de la scène Saint-Denis. Tous et toutes présents ce jour-là ont été choqué.

Pour avoir été aux premières loges, je peux l'affirmer, sans le professionnalisme, le sang froid et l'efficacité de notre service d'ordre, il y aurait eu plus de blessés. Merci à eux. Cette violence physique comme expression politique est devenue presque banale.

Elle est intolérable. Nous y sommes presque habitués. Elle est inexcusable.

Elle est le résultat d'un climat général de méfiance et de défiance, d'anxiété intériorisée, de colère accumulée qui se transforme en haine recuite. C'est une violence qui commence par l'invective, l'insulte et la menace qui mène au coup au jet de mortier dans une manifestation à l'incendie de la maison d'un élu. Cette brutalisation du débat public exacerbe les fractures de la société, la fragmentation de la République et qui peut mener au pire la désum déshumanisation de l'autre et la justification de la violence physique.

Nous la combattons avec force et conviction. Et pourtant, Et pourtant, nous ne sommes pas irréprochables. Ce congrès a été globalement de haute tenue et nous pouvons en être fiers.

Ce congrès de Nancy n'est pas une redite du Congrès de Marseille, mais il n'a pas été exemple de quelques dérapages et soyons honnête, il y en a pour tout le monde. Si nous voulons avoir le droit de faire la leçon à d'autres, nous devons d'abord être exigeants avec nous-mêmes, toutes et tous, sans exception. Nous sommes entrés dans le temps des débats impossibles.

Dans le débat public, nous devons toujours être celles et ceux qui préfèrent l'argument qui convain à la formule qui tue. Je forme devant vous le vœux que ce congrès de Nancy soit celui de la réconciliation des socialistes. Car c'est ensemble sûr de ce que nous sommes, fiers de ce que nous portons que nous pourrons construire le rassemblement de la gauche et des écologistes autour d'un projet gagnant, un projet qui réconcilie les Français avec la République.

À leurs camarades, au travail ! Et comme première preuve que cette réconciliation a commencé, nous avons tenu hier matin une commission de récollement conclusive. Je vais donc vous donner les résultats finalisés et incontestés des trois votes nationaux du 81e congrès du Parti socialiste.

Mais tout d'abord, quelques précisions. Ce congrès a sans aucun doute été le congrès le plus minutieusement préparé dans sa logistique opérationnelle et le plus surveillé de l'histoire des Congès socialistes. Les votes se sont très bien déroulés à 99,9 %.

Mais pas à 100 %. Nous avons constaté une poignée de dysfonctionnement notable et il n'est pas acceptable que nous les laissions perdurer. Je ne citerai pas ici les quelques sections fédérations concernées car notre volonté commune est de ne stigmatiser personne et d'apporter plutôt des solutions.

La commission nationale de préparation du Congrès a donc décidé hier à l'unanimité de proposer au vote des délégués, simultanément à la ratification des résultats du Congs, la disposition que je vais maintenant vous lire. Donc soyez attentifs puisque vous allez avoir à la voter tout à l'heure. Les délégués réunis en congrès donne pouvoir et délégation à Corine Naraigin, actuel secrétaire national à la coordination du Parti socialiste, pour désigner, composer et mettre en place des commissions de contrôle avec pour mission principale de s'assurer de la régularité des prochains votes internes au parti.

Voici maintenant les résultats des trois votes nationaux de ce 81e congrès. Le 27 mai, nous avons voté sur les textes d'orientation et sur le rapport d'activité nationale. Donc, je vais d'abord vous donner les résultats sur les textes d'orientation.

VOTant 24685, blanc nul 177, exprimé 24508. Pour le TOOA 10299 voix soit 42,02 %. Pour le TO, 4312 voix, soit 17,59 %.

Pour le TOC, 9897 voix, soit 40,38 %. sur le rapport d'activité nationale pour les le nombre de votants 2277 blanc nul 644 exprimé 22133 pour 14382 soit 64,98 %. contre 3484 soit 15,74 % et abstention 42 pardon 4266 soit 19,27 %.

Pour le vote du premier secrétaire du 5 juin 25163 votant 354 blanc et nuls exprimé 24809 Olivier Fort 12689 voix soit 51,15 %. [Applaudissements] [Applaudissements] Nicolas Mailler signolle 12120 voix, soit 48,85 %. Et je vais donc appeler maintenant à me rejoindre sur scène pour les explications de vote.

Pierre Jouvé, Alexandre Wiisille et David Assouine. Et donc, ils auront chacun 8 minutes d'explication de vote. Et on va commencer par Pierre Jouvé pour le TOA.

Chers camarades, chers amis, quel plaisir de m'adresser à vous pour ce lancement du congrès de Nancy et cette annonce des résultats. D'abord, permettez-moi de remercier chacune et chacun d'entre vous, militantes, militants, pour tout ce travail et toute cette organisation, un congrès. Ce congrès, comme tous les congrès, c'est d'abord le congrès des militants qui partout dans les sections débattent, se retrouvent, parfois s'engueule, c'est le cel de nos réunions, mais tranche une ligne, une orientation et un choix en suite d'un premier secrétaire.

Merci à toutes et à tous d'y avoir participé. Merci à l'ensemble de celles et ceux qui ont porté des contributions générales, qui ont ensuite été les premiers signataires de textes d'orientation. Merci David.

Alexandre, mes collègues mandataires des autres textes d'orientation pour la qualité du travail entre nous ces dernières semaines et ces derniers jours qui je crois est de bon ton pour la suite. Merci à toi ma chère Corine pour le travail impartial comme toujours que tu as conduit à la tête de la commission d'organisation du Congrès. C'est un travail difficile et vous pouvez applaudir parce que parfois nous sommes un peu vifs dans nos réunions.

Merci ma chère Corine. Ce congrès, mes amis, il donne de la force à notre parti. Ce congrès donne de la vigueur, du dynamisme à tous les membres de notre organisation.

Un congrès, un congrès réussi, c'est de l'élan pour un parti, un premier secrétaire, une direction, des militants et toute la gauche. Mon cher Olivier, en tant que mandataire du texte d'orientation dont tu étais le premier signataire, je veux te saluer, te remercier pour ton engagement et te féliciter chaleureusement pour cette réélection à la tête de notre parti. Je crois que notre famille politique, c'est ce qu'elle te doit.

Ce qu'elle te doit cette année où patiemment tu as su reconstruire pas à pas un parti que de chacun annoncé mort au congrès d'Aubervilier. Nous te confions, mon cher Olivier, le sort de la plus belle idée qui soit, celle qui nous rassemble tous ici, celle qui est résolument moderne. Nous te confions la destinée en notre nom du socialisme en France.

Et je veux le dire à chacun, tu ne seras pas, nous ne serons pas, la direction nationale d'un seul texte d'orientation. Tu seras et nous serons la direction de tout un parti, de tous ces militants, de tous ces élus. Et nous irons chercher chaque jour, chaque seconde et dès aujourd'hui le rassemblement de l'ensemble des socialistes qui veulent travailler ensemble.

Hier, nous avons eu un long débat sur les origines de l'idée socialiste qui a au moins, mais bien plus encore 120 ans. J'ai lu ça et là que nous étions encore un parti malade en difficulté et le socialisme parfois est brocardé. Alors, on nous dit que nous serions une relique, une vieillerie, parfois un homme malade.

Et bien, je crois que ce qui doit faire notre fierté ici dans cette salle, c'est de refuser collectivement, d'être simplement les gardiens du temple et d'une histoire, des brocanteurs de portrait de Jores, aussi beau soit-il, mais que nous soyons tournés définitivement vers l'avenir. Parce que oui, mes chers camarades, le socialisme est ce que nous portons. une idée neuve et c'est même une idée révolutionnaire.

Oui, une idée révolutionnaire et ce sont nos adversaires, les adversaires du socialisme qui sont l'incarnation du passé. Ce sont nos adversaires de droite qui rêvent encore au creux de leur lit de messe en latin, de sabre et d'ordre moral. Ce sont nos adversaires d'extrême droite qui recyclent médiocrement les thèses et les obsessions identitaires moracienne.

Ce sont nos adversaires de droite et macronistes qui rejouent un pouvoir personnel démodé, déguisé en modernité alors qu'ils sont des bonap artistes avec un compte LinkedIn. Ils portent tous un projet éculé. Ils sont tous conservateurs quand nous ici socialistes, nous bâtirons le 21e siècle et les siècles à venir.

Nous sommes vous êtes le socialisme qui regarde vers demain. Le socialisme qui regarde vers demain et le socialisme qui est cette idée neuve. Parce que oui, les inégalités, elles sont toujours là.

Elles empf inexorablement chaque jour. En 1900, En 1900, les 20 familles les plus riches de ce pays sont encore aujourd'hui en 2025 les 20 familles les plus riches de ce pays. Voilà pourquoi les socialistes se battront et se battront toujours quand 10 % des plus fortunés en France possèdent près de la moitié du patrimoine de notre pays tandis que les 10 % les plus pauvres n'ont que des dettes. 102000 enfants vivent et dorment chaque nuit dans nos rues.

Je le dis, je nous le dis, la vivacité, l'actualité, la modernité du combat socialiste est plus vive que jamais comme notre volonté commune de changer cette société en crise, cette société qui s'écroule et a changé la vie des gens. Demain, les injustices ne sont ni naturelles ni intangibles. Elles sont notre cible et la raison de ce combat.

Alors, ce que nous devons inventer toutes et tous après ces résultats, c'est le socialisme de demain. Oui, le socialisme de demain au gré des transmissions de ces nouvelles générations de militantes et de militants qui poussent les portes de nos sections au fil de nos conventions et des contributions qui permettent à chacun d'exprimer ses peurs, ses attentes, ses angoisses et ses transformations. Parce qu'une génération au Parti socialiste a souhaité rompre avec le productivisme, notre parti est donc devenu celui de la sociale écologie parce qu'une génération de femmes et d'hommes a voulu rompre avec la culture masculiniste, alors notre parti est devenu le parti du féminisme parce qu'une génération Z inquiète des dérives de Musk et Zuckerberg est en train d'entrer dans ce parti, alors nous serons le parti du socialte technologisme.

Oui, un parti en pleine transformation. et un parti qui ira chercher toutes les mutations dont nous avons besoin. Mais il y a une chose qui ne changera jamais.

Notre parti est et restera le parti des travailleuses et des travailleurs. Le parti est et restera le parti des luttes contre les racismes, l'antisémitisme et toutes les formes de rejet de fracturation de notre société. Notre parti restera toujours le parti de la paix.

Ce qui ne changera pas, ce sont nos cadres de valeur. Et alors partout dans nos sections, dans nos territoires, nous irons chercher et nous irons porter cette voix du socialisme de demain. Le socialisme de demain, c'est celui qui sait parler avec ces françaises et des Français qui ont tant subi, tant subi les méfets du macronisme, de la retraite à 64 ans à l'affaiblissement de nos services publics, de leur préférence pour l'école privée Stanislas plutôt que de donner des moyens à l'école publique de leur doctrine de maintien de l'ordre aux arrestations arbitraires de militants écologistes, de leur incapacité de condamner un génocide en cours à Gaza, de leur loi immigration honteuse qui a offert une victoire idéologique à Jean-Marie Le Pen dans la loi française de leur déniraie en refusant de dire que le 7 juillet c'était le Nouveau Front populaire et la gauche qui était en tête des élections législatives qu'ils avaient provoqué.

Et bien nous n'oublions rien et les Français n'oublient rien des dérives et des fractures du macronisme. Alors dans ce moment et ce chemin et je termine, c'est la voix et une nouvelle voix que nous allons porter, que les socialistes de demain vont construire. un projet moderne, un parti transformé, un parti qui sera au cœur de la gauche.

Oui, ce projet que nous voulons porter dans une France où la droite et l'extrême droite sont en train de se confondre et fait plus de 40 % dans les sondages, et bien nous devons et c'est notre chemin et notre cap, faire bloc, construire, être le cœur de la gauche, rassembler les socialistes, rassembler aussi la gauche, rassembler celles et ceux qui veulent porter le même projet d'espoir dans ce pays, d'éviter demain l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. C'est le chemin et c'est le cap que nous vous proposons Alexandreiz pour le TO et comme Pierre a un petit peu dépassé son temps, on sera aussi souple sur le temps pour Alexandre et David. Merci beaucoup Corine.

Chers amis, chers camarades, c'est avec beaucoup de plaisir que je prends la parole aujourd'hui devant vous au nom du Tob et de son premier signataire Boris Vallot. D'abord pour vous dire sans faux suspense et sauf sans faux semblant que nous validerons avec les délégués du TOB les résultats qui ont été proclamés il y a quelques instants par notre camarade Corine Naracida. Je m'associe à ce qu'a dit Corine sur le scrutin qui s'est globalement bien passé.

Je remercie ceux qui tous les jours organisent notre démocratie interne et je dis après elle que nous exercerons notre bienveillante vigilance sur les quelques problèmes qui restent à régler pour les mois et les années à venir et que nous nous associerons pleinement à ce travail. dire aussi sur le vote du premier secrétaire, nos félicitations à Olivier Fortélection à la tête de notre parti et saluer la campagne de Nicolas Mayer Rossignol. Le score est serré et clair mais c'était une très belle campagne.

Enfin, il faut que nous discutions maintenant de ce que signifient ces résultats, quel sens politique nous leur donnons. La première chose qui nous apparaît chez nous à unir, c'est que à partir du vote des exorientation, le parti a déjà changé. Il n'est plus le même.

Il n'aura plus le même visage. C'est fini. Les bureaux nationaux, les conseils nationaux ou les mandataires, la goutte au front vont chercher le banc et l'arrière-ban du bureau national pour arracher d'une voie une possible majorité.

Maintenant, nous devons nous parler. Nous devons nous parler. C'est le compromis qui va régner au sein de nos instances puisque il n'y a pas de majorité automatique et claire.

Et c'est assez étonnant de voir que notre parti se met au diapason du pays et que finalement ce qui nous arrive, c'est une reparlementarisation. qui est la même que celle que nous avons connu connue dans le pays. Le deuxième point qui nous apparaît sur sur ce vote, c'est le faible nombre de militants.

Mais nous n'en accusons pas, nous n'en accusons pas un seul, du premier militant au secrétaire de section, au premier fédéral que je suis jusqu'à la tête du Parti socialiste. Nous sommes coresponsables de l'avenir du Parti socialiste. Nous sommes coresponsables du fait d'en faire à nouveau un parti large et populaire.

C'est le deuxième point que nous avons. Et puis le troisème point peut-être qui nous marque dans le vote, permettez-moi peut-être de parler un peu de nous-même, c'est ces femmes et ces hommes d'unir qui ont choisi de sortir de leur meubles, de mettre en échec peut-être leur présupposé et de se réunir pour proposer un chemin, des solutions, des outils au Parti socialistes. À mes camarades d'UIR, j'ai beaucoup appris à vos côtés.

Je vous remercie pour ce que nous avons fait ensemble. Alors, c'était la première question. Que dit ce vote ?

Maintenant, il y a une question subséquente. Qu'est-ce que nous allons faire nous collectivement de ce vote ? Hier, nous étions réunis en assemblée générale de texte d'orientation.

Nous avons unement dit que nous voulions pour notre partie un contrat d'unité. Un contrat d'unité qui nous permette de travailler ensemble. Alors, je ne prése pas de ce que voudront les uns et les autres.

Chaque texte d'orientation est libre. Nous nous souhaitons évidemment le rassemblement le plus large. C'est l'âme de notre courant.

C'est l'arme de notre texte d'orientation. Mais nous pouvons aussi vivre avec une majorité et une minorité respectée avec des espaces d'unité. Sur les municipales, ça ne peut être qu'un espace d'unité.

ça rassemble tous les socialistes sur le projet. Ça ne peut être qu'un espace d'unité puisque ce sera le projet de tous les socialistes. Donc ça pour nous c'est un point extrêmement important sur ce que nous allons faire de ce vote.

Deux éléments également que nous versons au contrat au contrat d'unité qui nous semble essentiel. D'abord, nous nous disons en effet qu'il faut s'inscrire dans le cadre du rassemblement de la gauche et la formule que nous avions c'était de dire de Raphaël Luxman à François Ruffin et d'Aurore Laluc à Clémentine Notin. Nous nous inscrivons dans ce cadre.

Mais ce que nous avons aussi dit dans le congrès, c'est qu'il fallait que ce cadre soit ordonné. Et j'ai l'impression que nous avons entendu lorsque je lis que le projet des socialistes devra se devra se mettre en œuvre en décembre parce que il n'est pas question d'arriver au banquet de l'Union de la gauche sans des bras chargés de cadeaux et de propositions. Donc il faut que les socialistes aient un projet, qu'ils y travaillent et qu'ils contribuent et qu'ils contribuent à cela.

C'est un point qui est pour nous fondamental. Et puis la deuxième chose, la deuxième chose qui compte beaucoup pour nous, c'est non pas le dynamitage, mais la dynamisation du parc socialiste. Nous avons dans cette campagne de congrès mis en œuvre et mis en place des outils, des outils qui que les socialistes sont immédiatement appropriés.

Je parle de l'académie Léon Bloom et je parle du nouveau populaire. Rendez-vous compte, l'académie Léon Bloom, pendant le congrès, nous organisons une première promotion, 35 places, 400 demandes d'inscription, 400 candidatures. Donc, il y a dans le parti une envie, un souhait de former, de se former, de de de retrouver le plaisir aussi du débat idéologique.

Et puis le Nouveau populaire dont je parlais il y a un instant, on me soufflait dans les travers que dans certaines fédérations, il y a des gens qui demandent à être secrétaire fédéral au nouveau populaire comme si le journal était déjà embarqué dans la vie interne. Je crois qu'il l' déjà mais je crois qu'il faut que nous nous le confortions. Et puis peut-être pour finir, Boris Valot a mis dans ce congrès et dans cette dans cette campagne un mot au but.

C'est le mot de démarchandisation. Le mot a passé les frontières du Congrès puisque il y a eu un débat à gauche jusqu'à, j'ose le dire, Jean-Luc Mélenchon qui s'est penché sur le concept pour en dire un mot mais aussi à de toute la gauche, des écologistes François Ruffin, d'autres qui en ont parlé. Et donc il faut que ces mots ces mots qui permettent d'unir la boîte à outils des socialistes, ils se retrouvent aussi dans le récit qui sera le nôtre dans les prochaines années.

Je termine avec une pièce de musée, vous allez voir une pièce de musée qui fera plaisir à mes camarades des Haut de France et notamment à ceux du nord. Ce n'est pas pour flatter Patrick Caner, mon président de groupe, ni mon ami Sarah Kich, mais je voulais vous citer un autre rapport d'activité que celui qui a été présenté par Corée Narcigin. J'ai pris quelques extraits parce qu'il dit quelque chose du temps que nous vivons.

C'est celui de Pierre Moroi à Nant en 1977. Congrès qui est gros des victoires socialistes acquises et qu'il préparait. Je vous le lis puis je terminerai par ça.

Mes chers camarades, le congrès de Nant nous projette dans l'avenir. L'Union de la gauche a cessé d'être une recherche pour devenir un espoir. L'enjeu du congrès de Nantes est de nous préparer à une échéance historique, celle du pouvoir.

Mes chers camarades, nous sommes devenus le premier parti de France. Cette montée de l'influence socialiste se traduit dans l'accroissement du nombre de nos militants qui a doublé de 6 ans depuis Épinet. La conquête de villes très importante teles que Nant cher Johanna où nous sommes est le témoignage de la montée du parti.

Et puis un peu plus loin, en nous dotant de structures nouvelles, nous avons tenté de couvrir aussi complètement que possible l'organisation du travail intérieur dans le parti et sa traduction vers l'extérieur. Le développement de la presse du parti a bien servi nos campagnes et nos actions. Le point et la rose tirent actuellement à 160000 exemplaires.

Combat socialiste parce qu'il avait vu ses ventes diminuer à modifier sa formule. L'unité hebdomadaire tournée vers le grand public a été depuis le début un beau et grand succès. Et la nouvelle formule de la revue socialiste nous permet d'espérer le succès d'une relance efficace.

La formation a doublé ses capacités d'accueil pour nos stages d'été. Quant à l'identité du parti, le Parti socialiste l'a affirmé partout, aussi bien dans l'Union de la gauche que devant l'opinion publique. Et cela grâce à sa capacité d'intervention, à ses grandes campagnes nationales, mais aussi à sa réflexion théorique.

En retrouvant son audience, et je finis sur ces mots, le parti a donné à l'Union de la gauche sa crédibilité. Voilà mes chers camarades, le bilan que je nous souhaite collectivement lors de notre prochain congrès. Tout ça est entre nos mains.

Je vous remercie. pour le THC David Assoline. Chers camarades, le texte d'orientation C votera les résultats des scrutins sur les textes d'orientation et sur l'élection du premier secrétaire.

Et je veux à ce moment saluer aussi tous les militants qui dans les grandes fédérations comme dans les petites, dans des grandes villes comme dans des villages ont dû organiser un scrutin. Un scrutin toujours difficile à organiser quand c'est que du bénévolat. Mais un scrutin et c'est la leçon.

J'espère que tout le monde aura entendu sera organisé de cette façon pour la dernière fois car il est archaïque et il faut maintenant que nous passions au vote électronique. Ce résultat sur les textes d'orientation, c'est un point et demi entre le premier et le deuxè texte. 42 40 et demi.

C'est inédit dans notre parti depuis longtemps et bien entendu ça nous oblige car dans les conseils nationaux, dans les bureaux nationaux, il faudra bien entendu réussir à faire qu'il y ait des majorités pour avoir des orientations et des positionnements clairs et il faudra s'écouter. Et puis je veux aussi dire sur le deuxième scrutin que l'élection a été serré mais je veux féliciter Olivier Fortr et que d'ailleurs Nicolas Mayer Rossignol pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté et de mauvaises ondes renvoyées par notre parti dans le pays a reconnu dès que c'était possible et que les résultats qui étaient remontés montraient les choses nettement, a reconnu que c'était Olivier Fort qui avait gagné et l'a félicité. Je veux souligner que cette campagne de Nicolas Maurossignol qui lui a permis encore d'être très proche de gagner puisque le parti comme à Marseille est en gros à 5050 après ce résultat.

Cette campagne, je veux la saluer. Ça a été une campagne très courageuse, très déterminée, très réctueuse du débat public et qui a honoré la démocratie interne de notre parti et qui a honoré le texte d'orientation que je représente à cette tribune. Merci et bravo à Nicolas.

Alors maintenant ce qui nous est demandé c'est que font que fait-on de ce résultat ? Je le dis, ce n'est pas possible de considérer que parce que il y a un texte à 42 qui a un point et demi d'avance mais qui est loin des 50 % et une victoire si serrée du premier secrétaire mais incontestable qu'on peut recommencer à vivre ensemble, à définir nos réponses comme ça a été fait depuis Marseille. Et d'ailleurs, nous sommes au même point qu'à Marseille et donc maintenant ça doit être le sursaut pour écrire une nouvelle page de notre histoire.

Ces résultats nous obligent à nous, mais elles obligent d'abord celui à qui a été confié la responsabilité de faire autrement. Je parle de toi, Olivier. Tu sais très bien que maintenant tous les socialistes doivent se sentir bien, à l'aise, respecté dans ce parti parce qu'un socialiste, c'est d'abord quelqu'un que l'on respecte et qui se fait respecter dans une situation de catastrophe mondiale, dans une situation où le rassemblement national est au porte du pouvoir et dans une situation situation où dès demain nous allons tous être sans la carte d'un théo dans la poche des socialistes qui veulent conserver des villes où ont gagné parce que le socialisme municipal c'est la force sur la base de laquelle aujourd'hui nous existons encore comme une force populaire.

Et alors cette bataille pour la mener ensemble, il faut absolument que ce que les 40 % ont dit, puis les prêts de 50 % ont dit en votant pour Nicolas et pour le THC soit entendu et respecté. La première chose et c'est pas que pour nous, pour tous ceux qui sont en dehors et qui ont regardé cela. Il ne faut pas qu' il ne faut pas qu'il pense qu'il soit militant, sympathisant ou potentiel électeur que finalement rien ne va changer.

Il y a une chose qu'on nous demande pour pouvoir redevenir crédible, pour nous débarrasser d'un poids que nous avons au pied qui nous empêche d'être en dynamique et d'être écouté par une grande partie de nos potentiels électeurs. que plus jamais on ne pourra faire d'alliance avec la LFI sur le plan politique, sur le plan programmatique. Oui, c'est majoritaire dans le Parti socialiste.

C'est majoritaire parce que tous les textes l'ont dit d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ? Pourquoi c'est essentiel ?

C'est essentiel parce que c'est quelque chose qui aujourd'hui nous abîme, abîme notre crédibilité. Il s'agit pas des divergences que l'on a souvent eu avec d'autres parties de gauche, mais on se rassemblé. Il s'agit du socle de valeur, il s'agit de l'universalisme, il s'agit de la laïcité, il s'agit de la lutte contre l'antisémitisme.

Et puis il y a une deuxième chose pour nous respecter et pour se rassembler, c'est de se mettre au travail sur les idées ensemble, de produire un programme et un projet avec de l'inventivité, de la clarté pour répondre à la situation et travailler à l'Union de la gauche non mélanchonniste, toute la gauche non mélanchonniste, sur un programme pour gouverner on est ensemble et crédible et ça nécessite de remettre le bureau national et le conseil national au cœur de notre élaboration et de notre façon de vivre ensemble. Nous sommes prêts à avancer dans ce sens dans ce congrès et dès la fin de la matinée, nous serons présents à une réunion de travail pour que ce congrès soit utile et fasse un pas dans cette direction. [Applaudissements] Merci à nos trois orateurs.

On va donc maintenant passer à la phase de vote et donc on va voter en une seule fois sur la délégation que je vous ai lu tout à l'heure et sur les trois votes les résultats des trois votes nationaux des 27 mai et c'est 5 juin dernier. Donc préparez vos petits cartons rouges. Donc uniquement évidemment les délégués ont le droit de vote et voilà je vérifie que on a des camarades des des mais voilà disposition voilà pour compter qui ne prend pas part au vote qui s'abstient qui vote contre qui vote [Applaudissements] Alors je il faut il faut formellement que on compte les cartons.

Donc on va les laisser faire ça. J'ai fait j'ai fait déjà. J'ai fait tout avant.

Oui, gardez bien vos cartons euh levé pour qu'on finisse le comptage formel. C'est important d'enregistrer formellement les résultats de ce congrès puisqu'on dépend aussi demain l'annonce de la composition des instances nationales. C'est bon, je crois on est bon.

Je crois qu'on est bon. Donc merci mes camarades pour cette belle unanimité. Merci Corine.

On en a donc fini avec cette séquence et on poursuit avec le déroulé de la matinée comme on vous l'avait déjà expliqué hier. Euh on entremelle des tables rondes, des moments de de réflexion avec des invités et puis euh les débats des textes d'orientation et les prises de parole des textes d'orientation qui vont clore cette matinée. Mais tout d'abord, on va commencer avec une première table ronde aujourd'hui consacrée au Parti socialiste qui doit être au côté du mouvement social.

Euh c'est une table ronde qui est euh dans la thématique de la de la journée sur le fait de comment remettre comment mettre les socialistes en première ligne euh et répondre aux attentes du pays. Je vais donc appeler Thbo Weber, militant socialiste, ancien syndicaliste, expert en transformation du travail et des compétences qui va animer cette table ronde. Et je vais appeler également nos deux invités.

Olivier Guivarche, le secrétaire national de la CFDT et Estel Celmans député européenne belge du groupe des socialistes et démocrates, coordinatrice de la commission de l'emploi et des affaires sociales. Bienvenue à tous les trois et merci pour cette table ronde qui va durer une petite heure à Ouais. 12.

Bonjour à toutes et tous. Merci pour de participer à ce petit interlutte sociale, à ce débat intitulé le Parti socialiste au côté du mouvement social. Alors, je vous demanderai juste un petit peu de silence qu'on puisse commencer.

Je comprends qu'on vient de vivre un moment important. C'est un congrès le vote. Et maintenant, on va on va débuter cet échange avec nos nos partenairire du mouvement social.

Donc dans ce débat intitulé le Parti socialiste au côté du mouvement social, pas devant, pas à la place d'eux, c'est quand même important, un bon entendeur salut au côté du mouvement social, en soutien du mouvement social. Bien évidemment, euh le parti a eu l'occasion lors de ce mandat de prouver à main de reprise qu'il était en soutien du mouvement social. Donc on va bien évidemment parler des mobilisations récentes du mouvement social en tant que tel, mais je souhaiterais également qu'on aborde la question de ce que produit le mouvement social et ce que produit la complémentarité entre ce qui est la démocratie politique avec sa légitimité et la démocratie sociale avec sa propre légitimité, ce qui dans le cadre d'une sociale démocratie est encré au cœur de nos pratiques.

Je présente nos deux nos deux invités. Je vous demanderai vraiment s'il vous plaît de faire le silence parce qu'il y a des gens qui essayent d'écouter le débat. Je comprends que vous ayez plein de choses à vous dire mais on s'entend pas beaucoup ici.

Je vous remercie. nos deux invités, Estelle Cullmans, je l'ai dit correctement, députée européenne SND, membre de la commission emploi, coordinatrice pour le groupe de la commission emploi, enseignante à l'université libre de Bruxelles et ancienne militante à la FGTB. Tu as été responsable de de la FGTB Bruxelles notamment.

Olivier Guivard que je connais bien parce que on a écumé la même organisation, il fut un temps, secrétaire national de la CFDT, euh libraire de métier et ancien secrétaire général de la Fédération des services. Donc tu es membre de la commission exécutive confédérale et notamment en charge des relations avec les partis politiques. Je vais vous donner la parole d'abord pour vous poser une première question sur vos combats du moment, l'actualité revendicative comme on dit dans le jargon et et vos combats du moment à vos niveaux respectifs qui sont syndical pour toi Olivier et puis politique dorénavant pour toi Estelle.

Estelle je te passe la parole. Merci. Mais tout d'abord je vais me permettre comme on le fait chez moi, de vous dire bonjour.

Bonjour camarades. Voilà donc merci effectivement de l'invitation à mettre le focus sur l'actualité sociale au niveau européen et du dialogue social notamment au niveau européen aujourd'hui. Alors comment dire ?

L'Europe n'a pas vraiment l'actualité sociale en ligne de mire. On en parle plus de sécurité aujourd'hui et c'est vrai le contexte mondial nous oblige aussi à parler de sécurité, de défense face notamment aux guerres économiques et aux guerres tout courts qui se déroulent de plus en plus à nos frontières. Mais pour autant, la question évidemment de la sécurité interne de l'Europe est importante et essentielle.

Et cette sécurité, elle elle vit et elle vivra uniquement sur les questions sociales. On doit aussi apporter plus de sécurité et des avancées social aussi au niveau européen et notamment pour lutter contre l'amonté des partis d'extrême droite parce que on le sait que malheureusement c'est sur ces questions là et sur ces thèm là et plus il y aura effectivement de citoyens européens qui se sentiront déclassés au niveau social et économique malheureusement plus ils ont tendance à se tourner vers les partis d'extradroit. Donc on doit délivrer aussi au niveau social à l'Europe.

Alors quelles sont les priorités sur lesquelles on se bat, en tout cas je me bats au sein de la commission emploi et affaires sociales aujourd'hui c'est d'abord d'avoir des textes réglementaires au niveau européen. Ce n'est pas simple. Pourquoi ?

Parce que pas rentrer dans les détails, mais c'est vrai qu'au niveau européen, c'est la Commission européenne qui est seule à avoir l'initiative de texte réglementaire. Mais nous allons nous battre parce que effectivement aujourd'hui la commission et la lettre de mission de notre commissaire à l'emploi ne prévoit aucune aucun nouveau texte. En comparaison sous la précédente législature, Nicolas Schmid qui était le commissaire européen à l'emploi avait au moins six textes réglementaires notamment celui qui a permis et qui permet qui a permis d'aboutir à une directive pour la mise en place de salaire minimum au niveau européen, notamment celle qui encadre le travail de plateforme au niveau européen.

Donc ici, il n'y a rien qui est prévu au niveau réglementaire. Pour autant, pour autant on se bat et on va se battre. Et les thèmes sur lesquels on veut effectivement avancer, c'est notamment tout ce qui est risques psychosociaux.

Alors ça a l'air un peu abstrait, mais on sait que malheureusement et de plus en plus la pression au travail est là et engendre de plus en plus de mal-être au travail et de problèmes de santé mentale au travail. Et donc on veut une directive européenne parce que même s'il y a dans différents États membres des réglementations qui visent à mieux justement encadrer ou en tout cas prévenir ces risques psychosociaux, ça n'existe pas au niveau européen. Or, on sait qu'aujourd'hui malheureusement un travailleur ou une travailleuse européenne sur deux a vraiment des problèmes de santé mentale au travail.

Donc on veut et je serai d'ailleurs rapportrice dans ma commission, on veut une directive sur les risques psychosociaux pour justement prévenir ces risques psychosociaux. C'est important aussi cette thématique par rapport aux femmes parce que ne serait-ce que par rapport enfin dans un pays comme le mien en Belgique, on sait que euh plus 70 % des personnes qui sont en incapacité de travail pour des problèmes de dépression ou de burnout sont des femmes et que reconnaître en tout cas au mieux combattre les risques psychosociaux, c'est véritablement aussi mieux combattre la pénibilité notamment de l'emploi des femmes. risques psychicosociaux, mais nous voulons aussi une directive pour mieux encadrer l'intelligence artificielle sur le lieu de travail.

On sait que c'est un défi énorme, que pour le moment les règlements européens qui ont été pris, notamment le digital service act et autres, ne prévoient rien ou très peu en tout cas pour ce qui concerne le travail. Or, à quoi assiste-t-on aujourd'hui ? Et pas que dans les entrepôts d'Amazon ? on a on a on on voit de plus en plus du ce qu'on appelle du management par algorithme et finalement ce sont les algorithmes qui dirigent les travailleurs qui vont faire en sorte qu'ils seront engagés qui vont régler leurs conditions de travail qui vont les surveiller sur le travail qui vont parfois d'ailleurs les licencier et pour le moment d'ailleurs, on a dans la directive sur les travers de plateforme un embrion au moins justement sur l'encadrement de cette intelligence artificielle et du management par algorithme mais on veut ça pour tous les travailleurs.

Alors, on veut aussi, c'est un point important et un point important pour moi parce que comme tu l'as dit, je viens de Belgique et on vient d'assister notamment à la fermeture du site d'Audi en Belgique pour une délocalisation vers le Mexique mais on sait que ici c'est la même chose. Vous avez aussi harcé l'ormital et de plus en plus de travailleurs et de travailleuses qui sont victimes de restructuration parce qu'ils sont confrontés effectivement aussi à l'effet et à l'impact des grandes transitions, qu'ell soi numérique, qu'elle soit climatique auquel on doit faire face. Et donc, il faut aussi mieux protéger les travailleurs et les travailleuses face à ces transitions, leur assurer par exemple un droit à la formation pour être sûr aussi de pouvoir muter vers d'autres d'autres formations tout au long de la vue.

On veut aussi que mieux encadrer les restructurations et que s'il y en a un, on limite aussi la Casse au niveau des pertes d'emploi et qu'on s'assure aussi que les travailleurs qui perdent leur emploi aient au moins un revenu pendant toute cette période de restructuration vers un autre emploi. Donc voilà, deux grands enjeux. et les restructurations et la juste transition, c'est à nouveau vraiment un enjeu par rapport à la montée d'extrême droite parce que et ou des ou en Europe par rapport à des à des partis proutines ou prousses parce que vraiment si on laisse les travailleurs sur le côté, on sait malheureusement qu'il risque de se retourner vers ses partis.

Donc c'est notre responsabilité d'avoir des textes et de mieux les protéger demain à l'Europe. Merci Estelle. Rapidement, une question complémentaire.

Alors, un commentaire pour avoir été pour avoir traité les prémisses de l'intelligence artificielle quand j'étais à la Confédération européenne des syndicat. Je sais à quel point il est difficile dans ces débats là d'y inclure les questions du monde du travail. C'est un point particulièrement important mais nécessaire.

On a besoin aussi de protection ne serait-ce aussi pour prévoir le fait queil y ait des informations consultation que les salariés soient consultés que leurs représentants soient impliqués sur les discussions autour de de ces technologies là. C'est un point important sur la question européenne plus globalement, on a quand même l'impression, la Dash veut que l'Europe grandit dans les crises, qu'avec la situation géopolitique qu'on connaît, tragique certes, avec la situation aux États-Unis, notre allié historique qui n'est finalement plus, euh l'Europe se renforce et semble retrouver une consistance et une réalité peut-être en terme d'horizon de protection dans la dans la vie des gens. Est-ce que est-ce que tu le sens comme un terrain d'opportunité politique ?

Oui, pas assez, je ne sais pas mais voilà, c'est peut-être une question un peu large, mais est-ce que tu sens une opportunité du moment quand même pour renforcer l'Union européenne face à à ce qui se passe dans le monde ? Alors, comme tu l'as dit, ça devrait être un moment clé puisque la sécurité interne et externe devrait être une priorité pour l'Europe. Le seul souci, c'est que aujourd'hui, c'est le contraire. c'est que au contraire, on a ce qu'on appelle un backlash, donc un retour en arrière par rapport à des réglementations qui existent aujourd'hui au niveau européen puisque on sait que on doit relancer la compétitivité européenne, hein, c'est vraiment les rapports de Ragy et d'ailleurs c'est le fil rouge des lettres de mission de nos commissaires, mais malheureusement l'approche de la compétitivité européenne et de cette simplification vise plus une dérégulation.

Et donc à quoi est-ce qu'on assiste aujourd'hui ? C'est c'est ce qu'on appelle des omnibus, donc des lois pourtout qui servent qui sont votés dans l'urgence sans analyse d'impact et qui servent justement à ce détricotage des réglementations au niveau social, au niveau environnemental, au niveau des droits des femmes aussi. Et sur les droits éthiques, c'est clair, on verra aussi des reculs par rapport à ça.

Donc c'est l'inverse, c'est qu'aujourd'hui, on va devoir se battre pour éviter justement que des omnibus viennent détricoter ce qui a été fait. Je donnerai juste un exemple. Le premier omnibus qui vient d'être d'être adopté ben remet en question notamment ce qu'on appelle le devoir de vigilance.

Donc ce devoir de vigilance qui vise à responsabiliser les entreprises qui mettent sur le marché nos smartphones avec des minerais de sang qui vise justement aussi à responsabiliser les entreprises qui importent nos vêtements et qui malheureusement sont produits dans des conditions absolument épouvantables de l'autre côté du de la planète. Et bien malheureusement cet omnibus aujourd'hui alors que l'ancre du texte n'est même pas encore sec, on est déjà en train de de de revenir dessus. Donc on est au contraire à un moment où plus que jamais et justement pas dans un momentum en tout cas au niveau de la prise de conscience européenne sur une plus grande défense du social et des travailleurs et des travailleuses au niveau européen.

Donc il faut se battre. Merci Olivier on revient on revient en France sur vos combats du moment syndicaux à la CFDT. J'imagine qu'on va forcément parler des retraites, pas seulement, mais c'est un point important sur lequel effectivement on peut dire que le parti a été au côté du mouvement social et puis a mouillé le maillot, j'ai envie de dire en offrant un déboucher certain avec le conclave.

On pourra y revenir si tu le souhaites. Voilà. Quelles sont quelle est votre actualité revendicative comme on dit à la confédération ?

Bonjour à toutes et à tous. D'abord, merci pour cette invitation et donc je j'enchaîne directement sur des sujets qui sont très franco-français qui sont ceux qui mobilisent la CFDT et les travailleuses et les travailleurs. Mais je dirais quand même juste un mot, c'est que je ne retirerai pas une seule ligne de ce que vient de dire Estelle.

Euh la CFDT est très engagée pour une Europe sociale solidaire et nous faisons les mêmes constats euh et nous essayons de peser au sein de la Confédération européenne des syndicats et auprès du Parlement pour que les choses changent aillent dans l'autre sens pour une Europe qui se renforce et qui préserve surtout son modèle social. Donc je vraiment je voilà, on est on est complètement en phase évidemment avec le le les propos d'Estelle. Alors les les sujets du moment, ça va être difficile de ne pas évoquer les retraites puisque voilà, vous avez tous ça en tête.

C'est assez particulier comme timing parce que je vais vous parler des retraites en quelques mots, je ne vais pas pouvoir vous en parler beaucoup. On est samedi, il y a une dernière séance de négociation mardi et donc les choses pourraient soit échouer, soit se formaliser par une forme de consensus, une sorte de protocole d'accord. On attend la blanche.

Oui. Alors, de toute façon, je vais pas utiliser le mot parce que ça laisserait penser que euh les organisations seraient enfermées, ce qui ce qui est un peu le l'inverse. C'est qu'on est au contraire ouvert au débat dans la société et à ce qui se joue actuellement sur la question des retraites.

Et donc non, c'est c'est pas c'est pas vraiment un conclave, c'est bien une négociation, c'est bien des échanges parires entre les organisations patronales et les organisations syndicales, celles qui sont restées. La CFDT a souhaité rester jusqu'au bout en essayant d'élargir quand même les sujets et puis nous avons gardé nos trois lignes directrices pour ces ces ces échanges. d'abord des mesures sur l'âge pour euh corriger la la réforme de 2023, des mesures sur la pénibilité et des mesures pour les droits des femmes en combinant les trois puisqu'il va falloir agir sur ces trois volets de manière à améliorer une réforme que nous estimons injuste.

Et je voudrais dire ici que ce qui se joue aussi dans cette négociation, c'est l'après. C'est-à-dire que un échec mardi aurait des conséquences sur les relations sociales dans notre pays entre organisation patronale et syndicale pour plusieurs mois et on ne sait absolument pas où ça peut nous mener et ce serait très dommageable pour les droits des travailleuses et des travailleurs. C'est pour ça que nous sommes très engagés dans cette négociation, dans un esprit de responsabilité mais sans renier aucune de nos revendications et de nos objectifs dans cette négociation.

Mais à l'heure où je vous parle, nous n'avons aucune capacité de de donner un une sortie possible, un atterrissage possible. Je ne peux pas faire de pronostic et euh et donc on est on est inquiet mais je pense que ce mot d'inquiétude on on le redira quand on abordera d'autres sujets. Si si tu veux aborder d'autres sujets, tu tu que les retraites sinon ça fait une transition parfaite avec le sujet qui est le suivant.

Tu voulais parler d'aut que les retraites ou Oui, parce que il faut aussi comprendre que nos concitoyens ont ont d'autres préoccupations que les retraites et vous le savez, on est très mobilisé sur le financement de la protection sociale parce que là aussi nous sommes très inquiets des débats qui se sont déportés vers une TVA qui est tout sauf social, qui est un impôt injuste et je sais que nous partageons ce point de vue ici. Et donc, il va falloir euh trouver d'autres moyens, d'autres recettes et discuter des dépenses, mais surtout discuter recettes en prévision du PLFS et du PLF. Et donc ça c'est un combat qui est euh je dirais récurrent bien sûr tous les ans on discute du PLFS et du PLF mais le financement de la protection sociale est au cœur des préoccupations de nos concitoyens même s'ils ne le disent pas comme ça.

Tout simplement parce que nos concitoyens en dehors du fait qu'ils veulent une retraite digne, veulent aussi se soigner et garder le modèle social que nous avons mais qui est en danger si nous ne discutons pas, si nous ne faisons pas des choix cruciaux pour le financement de la protection sociale. La troisième préoccupation de nos concitoyens, c'est peut-être d'ailleurs la première, c'est la question du pouvoir d'achat, de la rémunération, du partage de la valeur. Et là aussi, la CFDT est très engagée à la fois dans les branches professionnelles puisqu'on en parle peu, mais c'est un lieu d'action, un lieu de négociation pour fixer des salaires minimum et pour réguler socialement les le monde de l'entreprise.

Et puis nous négocions aussi dans les entreprises là où nous sommes implantés. Il y a une une forte attente de de la part de nos de nos concitoyens parce que j'y reviendrai mais c'est la question de bien vivre de son travail pour toutes celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre et qui ont besoin d'une rémunération digne adaptée à leurs compétences. Et donc ça c'est quelque chose qui qui se négocie à plusieurs niveaux et donc nous sommes très engagés sur le sujet.

Et un mot aussi sur l'emploi parce que Estelle l'a évoqué, il y a des des problèmes d'emploi, des fermeture de d'entreprise, des collectivités qui réduisent l'emploi. On est face à un phénomène qui est assez complexe parce que à notre niveau, vous le constatez sans doute, il y a de fortes disparités entre territoires, entreprises. Il y a des entreprises qui recrutent, il y a des entreprises qui sont même en besoin de main d'œuvre, il y a des entreprises qui sont très grande difficultés et c'est la même chose pour les territoires.

Et c'est bien là le problème c'est qu'en fait il faut s'adapter à la situation et de notre point de vue les employeurs n'anticipent pas cette adaptation. une adaptation qui soit est conjoncturelle pour certains secteurs, soit structurelle pour d'autres. Et le maître mot, c'est l'anticipation.

Et l'anticipation par le dialogue social que nous que nous demandons dans toutes à tous les niveaux, à la fois dans les territoires, dans les entreprises et dans les branches parce que c'est comme ça que nous allons pouvoir faire en sorte de mieux comprendre le le le niveau économique qui est le nôtre. Parce que les chiffres ne traduisent pas la réalité. Euh aujourd'hui quand on regarde les chiffres du chômage, on est à à peu près 7,8 %.

On n'est même pas sûr qu'on on dépasserait les 8 % en en 2026, voire même en 2025. Or, c'est quelque chose qu'on ne peut pas dire à des travailleuses et des travailleurs qui craignent pour leur emploi ou qui ont perdu leur emploi. Donc, il y a un phénomène que nous essayons de de de traduire parce que c'est bien les disparités qui font que si on narrive pas à traduire ce phénomène et bien on ne répondra pas aux préoccupations.

Et nous avons en plus d'une revendication en terme de dialogue social et d'anticipation, des revendications sur les reconversions. Il y a une négociation en cours, on en parle peu puisqu'on parle beaucoup des retraites, mais il y a une négociation en cours sur les reconversions. La CFDT revendique une assurance transition emploi. le fait de pouvoir donner du pouvoir justement d'agir au travailleus et travailleurs qui veulent se reconvertir, qui souhaite une transition professionnelle ou qui sont en situation de transition professionnelle de la part de l'employeur qui adapte son entreprise au marché.

Et ça c'est une négociation qui malheureusement est peu dans les radars alors que nous construisons l'économie de demain en donnant des droits sociaux aux travailleurs et aux travailleurs qui changent d'emploi qui sont en transition professionnelle. Je rebondis sur ce que tu dis sur la négociation. C'est un point important parce que ça fait partie des débouchés du syndicalisme.

La négociation, la manière la manière dont le syndicalisme va obtenir des droits, créer de la norme, créé de la norme sociale des droits. Euh c'est un point important et c'est un point qui qui inquiète aussi dans la mesure où en France et et ailleurs en Europe, malheureusement la négociation semble avoir pris du plomb dans l'aile. En France, on sait qu'avec les ordonnances, malgré un président de la République qui disait saluer le syndicalisme qui devait d'abord avoir un rôle dans les entreprises, il a finalement coupé les ailes au syndicalisme et au niveau national et au dans les dans les moyens des que pouvaient avoir les représentants des des salariés dans les entreprises.

Est-ce qu'aujourd'hui la CFDT a encore les moyens de ses ambitions dans la capacité des acteurs, donc ça veut dire pas forcément que syndicaux, également patronaux, à pouvoir créer les conditions de cette corréation de normes par la négociation collective, par le rapport de force, mais ensuite à la fin par la création de nouvelles normes sociales et de nouveaux droits. On va revenir après sur la question belge et puis européenne aussi. Alors en tout cas, la CFDT se donne les moyens d'agir.

Mais c'est vrai que pour parler de dialogue social, il faut être deux au moins. Quand on entre dans une négociation, il faut que l'autre parti souhaite négocier et souhaite trouver un consensus, en tout cas une voie de passage pour trouver un équilibre et faire en sorte que les deux parties y trouvent un intérêt. On y reviendra peut-être dans l'histoire de la CFDT et dans ses relations avec les le les partis politiques et le Parti socialiste en particulier.

Il y a eu dans les années à la fin des années 70 en en 78 précisément un recentrage, on y reviendra, qui a mis en avant la négociation comme le déboucher naturel de l'action revendicative. Mais il est vrai qu'aujourd'hui, pour le dire très franchement, nous avons un problème avec le les organisations patronale qui est-ce qu'elles hésitent ou est-ce qu'elles ont déjà choisi d'être des lobbyes, d'être dans l'influence, en lien avec le pouvoir politique et l'exécutif en particulier plutôt que d'être un acteur économique et social et un partenaire social pour de la négociation collective. La question, elle se pose vraiment parce que si les organisations patronales ne choisissent pas la négociation collective, et bien le dialogue social ne pourra pas produire de la norme, ne pourra pas produire des droits et ne pourra pas réguler socialement notre économie.

Nous avons besoin d'organisations patronales qui choisissent l'intérêt général et qui choisissent d'être pleinement des partenaires sociaux. Donc oui, la la question elle est réellement posée. On a on a un dialogue social qui est très difficile au niveau interprofessionnel, vous le savez.

Mais le dialogue social n'est pas forcément en meilleure santé dans les branches professionnelles. compter le nombre de conventions collectives qui ont des salaires minimum inférieurs au SMIC, ce qui empêche les salariés de pouvoir se projeter et d'espérer avoir une progression salariale et puis dans les entreprises des différences d'une entreprise à l'autre, mais un management et une manière de concevoir l'entreprise qui est parfois euh trop éloignée des des standards d'aujourd'hui. Et c'est pour ça d'ailleurs que la CFDT veut introduire plus de démocratie non seulement dans notre pays mais aussi dans l'entreprise.

Et le même constat, même inquiétude en Belgique et au niveau européen sur la capacité la santé de la concertation sociale comme on l'appelle en Belgique. Alors, c'est clair déjà en Belgique, ça fait déjà une vingtaine d'années que notre patronat nous, ce qu'on appelle la Fédération des Entreprises de Belgique a véritablement décidé de de boycotter, de lâcher la concertation sociale interprofessionnelle et notamment aidé par des gouvernements de droite. On revient aux années 2010, on a eu un gouvernement de droite très clairement en tout cas où cette Fédération des entreprises de Belgique a pu carrément écrire une grosse partie de l'accord de gouvernement.

Donc dans ces cas-là, pourquoi se mettre à la table de la négociation à partir du moment où de toute façon on a déjà tout obtenu via les partis politiques de droite ? Ça c'est vraiment la première chose et par contre plutôt soutenir donc ce qu'il n'aime pas c'est la négociation au niveau national au niveau qui qui qui concerne la sécurité sociale les salaires. Donc vraiment les plus gros outils de répartition des richesses hein de que que que porte le cette fameuse démocratie socialeéconomique dont tu parlais tout à l'heure.

Mais par contre dire il faut en fait décentraliser. Il faut effectivement que la concertation sociale dans les entreprises, mais où on met finalement les entreprises en concurrence les unes avec les autres, hein. Et donc cette décentralisation là, il il l'accepte et il la supporte encore.

Par contre, comme je l'ai dit, en touchant de plus en plus aux leviers nationaux de répartition des richesses. Et puis le 2e euh élément qu'on observe aujourd'hui et en particulier au niveau européen, c'est qu'on sait que les régimes de droite, mais surtout les régimes autoritaires, les les régimes autocratiques, les partis les régimes populistes n'aiment pas n'aiment pas les syndicats et donc n'aiment pas la concertation sociale. En fait, ce que eux veulent, c'est un contact direct entre eux et le peuple et donc supprimer tout ce qu'on appelle ces fameux corps intermédiaires que sont les syndicats, la société civile.

Et donc voilà ce à quoi on on assiste dans beaucoup d'Étatsmembres de l'Union européenne en Belgique ici aussi puisque nous avons maintenant la chance en Belgique d'avoir vraiment un gouvernement de droite euh extrême dont on fait partie d'ailleurs le Parti nationaliste, la New ofs Alliancy. Vraiment l'attaque sur les syndicats, elle est là, elle se fait notamment chez nous par la limitation dans le temps des allocations de chômage. Alors c'est vrai qu'en France c'est un phénomène qu'on connaît moins bien mais le taux d'affiliation en Belgique est encore de 60 % des des salariés. donc indirectement la remise en cause de votre modèle social aussi au sens de la protection sociale.

Voilà. Et donc l'attaque non seulement effectivement des organisations sychicales de leur capacité de mobilisation aussi puisque à travers des lois qu'on appelle anticasseur c'est aussi vraiment remettre en question la mobilisation et donc le contrepouvoir syndical mais aussi de la société civile. Et donc voilà ce à quoi ce qu'on observe aujourd'hui c'est véritablement quand une droite une droite autoritaire est au pouvoir et malheureusement en Europe à quoi assiste-ton aujourd'hui ? vraiment une remise en question aussi de ce modèle euh des syndicats, de la société civile, des ONG chez nous en Belgique aussi les ONG c'est c'est notamment on remet en question leur financement à l'Europe aussi hein.

Donc il y a un un programme live qui visait à subsidier les entreprises et justement pardon les ONG euh environnementales et de développement durable et qui quelque part permettait un contrepouvoir par rapport au lobbying des grosses entreprises. Et ben là aussi, il y a une attaque frontale par rapport effectivement à ce financement au niveau européen justement du de ces missions de plédoyer de la société civile environnementale. Donc vraiment c'est c'est un mouvement qu'on observe partout et qui est extrêmement dangereux.

Ça c'est le premier élément. Deuxième élément bah comme on l'a dit, pourquoi se mettre à la table de la négociation y compris au niveau européen où il y a un cadre qu'on appelle le dialogue social européen. C'est d'ailleurs Jacques Deor qui l'a institué à l'époque pour permettre de négocier des accords cadres.

Pourquoi se mettre autour de la table à partir du moment où on peut tout obtenir ? Et donc là, je reviens à ces fameuses législations omnibus. Donc que veut le patronat au niveau européen ?

On les appelle Business Europe hein, c'est la Fédération européenne des entreprises. Et bien très très clairement, c'est vraiment dérégulé, pas simplifié. Quelle est la différence d'ailleurs entre simplifier parce qu'on est tous contre la bureaucratie on est bien on est bien clair mais déréguler ça veut dire toucher au cœur même des réglementations.

Il y a eu, comme je l'ai dit un premier omnibus qui est revenu en qui a remis en question notamment le devoir de vigilance mais aussi le devoir de rapportage des entreprises d'un point de vue social durabilité et gouvernance. Et que fait Business Europe ? En fait, ils ont un cahier de revendication 68 points pour simplifier/ash déréguler et donc casser des réglementations européennes que eux considère comme un frein à la compétitivité des entreprises. 68 points.

On peut être sûr que les prochaines réglementations omnibus qui vont revenir sur des réglementations européennes, on en prévoit un en emploi d'ailleurs l'année prochaine, seront un copier collé de ce cahier de revendication Omnibus de de de Business Europe. Et donc voilà. Donc on a un vrai problème aussi au niveau européen de cette concertation sociale.

Alors d'un autre côté, on ne lâche rien. C'est-à-dire que dans l'ensemble des directives dont j'ai parlé tout à l'heure, la transition juste les risques psychosociaux. Donc nous remettons en tout cas dans la commission emploi toujours et en avant la nécessité de la concertation sociale, la reconnaissance de la concertation sociale.

Alors pas que dans des mots hein parce que si on écoute même madame Van Derleyen, elle en a plein la bouche de cette concertation sociale mais dans les faits c'est autre chose. Et donc veut vraiment on veut assurer avec des objectifs contraignants avoir des couvertures de négociation sociale au niveau européen aussi et soutenir les organisations syndicales parce que si dans notre pays et de manière parfois un petit peu à géométrie variable, on a des organisations syndicales qui sont encore un peu fortes dans d'autres pays européens c'est pas du tout le cas. Prenons l'Estonie, il y en a pas du tout.

On veut aussi que l'Europe investisse dans le renforcement des capacités des syndicats à travers l'ensemble de l'Union européenne. Avant de te redonner la parole juste rapidement, tu as évoqué un point important avec Jacques Deor qui est clé et qui est à mon avis illustre bien l'enjeu de la complémentarité entre la démocratie politique et la démocratie sociale. Jacques Deelor au moment de l'acte unique, il met en place le marché unique et il dit quelque part, j'étais pas là mais il dit quelque part aux employeurs, "Ce marché unique, il va vous permettre de créer de l'activité. il va plutôt être favorable à l'activité économique.

Par contre, face à ce marché unique, on va construire une Europe sociale et passage incontournable, vous allez devoir passer par la négociation. Il faut pas croire que les employeurs à l'époque, ils sont allés parce que c'était bien et parce qu'on avait des employeurs qui étaient mieux intentionnés à l'époque. Ils avaient en face d'eux un pouvoir politique qui construisait une Europe sur deux jambes économique et social et qui les a obligé de passer par la case de négociation.

Et effectivement là-dessus l'impulsion du politique dans ce qu'est la démocratie sociale aussi elle est elle est importante. Tu voulais rajouter quelque chose Olivier ? Oui, un autre exemple de l'impact du pouvoir politique sur les relations sociales, c'est l'assurance chômage.

Aujourd'hui, on a une convention assurance chômage qui court jusqu'à 2028 et qui a été établie par les organisations patronales et la majorité des organisations syndicales. C'est très concret parce que ça touche à l'indemnisation des demandeurs d'emploi. Donc c'est vraiment très concret.

C'est ce que touche les salariés qui sont privés involontairement d'un emploi. Et bien cette convention, elle a été établie à la fin de de l'année 2024, elle court jusqu'à 2028. Est-ce que les organisations patronales étaient favorables à l'idée de négocier l'assurance chômage en 2019 ?

Non, parce que le pouvoir politique voulait reprendre la main dans le sens de leur revendication et ils ont laissé le pouvoir politique agir par décret sur l'assurance chômage en fixant l'indemnisation. Et lorsque le pouvoir politique a dit en 2024, on préfère que les partenaires sociaux reprennent la main sur l'assurance chômage et établissent une convention, là on a trouvé des organisations patronales qui souhaitaient négocier. Donc ça prouve bien qu'on a besoin d'un pouvoir politique qui donne des moyens aux organisations syndicales pour gérer des régimes mais pour aussi négocier les droits des travailleuses et des travailleurs à tous les niveaux.

Merci Olivier. On va continuer un peu sur cette sur ce sujet-là parce que on peut effectivement faire le constat que un peu partout en Europe, en France est regretter le fait que euh le le le dialogue ce soit soit pas forcément dans la dans la meilleure des des postures. Imaginons un peu l'avenir.

Est-ce que selon vous, il y a un enjeu à simplement relancer ce dialogue social et finalement à le faire tel qu'on le faisait jusqu'ici dans la concertation sociale en Belgique ou au niveau européen ou est-ce que vu les enjeux et aussi peut-être parce que la société a évolué, parce que les aspirations, parce que le monde du travail a évolué, il y a un enjeu à repenser, à affirmer, à peut-être améliorer ce rapport, cette complémentarité entre la démocratie politique et la démocratie sociale. Déjà, ce serait intéressant de savoir comment ça fonctionne en Belgique aussi. Euh ce sera certainement inspirant.

Euh voilà, relancer ou juste tout simplement recréer ou réimaginer le le dialogue social. Vas-y, vas-y, vas-y. Le relations entre les les partis et ou ou le dialogue social tel qu'on l'imagine dans l'avenir avec les organisations patronales.

Si tu veux commencer par la relation avec les parties, je pense que c'est intéressant de de pouvoir commencer par cet angle là. Ça jamais toujours ça n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. Donc non, il y a toute une histoire.

Par exemple en 1974 au moment des assises du Parti socialiste, la première journée était présidée par le président de la CFDT, André Jeanson. Donc voilà, le c'est c'est comme tu dis, c'est pas un long fleuve tranquille parce qu'effectivement en 78 la CFDT a procédé à un recentrage en mettant l'accent sur la revendication, sur l'action syndicale dans les entreprises, dans les branches, dans les administrations, en essayant de gagner en autonomie et aussi en se disant qu'il ne fallait pas toujours patienter et donc se mettre dans une attente d'une action politique. et d'une victoire politique de telle ou telle, mais qu'il valait mieux s'engager dans l'action et essayer de négocier tout ce qui peut être négocié avec le pouvoir en place.

On est en 78, 1 an après la désunion de la gauche et donc peu d'espoir à ce moment-là. Et ce recentrage, c'est un recentrage sur l'action syndicale, il faut bien le comprendre. Mais nous avons besoin des politiques, comme je l'ai dit juste à l'instant, euh les politiques publiques concourent au même projet que la CFDT.

En tout cas pour les partis qui veulent défendre notre démocratie, notre cohésion sociale, notre protection sociale, nos libertés. nous partageons le même projet et il y a je dirais deux manières dans dans les relation qu'on peut construire, deux manières de de d'agir. La première c'est la reconnaissance.

La reconnaissance et je vais vous donner un exemple, c'est l'accord national interprofessionnel sur l'emploi des seniors. Cet accord doit être transposé dans la loi. Nous comprenons que les parlementaires veuillent user de leurs prérogatives, c'est tout à fait entendable.

Et je dirais voter la loi, modifier la loi, faire en sorte d'agir sur sur la loi. C'est le pouvoir législatif. Mais quand on parle d'une transposition d'un accord majoritaire du point de vue de la démocratie sociale et et des organisations syndical comme la mienne, nous souhaitons une transposition qui ne dénature pas le texte, qui le respecte parce que nous avons trouvé un équilibre.

Et c'est très important de comprendre que si nous commençons à pousser des revendications après la négociation au moment de la phase législative, c'est déloyal et ça sera très compliqué ensuite de négocier et de trouver des équilibres et des compromis. Et donc c'est pour ça que nous avons besoin à ce moment-là d'une transposition fidèle des accords. Mais il y a une autre manière d'agir dans dans pour construire une relation, c'est le fait de soutenir nos revendications et d'être dans de la proposition proposition de loi dans des projets de loi quand on est au pouvoir où là effectivement il y a une action politique qui est nécessaire quand nous avons échoué dans l'action syndicale, quand nous n'avons pas pu trouver des équilibres. n'avons pas pu trouver un dialogue social serein.

Et en fait, c'est ça l'enjeu des du de l'avenir du dialogue social à un niveau national interprofessionnel parce que il faudra aussi parler de l'avenir du dialogue social dans les entreprises. On a perdu en proximité, on a perdu en moyen et donc et là il faudra agir pour redonner du pouvoir aux représentants du personnel au plus près des des travailleuses et des travailleurs. Et puis il y a aussi beaucoup de choses à faire du côté des branches professionnelles pour qu'il y ait un peu plus de de négociation.

Merci Olivier. Je pense que c'est c'est intéressant ce que tu dis parce que en creux ce que tu dis aussi c'est que notre modèle est pas se cherche encore sur la complémentarité entre la démocratie politique et et la démocratie sociale et que nous qui sommes le parti de de Jean Rou, de Martin Aubry, de Jacques Delor au niveau au plan européen, peut-être que dans notre futur projet en gestation, on a à penser à comment parfaire cette cette relation entre la la démocratie sociale et la démocratie politique où je pense qu'il y a des des nouveautés à apporter et on peut parfaire ce modèle qui se cherche encore. Estelle, on en parlait avant le le débat.

Tu semblais dire toi que c'était un petit peu différent en Belgique et que la concertation sociale encore aujourd'hui, on vous le souhaite pour longtemps, avait force de loi quand il y avait un accord qui était trouvé. Alors, je vais peut-être parce que on parle effectivement des amours un peu compliqué entre le parti et le syndicat. Quoique peut-être je suis peut-être le contreex parce que le parti socialiste belge a décidé d'envoyer une syndicaliste à l'Europe et il en faut selon moi des syndicalist à l'Europe pour effectivement qu'ils viennent avec leur ADN et le mais pourtant en Belgique vous avez les piliers je veux dire mutuel socialiste, le syndicat socialiste, le parti socialiste.

Voilà, on a on a encore ce qu'on appelle l'action commune qui devient qui est parfois un peu compliqué où on se voit parfois pour se dire nos vérités. Donc comme j'ai dit des histoires des histoires d'amour compliqué mais mais il en faut et je veux dire c'est le cas même au sein de toutes les familles ou tout de tous les couples y compris d'ailleurs je pense au se tous les partis n'est-ce pas donc voilà mais juste quand même rappeler les le caractère essentiel de la concertation sociale. Moi mon engagement politique et syndical c'est la question d'une juste répartition des richesses.

Cette fameuse concertation sociale, c'est le levier le plus puissant de répartition des richesses. Parce que qu'est-ce qu'on négocie ? Tu l'as dit tout à l'heure, préoccupation première des Français, des Françaises, mais de tous les Européens et les Européennes, c'est la question du pouvoir d'achat.

Donc premier levier de négociation, c'est sur la question des salaires. Et or on sait qu'évidemment aujourd'hui malheureusement la part des salaires de la richesse crée a tendance à diminuer. Mais donc c'est notre premier levier.

Deuxième levier, c'est la question de la protection sociale. Tu en as parlé aussi une juste répartition des richesses passe par là. 3è levier de répartition des richesses à mes yeux, c'est le temps et les conditions de travail qui ont toujours été évidemment aussi nos revendications principales par rapport à cette concertation sociale.

Et donc jeter la concertation sociale, la limiter au lieu de la renforcer, ça veut dire que quelque part on grippe encore plus ses leviers de répartition des richesses. Et si on fait ça, ben on creuse évidemment les inégalités et les inégalités sociales. Les pays les plus inégalitaires sont les plus violents par nature.

Alors violents de par les inégalités de de richesse ou les inégalités tout court mais violent aussi d'un point de vue sociétal de manière globale. Il suffit de regarder le modèle des États-Unis par exemple. Il y a de très très bons films qui nous rappellent ça.

Bing for Columbines qui qui est un peu ancien. Donc vraiment la concertation sociale, c'est notre levier à nous au sein de de de de nos familles et c'est la raison pour laquelle vraiment il faut il faut continuer. Alors deuxième élément évidemment aussi de violence, les patrons oublient mais sans bonne concertation sociale, ben ça veut dire il y a pas de paix sociale.

Et d'ailleurs en Belgique quand il y a pas d'accord interprofessionnel qui est signé, il y a pas d'engagement sur la paix sociale. Et d'ailleurs, c'est je t'interromps pardon, mais c'est assez paradoxal. En France, je sais qu'il y a certains patrons qui regrettent une certaine forme de gilets jaunisation des relations sociales, mais c'est le prix à payer quand on se passe de alors où c'est le prix à payer mais c'est ce qu'ils font chez nous.

Ils prennent aussi, comme je l'ai dit tout à l'heure, des lois anticasseur et des lois qui répriment finalement la la contestation sociale. Mais ils auront bon faire ça. Il y aura toujours une forme de violence sociétale qui s'exprimera à partir du moment où il y a pas une vraie et une bonne concertation sociale.

Je pense que c'est vraiment cet objectif là qu'il faut pas oublier, que ce soit au niveau européen et que ce soit au niveau de nos États-membres. que ce soit au niveau des entreprises et du reste, c'est vraiment l'enjeu de cette concertation sociale. Donc voilà, me poser la question à moi de savoir ce si stop ou encore la concertation sociale, ben évidemment c'est contre mon ADL, c'est contre ma nature, mais je pense que c'est contre la société en général et même contre l'économie en tant que telle.

Donc voilà. Alors au niveau de la Belgique, oui, on a effectivement un modèle de concertation sociale qui est institutionnalisé d'ailleurs depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale parce qu'on sait et malheureusement ce sont les guerres qui nous ont aussi parfois apporté nos plus grands conquis sociaux. Je dirais d'ailleurs acquis, il y a jamais rien qui est acquis et surtout au niveau social.

Nos plus grands conquis sociaux, d'abord le nous au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais vous aussi c'est le suffrage universel. Rappelons que le mouvement ouvrier, ça était d'abord ça, le droit d'être dans les assemblées politiques et de pouvoir voter des lois qui défendent les intérêts des travailleurs et des travailleuses. Et puis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, effectivement, c'est la création de nos modèles de sécurité sociale.

C'est aussi donc où d'ailleurs les syndicats font toujours partie contrairement à vous en France, on est toujours dans la gestion paritaire des organismes de sécurité sociale. C'est ce que j'ai fait des années d'ailleurs dans le syndicat dans lequel j'ai siégé. Et puis aussi au sein du Conseil national du travail, au sein du Conseil central de l'économie comme tu l'as dit. sur des aspects droits du travail, sur des aspects de sécurité sociale, on négocie des accords qui à partir du moment où les patrons et les syndicats arrivent à s'entendre et c'est vraiment aussi ça veut dire que le politique ne peut que s' je veux dire s'incliner parce que ça signifie que quelque part si on a réussi à avoir le bon compromis ensemble, il s'impose à tous dans les entreprises et on en a dire ces accords sont même pas ne passent pas par le parlement ou par alors non, on négocie au sein du conseil national du travail et c'est rendu obligatoire par un arrêté royal.

Même chose aussi ceux qu'on négocie dans les secteurs donc les accords de branche chez vous aussi dans nos commissions paritaires dans les différents secteurs de l'économie à partir du moment où c'est négocié et signé dans nos commissions paritaires et parfois d'ailleurs pour des salaires qui sont supérieurs au revenus minimum sur les conditions de travail sur les jours de congé ça s'applique à tous les travailleurs et travailleuses par des par des arrêtés royaux. Donc on a effectivement cette institutionnalisation parce que au lendemain de la Seconde Guerre mondiale parce que le monde ouvrier avait payé un lourd tribut parce qu'on avait peur du bolchévisme aussi parce que c'est peut-être ça aussi le problème c'est qu'aujourd'hui on vit dans un monde où le capitalisme est débridé et a le sentiment de ne plus avoir de contrepouvoirs. C'est la raison pour laquelle on doit continuer aussi à mener le contrepouvoir à tous les niveaux, c'est qu'effectivement ils ont donné cette capacité, ils ont institutionnalisé cette concertation sociale.

Donc il faut revenir à ça. Ça veut dire aussi que quelque part, il faut accepter le jeu. Aujourd'hui, en Belgique, on a un accord de gouvernement qui revient sur toute une série de conquis sociaux et il est dit euh donc on va réduire le salaire de ceci, on va toucher à l'indexation automatique des salaires, on va travailler jusqu'à 48 heures par semaine, le travail de nuit, donc il y a toute une série de de lois qui va qui va être voté qui sont des régressions sociales abortantes.

Ils disent "Oui, mais on va confier ça à la concertation sociale, vous aurez l'occasion d'en discuter mais on ne changera rien. on ne changera rien par rapport à ce qu'on a décidé. Donc c'est ça aussi, on veut des responsables politiques et et des gouvernements.

Mais malheureusement pour ça, on a besoin de partis socialistes au pouvoir et de partis de gauche et des partis progressistes au pouvoir et c'est la seule condition pour avoir une vraie concertation sociale qui reste l'outil le plus essentiel de de répartition des richesses. Voilà. Merci beaucoup.

Il nous reste quelques minutes. Quelques minutes pour pour un dernier mot peut-être. Si euh Olivier, tu veux dire un dernier mot pour conclure ?

Oui, c'est c'est vrai que la ligne de Crête, on a bien conscience qu'elle est elle est elle est étroite. La CFDT ne ne renoncera pas à son à son autonomie, elle en a besoin. Nous avons 6400 adhérents avec une grande diversité.

On souhaite être le plus représentatif possible du salariat et c'est important pour nos combats syndicaux euh d'être niutre ni partisan. et d'être à la fois libre et engagé. Et c'est sur cette ligne de crète que nous nous situons.

Et bien entendu, lorsqu'il y a des projets, des politiques publiques qui répondent à nos revendications et qui vont dans le sens des droits des travailleuses et des travailleurs, nous le disons, nous les soutenons et c'est là où il peut y avoir un cheminement, un compagnonnage, un chemin en tout cas parcouru qui fait que chacun dans son rôle et selon ses responsabilités Et c'est ça qui est très important, c'est un peu le le message s'il fallait en retenir qu'un, c'est que parti politique et organisation syndical ont des rôles différents, des responsabilités différentes et des terrains d'action différents. Et quand il y a du respect, quand nous pouvons partager des projets et que nous pouvons aboutir dans nos revendication par des politiques qui changent concrètement la vie de nos concitoyens, alors nous le disons, nous nous engageons et nous les défendons. Et c'est comme ça que nous pourrons cheminer et faire en sorte de mener des politiques qui préservent notre démocratie, notre cohésion sociale.

Je voudrais juste dire un mot, on je l'ai peu évoqué, c'est la question de de la menace des idées d'extrême droite qui progresse dans notre pays et notre organisation est très engagée contre la propagation des idées d'extrême droite et contre le parti, le Rassemblement national et ses satellites et nous sommes engagés délibérément et en toute transparence vis-à-vis de nos adhérents. CFDT magazine distribué à plus de 600000 exemplaires avait en une pour le mois de juin la lutte contre le Rassemblement national et l'extrême droite. C'est quelque chose que nous assumons que toutes les organisations syndicales n'assument pas forcément.

Et je voudrais le dire ici parce que c'est une manière aussi d'illustrer le fait que certes nous ne nous n' rangeons pas derrière une bannière. Nous ne nous n'avons pas de candidat au aux élections politiques certes, mais quand il y a l'essentiel à sauver, nous engageons et nous rappelons les fondamentaux. Et je voudrais dire aussi que une des manières de lutter contre la propagation des idées d'extrême droite contre le Rassemblement national contre discours de haine, c'est de proposer un narratif positif, c'est d'apporter des solutions concrètes à des préoccupations concrètes de nos concitoyens en les détournant du même coup des espèces de fantasmes et des passions tristes des des partis d'extrême droite qui cherchent des bouqumaies.

Nous souhaitons proposer autre chose et c'est comme ça qu'on peut de notre point de vue changer les les votes en tout cas les orientations qui sont qui sont en cours parce que là il y a un véritable enjeu. On est en 2025 nous sommes très inquiets pour l'année prochaine avec les municipales. Nous sommes très inquiets pour la présidentielle et nous pensons très modestement que en tant qu'organisation syndicale, nous pouvons œuvrer pour une démocratie plus solidaire, plus juste en pratiquant ce que nous faisons au quotidien de l'éducation populaire, de l'engagement dans les entreprises et les administrations.

Nous pensons que c'est une des manières d'agir dans une démocratie moderne. Merci Olivier. Merci Estelle.

Selon toi, l'extrême droite du côté des travailleurs ? Ah ben il y a pas photo. Donc moi je suis syndicaliste, féministe, antifasciste.

Donc au niveau en tout cas de la FGTB, on a des groupes de militants antifascistes et on a d'ailleurs des réseaux syndicaux antifascistes. On est allé soutenir nos camarades de la CGL dont le dont le bâtiment avait été saccagé par des militants d'extrême droite. De toute façon, c'est clair, l'extrême droite est l'ennemi des travailleurs et des travailleuses.

Et ça, il faut vraiment le rappeler. Malheureusement aujourd'hui, il représente 25 % du Parlement européen, ce qui est un réel danger. Et il y a de plus en plus des alliances qui se font entre le Parti populaire européen et l'extrême droite, l'extrême droite la plus neusée abonde d'ailleurs hein, les Patriotes For dont fait partie le Rassemblement national.

On l'a vu lors de la dernière plinière et donc au sein de la commission emploi pour le moment, nous avons un vrai cordon sanitaire et j'entends d'ailleurs toujours donc ça signifie quoi ? Ça signifie que les cinq groupes démocratiques au sein du Parlement européen ne travaillent pas avec aucun des trois groupes fasciste, donc y compris ECR dont fait partie Fratellitalia. Et chaque fois, j'entends madame Dochi ou madame DJ du Rassemblement national qui siège dans notre commission nous dire à quel point ce cordon sanitaire est inacceptable que nous sommes antidémocratiques et que non ne respectons pas leurs millions d'électeurs.

Et bien vous savez quoi ? Avec ce cordon sanitaire, moi j'ai l'impression de respecter beaucoup plus les électeurs du Front National parce que moi je fais du Rassemblement national parce que je fais toujours une différence entre ces partis et leurs électeurs parce que ces partis ils mentent, ils manipulent, ils font croire d'ailleurs qu'ils sont sur les sur les questions sociales très en face et très en protection par rapport au travailleurs. Et c'est faux parce qu'il faut rappeler quand il y a des mesures qui visent à protéger les travailleurs, les travailleuses, que ce soit la instauration d'un salaire minimum, que ce soit une directive où on veut maintenant mieux protéger les jeunes par rapport aux habits de stage non payés, que ce soit toutes les réglementations travailleurs de plateforme, il ne les votent jamais et ce sera notre rôle à nous de dire qu'en fait ces gens sont des menteurs, des manipulateurs et surtout qu'ils ont qu'ils sont dangereux pour les travailleurs et les travailleuses.

Voilà. Merci beaucoup Estelle. Merci beaucoup Olivier.

Je vous demande d'applaudir très fort nos représentants du mouvement social qui ont toute leur place dans ce congrès. Merci d'être venu participer à ce débat et je rends tout de suite la parole ce qui nous permettra de rattraper un peu de retard. Merci beaucoup et merci à tous et merci d'avoir gagné du temps.

Alors, après cette séquence euh sociale très importante pour euh comprendre le climat euh en France et en Europe sur le sujet, euh commence le débat euh des théos qui suit chaque euh chaque table ronde en fait sert de support à euh un débat des textes d'orientation. C'est donc c'est donc ce que nous allons faire maintenant. Euh comme hier, je vais appeler euh la personne euh qui prend la parole ainsi que les deux personnes qui se préparent.

Donc pour sa cette première prise de parole du débat des théos, euh j'appelle Fatia Kelloashi pour le TOA pour 4 minutes et Michael Webert et Justine Guuyot se préparent. Merci mes amis, mes camarades. Quel plaisir, quel plaisir de vous retrouver aujourd'hui à l'occasion de notre 81e congrès du Parti socialiste ici à Nancy.

À 1 an des municipales, comment ne pas commencer par un clin d'œil pour cette très belle ville, cette ville enfin à gauche ? Merci Mathieu Clin, merci d'avoir mené cette bataille et d'avoir enfin une ville à gauche depuis 2020. C'est une victoire, une victoire des socialistes qui en amènera d'autres, je l'espère.

Mes camarades, ne nous trompons pas, ne nous trompons pas à l'occasion des prochaines municipales. Nous aurons des adversaires, des adversaires, les libéraux. Nous aurons des ennemis pour les municipales, nos ennemis bien sûr l'extrême droite.

Pour battre nos adversaires, pour vaincre nos ennemis, nous devons être à la hauteur de l'enjeu et présenter des listes d'unions de la gauche et des écologistes à chaque fois que nous le pouvons dans toutes les villes de France. Et oui, je vous dis, je dois vous dire le plaisir qui est le mien de vous de m'adresser à vous aujourd'hui en tant que femme, en tant qu'élu, en tant que scène Saint-Denis, député et président de la commission des affaires culturelles depuis 2024. Ce plaisir qui est le mien, mes camarades, est le fruit de lutte, de mobilisation, de combat toujours en faveur des idées de gauche, les mobilisations avec les salariés, la lutte pour les droits sociaux, la défense encore et toujours des travailleurs pour ne jamais abandonner ceux et celles qui n'ont que le travail pour vivre.

Alors maintenant, depuis 3 ans que je suis députée, j'ai eu l'occasion d'être de ces élus qui se sont toujours placés au côté de ceux qui travaillent. Moi-même en tant qu'enseignante pendant 30 ans, je sais ce que c'est qu'être au travail, au quotidien et je crois que les socialistes doivent être toujours au côté des travailleurs. Et au-delà même au-delà même des travailleurs, le notre cœur doit être pour ceux qui n'ont rien en fait, pour tous ceux qui attendent quelque chose de la gauche.

Mes camarades, je suis élu de l'en Sandy comme vous le savez et je ne peux m'adresser à vous sans vous parler de ce qui m'anime tous les matins. Ce qui m'anime, c'est être au côtier au côté des habitants des quartiers populaires. Et ce n'est pas seulement un message, un slogan ni une motion de congrès.

Cela cela doit être notre direction, un objectif et une valeur commune qui ne doit cesser de nous animer. Il faut écouter les habitants des quartiers populaires, mais aussi surtout il faut les entendre. Entendre pour mieux comprendre mes camarades.

Voilà ce qui doit nous dicter notre quotidien et nous animer. Toutes et tous, nous sommes le Parti socialiste. Nous sommes le parti des travailleurs.

Nous sommes le parti des jeunesses. Nous sommes le parti des quartiers populaires et nous devons collectivement le rester. entendre pour mieux répondre mes camarades.

Cela veut dire s'intéresser à la vie des gens pour mieux changer la vie. Logement, pouvoir d'achat, école. Voilà ce qui doit représenter notre faire de lance de notre quotidien.

Et oui, se battre pour un habitat digne, se battre auprès des étudiants contre une précarité grandissante. Se battre pour enfin donner à nos enfants une école émancipatrice, une école ouverte et qui assure l'égalité des chances. Enfin, mes camarades, aucune piste ne doit être négligée et c'est très important pour n nous mener à une victoire en 2027.

Rien ne doit nous empêcher de trouver un candidat, le candidat de gauche, notre candidat, celui qui portera nos couleurs. Alors, soyez-en assurés, mes camarades. Je ferai tout, tout ce qui est en mon pouvoir.

Je ferai tout avec mes camarades d'avenir socialiste et du TOA pour que l'Union de la gauche vive. Un dernier mot, comment dormir ? On ne peut pas s'endormir en pensant que l'extrême droite va gagner les élections parce que nous serons sectaires, parce que nous serons orgueilleux.

Donc vive l'Union de la gauche. Embarquons tous les camarades qui sont d'accord pour cette union. Voilà.

Merci beaucoup. Merci Fatia. Alors j'en j'en profite pour demander à ce que chacun respecte bien son temps de parole.

Mich, j'appelle Michel Weber pour 2 minutes 40 pour le TOB suivi de Justine Guillot pour 3 minutes TOC qui se prépare et Christophe Clergeot. Excellence. J'ai encore rien dit.

Chers camarades, chers camarades, chers amis, nous avons un combat un combat commun mes chers camarades autour de des valeurs du socialisme et contre toutes les inégalités. Mais l'horloge tourne et à l'heure où on se parle, je pourrais dire que il est midi-2 pour 2026-2027 avec une extrême droite qui est au porte du pouvoir. Or, le parti n'est pas suffisamment identifié, je le dis, dans la lutte contre les inégalités territoriales.

Et c'est un peu l'écho de ce que disait notre camarade à l'instant. Demain, le gouvernement va proposer 40 milliards d'économies qui visent nos concitoyens, qui vont réduire les services publics, qui vont accélérer les inégalités et qui vont donc abandonner les territoires. Il n'y aura pas de victoire de la gauche sans retrouver un socialisme des territoires dans tous les territoires et notamment dans la ruralité où nous sommes aujourd'hui tant décriés.

Cessons mes chers camarades de parler comme on le fait trop souvent de mobilités douces qui sont une mobilité au rabet d'électromobilité qui ne permet pas l'autonomie de proposer comme l'a décidé dans cette région ici la région grand est de supprimer de fermer les guichésiers dans les gares pour les mettre ailleurs dans des bureaux de poste qui n'existent même plus. Le tireau rural de l'extrême droite, c'est celui de la rupture numérique, de la déshumanisation, de l'urbanisme individualiste des années 90 que nous payons aujourd'hui. Battons-nous pour les services publics dans les territoires.

Construisons des solidarités territoriales entre ville et campagne. Remettons de l'humain. Reprenons et battons-nous contre la fragilité de la vie en ruralité qu'il faut comprendre aujourd'hui aussi.

Là aussi, la vie est difficile aujourd'hui et si nous l'entendons, la gauche sera à nouveau entendue. Et pour cela, si nous parlons d'unité des territoires, mes chers amis, mes chers camarables, nous devons aussi construire l'unité du parti comme cela a été évoqué ce matin à plusieurs reprises. La situation est tellement difficile dans notre pays, les luttes auxquelles nous devons face et bien sont aussi des luttes historiques et il me semble que vraiment nous devons faire en sorte et bien que cette volonté exprimée par différents orateurs ce matin se traduisent concrètement de la même façon que nous plaidons pour justement réconcilier les territoires, réconcilions le parti.

Chers camarades, je souhaite de belles victoires à commencer par les victoires sur les territoires en 2026. Merci. Merci beaucoup Michaell et surtout un exemple de tenue de son temps de parole que j'invite à copier.

Euh, j'appelle Justine Guuyillot pour 3 minutes pour le TC suivi de Christophe Clergeot et Carap Poanondio qui se prépare. Mes chers camarades, je suis ravie et fière de m'adresser aujourd'hui à vous en tant que femme militante, maire de Deis, commune rurale dans La Nièv de 5000 habitants et vice-présidente du conseil départemental de La Niève. Vous ne pouvez l'ignorer.

Vous ne pouvez l'ignorer. Laèvre est une terre de lutte, d'engagement et de résistance. Une terre profondément socialiste où l'héritage de François Mitteran Pierre Bergovois est encore vivant dans nos cœurs, dans nos mémoires, dans nos paysages.

Et pourtant, cette terre historiquement de gauche est tombée entre les mains du Rassemblement national comme tant d'autres circonscriptions en France. C'est un choc et c'est un signal d'alarme qu'il faut entendre avec lucidité. Personne ne pouvait l'imaginer.

Mais il faut avoir le courage de regarder cette réalité en face. D'ailleurs, elle n'aurait pas été perdue si les militants avaient été entendus et respectés. Cet échec de la gauche n'est pas le fruit du hasard.

C'est le résultat d'un abandon progressif, d'un sentiment de relégation, d'une souffrance silencieuse face à la disparition des services publics, au maîtris parfois ressenti de celles et ceux qui vivent loin des métropoles dans nos campagnes. C'est aussi la conséquence d'une gauche qui trop souvent s'est éloigné des classes populaires et de celles et ceux qui l'ont façonné. Alors, vous imaginez qu'un sujet fondamental dans nos territoires concerne la santé.

Et en tant que maire de Decise, j'ai décidé d'interdire aux habitants de ma commune de tomber malade. Vous imaginez où nous en sommes arrivés aujourd'hui en 2025 ? Alors mes camarades, nous avons besoin d'un socialisme populaire profondément ancré dans la réalité des territoire.

Un socialisme qui parle vrai, qui écoute et qui agit. Il nous faut reconquérir non pas avec des slogans mais voix par voix, cœur à cœur, en posant les vraies questions et enant et en y apportant des réponses concrètes. Le nouveau socialisme que je défends avec les camarades parmi lesquels Philippe Brin, Jérôme Gedge, Jean-Paul Jandon, est un socialisme de reconquête.

Il tend la main aux invisibles, aux précaires, aux soignants, aux retraités, aux jeunes sans avenir. Il est le socialisme du territoire, celui qui construit avec les vrais gens, pas dans les salons, pas avec des cabinets spécialisés, mais sur le terrain, sur les marchés. Alors, mes camarades, soyons à la hauteur de ce que l'histoire attend de nous. rassembler, reconstruire et redonner à la gauche espoir.

Voilà le nouveau socialisme que nous devons collectivement incarner mes camarades. Merci Christophe Clergeot pour 4 minutes. Euh pendant ce temps-là, Carara Panonzio et Jean Malot se préparent.

Chers camarades, méritons-nous vraiment d'exercer le pouvoir ? Nous sommes nous préparés à exercer de nouveaux pouvoirs. Il nous reste 18 mois avant de démarrer la campagne présidentielle.

Je ne sais pas si cela vous angoisse ou pas. Moi si. Nous sommes loin d'être prêts.

Quels sont les éléments marquants de notre vie quotidienne depuis 6 ans ? La division interne et le PS bing qui nous ont impuissanté. Aimer ou pas Jean-Luc Mélenchon, cela nous fascine et nous parlons que de cela.

Né prodons garde car la haine de la gauche radicale sera le tombeau de la gauche toute entière. Et puis demander gentiment aux écolos de suivre le candidat que nous les socialistes aurons choisi ou choisir tous ensemble une candidature pouvant participer au second tour. Quel débat !

Quel débat ! Voulons-nous vraiment exercer le pouvoir ? Car il reste une question dont nous ne parlons pas.

Comment cette candidature une fois qualifiée pour le second tour pourrait-elle convaincre une majorité de françaises et de Français et gagner l'élection présidentielle ? Comment un ou une présidente de la République de gauche pourrait-elle exercer le pouvoir et changer la vie ? Alors, je voudrais illustrer ce décalage en me situant dans la foulée de l'intervention de Fatiha Kelloashi et en mobilisant quelques exemples.

Le pouvoir d'achat. Quand les statistiques de l'INC prétendent que le pouvoir d'achat progresse, les salariés modestes eux savent qu'il leur reste moins pour vivre après avoir payé leur loyer, leur carburant, leur énergie, leur alimentation dont les prix ont flambé depuis 5 ans. Parlons-nous de cela.

Le travail, la vie des salariés, c'est trop souvent la souffrance au travail, la précarité, les risques physiques et sociaux, les inégalités entre femmes et hommes, l'absence de formation et de reconnaissance du travail. Parlons-nous de cela. La République, nous évoquons avec de mals accents la défense de la République et de la laïcité.

Mais écoutons-nous la parole de ces millions de Français issus de l'immigration qui se sentent mis à l'écart de la République. Racisme au quotidien, plafond de verre pour les plus diplômés, exclusion de la vie publique, contrôle aux facièesses, des mères qui tous les soirs ont peur pour les enfants. Voilà la réalité d'une France qui ne tient pas la promesse républicaine.

Parlons-nous de tout cela. et l'écologie. Au moins 9 millions de maisons qui sont menacées par les fissures résultant de la déformation des sols argileux.

Excusez-moi d'être un peu concret et je pourrais ajouter l'érosion du trait de côte ou les catastrophes climatiques. Face à face à cette crise écologique, les assureurs se défilent, font exploser leurs tarifs ou refusent d'assurer les propriétaires laissant démunis les plus modestes qui peuvent définitivement perdre leur maison à la moindre catastrophe climatique. Parlons-nous de tout parlons-nous de tout cela.

Et bien non, nous les socialistes comme le reste du monde politique, nous préférons parler de nous, parler des institutions, parler de la vie politique au rythme hebdomadaire. Les Français considèrent que nous ne faisons pas le job, que nous travaillons pas sur ce qui les concerne. Alors, il est temps de parler de tout cela.

Il est temps de sortir de nos certitudes et du confort de nos débats internes. Nous ne sommes pas là pour gérer le socialisme municipal et nous en contenter. Nous ne sommes pas là pour gérer une rente, mais pour prendre en main le destin du pays.

Alors oui, et je termine par là, construire un projet, c'est cela. Construire un projet, c'est affronter le réel tel qu'il est. se saisir de la parole des Françaises et des Français pour leur répondre, dire en quoi nous leur sommes utiles, quel chemin nous proposons pour le monde d'aujourd'hui ?

Quel avenir nous voulons construire ? C'est également renouveler radicalement notre approche des grandes questions qui les concernent et proposer des choix clairs, visibles, oui, de nouveaux radicaux en prenant le risque de la polémique pour faire débat et revenir au centre de la vie publique. Tel est le chantier qui s'ouvre devant nous, le projet socialiste.

Tout cela nous le ferons avec une méthode ouverte et transparente avec les militants, avec les Français, avec le mouvement social et avec les intellectuels. Voilà chers camarades, il est temps de tourner la page de ce congrès et des impasses de nos débats internes pour plonger de nouveau dans le grand bain de la vie. Changer la vie, cela ne vous fait pas vibrer.

Moi si. Merci Christophe. J'appelle Carapanunzio pour le TO et se prépare Jean-Malot et Sarah Kirich.

Chers camarades, c'est avec beaucoup d'émotions que je prends la parole ici aujourd'hui à Nancy au nom du titre du texte B unir. Ce congrès, ce n'est pas qu'un simple moment statutaire, c'est l'occasion de raviver ce qui fait battre nos corps de socialiste. J'ai adhéré au PS et au MGS à en 2011 à 17 ans car j'ai eu la chance de grandir dans une ville socialiste à Conflance Antonorine, ville de Michel Rocard.

Pire d'immigrés et d'artistes, j'ai trouvé ma place en France grâce à l'école républicaine, au service public, à une politique d'accueil sans préférence nationale. Si je suis devenue une femme indépendante, féministe, écologiste, engagée, c'est parce que ce territoire m'a transmis un savoir, une culture, un héritage, celui du socialisme. Ce levier d'émancipation porte un nom dont j'ai bénéficié, c'est celui de l'éducation populaire.

Nos partis, nos syndicats, nos associations ont l'entempé des écoles de la politique et de l'engagement. Le PS a eu cette ambition, il doit la retrouver. Je le dis avec autant de force que nous sommes ici à Ann qui porte en elle cet héritage.

Car c'est ici en 1899 qu'une des toutes premières universités populaires a été fondée sous l'impulsion d'Émile Galé et de Charles Keller. Elle avait un but clair, aider à réfléchir, à comparer, à ce défi des affirmations bruyantes, des formules creuses et des mots sonores. À unir, nous avons écouté les militants et les militantes.

Leur message est clair. Ils veulent se former, comprendre, transmettre. C'est pourquoi nous avons créé un centre de formation, de réflexion et de recherche, l'académie les blomes.

J'ai eu l'honneur de faire partie de la première promotion de cette académie, la promotion Madeleine Peltier. Centré sur la démarchandisation, ce mot fort, ce mot fort qui résume notre ambition, sortir de la logique de profit tout ce qui relève du bien commun. Aujourd'hui, nous proposons que cette Académie Lyon Broulum soit un outil du Parti socialiste à part entier, ouvert à tous les militants, à tous les sympathisants, à tous les socialistes et déployés partout.

Un outil pour combattre les discours réactionnaires et identitaires pas par des incantations mais par les idées. Ensemble, faisons de ce partialiste un grand parti de la gauche fraternel. populaire un lieu de formation de débat de rassemblement un parti de transformation sociale.

Je vous remercie. Merci Cara. J'appelle Jean Malot et se prépare Sarah Kich et Willy Bourgeois.

Chers camarades, ce qu'on appelle désormais l'international réactionnaire se répand dans le monde et singulièrement en Europe. En France, le Rassemblement national est, semble-t-il, aux portes du pouvoir. Nous, Parti socialistes, nous voulons être la force politique qui résiste à cette ambition, être la force politique qui incarne l'alternative à la conquête par l'extrême droite.

La première étape dans cette démarche, dans le calendrier, ce seront les municipales. et pour conserver ou conquérir un maximum de communes, le parti, notre parti doit être en soutien indéfectible à ses candidates et candidats. La FNES, brillamment présidée par Hélène Geoffro, a commencé son travail pour ce qui la concerne sur ce plan.

Il s'agit d'élaborer progressivement un programme transversal, national, les éléments qui seraient communs aux uns et aux autres. et également en parallèle de la fournir de la formation et de l'accompagnement par nos candidates et candidats. Les priorités, vous les connaissez bien sûr, les services publics locaux, l'école et cetera, la cohésion sociale qui est au cœur de notre message politique, la sécurité qui désormais est une des principales préoccupations de nos concitoyens, l'accès aux soins, la santé pour des actions concrètes avec nos marqueurs traditionnels la justice sociale, la proximité, l'écoute des habitants, les réponses aux besoins des habitants, le refus du clientélisme et bien sûr l'égalité entre les femmes et les hommes.

Le fait est que dans ce domaine de la gestion locale, nous avons une crédibilité forte et je crois que la table ronde qui est prévue cet après-midi le montrera à nouveau. Alors bien sûr dans cette démarche de préparation des municipales, nous devons rassembler dans le périmètre de la gauche toutes celles et tous ceux qui partage notre vision de l'action politique, celles et ceux avec lesquels nous sommes d'accord sur l'essentiel. Ce qui signifie qu'un accord politique avec Lfi pour les municipales n'est pas envisageable. et la fille qui d'ailleurs a déclaré l'offensive contre un certain nombre de sortants socialistes.

Avant de conclure, je veux mentionner un point qui me paraît important, une sorte de difficulté qui est devant nous, c'est que avant de faire des campagnes électorales, dans bien des endroits, il va nous falloir trouver des candidates et des candidats et dans les communes rurales qui enfin sont soumises à la contrainte de la parité, il nous faudra trouver des femmes candidates. Ça n'est pas forcément difficile mais je crois qu'il faut que sur ce point-là nous nous interrogions sur l'image que nous donnons du mandat municipal. Trop souvent, j'entends dire c'est compliqué, on a plus de moyens financiers, on peut plus faire grand-chose.

Les conseillers municipaux qui ne sont pas adjoints ne servent à rien. La vie politique locale est violente. Les agressions et cetera.

Franchement, si nous voulons être faire envie et attirer des candidats et candidats, il faut que nous développions un autre discours et que nous montrions que le mandat municipal est passionnant. Pourquoi ? Parce qu'il est concret, parce qu'il est vivant, parce qu'il est proche.

Je préfère quant à moi mettre en valeur l'enthousiasme communicatif de Michael De la Fosse par exemple, maire de Montpellier, le courage et l'action d'Hélène Jais. Il faut vraiment confronter aux émeutes et à la délinquence organisée où l'énergie et la pratique démocratique de Nicolas Meerosinol à Rouan. Alors mes camarades, mobilisons-nous sur les élections municipales.

L'enjeu est très important. Merci. Merci.

J'appelle Sarah Kich. Se prépare ensuite Willy Bourgeois et Valérie Dumont. [Applaudissements] Mes chers camarades, le 27 janvier 1945, lorsque l'armée soviétique libère le camp d'juenau, l'humanité s'effondre.

Elle ne s'effonde pas seulement parce que l'impensable, parce que l'irréparable a été commis, elle s'effonde parce que l'irréparable a été commis par la volonté populaire. Il n'y a pas eu en effet de coup d'état dans l'Allemagne hitlérienne de 1933, ni plus qu'il n'y en a eu en 1940 dans la France collaborationniste. Cet effondrement moral a été absorbé de deux manières différentes par les alliés, notamment par la France.

Tout d'abord, la première réaction était de mettre tout ce qui s'était passé pendant la guerre dans le sac de Vichi et ça a été le cas notamment avec l'ordonnance du 9 août 1945 44 pardon qui rétablissait la légalité républicaine. Mais le deuxième réflexe, et c'est là où je veux en venir, a été de construire un droit qui était protecteur et parfois qui permettait d'éviter les dérives qui pouvait limiter la volonté populaire lorsque celle-ci, et ça été le cas pendant la guerre, se retournait contre l'intérêt général. Alors, c'est là où dans l'après-garre, nous avons créé les droits constitutionnels, les droits conventionnels qui permettent aujourd'hui par des mécanismes de protection de limiter la volonté populaire. lorsqu'elle se retourne contre le peuple et de limiter la loi lorsqu'elle va trop loin.

Ce qui n'était pas simple dans la France révolutionnaire qui avait placé la loi comme expression de la volonté générale. Alors, nous sommes aujourd'hui exactement dans ce moment de bascule où cet ordre international, cet ordre européen est remise en cause. sous couvert d'une nouvelle volonté populaire, l'extrême droite et aujourd'hui la droite veulent revenir sur tous les acquis de la prégerre, les protections constitutionnelles et conventionnelles que représent la Convention européenne des droits de l'homme et les remparts que représente la justice.

Et aujourd'hui, le seul rôle des socialistes en réalité est de remettre la justice comme étant ce dernier rempart est de défendre le rôle des juges, de défendre les droits fondamentaux, y compris lorsqu'ils sont présentés comme étant des limites à la volonté populaire. Et c'est de dire parfois même à certains de nos camarades à gauche que la volonté populaire ne peut pas tout. Elle ne peut pas prendre des mesures antécologiques comme en supprimant les ADFE à l'Assemblée nationale.

Elle ne peut pas non plus dire qu'aujourd'hui un juge ne peut pas prononcer une peine d'illégibilité. Je vous le dis aujourd'hui l'injustice elle peut tout à fait être un contrepouvoir à l'élection et elle peut annuler ou empêcher des candidats de se présenter lorsqu'ils ont violé la loi. Nous devons être ses remparts face à ces dérives populistes parce que le combat aujourd'hui il est là.

Alors face au RN, nous avons une chose très simple à faire comprendre à tous nos concitoyens, le fait qu'ils sont les prochains sur la liste. Et cette privation des droits ne va pas seulement concerner les autres, les étrangers, les enfants d'immigrés, elle concernera tout le monde. Lorsque la France sera sortie de la Convention européenne des droits de l'homme, c'est votre vie privée qui pourrait être violée.

C'est votre courrier qui pourrait être fouillé. C'est votre famille qui pourrait être séparée et cela ne concerne pas seulement votre voisin ou celui qui arrivé de plus loin. Les socialistes doivent tenir cette digue et je pense qu'il s'agit là du dernier rempart avant qu'un autre effondrement effondrement moral ne se produise.

Merci beaucoup Sarah. J'appelle Willy Bourgeois pour le TOB. se prépare Valérie Dumont et Yannick Trigans.

Bonjour à toutes et tous mes camarades. Je souhaitais m'exprimer devant vous davantage par langue du premier fédéral du PSUR que je suis et consacrer mon propos aux fédération, à leur animation et à la relation avec le national. Mais avant cela, je souhaitais, parce que je crois qu'on ne le fait pas assez, saluer, remercier l'ensemble des salariés du parti, euh notamment le pôle fédération qui sont pas nombreux, il faut que l'on en prenne la mesure et qui ont cette tâche difficile d'accompagner le développement des 101 fédérations de notre parti.

Je crois, on peut les applaudir. Je crois que cette tâche est difficile et ne faisons pas l'autruche. Ne faisons pas l'autruche sur l'état de nos fédérations.

Un grand nombre d'entre elles sont malades. On l'a vu avec la mobilisation des militants évidemment lors des votes. Un grand nombre de nos fédérations sont malades et ne tiennent qu'à quelques morceaux de ficelles. les premiers fédéraux, quelques leurs certains de leurs amis qui ont cette tâche difficile de tout gérer.

La maintenance des locaux, les comptes financiers, la compréhension du logiciel Bloom, les ressources humaines, le licenciement des permanents parfois et lorsque l'on a fait tout ça, il reste beaucoup très peu de temps à l'animation politique de nos fédérations et c'est quand même l'essence même des missions que l'on a à mettre en œuvre lorsque l'on est premier fédéral. Et là aussi, je souhaite saluer quels que soient les textes d'orientation l'ensemble de mes camarades premiers fédéraux qui ont cette tâche très difficile, ingrate parfois et dont je vous assure les année après année, on peut se poser la question du sens à travers tous les doutes que l'on a au quotidien. Pour autant, on a de quoi être optimiste.

Et dans le cadre de ce congrès, moi j'ai noté avec les camarades d'unir que l'ensemble des outils qui ont été proposés à mettre en œuvre dans les fédérations et notre pour notre parti qui ont rencontré un écho auprès des militants. L'académie Lon Bloom, cela est évoqué le nouveau populaire qui aura des secrétaires fédéraux dans certaines certaines fédérations les plateformes d'outils de mobilisation militant. Cela rencontre un écho.

Pour autant, là aussi, ne faisons pas l'autruche, cela ne suffira pas. Et moi, j'ai tendance à dire-moi comment tu traites tes fédérations et je te dirai quelle politique publique tu mettras. Si nous n'investissons pas plus dans les fédérations rurales, si nous n'investissons pas plus dans les fédérations où il y a des des parlementaires du Rassemblement national, alors nous ne réussirons pas à mettre en œuvre des politiques qui répondent à ces besoinsl.

Je suis pour pour un investissement différencié du parti à l'égard des fédérations qui sont le plus en difficulté à l'égard des fédérations qui ont le Rassemblement national aux portes du pouvoir en tout cas dans leur département. C'est une logique pour laquelle notre parti doit se transformer et je souhaite et c'est le vœu que je fais ici. Merci mes camarades.

Merci beaucoup Willy. J'appelle Valérie Dumont se prépare Yannique Trigans et Gulsen Nilim. Bonjour à tous.

Je suis militante de la Fédération de LOD et aussi élu départementale présidée par une femme socialiste et une majorité d'union de la gauche PC Europe écologie des verts PRG. L'ode terre qui a accueilli Léon Bloom devenu député l'ode terre rurale terre du midi rouge. J'ai adhéré au PS en 2002 dans l'ODE.

Il y avait 3500 militants à la Fédération et 60 % de maires socialistes fiers d'être socialiste, s'affirmant socialiste. Aujourd'hui, moins de 1000 habitants, moins de 1000 militants et un très petit pourcentage de ma socialistes. Terre qui en 2017 est passé de trois députés socialistes à trois députés LRM, puis 2022 trois députés RN, tous réémélis en 2024.

En 20 ans, comme tous les camarades dans toutes les fédérations, je constate une perte de sens d'identité du PS, une lente disparition des élus locaux qui s'affichent socialistes et de plus en plus qui se laissent aller à l'air du temps. Oh au municipal, on fait pas de politique, on doit agir pour l'intérêt de la commune et qui se laisse aller aux listes à politique. Ils ont arrêté pour beaucoup de faire de la politique et il en faut du courage aux camarades élus socialistes de porter et de continuer à porter nos valeurs, nos couleurs.

Les odoises et les oddois comme les Français et les Françaises qui souffrent, qui se sentent abandonnés par la République se tournent vers le rassemblement national. Alors, je rêve que ce congrès soit un signal de changement, de renouveau et qu'il donne des signals clairs pour rassembler tous les socialistes, ceux qui ne sont pas partis et ceux qui sont partis pour redonner la force aux camarades qui vont se battre pour les municipales, pour les Français et les Françaises, qu'il retrouve un parti socialiste dans lequel ils trouvent des espérances et des réponses à leur désespoir, à leur peur et que ce ne soit plus le RN qui reste qui représente cela. Et bien sûr, un Parti socialiste au cœur de rassemblement de la gauche, une gauche responsable qui préfère agir en choisissant toute réforme, même si elle n'est pas l'idéale, mais qu'elle nous en approche.

Un PS qui clarifie sa vision sur des sujets majeurs, des lignes claires, compréhensibles, porteuses qui s'affirment et exprimer clairement notre position vis-à-vis de LFI. C'est sur ce point que nous nous sommes retrouvés dans ce congrès et c'est cette clarification qui sera un des signals forts du changement du Parti socialiste et nous pourrons espérer redevenir un parti dont le représente l'espoir de transformation et d'affrontement des défis sociaux qui représentent l'espoir d'un monde meilleur avec la condition humaine au cœur des préoccupations. Merci beaucoup Valérie et bravo pour le respect du temps de parole.

J'appelle Yannick Trigans pour le TOA 4 minutes. Suivront Gulsanild Dirim et Dominique Potier. Bien chers camarades, la question du mouvement social et des inégalités sociales que nous venons d'évoquer est au cœur également de la problématique scolaire.

Notre système scolaire français se classe entre le 15e et le 20e rang parmi 49 pays de l'OCDE. En revanche, il est l'un des plus inégalitaires. La France figure parmi les pays où le milieu social, économique et culturel d'un élève influe le plus sur ces résultats.

Pour autant, nous socialistes, nous affirmons que ce creusement des écarts scolaires en fonction de l'origine sociale n'est pas une fatalité. Tous les spécialistes de l'éducation le savent. Tous les professionnels de terrain l'expérimentent et toutes les familles en ont l'intuition, en matière éducative.

Nous sommes à la croisée des chemins avec d'un côté ceux qui considèrent que notre système éducatif doit juste faire l'objet de quelques menus ajustements ponctuel et de l'autre ce qui comme nous considère urgent de s'attaquer à ce mal profond qui fait que l'école en France reproduit les inégalités en dépit de l'investissement quotidien de la communauté éducative. Fidèle à notre histoire et au combat socialiste pour l'école, nous voulons mettre l'émancipation et la lutte contre les inégalités scolaires au cœur de notre projet éducatif. Cette ambition pour l'égalité nous conduit à réaffirmer notre attachement au service public d'éducation contre toutes les formes de privatisation avouée ou masquée.

L'école n'est pas à vendre, elle est notre bien commun. aussi faut-il un coup d'arrêt à ces politiques éducatives conservatrices qui dessinent une école à plusieurs vitesses en promettant une place à chacun mais en pensant chacun à sa place. Pas d'école auorabis mais l'excellence éducative et la réussite pour tous.

Nous avons besoin d'une école publique qui contribue à l'élévation générale du niveau de formation. Cela implique de rompre avec un système qui privilégie la compétition entre les établissements scolaires plutôt que leur émulation et qui finit par créer des ghetaos scolaires en triant les élèves en fonction de leur origine sociale. Vouloir l'égalité, c'est choisir d'investir l'argent public pour lutter contre les inégalités, pas pour les conforter.

Réaffirmons-le. Pour que certains réussissent, il n'est pas nécessaire que d'autres échouent. Face aux forces conservatrices qui n'ont aucun intérêt à voir le système changer, nous voulons engager la bataille pour permettre à tous les élèves de réussir.

Le droit à l'école doit exister autrement qu'en théorie. Aucun élève ne devrait quitter prématurément l'école parce qu'il n'y trouve pas sa place. Et c'est tout le sens du projet que nous allons bâtir comme l'a annoncé notre premier secrétaire Olivier Fort.

Les réponses existent, elles sont connues, disruptives parfois, mais nécessaires. Réduire les effectifs des classes en profitant de la baisse de la démographie scolaire pour améliorer le taux d'encadrement. Reconstituer les réseaux d'a spécialisés, aujourd'hui exang.

Permettre la médecine scolaire de mener un travail de prévention dès l'école maternelle. conseiller, accompagner les familles en difficulté, rétablir une véritable formation initiale mais également continue pour nos enseignant passer d'une opération d'une orientation subie à une orientation choisie. Agir de manière volontariste pour une mixité sociale et scolaire effective en permettant à des générations d'élèves de grandir ensemble sur les mêmes bancs d'une même école, y compris dans l'enseignement privé sous contrat qui chaque année perçoit quelques 12 milliards d'argent publics sans aucun contrôle pédagogique, administratif ni financier.

Mes camarades, sur cette question, on le voit, autant de chantiers à engager pour replacer l'école de la République au cœur des défis de la société d'aujourd'hui et du monde de demain. Une école qui forme des êtres humains libres et responsables fidèles à l'esprit des lumières. C'est bel et bien un enjeu qui consiste à penser l'école sur le temps long mais aussi à réparer le service public d'éducation sur un temps très court.

Alors mes camarades et j'en termine et ça n'est pas une citation de Johann Creuf mais une société sans avenir. L'égalité de notre jeunesse face à la réussite scolaire exige que l'école exprime une même ambition pour tous en terme d'appropriation des savoirs et de culture commune autour d'orientation et de valeur qui forment le socle d'un projet de société fondé sur la coopération, sur l'émancipation et sur la fraternité. L'école doit un enseignement commun à tous ses enfants.

C'est un enjeu et un défi civique pour la République. Sachons le relever. Merci.

Alors, je réinsiste même si c'était un très beau très bon discours qu'il faut vraiment essayer de respecter le temps de parole s'il vous plaît. Gulsen Yildim pour 2 minutes 40 pour le TOB suivi de Dominique Potier et Béatrice Belet. Mes chers camarades, si nous voulons que notre congrès de Nancy fasse partie de ces grands congrès, il nous faut trouver le chemin d'une réconciliation de notre grande famille et j'espère que demain nous aurons une belle photo de famille.

Mais il faut aussi que que nous saisissions cette occasion pour jeter les bases d'une refondation programmatique, non pas pour nous parler à nous, mais pour parler à ceux qui nous attendent, ces classes populaires, ces classes moyennes qui sont souvent résumées à une simple expression. C'est pour elle que nous faisons de la politique et c'est pour cette raison que le TOB autour de Boris a fait de la centralité programmatique un pilier du du texte d'orientation. Nous avons mis sur la table un concept, la démarchandisation.

Et la démarchandisation, ce n'est pas uniquement un simple concept, c'est une méthodologie qui permet de repenser les enjeux de notre société. des marchandisés. Cela signifie de que la politique doit être au-dessus des contingences économiques.

C'est remettre le service public vivant, incarné, proche des gens. Et parmi les enjeux touchés, frappés par cette logique marchande, il y a l'éducation. Yannick vient d'en parler.

C'est éducation qui est essentielle bien sûr pour le parti de l'école. Et l'éducation illustre bien ce phénomène où derrière le principe de l'égalité des chances se développe un système à plusieurs vitesses qui reproduit qui aggrave les les inégalités. La marchandisation de l'école de l'éducation plus largement ce n'est pas seulement l'opposition entre le public et le privé.

C'est une logique que l'on retrouve dans le public. une logique qui trie, qui sélectionne, qui ignore la mixité sociale avec d'un côté les bonnes écoles avec des personnes qui ont leur réseau et leur portefeuille et les autres sous-dotés assignées à résidence. C'est contre cette logique marchande que nous devons lutter et faire de l'école maternelle à l'université.

Et l'université, je la connais bien en tant qu'enseignant chercheur. On y a beaucoup travaillé avec Alexand au sein de la commission enseignement supérieur et recherche et je peux témoigner de cette intrusion de cette logique marchande. Au début des années 2000, on a eu une augmentation exceptionnelle du nombre d'étudiants et je crois qu'il faut saluer cette démocratisation de l'enseignement supérieur.

Toutefois, faute de moyens supplémentaires attribués aux universités, cette augmentation c'est a s'est traduit par une privatisation de l'enseignement supérieur puisqu'elle a largement profité à l'enseignement supérieur privé, soumis à aucun contrôle avec des droits d'inscription exorbitants et qui a même de manière paradoxale profité de l'argent public grâce au fond de l'alternance. Il n'est pas concevable dans un système d'enseignement supérieur que les universités soient soumises à un contrôle, soient soumises à une évaluation et qu'il n'y ait pas de régulation de l'enseignement supérieur privé. Et puis et puis il y a eu parcours sup.

Parcours sup. Vous savez ce qui est générateur de stress, d'angoisse pour nos jeunes et leurs familles. Parcours sup n'est rien d'autre qu'une sélection par la capacité d'accueil parce qu'on n' pas mis les moyens pour l'enseignement supérieur et notamment par les universités.

Toutes les études démontrent que cette sélection amplifie les trajectoires inégalitaires et contrairement à ce que os dire le ministre de l'enseignement supérieur, parcours CIP n'est pas un outil de promotion sociale. Alors mes chers camarades, il est temps que l'accès à l'enseignement supérieur reste un droit effectif. Il est temps de faire en sorte que notre jeunesse ne soit pas une marchandise, que l'enseignement ne soit pas non plus une marchandise, que la transmission de nos valeurs et des savoirs ne soit pas une marchandise.

Alors mes chers camarades, à nous de concrétiser des propositions pour répondre à toutes celles et ceux qui nous attendent. Merci. Au travail, mes chers camarades.

Merci. Je redis s'il vous plaît essayez de respecter le temps de parole Dominique pour 4 minutes suivi de Béatrice Belet et Audre Gation. Bonjour chers amis et bienvenue au pays.

Je voudrais vous dire simplement je savais pas il y a a y a il y a 10 minutes que que je devais parler. Il y a eu un malentendu donc je vais vous parler tout simplement et d'ailleurs je sais pas faire autrement. Je suis député de Memoiselle.

Je suis depuis 10 ans maintenant, bientôt 10 ans, le seul député socialiste de Laoren et je suis sur le carne nord-est de la France le dernier socialiste élu. Non, n'applaudissez pas. C'est c'est une anomalie, c'est un scandale.

Trois régions, 12 millions d'habitants, Haut France, Grand Est, Bourgogne Franche-cté. Si vous enlevez Besançon, Nancy, Dijon euh et Lille, il y a plus de socialiste. Je suis le dernier des moyen.

Je suis un Indien. Mais peut-être que comme Indien survivant à cet écatombe, j'ai quelques petites choses à vous dire. Il se trouve que ces dernières semaines en dehors des débats législatifs, je fais le tour des 180 communes de la circonscription, le territoire qui en tourne si des territoires ruraux populaires.

Et je voudrais vous dire avec force quelques messages que je compléterai à partir de l'expérience de ce matin où j'étais dans une association d'aide aux personnes en situation de handicap et à la remise d'un mérite agricole à quelqu'un qui a restauré les vergers de tout un petit territoire. Toutes ces personnes devraient être de gauche. Toutes ces personnes devraient voter à gauche.

Ce sont des personnes qui souffrent au niveau du pouvoir d'achat, qui souffrent au niveau du sens de leur vie et de l'espérance pour leurs enfants. Ce sont des personnes qui malgré tout sont engagées dans des solidarités concrètes dans l'entreprise, dans leur territoire, dans le milieu associatif. Ils ne votent plus pour nous.

Sauf quelques exceptions, ils ne votent plus pour nous. Le seul autre qui est encore élu dans le grand test en milieu rural s'appelle François Ruffin. Nous ne sommes plus que deux sur 12 millions d'habitants en milieu rural.

Et je voudrais dire comme François le ferait, comme d'autres le feraient, je le fais à ma manière de socialiste dans un courant de pensée qui est celui du personnalisme. Les personnes que nous rencontrons, elles nous demandent pas de la radicalité, elles nous demandent pas du progressisme, elle nous demande pas je ne sais quel vertige bourgeois. Elle nous demande simplement pas de la radicalité mais de l'humilité. d'entendre ce qu'elles ont à nous dire, d'entendre les questions de sécurité, d'entendre les questions de pouvoir de vivre, d'entendre ce que nous disons des communs qui nous réunissent et qui sont leur assurance vie.

Ils ont envie de retrouver une gauche du concret, du réel, de la fraternité, pas de ces radicalités d'opéra qui nous éloignent du peuple et de ces aspirations profondes. Je le dis, non seulement cette pseudoradicalité nous éloigne définitivement de tous ceux que je rencontre au quotidien et qui votent encore pour nous et qui aspirent à retrouver une gauche du réel, une gauche de l'espérance. Je ne crois pas non plus, chers collègues, quitte à choqué à l'international progressiste contre l'international réactionnaire.

Ces réactionnaires ont été élu par le peuple. C'est renvoyé le peuple de France à ces réactionnaires. Nous avons un autre projet.

Nous devons retrouver les voix d'une espérance populaire fondée encore une fois sur les questions d'un ordre et de la justice. Je voudrais que nous lèvions un dernier point. Pas de radicalité, pas de progressisme contre la réaction.

C'est un très mauvais schéma. On se plante à coup sûr, c'est la réaction qui gagne. Et puis dernier point, arrêtons toute ambiguïé sur les questions de l'Europe et sur les questions de la République.

Personne ne nous le pardonnera et en premier lieu les milieux populaires. Si nous voulons reconquérir le centre, si nous voulons parler au peuple qui travaille, au peuple paysan, au peuple ouvrier et je crois que je peux parler en son nom aujourd'hui comme ancien paysan et comme proche du milieu ouvrier, nous devons reparler une langue claire sur la République et une langue claire sur la construction européenne. Le monde a besoin de régulation, il a besoin de justice, il a pas besoin de fantasme et de délire, il a besoin de s'encrer le réel.

C'est le combat qui est le notre. C'est un combat avant tout éthique. La façon de faire contrat autant que le but que nous voulons atteindre.

Et je voudrais en dérogation de 30 secondes puisque c'est en dehors de mon propos, vous inviter à l'issue des prises de parole à l'inauguration de la de l'exposition sur les grands leaders humanistes de Laoren. Vous retrouvez notamment Henry Grégoire qui en 1823 décrivait déjà les combats contre la mondialisation malheureuse dont nous reprenons le fil à travers les combats pour les directives européennes qui sont nées en France. Je les ai porté à vos côtés.

C'est celui des devoirs de vigilance des multinationales. Elles sont sont menacées. Elles nous préparons avec tout l'arc syndical, tout l'arc des ONG, mais également une partie du patronat.

Une grande marche qui relier Roubé à Bruxelles pour dire que nous non à une mondialisation qui écrase l'esclavage au bout du monde mais qui ruine également notre industrie. Merci. Merci Dominique.

Alors, j'invite tout le monde là à vraiment essayer de respecter son temps de parole parce qu'en fait, on va finir par couper celle de vos de vos intervenants de théo suivant. Donc vous vous emporterez la responsabilité. Béatrice, suivi d'Audré Gation et Angèle Lovier.

Merci chers camarades, mes chers camarades, j'ai entendu tout à l'heure des éléments sur la présence ou l'absence du Parti socialiste au côté du mouvement social et je tiens à vous dire que nous sommes près du mouvement social, nous sommes dans le mouvement social et d'ailleurs nous sommes une partie du mouvement social dans les pays des océans, dit d'outre mer, de nombreuses fois, de trop nombreuses fois, la colère gronde. Elle n'est pas d certains ont appelé et j'ai entendu des journalistes nous dire que nous avons l'habitude de quelques chaleur. Elle n'est pas du aux chaleurs.

Elle est d à ce sentiment d'abandon perpétuel. Ce sentiment que la République ne respecte pas ce qui a 8000 km souffre d'une captivité, une captivité sociale, une captivité économique, une captivité environnementale. Mais pourtant, le Parti socialiste est de ce et si ce n'est le seul parti à s'être toujours tenu au côté du mouvement social.

En 2009, la Guadeloupe gronde, la Martinique le suit, les autres pays des océans sont finalement embrasés. La droite est au pouvoir, elle ne fait rien. Nous arrivons au pouvoir en 2012 et là, Victorin Lurel se saisit de l'opportunité de légiférer.

Commence les premières lois qui viennent mettre un coup, un coup de boutou comme on dit chez nous, à la profitation. La profitation c'est quoi ? Ce sont ces grands groupes qui assurés de ne pas avoir beaucoup de concurrence, trop bien installé, profitent de la captivité qui est la nôtre.

Et je tiens à dire à quel point la décoration de l'un d'entre eux par le président de la République encore il y a quelques mois est une gifle pour nous. est une gifle, est un mépris, est une faute politique que nous dénonçons. Non, nous ne pouvons nous satisfaire de la décoration de ceux qui réussissent économiquement, de ceux qui réussissent dans les entreprises parce qu'ils se retrouvent dans une situation favorable et parce que l'État ne se décide pas à protéger ses compatriotes, tous ses compatriotes et singulièrement les compatriotes des pays des océans.

Je veux dire aussi que nous sommes au côté du mouvement social lorsqu'il lutte pour la santé et nous avons été touchés, vous le savez, par un fléau qui va continuer encore de nombreuses années si la recherche ne trouve pas des solutions. C'est celui des pesticides. nos terres, nos mers sont et nos corps sont malheureusement contaminés par un pesticide qui s'appelle le chlore descnes qui a provoqué chez nos agriculteurs et je salue là l'œuvre et l'action des comités des collectifs de défense des agriculteurs et notamment face au clor d'écon.

Nous avons donc lutté au côté du lien enâge contre le color des côes, du lien enage qui se fait, c'est-à-dire ce lien des organisations dont nous faisons partie, qui lutte pour une justice environnementale et qui lutte pour que non seulement l'État, mais également les utilisateurs puissent être engagés dans leur responsabilité. Et qui était là lorsqu'il s'agissait d'engager la responsabilité ? Une fois encore les socialistes puisque la semaine dernière encore suite à la présentation d'une proposition de loi dans la niche socialiste de l'Assemblée nationale, nous avons définitivement adopté au Sénat la responsabilité de l'État mais également sans exclure la responsabilité des producteurs et des usagers de ce pesticide qui s'appelle le chlore déconne.

Nous sommes également là lorsqu'il s'agit de parler du quotidien des Martiniicaises et des Martiniquais. vous le savez, sur le le mouvement de la vie chère démarré en septembre 2024 qui a fortement démarré, embrasé les esprits, embrasé les rues, nous avons été là et en décembre, nous étions prêts à proposer une loi d'urgence et nous l'avons proposé en janvier, une loi d'urgence contre la vie chère. Lorsqu'il s'agit également des loyers, nous sommes là, ça aussi c'est le quotidien de nos compatriotes confrontés à la chè prix, à l'envoyer des prix des l'envoler pardon des prix des loyers.

Et grâce à Audreé Béim de la Réunion, nous avons pu faire voter et adopter définitivement une loi d'encadrement des lois. Alors cher camarades, je tiens à le dire, parlons haut, parlons fort lorsque nous sommes au côté de nos concitoyennes et concitoyens. En tout cas, les socialistes des pays des océans comme tous les autres qui siègent dans les parlements sont au côté de la misère.

Car c'est dans nos pays que la misère est la plus forte et c'est par ici qu'il faut commencer. Nous sommes malheureusement des laboratoires de tout ce qu'il y a de pire en matière d'inégalité. Je vous attends à côté de nous toujours, encore et longtemps.

Merci. Merci beaucoup Béatrice. Au dragation pour le TOB sera suivie d'Angèle Lovier et de Laurent Baumel qui se prépare.

Merci mes chers camarades. Je voulais moi aujourd'hui vous parler de logement car lorsqu'on parle de logement, on parle aussi de dignité humaine et on sait actuellement la difficulté à se loger des classes populaires et des classes moyennes et nousistes nous devons apporter des réponses. Bien sûr, en tant que présidente de bailleurs social, je vais vous parler de logement social, de construction de logements sociaux, mais évidemment aussi de typologie. car lorsqu'on construit des logements sociaux, on sait aussi en fonction des typologies qui est-ce qu'on loge.

Si on construit des grandes typologies, c'est pour les famille et on voit que notamment la droite préfère des petites typologies pour justement ne pas loger des familles. Évidemment aussi vous parlez de l'ENRU, de rénovation urbaine, de démolition, de reconfiguration de quartier et aussi de reconstitution de l'offre et aussi de la loi SRU car on le sait la loi SRU c'est notre loi et nous devons la défendre car elle est régulièrement attaquée par la droite et par l'extrême droite. C'est le vivre ensemble le logement social, c'est aussi la mixité sociale.

Mais je voulais aussi vous parler de logement privé car trop longtemps le logement privé a été en dehors des radars. Les copropriétés dégradées concentrent du logement indigne et les marchands de sommeil. Et il nous faut aussi agir sur le logement privé, aider à leur redressement, améliorer la qualité de vie des habitantes et des habitants et ainsi éloigner les prédateurs de les prédateurs de la misère et du désespoir et aussi au final démarchandiser le logement quand c'est nécessaire, comme on peut le faire par exemple à Marseille en rachetant via le bailleur de la ville des immeubles en propriété dégradé pour les transformer en logements sociaux.

Dans nos villes, nous sommes bien placés en tant qu'élu de terrain pour savoir ce qui se passe sur les territoires et dans les quartiers. Et les habitantes et habitants nous attendent aussi pour trouver des solutions dans ces copropriétés dégradées pour corriger ce que le marché abîme. Il nous faut donc avoir en tant que socialiste une vision à 360° sur le logement dans nos villes.

Le logement social dans sa localisation, sa mixité, la typologie des logements comme j'ai dit, mais aussi sur ce pact privé. qui que nous avons peu considéré et où pour autant les copropriétés se dégradent et que nous devons également accompagner. Portantons en tant que socialiste une vision ambitieuse pour un logement digne pour toutes et pour tous dans nos communes.

Démarchons disons lorsque c'est nécessaire et faisons respecter cette promesse républicaine et protégeons les plus précaires car c'est notre ADN et notre vocation historique. Je vous remercie. Merci Audrey et bravo pour ce respect absolument parfait du temps de parole.

J'appelle Angèle Louvier pour 3 minutes. Laurent Baumel et Fatima Yadani se préparent. Mes chers camarades, le Parti socialiste vient de vivre un moment démocratique intense, l'élection de son premier secrétaire.

Avec Hélène Jof et debout les socialistes, j'ai soutenu Nicolas Meer Ressignol parce qu'il a porté avec clarté et détermination une exigence de transformation du Parti socialiste. Ce que nous défondons, c'est une ligne de renouveau à la fois dans la ligne politique et dans le fonctionnement. Et ce soutien partagé par plus de la moitié des militants ne peut être balayé d'un revers de main.

Nous avons dit que le Parti socialiste devait redevenir un parti populaire encré de le réel avec des pratiques internes à la hauteur de ce que nous défendons à l'extérieur. Respect collectif démocratie vivante. Le résultat du vote est clair mais il est étroit.

Notre premier secrétaire reconduit doit entendre ce que plus de la moitié des militants ont exprimé. Un besoin de changement de méthode, de gouvernance et de ton. Le Parti socialiste ne pourra avancer que ce qu'il change de méthode.

Notre projet commun doit être celui d'un socialisme populaire, écologique, profondément humaniste. Nous ne voulons plus d'un parti radical présidentalisé avec des grandes décisions qui se prennent entre quelques-uns. Plus aucune orientation stratégique ne doit être engagée sans le vote des militants.

Il nous faut un parti qui débat, qui construit et qui vote. Mais nous devons être aussi clair clair sous nos alliances notamment. Nous refusons toute ambiguité dans nos relations avec nos partenaires et notamment avec la France insoumise.

C'est notre ligne rouge obstacle sans doute au rassemblement souhaité. Oui, à l'Union de la gauche, mais pas n'importe quel prix, pas avec ceux qui nous méprisent, qui méprisent nos élus locaux, nos valeurs et parfois même avec nos militants. L'Union ne viendra pas de combinaison d'appareils, mais de sortes de valeurs partagées, d'un travail de fond, d'une volonté commune.

Enfin, pensons à l'avenir. Ce congrès ne peut être une point un point d'arrivée mais un point de départ. Redonnons envie d'adhérer, préparons les municipales, préparons les présidentiels mais surtout réconcil la gauche avec le peuple.

Nous avons dit merci Angèle. Bravo aussi Laurent Baumel pour 4 minutes suivi de Fatima Yadani et de Sandrine Runel. Chers camarades, nous sortirons de ce congrès avec une ligne stratégique claire, celle qui préfère appréhender le rendez-vous crucial de 2027 en bâtissant une coalition de toute la gauche non mélanchonniste de Ruffin Gluxman plutôt que de continuer à affirmer un leadership à la fois nostalgique et illusoire du Parti socialiste.

Mais nous savons toutes et tous aussi que la possibilité même de bâtir cette coalition, la possibilité évidemment que l'un ou l'une d'entre nous l'incarne dans la présidentielle, les chances électorales des candidats socialistes dans toutes les élections et à forceori si nous devions malgré tout à la fin avoir une gauche divisée, tout ça continuera de dépendre largement de l'image même du Parti socialiste. Cette image, elle est le produit du passé, de la perception contrastée du bilan de nos expériences de pouvoir, mais elle est aussi le produit des actes que nous posons aujourd'hui et que nous allons poser notamment dans les semaines qui viennent. Il y a eu un tournant au début de l'année 2025 qui est peu souligné.

Le Parti socialiste s'est détaché du bloc du NFP pour ouvrir des négociations avec la droite et le gouvernement. Ce faisant, il a montré son visage de parti de gouvernement qui ne subordonne pas l'ensemble des réalités immédiates à la perspective d'un grand soir qui essaie d'obtenir des avancées concrètes. Et nous sommes même allés, vous le savez, jusqu'à laisser passer un budget inacceptable par souci de ne pas priver nos collectivités locales, nos associations des dotations ou subventions annuelles dont elles avaient besoin.

Mais avec le retour ces jours-ci de la question des retraites, la question de notre identité politique et de notre ancrage à gauche et de notre fidélité à nos valeurs va de nouveau se poser. Il n'y a pas, chers camarades, de réforme plus injuste que celle-là, que la réforme borne. La réforme borne est celle qui s'annonce l'allongement de la durée légale.

Ce sont des gens qui vont bien, qui s'épanouissent dans leur travail, qui ne veulent pas payer 1 € supplémentaire prélevé sur leur capital. ou leur fortune ou celle de leurs amis et qui veulent faire payer le coût de du financement social des retraites à des gens pour qui 2 ans ou 3 ans ou 4 ans de plus de retraite en bonne santé est un enjeu crucial. Il n'y a pas de réforme plus scandaleuse non plus du point de vue démocratique.

Tout le monde sait depuis des années que cette réforme est minoritaire. Elle est minoritaire dans le pays, elle est minoritaire dans l'opinion, elle est minoritaire au Parlement même et elle ne se maintient que par des artificiémocratiques répétées. Et donc, il me semble crucial que le Parti socialiste soit au rendez-vous de cette question des retraites dans les jours qui viennent.

On me dit, je l'entends ici, que peut-être les syndicats ouvriers, la CFDT, ceux qui sont restés dans le conclave vont trouver un accord avec le MEDEF sur un certain nombre d'avancées possibles hors de l'âge légal. La CFDT n'est pas le bras armé du Parti socialiste dans le mouvement social et dans le syndicalisme. En sens inverse, le Parti socialiste n'est pas le bras armé de la CFDT dans le champ politique.

L'autonomie, ça marche dans les deux sens. Et moi je pense que le Parti socialiste, le groupe socialiste à l'Assemblée, le Parti socialiste dans les jours qui viennent doivent faire prévaloir un point de vue politique. Cette réforme est emblématique.

Nous avons voulu, nous avons souhaité le retour d'une loi au Parlement. Cette loi, elle est faite pour reposer devant l'ensemble du pays la question du retour de l'âge légal à 62 ans. Je sais que ce point de vue est partagé dans les sections du Parti socialiste très largement.

Je souhaite que dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, au-delà de notre congrès, ce débat est lieu chez tous les socialistes et que nous puissions appréhender cette période qui va être un tournant majeur et un rendez-vous majeur pour notre pays, armé du soutien de l'ensemble des militantes et militants de ce parti. Merci. Merci beaucoup Laurent.

Fatima Yadani sera suivie de Sandrine. Non, comment ? Alors Julien Bar et Julien Bariller pour 6 minutes.

Chers et chers camarades, je tiens tout d'abord à vous dire le bonheur que j'ai aujourd'hui à m'exprimer devant vous en tant que premier fédérat de la Fédération catalane du Parti socialiste. Par mes propos, je souhaite vous amener ici au congrès de NCY la parole des militants de ma Fédération des Pyrénées orientales. Comme vous le savez toutes et tous, dans les Pyrénées orientales, nous constatons la montée du Rassemblement national depuis de nombreuses années.

Dès 2017, un des huit députés d'extrême droite élus en France était Louis Alot dans les Pyrénées orientales. En 2020, devenu maire de Perpignan, plus grande ville tenue par l'extrême droite en France. 2022, quatre députés d'extrême droite sur 4 et rebelotte en 2024.

Et en parallèle, dans le même temps, nous constatons en 2021 un recul de l'extrême droite aux élections régionales et départemental avec à la tête de ces batailles électorales respectives Carole Delgat et Hermeline Malerbe, ce qui donne, je crois, une piste pour mieux combattre l'extrême droite dans les urnes. Si l'extrême droite a progressé autant ces dernières années sur notre territoire, mes camarades, c'est à la fois car nos territoires ruraux et de montagne ont été des territoires délaissés par la République, notamment en matière de service public, mais pas que. Ces mêmes territoires sont aussi des déserts médicaux au sens premier du terme de désert.

Par ailleurs, les idées de l'extrême droite progressent parce que nous avons perdu beaucoup trop de combat idéologique. Je veux parler ici de la bataille culturelle que nous devons avec d'autres mener car l'extrême droite, elle l'amène. Avant de vous énoncer le travail de que nous avons entrepris, je tiens à dire la fierté que j'ai de l'ensemble des militants de ma fédération qui, malgré tout cela ne lâche rien et combattent inlassablement l'extrême droite.

Aujourd'hui, le Parti socialiste retrouve une centralité au sein de la gauche et il est évident que le travail de fond au niveau national est indispensable pour rendre plus clair ce que nous les socialistes nous défendons et nous voulons pour la société de demain. Si nous voulons faire reculer l'extrême droite, nous devons répondre concrètement aux attentes de la population en terme d'emploi, d'éducation, de santé, de sécurité ou encore d'environnement et ce sur tous les territoires urbains, ruraux et de montagne. Des sujets sur lesquels nos collectivités ont travaillé et mis en place des choses qui marchent et qui à l'échelle régionale peuvent faire reculer le sentiment d'abandon des territoires ruraux.

Il est donc indispensable, mes camarades, que notre parti se nourrisse de ces expériences. L'étape d'après au niveau national, comme l'a dit Nicolas dans la campagne, c'est le périmètre des alliances autour des valeurs de notre parti et de son programme et cela est aussi essentiel pour accroître la confiance de la population dans notre Parti socialiste. Mais il y a un deuxième enjeu qui est fondamental et nous avons commencé avec l'mitant d'y travailler depuis mon élection à la tête de la Fédération en 2023.

Ce deuxième enjeu, c'est de tisser ou retisser des liens avec les syndicats, les associations, l'ensemble de celles et ceux qui comme nous combattent les idées de l'extrême droite. Car le combat ne peut être gagné que collectivement. Là où l'extrême droite gagne, les écosystèmes de la gauche politique syndicale et associative se sont effondrés.

C'est le cas dans les Pyrénées orientales. Nous dev être nous devons être aux avant-postes pour les reconstruire car la réalité c'est que derrière la notabilisation des élus d'extrême droite, les idées restent mais les méthodes aussi. Le mouvement social subit au quotidien des pressions de ces élus d'extrême droite.

Notre mission est d'être à leur côté pour les soutenir et les aider dans leur combat. Donc oui, un des enjeux majeurs, c'est que nos militants soient un maximum présents dans les syndicats et les associations. Dans les Pyrénées orientales, des camarades du parti sont impliqués dans le mouvement social et le parti doit inciter à cela.

Et je crois que je prendrai par exemple l'implication de mes camarades dans le comité local des SOS racisme dans les Pyrénes orientales. Un comité qui fédère autour de lui de nombreuses autres associations. C'est sans doute un exemple à suivre et à reproduire notamment s'agissant des enjeux majeurs de la recréation des écosystèmes autour du parti et de la bataille culturelle.

D'autre part, le travail est long et difficile. On ne voit pas les résultats immédiatement, mais c'est ce travail de fond qui est fondamental si on veut faire reculer l'extrême droite durablement dans nos territoires. Je crois dans nos capacités collectives à y arriver, mes camarades et nous le devons à nos enfants et nos petits-enfants.

Merci beaucoup. Merci beaucoup Julien. Alors, on va on va clore la séquence des débats des théo maintenant. reprise à 14h15.

D'ici là, je sais qu'il y a des sandwichs en vente au stand en haut. Voilà, tenu par les camarades de la Fédération de de meurt et Moselle. à tout à l'heure. лі Chers camarades, nous allons recommencer notre séance.

Alors, nous avons terminé la la matinée très tard. Donc on a quelques congressistes qui sont encore en train de finir de déjeuner mais cette salle va se remplir au fur et à mesure. Nous avons, avant d'entendre à nouveau le débat sur les théos, avant d'entendre d'autres orateurs, nous consacrons le début de cet après-midi à la traditionnelle séquence internationale où nombre d'invités euh sont appelés à à témoigner.

Et je vais laisser immédiatement la parole au à à nos deux responsables du cercle international. Cécilia Gondard et Dylan Boutifla qui vont animer cette séquence. Oui, vous pouvez les applaudir.

Vous pouvez effectivement les applaudir pour tout le travail que fait Dylane que vous voyez sur les réseaux très régulièrement à recevoir ou à faire recevoir par Olivier de nombreuses délégations étrangères. Je laisse donc la parole à à Dylan et Cécilia immédiatement. Bonjour à toutes et à tous.

Ravi de vous accueillir même si on n'est pas très nombreux. Donc je vais en profiter pour faire un rappel. J'espère qu'on m'entendra au-delà de cette salle pour que les camarades rejoignent notre notre séquence de cet après-midi avec Cécilia Gondard avec laquelle j'ai le plaisir d'animer de nouveau cette séquence comme il y a 2 ans au congrès de Marseille.

On on a l'honneur, le plaisir d'accueillir nos camarades du monde entier pour évoquer avec eux ben tout simplement notre engagement internationaliste. Je voulais pouvoir commencer peut-être par un mot d'introduction pour dire les raisons pour lesquelles nous sommes réunis aujourd'hui dans le cadre de cette séquence. Et comme hier soir, à l'occasion de la réception de nos invités internationaux avec notamment notre premier secrétaire Olivier Fort, nous avons rappelé notre conscience du monde, je voulais vous partager quelques quelques éléments de réflexion qui viennent de loin.

En 1999, la dernière fois que les socialistes français ont accueilli le Congrès de l'international à Paris, le président de l'international s'appelait Pierre Morois et il y a quelques jours, nous avons pensé à lui puisque Pierre disparaissait le 7 juin 2013 en laissant derrière lui l'héritage d'un engagement internationaliste très puissant et je me souviens de son intervention en conclusion devant des personnalités qui sont finalement représentées aujourd'hui ici même. Je pense à à nos camarades de Yasser Arafat et ITSAK Rabin dans l'ensemble des militants socialistes du monde. Le le le propos en fait de ce jour-là de de Pierre était une sorte d'interpellation sur notre responsabilité historique après l'effondrement du mur de Berlin. comment finalement le communisme qui laissait place à une forme d'emballement pour le matérialisme, le libéralisme, le consumérisme finalement pouvait laisser la penser que c'était la fin des idéologies, la fin des des espoirs que pouvaient représenter les socialistes.

Et finalement, on se disait comment on retient ce qui est notre capacité historique à transformer la vie des gens, à transformer les colères en acte de changement, de transformation sociale et que le mouvement socialiste, il doit continuer à s'inspirer de ce qui est finalement son essence même, protéger l'humain, protéger finalement le vivant. jusqu'aujourd'hui, nous sommes capables d'incarner cette double identité et aussi avoir le souci de protéger les civils, les êtres les êtres humains en ayant un discours politique qui soit pas seulement dans la constatation, dans l'accompagnement de la mondialisation et de d'être capable de dire pourquoi nous voulons être les acteurs de l'humanisation de qui peuvent être ceux qui humanisent l'économie, qui mondialisent les droits, qui protègent les biens communs. Il y a 10 ans dans ce pays, nous avons été nous étions responsabilité.

Nous avons notamment initié des des transformations importantes, notamment en instaurant dans le droit français puis ensuite dans le droit européen le devoir de vigilance. et nous avons été capables de dire que que nous continuons à nous inscrire dans ce rôle historique des socialistes pour justement protéger les salariés, protéger l'environnement, être capable de mener à bien une forme de de socialisme du 21e siècle, de socialisme écologique, d'écosocialisme, mon cher Paul, et que de telle manière de nous pouvons être encore aujourd'hui l'incarnation de tout cela. Puis sont venues des crises multiples, crises financières, crise de la COVID, crise aussi euh liée à des conflits et notamment la reprise du conflit commencé en 2014, en 2022 par l'invasion de l'Ukraine et comment nous pouvons être en capacité d'apporter des réponses qui engagent les socialistes à l'échelle de la planète.

Car finalement, et c'est là-dessus que je veux conclure le ce premier mot d'introduction, nous avons été nous notre famille politique en capacité de reconnaître ici en France le génocide, les crimes commis contre les igours en Chine et comment finalement tout cela s'inscrit dans un engagement politique des socialistes de long terme pour dire ce que nous avions dit notamment par la voix de de François Amitteran dans les rues de Sarayevo en 92. Il ne faut pas qu'il y ait de nouveau de génocide de crime contre l'humanité en Europe. Et bien nous y sommes parce que ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe au proche Orient, ce qui se passe en République démocratique du Congo, ce qui se passe même jusqu'en Amérique latine, ce sont des crimes contre l'humanité.

Il y a des risques génocidaires, il y a des génocides en cours et il faut savoir les dénoncer comme nous l'avons fait au Parti socialistes et avec nos partenaires politiques. Je veux donc à ce moment-là en profiter pour remercier l'ensemble des camarades de nos parlementaires engagés dans les trois assemblées que sont le Sénat, l'Assemblée nationale et le Parlement européen pour mener ces batailles. Et ces batailles là, nous avons besoin de les mener pour traduire nos engagements en acte à travers des résolutions comme nous en avons porté récemment sur la la protection des citoyens d'Haïti, sur la dénonciation du nettoyage ethnique en cours en RDC, sur évidemment la situation qui ravage le Prochorient et notamment ces jours-ci avec ce retour de la guerre entre l'Iran et et Israël et être capable de dire aussi que nous ne sommes pas simplement dans une posture de constat mais dans une posture de combat que nous déclins. ces engagements là avec l'ensemble des intervenants qui ont qui nous ont fait plaisir d'accepter notre invitation et je passe la parole à Cécilia avec laquelle on va animer ce débat.

Merci beaucoup à vous. Merci Dylan. Alors comme nous sommes socialistes, nous sommes internationalistes.

Je voudrais aussi saluer toutes les militantes et les militants du cercle international qui sont là aujourd'hui, qui animent ce cercle, qui lancent des alertes aussi. Souvent, on a des réactions politiques grâce à eux. Donc merci beaucoup pour votre travail et pour votre soutien.

Donc nous sommes comme vous le savez dans l'international socialiste, nous le Parti socialiste depuis bien longtemps. Nous sommes actifs aussi à l'Alliance progressiste. Nous travaillons aussi avec la société civile et nous allons aujourd'hui discuter avec des camarades qui sont également dans l'international socialiste et mobilisés avec nous sur la solidarité internationale et les droits humains.

Nous commençons avec Ben Youssef. Ella, bonjour et merci beaucoup d'être venu là. Et ben Youssef, elle est d'un parti qu'on connaît bien qui s'appelle État Cato le Parti socialiste tunisien.

On travaille ensemble main dans la main avec le Parti socialiste depuis de nombreuses années. D'abord au moment où nombre de camarades étaient évidemment emprisonné sous la dictature de Benali, mais aussi on a travaillé ensemble au moment des révolutions arabes, au moment où vous avez pris, vous et ta catato la tête de l'Assemblée constituante en Tunisie et on a travaillé avec pendant de nombreuses années. tu es ancienne vice-ministre, tu es aussi vice-présidente de l'international socialiste des femmes, active aussi à l'Alliance Progressiste et tu es là pour nous parler pas uniquement de la Tunisie mais de tout ce qui se passe dans la région.

Alors nous, on a mis tous nos espoirs dans la Tunisie à un moment donné pour être le porte drapeau aussi d'une d'une démocratie et d'une possibilité de démocratie. Dis-nous un petit peu où est-ce que vous en êtes aujourd'hui dans la région, quelle est la situation ? comment nous aussi on peut vous soutenir dans la région et quelles sont les conséquences aujourd'hui en particulier pour les droits des femmes dans la région.

Merci Ella. Merci Cécilia. Avant tout, je voudrais dire un grand bonjour à toutes les personnes présentes, militants et militantes du Parti socialiste, chers camarades et félicitations pour votre congrès, pour l'élection du premier secrétaire.

Euh c'est bien que je commence en premier peut-être parce que il est vrai qu'on va parler de femmes et je parle au nom des femmes socialistes. Mais aussi je me permettrai de donner une vision assez globale parce que je suis aussi coordinatrice à l'alliance des partis social-démocrates dans le monde arabe et aujourd'hui oui nous sommes des femmes socialistes et vous savez très bien quand les femmes résistent le monde respire. Donc mesdames, donc j'aimerais dire que l'histoire nous enseigne aux hommes et aux femmes que la difficulté des grandes tâches est toujours existante mais la lenteur des accomplissements est aussi là.

C'est un général général de Gaul qui a dit ça. Je sais que nous sommes dans un parti socialiste, mais l'histoire est importante dans nos pays et dans notre histoire. Et pourtant, certains soirs, il semblent que l'histoire bégay, que le monde vaille à nouveau, que les visages d'enfants pleurent, les ville dévasté, les générations sacrifiées, comme l'a dit Jores, sur l'hôtel de la puissance militaire ou l'indifférence diplomatique.

C'est ce que nous vivons aujourd'hui malheureusement. Nous replongeons dans des frissons que nous pensions révolu. Ouchitz, sabetila, Gernika, Hiroshima.

Autant de noms que l'on croyait appartenir à un autre temps. Et pourtant, aujourd'hui encore, dans le vacarme débombe et le silence assourdissant des puissances, la peur se glisse dans les interstices du droit. La loi chancelle et la mémoire flanche.

Nous devons être beaucoup plus vivant, beaucoup plus humain humain, répondant aux droits humanitaires, à l'homme, à à ce qui nous anime en tant que socialiste, en tant que valeur humanitaire. C'est c'est pour cette raison que nous sommes militants, que nous sommes aujourd'hui là à n'importe quel pays dans le monde. C'est ces valeurs-là qui nous rassemblent.

Nous vivons un moment charnière, un moment où les fondements du droit international sont piétinés, où l'article 2 paragraphe 4 et j'insiste, de la charte des Nations- Unies qui interdit formellement le recours à la force contre l'intégrité territoriale où l'indépendance politique d'un état est bafouée complètement sous l'œil du monde entier sans réaction. Un moment où l'article 51 qui encadre strictement la légitime défense est instrumentalisé pour justifier l'agression, un moment où les résolutions de l'ONU sont ignorées, vidées de leurs forces alors que le droit humanitaire est foulé au pied et que l'indignation devient sélective. Et pendant que les puissants redessinent le monde à coup de frappes ciblé et de silence complice, les peuples payent en vie humaine, en exil, en cicatrice invisible.

C'est dans ce contexte que je m'adresse à vous avec gravité mais aussi avec beaucoup d'espoir chers camarades parce que c'est les c'est l'espoir qui nous anime pour qu'on puisse être toujours là présent et participer à ce que ce monde redevienne un peu plus humain. Oui, au nom des femmes socialistes, au nom des mémoires insurgées, au nom des peuples qui refusent de céder au fatalisme. Dans la Méditerranée d'aujourd'hui, nous sommes nombreus à avoir le souffle court parce que nous vivons entre deux rives, celle de l'espoir et celle de l'oubli.

Parce que nous sommes féministes dans des sociétés patriarcales, parce que nous sommes militantes dans des régimes autoritaires ou populistes comme ce que nous vivons aujourd'hui malheureusement dans mon pays et où je salue tous mes camérades qui sont en prison, femmes et hommes journalistes, femmes politiques, femmes qui travaillent dans la société civile. Tous doivent avoir cette liberté de parole. Chers camarades, j'ai envie de dire et rappeler quelques chiffres aussi qu'en 2023, plus de 300 personnes en péri en Méditerranée, des femmes, des enfants, des familles entières engloutis aussi dans l'indifférence pour chercher un un renouveau, un monde meilleur, un lendemain meilleur.

Parallèlement les conflits en Libye, au Soudan, en Palestine, notre cœur qui bat pour elle et pour Gaza et pour les morts aujourd'hui, femmes et enfants. Aujourd'hui, comme si cela ne suffisait pas, on engage une guerre entre Israël et l'Iran pour embraser encore plus la région et embraser le monde. En Démantell, les derniers remparts étatiques et les sociétés civiles sans criminalisées. les journalistes, les minorités, les syndicalistes qui payent le prix fort.

Aujourd'hui, nous devons avoir une voie plus forte, plus libre pour que face à tout cela, on essaie d'être debout devant l'extrême droite, devant les populistes qui nous touchent tous en Europe, aux États-Unis, en Asie, partout. Les discours de haine se banalisent. Les droits fondamentaux sont marchandés.

Ces stratégies ne sont pas naturelles, elles sont politiques. Résultat de l'externalisation des frontières européennes. Résultat du soutien et des régimes instable.

Résultat du silence sur les crimes de guerre. Résultat sur la normalisation d'une parole misogyne, raciste, autoritaire. Alors oui, chers camarades, nous avons une responsabilité immense, celle de reconstruire une alternative politique, crédible, courageuse, juste tous ensemble.

Nous ne devons pas simplement commenter l'histoire. Nous devons l'écrire tous ensemble ici. Pareil, je le recommence le mot tous ensemble parce qu'il est important surtout en cette période avec clarté, cohérence et surtout conviction.

Et cet espoir que nous portons, cet espoir doit avoir un visage, celui de femme debout comme madame Veille, comme madame Tobira, comme Jean Darkc aussi qui a milité pour cette pour ce pays. C'est une femme qui a pris sans courage à demain pour la liberté. Chers camarades, avec le cœur lourd que je dis aujourd'hui, chaque fois qu'une femme résiste dans un bidonville, dans un bateau, dans un tribunal, un parlement, dans un poste à pouvoir, c'est le monde entier qui respire.

Et je veux finir sur quelque chose de positif. Je veux faire une demande à tous ceux qui sont présents ici, la Belgique, la Russie et j'espère pour vous que les guerres s'arrête aussi. Nos amis Kurtes qui ont aussi envie de leur liberté.

Palestine Hobbiakbar, mon amour, nos amis africains, que les guerres cessent aussi et qu'on retrouve une démocratie pour nous tous. Nous devrions créer une plateforme féministe euroméditerranéenne transversal multilingue pour relier les luttes locales aux mobilisation global conditionner des accords euro-africains au respect des droits humains avec un mécanisme de suivi citoyen actif et effectif renforcer les réseaux de solidarité avec les femmes en exilant emprisonné les syndicats et les associations menacées réinventer notre récit politique parler de dignité de soins, d'indépendance, de justice sociale et climatique, de liberté à reconquérir, soyons à la hauteur de nos mots et pas seulement des mots mais des actions. Nous devons être les équilibristes, oui, mais plus encore les bâtisseurs.

Les bâtisseurs de paix, les bâtisseurs de mémoire, les bâtisseurs d'horizon commun. Car lorsque l'histoire bégée, les forces progressistes doivent présentes doivent être présentes et répondent présent. et aujourd'hui plus que jamais l'ur est venu pour que nous soyons unis pour l'humanité.

Merci camarade. Merci merci Ella. Merci pour tes paroles fortes.

Je voudrais enchaîner directement en passant la parole à notre camarade qui est représente aujourd'hui le Fata Palestinien. J'en profite d'ailleurs mon cher Safouat pour saluer l'ensemble des militants de ton mouvement ici en France mais aussi mobilisé à travers le monde. Et je voudrais avoir forcément une pensée par notre pour notre camarade Émilie Moati qui est retenu, vous l'imaginez en ce moment même à Teliv puisque vous savez évidemment quel est le contexte dans lequel ce congrès a lieu et notamment sous les bombes qui sont échangées entre Israël et l'Iran.

Moi, je voulais simplement lui dire qu'on pensait fort à elle et à Yair Golan, notre camarade président du Parti des démocrates israéliens. Vous savez combien ça compte à nos yeux chers safou que le dialogue israélo-palestinien ne cesse jamais que nous soyons à la disposition de ce dialogue engagé dans ce dialogue. Et je te passe la parole parce que ce qui nous importe notre responsabilité historique dont je parlais en introduction c'est d'être cette famille politique qui est la seule capable dans le monde de faire dialoguer l'ensemble des forces démocratiques, sociales progressistes. et un un merci très particulier à toi d'être avec nous aujourd'hui cher sal.

Merci beaucoup. Je suis très heureux d'abord d'assister à votre congrès et d'être aussi parmi ce panel riche et varié en provenant de de quatre coins du monde. On est tous là parce que ce qui nous réunit est beaucoup plus fort.

Je suis aussi très honoré de prendre la parole face aux militants du PS, Parti socialiste, de l'international socialiste de partout et au nom de la direction palestinienne comité central du mouvement de libération nationale palestinienne, le Fatah. et à son nom, j'aimerais et par devoir vous transmettre les grands souhaits du grand succès de votre congrès. Également renouveler notre engagement en faveur d'un partenariat stratégique et réel basé sur un plateforme des valeurs que nous partageons tous. le les valeurs de droit, de la paix, de dialogue, de justice sociale et du progrès au service de l'humanité.

Il est très difficile de prendre la parole en ce moment où les Palestiniens de nombre dizaines de milliers leurs morts. et n'arrive pas à trouver un moment de réflexion pour un peu se ressourcer dans l'espoir. Nous sommes venus ici dans l'espoir de trouver un moyen de préserver un lueur d'espoir.

Les Palestiniens vous regardent et à travers vous ce mouvement mondial dans l'espoir qu'on arrête cette guerre génocidaire messianique qui touche à la Palestine et ça remonte pas au 7 octobre ni au 8 octobre 2023. L'histoire du peuple palestinien ne date pas d'hier et ne se réglera pas malheureusement demain ou après-demain. C'est une affaire à la base qui remonte à une centaine d'années surtout quand des une partie un mouvement suniste était réunis à balle en Suisse et ils ont mis un projet ils ont mis en marche un projet colonialiste qui était hébergé et pariné par la Grande-Bretagne et que le le peuple palestinien paye le prix jusqu'à maintenant.

Il fallait passer par des épisodes 1907 quand Cambell a réuni des grandes puissances à Londres et il a décidé avec les les réunis les parties réunies de mettre un projet étatique une entité à l'est du canal de Souè 10 ans plus tard, c'était le tour de Lord Rothchild de recevoir une promesse au nom du gouvernement de sa majesté de Balfour à l'époque ministre d'affaires étrangères promettant l'établissement en Palestine un foyer nationale pour les juifs d'Europe qui ont souffert d'hépogrome et du racisme. cette déclaration qui était vite intégrée dans le pacte des nations quelques années plus tard quand les soldats britanniques ont réussi à squatter au bord ou au sol palestinien remplaçant l'Empire ottomane battu durant la Première Guerre mondiale. Il fallait 30 ans de mandat britannique sur une base d'accompagner le peuple autochtone vers l'indépendance.

On arrive en 1947 avec un projet de partage division la Palestine historique en deux états. Les Britanniques se sont retirés des enjeux en laissant les partis en rasage face- à face. Une guerre, une première s'est éclaté entre Palestiniens et colon qui commence à s'organiser autour de leur état.

Depuis, cet état nommé Israël est reconnu par le monde entier sur une base de cette résolution unisienne initiée par la Grande-Bretagne, puissance mandataire. Dans un deuxième volet, il fallait traiter aussi l'autre état qui était complètement disparu de la carte géopolitique. Il fallait que la résistance palestinienne s'organise.

Yassir Arafat et ses compagnons ont décidé de se battre pour faire pour faire renaître la Palestine de ses cendres et pour faire remettre la Palestine comme une affaire politique, comme un droit du peuple à disposer de son avenir et de son destin, le droit à l'autodétermination. Donc ce droit pour lequel Yassir Arafat et toute la résistance du peuple palestinien a accès ces programmes. En même temps, une bataille est menée contre la tutelle de certains régimes arabes.

Ça a duré une cinquantaine d'années jusqu'à 1988 quand Y Arafat en personne soutenue par l'unité du peuple palestinien lors du Conseil national palestien Alger le 15 novembre 88 a décidé d'accepter d'accepter l'inacceptable et de faire une concession douloureuse. en faisant établir l'état de Palestine sur seulement 22 % de la surface totale de la Palestine historique. Une concession certes douloureuse et qui n'a pas été forcément partagée avec certain nombre de fractions.

Mais pour réaliser la paix et pour aller dans le sens de certaines parties du monde, on a accepté cette option d'une solution politique à deux états. Cette solution à deux états, mais mais pas sur la base des frontières de 1947 qui accorde à la Palestine 46 % de la surface. On a accepté encore beaucoup moins et on a eu le courage.

Yas Arafat, il a retrouvé enfin un partenaire côté israélien Ithak Rabin. On a négocié l'accord en Europe à Oslo et après on a signé à Washington. On avait beaucoup d'espoir que cet accord aboutira au bout de 5 ans une période transitoire à l'établissement définitif d'un état palestinien prévu le 4 mai 1999.

Mais malheureusement le destin a fait le destin déclenché par les fanatiques côté israélien a fait que Ishak Rabin s'est vu s'est fait assassiner au cœur de Tel Aviv et depuis on recherche un partenaire mais malheureusement l'espace s'est fait glisser vers encore les extrémistes. Sharon a réussi à provoquer une deuxième infada. Yasir Arafat, le partenaire palestinien s'est vu assiéger et puis assassiné.

En tout cas, la venue du président Mahmoud Abbas par des élections qui s'est tenu sous la surveillance et la supervision de la communauté internationale en 2005 et après la déchirure de système politique palestinien avec un coup de force mené par le mouvement du Hamas à Gaza a fait que les Palestiniens étaient é affaibli à la fois de ne pas retrouver leur unité mais aussi de ne pas retrouver et surtout de ne pas retrouver un mécanisme qui impose le processus politique. Donc on est resté 20 ans. Il y a eu un petite lueur d'espoir initié par les pour parler Mahmoud Abbas et Yahoo HMart en 2008-2009 où Israël pour la première fois accepte de dessiner les frontières avant de discuter de la sécurité parce que c'était souvent la sécurité.

Après, on passe à d'autres questions. Pour une première fois, nous avons réussi à voir une vision sur comment peut se cohabiter, comment il y ait cette cohabitation entre deux États qui vivent chacun à l'intérieur de ces frontières. Il fallait malheureusement un scandale pour mettre HMT dans la prison et l'écarté de la scène politique.

Et tout ça vous le connaissez très bien. Et depuis, il règne en Israël des forces ultra orthodoxe qui détiennent la décision politique et qui euh et ça c'est important à savoir parce que certains croient que le problème est netiao. Le problème ne est en Nethaniao et son gouvernement certes, mais le problème ne se terminera pas avec le départ de Nethanahu demain parce que l'opinion publique israélienne reste toujours pris en étage par cette idéologie extrémiste et religieuse.

Nous sommes toujours à la recherche et à la quête de travailler avec la les partenaires israélien. Nous avons l'espoir que le parti des démocrates israéliens puisse rassembler la gauche et rassembler la les Israéliens derrière et gagneront dans une échéance probablement avant la fin de 2026. Mais moi, j'aimerais aussi dire quelques mots sur le conflit.

Il y a pas de conflit. La Palestine ne s'oppose pas à Israël. Et il y a pas de pour parler.

Les Palestiniens avant avant de commencer à négocier avec Israël ou avec les Israéliens, ils étaient obligés de négocier avec les alliés d'Israël. Donc le problème ne concerne pas seulement les Palestiniens et les Israéliens. Ce n'est pas un conflit qu'il faut traiter à la légère.

C'est à la base un problème d'occupation maire de toute violence, toute forme de violence, mais également un problème qui oppose le le monde entier. C'est une affaire internationale qui est partie des coulisses de l'ONU de 1947 et qui devrait revenir à table de cette nuue. Seule référence pour faire imposer le droit, c'est de faire pour au paramètres d'une solution que vous connaissez est connue et est reconnue internationalement.

La question donc qui se pose, pourquoi cet état palestinien n'est toujours pas reconnu ? Pourquoi cet état palestinien ne trouve pas sa place naturelle aux seines des nations au même pied d'égalité qu'Israël ? Je dirais pas plus, au même pied d'égalité.

Nous sommes à 77 ans après la tragédie du peuple palestinien et les Palestiniens posent toujours cette question. Qu'est-ce qu'on attend ? On attend une conférence qui peut se préparer et être reporté parce que Nethanah a réussi à imposer son agenda et à nous faire reporter encore cette échéance.

C'est dommage. Donc nous sommes tous pris en otage par cet agenda, par cette logique de guerre qui met tout l'ordre international en danger. Je défends pas l'Iran.

Liron mène un jeu malsin, essae de jouer la carte palestinienne comme elle a essayé en Syrie et au Liban et en Irak. Chacun de deux côtés, Israël ou l'Iran a son agenda expansionniste. Ça fouette.

Je vais te demander d'aller j'ai dépassé les les les temps. OK, s'il te plaît. Merci.

Ben, ça c'est mon côté un peu juriste et puis euh je suis à votre service pour parler de questions particulières. Si vous avez des questions comme ça, euh je m'échappe pas. Non non, je voulais pas forcément t'interrompre.

Je vais passer la parole à Cécilia pour la suite et on apportera aussi quelques réponses et quelques illustrations de notre combat commun. Je t'en prie Cécilia. Merci.

Merci beaucoup. Olivier Fort nous a rejoint. Donc ton témoéniage a bien été entendu et euh euh le Parti socialiste reste toujours euh dévoué à la cause palestinienne et évidemment à la reconnaissance de l'État palestinien.

Alors, on va revenir pour un moment de notre côté de la Méditerranée pour parler d'autres régimes autoritaires. Alors, nous, on fait campagne contre l'extrême droite sur le terrain ici à chaque campagne en France, tous les militants et les militants socialistes. Et on dit souvent dans nos portes à porte sur les marchés, vous savez, si l'extrême droite arrive au pouvoir, si ces mouvements populistes arrivent au pouvoir, on aura des régimes autoritaires.

Et ça ne parle pas toujours vraiment aux gens, ils ne comprennent pas quelle est la réalité de l'autoritarisme derrière. Et je suis très heureuse que nous accueillons aujourd'hui Olga Procopieva qui est directrice, vous pouvez l'applaudir, euh de Russie Liberté qui organise la résistance ici de France et on est très heureux et très fier de pouvoir évidemment accueillir des personnes comme toi ici en France et tu vas nous parler un petit peu de ce que c'est que la réalité de vivre dans un régime autoritaire comme celui de Poutine. Et puis aussi, j'ai une autre question qui est importante, c'est comment est-ce que nous, socialistes, internationalistes, avec les droits humains et la défense des droits humains dans notre ADN, comment est-ce que nous on peut vous soutenir au maximum et comment on peut être solidaire de vos causes ?

Merci Olga. Merci beaucoup. Euh merci pour cette invitation et pour euh vous êtes très nombreux.

C'est euh c'est un c'est important de porter la voie de la résistance russe ici auprès auprès de vous. Euh tout d'abord, je voudrais dire donc je suis directrice de Russie Liberté qui est une association euh basée en France française qui porte donc la voie et les revendications de la société civile russe. On est une organisation non partisane non affiliée à quelconque parti politique, c'est important de le de le souligner.

Et euh nous sommes depuis 2014 euh dressés au côté des Ukrainiens contre la guerre d'invasion euh menée par Poutine en Ukraine. Et je tenais à remercier le Parti socialiste qui a toujours eu une position très ferme aussi en soutien à l'Ukraine, en soutien à la victoire de l'Ukraine. Tout d'abord, je juste deux mots sur je vais pas refaire toute toute l'histoire de la de la Russie aujourd'hui, mais quelques points quand même importants à comprendre. sur comment est né euh finalement le le régime poutinien qu'on le connaît aujourd'hui qui réprime de manière euh très dure son propre peuple qui agresse euh les peuples voisins.

Au départ, il se montrait très modéré, très démocrate, très libéral et petit à petit, il a dévoiler sa vraie face cachée en réprimant davantage, en supprimant toute opposition, en assassinant ses opposants, en assassinant ceux qui s'opposent à lui et en enfermant massivement euh tous ceux qui osent s'exprimer de quelque façon que soit contre contre ce régime et contre la guerre criminelle qu'il mène actuellement. Il a bien sûr muselé tous les médias. Aujourd'hui en Russie, il n'y a plus aucun média indépendant.

Ils sont tous soumis euh à la euh à la propagande qui leur est dictée par le Kremelin. Et les Russes euh vivent dans une sous une chape sous laquelle ils ont tenté de résister surtout au début de la guerre d'invasion. Il y a eu des manifestations massives, il y a eu des mouvements de résistance qui sont nés, mais euh du fait des des répressions extrêmement fortes, aujourd'hui, il n'y a plus de mouvement de résistance visible.

Euh de temps en temps, il y a des gens extrêmement courageux qui arrivent encore à sortir avec des pancartes euh ou à s'exprimer euh euh dans le champ public euh contre contre la guerre, mais ils sont immédiatement emprisonnés, immédiatement euh condamnés à de très lourdes peines. Aujourd'hui, il y a plus de 3000 prisonniers politiques en Russie et les condamnations vont jusqu'à 25 ans d'emprisonnement. Et ça peut être pour un simple mot, pour une simple affiche euh ou pour des actions plus radicales de sabotage de bureau de d'enrôlement militaire par exemple ou de voix ferrée euh où les gens sont condamnés pour des actes soi-disant extrémistes ou terroristes euh parce que ils ont osé en fait tout simplement montrer de cette sorte leur opposition à la guerre.

Il y a des mouvements entiers qui sont désignés extrémistes comme le mouvement euh d'Alex Navalni, comme le mouvement euh qui n'est pas vraiment un mouvement mais un mouvement LGBTQ I+ qui est aussi désigné extrémiste en Russie. Et en fait par cela, le régime poutinien veut contrôler totalement la société. Il veut aussi tout le temps opposer euh l'Europe, l'Occident à la société russe, montrer qu'il y aurait un certain danger qui viendrait euh de l'Europe.

Alors, avant ça venait aussi des États-Unis, maintenant les États-Unis ont basculé du côté aussi de l'international réactionnaire comme comme vous l'appelez. Et c'est un vrai danger parce qu'il y a en effet des alliances qui sont fait des narratifs poutiniens qui sont repris et par Trump et par d'autres mouvements surtout d'extrême droite en France, en Europe et en plus qui sont soutenus par Poutine non seulement par la parole mais par des ingérences par des manipulations de l'opinion publique sur les réseaux sociaux qui sont extrêmement actifs par des manip manipulation électorales qui sont extrêmement dangereuses et nous devons nous aussi s'unir face à ces manipulation et face à ces unions de l'inter l'internal réactionnaire. Et que pouvons que pouvons-nous faire ?

Que pouvezvous faire ? Euh la société civile, elle s'organise aussi très activement. Euh nous proposons de nombreuses campagnes, de nombreuses initiatives euh qui doivent être soutenues par les partis politiques démocrates qui sont qui sont nos alliés dans notre combat.

Euh nous Russie Liberté, on est on est membre de plusieurs mouvements de la société civile, de plusieurs unions euh très différentes. Pour vous donner quelques quelques exemples, euh nous sommes par exemple membres de guerrièr de la paix qui soutiennent une solution de paix entre Israël et la Palestine. Nous sommes membres de d'une coalition russe-Ukrainienne qui s'appelle People First qui exige que dans le cadre des négociations actuelles de paix qui pourrait avoir lieu entre la Russie et l'Ukraine, que la valeur humaniste revienne en priorité au-delà des des ambitions géopolitiques de terre et cetera et que en fait ensemble avec les associations ukrainiennes et russes nous demandons que bien sûr soit exigé la libération de tous les otages de cette guerre.

Et quand on parle des otages, on parle des civils ukrainiens qui sont détenus par milliers sur les terres occupées d'Ukraine, occupé par la par la Russie, par le Kremelin. Ils sont détenus dans des conditions atroces, privées de euh de d'hygiène de base, privé de soins médicaux euh et privés aussi de défense. Certains avocats russes tentent de leur apporter une aide sur ces territoires occupés, mais c'est extrêmement dangereux, extrêmement difficile, tout se fait en souterrain et on a très peu d'informations sur les les dangers auxquels ils sont confrontés en isolement et emprisonné.

Il y a bien sûr les prisonniers de guerre et il y a déjà dans ce sens des échanges de prisonniers de guerre et c'est très bien et il faut que ça continue. Il y a encore des milliers de prisonniers de guerre ukrainiens qui sont détenus dans des conditions de torture en en Russie. Il y a aussi bien sûr les enfants ukrainiens qui ont été transportés de force ou déportés vers la Russie.

Et il y a aussi les prisonniers politiques russes. Ce sont aussi des otages de cette guerre parce qu'ils se sont exprimés contre la guerre, contre le régime et il est très important de d'exiger leur leur libération. Et je voulais vous présenter rapidement une campagne que nous avons lancé Freeze et Mall que certains d'entre vous ont déjà soutenu, n'est-ce pas Chloé ? et que j'appelle vos autres leaders politiques à soutenir.

En fait, c'est une campagne qui s'inscrit dans People First qui demande en fait que la France, que l'Union européenne demande exige que la Russie libère ses prisonniers politiques qui eux aussi sont détenus dans des conditions très très dures. Là sur la sur ce poster, vous voyez par exemple Igor Barichnikov qui est un retraité russe qui a une tumeur qui qui a une sonde dans l'abdomen et un cathétère qu'il doit nettoyer lui-même en prison. Vous voyez aussi Alex Gorinov qui est un élu municipal de Moscou qui a une des problèmes pulmonaires et il a même été diagnostiqué d'une tuberculose en prison et nous ne voulons surtout pas qu'il y ait de nouveau des assassinats de d'opposants dans les prisons russes comme ça a été le cas avec Alex Navalni.

Vous voyez aussi Fail Alsov qui est un militant indépendantiste et écologiste russe de la région de Bachertastan qui a été emprisonné pour 4 ans euh pour avoir défendu l'écologie de sa région. Maria Ponomarenko enfin qui est une journaliste russe qui a été accusée de diffusion de fausses informations sur l'armée russe parce qu'elle a dénoncé les actions de l'armée russe en Ukraine. Tous ces gens, ils sont notre fierté euh et nous demandons vraiment à ce qu'il soit soutenu de l'étranger sans ce soutien.

Il sombre dans le désespoir et l'oublie et on risque vraiment de les de les perdre. Donc je vous invite vraiment vraiment à faire tout votre possible, à porter leur voix sur toutes les scènes pour que cette cette résistance soit connue et qui soit soutenue. Et enfin, je voulais dire que face à ce retrait des États-Unis du soutien du monde libre, l'Europe a vraiment une place à prendre, à devenir le leader du monde libre, à soutenir les sociétés civiles qui sont vos alliés, qui sont vos alliés qui sont vos alliés dans la lutte contre les extrêmes, dans la lutte contre l'extrême droite et à vous engager de en fait nous on vous donne euh des idées, des leviers que nous avons besoin que vous portiez au niveau politique.

Et dans cette place de leader de du monde libre, il faut davantage s'investir financièrement auprès des sociétés civiles, accueillir les exilés, comme vous le disiez très bien tout à l'heure déjà, les exilés parce qu'aujourd'hui la coordination de la société civile dans des pays euh dans des pays qui sont dirigés par des autocrates et des dictateurs, la coordination, Elle se fait depuis l'Europe et il faut soutenir ces coordinateurs qui sont en exil, leur donner des visas, des titres de séjour, leur donner la protection internationale et bien sûr soutenir les médias indépendants et travailler davantage avec les journalistes d'investigation euh russe parce qu'ils connaissent très bien les méthodes de manipulation du Kremelin. Voilà quelques idées. Merci Olga.

Je vais je vais profiter avant de passer la parole à notre camarade Eyou Dorou du parti en en Turquie. Je voudrais saluer dans la salle, je les ai pas vu en revenant cet après-midi, mais je voudrais saluer nos camarades ukrainiens du Congrès mondial des Ukrainiens qui sont avec nous. Je voudrais saluer notamment Volodimir Kogoutiak qui est un de ceux qui incarne ce combat en France pour sensibiliser nos compatriotes et l'ensemble de nos concitoyens à cette nécessaire résistance en solidarité avec eux.

Chery je voudrais avant de te passer la parole d'abord te dire toute l'amitié qui qui voilà nous anime dans euh ta présence aujourd'hui, toute la fraternité qu'on veut t'exprimer et je voudrais notamment à travers toi et à travers l'ensemble des militants kurdes saluer aussi nos amis turcs puisqueen fait nous avons l'honneur le plaisir d'avoir avec nous des camarades du parti républicain du peuple du CHP qui eux aussi après des des années de combat des Kurdes qui ont été parmi les premiers à être arrêtés en Turquie par le régime d'Erdogan. Je pense au maire d'Emistas il y a il y a bientôt 10 ans. Aujourd'hui, c'est notre camarade Écrem Imamoglou, le maire d'Istanbul qui est dans les jaules d'Erdogan.

Il faut que l'on soit bien conscient qu'aujourd'hui il y a une une tentation totalement assumée, décomplexée d'Erdogan d'empêcher toutes celles et tous ceux qui veulent incarner l'alternative demain en Turquie. Et je voudrais te dire avant de te passer la parole que nous sommes avec eux, que nous sommes résolument engagés auprès d'eux. Cher Ayou, il faut qu'on puisse se mobiliser en résistance à Erdogan, donner une perspective européenne à la Turquie, à l'ensemble des combattants kurdes qui se battent pour le multiculturalisme, le dialogue entre l'ensemble des des communautés qui composent et la Turquie, mais aussi le RJAva jusqu'en Irak et en Iran.

Et que l'ensemble de nos amis et de nos frères du combat donc en l'occurrence curde puisse avoir des relais en France. Je te passe la parole cherou. Bonjour.

Euh merci beaucoup, merci beaucoup à Parti socialiste de nous donner cette opportunité de parler sur la situation des Kurdes et aussi sur la situation politique de la région. Euh donc je représente le parti Dem 3e force politique en Turquie et aussi je présente les Kurdes et nous sommes aussi divisés entre les quatre états dans cette région, l'Iran, l'Irak, Syrie et la Turquie. Et malheureusement euh depuis euh la Seconde Guerre mondiale, on se trouve dans cette région qui était dans le temps verso de la civilisation, dans l'antiquité, mais aujourd'hui se se trouve dans les conflits des guerres et de toutes les discussions de territoire cette région.

Euh notre partie, c'est un parti euh qui défendent bien sûr droit toutes les minorités ou le peuple minorisé dans cette région aussi. une autre partie qui qui intègre pas seulement les curs aussi toutes les autres minorités qui sont peuples minorisés comme les Arméniens, comme les assuraldéens comme toutes aussi les religieuses minoritaires dans cette région. Donc pratiquement euh le gouvernement actuel ne respecte pas les résultats des élections.

Nous avons aussi vu la situation actuelle, mais nos mères qui ont été élus euh avec 80 % 90 % des voix ont été systématiquement destitués par ce régime. Et c'est trisème fois que nos mères ont été détenus, destitués et nommés par le gouvernement d'Erdogan, des administrateurs qui faisaient la politique de partie de LAAKP. Mais ça se trouve aussi qui première fois aussi qui était réduit seulement les Mercur qui étaient en prison et c'est maintenant c'est le cas de CHP aussi.

Ils ont commencé de mettre aussi les maires de Parti social-démocratique en prison. Ils ont commencé avec les maires d'origine kurde à Istanbul, mais après on sait que le maire de Istanbul a été aussi élu aussi avec notre soutien. Donc c'était un maire aussi commun aussi.

Donc c'est pour cette raisonlà nous condamnons aussi cette politique de la Turquie qui systématiquement met les élus en prison. De notre parti, il y a des des milliers de personnes militantes, députés, maire, ancien maire qui se trouvent aujourd'hui en prison. En même temps, nous avons un procès politique, nous avons aussi un processus de négociation avec ce gouvernement.

Depuis le depuis cette année, il y a une conversation avec le gouvernement actuel pour trouver une solution politique. D'abord, tous les partis politiques aussi, ils sont favorables à une solution politique de la question curte en Turquie parce qu'ils sont aussi il y a pas autre solution. la guerre qui a continué jusqu'à aujourd'hui n'est pas donné une réponse politique.

Donc mais actuellement le gouvernement de Erdogan demande les désertements de côté des militants kurdes et le côté kurd demande aussi pour désarmement il faut changement des lois, il faut changement de la constitution, il faut reconnaissance du peuple kurd, reconnaissance de la langue curte pour commencer des armoandes. Donc pour l'instant, on peut dire que cette négociation qui a été jusqu'à aujourd'hui très positivement vue par toute la population en Turquie est bloqué et bloqué demande aussi un soutien international pour débloquer cette cette négociation qui se trouve dans en ce moment-là en Turquie. Donc nous demandons aussi que le le pratiquement président de cette négociation de côté curde le président le Djalan soit totalement libéré.

Actuellement il se trouve toujours en prison. Il continue de mener cette négociation avec le gouvernement turc mais on demande aussi la libération. Donc la situation globalement au Kurdistan aussi ça et c'est comme notre ami Dyan a expliqué se trouve dans une position assez compliquée avec toute cette guerre nouveau qui se éclate dans les régions aussi les villes Kurdes occan Kurdistan d'Iran sous l'occupation d'Iran ont été touché aussi la situation va influir sur notre trois quatre parties de Kurdistan dans cette région.

Donc je pense que aussi la solution de tous ces conflits-là passe par une reconnaissance des droits de hautmination des peuples comme les Palestiniens, comme les Kurdes, comme toutes les autres et aussi demande de respect de la démocratie parce que nous pensons que la solution passe vraiment par une démocratie dans cette région et en tant que parti politique, nous défendons un système confédéral démocratique pour pouvoir trouver donner solution à tous ces conflits qui commencai C'est depuis des années, des années qui affectent toute la région économiquement, politiquement, culturellement. Merci beaucoup. Cher Ange, je vais te proposer de prendre la parole directement pas donc Ange Papolongi qui représente avec nous l'Union démocratique populaire socialiste qui est en fait notre parti frère en République démocratique du Congo et ça me permet de saluer notamment notre camarade Félix Tissékekedi qui est aussi un leader Olivier à l'occasion de le croiser dans les réunions de l'international socialiste avec Pedro Sanchez. je te prie, c'est à toi.

On est ravi aussi de t'accueillir cher Ange. Merci. Bonjour à tous.

Merci beaucoup. En tout cas, c'est un grand honneur d'avoir reçu cette invitation de votre part et je suis monsieur Ange Pabolangi, secrétaire national adjoint à l'international socialiste de l'Union pour la démocratie et les progrès socials. Donc en sigle l'UDPS Tsekedi, le secrétaire général du parti, monsieur Gustin Kabuya, qui fait aussi office du président du parti étant empêché.

C'est pour cela que je l'ai remplacé depuis hier. J'en profite aussi pour féliciter le camarade Olivier Fort son élection en qualité de premier secrétaire du Parti socialiste. Je salue aussi tous les panélistes qui sont intervenus ici.

Je suis ravi aussi d'être en face d'être avec à côté de monsieur Magette qui était ministre président du gouvernement Wallon puisque j'ai aussi étudié en Belgique. En fait, en résumé, l'UDPS, c'est un parti de l'international socialiste. Nous sommes au pouvoir.

Mais pour comprendre un peu le contexte de la République démocratique du Congo, la RDC, le Congo a eu son indépendance en 1960. Euh la première législature était de 60 à 1965. Elle a été interrompue par un coup d'état.

J'aimerais ici rappeler à l'assistance que en 1964, lorsque les institutions fonctionnent au Congo, l'Espagne ici à côté l'Espagne est sous une dictature. Donc le Congo avait déjà vécu l'expérience démocratique en 1964 et elle sera interrompue par le président Mobutu. Il il s'en suivra une dictature féroce atroce.

Et notre parti du sera créé en 1982 avec comme un des leaders le père de l'actuel président à savoir monsieur le docteur Étien Tisekedi. Nous allons cheminer dans un espace de dictature à partir de 1982 et en 1990 après la chute du mur de Berlin, les mouvements démocratiques qui commençaient à voir le jour en Afrique avec l'appui notamment de nos alliés du PS français dont notamment monsieur François Mitteran après son discours de la Baule euh il y a eu ses vents de démocratisation et notre parti a joué ce rôle historique. de combattre la dictature de monsieur Mobutou.

Et en 1990 91, il a eu la l'élection de à la conférence nationale souveraine de notre leader de l'époque, monsieur Étien Tisekedi, mais malheureusement, il ne pourra pas exercer son mandat de transition parce que la dictature de Mobutu était très très féroce. Pour entrer maintenant dans le vif du sujet, qu'est-ce qui se passe puisque beaucoup de gens ne comprennent pas la situation de la guerre à l'est du Congo ? En 1994, lorsque le conflit éclate au Rwanda entre le Utou et le Tuti et que le militaire de de monsieur Paul Kagamé abattime, l'avion du président Abberimana, ils s'en suivront un génocide.

Et le conseil de sécurité des Nations- Unies va demander aux aïes de l'époque d'accueillir le réfugiés, des millions de réfugiés qui devaient traverser le Rwanda pour se pour pouvoir trouver refuge au Kivou. Mais ces troupes, ces réfugiés qui sont entrés, l'armée de de monsieur Kagamé s'est servie de ce bouclier pour agresser l'est de la de la RDC et causer des millions de morts et nous avons des victimes jusqu'aujourd'hui. Ce rappel est historique pour que vous compreniez un peu la situation.

Euh en 97, lorsque le maréchal Mobutou partira, les troupes de Laurent Désiré Kabila appuyé par l'armée de Kagamé euh vont occuper la la RDC et jusqu'à l'assassinat de Laurent Kabila en 2001. Joseph Kabila qui prend le pouvoir, il va un peu aller dans cette même lignée. Nous nous avons toujours continué à nous battre avec nos camarades socialistes que vous êtes à travers le monde parce que nous pensons que il est possible d'avoir la démocratie au sein de l'Afrique.

Notre leader, le président actuel pour aller rapidement lors des élections de 2018 va remporter démocratiquement les élections. J'avais eu la chance aussi de couvrir ces élections au mot puisque pour la première fois les Congolais de l'étranger devaient voter et les élection de notre diaspora avait été organisé aux États-Unis, au Canada, en France, en Belgique et en Afrique du Sud. Et c'est moi qui étais chargé de campagne de notre président et le président TSEK a gagné les élections dans tous les cinq pays de la diaspora.

En 2023, il a été réélu mais une guerre a encore éclaté au moment où je vous parle. Des femmes sont violées, des enfants sont maltraités dans l'est de la République du Congo où il y a des pillages et les experts internationaux ont ciblé clairement monsieur Paul Kagamé comme étant l'instigateur de toute cette déstabilisation. Dernièrement, le conseil de sécurité vient de d'adopter la résolution 2773 qui exige l'arrêt immédiat de combat. ce qui exige euh qu'on puisse euh que les troupes étrangers quittent le Congo pour que le Congo puisse se pacifier.

Nous sommes là, nous sommes un parti politique démocratique. Nous pensons, comme je l'ai dit tantôt, que la démocratie est possible mais nous avons besoin du soutien de nos amis français puisque la France est un pays membre du Conseil permanent euh du conseil de sécurité. Donc la France a un rôle joué, un rôle important à jouer.

Donc je pense que c'est un grand honneur d'être ici. Mais vous devez comprendre que l'UDP se bat chaque jour pour que la démocratie, comme je vous l'ai dit, en 64, nous étions un pays démocratique pour que cette démocratie puisse continuer puisque le Congo a un potentiel énorme, un potentiel de richesse qui pourrait demain profiter au monde entier. Mais il ne peut pas y avoir de développement s'il n'y a pas la paix.

Donc notre message est clair. C'est cela que je voulais vous dire. Je vous remercie chers camarades.

Merci merci d'être là avec nous et merci pour tous ces témoignages qu'on a entendu aujourd'hui. On sait combien la situation est difficile en particulier avec les viols de masse en RDC et nous sommes solidaires évidemment de tout ce qui est en train de se passer. Alors, nous avons parlé à travers tous ces témoignages de l'horreur, des atrocités que des gouvernements d'extrême droite peuvent peuvent faire à l'étranger comme en Europe.

Et on se pose toujours cette question. On a malgré tout une montée inexorable qui paraît inexorable en tout cas de l'extrême droite partout en Europe. Donc on se demande comment les arrêter avant qu'ils arrivent au pouvoir et qu'ils mettent à mal nos démocraties.

On a un peu un village d'irréductible gaulois, un exemple, un contree-exemple en Europe de cette montée de l'extrême droite et des populismes. C'est la Wallonie et la Belgique francophone de manière de manière générale. Alors Paul Magnette, on est très heureux de t'avoir ici.

Tu es président du Parti socialiste en Belgique francophone qui est mon deuxè parti. Donc je suis très heureuse aussi de t'accueillir ici. Euh est-ce que tu peux nous dire un petit peu comment est-ce que vous faites, pourquoi est-ce que l'extrême droite ne monte pas en Belgique francophone, comment est-ce que vous résistez et nous donner un petit peu des billes pour résister à notre tour contre la montée de l'extrême droite ?

Merci beaucoup. Merci. Merci Cécilia.

Merci chers amis, chers camarades, qui suis-je pour donner des conseils et des leçons, mais peut-être tout simplement les partie socialiste en Europe qui résistent à l'extrême droite sont-ils ceux qui sont tout simplement eux-mêmes, sont tout simplement socialistes, fiers de l'être et avec force et vigueur ? Et mon cher Olivier, au nom des socialistes belges, je voudrais d'abord apporter mes plus fraternelles salutations à tous nos camarades français et à toi en particulier mes plus chaleureuses félicitations. Alors et je vais faire très court Dylan promis.

En écoutant les amis et camarades qui se sont exprimés avant moi, je me dis que nous aurions toutes les raisons de désespéré. Il faut remonter très loin dans l'histoire de la politique internationale pour trouver un moment où on a à la fois autant de conflits violents, autant de facteurs d'instabilité, autant de dérives autoritaires et de remise en cause des institutions multilatérales et une tragédie aussi innommable que celle qui se produit sous nos yeux à Gaza. Et pourtant, nous devons chercher des raisons d'espérer parce qu'on ne peut pas désespérer des humains et parce qu'on ne peut pas désespérer les humains. et je voudrais en évoquer très rapidement trois pour nous les socialistes et qui sont des réponses que nous devons apporter et porter avec force et fierté face à l'extrême droite notamment, mais pas seulement.

La première, la première, elle a justement trait à Gaza. Face à Gaza, ce qui est terrible, c'est de voir bien sûr la complicité des Américains, mais aussi l'inaction d à sa division des Européens. Mais quand on a dit ça, il faut voir où sont les causes.

Les Européens, c'est qui ? Ce sont ces gouvernements de droite et d'extrême droite qui sont ouvertement complices du gouvernement Netaniaou. C'est Emmanuel Macron qu'on espérait voir en héros de la reconnaissance de la Palestine, mais qui a démontré ces dernières heures toute sa versatilité qui est décidément aussi superficiel et léger dans sa politique internationale que dans sa politique interne.

Mais face à ça, mais face à ça, il y a quand même eu ces derniers mois trois expressions politiques extrêmement fortes sur la tragédie de la Palestine. Il y a eu Antonio Goutérrez, il y a eu l'ancien ha représentant de la politique étrangère Joseph Borel et il y a notre camarade premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Et bien ces trois voix, ce sont trois personnes qui ont en commun d'être tous les trois des socialistes et des socialistes qui portent avec force l'internationalisme qui nourrit et qui coule dans nos veines.

Et il faut dire et redire. Et il faut sans la moindre ambiguité que nous continuons, nous les socialistes et même si on est minoritaire dire que quand il y a plus de 50000 morts, quand on utilise la famine comme une arme de guerre, quand il y a des accusations et demain des condamnations pour crimes de guerre et crime contre l'humanité, quand on est face à des situations comme celle-là, ça ne porte qu'un nom. Ça s'appelle un génocide. et que face au génocides ne pas agir c'est être complice.

Alors ça c'est les socialistes qui l'ont porter cette voix. Mais la deuxième raison d'espérer, c'est que sur ces questions sur Gaza, on entend beaucoup d'autres voix très fortes à gauche. C'est vrai, mais ces voix qu'on entend puissantes en solidarité avec Gaza à gauche, dans d'autres gauches, on ne les a pas entendu sur la Syrie.

On ne les a pas entendu défendre les dissidents russes ou les résistants ukrainiens. On ne les a pas entendu sur le génocide desigour en Chine. Nous les socialistes, nous sommes les seuls.

Nous n'avons pas les droits humains à géométrie variable. Nous défendons les droits humains partout avec la même force et avec la même constance. Et nous sommes les seuls à le faire.

Et puis la troisème et dernière raison d'espérer vraiment très rapidement, c'est que il y a tout un débat et c'est bien normal aujourd'hui sur la question de la sécurité, sur ce que ça signifie la sécurité, sur la manière dont il faut l'aborder. Il y a ce débat qui devient un débat budgétaire sur la norme des 5 % que l'OTAN voudrait imposer en matière de dépense de défense, une pure folie à mon sens, même si bien sûr il faut réinvestir dans notre défense et notre sécurité collective. Mais il faut dire et redire aussi que entre la politique interne et la politique internationale, il n'y a pas de saisure.

C'est le grand message de Jean Jorè. Il n'y a pas de démocratie, de liberté, de solidarité dans un ordre international menacé par la guerre. Il n'y a pas de stabilité internationale quand nos démocraties sont minées de l'intérieur.

L'un va avec l'autre. Et si les hommes et les femmes qui au creux de la résistance ont inventé les mécanismes de solidarité avec lesquels nous vivons aujourd'hui et qui ont fait les sociétés et le progrès humain que nous connaissons aujourd'hui, si quand ils l'ont inventé, ils lui ont donné le nom de sécurité sociale, ça n'est pas par hasard. C'est parce qu'ils savaient que c'est en investissant dans la santé, que c'est en investissant dans l'éducation, que c'est en investissant dans tout ce qui réduit les inégalités, la violence dans la société. que l'on réduit aussi le risque de dérive autoritaire et le risque de guerre.

Et bien ça c'est notre histoire et nous devons la rappeler. Et donc à ceux, je fais te fait une petite suggestion mon cher Olivier, à ceux qui disent il faut au moins 5 % de défense de dépenses dans la défense et bien disons-leur il faut au moins 15 % d'investissement dans l'éducation, il faut au moins 15 % d'investissement dans la santé, il faut au moins 15 % d'investissement dans les retraites. Et c'est comme ça que nous construirons des sociétés paisibles et des sociétés de tolérance et de respect.

Et c'est comme ça que nous aurons la paix. Merci chers amis. Merci chers camarades.

Félicitations et bon cond. Merci. Merci à tous.

C'est bon. C'est fini, hein ? Oui, c'est fini.

Merci. Merci. Merci à Cécilia, merci à Dylan et merci à l'ensemble de nos amis et camarades venus des différents pays.

C'était des témoignages évidemment forts, puissants. Ils avaient commencé devant une salle un peu parsemée et ils ont poursuivi devant une salle pleine à craquer. Merci pour eux, merci à eux.

Et donc, j'ai la responsabilité d'introduire cette séquence où vont s'exprimer les différents textes d'orientation, à la conclusion de laquelle nous entendrons Boris Valot et Nicolas Mailler Rossignol. Et puis ensuite on enchaînera immédiatement sur une séquence consacrée et ça en intéressera un certain nombre dans la salle aux élections municipales qui sera notamment animée par Hélène de Comarmont mais on aura l'occasion d'y d'y revenir. Et donc dans un intervalle, je vais appeler si la technique est prête et on dirait que c'est bon.

Je vais appeler pour commencer cette séquence. Chloé Ridel et se prépare Mélanie Thomas et Béatrice Acné Robin. [Musique] Chloé Ridel pour 4 minutes.

Amis, chers camarades, vous m'entendez bien ? Nous venons de conclure une magnifique séquence sur la réaction des socialistes face à l'international réactionnaire qui se constitue. Et la première chose que je voudrais dire, c'est que ce lundi, j'étais à Montargie pour manifester avec les forces syndicales et nos partenaires de gauche pour défendre nos valeurs alors que se rassemblait le pire de l'extrême droite européenne au même endroit que nous.

Orban, Salvini, Abascal, tous invités par Marine Le Pen et Jordane Bardella qui sous leurs atours présentables ont cautionné les pires discours racistes, misogynes autoritaires et climatosceptiques. Cette extrême droite qui perce partout en Europe et dans le monde, elle s'organise dans une nouvelle internationale qui s'en prend à nos libertés, à l'égalité, qui détruit la fraternité, qui aux États-Unis censure les scientifiques et déporte les immigrés, qui nie la nature même du réchauffement climatique, qui s'allie pour abattre le droit international de Poutine à Trump et Netaniahou. Nous savons que l'histoire n'est pas une marche irréversible vers le progrès humain.

Nous vivons un moment qui peut entraîner la France, l'Europe et le monde vers une régression sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Alors, soyons lucide. L'international d'extrême droite est aujourd'hui plus audible et plus visible que l'international à laquelle nous appartenons qui est l'international socialiste.

Ils sont mieux coordonnés que nous, plus clairs que nous et cela ne peut plus durer parce que jamais nous n'avons eu autant besoin de la gauche face au retour de la guerre généralisée, face à la concentration des richesses, face au défis posés aussi par exemple par l'intelligence artificielle sur l'emploi et pour nos démocraties. Nous devons immédiatement renforcer nos liens et donner de la force à nos idées par-delà les frontières. Et en France, nous devrons y prendre part en refondant immédiatement le projet socialiste pour le 21e siècle qui ne sera pas juste un simple programme pour la prochaine échéance présidentielle, mais qui sera une nouvelle matrice politique fidèle à notre histoire, celle du mutualisme, du solidarisme, du socialisme, de l'internationalisme et qui nous projettera vers l'avenir avec des idées fortes qui doivent nous rendre plus lisibles et plus audibles.

Comme le disait Nicolas Mathieu dans une vidéo ce matin, nous devons de nouveau croire en notre utopie. Et notre utopie, c'est un ordre mondial d'abord qui fera primer le droit sur la force et la coopération sur la compétition. Nous sommes internationalistes et pas nationalistes ou souverainistes parce que nous ne croyons pas à l'indépendance des nations.

Ça n'existe pas. Nous sommes tous sur terre interdépendants. Le Covid l'a montré, le réchauffement climatique aussi.

Aucun des défis du 21e siècle ne connaît de frontière. et jamais nous n'avons eu autant besoin de coopération internationale. Alors ne laissons pas la scène à tous les nationalistes autoritaires et au brut de tout poil.

Notre utopie enfin c'est une France fraternelle, métissée, écologique, antiraciste qui réalise la promesse républicaine et démocratique. Nous nous inscrivons en rupture et je le dis en rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron depuis 8 ans. Car nous ne croyons pas dans le césarisme présidentiel, pas plus que nous croyons dans la théorie du ruissellement.

Nous sommes mutualistes, solidaristes, socialistes parce que nous croyons que la solidarité est non seulement un impératif moral mais une sécurité comme l'a dit Paul Magnette avant moi. Quelle est aussi la condition de l'efficacité économique ? Nous voulons à travers notre projet réconcilier une société française qui est fracturée, archipélisée par des inégalités sociales, territoriales, scolaire, par le racisme et et l'antisémitisme.

Cette fracturation du peuple français, elle fait le lit du vote d'extrême droite et elle favorise, elle facilite le pouvoir d'une oligarchie financière et médiatique. le rôle du socialisme et de lutter contre cette concentration du pouvoir, d'agir pour l'égalité, la répartition des richesses, la justice fiscale, l'éducation et la culture pour tous pour le pouvoir des travailleurs pour la préservation des biens communs face aux infinis face aux appétits infinis du profit. Notre héritage, ce sont les congés payés, l'État providence, les radios libres, l'accord de Paris sur le climat aussi, l'amélioration des conditions de travail et c'est notre avenir.

Alors, faisons de la refonte de notre projet socialiste un moment collaboratif, vivant, ouvert au monde associatif, syndical et scientifique. Rassemblons-nous et écrivons ensemble ce nouveau chapitre de notre histoire. Merci Chloé. [Applaudissements] Mélanie Mélanie Thomasin pour 2 minutes 40.

Vous avez une petite horloge sous les yeux pour avoir un repère et se prépare Béatrice Sakni Robin et Fatima Ogbi. Merci mes chers camarades. C'est un honneur de prendre la parole au nom du TO. militante, député du finistère, je souhaite dire un mot sur la manière de construire notre contrat d'unité.

Nous ne pourrons pas continuer à dire de Paris que nous voulons de l'écologie sans nous confronter à la réalité humaine, économique, social des territoires où nous voulons faire vivre, faire gagner la gauche et le socialisme. La ligne, mes chers camarades, du parti ne peut être tranchée qu'à partir du moment où nous aurons travaillé ce point au risque de ne porter qu'un discours réchauffé déjà préempté à gauche et qui ne correspond pas à la réalité vécue dans la France rurale que nous prétendons défendre. travailler avec rigueur ensemble sur la question cruciale de notre rapport à l'économie dès lors qu'elle se frotte à notre environnement et nos ressources, la mer, la terre.

Cette économie fait vivre nos territoires, donne à vivre aux salariés, aux exploitants, aux producteurs, aux ouvrières et ouvriers des coopératives. Je suis entré au Parti socialistes pour les défendre. Nos territoires ne peuvent souffrir d'être mis sous cloche.

Pêche, agriculture, agroalimentaire. Dans les décennies à venir, notre pays ne peut pas dépendre, ne peut pas manquer, faire reposer l'alimentation des Françaises et des Français sur des importations. Notre souveraineté alimentaire doit pouvoir se construire à partir de nos territoires dans l'équilibre, la nuance, avec la boussole de l'agroécologie.

L'avenir économique de la France ne peut pas être celui de quelques start-ups de la tech. Nous ne voulons pas devenir en Bretagne ou ailleurs les militants des friches industrielles et agricoles. Nous devons être le parti qui défend l'élevage extensif, celui des prairies et celui qui défend la pêche raisonnée avec laquelle on apprend le partage des espaces dans les zones protégées.

Nous combattons La Caparm, celui des firmes des multinationales dans un commerce globalisé qui dérégule les prix, assèche nos filières, aggrave les concurrences des loyales, empoisonne les champs, les assiettes, la santé de nos enfants. La bataille contre le Mercosur est une bataille des socialistes à l'Assemblée et au Parlement européen. Combattre le libre échange de ses excès n'est pas une posture de circonstan.

Nos emplois, notre élevage, notre agriculture française et européenne sont en jeu. C'est une bataille prioritaire pour l'avenir agricole du continent européen. Lorsque des organisations tapent sur les collectivités locales gérées par les socialistes, tapent sur les pêcheurs, tapent sur les travailleurs de la terre et de la mer, remettent en cause la fierté de produire dans nos territoires, est-ce un horizon politique de les suivre ?

Fracturer et diviser le monde agricole, le monde de la pêche ne nous permettra pas de porter la réconciliation entre le discours des socialistes et celui des territoires ruraux. Nous avons la responsabilité de poser des constats, de proposer des solutions au service des transitions et au service du socialisme écologique. Cher Olivier, être écologiste sur les bancs socialistes ne se décrète pas.

Cela se construit dans le dialogue et le respect des territoires, des hommes et des femmes qui gagnent leur vie à nourrir le pays où les transitions sont des questions économique sensible. Pour concilier terrain et socialisme, soyons à la pointe dans nos formations et nos combats. Avec enthousiasme.

N'abandonnons pas la défense de l'humain, d'activité économique ancestral indispensable pour nos paysages, notre biodiversité, notre souveraineté alimentaire. à l'heure de réinventer, mes chers camarades, le socialisme du 21e siècle. Je vous remercie.

Merci Mélanie. Béatrice Acnis Robin pour 3 minutes et se prépare Fatima Hogby et Réy Branco. Chers camarades, au nom du, je vous parle de l'î, un département breton entre Rennes, Saint-Malot, Redon, Fougère, Vitré, le pays des Vallons et de Brosséande.

Notre terre est à gauche et socialiste depuis 50 ans grâce aux patientes conquêtes militantes de Rennes d'abord avec Édm Hervé puis Nathalie Peré et depuis 2004 du département et de la région dirigé aujourd'hui par Jean-Luc Chenu et Loï Chen Girard. Nos politiques de solidarité humaine et territoriale ont construit un réseau de services et d'équipement publics dense puissant facteur de cohésion sociale et d'inclusion. Pourtant, dans les campagnes comme dans les quartiers, les extrêmes montent inexorablement, tissent leur toiles, attisés par les prêcheur de haine, de colère et de division.

Adjointe à Ren dans le quartier populaire du Blô, je pense à Myiem, présidente d'une association qui face aux fracturations communautaires convoque régulièrement le vivre ensemble. Chers camarades, soyons attentifs aux mots, à leur subtilité. Ce n'est pas de radicalité que les Françaises et Français ont besoin, mais d'apaisement.

C'est à cet endroit que le Parti socialiste est attendu. Un grand parti républicain et populaire qui rassemble la société autour de valeurs fortes, la laïcité, le féminisme, l'Europe et de la nécessaire transition écologique. Le Parti socialiste doit répondre aux préoccupations quotidiennes des Français et des Françaises.

Pouvoir d'achat par la reconnaissance du travail à sa juste valeur. Accès aux soins dans les campagnes comme dans les quartiers. Logement digne pour toutes et tous.

Sécurité mes camarades aussi là où les trafics gangrainent la vie quotidienne de nos concitoyens les plus modestes et un bel avenir pour nos enfants avec une école publique de qualité, de légalité et de l'émancipation. aux européennes, l'extrême droite en Ilvila a fait plus de 22 % alors que les socialistes et place publiques étaient juste derrière à 18 %. Face à l'extrême droite à gauche, seul un rassemblement large mené par le Parti socialiste peut être gagnant.

Au municipal, nous aurons besoin de ces alliances pour l'emporter. Alliance ferme sur les valeurs évitant les compromissions, fractures et brutalisation dans laquelle la France insoumise nous précipite inévitablement. Pour la présidentielle, nous portons avec changer pour gagner l'idée d'une plateforme autour de valeur pour définir un projet pour 2027.

Cette idée semble reprise par le premier secrétaire Olivier Fort. Il y a probablement ici une piste pour l'unité des socialistes. Mes camarades, les Français nous regardent.

Ils attendent la gauche républicaine et populaire que nous incarnons. Nous devons être prêts, soudés et fort pour aborder les grandes échéances locales et nationales de 2026 et 2027. Merci à vous.

Merci Béatrice Fatima Hogby pour 4 minutes comme comme j'essaie de vous appeler avant essayer de vous de vous rapprocher de la scène. C'est fait un peu pour ça pour essayer de pas trop perdre de temps. Donc Fatima Obbi nous rejoint et se prépare Réy Branco et François Calfond.

Chers amis, chers camarades, le monde est en voie d'éparpillement, de dislocation, de bouleversement. Les crises internationales, les crises politiques, les crises climatiques s'entremellent, se nourrissent. Elle crée des réactions en chaînes qui plus que jamais font écho aux périodes les plus sombres de notre histoire.

Ce constat paraîtra peut-être alarmiste, il me semble malheureusement lucide. lucide à l'heure où le Moyen-Orient s'embrasse sous nos yeux. lucide à l'heure où le droit international se mue progressivement en armes des faibles et la violence en en loi du plus fort.

Lucide à l'heure où la diplomatie et la justice pénale internationale font chaque jour la démonstration de leur incapacité à agir, à faire cesser les conflits, à prévenir efficacement les crimes de guerre et les génocides. lucide à l'heure où le monde semble scinder en deux, enfermé dans une bipolarité entre d'un côté des démocraties libérales aux valeurs justes mais aux indignations à géométrie variable de l'autre des régimes autoritaires qui tirent profit de justes indignation pour imposer au monde leur terrible vision. La guerre est au cœur de l'Europe.

Le fascisme partout progresse. Le Moyen-Orient s'embrase. Les impérialismes américains, Russes et Chinois entendent dicter leur loi au reste du monde.

L'Afrique est prise en étau par deux impérialismes. D'un côté, la nostalgie néocoloniale, de l'autre la vité autoritaire. Nous devrons savoir qu'il y a là réuni tous les ingrédients politiques, économiques, géopolitiques et environnementaux pour nous amener doucement mais sûrement sur la bande de la guerre totale.

Hier, l'Iran a été frappé sur son sol de manière préventive par Israël. Chacun sait ici dans ce congrès toute la détestation que nous portons au régime des Molas, vecteur de déstabilisation de l'ensemble de la région et du monde. Mais posons-nous une question simple, chers camarades.

N'a-on pas déjà vu ça ? N'a-on pas déjà vu ce que ça donne lorsque tel ou tel entend s'ériger en gendarme du monde de l'Afghanistan à l'Irak, n'a-t-on pas vu ce que donnaient ces guerres préventives sans aucun fondement en droit international ? Être de gauche aujourd'hui, c'est regarder ce monde en face.

C'est comprendre ce qui se joue à Gaza, en Ukraine, au Sahel, en mer Méditerranée ou dans les rue de Tréran. C'est comprendre que le chaos ne connaît ni frontières ni barrière. Être de gauche aujourd'hui, c'est nommer ce monde avec des mots justes, sans honte, sans gêne, sans tergiversation.

C'est savoir affirmer qu'un enfant tué est un déchirement, un crime et une tragédie humaine, qu'il soit ukrainien, palestinien, israélien, yéménite ou soudanais. Être de gauche aujourd'hui, c'est savoir dire que l'invasion est une injustice. La colonisation un crime, l'apartaille d'une horreur, l'exil une forcé une déchirure et le génocide une abomination.

Être de gauche aujourd'hui, c'est savoironcer le génocide en cours à Gaza. Autant, comme nous savons su nommer, les atroces crimes de guerre duas ou ceux du régime de Poutine. Être de gauche aujourd'hui, c'est affirmer haut effort qu'un autre monde est possible. un monde fondé sur un droit international qui ne s'applique pas à géométrie variable selon que vous soyez puissant ou faible.

Un monde où l'ONU retrouve toute sa place où les clubs de riches du G7 au G20 sont ramenés à leur juste position. Un monde où le Conseil de sécurité des Nations Unies devra nécessairement être repensé dans sa composition et ses règles de vote pour empêcher par exemple qu'un véto puisse être opposé. Un monde où les pays rompent avec la fièvre fasciste et renou avec la passion internationaliste.

Un monde où la compétition entre les nations cède la face à la coopération entre les peuples. Un monde où la compétition entre les nations cède le pas face à la coopération entre les peuples. Je le répète encore une fois, un monde où l'aide publique au développement n'est plus la variable d'ajustement des budgets autoritaires au regard de notre histoire.

Un monde où l'Europe parle d'une voix forte, une voix de paix à la hauteur de ses valeurs. Un monde où l'Occident cesse d'être un moralisateur et accepte d'être instabilisateur. Le rôle historique de la gauche, ce n'est pas seulement de dire qu'un autre monde est possible, c'est de l'incarner, de le donner à voir dans la lutte et dans l'action.

Le rôle du Parti socialiste, c'est de ne pas rougir de ces prises de position. Ce n'est pas de se tenir à l'écart des luttes. Voilà le sens d'un engagement de gauche, d'un engagement socialiste, humaniste et internationaliste.

Ce concrète sous le signe de cet engagement. Merci et merci. Désolé de d'amputer ta conclusion mais l'essentiel avait été dit.

Rémy Branco pour 3 minutes 20. Chers camarades, quel plaisir de vous retrouver pendant ces 3 jours à Nancy. Je vous dois une confidence.

J'ai longtemps hésité à venir. Pas simplement parce que je redoutais les 10hures de train qui relie la vallée du Lotte à Nancy avec toutes les péripéties que peut me préparer la SNCF pour un tel périple. Mais parce que ce weekend, ce soir, c'est la fête de mon village.

Que des habitants, que des amis m'y attendent, que les associations ont travaillé dur pour la préparer et que je vous le dis du fond du cœur, ils ne comprennent pas ce que je fiche en ce moment à la tribune de ce congrès dans un parti politique. Parce que les partis politiques, il y a bien longtemps qu'ils en sont revenus. qu'ils ont sentiment qu'ils les ont abandonnés, qu'ils les ont parfois trahi, qui les méprisent parfois même.

Mais comment ne pas les comprendre ? Quand après avoir manifesté des semaines et des mois avec les gilets jaunes, le prix du carburant du fiou domestique a explosé. La République n'était pas là.

Quand les déserts médicaux ont atteint leur village angoissant leurs vieux parents, la République n'était pas là. Quand les narcotrafic ont fait les premières victimes chez les enfants de leur vallée, la République n'était pas là. Quand ils n'ont plus eu les moyens de payer les pades pour leurs propres parents, la République n'était pas là.

Quand les agriculteurs ont vu leur marche écrasé par les industriels de l'agroalimentaire et de la grande distribution, la République n'était pas là. Quand ils n'ont même pas eu les moyens de payer le reste à charge pour les épates de leurs parents, la République n'était pas là. Alors oui, chers amis, si je suis venu ici et pas la fête de mon village, c'est parce que je ne veux plus que ces angoisses que ces colères elles restent sans réponse à partir de 2027.

Et je veux que nouses trouvions des réponses et je suis convaincu que ce n'est pas ailleurs qu'ils les trouveront. Et ce que je crains par-dessus tout, c'est qu'ils aillent les chercher du côté de ceux qu'ils n'ont jamais essayé. Mais moi, j'ai pas besoin d'essayer le Rassemblement national pour savoir que jamais il me ramènera le moindre médecin dans mon village.

Jamais ilaccompagnera le moindre agriculteur dans la transition agroécologique. Qu'il se fout bien des remboursements des frais kilométriques de mes infirmières libérales. Qu'il se fout bien des restes à charge des épades.

Non, chers amis, la solution, elle est parmi nous. Elle est dans cette salle, elle est avec les socialistes. C'est nous les socialistes qui y a encore quelques années avons permis à ceux qui ont travaillé dur et trop longtemps de partir à la retraite il y a 60 ans.

C'est nous socialistes qui avons permis la prime d'activité pour soulager le pouvoir d'achat des classes populaires. C'est nous socialistes qui dans nos régions mettons des trains sur les rails comme en Occitanie salarion des médecins dans les déserts médicaux. C'est nous les régions socialistes qui proposons des épades à but non lucratif dans les landes.

C'est nous les socialistes qui embauchons les aides à domicile. Alors soyons fiers de cette histoire. Soyons fiers de nos actions locales, mais ne nous racontons pas d'histoire.

Ces victoires anciennes, elles seront bientôt effacées de la mémoire des citoyens. Ces victoires locales, elles nous vaudront des succès peut-être locaux, mais elles n'empêcheront pas les mêmes d'aller voter Marine Le Pen ou Jordan Bardella aux élections nationales. Et toutes les manifestations place de la République où les tractes antirastistes n'y changeront rien tant qu'ils n'auront pas le sentiment, la conviction que nous les socialistes, nous allons changer leur vie.

Alors, c'est le travail qui nous attend aujourd'hui et c'est pour ça que je me suis engagé dans ce congrès avec Boris Valot pour travailler sur la démarchandisation parce que qui ne voit pas que le marché envahit nos vies de la petite enfance jusqu'au pompes funèbres en passant par l'école à deux vitesses, la santé à deux vitesses, les épades à deux vitesses, l'accaparement des terres agricoles et même l'eau notre bien le plus précieux. Alors oui, travaillons chers camarades, mettons-nous au travail. Il nous faudra une académie le Bloom pour travailler ces idées, pour former les militants.

Il nous faudra le Nouveau populaire pour diffuser ses idées. Et j'y crois et je forme le vœu que dans 6 mois, je l'espère peut-être un peu plus, nous aurons un projet à leur présenter qui changera leur vie et que les habitants de mon village comprendront pourquoi ce weekend j'ai raté la fête du village. Et bien chers amis, je vous remercie d'y travailler à partir de maintenant.

Le changement, ça commence maintenant et ça se passe au Parti socialiste. Merci Rémy. Donc j'appelle François Calfond pour 3 minutes et se prépare Sophie Rock et Haïda Adizadé.

Mes chers camarades, je voulais d'abord vous dire la joie qui est la mienne de s'exprimer devant vous, moi qui a commencer dans ce parti à l'âge de 17 ans, mais aussi la responsabilité qui est la nôtre d'être les héritiers des fondateurs du Parti socialiste du globe, des militants socialistes qui ont pris leur responsabilité au moment de du congrès de tour en 1920. Ils ont ils étaient réunis à tour et acté l'affirmation de l'identité socialiste autonome, le parti des classes laborieuses, le parti des travailleuses et des travailleurs, le parti des opprimés. Ce parti, c'est celui de la démocratie contre la dérive bolchevique et sa dictature du prolétariat qui écrasait les libertés publiques.

Ce parti, celui de Bloom, celui que Bloom appelait la vieille maison. et notre héritage. Ce parti, c'est notre belle maison.

C'est cette belle maison que sont sorties les grandes conquêtes sociales du Front populaire dont nous sommes si fiers. les congés payés, la semaine de 40 he l'éducation populaire avec Robert Badinter. C'est l'abolition courageuse de la peine de mort quand une majorité du pays était opposée avec François Mitteran.

C'est la construction européenne, les grandes lois de décentralisation qui permettent à nos mères d'être si fiers et de nous accueillir. Par exemple, à Nancy avec Lion Jospin et Martine Ari, c'est la réduction du temps de travail à 35h. Il nous faut encore et toujours porter haut le drapeau d'un socialisme offensif et utile aux Français.

Être fier d'être socialiste, c'est toujours fidèle à ces valeurs. Je vous le dis avec solennité. Pour nouses, nous en avons parlé, il n'y a pas de double standard dans nos indignations.

Nous dénonçons le sort des enfants de Gaza et nous demandons tous unanimement, inlassablement la solution à deux états. Et je suis fier de m'exprimer à cette tribune. Je suis fier de m'exprimer à cette tribune et je peux dire sans m'excuser à gauche avec les iraniennes, femme, vie, liberté, de défendre les Afghanes invisibilisés par les Talibans, car c'est l'honneur de notre gauche, celle que nous chérissons.

Nous sommes la gauche des solutions. Être utile au français, c'est renforcer malgré des déficits habissaux, le service public de santé dont chacun constate la dégradation. C'est de l'éducation qui est d'abord un investissement pour l'avenir.

Et parce que nous sommes des socialistes conséquents, nous ne fermons pas les yeux sur l'inégalité que constitue l'insécurité que subissent d'abord les plus faibles d'entre nous et nous y répondons dans nos collectivités locales. Notre socialisme est national bien sûr, mais il est aussi européen. Ça fait allusion à notre table ronde précédente.

Avec Nicolas Schmidt, nous avons donné des droits aux travailleurs des plateformes ce véritable sous-emploi qui nous revient du 19e siècle. À nous de le faire appliquer maintenant dans nos pays. Nous avons imposé le SMIC européen et compté sur nous.

Nous obtiendrons la neutralité carbone en 2050 en embarquant les territoires relégués et les catégories populaires malgré les attaques de la droite et des lobbyes. Mes camarades, ne soyons plus le socialisme des supplétifs, celui qui reste dans le wagon de queue de la gauche. Alors que depuis toujours, c'est avec les socialistes qui dirigent que nous apportons de nouvelles conquêtes aux Français.

Au congrès tour, Léon Blum posa un constat qui raisonne durement et lucidement aujourd'hui. Il y a une question plus pressante que de savoir si le socialisme sera uni ou ne le sera pas. C'est la question de savoir si le socialisme sera ou il ne sera pas.

Gardons intacte la lucidité de Léon Bloom, la lucidité historique de Léon Bloom. Il éprouvera 20 ans plus tard. lors de son arrestation par le régime de Vichi, les conséquences de la fin de l'état de droit et de la soumission au régime nazi.

La résurgence de l'extrême droite, camarade, ce n'est pas seulement le passé, elle est face à nous. Le ventre de la bête immonde est encore fécond. Dans ce contexte, prenons conscience de l'impérieuse nécessité de proposer au pays un schéma d'ancrage démocratique réellement universaliste, porteur de nouvelles conquêtes sociales face à l'iminence du chaos.

Nous le savons, à gauche, dans le pays, personne ne le fera à notre place. Alors mes camarades, au moment de conclure, je vous dis pour l'histoire, pour nos camarades du passé et pour les défis de l'avenir, soyons unis au les cœurs et au travail. Je vous remercie.

Merci François. Et on accueille désormais Sophie Rock pour 4 minutes et se prépare Aida Adisad et Ellisabeth l'abeille. Chers camarades, je prends la parole aujourd'hui au nom d'homosexualité et socialisme HES, mais aussi en tant que militante féministe, profondément convaincu que notre projet socialiste ne peut être qu' projet d'émancipation pour toutes et tous.

À l'heure où les forces réactionnaires gagnent du terrain en France comme ailleurs, où les discours de haine se banalisent, où les droits fondamentaux sont remis en cause. Nous devons affirmer une chose essentielle. Les droits des personnes LGBT ne sont pas secondaires.

Ils sont constitutifs de notre vision de la République. Ce sont des droits sociaux et des droits humains. Et ces droits aujourd'hui sont attaqués sur les réseaux, dans la rue, dans les urnes, en Hongrie, aux USA.

Nous voyons monter la violence, les guetapans les discours transphobes légitimés jusque dans certains médias. Nous voyons les tentatives de censure, les offensives idéologiques, les paniques morales qui instrumentalisent les enfants et les identités. Mes camarades, nous savons que ces attaques ne viennent jamais seules.

Là où l'on attaque les personnes LGBT, on attaque aussi les droits des femmes. Là où l'on les identités trans, on cherche aussi à enfermer les corps dans des normes patriarcales, là où l'on refuse à deux femmes de fonder une famille comme en Italie. On l'autonomie des femmes à choisir leur vie.

C'est pour cela que nos luttes sont liées parce qu'elles ont les mêmes adversaires et parce qu'elles ont un même horizon, l'émancipation. Nous défendons une société où chacune et chacun peut disposer librement de son corps. Cela veut dire protéger l'IVG, garantir une PMA réellement accessible, permettre un changement d'état civil sur simple déclaration pour les personnes trans, mettre fin aux mutilations imposées sur les enfants intersexes.

Cela veut dire aussi des services publics de santé inclusifs. Nous défendons une société où l'éducation libère. Cela exige d'appliquer enfin la loi sur l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, de parler des corps, des désirs, des relations de manière non sexiste non été renormé sans jugement.

C'est une question de santé publique, de prévention et de justice. C'est aussi un levier de lutte contre les violences sexuelles LGBTI phobe. Nous défendons une société où toutes les familles ont les mêmes droits.

Il est temps de reconnaître pleinement les enfants nés par GPA à l'étranger, d'ouvrir la méthode repas pour les couples de femmes, de réformer en profondeur les droits de l'affiliation. Mais surtout, camarades, nous appelons un changement de matrice. Il ne suffit pas d'avoir une politique LGBTI.

Il faut que toutes les politiques publiques intègrent une grille de lecture LGBTI féministe. Cela veut dire des budgets, des évaluations, des référents, de la formation, de la représentation politique ouverte. Cela veut dire une stratégie intégrée de l'État aux collectivités avec les associations, avec les syndicats, avec les citoyennes et les citoyens concernés.

Camarad, la gauche ne gagnera pas de main si elle ne porte pas ses combats aujourd'hui. Il ne s'agit pas de diversité, il s'agit d'égalité, il ne s'agit pas d'inclusion, il s'agit de justice. Ce que nous portons, ce sont les droits de vivre, d'aimer, de lutter, d'être soi.

Et ces droits, nous les défendrons ensemble parce qu'ils sont la condition même d'un projet socialiste digne de ce nom. H est et restera à vos côtés pour faire de ces luttes des conquêtes. Ensemble, camarades, soyons la gauche qui n'a pas peur de dire ce qu'elle est et ce pourquoi elle se bat.

Merci. Merci beaucoup Sophie d'avoir porté cette parole. Je crois qu'Aida n'est pas là. auquel cas Élisabeth Labaille et se prépare Anapique et Jean-François Debas et Ellisabeth, nous avons 3 minutes.

Chers camarades, je parle au nom du TC. professeur d'histoire, syndicaliste à la FSU, je me suis battu toute ma vie professionnelle pour l'école publique et laïque. Socialiste, adjointe au homè, j'ai comme nous tous la laïcité au cœur, mais je suis au désespoir de constater combien elle est aujourd'hui à la peine et malmenée mettant au péril la République.

J'entends nos collègues qui nous disent leurs difficultés à enseigner, tel texte, telle discipline, à éduquer à l'esprit critique. Contestation, insulte, menaces augmente. Certains enseignants ont fait leur métier jusqu'à en mourir.

Et j'ai bien sûr une pensée pour Samuel Patti et Dominique Bernard. Aujourd'hui, je salue aussi je salue la mémoire de notre collègue assistante d'éducation qui aimait tant qui en est morte. Le parti, mais il le fait déjà, doit soutenir tous les fonctionnaires, agents publics, menacés ou attaqués dans leur fonction.

Les maires le font aussi bien sûr. Ils ont droit à notre solidarité active. Mais nous voyons plus largement à l'échelle de nos villes, nos quartiers que la laïcité est incomprise vue comme une succession d'interdiction alors qu'elle est un symbole de liberté car elle est dévoyée et instrumentalisée par les idées nausées à bondes de la droite et de l'extrême droite par des propos et des propositions de loi qui stigmatisent une partie de la population et fragmente la société. racisme, antisémitisme, gangrra de notre République.

Certains à gauche, je parle des mêmes que ceux dont parlait Paul Magnette, ont abandonné malheureusement le combat laïque et les valeurs universalistes pour des discours communautaristes. Ils s'en prennent aussi à nos camarades. Notre exigence de laïcité implique au contraire une volonté toujours réaffirmée de vivre ensemble au sein de la République en respectant la loi de 1905 dans tous ces principes.

L'école dont nous soutenons la finalité émancipatrice est en difficulté. Il lui faut des moyens supplémentaires pour qu'elle puisse accomplir sa mission. Or, des établissements privés et il n'y a pas que Stanislas particip à la ségrégation scolaire et sociale de la jeunesse bénéficiant de fonds publics.

Il faut les obliger à l'hétérogénéité, sinon il faut nous battre pour réorienter les fonds publics vers l'école publique pour qu'elle fasse société et développe l'esprit critique de nos enfants. Certains d'entre nous, les plus anciens avaient mené, hélas cétait ça a été raté à la fin, mais le grand combat pour le service public laïque unifié de l'éducation nationale. Il en reste un slogan.

La seule école libre, c'est l'école laïque. C'est ainsi au côté de politique ambitieuses d'emploi et de logement que nous rétablirons la République dans les quartiers où elle se meur. Nous fêterons le 9 décembre prochain le 120e anniversaire de la loi de séparation des églises et de l'État.

Il faut faire en sorte qu'il soit l'occasion d'une grande campagne pour la laïcité et la République. C'est un combat essentiel que nous pourrons mener avec tous les partenaires. Le TOC propose la constitutionnalisation d'une charte de la laïcité reprenant les deux premiers articles de la loi de 1905.

Nous proposons également la création d'un défenseur de la laïcité à l'image de ce qui existe pour le défenseur des droits. Merci Elisabeth. Oui, je voulais terminer en disant tout simplement vive l'école publique tous ensemble.

Tous ensemble pour la laïcité. Merci. Merci Élisabeth et j'appelle Annap.

J'appelle pour 3 4 minutes. Je 4 minutes pardon. Merci chers camarades.

Une nouvelle fois nous nous réveillons avec le sentiment que le monde est un peu plus violent et fracturé qu'il ne l'était hier. Les vents sont mauvais d'où qu'ils viennent. Partout dans le monde, les autocrates et les obscurantistes construisent leur puissance sur la force, la violence, la conflictualité et la fracturation de nos sociétés.

Les conflits d'aujourd'hui ne ressemblent pas totalement à ceux d'hier, à des opérations conventionnelles viennent s'ajouter désormais de nouvelles formes et de nouveaux outils plus insidieux tels que la désinformation, les cyberattaques ou encore les actes de prédation économique. Une constante néanmoins, alors qu'elles n'en sont jamais à l'origine, les populations civiles en sont toujours les premières victimes. Elles subissent les actions de groupuscules dont l'atrocité n'a d'égale que l'ignomini.

Elles subissent les agissements de pouvoirs politiques dont elle ne partagent que rarement les fondements décisionnels. Ainsi, les grands équilibres géopolitique des 80 dernières années disparaissent sous nos yeux et avec eux le multilatéralisme construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Les institutions internationales, la construction européenne avait fait naître l'espoir d'un monde où les règlements des clits ne passeraient par les armes qu'à la marge.

Il nous faut nous rendre à l'évidence. Nous assistons au retour de l'agressivité des grandes puissances. Le commerce et les échanges ne suffisent pas à la pacification du monde.

Nous convenons que le monde se recompose et que nous ne pouvons plus repousser à demain l'urgente nécessité de repenser notre sécurité collective, que nous devons repenser notre défense nationale, augmenter les moyens, trouver des nouveaux outils pour soutenir la résistance ukrainienne et répondre aux nouveaux enjeux de défense. Il nous faut aussi dire que l'Europe n'est pas seulement un outil au service des échanges économiques et de la sécurité territoriale. L'Europe, c'est aussi un projet politique qui repose sur des valeurs partagées.

L'ouit être à distance du quotidien de nos concitoyens, les enjeux internationaux et des defenses ont un impact concret sur la vie des françaises et des Français. industrie, droits de douane, dépenses militaires et taux d'emprunt, prix de l'énergie de façon positive ou négative, les sousbres sauts de la géopolitique mondiale transforme le lointain en urgence, poussent à la transformation de nos modèles sociaux et économiques. Notre modèle démocratique, écologique et social est menacé de l'intérieur comme de l'extérieur.

L'extrême droite divise les Français par le racisme, la xénophobie et les discours sur la sistana. La droite libérale comme conservatrice fragilise toujours plus le contrat social issu du CNR transférant le produit de nos cotisations sociale vers le capital créant les conditions de la division. Parce que déjà les droits se saisissent de l'ardente nécessité de faire face aux enjeux de sécurité pour évoquer des économies sur nos services publics, le financement de nos droits sociaux et remettre en cause les outils d'accès à l'égalité républicaine.

La gauche doit reconstruire du commun pour unir nos concitoyens. Saisouissons-nous de la question industrielle parce que c'est une question de planification de travail et de travailleurs. Saisissons-nous de la question de l'énergie et finançons ce qui permettra à la fois de sortir de notre dépendance au pays producteurs d'énergie carbonée et de faire notre bifurcation écologique.

Travaillons sur la culturation aux enjeux de défense de la société civile en donnant une plus grande place au débats démocratique et parlementaire sur ces sujets comme en éduquant à la désinformation et aux cybers attaques. Les sujets sur lesquels nous devons nous rassembler et sur lequels nous pouvons nous rassembler sont nombreux. Mais ne lâchons rien sur les valeurs que nous portons.

La paix à laquelle nous croyons est un objectif. Elle est inflexible sur les valeurs. Un arrêt des combats ne saurait être une paix.

La guerre ou le risque d'invasion ne saurait justifier le non respect du droit international ou le renoncement au traité de régulation de la violence. et l'éloignement culturel ne saurait justifier la remise en cause des droits humains. La paix n'est pas la remise en cause de ce que nous sommes.

Merci. Merci Anna. Donc, j'appelle Jean-François Debas et se prépare Sandrine Runel et Emma Rafovitz.

Jean-François pour 3 minutes 20. 3 minutes 20. Merci Luc.

Chers amis, chers camarades, je vous parle depuis un territoire, l'agglomération que je préside, celle de Bourcambresse dans l'un 140000 habitants avec un large tissu périurbain et et rural, un département qui a élu deux députés rassemblement national sur 5 et qui aurait pu à quelques centaines de voies près dans deux circonscriptions en avoir quatre sur c. Je vous parle de ce territoire qui n'est pas pauvre mais dont le corps électoral a massivement décidé de voter Rassemblement national. Il y a quelques semaines, j'étais dans une manifestation et je rencontre la fille d'un ancien militant du Parti socialiste, une femme d'une quarantaine d'années, aide soignante à l'hôpital avec son conjoint qui lui fabrique des camions chez Renault Trucks.

Il y a 20 ans, tous deux auraient voté naturellement à gauche et tous deux auraient voté probablement socialistes. Nous avons discuté de politique et je leur ai demandé finalement où ils en étaient. Et bien ils ont en était au fait que que nous proposez-vous ?

Nous ne comprenons plus, nous ne savons pas ce que les socialistes nous proposent. Chers camarades, que pensons-nous sur la réforme des retraites au-delà du fait que nous sommes opposés à la dernière réforme ? Que pensons-nous sur la manière de faire une écologie non productiviste, radicale, qui ne soit pas une menace pour les catégories populaires et moyennes de ce pays avec des solutions adaptées.

Que pensons-nous sur le nucléaire ? Que pensons-nous sur la démondialisation ? Que pensons-nous sur l'orientation de l'Europe ?

Et bien, pendant longtemps, nous avons été les généralistes de la gauche, ceux qui rassemblaient derrière eux l'ensemble et deux autres forces et qui finalement donnaient un sens à tout cela. Aujourd'hui, ça ne suffit plus parce que nous avons besoin de savoir ce que nous portons en propre. Et ça, chers camarades, nous devons le faire maintenant ensemble.

Ça n'est pas quelque chose qui peut-être sous-traité et avec le théobit Boris Valot, nous proposons de le faire et nous souhaitons le faire ensemble dans les mois qui viennent pour savoir ce que nous portons, ce que nous proposons aux Français d'un d'un qui soit intrinsèquement socialiste, qu'on puisse identifier à nous, que nous puissions porter dont nous puissions être fiers et qu'il soit porteur d'avenir. Nous aurons quelques mois pour le faire parce qu'ensuite nous serons dans le temps du rassemblement de la gauche. Croyons-nous réellement, chers camarades, que si nous arrivons avec quelques petites idées et un parti divisé 51 49 42 qui n'auraient pas su se rassembler, s'unir, travailler ensemble, mettre derrière lui ses haines recuites ou ses manques de confiance, croyons-nous vraiment que nous serons les meilleurs pour proposer à toute la gauche non mélançonniste de les conduire.

Croyons-nous que nous saurons les convaincre que c'est un ou une socialiste qui pourra demain porter le mieux les valeurs de la gauche face au Rassemblement national pour 2027 ? Alors oui, nous disons nous avec Boris Vallot mais avec l'ensemble des socialistes. Un, mettons-nous au travail et sachons que ce que nous proposons soyons sont fier, faisons faisons nos arbitrages et alors nous pourrons travailler avec les autres parce que plus personne ne peut gagner seul et convaincre que pour 2027, grâce à nous, avec nous, la gauche peut redonner de la lumière au pays.

La gauche peut battre le Rassemblement national. debout les socialistes. Merci Jean-François.

Alors, j'appelle immédiatement Sandrine Runel et ensuite Emaraovitz. Chers camarades, chers amis, avant 2027, il y a 2026 et les élections municipales représent crucial pour la gauche et pour notre parti. Crucial parce que c'est dans nos communes où nous détenons encore un arrancement local fort.

Crucial parce qu'elles seront l'occasion de démontrer que nous sommes capables non seulement de résister mais aussi de construire, d'innover et de rassembler. Depuis plusieurs années, les communes gérées par les socialistes sont plus que des laboratoires d'expérimentation sociale, écologique et démocratique. Ce sont nos maises, nos maires qui face à l'inaction de l'État ou à la brutalité de certaines politiques nationales, maintiennent la solidarité, protègent les plus fragiles et engagent des transitions écologiques concrètes.

Mais dans le contexte politique que nous connaissons, rien n'est acquis. Rien n'est jamais acquis. Scrutin après scrutin, nous le constatons, les fractures territoriales, sociales et économiques se creusent.

Les dernières élections ont montré le risque qu'il y avait à ne pas prendre suffisamment au sérieux ce sentiment d'abandon, le risque du Rassemblement national. Les municipales de 2026 seront donc une étape décisive pour notre parti qui ne serait être une réussite sans un parti fort uni à la sortie de Nancy. Un parti derrière chacun de ces candidats, un parti qui respecte ses candidats, un parti qui renoue avec le socialisme municipal, un parti socialiste qui incarne une alternative crédible, concrète et désirable.

C'est aussi une opportunité historique, celle de reconstruire la gauche par les territoires à partir des luttes locales, des engagements du quotidien et de notre capacité à apaiser les tensions de la société. Mais ne nous trompons pas, chers camarades, nous n'avons rien à prouver. Si nous devons démontrer aux français notre capacité à agir, nous n'avons pas à nous justifier de ce que nous sommes.

Nous socialistes, nous sommes déjà la gauche sociale et écologique. Alors cher Olivier, pas besoin de virages écolo. Depuis des années déjà et 2020 surtout, nos politiques dans nos territoires, dans nos villes sont écologiques.

Nos politiques sont sociales, nos politiques sont féministes. Nous menons ce combat depuis trop longtemps et nous ne transigerons pas entre la fin du monde et la fin du mois, entre l'urgence écologique et l'urgence sociale. Nous socialistes, nous ne sommes pas des révolutionnaires de salon.

Ceux qui préfèrent tout interdire, contraindre, ceux qui préfèrent les mots à l'action mais qui au final ne construisent rien. Chers camarades, nous devons être clairs. Chaque mairie gagnée, chaque équipe socialiste, chaque élu socialiste dans une commune sera une victoire.

Une victoire pour les socialistes, une victoire pour la gauche et une victoire surtout pour changer la vie. Une victoire pour être utile aux françaises et aux Français. Qui peut croire aujourd'hui ici que le Parti socialiste ne serait pas de gauche ?

Qui peut croire que nous ne nous battons pas pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin ? les malades, les retraités, les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les familles monoparentales. Réaffirmons nos valeurs, notre idéal de justice sociale, de solidarité, de bifircation écologique.

C'est maintenant que tout se joue. Allons-y sans détour mais avec détermination. Chers camarades, il n'y aura pas de 2027 sans 2026.

Alors, ne laissons à personne le soin de décider à notre place ce que doit être l'avenir de nos territoires. Constituons des fronts locaux qui sont des alliance sincère et clair. En 2026, la gauche peut et doit et j'aimerais vous dire va reconquérir des territoires, non pas pour le pouvoir mais pour changer la vie, pour redonner espoir et pour reconstruire une alternative à notre société.

Merci beaucoup Sandrine. Alors vont se préparer Boris, Julien Vosel et Claire Fita. Et en attendant, nous allons écouter celle qui je crois pour la première fois intervient dans un congrès sans être président de Jason socialiste.

Et Marafovitz. Mes chers mes chers camarades, permettez-moi d'abord de vous dire à quel point je suis heureuse de vous voir rassembler, de nous voir débattre ensemble à nouveau. Ce n'était pas une évidence il y a encore quelques semaines.

Ainsi va notre vieille maison. Parfois, elle plie, parfois elle tangue, mais elle ne ront pas, elle ne ront jamais. Merci à vous.

Merci à nous tous pour ce beau congrès. Le monde subit des bouleversements immenses, des ébranlements terribles qui peuvent balayer tout ce que nous avons forgé ensemble socialistes, républicains, européens depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La paix, le progrès social, le progrès vers les droits humains.

Mais les amis, rien n'est arrivé par hasard. Rien. Nous avons oublié dans notre aveuglement d'une mondialisation supposément heureuse que nous laissions peu à peu inexorablement des gens et même des peuples entiers sur le bord de la route.

Nous avons oublié dans notre aveuglement de la surconsommation, de la jouissance, de la possession que nous étions en train de porter des coûts mortels à notre planète, à notre biodiversité, à tout ce qui fait que nous pouvons respirer et vivre sur cette terre. Océan pollués, extinction massive des espèces, sol saturé, surpêche en forme de carnage, extraction minière forcenée, zone humides dévastées, Amazonie massacrée. Tout ce qui fait la vie, l'eau, la terre, les forêts, nous les mettons nous-mêmes en danger.

Ces avuglements ont provoqué des drames industriels, ont généré des monstres qui s'enrichissent à la mesure de l'appauvrissement des autres. Nous avons fabriqué nous-mêmes ces monstres qui menacent de nous engloutir. Aujourd'hui, nous sommes en train de nous réveiller car l'impensable se produit.

Qui pouvait imaginer un jour que notre ami américain, la plus grande démocratie du monde se livrerait pied et point lié aux chimères dangereuses de Donald Trump qui remet tout en cause, y compris l'état de droit, qui crée lui-même la crise à Los Angeles, puis on voit l'armée pour la résoudre. C'est Orwell sous nos propres yeux avec ses amis Miley, Poutine, Orban, ils interdisent les livres, ils chassent les personnes transgenre, ils interdisent les marches des fiertés, ils font appel chaque jour au pire sentiment pour asseoir leurs idées terribles, pour interdire tout ce qui les menace et se crée chaque jour leurs outils de propagande, partis politiques, réseaux sociaux ou médias d'extrême droite quand ils et quand ils son pouvoir, loi liberticide. C'est une machine qui se nourrit, se coopte et avance comme un rouleau compresseur.

Est-il normal qu'en France 5 milliardaires possèdent 90 % des médias et que 2 milliardaires règnent sur 50 % de l'édition ? Non. Et ce schéma, vous le retrouvez partout.

Ce schéma, c'est celui d'une internationale réactionnaire, d'une contreévolution nationaliste, conservatrice, dérégulatrice qui a compris bien mieux que les démocrates et les socialistes le pouvoir incroyable de la bataille culturelle. La dérégulation, c'est leur crédau. Il faut tout déréguler, les taxes, les marchés, les lois, les frontières, les filtres, l'état de droit.

Évidemment, tout dérégulé, tout cassé. Cette folie s'empare du monde et ne semble pas trouver de force à sa hauteur pour lui faire face. Mais je le pense pourtant, une force immense est capable de gagner face à ce rouleau compresseur si elle prend conscience de sa puissance.

Cette force, ce sont nous, les socialistes, les démocrates. Nous ne sommes pas des douveurs. Nous ne sommes pas des irresponsables.

Face aux marchands de la haine et du mensonge, nous devons fédérer parce que si nous fédérons, nous serons les bâtisseurs de la fierté partagée, d'une fierté généreuse qui porte nos valeurs et nos combats. Face aux réactionnaires, aux intégristes. Nous portons la laïcité et l'émancipation de toutes et de tous.

Nous ne préférons pas les molas au suprémistes ou l'inverse. Nous ne tombons dans aucun piège parce que les uns comme les autres sont des obscurantistes et nous toujours nous sommes du côté des Lumières. Face aux senseurs, face aux senseurs et à ceux qui veulent faire de la culture un outil de propagande pour l'extrême droite et les conservateurs, nous portons la culture, l'exception culturelle comme un incroyable moteur d'émancipation et de libération des peuples socialistes, français, nous avons une longue histoire.

Nous avons déjà affronté les ébranlements du monde. C'est François Mitteran qui a été le moteur de la puissante réconciliation franco-allemande. C'est Lionel Josin qui a affronté à Matignon les premières grandes crises sanitaires.

Ce sont les socialistes qui ont su faire tenir debout la République en 2015 quand nous étions frappés par les attentats islamistes. Ce sont les socialistes avec François Hollande qui ont accueilli la COP 21 à Paris. Je crois en notre force.

Elle tire sa puissance de notre fierté. Fierté d'être français, fierté d'être socialiste. Laissons passer, laissons parler les oiseaux de mauvais augure.

Je crois en ce qu'a dit François Mitteran. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. Et si camarades, nous nous rassemblons ici, si tous ensemble nous agissons, alors j'en suis sûr, ce chemin, il part de Nancy.

Merci camarade. Merci. J'appelle Boris Julien Vosel et se prépare Clafita et Julien Pradel.

Boris pour 315. Chers camarades, on l'entend à la radio, on le lit dans les journaux, on nous le répète lors des déjeuners de famille. Le Parti socialiste n'a pas d'idée.

Entre nous, nous savons bien que ce n'est pas vrai. Mais pour s'extraire de cette impression très ancrée, il faut parler de nos propositions et rassembler bien au-delà de nos murs. C'est la tâche que nous nous sommes fixés au cours de cette campagne, notamment en parlant de des marchandisation.

Alors, je voudrais continuer aujourd'hui en vous parlant de notre contrat social et du risque existentiel qui le menace. Nous risquons de voir se rétablir sous nos yeux une société d'héritier. En effet, au cours des 15 prochaines années, nous assisterons au plus grand transfert de richesse de notre histoire lié à la disparition de la génération du baby boom.

Ce phénomène que nous avons appelé la grande transmission représentera 600 milliards d'euros par an, l'équivalent de 20 % de notre produit intérieur brut. Dans un pays où une majorité de Françaises et de Français n'héritera de rien ou de si peu, où 10 % des ménages possèdent 55 % des richesse, cette grande transmission sera concentrée dans un tout petit nombre de familles. Et cela fait craindre évidemment la réapparition d'une société de dynastie patrimoniale dans laquelle soit on est doté d'un patrimoine, soit on est condamné car le travail ne permettra plus d'en constituer un par soi-même.

Cette situation, chers camarades, c'est l'aboutissement logique et ultime d'une société qui ne valorise plus le travail à sa juste valeur, mais rit tribu le capital rubi sur l'ongle. On envoie les exemples quotidiens. Pendant que les salaires, le pouvoir d'achat des professeurs, des métiers du soin, des agriculteurs diminuent, les revenus du capital explosent.

Et ces dernières décennies, il faut se le dire, nous socialistes n'avons pas toujours eu la vigilance et la détermination suffisante pour forcer ce rééquilibrage entre les revenus du travail et les revenus du capital. Alors, en socialiste, en républicain, nous ne pouvons pas accepter une société figée dans laquelle la mobilité sociale n'existerait plus. Nous avons des propositions pour y faire face l'impôt sur les grandes successions qui nous repartera 20 milliards d'euros par an pour financer des dépenses d'avenir collective.

L'éducation, la transition écologique, la recherche et nous sommes autour de cette proposition en train de bâtir une coalition large. Elle rassemble aujourd'hui à la fois toute la gauche, mais aussi des centristes et aussi des libéraux, notamment par des collectifs d'entrepreneurs, d'entrepreneuses qui partagent cette crainte de basculement dans une société d'héritier. Et c'est en bâtissant des coalitions larges à partir de nos idées et à partir de nos propositions que nous retrouverons une centralité et une crédibilité aux yeux des Françaises et des Français.

Je vous remercie. Merci beaucoup Boris. Donc nous allons maintenant entendre Claire Fita et se prépare Julien Pradel et Laurence Rossignol.

Chers amis, chers camarades, Jean Jour nous disait "L'humanité est maudite si pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement." Le combat des socialistes, c'est la justice sociale, c'est la lutte contre les inégalités, c'est la dignité humaine et le combat, le plus grand combat des socialistes, c'est la paix. La table ronde précédente le prouve encore.

Le projet de paix des socialistes, c'est ce que Paul nous a clairement décrit. cette vision globale de la protection, de la sécurité pour le travail, la santé mais aussi la défense. Dans ce combat pour la paix, nous avons besoin de l'Europe.

Il y a un an, chers amis, chers camarades, nous lançions une campagne pour une Europe puissance, une Europe souveraine, une Europe qui protège. Chers amis, chers camarades, depuis 1 an avec mes collègues députés européens, mais je sais vous tous au quotidien, nous portons cette vision aujourd'hui. Un consensus des forces proeuropéennes au sein de l'Union européenne émerge pour une Europe de la défense.

C'est une partie de la souveraineté que nous appelions de nos vœux. Oui, la défense, mais une défense pour pouvoir porter une voie diplomatique et ne plus être le nain stratégique, le nain diplomatique qui est aujourd'hui l'Europe pour pouvoir porter de manière plus forte bien entendu ce combat des socialistes pour la paix. Je voudrais vous alerter, chers camarades, et partager avec vous un choix politique crucial qui va arriver dans les mois qui viennent.

Ce choix, il n'est ni technique ni budgétaire, il est véritablement politique. La droite veut porter cet effort de défense sur un périmètre d'un budget européen constant. Cela signifie bien entendu diminuer, renoncer à des soutiens que l'Europe apporte déjà.

Elle pourrait peut-être mieux le faire mais elle le fait auprès de nos paysans, de nos agriculteurs, auprès de nos territoires pour la cohésion. Nous socialistes, nous nous portons un emprunt commune. Nous devons apporter une réponse solidaire à cette menace commune.

Notre responsabilité, chers amis, c'est d'empêcher que l'Europe soit le cheval de troit de l'austérité version militaire. Et vous devez savoir que dans ce combat, nous sommes très seuls à gauche au sein du Parlement européen. Nous sommes très seuls et je voulais vous le partager aujourd'hui dans le cadre de notre congrès du Parti socialiste parce que notre ADN c'est d'être indéfectiblement pro européen dans ce combat pour la paix et donc de porter cette vision qui protège qui protège autant en terme de sécurité mais bien entendu dans le cadre de nos conditions de vie de travail de solidarité.

Nous sommes pour une Europe sociale mais cette Europe sociale et bien aujourd'hui nous pouvons être totalement ligotés au tage d'une Europe de la défense qui serait portée uniquement par la droite. Donc chers amis, chers camarades, dans le cadre de ce congrès aussi affirmons cette vision proe européenne et surtout que nous ne voulons pas renoncer au contraire nous voulons porter cette Europe sociale autant que cette Europe souveraine. En faisant entendre notre voix et nouses choisirons toujours l'Europe des peuples et jamais l'Europe des renoncements.

Merci beaucoup. [Musique] Merci à toi Claire. Donc nous accueillons Julien Pradel avant d'écouter Laurence Rossignol et Jérôme Gedge.

Mes chers camarades, je viens du Midi Rouge devenu sibrin. Je suis le premier secrétaire fédéral de l'héros, élu d'une petite ville, une petite sous-préfecture rurale. Au lendemain du juin, certains ici se sont précipités pour expliquer que la grande primaire de la gauche pour 2027 était sauvé, que le pays avait besoin et la gauche avait besoin de radicalité.

Mes chers camarades, quand je rencontre les habitants de ma petite ville, ces questions ne les intéressent pas. J'ai besoin d'un lementement d'un logement décent pour mon enfant. J'ai besoin d'un service public, des transports efficaces pour trouver du travail.

Je suis en quelque sorte assigné à résidence sans permis de conduire dans un milieu rural. Je n'ai plus de médecin traitant pour mes grands-parents ou pour mes enfants. Dans ma commune, plus de 40 % des habitants n'ont pas de médecin traitant.

Alors, qui répond à cette question ? Certainement pas le RN mais certainement pas non plus la gauche radicale dans nos territoires. C'est Gael l'évêque maire de l'ODÈve de ma ville qui investit massivement dans la restructuration du centre urbain pour créer des logements sociaux.

C'est Michael de la Fosse qui développe un grand réseau de transport gratuit et public à l'échelle métropolitaine. C'est Carole Delgat qui salarie des médecins dans les les déserts médicaux. Mes chers camarades, à l'échelle nationale, malheureusement le vide.

Nous manquons d'une doctrine, nous manquons d'un programme. Alors chers camarades, travaillons. Travaillons en usant de la raison.

Nous avons besoin d'un programme pour une première échéance, celle de 2026, celle des communes, des municipalités qui est un moment fort et structurant pour notre parti. Nous avons besoin d'être le parti des services publics, le parti des communs, le parti de la ruralité, mais aussi le parti de l'écologie. Et en tant que premier fédéral, je dois ajouter une note.

Pour conquérir les territoires, pour conquérir la France, nous avons aussi besoin d'un parti efficace. Un parti efficace, c'est-à-dire qu'il faut réformer nos modes de scrutin, nos modes de fonctionnement. Une grande réforme statutaire doit être faite maintenant dans les fédérations, dans les sections.

Nous passons plus de temps à vérifier des listes d'hébergements ou en cacher des chèqus qu'à faire de la politique. Et si nous ne voulons pas devenir l'amical des élus socialistes, alors il est urgent de se réformer, mes camarades. Merci.

Merci beaucoup Julien. [Applaudissements] Et nous accueillons Laurence Rossignol avant d'écouter Jérôme Gadge. Chers amis, chers camarades, je vais aborder deux sujets qui resteront probablement dans les marqueurs de ce congrès.

Le premier qui a été qui est encore aujourd'hui à cet instant le sujet de débat et qu'il sera encore probablement par la suite qui est la question de notre proximité ou notre distance avec la France insoumise. Le deuxième qui est celui que le premier secrétaire a introduit il y a 48 he qui est celui de la radicalité et qui n'est peut-être qu'un seul et même sujet. La question de la France insoumise n'est pas une question tactique, électorale ou même opportuniste.

C'est avant tout une question programmatique. Et la raison pour laquelle nous devons dans ce congrès dire aux Français que non, nous ne gouvernerons pas avec la France insoumise parce que nous ne sommes pas d'accord et nous ne sommes pas d'accord sur des sujets majeurs à nos yeux. Bien sûr, il y a leur renoncement sur la laïcité, voir leur rupture, leur conception de la démocratie. leur rôle actif dans la montée de l'antisémitisme, leur positionnement géopolitique, leur identitarisme religieux.

Tous ces sujets-là, nous devons les affronter et nous devons leur dire où sont nos désaccords. Mais je voudrais introduire un autre sujet qui mérite d'être traité par nous qui est celui de la nature du capitalisme aujourd'hui. La France insoumise continue de considérer que nous vivons à l'air du capitalisme financier transnational.

Je vous propose que nous analysions le nouvénage du capitalisme avec les outils qu'on élaboré les premiers des socialistes. Où se fait aujourd'hui l'accumulation du capital dans le numérique ? Il y a 20 ans, six des plus grandes entreprises capitalistiques étaient des entreprises du numérique.

Aujourd'hui, 100 % des plus grandes entreprises capitalistiques sont des entreprises du numérique. Comment se diffuse l'idéologie dominante ? et bien tout simplement par les outils de communication qui sont aussi la valeur du capitalisme numérique qui maîtrise l'outil technologique les mêmes entreprises du numérique et enfin quelle est la matière première du 21e siècle au 19e siècle le capitalisme industriel s'est approprié les richesses naturelles entre autres par la colonisation aujourd'hui aucun besoin d'expédition colonial les ressources du capitalisme algorithmique ou numérique C'est nous, nos vies, nos sexualités, nos déplacements, nos données.

Et plus nous leur en fournissons et nous le faisons gratuitement et frénétiquement, plus les algorithmes sont gourmands et riches. Alors aujourd'hui, nous discutons des classes sociales de lubérisation. Par exemple, classe sociale atomisée.

L'ubérisation, c'est la conséquence de l'air du numérique. Et je voudrais qu'on ait un mot sur les réseaux sociaux. Comment est-il possible que nous ayons nous socialistes héritiers des premiers d'entre nous qui ont sorti les enfants des mines pour les envoyer à l'école ?

Comment avons-nous pu laisser au macronistes la régulation des réseaux sociaux pour les mineurs ? Nous avons failli et sur le plan du droit du travail et sur le plan du droit social et sur la le plan de la protection de l'enfance. Comment est-il possible que quand j'ai commencé le combat sur l'industrie pornographique il y a quelques années, j'ai souvent eu l'impression que mon propre parti me regardait comme une féministe farfelue, voire même un peu puritaine qui s'attaquait à quelque chose d'insurmontable, qui se ballait battait contre les moulins avant ou voire même qui se mêlait de la vie privée des individus.

Aujourd'hui, ce combat nous sommes en voie non pas de le gagner totalement mais au moins de le partager avec la société. J'aurais voulu que le monti en fasse lui aussi un sujet majeur de protection des femmes et des enfants. [Applaudissements] OK.

Alors le numérique, les réseaux sociaux, c'est aussi la vie politique d'aujourd'hui. Non non camarades, nos positions ne doivent pas être indexées sur les tendances sur les réseaux sociaux, les tendances majoritaires chez les followers de la France ou les followers des écologistes. C'est pas ça la politique.

Alors cher Olivier, tu cherches de la radicalité, je t'en propose. Il en faudra beaucoup pour affronter le capitalisme algorithmique et aussi nos propres partenaires de gauche dont c'est le business qui le nourrissent et qui en vivent car la radicalité principale aujourd'hui dans la vie politique elle est d'abord sur les réseaux sociaux. Elle n'est pas dans les attentes des Français.

Il faut conclure ? J'ai Je conclus. Cher Boris, tu veux démarchandiser la société.

C'est une belle idée. Alors, je te propose de commencer par démarchandiser nos cerveaux et organiser la résistance contre le numérique qui fait de nos cerveaux, de la sexualité des femmes, de la reproduction, une valeur marchande dans la société numérique. Merci.

Merci beaucoup Laurence et nos deux derniers intervenants avant d'écouter Boris Valot et Nicolas Mayer Rossignol, Jérôme Gedge et Johanna Roland. Mes chers camarades, c'est en militant socialiste inquiet, souvent en colère. parfois quelquefois dépité que je prends la parole devant vous.

Alors évidemment pas au regard des résultats du congrès. La vie est ainsi faite. J'en ai connu plusieurs.

Je redeviendrai minoritaire. Cela n'a rien de grave. Mon inquiétude, elle est évidemment celle que vous toutes et vous tous avez évoqué sur le caractère inéluctable du chemin que nous voyons se développer, se dérouler devant nous, celui de la victoire encore évitable de l'extrême droite lors des prochaines échéances.

Face à cette brutalisation, conflictualisation du débat politique que l'extrême droite la première avait instillé dans le débat public. Depuis des décennies, il ne s'agit pas par mimétisme de répondre par le même type de comportement. C'est ce que fait la droite courant derrière l'extrême droite à coup de proposition de Retaillot ou de d'Armanin.

C'est ce que fait même aujourd'hui le mal nommé socle commun avec un Gabriel Atal en perdition qui considère qu'il faut courir derrière les chimères de la droite extrême ou de l'extrême droite. Le chemin qui singulier qui doit être celui des socialistes, c'est précisément, et je cite souvent ces phrases de Jean Birnbou, dans ces périodes de brutalisation idéologique où la mauvaise foi dispute à la haine, le discours qu'il faut tenir est celui qui vous met tout le monde à dos. Je vous le dis mes camarades, c'est très contreintuitif de prononcer cette phrase dans un congrès d'un parti politique qui se dit et bien évidemment il faut pouvoir, comme l'a dit à l'instant Laurence avec justesse, essayer d'épouser l'air du temps, essayer de suivre le mouvement qui est imprimé désormais par les réseaux sociaux, par la punchline, par la petite phrase, par le fiel trempé.

Notre responsabilité, c'est d'avoir au contraire le courage de la nuance, celui qui permet par la complexité, par l'éducation populaire, par la recherche de la subtilité de ne pas céder à ce que Jor appel applaudissements imbéciles et les hués fanatiques. Les socialistes ne se reconstruisent pas en étant en phase avec ces Ué fanatiques. C'est eu fanatiques.

Mes chers camarades, en votre nom, je les ai essuyé ces dernières ces derniers mois et ce n'était pas une affaire personnelle, c'est une affaire qui concerne tous les socialistes. Quand je me rends à un rassemblement pour demander la libération des otages et qu'en prenant la parole, j'évoque la nécessaire protection des civils palestiniens et qu'à ce moment-là des hués fanatiques portés par les soutiens de Benjamin Detetahou me disent "Dégage, dégage ! C'est le socialiste équilibré et nuancé qui est mis à la porte." Quand je dis à Jean-Luc Mélenchon qu'il n'est pas possible et souhaitable de défendre la revendication de la Palestine, de la mer à la rivière, je défends la position historique des socialistes, notamment celle de François Mitteran à la CN7 en 1982 qui est celui de la solution à deux états, de la sécurité d'Israël et de la reconnaissance de l'État palestinien. et qu'à ce moment-là, à ce moment-là, je deviens le sioniste génocidaire pour Jean-Luc Mélenchon et les siens et que j'ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès que pour la première fois de ma vie, j'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément qu'il est devenu un antisémite avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables.

Alors, nous devons avoir cette nuance. Nous devons la revendiquer sur la laïcité, je n'ai pas le temps d'en parler, sur la République sociale, sur l'ensemble des territoires perdus de la République et de là où je suis, mes amis, je termine par là. Je suis un fervant défenseur du rassemblement de la gauche et des écologistes, mais je abjure collectivement, ne vendons pas notre âme aujourd'hui au nom de ces fanatiques.

Il n'est plus possible d'une manière ou d'une autre d'avoir la moindre point de contact avec ceux aujourd'hui qui abîme la gauche, qui abîme l'universalisme, qui abîme la la République, qui abîme la laïcité et qui se faisant abîme la République sociale chère à notre cœur. Merci. Euh merci Jérôme.

Et nous accueillons pour le dernier propos de ce round d'expression la mère de Nant Johanna Rolland. Bonjour à chacune et à chacun. Chers camarades, je ne peux pas commencer mes propos après Jérôme sans te dire mon cher Jérôme, les yeux dans les yeux, malgré la lumière, mon soutien, le soutien de tous les socialistes.

Sur ces sujets, nous devons être unis, rassemblés avec clarté. [Applaudissements] Chers camarades, des vents mauvais soufflent sur le monde. La table ronde qui nous a précédé a donné de nombreux exemples de cette internationale réactionnaire à l'œuvre.

Depuis l'opération que mène le duo Musk Trump malgré les quelques dissensions récentes, opération contre la vérité et la démocratie jusqu'au crime de guerre de Poutine en passant par la Hongrie de Victor Orban qui a servi de laboratoire à la naissance de l'illibéralisme. Reprise des médias de l'université de la justice flirte avec Poutine. instrumentalisation cynique de la figure du migrant pour cliver la société.

Ce personnage fait figure d'exemple à suivre pour tous les apprentis autocrates à commencé par Marine Le Pen. En Israël, c'est un autre front qu'a ouvert le gouvernement d'extrême droite de Netaniau qui bombarde et affamme tout un territoire au mépris de tout droit international. Nous avons toutes et tous ici socialistes condamné sans réserve l'attentat terroriste du Hamas.

Et nous n'oublions pas chaque jour qui passe les otages toujours retenus dans les jaules des terroriste islamiste. Mais le massacre, le massacre en masse de civil, de femmes et d'enfants, sous les yeux d'une communauté internationale par trope impassible ne peut que susciter des goûts et révolte. Des voix s'élèvent pourtant dans le monde pour appeler à mettre fin à ce carnage.

Un pays saint ne fait pas la guerre à des civils. Un pays saint n'a pas pour hobby de tuer des bébés et ne se fixe pas pour objectif d'expulser les populations. Ces mots ce ne sont pas les miens.

Ces mots ce sont ceux de Yair Golan, chef de la gauche israélienne. Alors oui, il est important de prendre la parole pour dire le réel et les mots existent. Crime de guerre, génocide.

Oui, génocide. N'ayons pas peur des mots, chers camarades. N'ayons jamais peur des mots.

Ce sont les mots justes qui doivent ouvrir les yeux, qui doivent fais de tout leur poids pour obtenir enfin le cesser le vœveux, la libération des otages, la fin de la mort des innocents, la fin de la destruction d'un peuple et de notre humanité à tous. Allez enfin vers la solution à deux États, position historique de tous les socialistes, aller enfin vers la paix. Alors mes chers camarades, l'international réactionnaire poursuit, harcèle, menace de mort dans bien des pays où tout ce qui est assimilé au progressisme et même à l'humanisme est une cible.

La France dans une autre mesure bien sûr n'est pas épargnée du projet péri de Pierre Édouard Sterrain qui mobilise rendons-nous bien compte 150 millions d'euros sur 10 ans pour soutenir l'extrême droite. Aux chaînes à la sauce Bolloré on retrouve ce discours de haine. Tous ces gens Tous ces gens essaient de nous imposer un récit qui serait soi-disant celui de la défense des traditions et des valeurs européennes.

Alors même qu'en réalité, chers camarades, il défend sa trahison la plus brutale, trahison de nos valeurs républicaines, de liberté, d'égalité, de fraternité, trahison de notre histoire d'accueil, de notre fierté de cette tradition d'accueil de peuple et de racines mêlées. Chers camarades, nous socialistes, ne nous laissons pas faire. Ne les laissez pas faire.

Dans un monde de ressources finies, cet internationale réactionnaire a très bien compris que leur système politique autoritaire servait le mieux leur course à la prédation. Après moi, le déluge, dit-il en quelque sorte vers leur comportement qui témoigne en réalité d'une sécession avec le reste de la société. C'est sessions fiscales quand on voit que les ultra riches paient en proportion bien moins d'impôts que les classes moyennes.

C'est session des lobby qui mentamment pour continuer à polluer davantage notre environnement. Alors chers camarades, non définitivement nous n'avons pas le droit à la dispersion. Il nous faut lutter de toutes nos forces contre l'extrême droite, mais aussi contre ses complices objectifs.

Cette droite libérale qui a perdu sa boussole républicaine quand elle s'oppose à la constitutionnalisation de l'avortement, quand elle propose d'envoyer des migrants à Saint-Pierre Miclon ou en Guyane. et ce pouvoir macroniste qui n'en finit pas, qui n'en finit plus sous couvert de leur pseudomodernité de miner les solidarité, de dégrader nos services publics, de nourrir la colère sociale et d'empêcher toute avancée écologique. Dans ce contexte, chers amis, chers camarades, nous n'avons pas d'autre choix que de faire de notre parti, de notre beau parti, un parti de résistance, mais surtout un parti qui doit incarner demaux mains l'espoir et l'alternative.

Et de ce point de vue, ce congrès, notre congrès y contribue d'abord parce qu'il témoigne d'une chose essentielle que notre parti est assez fort pour débattre avec envie, enthousiasme, parfois un peu vivement mais sans jamais rompre les liens. comme toi, cher Nicolas et je te cite, je crois que nous sommes tous socialistes et que notre seul adversaire, c'est l'extrême droite et la droite. [Applaudissements] Comme toi, mon cher Boris, je crois profondément que l'heure est à l'apaisement et au rassemblement. dans une époque saturée de bruit et de fureur où l'on oppose les camps plutôt que de confronter les projets.

Dans une époque où l'autoritarisme est à la mode, nous avons fait le choix, nous socialistes, d'un débat loyal, respecteux et exigeant, un débat profondément démocratique et donc profondément socialiste. Cela, chers camarades, c'est la marque d'un parti vivant, d'un parti fort. Mon cher Olivier, merci à toi.

Merci profondément et sincèrement toi qui a su relever notre parti quand peu se précipitaient au portillon. Toi qui a permis de relever l'énergie, de relever la tête. Toi qui a fait progresser objectivement le nombre de nos députés à l'échelle nationale et à l'échelle européenne.

Et moi, je suis fier de voir le travail de nos députés, de nos sénateurs, peu m'importe bien qu'ils soi quand un socialiste préside la commission d'enquête sur TikTok. Parce que oui, la régulation du numérique, ma chère Laurence, quand Fatia tient tête au Premier ministre qui se comporte sans dignité et qu'elle rappelle que nous sommes les garants, alors oui, nous sommes fiers d'être des socialistes. Collectivement, une nouvelle étape s'ouvre pour notre parti aujourd'hui.

Pour cette nouvelle étape, je veux un parti féminisé. Je veux un parti modernisé. Je veux un parti apaisé.

Oui, un parti plus féministe avec la parité vraiment en vrai sans exception et à tous les étages. Oui. Un parti modernisé en passant au vote électronique de nos adhérents, en formant mieux nos militants, en s'ouvrant encore davantage aux jeunes.

Et je veux saluer avec force les jeunes socialistes qui sont présents, nombreux ici et ailleurs. Merci à vous. Enfin, un parti apaisé sur la base des orientations qui ont été actées lors de notre congrès.

Camarades, l'heure n'est plus à regarder en arrière. L'heure n'est plus aux divisions ou à la nostalgie. Nous avons suffisamment parlé entre socialistes.

C'était sans doute bien nécessaire. L'heure est à parler au français. Une ligne stratégique a été choisie, actée, celle du rassemblement de la gauche et des écologistes autour d'une candidature commune.

La réalité, c'est que nous le faisons déjà dans nos villages, dans nos villes, dans nos métropoles. À Rouan, cher Nicolas, à vos envelin, chère Hélène. Soyons fiers chers camarades, chers amis de l'action menée par nos mères partout chez Clovis Cassan, Nadj Azaz, Benoî, Gc Jose, Jean-Paul Jandin, Hélène de Comarmont, Patrick Adad fan Chapé, Olivier Bianquille, Jfroid, Michel de la Fusse, Nathalie, Cédric Van Stevell, Marie Chavanon, Jean-François DB Trinb, Sébastien et tous les autres. et soyons fier d'être ici dans une ville ou un camarade et pour ce qui me concerne un ami nous a accueilli d'abord avec beaucoup de chaleur et beaucoup d'enthousiasme.

Je crois qu'on peut remercier tous les militants de Nancy qui permettent que ce congrès se débroule dans des connes conditions. Ici Mathieu Clin a fait basculer une ville qui n'était pas promise à la gauche. Je vous propose qu'ensemble nous faisions de Nancy et de la victoire de Mathieu Clin et de son équipe un signal d'espoir pour tous les camarades qui en mars 2026 vont être en conquête.

Disonsleur que tout le parti sera derrière eux rassemblé, uni, soudé. Mathieu fait la démonstration à Nancy que la bascule c'est possible, la conquête c'est possible, les municipales c'est notre priorité et partout d'abord là où le combat est le plus difficile. [Applaudissements] Comme première secrétaire déléguée, je suis fier.

Collectivement, nous sommes fiers d'avoir des élus qui transforment la vie concrète des gens. Fiers d'avoir des maires, des présidents de département, des présidents de région qui développent les transports en commun. qui renatur les villes, qui se battent concrètement contre les inégalités et les les discriminations, pardon.

Alors oui, faisons la démonstration avec ces élections municipales que nous ne sommes pas un parti de figurant mais bien un parti de premier plan. Les municipales seront déterminantes pour l'avenir. Démontrons notre capacité à rassembler la gauche et les écologistes.

Engageons la dynamique de la reconquête. transformons nos engagements en milliers de victoires quand nous aurons fait cette démonstration ensemble tous et toutes rassemblé alors et alors seulement nous serons forts pour aller ensemble vers l'élection présidentielle n'a échappé à personne que Jean-Luc Mélenchon a décidé de se présenter et nous l'avons dit clairement il ne sera pas notre candidat je n'ai croisé aucun et aucune socialiste dans les traversé de cette salle qui rêve chaque chaque matin de faire sa campagne. Ce préalable posé, notre responsabilité c'est de ne pas retomber dans les guerre de chapelle et d'gau.

Notre responsabilité c'est de construire le rassemblement de la gauche et des écologistes. Car partir à 3, 4 5 6 candidats pour l'élection présidentielle, c'est la promesse d'un échec collectif. C'est pourquoi je le dis avec force et clarté, nous avons besoin profondément besoin d'un projet commun à la gauche aux écologiste de François Ruffin à Raphaël Glman comme le dit la formule désormais consacrée.

Mes amis, mes camarades, je vous propose à partir de maintenant un léger amendement à cette formule qui a quand même vous inconviendrait un petit inconvénient, c'est qu'elle laisse à penser qu'il n'y aurait que des messieurs dans nos aventures politiques, ce qui n'est pas exactement le cas. Je vous propose donc qu'à partir de tout de suite maintenant, mon cher Olivier, si tu en es d'accord, nous puissions dire de François Ruffin à Clémentine Autin en passant par Marine Tondelier, un ou une socialiste jusqu'à Aurore Laluc et Raphaël Guzman, nous avons besoin d'un chemin commun. Nous ne cherchons pas Nous ne cherchons pas un homme ni même une femme d'ailleurs providentielle.

Je n'accorde que peu de foi aux aventures solitaires. Ce qu'il nous faut c'est un projet. Un projet partagé, un projet collectif, un projet pour les Français.

Tous ensemble, nous aurons à parler à ceux qui doutent, à ceux qui souffrent, à ceux qui ont mal, à ceux qui ont peur, à ceux qui ne croient plus. parler aux jeunes qui cherchent un logement, aux familles qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois, aux enseignants épuisés, aux soignants qui font tenir à bout de bras hôpital. Ne les oublions pas, applonsissons-les là, maintenant, tout de suite.

On n' pas eu que le Covid. Oui, la société du lien, la société du soin, c'est notre responsabilité. Quand Martin Aubri à l'époque a parlé du CER, c'est aussi cela que nous devons continuer à inventer, à relever. parler aux habitants des villages, des zones pays urbaines, aux classes populaires, aux classes moyennes qui peinent chaque mois.

À tous et à tous, il faudra pouvoir leur dire le socialisme est vivant, il a appris, il a résisté et maintenant il est prêt. Prêt à abroger la réforme des retraites. Oui, chers camarades, ne transitionons pas sur ce sujet.

Il est déterminant. prêt à porter l'accès universel au services publics, à l'ISF climatique, la taxe Zucman à défendre la sécurité républicaine et une transition écologique enfin juste. Ce sont là déjà des mesures qui nous rassemblent.

Mais mes chers camarades, il nous faut aller plus loin. Il y a encore du travail à mener et je veux saluer l'esprit de responsabilité et de respect des discussions que nous menons actuellement entre textes d'orientation. Il y a différentes voies et manières de construire le rassemblement.

Le rassemblement, ça ne se décrète pas, ça se construit. Il y a celles et ceux qui partageront l'orientation stratégique. Il y a celles et ceux qui ont pris une option et c'est éminemment respectable.

Ensemble, faisons le pari de l'intelligence collective pour mener de front les combats qui sont devant nous. Comme toi, cher Boris, je suis convaincu que nous devons passer un cap pour proposer un projet davantage nourri par les chercheuses et les chercheurs, les association, la société civile. Non seulement un programme mais un récit, un récit rassembleur, positif qui suscite de laion.

Alors pour conclure, au mensonge, au leur, au faux semblant, opposons notre sérieux, notre rigueur, notre sincérité aussi. Je crois que ça compte dans la vie comme dans la politique. Pas de poudre aux yeux, pas d'esbrouff, mais un discours de vérité et de solution juste.

Les Françaises et les Français ont besoin de nous pour lutter contre les déserts médicaux, pour lutter contre le trafic de drogue, pour lutter contre le réchauffement climatique. Au-delà des caricatures, des slogans et des débats binaires et simplistes, des solutions existent pour changer vraiment les choses. Soyons le parti qui respecte les Françaises et les Français en leur proposant des vraies solutions.

Nous avons une responsabilité historique, celle de ne pas laisser ce pays, notre beau pays, la France, ce pays que nous aimons, se fracasser entre l'indifférence macroniste et la brutalité de l'extrême droite. De ne pas laisser les Françaises et les Français choisir entre le cynisme et la peur. Votre responsabilité, c'est de leur offrir un autre choix, un choix de justice, un choix de projet, un choix de dignité, un choix que nous fons construire collectivement à gauche avec nos partenaires et au-delà des parties.

Alors, mes chers amis, chers camarades, levons-nous. Le temps n'est plus au doute, aux divisions. Le temps est à l'action, à la clarté, à la mobilisation.

Retroussons nos manches, rassemblons nos forces et ensemble construisons nos victoires de demain en 2026 pour tous et en 2027. Merci. Merci Johanna. ce clos avec Johanna, la prise de parole des théo.

On retrouvera d'autres orateurs ensuite vers 18h 18h30 et nous allons là consacrer une séquence plus solennelle puisque après ou plutôt avant la conclusion demain du Congrès par le premier secrétaire, il était euh euh souhaitable essentiel d'avoir la prise de parole des euh des euh responsables des deux autres textes d'orientation. Nous allons donc avant d'écouter Nicolas Mayer Signol accueillir notre camarade Boris Vad. [Musique] [Applaudissements] [Musique] Mes chers camarades, cher Mathieu, merci de ton accueil ici à Nancy.

Commençons, si vous le voulez bien, par un aveu, un aveu un peu gourmand, un aveu un peu fier. Ce congrès a été un très beau congrès. Et je voudrais commencer par vous remercier, vous militantes, vous militants sincères, dévoués, engagés, courageux, indulgent parfois avec beaucoup d'entre nous.

Je voudrais vous remercier pour l'accueil toujours bienveillant que vous nous avez réservé partout en France, dans vos fédérations, dans vos sections et vous êtes définitivement le meilleur de notre parti. Je veux dire merci au vieux grognards là depuis toujours comme aux jeunes socialistes qui ne manquent jamais d'énergie pour nous rappeler à notre devoir de socialiste. Mais je voudrais aussi en confidence vous faire un petit aveu.

Je me suis beaucoup amusé. Je me suis beaucoup amusé à débattre, à convaincre, à créer le Nouveau Populaire ou l'Amie Léon Bloom. Je me suis beaucoup plu à vous écouter quand vous aviez des choses à nous dire et si vous m'a autorisez, j'aurai un mot tout particulier pour celles et ceux des militants qui m'ont accompagné dans ce congrès.

Des militants libres, désintéressés, enthousiastes, créatifs, récréatif parfois. Merci pour votre enthousiasme, merci pour votre fraternité, merci pour vos sourires, merci pour nos fourires. Et j'ose le dire, cette campagne n'a pas été seulement une campagne de camarades, ça a été à bien des égards une campagne de copains.

Je voudrais aussi féliciter celles et ceux qui ont porté des contributions générales et fait vivre le débat démocratique dans notre parti. Mesurons le privilège qui est le nôtre. Je voudrais tout particulièrement féliciter et saluer Olivier Fort, notre premier secrétaire. [Applaudissements] Je voudrais le féliciter pour sa réélection et féliciter aussi Nicolas Meer Rossignol pour la belle campagne qu'il a mené partout en France et nous nous sommes souvent retrouvés ensemble à débattre dans un climat apaisé et respectueux. et je veux les en remercier et l'un et l'autre.

C'était je crois à notre honneur collectif. Mes chers camarades, je suis venu avec dans mes bagages les paysans tourmentés de ma petite chalosse avec les ouvriers d'Arcelor rencontrés à Dquerc qui ont tout donné à leur entreprise et l'entreprise veut tout leur reprendre. Je suis venu avec les aides soignantes des épathes de Gironde, le cœur généreux et les bras fatigués.

Je suis venu avec tous ces français modestes au prise avec des services publics chamboulés par l'austérité. Je suis venu dans mes bagages avec ces hommes et ces femmes qui n'ont que leur force de travail pour vivre et qui n'en vivent pas toujours. Je suis venu avec celles et ceux pour lesquels le socialisme a été inventé. ces hommes et ces femmes qui subissent les duretés l'histoire avec sa grande hache.

Je suis venu avec leur peur, avec leurs colère, avec leurs espoirs, avec leur joie aussi. Ce congrès, mes camarades, beaucoup d'entre vous l'ont dit, et pour eux, nous avons besoin de ce retour aux choses humaines sur lesquelles la politique manque de sincérité. Nous avons besoin d'un socialisme et d'un parti socialiste encré dans la vie.

Mais je suis aussi venu avec un rappel à l'ordre, celui qui nous ont adressé un soir de juillet 2024 dans ma circonscription, celle du grand Henry Emmanueli comme dans beaucoup d'autres. Ce sont ces électeurs qui pour plus d'un sur deux dans ma circonscription ont trouvé plus utile à leur vie de glisser un bulletin Jordan Bardella que Boris Valot. comme partout ont trouvé plus utile de glisser un but rassemblement national plutôt que Parti socialiste.

Mes camarades, la démocratie que l'on pensait menacé à ses marges et désormais menacé en son cœur. Et voilà que tout ce que nous avons construit de grand depuis 200 ans, le plus souvent sans l'extrême droite et même contre l'extrême droite est menacé d'être emporté. Car oui, l'extrême droite a désormais l'organisation politique et la force sociale pour l'emporter et nous devons avoir pour obsession pour obsession obsédente l'objectif de battre le Rassemblement national au premier tour des élections présidentielles.

Alors, je le dis aussi avec netteté. Voilà pourquoi l'union l'Union des socialistes est nécessaire à l'Union de la gauche de Gluxman à Ruffin. Et je veux en son cœur un nom qui soit socialiste.

À nous de le faire émerger, à nous de le porter haut jusqu'à la victoire. Voilà pourquoi l'Union des socialistes dans l'Union de la gauche est nécessaire à la République, est nécessaire à la démocratie, est nécessaire aux françaises et aux Français. Nous nous tenons ici à Nancy dans ce 81e congrès du Parti socialiste, non par tradition, non par habitude, mais parce que chacun le comprend, le temps l'exige.

Chers camarades, j'ai souhaité, vous le savez, dans ce congrès, qu'il soit un congrès de réconciliation et d'idée. Certains dans un haussement d'épaule et ont vu une forme de naïveté. Je leur dis avec Bloom, j'y crois parce que je l'espère. et je plaide invariablement et ici encore devant vous cher Olivier, cher Nicolas, votre responsabilité est immense pour cette unité des socialistes.

Et à vous, militants, je dis que c'est dans un même souffle et d'une même voix que vous devez réclamer l'unité, l'unité, l'unité comme avant nous le grand Jores, comme avant nous le grand Bloom, comme avant nous le grand François Mitteran. Nous ne demandons pas l'unité par confort mais par nécessité. Non pour nous rassembler dans le silence mais pour marcher ensemble vers la clarté.

Car il faut à nouveau faire de nos mots des armes, de nos idées des phares, de notre unité un front. Et je sais trop ce que la division nous coûte. Quand nous parlons d'unité, nous ne parlons pas de discipline vide. ou de silence convenu.

Nous parlons d'une éclaire, pas qui éteint, d'une unité qui élève, pas qui écrase. Une unité forgée non pas dans la peur du conflit, mais dans l'amour du débat et de la vérité. Car une idée vraie n'a jamais peur des voix sincères.

Notre camp, celui des socialistes, n'a jamais été celui des résignés. Nous sommes ceux qui croient qu'il n'y a pas de libération sans conscience, qu'il n'y a pas de fraternité sans combat, pas de victoire sans pensée. Et c'est cette pensée que nous avons à bâtir, ce fil rouge qui relie nos combats, ce socle que nul vent ne renverse.

C'est cela que nous appelons que j'ai appelé dans ce congrès l'unité dans les idées. Mes chers camarades, dans cette campagne, j'ai proposé au socialistes orphelin d'une idée neuve et juste. Une idée bien imparfaite, sans doute, mais que je crois tranchante, celle de de la démarchandisation.

Une inspiration profonde qui emporte l'adhésion populaire par la simplicité de son évidence. Un mot fort pour un parti de combat, pour se rassembler, pour rassembler les hommes et les femmes pour lesquelles nous avons choisi de nous engager. Nous le constatons toutes et tous avec lucidité, la brutale accélération du capitalisme et de ses échecs monstrueux.

Il ne s'agit plus simplement d'accumulation de richesse, mais d'appropriation systématique, d'accaparement mécanique, de prédation sans limite. Tout est devenue marché qui resserre son étreinte sur nos vies et souvent sur la vie des plus pauvres et des plus modestes d'entre nous. La naissance, la vieillesse, la mort, tout est bon à vendre. l'eau, la terre, nos biens communs abandonnés à la spéculation, l'éducation, la santé, la culture, le sport, nos services public livrés à la propriété privée.

Nous avons aussi proposé des outils pour travailler ensemble nos idées, pour concevoir un grand projet ancré dans la vie, pour former et informer nos militants. C'est l'académie Bloom, c'est le Nouveau populaire et je souhaite qu'il soit demain l'outil de tous les socialistes partout en France dans tous nos territoires pour que nous puissions reprendre l'initiative et l'offensive face à cette extrême droite. Mettons mes camarades imagination au pouvoir.

Renouons avec la geste de la rupture. Réconcilions comme je comme je reste avant nous le rêve et l'action. Mes camarades, il est des soirs où le peuple doute, où le vent tourne sans direction, où les boussoles s'affolent.

Il est des heures grises où les mots perdent leur poids, où la lutte semble dispersée sans port, sans rivage, où le spectacle formidable de l'injustice semble décourager la justice elle-même. Dans ces moments-là et ce congrès s'y prête, il faut se souvenir de qui nous sommes. Un feu qui couve, une vérité qui veille, une promesse que l'histoire n'a pas oublié.

À ceux qui pensent avec Bernanos que le démon de nos cœurs s'appelle à quoi bon, nous disons que nous sommes le camp de ceux qui ne renoncent jamais, qui ne cèdent jamais à la fatalité, pas plus qu'à la festivité. Nous sommes les héritiers que ce qui de ceux qui faceent à l'injustice, n'ont jamais baissé la tête mais toujours tendu le point. Nous sommes cette multitude que l'on croit diviser mais que l'idée réunit inlassablement dans un seul souffle, une seule marche, une seule espérance.

Mes chers camarades, le moment est venu après Marseille, funeste congrès de donner à ce congrès de Nancy son nom dans l'histoire et il ne tient qu'à nous que ce congrès soit celui de la réconciliation, de l'unité, de la conquête. Mes chers camarades, divisés, nous ne sommes rien. Unis, soyons tout.

Vive le socialisme ! Vive le Parti socialiste ! Vive la France !

Vive la République ! [Applaudissements] Merci. Merci Boris.

Et maintenant nous accueillons au pupitre Nicolas Mailleur Rossignol, premier signataire du THC. [Applaudissements] 54,53 %. 54,53 % c'est le score que fide un socialiste rassemblant la gauche dans la clarté dans une ville qui était à droite depuis toujours 54,53 % c'est Mathieu Clin à Nancy.

Quel exemple, quelle victoire, quelle force ! Voilà la ligne, la clarté et le socialisme sur le terrain qui agit et qui n'a de leçons de gauche à recevoir de personne. Ni à Nancy, ni à Saint-toin, ni à Montpellier, ni à Nantes, ni à Rennes, ni à Voanvelin, ni à Rouan.

Merci Mathieu de nous accueillir. Merci Mathieu de nous inspirer. Merci à tous les permanents.

Merci à tous les militants et qu'on me le permette en particulier à ceux c'est nos marins d'ailleurs du service d'ordre qui n'ont pas tellement eu besoin d'intervenir pour apaiser nos débats, mais qui étaient là le 1er mai à Paris et qui sont toujours là y compris dans les moments les plus difficiles. Merci à vous chers camarades de la belle et bonne organisation de ce congrès. [Applaudissements] Je suis venu je suis venu vous parler d'apaisement.

Je suis venu vous parler de rassemblement et je suis venu vous dire notre conviction et dans le nôtre il y a un tout petit peu moins que la moitié du parti que l'apaisement et le rassemblement viendront aussi du changement aussi du changement. Mais l'apaisement commence par le fair play et on peut avoir des matchs longs et difficile et serré et à un point dans la balle de match de la victoire pour que finalement l'issue soit différente. Ça fait de beaux matchs.

Félicitations à Olivier Fort, notre premier secrétaire. [Applaudissements] La responsabilité qui est la mienne comme premier signataire, c'est l'apaisement et c'est donc de reconnaître à la fois les résultats, l'engagement de tous les militants que l'on me permette tout de même remercier particulièrement les plus de 12000 militants qui ont voté pour les orientations que nous avons défendu dans ce congrès. Notre responsabilité, c'est l'apaisement, mais cela exclut l'aveuglement.

Et qu'on ne prenne mes propos ni pour des attaques, ni pour des polémiques, mais simplement pour la sincérité intellectuelle, politique qui doit tous commander notre engagement militant. La sincérité commande de dire que dans ce congrès, pour de nombreux observateurs, y compris au sein même de notre famille politique, notre parti est apparu comme affaibli et à certains égards rétréci. Et l'enjeu qui n'est pas le moindre de ce congrès de faire en sorte que ce rétrécissement ne se transforme pas en un dépérissement.

Pour le dire autrement, ce congrès, cher Boris, tu as dit ce congrès était un beau congrès. Ce congrès n'est pas terminé. Ce congrès sera un succès et nous voulons qu'il le soit.

Si le rassemblement et devient possible, si le rassemblement est permis, et comment sera-t-il permis ? Il sera permis, si les grandes orientations tranchées par le vote sont effectivement respectées et je n'ajoute rien à ce qui a été dit tout à l'heure, c'est simplement la reconnaissance des résultats. Mais de la même façon que la responsabilité qui est la mienne première et celle de l'apaisement, la responsabilité de la direction sortante est alors si nous voulons que ce congrès soit une réussite, si nous voulons sortir unis et renforcé face en particulier à l'extrême droite, d'entendre les légitimes aspirations de nos militants et bien au-delà de nos militants à ce que notre Parti socialiste se transforme, se rénove, chang. [Applaudissements] Il y a quelques éléments que nous avons en réalité toutes et tous en tête parce que les Français nous l'expriment.

Je suis un élu local au quotidien sur le terrain qui nécessite ce changement. Certains ont déjà été exprimé et pour ce qui concerne notre texte d'orientation, nous avons fait des propositions en ce sens. Que notre parti redevienne un parti populaire par le travail, par son travail, un parti du travail des travailleurs et un parti qui travaille.

En s'appuyant Oui. En s'appuyant sur les militants, les fédérations, les élus locaux, les parlementaires, députés et sénateurs qui bossent tous les jours et qui se battent au quotidien sur des sujets qui sont au cœur des préoccupations des Français. Oui, mais en particulier des catégories dites populaires.

Et non, nous n'avons collectivement pas fait assez en ce sens et c'est la priorité absolue numéro 1 sur laquelle nous devons toutes et tous nous engager dès maintenant. Dès maintenant. Cela veut dire, et je le dis comme je le pense, qu'il n'est pas normal qu'aujourd'hui 14 juin à quelques mois des élections municipales, nous n'ayons pas de programme municipal national.

Nous devons en faire un demain, pas après-demain, demain. Cars, ils ne sont pas si nombreux et quand ils sont présents, ils sont isolés. qui sont bien seuls face à l'extrême droite ou face à la droite et qui attendent que notre famille politique ne soit pas qu'un appareil ne soit pas qu'un appareil mais une vraie famille où l'on peut s'engueuler mais où quand on est au combat sur le terrain dans les Pyrénées orientales comme dans le nord Pascalé face aux réactionnaires et au conservateurs et dans bien d'autres territoires encore et bien le parti est au rendez-vous.

Nous devons dès aujourd'hui dès aujourd'hui remplir cette mission ensemble. L'affirmation de ce parti. Je ne veux pas d'un parti rabouri, je ne veux pas d'un parti rétrécis.

Nous voulons un grand parti socialiste qui ramène tous les socialistes désespérés, isolés qui nous ont, ayons la lucidité de le dire, quittez en leur disant que c'est ici que ça se passe, que c'est ici que ça travaille. L'affirmation de notre doctrine et la condition de tout de tout. Et nous pouvons tourner dans tous les sens la stratégie, les alliances, la mécanique.

Certains croient à la mécanique. Moi, je crois à la dynamique. Je crois à la dynamique du Parti socialiste.

Parce que si les partis ne sont pas éternels, le socialisme lui est une idée juste qui n'a jamais été autant nécessaire. Et c'est cette dynamique que nous devons porter ensemble. Mais ça n'est pas suffisant.

Ça n'est pas suffisant. Un parti populaire qui s'affirme, c'est aussi un parti qui pose des règles simples qui n'ont pas été respectées ces dernières années. D'abord, que les engagements des congrès soient tenus, y compris lorsqu'il s'agit d'attribuer des circonscriptions gagnables à des femmes.

Non, ça n'est pas la première fois que nous en parlons dans un congrès. Non, que le vote électronique sécurisé soit mise en place. Non, ça n'est pas la première fois que nous en parlons dans un congrès.

Non, [Applaudissements] que ces statuts que plus personne ne comprend ou à peu près et qui ne sont pas la dernière des raisons pour lesquelles tant de concitoyens hésitent avant de franchir la porte de nos sections soient enfin simplifié, rénové et deviennent accueillant. Et non, ça n'est pas la première fois que nous en parlons dans un congrès. Voilà quelques conditions bien modeste, bien insuffisante mais bien indispensable.

Et ne sous-estimons pas la lassitude dans les yeux. qui le dispute à l'espoir. C'est vrai, mais ne sous-estimons pas la lassitude dans les yeux de nos camarades quand tantes déjà formulé se répète au fil des congrès.

Que les promesses soient tenues. Voilà une condition indispensable de la réussite de ce congrès. Chers amis, il y en a une troisième.

J'ai parlé du travail, de l'affirmation, de la doctrine d'un parti populaire. J'ai parlé du respect des engagements. Je voudrais parler finalement de la clarté. de la clarté dans les semaines, dans les mois qui viennent qui dépend de ce que nous dirons ensemble ou pas ce weekend à Nancy.

Pour notre part, nous l'avons exprimé tout au long de ce congrès et nous continuerons de le faire parce qu'il s'agit d'un enjeu primordial. parce qu'il vient percuter le cœur de nos valeurs. D'autres avant moi l'ombrillament exprimé.

Je pense à l'universalisme, je pense à la laïcité, je pense à la République, je pense tout simplement au débat démocratique en refusant toute brutalisation. refuser toute brutalisation, être fidèle au socialisme dans ce congrès, c'est non seulement dire et écrire, mais l'affirmer unanimement qu'il n'y aura pas, qu'il ne peut plus, sous aucun prétexte que ce soit, ni au plan national, ni au plan local, ni en cas de dissolution. ni en cas de dissolution d'alliance avec la France insou [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] Chers amis, [Applaudissements] Je sais et je le dis avec cet esprit de nuance dont parlait Jérôme tout à l'heure.

Je sais que ce sujet est difficile pour des candidats, pour des camarades qui sont en conquête, qui sont en risque, je le sais. Mais pour reprendre une formule dite par d'autres précédemment, que préférons-nous ? Perdre des élections ou perdre notre âme ? préférons-nous.

C'est l'enjeu de ce congrès. On nous avait dit que ce sujet était derrière nous. Il n'est évidemment pas derrière nous.

Il est encore moins derrière nous depuis le 1er mai et ces ambiguïés qui subsistent au long des interviews, je le dis, sont non seulement inacceptable entre camarades, mais sont insupportables pour tant et tant de français pourant et tant de français dans les territoires ruraux dans ce grand est dont parlait Dominique Fautier tout à l'heure, le dernier des députés socialistes du nord et de l'est de la France qui n'en peut plus de vivre avec ce fardeau de l'ambigu quand l'essentiel de nos valeurs est en jeu et ce congrès doit être le congrès de l'affirmation d'une clarté absolue que nous ne baisserons jamais la tête quand ces valeurslà sont à risque. Parce que si nous sommes socialistes, c'est précisément parce que nous serons toujours au gré des élections et queles que soient nos faiblesses, au clair, au clair absolu et jamais au clair obscur sur cette questionlà. [Applaudissements] Chers amis, chers amis, on a beaucoup parlé d'unité et je m'arrête là.

On a beaucoup parlé d'unité. Je réponds oui à à l'unité bien sûr. L'unité.

Oui, oui, l'unité. Absolument. Mais jamais au Parti socialiste, l'unité n'a voulu dire colibé.

Et jamais au Parti socialiste, l'unité n'a voulu dire unanimité, jamais. Et nous allons continuer de porter cette exigence d'un parti populaire, d'un grand parti qui refuse que les accords précèdent les convergences de fond. Et à cet égard, je le dis en passant, si l'on peut éviter de revivre les mêmes ridicules et les mêmes difficultés que les processus de primaire de 2022 ou 2017, je suggère que l'on apprenne de nos échecs et de nos erreurs.

Nous allons continuer de porter ce parti populaire, ce parti qui s'affirme et ce parti clair sur nos valeurs pour une raison extrêmement simple. Jamais jamais nous ne réussirions à rassembler la gauche, la belle, la vraie, la gauche républicaine, socialiste, mais pas seulement, sociale-écologiste, féministe, universaliste, fondamentalement proe européenne, si nous commençons pas d'abord, et c'est le seul enjeu de ce congrès à rassembler dans la clarté tous les socialistes. Nous le proposons, nous le demandons, nous portons cet apaisement à la direction sortante de porter et de répondre à l'attente de changement. [Applaudissements] Merci Nicolas.

Nicola, [Applaudissements] [Musique] Merci. Merci. Merci.

On va tout de suite enchaîner euh avec la séquence sur les municipales. Euh donc après cette séquence de de haute intensité, nous commençons la séquence sur les municipales avec un débat sur le socialisme municipal euh avec Philippe Kemel, maire de Carvin, Cédric von Stevendell, maire de Villeurbane et Olivier Branqui, maire de Clairmontferrand. trois maires qui représentent chacun un des trois tho ainsi qu'Émilie New du ST tank le sens du service public qui vient de de sortir un livre sur les services publics.

Cette table ronde sera animée par Hélène de Comarmont que j'invite à me rejoindre maintenant pour débuter cette séquence. Ouais. J'appelle vous m'entendez ?

Non, ça marche pas. J'appelle Olivier Bianqui, je ne sais pas où il est. Cédric Van Stevendell Émilie New si vous voulez me rejoindre.

Luc Carvounas, cher Luc et Philippe Kemel, je vais mettre là-bas. s'il vous plaît. Richard, tu crois qu'on pourrait avoir des verrs en plus ?

Tu crois qu'on pourrait avoir des verrs en plus ? Ouais, je m'en occup je m'occupe et des verres et de la chaise qui manque. Cell ils sont ou pas celll ?

Oui. Il en manque combien ? C'est pas moi qui fait les chaises.

Hyper intéressant à dire. Richard un truc pas. Bonsoir à à toutes et à tous chers camarades, chers amis.

Après cette séquence intense, nous allons en venir à une table ronde sur les sur les municipales euh et enfin sur les enjeux des municipales et puis également face à la marchandisation, c'est la thématique qui a été retenue, le socialisme municipal à la fois qui s'exerce aujourd'hui et et dans les les perspectives à venir aussi. Je voudrais simplement avant de de passer la parole au aux différents intervenants que je vais représenter, euh je voudrais simplement poser ce débat dans un contexte évidemment qu'on a tous en tête et qui a été évoqué par un certain nombre d'intervenants tout à l'heure du fait que nous sommes à la veille d'élection d'élection municipales que c'est un moment essentiel dans la vie démocratique de notre pays. et ce au moins à deux égards.

Tout d'abord et cela a été bien sûr déjà développé, c'est la prochaine grande bataille démocratique que nous aurons à conduire dans moins d'un an et c'est l'échéance qui va précéder l'élection présidentielle de 2027. Alors évidemment dans le contexte politique que nous connaissons avec qui est plus que préoccupant et là aussi qui a largement fait l'objet de notre congrès avec notamment l'extrême droite aux portes du pouvoir mais aussi avec un président de la République et des gouvernements successifs qui depuis 2017 n'ont cessé de mettre en question le service public euh et qui ont euh remis en question nos droits, notre planète, nos solidarités, nos modèles socials. Évidemment, euh les élections municipales sont un moment particulièrement important.

L'État recule sans cesse. Ces services publics sont remis en question dans de nombreux domaines qui relèvent de sa compétence. au péril de de la capacité que le pays a accompagné les populations et il le fait au profit bien souvent de la privatisation de nos services publics.

C'est vrai dans le secteur de la santé, c'est vrai dans le secteur de l'école, c'est vrai dans de nombreux dans de nombreux domaines. Donc la première étape de la reconquête, c'est évidemment de gagner les municipales qui s'annoncent en 2026. Et puis le deuxième défi, c'est évidemment d'emporter la victoire dans les communes.

Nous sommes en responsabilité, mais aussi et ça a été évoqué tout à l'heure d'accompagner les camarades pour qu'ils gagnent pour que nous gagnons de nouvelles villes, de nouveaux villages et de ce fait que les élections municipales soient un succès pour notre parti, pour le Parti socialiste. Pourquoi ? aussi parce que nous savons que dans le socialisme municipal, il y a une capacité à répondre aux besoins des de nos concitoyens par les politiques publiques qui sont qui sont portées parce que nous sommes des remparts à la crise économique, à la crise sociale, à la crise environnementale qui frappe le pays et toujours les plus fragiles de nos concitoyens.

Nous l'avons montré dans nos communes, en particulier au moment du Covid où l'absence de l'État était criante et où les maires ont été à l'œuvre avec la capacité à réagir et à être présent auprès de nos habitants pour les accompagner dans ces moments si difficiles. Nous portons chaque jour des politiques publiques qui sont très diverses et qui répondent dans la proximité aux besoins de nos habitants. Nous le faisons et là aussi cela a été évoqué tout à l'heure dans une approche souvent innovante dépassant les compétences directes que nous exerçons et allant largement au-delà dans une capacité que nous avons à nous adapter et apporter l'innovation territoriale.

L'action municipale, c'est aussi un horizon désirable. La commune est reconnue par nos concitoyens comme une collectivité qui leur est proche. C'est une perspective qui est offerte pour reconstruire du commun.

C'est un espace de reconquête démocratique qui nous permet de de d'avoir ce renouveau démocratique et d'embarquer les citoyens, y compris dans la coconstruction des projets. C'est un espace où on peut changer la vie. C'est un espace où on peut créer du commun, du vivre ensemble dans la préservation et évidemment dans le sens des valeurs que nous portons autour de l'égalité, la liberté, la fraternité.

Ce que nous créons à cette échelle, ce sont des services publics qui créent de la richesse, mais surtout des services publics qui créent du commun, du lien social et de la cohésion nationale. face à la société de marché, face à la privatisation des services publics, face au recul de l'État, quelle réponse apporte, peut apporter, apportera encore demain plus largement encore, je le souhaite, le socialisme municipal, c'est la question qui nous est posée aujourd'hui. J'ai le plaisir d'accueillir Émilia New qui est administratrice territoriale qui a créé le laboratoire d'idée le sens du service public qui a qui est l'autrice d'un ouvrage à la fondation George Jorè puissance publique contre les démolisseurs de l'État et qui a aussi par son travail beaucoup apporté en matière de politique publique service public dans la ruralité.

Euh quatre maires qui sont avec nous aujourd'hui. Olivier Bianqui, maire de Clermontferrand, président de Clermont Auvergne Métropole, Cédric Van Stevendell, maire de Villeurbane, vice-président de la métropole de Lyon, Luc Carbounas, maire d'Alforville, mon cher Luc, président de l'UNCCAS. ancien parlementaire et Philippe Kemel, maire de Carvin, lui aussi ancien ancien député dans la circonscription de Marine Le Pen, ce qui n'est pas ce qui n'est pas rien.

Alors chère Émilie, peux-tu nous apporter ton ton regard, ton analyse sur la question des services publics et les politiques communales et la manière dont les municipalités sont en capacité de répondre aux besoins des citoyens et les questions fondamentales qui sont posées aujourd'hui pour que la gauche soit au rendez-vous et continue de porter ces problématiques et apporter également un regard peut-être sur la question des zones rurales et de la ruralité. Merci Hélène, on m'entend bien. Merci Hélène.

Alors effectivement aujourd'hui j'interviens suite à l'apparution de mon essai à la fondation Jean Jorè et aux éditions de l'hobe et en tant que praticienne engagée. Pourquoi j'interviens ici et pourquoi j'ai fait cet ouvrage ? parce que je crois que nous avons aujourd'hui besoin de refonder une doctrine de l'action publique, des outils de la puissance publique dont les services publics font partie et aussi du rapport à l'État au sens large.

Ce rapport incluant bien évidemment la question des collectivités locales. Alors bien évidemment, ça raisonne particulièrement dans le secteur local puisque la gauche à travers le socialisme municipal a été le faire de lance de l'expansion du domaine d'intervention publique puisque des municipalités de gauche il y a plus d'un siècle se sont saisies d'un certain nombre de sujets qui n'étaient soit pas adressés par l'État, soit pas remplis par le marché parce que elle considérait que c'était juste, qu'il y avait des besoins qui méritaient d'être pris en charge. collectivement et je crois qu'aujourd'hui on est à un moment charnière parce que bien évidemment nous avons un contexte politique que vous avez dressé tout au long de l'après-midi.

Nous avons un contexte budgétaire qui est extrêmement contraint et nous avons des attaques aussi sans précédent à l'égard des outils de la puissance publique. En début de semaine, j'étais encore sur les plateaux pour devoir expliquer pourquoi il était important d'avoir des fonctionnaires dans notre pays et malheureusement, on a régulièrement le droit à ces débats et je crois que les mois qui viennent vont nous réserver encore bien des débats de ce type. Mais nous aurions tort de vouloir être dans une logique de restauration ou de réparation par rapport au services publics que nous avons connu jusqu'à présent.

Et donc, il me semble qu'il est nécessaire de réactualiser ce logiciel. Et donc bien évidemment là en quelques minutes, je ne vais pas complètement déflorer le sujet mais je me permettrai d'explorer quatre pistes qui me semblent importantes pour pouvoir réactualiser cette doctrine. d'une part la nécessité de préciser les diagnostics, ensuite de refonder le narratif autour des services publics, de repenser la question démocratique au cœur des services publics et enfin de réinventer un nouveau modèle à partir de ce qui va se passer en 2026 puisque là nous avons une opportunité historique.

Premier élément, il me semble important. On a l'impression d'avoir tout dit sur la question des services publics et pourtant je crois qu'il est encore nécessaire de continuer à creuser les diagnostics si on veut apporter les bonnes solutions. Bien évidemment, la question des moyens, la question de la privatisation, ce sont des questions extrêmement structurantes dans le débat autour des services public, mais elle ne se suffisent pas à elle seule pour comprendre ce que j'ai appelé dans mon essai les raisons du grand malaise et que j'ai défini comme un malaise dans la relation, dans la perception et dans la société.

Et il me semble important de pouvoir décortiquer toutes ces raisons-là qui conduisent à une mise en incompétence des acteurs publics euh et qui conduisent aussi euh à une perte de maîtrise publique sur nos destins avec une moindre expertise publique au sein des administrations, avec une réduction du rôle des agents publics à celui de simple exécutant. Donc c'estàdire qu'on a perdu aussi de l'agentivité publique et puis bien évidemment avec une perte de maîtrise sur les acteurs privés qui se sont emparés d'un certain nombre de biens communs de services publics sur lesquels il est nécessaire de pouvoir reprendre la main. Mais je crois que ce malaise, il est lié aussi à une forme beaucoup plus structurelle de déshumanisation de la relation de service public et du fonctionnement des organisations publiques.

Il y a six français sur 10 qui considèrent que les liens entre les agents et les usagers se sont dégradés. Donc on est vraiment dans cette problématique relationnelle qui me semble nécessaire d'adresser avec une mise à distance des acteurs publics par tout un tas de mécanisme. Alors ça va de fermeture de service public à la dématérialisation à des démarches de plus en plus complexes.

Alors notamment on l'a vu sur pour les étrangers pour accéder à des titres de séjour et donc bien évidemment les premiers impactés ce sont les plus précaires qui sont pourtant ceux auxquels sont censés être destinés les services publics. Et tout ça ça crée de l'évitement. du non recours et un moindre consentement à l'impôt.

Mais ce que je voudrais ajouter aussi, c'est qu'il y a des points aveugles dans notre action publique. C'est-à-dire que on ne s'est pas rendu compte que notre action publique, elle a aussi des billets de genre. C'est-à-dire que comme pour le reste de la société, on a globalement conçu des dispositifs publics par les hommes et pour les hommes.

Et on a mené une étude en 2023 qui a montré que la majorité des relations de services publics et des démarches administratives étaient prises en charge par des femmes et donc tout dysfonctionnement en matière de service public, ça impacte d'abord les femmes. Or ça aujourd'hui c'est un vrai point aveugle de l'action publique. Mais ce qu'on dit aussi plus rarement, c'est que il y a un certain nombre de besoins sociaux aujourd'hui dont on pourrait tout à fait se passer si on traitait la problématique de certains comportements problématiques des hommes qui embolisent les tribunaux, les prisons, la justice et qui ont donc un coût aussi pour la société.

Et ça, je crois que c'est un vrai point aveugle de notre action publique qu'il faut pouvoir questionner. Alors, une fois qu'on a nommé ces enjeux, bien évidemment, il faut pouvoir apporter des réponses. Moi, je crois qu'il faut vraiment miser sur la question de l'empathie institutionnelle et sur la question de parcours attentionné.

Et ça, je crois que à l'échelle locale, c'est des choses qu'on peut tout à fait réussir à tisser ces parcours attentionnés pour simplifier non pas en dématérialisant, non pas en supprimant des normes comme on le voit trop aujourd'hui au Parlement, mais en remettant de la médiation humaine partout où cela est nécessaire. Et je crois aussi qu'on a besoin d'instaurer de nouveaux droits. D'abord, un droit au choix dans les modes d'interaction avec la puissance publique.

Les Françaises et les Français doivent pouvoir avoir le droit de choisir une interaction humaine de chair avec de la chaleur humaine. Et un autre droit qui est le droit à l'explication, c'est-à-dire que les Françaises et les Français doivent pouvoir savoir comment ça fonctionne et aussi quand ils n'ont pas accès à un droit. Pourquoi expliquer la décision publique me semble être une voix importante ?

Deuxième élément, il me semble important de refonder un narratif. Aujourd'hui, moi j'entends essentiellement un discours misérabiliste, décliniste quand on parle des services publics. Moi-même, je viens de me livrer à cet exercice d'un diagnostic qui n'avait pas des atours particulièrement réjouissants.

J'en ai bien conscience. Mais pour autant, je crois que ce narrif uniquement négatif, il alimente l'impuissance publique mais aussi l'impuissance politique parce que il y a une très forte porosité entre la question de l'action publique et de l'action politique. Et donc tout ça bien évidemment fait système.

Ça participe d'un sentiment d'un déclassement national, ça nourrit les courants réactionnaires et ça ça alimente ce que j'ai appelé le syndrome de l'abandon, notamment dans les zones rurales qui est aussi une partie de d'instrumentalisation politique. Et c'est aussi ce que j'ai appelé la fin des évidences, c'est-à-dire que pendant longtemps euh le service public véhiculait un imaginaire positif euh dans le discours, mais aussi dans les représentations des Françaises et des Français. Aujourd'hui, c'est plus du tout évident.

Euh le service public n'est plus toujours synonyme d'un imaginaire positif. Et pourtant, quand on interroge les Françaises et les Français sur leur satisfaction personnelle vis-à-vis des services publics, alors ça varie bien évidemment en fonction des services publics qui sont sondés. Mais globalement 7 français sur 10 sont satisfaits de la qualité des services publics.

Et à l'hôpital public, par exemple, c'est 81 % des Françaises et des Français. Et alors, quand on va sur des politiques publiques locales, alors là, on a des scores qui sont encore beaucoup plus euh importants. Donc, je crois que c'est important de réussir à articuler à la fois une critique légitime des points aveugles, des impasses, des impensés, des dysfonctionnements des services publics, mais avec une approche résolument plus positive et progressiste de parler des fins plutôt que des moyens. les services publics ne sont qu'un moyen au bénéfice de fin politique et de restaurer la désirabilité de l'intervention publique, la fierté et c'est ce qui passe selon moi par ce que j'ai appelé de l'influence publique et des influenceurs publics positifs.

Troisème élément c'est la question démocratique que j'évoqué au début. On a tendance lorsqu'il y a un problème public qui se présente à en appeler systématiquement et immédiatement à une réponse institutionnelle. Euh et finalement, on concentre tout sur quelques acteurs publics qui eux-mêmes ont été mis en difficulté pour apporter des réponses sociales à des problèmes complexe.

Et on dépossède d'autres acteurs des réponses à apporter. Par exemple, le temps de l'enfant à l'école, c'est 20 à 30 % du temps de vie d'un enfant sur une année. Alors 20 à 30 %, c'est déjà beaucoup et il faut bien évidemment que ce temps soit qualitatif.

Mais qu'est-ce qu'on fait du temps en dehors de l'école ? Les inégalités de destin des enfants, elles se jouent aussi en dehors de l'école. Et là, bien évidemment, les collectivités ont un certain nombre de réponses à apporter en partenariat avec d'autres acteurs, mais je pense au temps périscolaire, je pense à la culture, je pense au sport, je pense aussi à aux associations et bien évidemment à la question des entourages, comment on arrive à outiller les entourages pour qu'ils puissent accompagner ces jeunes.

Et donc, par rapport à ce que je disais au début, avec cette mise à distance des usagers du service public, je crois qu'il faut démocratiser le fonctionnement de nos services publics. On a mis en place de la démocratie participative, on a mis en place des commissions consultatives sur un certain nombre de services publics. Mais le plus souvent, tout ça, ça se limite à du recueil d'avis, de propositions, à de l'information.

Et en réalité, on devrait passer sur une démocratie beaucoup plus implicative et impliquer encore davantage les citoyens dans le fonctionnement des services publics pour leur permettre par exemple d'outil d'auditer ou d'évaluer les services publics, mais aussi pour coconstruire avec eux l'ensemble des politiques publiques. Et je prenne par ailleurs des modèles un peu plus hybrides de type coopérative. pour permettre là aussi à d'autres acteurs de prendre la place mais bien évidemment sous-mîtrise d'ouvrage public pour que tout ça soit organisé et je propose la constitution d'un réseau de sentinelle publique, c'est-à-dire un peu sur le modèle de la réserve de la gendarmerie nationale par exemple ou des pompiers bénévoles de permettre d'identifier de former des citoyens pour qu'ils puissent être des relais auprès de leurs concitoyens pour écouter accompagner repérer, orienter et faire aussi fonction d'intermédiaire avec la puissance publique sur le modèle de la pérédence et des tiers de confiance.

Et enfin, je pense que dans cette visée démocratique, il va falloir requestionner à gauche la question des temps, non pas tant la réduction du temps de travail, mais la question de l'articulation des temps de vie pour permettre à chacune et à chacun de pouvoir travailler, mais aussi s'occuper de ses enfants de manière paritaire et également s'occuper de ses proches parce que dans une société du vieillissement, ça va être un sujet bien évidemment qui va exploser dans les années à venir. Et donc, j'en viendrai à mon dernier point. Il se trouve que en 2026, nous avons avant 2027 l'opportunité très concrètement d'expérimenter, d'inventer un nouveau modèle à partir du local, à partir du terrain parce que tu le rappel Hélène, c'est là où il y a les plus forts niveaux de confiance.

Et pourtant, moi ce que je constate c'est que à l'échelle nationale, il y a toujours une forme de défiance qui s'exprime à l'égard des élus locaux, à l'égard des collectivités locales, à l'égard des agents publics locaux. je pourrais vous en parler, y compris dans les parties de gauche où il y a une forme finalement de hiérarchie entre les élus nationaux et les élus locaux alors que pourtant les élus locaux se cognent le terrain et apportent des réponses très concrètes aux problématiques des Françaises et des Français. Et cette proximité, c'est une demande de reconnaissance de la population.

Donc je crois qu'il y a là, il y a matière véritablement à l'investir et donc j'en finirai là. Euh je pense que bien évidemment on a la possibilité à l'échelle locale de porter des politiques publiques et de réinventer les services publics. Mais tout ça ne sera pas possible si on ne réinvente pas une doctrine de la décentralisation et une réflexion autour de la fiscalité notamment de la fiscalité locale qui aujourd'hui a été réduite à peau de chagrin.

Merci Émilie. Merci beaucoup Cédric. peut-être en réaction aux pistes de travail que propose Émilie et puis aussi pour nous dire dans dans ta ville euh qui a enfin qui mène de nombreuses politiques publiques mais qui notamment a beaucoup peuvré pour la pour la culture et qui est d'ailleurs capitale française de de la culture.

Est-ce que tu peux revenir aussi sur les innovations territoriales finalement que tu as porté ? pour répondre précisément à des sujets évoqués par Émilie sur euh d'une part comment euh on répond au besoins des concitoyens, comment au-delà des compétences euh je dirais euh obligatoires ou celles qu'on exerce naturellement, euh on va plus loin pour porter l'innovation sociale et territoriale dans nos communes. On a combien de temps ?

Parce que j'ai compris qu'on était un peu plus pressé. D'accord. Bon, très bien.

Non, mais c'est parfait. Je vais tenir. Euh merci aux camarades qui qui sont restés.

On s'est dit que la question des municipales était extrêmement importante. On s'est interrogé sur la capacité de notre parti à avoir des idées pour les villes. J'espère qu'avec les maires qui sont là, que ça soit pour animer ou témoigner, on va vous convaincre que on a travaillé, qu'on a deux trois idées à partager.

Voilà, je fais cette petite incise si vous le permettez. Moi, je suis maire depuis 5 ans à Villeurbane. C'est la première fois de ma vie que je suis élu euh dans une ville au 2e tour à 70,3 %.

Ville urbane. Il y a 162000 habitants et aujourd'hui il y a toute la gauche à Villeurbane dans des plaisent à certains et ça marche. Euh je suis surtout l'héritier extrêmement modeste d'un des premiers maires socialistes de VilleArban qui s'appelait Lazar Gougon et qui est l'un de ceux qui a réalisé le plus d'utopie socialistes autour de la culture, de la santé, du logement pour tous.

Donc autant vous dire que quand vous devenez maire de Villearbane, il vous pèse sur les épaules le regard des anciens et des aînés qui rend pas les choses faciles au quotidien. Cette utopie sociale qu'il a développé, il l'a développé notamment autour d'un quartier qui s'appelle les gratciel que celles et ceux nombreux qui ont participé au congrès de ville urbane dont on disait qu'il avait été compliqué mais ça c'était avant Marseille. Donc finalement, c'était peut-être un des congrès qui s'était bien passé euh autour de grade ciel, autour de logement ouvrier, mais surtout autour d'un lieu dans lequel il y avait un théâtre, une piscine, un centre de dispensaire et un lieu de défenseur des tacherons.

Vous savez, celles et ceux qui travaillaient à la tâche à la journée. Quand je dis qu'il travaillait aujourd'hui, il y en a beaucoup. Il y a pas de défenseur des tacherons aujourd'hui.

Mais en tout cas, voilà ce qu'il a posé dans cette ville. Alors, j'aurais pu vous parler de plein de choses sur ce qu'on fait parce que on a des épades et des résidences personnes âgées. On a une cuisine centrale.

On essaie de lutter contre le fait de céder au privés toutes nos responsabilités, y compris dans l'appareil commercial de tout le centre-ville dont on reste propriétaire à villeurbane. Dans une ville de 162000 habitants, je vous assure que c'est un défi de rester propriétaire de plus d'un km de long de commerce. Mais j'ai choisi de vous parler de culture.

Pourquoi j'ai choisi de vous parler de culture ? Parce que aujourd'hui en France l'ensemble de la chaîne de valeur de l'industrie musicale est tenue par 10 familles si françaises quatre européennes ou aux États-Unis. l'ensemble de la chaîne de valeur de production depuis la diffusion jusqu'à tenir les salles et ça doit quand même nous poser un certain nombre de questions.

J'irai pas plus loin là-dessus parce que c'est pas le débat mais c'est pour faire le lien avec le risque de marchandisation ou l'enjeu de démarchandisation d'un certain nombre de politiques publiques. Je vous parle de de culture parce que à Villeurbane effectivement on a été capitale française de la culture. On a une politique culturelle très ancienne avec une école nationale de musique par exemple qui s'est inscrit dans une forme d'opposition au conservatoire de musique en disant pour rentrer dans dans cette école nationale de musique, vous n'êtes pas obligé de maîtriser la gram la grammaire musicale.

Vous pouvez tout de suite commencer à faire un instrument parce que dans les années 80 un certain du amel pas celui auquel vous pensez un autre un professeur de musique a souhaité laisser l'accès à la musique pour toutes et tous. Euh, on a également un théâtre national populaire qui est un lieu extrêmement important et puis on a une une filière autour des arbres de la rue. Mais qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui développer une forme de service public de de la culture dans notre villes ?

Quelles sont les nouveautés qu'on a développé ? Et effectivement, on l'a fait grâce à la capitale française de la culture. Une des décisions dont nous sommes le plus fiers à Villeurbane, c'est que maintenant à Villeurbane, dans toutes les écoles, il y a des agentes et des agents du service public. payé par la ville pour développer les projets de culture entre pour l'école publique, pour les enfants de nos écoles et ça permet de multiplier par 10 la production et l'accès à la culture de nos enfants parce qu'il y a des gens qui accompagnent les enseignants pour monter des projets.

Dans chaque école, on a créé un lieu dédié à cela. ça s'appelle des minim. On les a doté d'un fond bibliothécaire pour avoir aussi des ouvrages.

Et donc pour moi ça fait partie du rôle d'une ville très engagée sur un service public de la culture que de permettre à chaque enfant d'avoir un lieu dédié à la culture au pret de lui et surtout d'accompagner les enseignants qui sont soumis à beaucoup de de tension pour faire tout ce qu'ils ont à faire de les accompagner là-dessus. Un deuxième exemple, on a mis en place un parlement de la jeunesse. Tous les ans, des classes de 3e de seconde ont un travail d'expression sur ce qu'ils attendent de la ville, sur comment est-ce qu'ils veulent prendre part au débat démocratique.

Et puis un troisème exemple, puisque le temps est compté depuis septembre, l'accès à nos médiathèques et à nos bibliothèques est gratuit pour toutes et tous. plus 15 % d'adhésion immédiatement sans sans douter. Euh et je veux j'invite vraiment celles et ceux qui sont maires moi je doutais un peu sur ces questions de gratuité et cetera.

Enfin vraiment faites les calculs parce que entre le temps qu'on perd à gérer les adhésions, à contrôler un certain nombre de choses et ce que finalement nous fait perdre la gratuité, les sommes sont, je le dis comme je le pense, ridicules et ça a vraiment un impact pour tout le monde sur cette gratuité des des bibliothèques. Voilà. Et puis je finirai juste en disant que il y a deux autres villes, moi dont je m'inspire.

Alors Olivier, il va en parler donc ce qu'il a fait sur la petite enfance en matière de culture, c'est incroyable et il faut regarder ce que fait Olivier. Et puis enfin, je finirai là-dessus parce qu'on est sur une séquence politique, Johanna a eu raison, Johanna Roland de défendre la culture face à la décision inique de la présidente du conseil régional et ils sont en train de le faire dans toutes les régions et ils sont en train de tout détricoter et il faut qu'on reste très vigilant. Et si on veut défendre cette culture, il faut qu'on dise comment elle rejoint chacune et chacun là où il est.

Sinon, on nous dira que c'est pas essentiel et que ça peut être confié au privé. Merci beaucoup. Bravo pour le timing, Olivier.

Euh donc chez toi, tu souhaitais mettre en avant les les politiques de santé qui sont portées. Dans un récent sondage, la santé est citée comme la première des préoccupations par les Françaises et les Français, 40 % avec évidemment des déserts médicaux qui touchent tous les territoires et des espérances de vie qui sont aussi variables et certaines régions sont particulièrement touchées par ces déserts médicaux. Les communes prennent les devants sur ces questions-là.

Donc est-ce que tu peux nous porter le témoignage de tout ce que vous faites en la matière ? Oui, bonjour à tous. Merci.

Euh avant peut-être de parler de l'illustration de la santé que j'ai choisi parce que Cédric euh on est en grosse compétition sur la question culturel donc euh il avait pris le pris le dossier. J'ai dit cette fois je vais essayer de montrer que je peux parler d'autres choses. Je voudrais apporter trois remarques d'ordre général si vous voulez bien parce que ça fera résonance aussi avec les débats qu'on a écouté juste avant cette table ronde.

La première, c'est que Clermontferrand c'est une ville de gauche depuis 1914 et c'est une ville socialiste depuis 1946. Et je crois qu'il y a une forte corrélation avec le fait que chez nous quasiment tout est en service public. de l'eau en passant par les cantines scolaires, une grande partie des l'activité culturelle, la question de la santé et notamment puisque c'est le sujet que j'ai voulu illustrer, le fait qu'il n'y a plus que 11 villes en France, 11 villes en France qui comme Clairmont ont des infirmières scolaires municipales et qui font un travail que je vais essayer de développer.

Donc premier élément, il y a une corrélation de mon point de vue entre la reconnaissance par les concitoyens euh de maires et de de mairies et de municipalités qui les protègent, qui les défendent et qui le offrent des qualités de vie euh supérieures quand il y a du service public. La deuxième chose, ça a été évoqué tout à l'heure, il faut que nous fassions attention que ce débat ce soir ne soit pas un champ du signe après les prochaines municipales au vu des situations financières et budgétaires des collectives et mes collègues le savent bien, on est quasiment plus souverain sur nos fiscalités. C'est même pas tant qu'on ait perdu des aides parce que ça on l'a connu depuis très longtemps.

Mais nous avons perdu notre souveraineté. Et si nous ne sommes plus souverains, alors nous ne pouvons pas faire exactement ce que nous voulons et faire le choix du service public dans un certain nombre de choses. Et puis le troisème point, c'est que pour moi la question du service public local, c'est la question essentielle de la transformation des territoires en garantissant à chacun un accès à tout un ensemble de choses.

Alors, j'ai j'ai souhaité illustrer sur la la santé parce que je suis un peu devenu fan de mes de mes infirmières scolaires. Elles sont 11 plus une 12è qui est dététicienne et elles font des un travail formidable et pour moi elles illustrent le fait que si on veut travailler comme ça a été beaucoup rappelé cet après-midi, si on veut s'attaquer à la racine des problèmes, alors il faut justement que nous ayons un service public qui agisse. Je m'explique.

Vous ne pouvez pas avoir les débats permanents sur les interdictions du couteau à chaque fois qu'il y a l'assassinat que nous avons connu. Vous ne pouvez pas avoir des débats en permanence sur la nécessité d'interdire les réseaux sociaux ou les l'usage du téléphone aux enfants. Vous ne pouvez pas avoir en permanence le débat sur le harcèlement scolaire si vous ne vous donnez pas les moyens d'avoir un outil public d'action, d'anticipation et d'éducation dans vos propres services.

Et nos infirmières scolaires, elles ont deux grandes missions pour l'essentiel. une mission assez classique qui est celle du du de de de faire l'état en fait des lieux de la santé de de 9000 enfants scolarisés dans nos écoles publiques. Euh et grâce à ça, j'ai pris parce que en général je mais les chiffres, j'aime bien les donner.

Les résultats cette année 24 % de bilan détectent des problèmes dentaires. 21 % des bilans signalent des troubles visuels. 19 concernent des vaccinations incomplètes. 6 % identifient des troubles du langage et 7 % signalent des problèmes de corpulence et d'IMC anormal.

On est sur les enfants de maternel et de primaire. Si nous ne sommes pas capables de détecter ça, nous ne sommes pas capables d'accompagner, c'est ce qu'elles font aussi les familles et notamment les familles les plus fragiles pour accéder dans une difficulté quelquefois de trouver un médecin famille traitant généraliste sur le territoire, de les accompagner vers des spécialistes, vers des généralistes. C'est donc un travail aussi de prévention, un travail d'accompagnement.

Je voudrais dire aussi que grâce à ce travail, elles font elles nous permettent de mieux comprendre la question de la protection de l'enfance. Nous avons justement eu un certain nombre de problèmes évidemment de violence intrafamiliale, de situation et de cas d'inceste parce que c'est ce que découvrent ces infirmières au quotidien dans leur travail de suivi et donc elles ont apporté des réponses. On a pu même saisir la justice, on a pu faire des accompagnements, intervenir dans des champs familiaux.

Rendez-vous compte, plus que 11 villes de France ont ces services aujourd'hui. Ville urbane aussi, Nant, je sais. Euh pour l'essentiel, elles sont de gauche, hein.

Oui, vas-y, vas-y. Combien l'État compense alors que c'est sa responsabilité en plus, c'est un Ah non, mais l'État nous donne quasiment j'allais j'allais y dire, l'État nous donne rien, enfin quasiment rien. Voir même l'État nous a dit bah puisque vous vous occupez des primaires et des maternels, on va redéployer nos personnels éducation nationale sur les collèges et les lycées.

C'estàd qu'en plus, c'est un élément important. Il y a pas d'effets vertueux dans le regard de l'État porté sur l'investissement public par les collectivités locale. C'est presque on voit ça d'ailleurs sur les questions de la police, mais vous l'avez dans tous les autres secteurs.

Et puis elles ont une deuxième mission dont je suis le plus fier, c'est qu'en fait elles ont des missions de de de de d'éducation, de programmes en terme de santé et elles se coltinent. Elles sont des vigies aussi de l'état d'esprit des familles sur un certain nombre de sujets. Alors, comme elles sont extrêmement créatives, je vais vous dire comment s'appelle leur programme.

À chaque fois, je l'amène parce que j'adore ça. Il y a mini bullle. Alors, programme mini bullle, je pourrais presque dire est-ce que vous savez ce que ça peut être ?

C'est l'hygiène corporelle et dentaire parce qu'il y a des problèmes aujourd'hui repérés. Il y a évidemment ciboulette. Le programme ciboulette, c'est du programme de sensibilisation sur les questions alimentaires.

Il y a évidemment des sensibilisations aux écr aux écrans et aux réseaux sociaux. Il y a parlons pour les violences scolaires, les jeux dangereux dans les cours de récréation. Il y a Charade qui est un vieux circuit chez nous de Formule 1 et oui, il y en avait en Auvergne il y a très longtemps et qui est en fait sur les premiers secours dans l'espace public.

Et enfin celui que j'aime le plus, Marguerite et Capuchon. Marguerite et Capuchon, c'est l'éducation à la sexualité. Cachoup Puchon, vous avez compris, c'est le préservatif.

Et donc, elle se coltine ces sujets-là. Et là où c'est intéressant, si vous voulez, pour le maire que je suis, mais je pense pour toutes les forces publiques et les acteurs, c'est que elle repèdent des situation euh dramatique et elle voit aussi les difficultés, par exemple, de discuter d'éducation à la sexualité, du rapport au corps, de la question homme-femme dans avec un certain nombre d'enfants parce qu'ils sont aussi pris dans des environnements familiaux qui ne permettent pas et qui n'utilisent pas ça. Elles sont donc des vigilies, des pionnières et c'est du service public local dont je suis extrêmement fier.

Merci beaucoup Olivier. Merci beaucoup cher Luc. les les centres communaux d'action sociales ont été euh victimes, enfin en tout cas attaqués lourdement par le gouvernement ces ces derniers jours qui souhaitait euh sous couvert de mesures de simplification les rendre optionnelles.

Euh c'est un combat que tu as mené avec les CCAS. Est-ce que tu peux équier une illustration aussi de comment le service public peut reculer par l'effet de décision qui qui s'impose qui s'impose à nous ? Est-ce que tu peux nous faire part déjà pour les CCAS de du rôle qu'il joue et de l'importance de leur mission et action dans le champ social et puis de cette problématique qui s'est posée ?

Merci. Merci Hélène. Bonsoir à toutes et à tous.

Alors effectivement pour celles et ceux qui ne le savent pas, juste en préambule, l'Union nationale des centres communaux d'action sociales, c'est la deuxè plus vieille association de maire. Nous avons été créés en 1926. Nous fêterons notre centenaire l'an prochain après l'association des maires de France.

Et je crois qu'aujourd'hui, période post Covid, on n plus vraiment besoin de décrire à quoi sert un centre communal d'action sociale tant dans toutes les collectivités où il y en a. Il a joué un rôle de coordinateur, je pense notamment sur les questions d'alimentation hein et et aussi de prévention puisque nous avons organiser les fameux centres de vaccination sur nos territoires. Alors le Centre Communal d'Action Sociale avec son analyse des besoins sociaux, nous savons parfaitement au niveau du bloc communal ce qui se passe dans notre commune. nous pouvons travailler à répondre aux problématiques de précarité entre autres, mais pas que avec l'ensemble de l'écosystème des associations de solidarité.

Et c'est aussi ça la force et la richesse d'un conseil d'administration d'un CCS et qu'il n'y a pas que des élus contrairement au conseil municipal autour de la table, il y a aussi tous les acteurs des politiques de solidarité qui nous permettent d'apporter des réponses pratiques et rapides. Et puis nous avons une compétence qui nous est obligatoire, celle de la domiciliation. Et derrière la domiciliation, il y a le fameux accès au droit qui est tant et si nécessaire pour permettre à une personne pas seulement d'avoir une boîte aux lettres, mais aussi avec nos travailleurs sociaux de travailler à l'insertion et au retour au travail et au logement des personnes qui ont le plus besoin.

Et nous participons aussi à ce sujet de la transition démographique. C'est peut-être peu sû mais les CCS en France régissent 60 % des résidences autonomes. les CCS en France, c'est 15 % des ÉPADES.

Et puis comme cela se faisait pas, au-delà des options facultatives pour aider les personnes à payer leurs loyers, leur facture de gaz et d'électricité avec aussi d'autres singularités selon la volonté du maire ou de la maire président président du CCS. Nous avons aussi pris à bras le corps la question du logement d'urgence qui est une compétence régalienne de l'État. 203000 euh logements en France, la très grande majorité en Île-de-France, je crois plus de 150000 logement en Île-de-Fance.

Et bien une fois que je vous ai décrit tout cela, une fois que l'on entend toutes les associations et moi je me souviens encore du Secours populaire au mois de novembre dernier au congrès de l'association des maires de France qui tirait la sonnée d'alarme sur la précarité et la pauvreté qui n'ont de cesse de croître y compris chez nos retraités y compris chez des salariés en CDI et évidemment on voit ces images de nos étudiants qui font de grandes files pour pouvoir se nourrir auprès des restos du cœur, des épiceries sociales et tout cela. Malgré tout cela, le 28 avril dernier, on a eu les déclarations du gouvernement au travers du fameux RLOR avec 12 belles mesures de simplification. Que c'est beau le terme de simplification dans la bouche du macronisme.

Simplification dans la bouche du macronisme, c'est tout simplement rabourrir le service public. Et donc à partir de ce moment-là avec l'ensemble des associations du bloc communal, que ce soit la MRF, que ce soit la PVF dirigée par notre camarade Christophe Bouillon, que ce soit Ville-de-France codirigé par notre camarade Jean-François Debas, que ce soit l'AMF coprésidé par notre camarade André Leniel, que ce soit France urbaine présidée par notre camarade Jeanard Roland ou que ce soit moi pour l'unecasse, nous avons porté le fer mais pas seul parce qu'au parti socialiste, j'ai lu dans tous les textes d'orientation qu'il faut nous ouvrir, travailler avec la société civile, travailler avec toutes les association, mais c'est ce que nous faisons depuis des années au travers de nos associations d'élus locaux et en plus si j'ai pris le temps d'expliquer qui les présidait, ce sont les socialistes qui dirigent la grande majorité de ces associations et ce sont les socialistes là où j'entends qu'on ne bosse plus, qu'on ne fait rien, on n'arrête pas de produire, on n'arrête pas de déposer des amendements dans le cadre du PLF, du PLFSS, on propose à nos groupes parlementaires, on dialogue avec le gouvernement et donc fort de ce travail, grâce au travail de Patrick Caner, de tous les sénateurs socialistes, Sandrine Runel qui était ici à la tribune, députée de Lyon qui a interpellé Françoisen mardi 10 juin dernier. Bien mes amis, entre le 28 avril et le 10 juin, la force du collectif, la force de ce collectif que nous voulons tant citoyens, association, partis politiques, en 6 semaines, nous avons fait reculer le gouvernement et donc tout cela est possible.

Nous pouvons travailler et continuer sur tout ce qui va se passer pour les mois à venir et notamment dans le cadre du projet de loi de finance. Et donc oui, les socialistes peuvent être fiers, ils travaillent, ils sont là déterminés pour nos concitoyens et on le fait dans nos territoires communaux. Et c'est pour ça, et je finis par là, le plus important parce que j'ai entendu des effets de tribunes, c'est normal, on est dans un congrès mais si on gagne pas les municipales, c'est même pas la peine de penser à 2027 et on aura besoin de cette ingénierie et de cette richesse dans les territoires pour réussir.

Merci mes camarades. Merci Luc. Philippe Kemel maire de Carvin.

Oui. Donc tu souhaitais intervenir sur les les programmes de réussite éducative. Je te laisse prendre la parole.

Merci. Après l'appel vibrant à souligner et encourager et à soutenir le travail des camarades dans les différentes structures et particulièrement les CCS, je vais vous parler de la politique d'un CCAS d'une ville de l'ancien Bassamier dans le Pas de Calé, 18000 habitants, voisine d'Émbaumont. et Baumont est une ville détenue aujourd'hui par le Rassemblement national et l'ensemble du territoire de la communauté d'agglomération, la 11e circonscription et depuis 2017 le siège de la députée Marine Le Pen.

Nous avons donc un travail militant permanent et ce travail militant permanent, nous le menons par la proximité avec nos habitants. Finalement, la tradition du socialisme dans le Pas de Calé, c'est effectivement comme pour vos territoires, accompagner les personnes pour que dans leur difficultés, elles puissent trouver solution. Les CCS sont fortement développés.

Nous avons un CCS qui prend en charge l'enfant dès le premier jour et finalement au dernier jour de la vie, le CCS intervient. Donc nous assumons cela. Nous avons un SIA, nous avons un SAD, nous avons aussi des différentes politiques de soutien à toutes les personnes.

Mais je souhaiterais mettre l'accent sur ce que nous avons développé et nous avons pu le développer notamment grâce à à des programmes européens. Ce sont des programmes de d'accompagnement dans la réussite éducative pour faire en sorte que chaque fois qu'il y a du décrochage scolaire, finalement derrière le décrochage scolaire, il y a pas simplement les résultats de l'école mais aussi toutes des problématiques qui sont les problématiques de l'enfant lui-même qui peut ne pas être très bien de la famille et des questions matérielles qui sont celles du logement et et aussi du travail et de l'absence du revenu dans la famille. Alors avec des villes, une ville anglaise Brighton avec une ville belge Tornout, nous avons échangé et on a vu que dans ces villes, il y avait vraiment des manières d'accompagner les familles quand il y avait de la difficulté scolaire autour de ce que les techniciens de l'éducation appellent les pratiques restauratives.

Ce sont des idées qui sont nées notamment autour de l'univers, notamment de l'emprisonnement et la difficulté du pourquoi effectivement d'arriver à commettre le délit. Derrière tout cela, il y a une histoire, il y a des histoires et tout cela peut s'expliquer et ces pratiques restauratives sont devenues la base même de la politique éducative menée dans la ville. Cela a été plébiscité aussi par l'académie, euh plébicité aussi par les enseignants et les professeurs.

Dans notre ville, j'ai 10 écoles, il y a aussi trois collèges, il y a aussi un lycée. et de l'école maternelle jusqu'au lycée. Et bien tous les enseignants en lien avec des équipes que nous avons constitué au CCS avec des financements qui sont venus de la politique de la ville.

Bien sûr, on mène comme toutes les villes action dans les territoires politiques de la ville, mais on a souhaité que cette politique de réussite éducative soit partagée dans toute la ville, quel que soit le lieu où on est. Chaque fois qu'il y a difficultés scolairees, nous accompagnons et des personnes que nous avons formé, c'est un collectif de cinq ou six personnes attachées au CCS que nous finançons et qui accompagne à la fois les groupes de travail qui se constituent dans les écoles chaque fois qu'il a problème, de rencontre avec les familles, de soutien des enseignants quand ils rencontrent la difficulté avec les familles. Et tout cet ensemble donne une véritable communauté collective qui agit pour faire que cela nous donne de la réussite.

Et donc ça veut dire que derrière ce point, chaque fois que nous avons pu intervenir et nous intervenons à peu près sur 200 élèves chaque année, il faut savoir que par exemple quand on est au collège, on le sait tous, si un jeune fait un peu de bêtises, n'est pas au rendez-vous de son parcours scolaire, la sanction c'est l'exclusion. C'est le paradoxe, il est pas dans les clous et on l'exclut. Et donc nous, dès qu'un élève est dans une situation d'exclusion, le collège nous prévient et nos équipes interviennent.

Et alors, nous avons créé les structures qui permettent d'accueillir le jeûne, lui faire en sorte qu'il reçoive les devoirs, les cours qu'il risque de louper de fait de son exclusion. Et c'est en même temps la possibilité de créer le dialogue avec lui-même sur ses difficultés personnelles, sur ensuite de voir avec la famille comment et pourquoi on en arrive finalement à un sujet de difficulté. Alors, peut-être ce n'est pas grave, mais ça peut aussi euh cacher un certain nombre d'éléments euh qui sont euh à solutionnés.

Et s'il y a des des questions de logement, s'il y a des questions d'emploi, alors toute la machine se met en place pour résoudre cela. Chaque fois, on considère que chaque fois qu'on évite le décrochage total, chaque fois qu'on évite aux jeunes de se retrouver à l'école de la rue, c'est-à-dire sous les réverbères, et bien finalement on gagne la société dans son ensemble gagne puisque moins de décrochage, moins d'école de la rue et forcément à l'arrivée, c'est moins de situations qui peuvent être des situations ressenties. comme de l'insécurité pour notre population.

Nous avons une ville, je sais pas si c'est grâce à cela, mais qui apparaît paisible. En tout cas, dans ma ville, je fonctionne sans police municipale. Merci beaucoup.

Nous nous en venons à la fin de cette table rondre. peut-être remercier les différents intervenants. relayer quand même ce que disait Olivier Bianqui tout à l'heure sur le fait qu'il n'y a pas de de politique municipale si il n'y a pas le respect initial de la de la libre administration des collectivités de l'autonomie fiscale et financière et que c'est une autre manière que de nous asphyxier que de nous mettre de ce point de vue-là dans la difficulté maintenant depuis plusieurs plusieurs années.

Merci à vous. On aurait pu aborder bien d'autres innovations territoriales portées par les maires. Bonne bonne soirée.

Merci. Merci. Merci à tous pour cette table ronde et nous allons maintenant entamer la dernière séquence de cette journée avec le dernier débat, les dernières prises de parole de nos textes d'orientation.

Voilà, on va espérer qu'il y ait un peu plus de monde qui viennent encore garnir les rangs pour écouter tous nos intervenants qui se sont préparés. C'est vrai que la journée est longue, mais on a vu qu'il était intéressant et important de pouvoir écouter chacun. On va y aller.

Je vais appeler le premier intervenant, c'est Sébastien Vincini. [Applaudissements] Et ensuite se prépare Florence Blatricta et Hélène Ja. voir te voir également c'est la aussi.

Chers camarades, permettez-moi une petite remarque. Il y a eu au cours de cet après-midi une intervention avec un peu de véhémence pour nous expliquer qu'on avait pas assez travaillé sur la question des municipales. Je regrette qu'au moment où une magnifique table ronde et où on a pu entendre que les socialistes travaillent, les rangs se soient autant clairsemés.

Visiblement, soit les socialistes sont très bien formés, soit ils n'ont pas besoin de l'être sur cette questionlà. Bon, vous me connaissez, j'ai plutôt un franc parler. J'ai beaucoup aimé la remarque d'Imilie sur les élus locaux au fond, on se coltine le quotidien, on se cogne la réalité et le réel.

C'est vrai et durant ce congrès, on a eu beaucoup d'échanges sur les services publics. Il y a pas eu que la question de LFI qui obsède tout le monde. Il y a eu surtout des échanges aussi sur le fond question de service public.

Et c'est vrai que les socialistes, on se on se transporte un peu cette expression mot valise sur le service public, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Je vais vous dire ce que je pense de cette formule. C'était une femme que je respecte énormément qui l'avait prononcé il y a plus de 20 ans.

Je pense que c'était une erreur. Cette phrase, mes chers camarades, a introduit une idée cynique dans la tête de nos concitoyens, de ceux qui ont des moyens, des moyens financiers que pour eux finalement le service public est pas pour eux parce qu'ils peuvent se payer du service ailleurs privé, clinique privée, école privée et cetera et cetera. Pire que tout, ça a cassé le consentement et l'adhésion finalement à l'impôt.

Alors, ceux qui ont les moyens peuvent se payer des services et le service public, c'est pour les pauvres. Alors qu'il soit dégradé, qu'on y mette moins de moyens. Finalement, ce qui faisait nation hier, notre cohésion sociale, notre cohésion nationale autour de cette idée républicaine de construire du commun à travers les services publics, ben ne fait plus nation.

Moi, je l'affirme, le service public, comme d'ailleurs le témoignage de tous les élus qu'on vient d'entendre, il est il a une vocation universelle pour l'ensemble de nos concitoyennes et concitoyennes. Et je dirais même que les socialistes doivent réaffirmer que ça doit être le service public de l'excellence. Moi, il me tarde que celles et ceux qui sont des cancres, ça soit les seuls qu'ils soient acceptés dans des écoles privé.

Il me tarde de revoir dans le regard de certains de mes concitoyens que si on dit je dois aller à la clinique mais il y a des doutes sur la capacité à sortir indemme des soins apportés par le service privé par c'est il y a 40 ans. C'est un peu ça. Aujourd'hui on doit réaffirmer cette question du service public et je vais même vous dire on doit renouer avec ce qui a fait la fierté de notre pays.

Ce qui faisait que la France était enviée. c'était son système de santé, son modèle de protection sociale, son modèle. Ça c'était finalement ce qui nous donnait de la fierté et qui aujourd'hui malheureusement n'est plus là aussi ben portée par les politiques.

Moi, je dirais même qu'elle est là notre identité nationale dans ce qui a fait notre histoire et je crois que c'est au socialiste à renouer avec cela. Affirmons plutôt cette vision du commun, du commun du service public plutôt que la France rêvée de Rotailloto, de Le Pen et de Bardella. Ce que veulent les Françaises et les Français, on le sait, ce sont des réponses, des réponses pour leur vie.

Je crois qu'on partage tous, on s'accorde sur la nécessité de réparer l'école, de sauver l'hôpital, de permettre à toutes et tous de se soigner sur le territoire, de redonner du pouvoir d'achat, d'améliorer la tranquillité et la sécurité publique. On doit aussi s'accorder à gauche qu'il faut reconstruire une politique fiscale juste, taxer les très haut revenus, le patrimoine, la rente, les super profits. Comment on peut accepter aujourd'hui accepter qu'il vaut mieux être un héritier, un rentier que de réussir une carrière professionnelle ou un parcours scolaire ?

Comment on peut accepter qu'il vaut mieux être un rentier que de se lancer dans la création d'une entreprise ? Mes chers camarades, c'est à nous à remettre des choses assez simples finalement. la question de la justice au centre du projet en y rajoutant bien sûr des exigences que le socialisme moderne doit porter.

Une question celle du féminisme. On a pas beaucoup entendu parler lors de ce début de congrès. Mes chers camarades, je crois que c'est aux hommes à l'affirmer.

Il faut en finir avec la culture du patriarcat. Celle des violences, des inégalités, tout cela doit changer et ça doit être porté et ça sera porté avec nous. Moi, je le dis souvent très simplement à la tête de mon exécutif.

Il n'y aura jamais d'égalité femme homme si on ne s'attaque pas brutalement frontalement à la question des violences faites aux femmes. Ce combat là, ce combat des féministes et des femmes, ça doit être celui universel de l'ensemble des socialistes. Alors que certains camarades masculins l'assument aussi dans leur prise de parole et de débat et surtout quand ils sont à la tête de collectivité qu'ils deviennent exemplaires sur ce point-là.

Pour moi, c'est ça le cœur de la gauche. Nous allons aussi devoir conquérir de nouveaux droits, de nouvelles solidarités pour protéger nos concitoyen. Je pense au défis du vieillissement, je pense à la sécurité sociale de l'alimentation, je pense aussi aux nouvelles protections qu'on va devoir à nos concitoyens face au risques climatiques ou à la précarité assurantielle.

On le voit aujourd'hui lorsqu'il y a des maisons qui s'effondrent ou lorsqu'on est frappé par une catastrophe naturelle. Je pourrais évoquer de nouveaux combats aussi comme celui d'affirmer et non pas simplement d'être un vœup pieux de porter la mixité sociale dans les établissement comme nous le faisons au département de l'garon depuis maintenant 8 ans et où on a le retour d'expérience. Mes chers camarades, les socialistes, on doit assumer de vouloir renverser l'ordre l'ordre établi et pas simplement ben doit se commoder de la situation.

Mitteran disait être socialiste, c'est vouloir transformer le monde, pas simplement l'aménager. Elle est là notre radicalité, elle est pas ailleurs. Enfin, je vais conclure.

Oui, Olivier Fort un jour m'a dit et il a surtout écrit récemment : "Nous ne serons jamais une simple écurie présidentielle. Le socialisme, notre parti, c'est une vieille maison avec une histoire, avec des combats, avec des réalités, mais aussi avec un avenir. Le socialisme, c'est pas une nostalgie comme souvent je l'ai entendu, mais c'est une neuve.

Alors, on a une responsabilité collective avec Je vais partager cette triple conviction, faut vraiment je finis. On doit et ça nous appartient à nous de réconcilier la France avec elle-même. Il nous appartient aussi à nous comme on vient de l'entendre de réhabiliter l'action publique.

Et enfin, mes chers camarades, il y aura que les socialistes qui amèneront la gauche au pouvoir [Applaudissements] et j'appelle Hélène Jaufroid. Bon, Karim Boameron, [Applaudissements] Karim, merci. Et si tout le monde peut essayer de tenir le timing prévu parce qu'il y a des trains.

Merci Karim. la préparation la plus sereine parce que je devais passer après, je devais passer avant, j'ai un train d' Salut Laurence, bonjour à toutes et à tous. Tout d'abord, je voudrais vraiment exprimer mes remerciements, mon respect à Nicolas Meer Rossignol et à toutes celles et ceux qui ont animé cette belle campagne.

Vraiment, [Applaudissements] je voudrais je voudrais exprimer aussi mes respects à Boris Vallot et à Olivier Fort. Merci pour votre présence, ça me touche. Je sais que vous avez entendu avec impatience mon intervention.

Je voulais vous dire que je ne vous en veux pas personnellement. Je voulais simplement vous dire que on a besoin de clarification de clarification avec LFI. Alors effectivement, on nous a dit pendant le Congress il y aura pas de problème.

Il n'y a pas de clarification. Il n'y a pas de clarification. Il n'y a pas de clarification.

Deuxème élément deè élément cher Olivier je voudrais je voudrais te demander et ça a été évoqué en piligrane dans le dans le débat précédent qui était excellent ici mais merci à toutes les intervenantes et tous les intervenants qui ont vraiment une parfaite connaissance du territoire. Il faut territorialiser désormais la campagne de 2027. On n'ura pas de victoire 2027 s'il y a pas de grosses victoires en 2026.

Et à ce titre, il faut clarifier les alliances. Comment voulez-vous lorsqu'on est élus locaux, comment voulez-vous qu'on est maire sortant lorsque du matin au soir, on se prend des salves des attaques de la France insoumise et voir qu'il n'y a pas de clarification ? Comment voulez-vous qu'on soit galvanisé et qu'on continue à porter ce qu'on appelle l'avenir du socialisme municipal ?

Comment voulez-vous ? Comment voulez-vous dans une ville comme la mienne à Saint-toin où on a une majorité la plus large possible, on a rassemblé les communistes, les écologistes, les radicaux de gauche, les citoyens et lorsqu'on a une leader que je respecte énormément, Marine Tondelier qui Ah. [Applaudissements] Merci.

Merci chers camarades. Je voudrais commencer en disant comme beaucoup d'orateurs précédents le bonheur qui est le mien que ce congrès se fasse ici dans une ville gagnée par des socialistes. Vous savez, quand on est dans une ville gérée par des socialistes, on en reconnaît des marqueurs de l'apaisement des politiques publiques autour des questions des mobilités, de l'égalité, de la justice sociale.

Parce que voyez-vous, nous les socialistes, nous regardons la réalité des choses. Parce que nous, élus socialistes, nous changeons la vie de nos concitoyens. Et je sais que les élus, nombreux élus locaux ici présents, les mers de Bresse, de Carvin, à Rois, à Nantes, partout, nous sommes en train de changer la vie des françaises et des Français et nous tenons le pays à bout de bras à un moment de si grande instabilité politique.

Alors, pourquoi je commence par cela, mes camarades ? Parce que l'enjeu de ce congrès, l'enjeu de ce dernier congrès avant des échéances municipales et présidentielles crucial, c'est tout simplement la fierté d'être socialiste, de retrouver une affirmation d'être socialiste parce que les derniers mois passés ont laisser douter que nous ayons la fierté de nous-mêmes. Nous avons beaucoup passé de temps à nous dire finalement est-ce que nous sommes bien à gauche.

Nous avons passé beaucoup de temps à nous demander est-ce que le reste de la gauche nous reconnaît y compris dans les manifestations ? Et désormais l'enjeu de ce congrès et des moments qui nous attendent encore de réflexion entre les trois textes d'orientation parce que la gravité du moment nous y oblige. C'est est-ce que nous acceptons notre pleine responsabilité d'être la gauche qui gouverne, d'être la gauche qui veut retrouver le chemin du pouvoir et des responsabilités ?

Et donc mes camarades, parce que nous sommes convaincus que nous pouvons apporter des réponses et qu'elles ne sont pas dans la radicalité, nous avons entendu théoriser depuis 2 3 ans par la France insoumise la brutalité. Nous avons entendu théoriser le bruit et la fureur. Et mes camarades, il nous faut donc désormais nous faire entendre de nouveau, non pas en parlant d'une radicalité plus grande encore, mais en disant le projet qui est le nôtre et en disant l'utopie que nous voulons porter.

Parce que j'oppose l'utopie à la question de la radicalité, l'envie de se battre et de donner des raisons de vivre et d'espérer à une jeunesse et c'est la première fois de l'histoire de l'humanité qui se demande une jeunesse qui se demande si elle va faire des enfants tant elle est inquiète de l'état de la planète et des perspectives. Parce que mes camarades, la mission des socialistes ce n'est pas de se la mission des socialistes, c'est bien de se demander comment tous les sujets portés par les Français peuvent-être devenir un projet de société. Et j'en viendrai donc à l'autre enjeu de ce congrès qui est celui qui, comment dirais-je, porte tout le monde.

Est-ce que nous serons unis ou pas ? La question de l'unité a été tranchée et Nicolas Meer Rossignol l'a fort bien dit dans sa brillante intervention tout à l'heure. Elle est brillante et brillante l'intervention.

On peut redire ça de Nicolas. Nicolas l'a dit clairement. L'unité est tranchée.

L'unité est tranchée parce que nous avons reconnu la victoire d'Olivier Fort sans contestation, sans équivoque et qu'il est désormais le premier secrétaire de officiel du Parti socialiste et que tout le monde va rester au Parti socialiste. Donc la question n'est pas celle de l'unité. La question du rassemblement ne peut se faire que sur du fond parce qu'un rassemblement qui serait de la façade et de la posture, c'est un rassemblement qui est morné, mes camarades.

Et c'est exactement les mêmes enjeux que nous avons dans l'Union de la gauche. Est-ce que nous faisons des alliances de façade, des cartels électoraux ou est-ce que nous disons d'abord ce que nous sommes au travers d'un projet pour ensuite aller vers les autres ? Et ben c'est pareil au cœur du Parti socialiste et nous avons des choses de fond sur le projet.

D'abord, il nous faut clarifier dans les temps qui viennent travailler ensemble sur la question du rapport au travail, des services publics, des questions de sécurité, d'immigration, des questions identitaires qui sont en train de traverser notre pays. Et puis il faut dire quelles seront nos lignes stratégiques s'il y a une dissolution. Je le dis, Nicolas l'a dit, Jérôme l'a dit, je crois que nous avons été nombreux du THC à le dire, mais je le redis pour que ce soit bien clair.

Nous avons la question peut-être imminente d'une dissolution qui se pose. Que ferons-nous dans ce cas ? Quelles alliances seront portées ?

Est-ce qu'elles seront bien tranchées par les militants ? Il nous faut des réponses claires sur ce sujet pour envisager tout rassemblement. Et évidemment, clairement, nous ne ferons pas de rassemblement avec la France. insoumise.

Mais mes camarades, le congrès de Nancy, c'est une particularité, n'a pas tranché une ligne qui est claire. Personne n'a la majorité tout seul. Et c'est là que le rôle des délégués que vous êtes est crucial parce qu'il nous appartient dans ce moment d'une exceptionnelle gravité avec la guerre à nos portes.

Il nous appartient de dire si nous voulons ou non faire un rassemblement et une synthèse qui ne peut être que sur le fond, que sur le fond des stratégies, que sur le fond de du fonctionnement du parti, que sur la clarté des alliances, de la consultation des militants. C'est le seul rassemblement qui puisse valoir. C'est celui que nous pouvons appeler de vœux mais qui n'est pas factice.

Et puis finalement au bout du bout, nous serons à la fin de ce congrès de Nancy toujours des socialistes face à l'essentiel. Et je voudrais finir là-dessus. Notre congrès a redonné un espace à la sensibilité du socialisme démocratique, des socio-démocrates.

C'est celui que nous avons porté avec force pendant ce congrès. 40 % des militants de ce parti ont dit avec force que notre sensibilité devait exister au sein du Parti socialiste. Souvenez-vous, nous avons pu en douter. par moment nous on a pu nous dire partez au moment où aujourd'hui nous sommes rassemblés dans cette famille de socialistes.

Plus jamais nous ne pourrons entendre cela. Et moi je rajoute avec Nicolas et tous les camarades du TC, je dis à celles et ceux qui suivent notre congrès et qui sont plus nombreux qu'on pourrait l'imaginer, revenez. Votre maison, elle est ici.

Revenez. Vous êtes chez vous en Parti socialiste. Votre sensibilité existe.

Elle fait 40 %. Elle est au coude à coude avec celle du texte d'orientation A. C'est-à-dire que nous avons la capacité plus tard d'être majoritaire.

Alors revenez, restez, revenez parce que nous avons quelque chose à construire pour le pays et pour la France parce que si nous ne sommes pas là, la gauche ne reviendra pas en responsabilité. Parce que si nous ne restons pas et nous ne nous renforçons pas, alors nous savons que nous ne finirons pas. Nous n'aurons pas la capacité de battre le Rassemblement national.

Nous sommes les seuls, vous m'entendez mes camarades, les seuls à pouvoir le faire. Alors, je vous le dis en sincérité mais aussi avec gravité. Désormais, le Parti socialiste a retrouvé ce qu'il a toujours été, des sensibilités différentes qui vont se continuer à travailler.

Quel que soit l'issue de le du rassemblement proposé, quels que soient les accords qui pourraent être faits, nous sommes là. Nous resterons là et nous travaillerons parce que nous avons ensemble à empêcher le Rassemblement national d'arriver à haut pouvoir. Nous avons ensemble à construire les conditions de rassemblement des Françaises et des Français parce que nous sommes leur seul espoir mes camarades, leur seul espoir pour toujours parce que nous avons déjà changé la vie des Français.

C'est toujours nous qui l'avons fait. Personne d'autre ne l'a jamais fait comme nous. Et nous devons le refaire encore, encore et encore parce que sinon parce que sinon mes camarades, plus jamais notre pays n'arrivera à se rassembler si nous ne sommes pas là, nous les socialistes.

Alors mes camarades avec Nicolas, je vous le dis et avec le texte d'orientation C, nous serons présents pour la mère des batailles, les municipales, la présidentielle pour qu'enfin il y ait de l'espoir et qu'on arrête cette fracturation de notre pays. Rendez-vous au Parti socialiste. Mes camarades, je vous remercie.

Réy Cardon. J'appelle Réy et j'en profite s'il vous plaît parce que chacun a le droit de manifester son enthousiasme. C'est normal simplement on entend aussi des U.

Je pense que de toutes parts on peut tous se mettre d'accord pour dire que les U n'ont pas de place ici auprès de personne. Réy, vas-y. Merci.

Chers camarades, chers amis, aujourd'hui je pourrais vous parler de la Somme ou du dernier congrès ou encore de la France insoumise, mais d'autres passent beaucoup de minutes à le faire. En l'occurrence, je ne veux pas être un commentateur de la gauche, mais plutôt un acteur de la gauche. Et c'est d'ailleurs le choix que j'ai fait en étant au Parti socialiste, c'est que je souhaite que nous soyons au cœur de la gauche.

Mais aujourd'hui, je veux vous parler de ce qui nous attend. Ce qui nous attend, c'est très simple. Construire ensemble le projet du socialisme écologique pour les municipals, pour les présidentiels.

Et bien avant, il n'y aura pas de présidentiel si il n'y a pas une réussite collective au municipal. Alors, soyons lucides, mes chers camarades. L'heure est grave.

Les extrêmes montent, la planète se dérègle, le modèle social vacille méthodiquement démantelé justement par ce gouvernement. Et pendant ce temps-là, les inégalités explosent. Les plus pauvres subissent.

Ils doivent d'ailleurs faire des choix parfois pour remplir leur frigidaire ou remplir leur réservoir d'essence ou encore faire des choix sur leur chauffage et ce gouvernement leur demande de faire encore et encore les efforts. C'est la raison pour laquelle nous en tant que socialistes à la fois au Sénat ou encore à l'Assemblée nationale, nous portons la voix des socialistes, du socialisme écologique alors que la Macronie essae de repeindre le capitalisme avec une couleur un peu verte kaki. En l'occurrence, nous avons la responsabilité collective de d'ailleurs de le faire fièrement parce que c'est notre ADN, c'est notre responsabilité.

Il y a trop de monde, trop de personnes de classe moyenne, les plus modestes qui subissent les différentes transitions qui sont devant nous. Alors, le socialisme écologiste, ce n'est pas un slogan, c'est un projet. Un projet pour vivre mieux. un projet pour vivre mieux partout pour tous et pour longtemps parce que oui, les dégâts du dérèglement climatique frappe d'abord les plus modestes.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle au Sénat déposé avec le groupe socialiste une proposition de loi qui permettra demain, je l'espère si aller voter, de permettre à celles et ceux qui subissent le dérèglement climatique que leur modèle social ne soit pas déréglé. et ces deux jours de congé supplémentaires pour justement les victimes de catastrophe naturell parce que oui, les fractures sociales et les fractures territoriales ne se ne sont que les deux phases d'un même système. Alors, nous voulons la bifurcation mais une bifurcation planifiée et partagée.

Concrètement, on a beaucoup à faire quand le gouvernement décide de mettre sur pause ma prime rénov alors qu'il faut amplifier le mouvement. Les socialistes propose toujours des propositions de loi pour aller à l'encontre. Et puis d'ailleurs au passage, on a on voit bien que ce gouvernement vacile même dans ses propos parce que quand vous posez la question à monsieur Armand pourquoi il y a des coups de rabot donc il y a quelques mois monsieur Armand sur le ministre de l'économie ça tourne beaucoup quand vous posez les questions à monsieur Armand pourquoi il y a des coups de rabos sur ma prime renov on vous dit c'est parce qu'il y a pas assez de dossier quand vous posez une question à monsieur Lombard nouveau ministre de l'économie il vous dit c'est là cette fois-ci c'est on met sur pause parce qu'il y a trop de dossiers donc au bout d'un moment si vous voulez on peut pas raconter cette histoire aux gens ce n'est pas sérieux Et donc nous, notre responsabilité et je terminerai là-dessus, s'il y a une responsabilité sur les prochaines présidentielles notamment, c'est le sujet aussi de la voiture électrique.

Ça fait partie aussi des des enjeux en tant que socialiste que nous devons porter sur la voiture électrique. Vous avez compris euh que l'Europe a pris une décision sur 2035, la fin de la vente de voiture thermique. Et je conclurai là-dessus.

Nous, en tout cas, ça ferait partie des enjeux à la fois pour les municipales pour trouver des des transports en commun qui permettent à celles et ceux qui n'ont pas les moyens de pouvoir avoir une mobilité digne. Et aussi, bien évidemment au niveau national et européen, il faut trouver des solutions pour que chacun puisse rouler avec une voiture électrique. En tout cas, c'est notre responsabilité collective.

Ce sont des sujets majeurs et c'est à nous de les porter collectivement pour réussir ces municipales et ses présidentieles. Je vous remercie. Merci Réy.

J'appelle Florence Blatrix à la tribune et se prépare Fatima Yadani et s'il vous plaît il faut vraiment réduire les temps de parole parce que là on a explosé tous les chronos. Florence euh je sais pas, il faut mettre le compteur. Tu avais comp Non, on divise en deux.

D'accord. Donc 2 minutes chers camarades. Donc en 2 minutes, ce sera court.

Ce congrès unir la voulu utile aux socialistes, utile à la gauche et utile à nos concitoyens, il l'aurait aussi souhaité vraiment apaiser. Les échéances municipales ont été abordées ici. On sait qu'elles sont qu'elles sont dans notre ADN.

On sait qu'elles sont essentielles et qu'elles seront primordiales pour les futures échéances nationales. Elles sont aussi capitales pour notre chambre parl pour notre chambre parlementaire qui est le Sénat. Un Sénat qui depuis plus d'un an se radicalise à coup de recul environnementaux, à coût de recul sociaux.

C'est la droite de monsieur Rota Taillot. Et ce jeudi encore, le Sénat a refusé de voter la loi Zucman. Cette axe Zucman est une mesure de justice sociale qui permet de prélever sur les ultra riches, les 0,01 milliards de prélèvements.

La droite sénatoriale a refusé de voter cette loi alors qu'elle avait été adoptée à l'Assemblée nationale. Et la droite sénatoriale cherche 40 milliards d'économie. sur les dépenses, sur les services publics et bien entendu sur les collectivités puisque cet après-midi nous avons longuement parlé de collectivité.

C'est un rabot de 2 à 3 milliards au minimum sur les collectivités qui est envisagé par le gouvernement et Ber envisage même 8 milliards d'euros de rabot. Vous imaginez les services publics, l'ampitation de nos services publics dans nos collectivités. La droite sénatoriale cette semaine également a refusé de voter une proposition de loi socialiste qui visait à protéger les captages d'eau potable, nos ressources en eau.

Vous savez que de plus en plus de captages sont pollués par les nitrates, les pesticides, l'épiface. Évidemment, ça nuit à la santé humaine mais en outre, ça coûte très cher à nos collectivités. Les coûts de traitement sont environ 1 milliard par an.

Ils vont exploser et finalement c'est la facture des c'est la facture des usagers qui s'en ressentira. Là encore, la droite sénatoriale a évidemment cédé au lobby et n'a pas voulu voter cette proposition de loi. Et donc pour que le Sénat redevienne une chambre plus progressiste, une chambre qui protège vraiment les collectivités, une chambre qui protège vraiment nos concitoyens, nous avons besoin de réussir ces élections municipales.

Et dans ces élections municipales avec Unir, nous avons proposé comme dans d'autres domaines la démarchandisation. Elle est essentielle dans la vie municipale la démar Florence, je suis désolé mais il faut faire plus court. Bah oui, mais j'avais 3 minutes.

Voilà, donc elle est essentielle c'était 3 minutes 15 sont passé en fait. Elle est essentielle sur le sujet de l'eau mais aussi sur le sujet de la petite enfance. Je vous remercie.

Merci. Merci Fatima. Yan et se prépare Éric Kerouche. [Applaudissements] Je ne savais pas que j'avais autant de fans dans cette salle.

Mes chers camarades, je m'adresse à vous aujourd'hui avec une émotion, avec une émotion immense, pas seulement en tant que militante, pas seulement en tant que socialiste, mais en tant que femme française née de l'autre côté de la Méditerranée. Ce que je vais évoquer aujourd'hui, je le dis au nom d'une mémoire que je porte en ma chair. Et parce que cette mémoire m'oblige, je refuse de céder à la résignation comme j'ai refusé la fatalité du déterminisme social en défiant les statistiques et les préjugés.

Non, l'extrême droite n'est pas inévitable. Non, nous n'avons pas déjà perdu. Aujourd'hui, notre pays est fracturé.

La parole raciste libérée et l'extrême droite est aux portes du pouvoir. Ce ne sera pas seulement une politique différente. Ce sera un saut dans l'inconnu autoritaire, un recul brutal pour les femmes, les étrangers, les homosexuels, les syndicalistes.

Ce sera la relégation assumée de millions de Français. Moi, je n'ai pas le luxe de la résignation. Je n'ai pas le privilège de détourner le regard parce que c'est une question existentielle.

C'est une question de vie ou de mort pour notre dignité, pour notre avenir, pour la France que nous voulons laisser à nos enfants. Mais pour éviter le pire, il faut d'abord regarder lucidement ce que nous sommes devenus. Trop souvent, notre parti s'est enfermé sur lui-même.

Trop souvent, nous avons confondu fidélité avec cooptation, engagement avec filiation. Trop souvent, nous avons pratiqué une endogamie mortifère. Moi, je veux une gauche ouverte, vivante, populaire, en mouvement au niveau du pays comme au niveau de chaque territoire.

Je me bat pour ce féminisme universaliste qui ne laisse personne de côté. Un féminisme concret du quotidien enraciné par un enraciné pas un slogan sur une affiche, un féminisme populaire pour les caissières, pour les auxiliaires de vie, pour ces femmes qu'on invisibilise et qu'on déshumanise en silence. Je me bats pour la République, mais pas la République des discours, la République des actes, la République de l'égalité réelle, pas celle du triocial, du triethnique ou du tri géographique.

Je me bats pour un socialisme qui assume d'avoir un ennemi, un repli, l'entre soi, le racisme, la haine et un projet, la justice, l'émancipation et la dignité. Je suis une femme, je suis française. Je suis arrivée dans ce pays qui est devenu le mien à l'âge de 2 ans et je suis socialiste.

Je suis cet enfant de la République qui a grandi sous l'égaleur universelle, celle de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Je suis là parce que j'ai foi en ce parti, parce que je crois que nous pouvons encore relever la tête. Les divisions, les hésitations, les doutes ont affaibli notre capacité à imaginer l'avenir, à fédérer les forces de progrès politique et social.

Il est temps mes camarades de retrouver ce qui fait l'honneur et la grandeur de notre nation. Ce pays qui a permis à des millions d'enfants ven de devenir pleinement des enfants de la République. Cette République qui ne divise pas, ne discrimine pas mais qui intègre, qui protège et qui élève.

Nous devons retrouver cette gauche combative présente dans les associations, dans les syndicats, dans les territoires. Elle est aujourd'hui prête à reprendre le pouvoir. Nous avons la responsabilité d'être une alternative pour 2027.

Nous devons redevenir le parti des luttes sociales des espoirs démocratiques, des combats écologiques, du pouvoir d'Ajfa. Alors, ensemble chers camarades, retrouvons la fierté du combat socialiste, réinventons l'avenir. Rendons à la gauche sa force et offrencer leur espoir.

Et comme le disait François Mitter dans son discours d'investiture en 81 sur les chantiers de ses valeurs neuves pour ces combats de chaque pour ces combats de chaque jour qui se nomme liberté, égalité, fraternité. Aucun volontaire n'est de trop. [Applaudissements] Éric Guerche et se prépare Patrick Caner.

Un train de sénateur. Merci. Mes camarades, notre époque est très tourmentée.

Chaque journée rappelle l'ampleur de la tâche qui attend les socialistes s'ils sont unis, solidaires et déterminés. Alors, je sais que le sujet que je vais évoquer devant vous ce soir va vous paraître incongru. Pourtant, parler de démocratie et de démocratisation n'est pas un luxe.

C'est aussi, nous le pensons, au TOOB, un aspect de notre crédibilité populaire. C'est pourquoi je veux aborder devant vous la nécessité de changer notre mode de scrutin. Depuis Jores, les socialistes sont proportionnalistes.

La représentation fidèle de toutes les voies. Or, la 5e République avec la présidentialisation, avec le résultat aux législatives écrase les minorités et fait en sorte que certains avec peu de voix obtiennent la majorité. Cela crée une société du conflit et quand le vent tourne, nous le savons, cela va vite et cela va fort.

Je vous le dis mes camarades, notre mode de scrutin est une machine à produire de la colère et de l'abstention. Comment s'étonner du retrait politique des électeurs qui savent que leur voix ne comptera pas ? Comment s'étonner des colères quand la parité et la diversité sont hors de portée du mode de scrutin uninominal à deux tours ?

Nous laissons se creuser une fracture démocratique qui profite à l'abstention, à l'extrême droite et au ressentiment. Nous réclamons toutes et tous notre autonomie stratégique. Alors, nous devons choisir nos alliances, pas les subir.

Le mode de scrutin actuel nous force à des coalitions imposées. Avec la proportionnelle, nous pourrions nouer des alliances que nous souhaitons sur la base de programmes clairs et non pas uniquement sur des calculs de second tour. Et puis oui, il faudra réécrire notre Constitution, mais d'ors et déjà une loi simple pourrait abaisser le pouvoir du président de la République.

Mes camarades, nous sommes les derniers en Europe à priver nos citoyens d'une véritable capacité d'expression. Partout la proportionnelle existe. Les taux de participation sont meilleurs, la confiance est plus grande.

Je crois qu'il appartient aux socialistes d'aider au renouveau de ce mode de scrutin. Mes camarades, nous avons forgé conquêtes sociales. C'est à nous, je crois, de mettre fin à un système qui déforme la volonté populaire et c'est à nous de redonner à nos citoyens l'envie de voter, de construire une République qui soit une République de la justice, de la parité et de la pluralité.

Merci. Merci Éric et mon Patrick Caner se prépare Joan B. Je suis d'accord avec mes chers camarades n'en déplaise à Bruno Rota l'état de droit est sacré et intangible Bruno Rota est en train de transformer le Sénat en base arrière pour une extrême droite qui ne demande que cela.

Il n'y a pas de RN ou quasiment pas de RN au Sénat mais nous avons Bruno Rotaillot et la rotaillisation du Sénat leur permet de servir la soupe aux idées les plus néoséabondes que nous connaissons dans notre société. Alors moi je vais vous dire un florilège très rapide je rassure Laurence des PPL les plus à droites que nous avons dû combattre. Nous nous sommes battus, mes chers camarades, contre l'interdiction du voile dans les compétitions sportives en utilisant la laïcité qui a été dévoyée en l'occurrence par la droite sénatoriale.

Nous nous sommes battus contre le développement de la durée de résidence pour les travailleurs immigrés, y compris en situation régulières pour l'accès à leurs droits. Nous nous sommes battus pour la remise contre la remise en cause du droit du sol en partant de l'exemple de Mayotte qui risque de se généraliser. Nous nous sommes battus contre la PPL du plomb.

Scandale écologique avec la réintroduction des néoctéinoïdes. Alors oui mes chers camarades, le Sénat se bat et nous nous battons pied à pied tous les socialistes sénateurs qu'il soient TOOA, TOB ou TOC. Le Sénat doit être un lieu de résistance plus que jamais et nous prenons notre part de combat contre l'illibéralisme.

Nous devons rester le deuxè groupe du Sénat avec 20 % des sénateurs aujourd'hui qui sont socialistes. Mais chers camarades, la moitié du groupe sera renouvelé en septembre 2026 et j'en arrive au point principal, les municipales avec le RN en embuscade, y compris sur le secteur rural. C'est une élection majeure.

Cela a été dit à plusieurs reprises. Le socialisme municipal, c'est notre ADN. C'est la mère des campagnes qui est devant nous préparant l'élection présidentielle.

Ce sera un juge de paix en mars 2026. Alors, il nous faut accompagner nos sortants, il nous faut soutenir les conquêtes éventuelles. Il nous faut valoriser les combattants de la gloire, ceux qui n'ont aucune chance d'être élus mais qui vont aller au combat.

Et pour cela, je le dis devant Hélène Jofroid, il faut que notre Fédération nationale des élus socialistes républicains soit forte. Elle ne l'est pas suffisamment aujourd'hui. Mes chers camarades, alors oui à l'Union de la gauche de responsabilité, non aux accords qu'ils soient national ou local avec Lfi.

N'ayons pas le socialisme honteux. Nous sommes la première force politique à gauche. Alors revendiquons-le en avant pour ces municipales 2026.

Merci Patrick et bravo, tu finis en avance. Est-ce que Johanna est là ? Sinon Karine Daniel et Lamiage se préparent.

Bonsoir mes camarades. Moi j'adore les congrès, je dois le dire. J'adore les congrès surtout pour leur phase amont plus que peut-être pour les effets de tribune que l'on peut avoir ici et là mais ce congrès, je l'ai particulièrement apprécié parce qu'on y a parlé d'idées et pour ce qui me concerne, j'y ai beaucoup parlé dans les sections de démarchisation.

La première fois qu'on en a parlé, c'était que j'en ai parlé, c'était dans la dans les sections d'anèse. On m'a dit "Ou là là, c'est dur à dire, c'est pas faux." Et puis au fil des réunions et notamment dans les sections rurales, on a beaucoup échangé sur ce sujet.

Et ce sujet, il parle vraiment aux zones rurales et aux militants des zones rurales parce que on sait que dans ces zones, il faut investir plus sur les services publics, de l'éducation, de la santé, on l'a beaucoup dit aujourd'hui, mais aussi parce que les services privés quittent les zones rurales, les banques quittent les zones rurales, les commerces quittent les zones rurales et c'est au maire souvent qu'on demande de palier à ces défaillances du marché. Alors, on a beaucoup cité Bloom et Jores. Moi, je cite Paul Kroegman qui a eu quand même un prix Nobel d'économie pour dire "En économie, la géographie compte." Et bien oui, mes camarades, la géographie compte.

À nous demain de retrouver les capacités d'innovation pour faire dialoguer les forces publiques, les forces les les et les forces privées dans les territoires ruraux. pour celles et ceux qui sont les plus éloignés des services publics mais aussi des services privés. À nous d'être innovant, à nous de porter ces innovations.

Le constat que l'on fait quand on discute avec nos camarades qui militent dans les sections rurales, c'est que les solutions existent. Aujourd'hui, beaucoup, on doit se le dire, elles sont portées par des mères d'hivers gauche, par des mères qui ne sont plus encartées et aujourd'hui, il nous manque peut-être même des socialistes, on le constate bien souvent et on l'a beaucoup dit, pour porter ces solutions qui existent dans les communes les plus rurales. Donc, il nous faut travailler sur ces solutions.

Il nous faut aller vers celles et ceux qui sont les plus éloignés des services publics et des services privés. Je le dis bien aussi parce que la démarchandisation dans les zones rurales, c'est une réalité et c'est une réalité concrète dans les zones rurales, dans les quartiers prioritaires aussi. Et je suis sûr que nous sommes en capacité de trouver ces solutions.

Luc Carvounas tout à l'heure a parlé de la question des CCAS. On a eu une belle séquence au Sénat et à l'Assemblée sur les CCAS où le gouvernement a quand même eu la bonne idée, comme s'il n'avait que ça à faire en ce moment, de proposer que les CCAS soient optionnels pour les communes. On est là dans des ruptures d'égalité, d'accès des citoyens à leurs droits les plus fondamentaux.

Karine, donc à nous de trouver ces solutions et à nous de porter ces combats et de le faire avec des militants et des élus socialiste pour les porter demain. Merci les camarades. Merci Karine et j'appelle Johanna Bucher et se prépare Lamiage.

Chers camarades, chers amis, en 2026, nous partons au combat. au combat pour reconquérir des villes, pour garder nos bastions et pour faire en sorte que l'extrême droite ne garde pas 1 cm de terrain dans nos ville et dans nos campagnes. Nous allons donc battre leurs idées dans les urnes, mais nous devons aussi et d'abord les combattre dans nos têtes et cela implique, chers camarades, de résister à l'atmosphère ambiante et de ne pas nous résigner face à la violence qui grandit dans les actes et dans les paroles.

À Never où je vis, le maire macroniste trouve inopportun que la misère soit visible dans l'espace public. Donc pour la troisème fois, il vient de prendre un arrêté pour exclure les plus pauvres, ce qu'il appelle les marginaux, de grand nombre de rues du centre-ville. Ce qui était hier inimaginable est aujourd'hui banal.

On cache la pauvreté plutôt que de la combattre. On exclut ce qui dérange, on les éloigne de nos regards et il faudrait trouver ça normal. Je vous le dis, dans mon effroid face à cette décision, j'ai eu peur de trouver chez mes concitoyens de l'apathie et de l'indifférence parce que nous la connaissons tous cette pente glissante qui nous amène peu à peu à détourner le regard et à ignorer ceux qui souffrent.

Mais ce serait une erreur de penser que c'est irréversible et c'est à nous socialistes de nous lever pour lutter contre cette apathie. Quand j'ai pris la parole pour dénoncer cet arrêté, il n'a fallu que quelques heures pour qu'une dizaine d'associations et une douzaine de commerçants se joignent à moi pour le dénoncer. Des centaines d'habitants nous ont remercié d'avoir défendu ces valeurs qu'ils croyaient perdu et piétiné.

La solidarité et la fraternité ne sont pas des idées neuves. Mais dans un monde où tout semble n'être plus fondé que sur la consommation et l'individualisme, se battre pour elle reste un acte révolutionnaire. À ne ver comme ailleurs, nous préparons la bataille des municipales et nous savons qu'elle sera rude.

Mais nous avons su unir la gauche autour de valeur clair et nous défendrons un service public municipal qui prend soin des plus fragiles, qui traite les gens avec humanité, qui apporte de l'apaisement et de la médiation plutôt que de l'exclusion et de la violence. Alors oui, on nous dira que nous sommes naïfs, que la générosité a ses limites et qu'on ne peut pas mettre fin à la misère. On nous dira que c'est plus dans l'air du temps aujourd'hui et que nous sommes idéalistes.

Mais soyons fiers d'être idéaliste. Soyons fier d'être socialiste. Soons fiers de nos valeurs qui sont si fortes face à cette indifférence, si grandes face à la bassesse de tous ceux qui ne croient plus en rien.

Partons partout dans nos villes portez cet idéal. Faisons-le raisonner dans le cœur de millions de Français. Envoyons ce message partout pour qu'il passe au-dessus du bruit et de la haine.

C'est ainsi que nous serons fidèles à qui nous sommes et c'est ainsi que nous gagnerons. Merci Johanna et j'appelle Lamiage et se prépare Alix Soler Alcaraz. [Applaudissements] Chers amis, chers camarades, je crois que nous sommes nombreuses et nombreux ici à être arrivés dans ce congrès avec un espoir, un espoir et un certain nombre de promesses que nous pensions voir réaliser aujourd'hui.

Ces promesses sont celles du changement. un changement impératif, un changement nécessaire, un changement fondamental en vue de la survie de notre parti, de sa vitalité, de sa capacité à reprendre le chemin des conquêtes. Et moi, je voudrais saluer toutes les militantes et tous les militants qui bénévolement, ça a été rappelé ce matin, ont organisé ce congrès, ont permis au vote de se tenir dans toutes les sections, dans toutes les fédérations, à toutes celles et ceux qui ont fait vivre ce débat démocratique qui fait honneur à notre famille politique.

Et le résultat, je dois dire, m'a laissé quelque peu perplexe. Et je vais vous dire pourquoi. Nous avons une direction sortante qui arrive au moment des textes d'orientation puisque c'est ça qui gouverne l'orientation politique de notre parti à 42 %.

Soit à peu près 1,5 points de plus ou devant le texte d'orientation arrivé juste après et avec un troisème texte d'orientation arrivé à 18 %. Sur la base purement factuelle de l'analyse de ces résultats, pouvons-nous considérer que l'orientation est tranchée de façon radicale, de façon claire. Je ne crois pas.

Et je pense que c'est un écueil dans lequel nous ne devons surtout pas tomber. Nous avons partagé un certain nombre de constats et je vais y revenir. Ces constats, on peut dire que globalement 60 % du parti a souhaité une orientation différente. 60 % du parti a souhaité voir notre parti évoluer en vue d'un changement.

Alors la question qui se pose à nous aujourd'hui, c'est à quoi sert ce congrès en réalité ? Et il y a deux réponses possibles. La première c'est à rien.

On continue comme avant. On considère que rien ne doit changer et on considère que à peu près la moitié du parti n'a rien à dire et n'a rien à apporter dans les futures années et dans les futures conquêtes de notre parti. Et il y a une deuxième solution qui me semble davantage correspondre à ce que les militants ont essayé de nous dire.

Nous devons transformer la maison commune. Nous devons mettre en place des dispositifs qui nous permettent de travailler ensemble, qui nous permettent de faire une synthèse, qui nous permettent de réfléchir ensemble, qui nous permettent de repartir en conquête, qui nous permettent d'aborder la séquence des municipales, qui nous permettent d'aborder la séquence de la présidentielle et des législatives. Et pour ça, nous devons partager un certain nombre de constats.

Nous devons faire en sorte que notre parti redevienne un grand parti socialiste. Nous devons avoir plus d'adhérents au prochain congrès et non pas moins d'adhérents qu'au congrès de Marseille et qu'au congrès de Nancy. Nous devons préparer les municipales et je pense que pour cela, il faut une plateforme commune.

Cinq propositions phare que nous allons décliner dans l'ensemble de nos territoires. Nous devons transformer la société. Nous devons porter une vision globale de l'état du monde et de notre société.

Nous devons redonner de la vitalité à nos fédérations qui pour un certain nombre d'entre elles sont en très grande difficulté. Et nous devons sortir de cette confrontation délétaire depuis le Congrès de Marseille, du bloc contre bloc. Moi ça me fatigue.

Je n'en veux plus, nous n'en voulons plus. Alors je vous le dis, à quoi servons-nous ? À quoi devons-nous répondre ?

Les textes d'orientation, quand vous allez sur les marchés le weekend pour aller tracter, tout le monde s'en fout. Personne ne m'en a jamais parlé. Par contre, la difficulté des fins de mois, le prix de l'essence, les familles monoparentales, la crise du logement, la plus grande crise du logement que nous vivons depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, moi en tant qu'élu local, c'est là-dessus que je suis interpellé.

C'est ça dont les gens me parlent. Donc, allons-nous être à la hauteur et je te vois Laurence, je vais aller vers ma conclusion. Allons-nous enfin être à la hauteur ?

C'est ce que nous vous proposons ? C'est le sens de l'intervention de Nicolas Maurer Rossignol tout à l'heure. C'est le sens de l'intervention de tous les orateurs du TC.

Nous avons tendu la main. Nous avons ouvert la porte au dialogue. Alors que nous que répondez-vous ?

Que répond la direction nationale ? Moi, je vais vous dire et je conclurai là-dessus, je rêve d'un parti qui rassemble. Je rêve d'un premier secrétaire qui s'est rassemblé tous les socialistes, y compris son opposition et je dirais même surtout son opposition.

Je rêve d'un parti qui prenne soin de ses militants. Je rêve d'un parti qui fasse revenir les socialistes de l'extérieur. Qu' fasse revenir toutes celles et ceux qui croient dans notre capacité de transformation de la société.

La mia, il y a et je vais m'arrêter Laurence vous voyez elle est intransigente même quand c'est son propre texte d'orientation. Il y a beaucoup de Français qui nous regardent à l'extérieur. Ne croyez pas que ce congrès n'intéresse que nous ou ne concerne que nous.

Nous avons une responsabilité et je finirai là-dessus et cette responsabilité vous la devez à ma génération et génération suivante. Moi, j'étais pas né en 81. J'en ai marre qu'on m'explique que notre futur serait les conquêtes du passé.

Nous voulons conquérir le pouvoir. Nous voulons exercer des responsabilités. Nous voulons travailler au sein du Parti socialiste pour tendre la main, pour gagner à l'extérieur, aller conquérir des villes, aller conquérir des circonscription et gagner les élections nationales à venir.

On a besoin de vous. Ne nous trahissez pas. Nous ne vous le pardonnerons pas.

Merci Lamia. J'appelle Alix Solaire Alcaraz et Eida Adisadé se prépare. [Applaudissements] Bonsoir chers amis, chers camarades.

Je vais essayer d'être très concis pour permettre au derniers d'avoir au moins 30 secondes pour s'exprimer devant vous. Euh ben j'ai l'honneur d'être premier fédéral de la Fédération de LOUD mais aussi chef de fil pour les municipales sur la ville de Carcassonne. Une ville tenu jusqu'ici par la droite et où l'extrême droite est un vrai danger.

Mais comme beaucoup de camarades dans cette salle, nous sommes au combat pour rassembler la gauche et construire un projet sérieux pour conquérir cette ville comme beaucoup d'autres en mars prochain. Alors, on entend souvent ce discours qui consiste à dire que mener une politique municipale, c'est ni de droite ni de gauche. Et pourtant, pour vivre dans une ville dans laquelle une droite conservatrice a laissé infuser ses politiques depuis plus de 40 ans, je peux vous assurer que c'est justement à cette échelle que tout se joue.

C'est à cette échelle que les plus précaires et les personnes les plus fragiles se retrouvent confrontés à une réalité d'exclusion, d'isolement et du chacun pour soi. Je pense à ces 100 domicile fixes qui vivent dans la rue et se voirceler par la police municipale ou même empêcher de s'allonger sur ban public. Je pense à ces quartiers qu'on délaisse où les infrastructures publiques ferment, accentuant la fracture territoriale et ouvrant la voie à des trafics.

Je pense à ces enfants de famille modeste qui ne peuvent plus accéder à la piscine municipale ou à des concerts car la mairie a décidé que le tout marchand, le tout lucratif devait remplacer le tout accessible. Et je pense enfin à ces familles monoparentales ou plutôt ces mères célibataires qui voient leur courbe de surendettement augmenté en même temps que celle de leur isolement social et de celui de leurs enfants dans une indifférence totale de la municipalité. Voulez-vous la différence entre une mairie de droite et une maigrie de gauche ?

Prenez comme indicateur l'indice de dignité humaine et vous l'aurez. Donc pour répondre pour conclure notre enjeu, nous avons cet enjeu aux élections municipales de porter une voie forte, un récit puissant d'un socialisme municipal dans lequel les services publics et cette notion du prendre soin se rendent de retour pour redonner confiance à tous ces gens justement et leur redonner cet enjeu de dignité. Chers amis et camarades sur ces sujets, je vous invite à vous mobiliser très fort, à être unis et rassemblés pour les prochaines municipales et créer la surprise et faire de ces victoires à venir la première étape vers la reconquête des cœurs des têtes en vue de la présidentielle de 2027.

Je vous remercie. Merci Alix et j'appelle Eida Adizadé et Philippe Bran se prépare. Et enfin leur beauté là.

Mes chers camarades, je vais aller droite au but puisque j'ai 1 minute 50. Nous pensons souvent au Parti socialiste et on pense aussi ça de nous. C'est quelque chose qu'on se répète souvent.

On est en panne d'idée, il faut travailler, faut trouver les bonnes idées et on se met à phosphorer. Alors, j'ai un scoop. On n'est pas en plein d'idées, on a des idées.

Seulement, on définit idées par des politiques publiques. Et au jeu de quelles sont nos idées pour les bonnes politiques publiques, on en a plein. Autre scoupe, nos idées sont majoritaires.

Si vous demandez aux Français s'ils sont pour la revalorisation du SMIC, ils sont pour à 80 90 %. S'ils sont pour la retraite à 62 ans, ils sont pour à plus de 60 70 %. Alors, quel est le problème ?

Pourquoi nos idées nos idées de politique publique ne suffisent pas à convaincre que nous sommes la solution pour les Français ? Mais nous sommes pas en panne de bonnes idées, nous sommes en panne d'un grand récit. Avant le mot récit, on appelait ça idéologie.

Et comme le mot a été un peu souillé par des idéologies mortifères, on l'a mis de côté. Mais le récit, c'est ce qui fait gagner une élection. C'est quoi un récit ?

C'est la capacité à répondre de manière simple et claire à trois questions. Pourquoi ça va si mal ? Comment ça pourrait aller bien ?

Et comment on peut faire ensemble ? Qui a un grand récit à l'heure actuelle ? L'extrême droite.

L'extrême droite depuis 50 ans, matin, midi et soir, ils expliquent que ça va mal en France parce qu'il y a trop d'étrangers. Ça ira mieux quand il y aura moins d'étrangers, qu'on les aura remis à leur place avec la préférence nationale ou la remigration. Et comment on y va ensemble ?

Ben, on y va ensemble avec les Français de souche, ceux qui ont les les racines judéo-chrétiennes. Il y en a un autre, il y a un autre parti qui a une idéologie, un grand récit, c'est la France insoumisse. Alors, comme on a passé beaucoup de temps à parler d'eux, j'en parlerai pas du tout.

Nous, tant qu'on aura pas fait ce travail de redéfinir ce qu'est pour nous un grand récit, ce qui donne un cadre d'explication au monde, qui donne aussi notre position morale, nous continuerons à perdre. En 2022, on n pas perdu parce qu'on avait la mauvaise candidate, on n pas perdu parce qu'on avait le mauvais programme, on a perdu parce qu'on a pas su expliquer de manière claire et simple pourquoi ça allait si mal et comment ça pourrait aller mieux. La démarchandisation qu'on porte au TOB, c'est un début de grand récit.

Alors certes, c'est difficile à dire. Donc on va travailler ensemble pour trouver des mots simples pour le dire et pardon pour porter un grand récit. On ne peut pas être désunis.

Si on veut demain unir les Français, c'est bien ça qui menace la France. La France est désunie. Elle est désunis parce que les uns n'arrivent plus à se mettre à la place des autres.

On peut pas y aller nous en expliquant que nous sommes nous-mêmes désunis et que nous voudrions unir la France. Tant qu'on passera du temps à parler de nos désunions, nous parlerons pas du fond. Pourquoi ça va si mal, comment ça pourrait aller mieux et comment on y va tous ensemble.

Je vous remercie. Merci. Et j'appelle Philippe Brun et Laur Beautel.

La conclusion. [Applaudissements] Mes chers camarades, mes chers amis, j'ai un seul mot à vous dire. Merci.

Merci d'avoir vaincu la résignation. Merci d'avoir vaincu défaites. Merci d'avoir vaincu le doute qui peut parfois nous prendre.

Quand nous voyons progresser face à nous les forces de la réaction coalisée avec celle de la majorité gouvernementale, lorsque nous voyons s'effondrer autour de nous tout ce croyons, le droit international, le multilatéralisme, le règlement des conflits basés sur la paix et la justice, de voir que les valeurs si chèrement acquises de notre pays sont aujourd'hui majorit irement rejeté. Merci de faire encore confiance à notre vieille casserole, le Parti socialiste, dans laquelle nous devons encore faire les meilleures soupes. Quel étrange paradoxe, mes chers camarades, qu'au moment même où les inégalités n'ont jamais été aussi élevées, qu'au moment même où la demande de pouvoir d'achat n'a jamais été aussi forte, qu'au moment même où la droite a autant failli dans sa gestion, nous ne soyons pas aujourd'hui nous-mêmes aux portes du pouvoir.

Cet étrange paradoxe s'explique par de nombreux renoncements et donc nous devons aujourd'hui ensemble définir ce que doit être la notre politique. Qui nous sommes, où allons-nous ? Qui sommes-nous ?

Nous sommes d'abord un parti populaire. Nous avons été inventés pour défendre des intérêts de classe. Des intérêts de classe dont on a peine à comprendre ce qu'ils sont aujourd'hui.

Plus personne ne comprend aujourd'hui ce que dit le Parti socialiste. Notre langage est si éterré, si incompréhensible que les gens se demandent bien comment on peut aller au travail en mobilité douce ou avoir des problèmes de pouvoir de vivre. Nous devons donc changer profondément notre langage, remettre d'abord en priorité la question du pouvoir d'achat, celle des retraites, la question bien sûr économique centrale sans laquelle aucun progrès social n'est possible.

Nous devons mettre en avant tous les sujets laissés de côté pendant le mouvement des gilets jaunes et la question démocratique en priorité en nous souvenant que sur les ronds-points, ce n'est pas de halal ou d'immigration dont on a parlé, mais c'est bien de nouveaux droits démocratiques et bien sûr de pouvoir d'achat. Cela, nous devons l'avoir en tête de manière certaine, car sans aucune refondation idéologique, alors nous serons condamnés à certains succès d'estime, à quelques victoires provisoires, mais au fond, nous serons condamnés à la défaite devant les forces de la réaction qui se font devant nous. Refonder donc le Parti socialiste, c'est s'appuyer sur ce qu'il est depuis toujours.

Un parti populaire qui doit donc présenter des ouvriers et des employés aux élections avec le principe de parité populaire que nous avons défendu dans ce congrès. Il est en effet inacceptable et il ne pourra plus être accepté que le premier ouvrier sur la liste aux élections européennes soit en 41e position. Il ne doit plus être accepté donc cette relégation, un parti populaire donc et nous sommes aussi un parti de réforme.

Nous n'avons pas à rougir de ce réformisme révolutionnaire que nous avons hérité de Jorè parce que nous sommes un parti populaire, nous sommes un parti de réforme car nous faisons notre l'adage de l'ouvrier qui dit que un tien vaut mieux que deux tu l'auras et que fidèle à notre histoire nous savons qu'un pas en avant vaut mieux que 1000 programmes. Nous devons donc aujourd'hui sortir de cette crise de conscience qui a été les 5 ans que nous avons passé entre 2012 et 2017. Je ne crois pas que François Mitteran en 1971 passait son temps à faire référence à 1956.

Soyons donc maintenant fiers de nous-mêmes pour construire ensemble ce nouveau socialisme. Cette refondation est essentielle. Nous la porterons, nous l'espérons le plus largement possible et dans l'effort de synthèse que demande le premier secrétaire, il devra donc être fait cet effort.

Renversons la table, chers camarades, car devant nous, il y a d'immenses enjeux. Nous ne devons pas être les derniers à éteindre la lumière. Merci beaucoup.

Merci Philippe. Et j'appelle Lor Beautella qui sera la dernière à parler ce soir. [Applaudissements] Mes chers camarades, parlez au français.

Oui, mais parler aux françaises aussi parce qu'aujourd'hui la démocratie les déçois. Parce qu'aujourd'hui ce sont elles qui s'abstiennent le plus, pas par des intérêts, mais par désillusion. Et si nous voulons reconstruire un lien, alors c'est avec elle qu'il faut commencer.

Nous sommes socialistes, donc nous sommes féministes. Ou alors nous ne sommes pas ce que nous prétendons être. À l'approche des municipales, il faut oser poser la question qui fâche.

Où sont les femmes ? En 2024, moins de 20 % des maires en France sont des femmes. Et dans les intercos, c'est pire, à peine 11 % de présidentes.

Ce n'est plus une anomalie, c'est une injustice. Et cette injustice, nous devons la réparer. Nous avons des figures fortes et ces figures fortes, je vous le demande de les applaudir.

Johanna Roland, Nathalie Aperé, Hélène Jaois, Annie Dalgot, Carole Delga, Martine Aubri. Soyons honnêtes, cela dit, cette liste, elle est trop courte et à ce rythme là pour 2026 nous sommes mal partis, mal barrés comme on dit. Alors, faisons mieux.

Le Parti socialiste a commis texte le plus structuré pour promouvoir l'égalité dans le parti et dans la société, le temps des femmes. Un texte exigeant, transxte d'orientation qui nécessitait une révision de nos statuts nous concernant. Ça n'a pas été fait.

Faute de consensus, non de fonds mais de forme entre nous. Il nous faudra agir en ce sens dans cette nouvelle séquence. Je veux remercier ici Olivier Fort, notre premier secrétaire.

Merci Olivier de soutenir ce combat. Merci d'avoir fait de l'égalité non pas un slogan mais une stratégie. Dès 2021, tu apportais au nom du parti les propositions pour les droits fondamentaux des femmes, la santé, le consentement, la lutte contre les violences.

Et aujourd'hui, tu continues à construire une gauche unie, inclusive. collective et bien sûr féministe. Je veux évidemment aussi saluer Marie Leverne qui a mené ce travail avec une équible remarquable et je dis pas ça parce que j'en faisais partie.

Audre Gacian, Yasmine Eljaï, Cécilia Gondard, Alexandra Jardin, Gabriel Cry Warri, Laurence Rossignol, Isline du Tartre, Fatia Kelouashi, Garance Lerou, Alima Delimi et d'autres militantes du parti, éu, responsable local, secrétaire de section, secrétaire fédéral à l'égalité et j'oublie pas nos permanentes et nos permanents. Nous n'avons pas attendu les consignes nationales. Nous avons agi, nous avons porté ce texte, nous avons fait ce que le Parti socialiste a toujours su faire quand il est grand.

Donner du pouvoir à celles et ceux qu'on n'écoute pas assez. Alors chers camarades, agissons. En 2026, les listes paritaires seront obligatoires dans toutes les communes.

C'est une opportunité. Ne laissons passer cette chance et que cela ne soit pas comme trop souvent des femmes têtes de liste mais dans les villes qu'on ne compte pas gagner. Messieurs, vous êtes nos alliés mais pas seulement nos porte-voie.

Vous devez être le prolongement de tous les combats féministes. Ce n'est pas si compliqué. Tenez, aujourd'hui encore, je devais pas intervenir.

Et Amine, bah il m'a laissé sa place. Voilà, un geste simple, un geste juste. Préparons aussi l'avenir que notre groupe à l'Assemblée nationale, au Sénat ressemble enfin à la société française.

Regardons-nous, regardons, regardez autour de vous dans cette salle. Sommes-nous à l'image de la France ? Un tiers de femmes dans ce parti, 2 tiers d'hommes et peu de jeunes.

Ce n'est pas une question de quota, c'est une question de démocratie. Nous sommes les héritiers et les héritières d'un parti qui a toujours combattu pour l'émancipation aujourd'hui. Ce combat se poursuit une phrase, il se conjugue au féminin.

Et si nous voulons que la gauche redevienne une espérance, alors commençons par faire ce que d'autres redoutent. Laisser les femmes prendre toute leur place. Je vous remercie.

Merci. Merci. On en a donc terminé avec le débat des enin les présentations des textes d'orientation.

Il y a le buffet du congrès qui nous attend et demain matin les portes réouvrent à 8h30 et commencent à 9h30. Ne soyez pas en retard avec l'hommage à ceux et celles qui nous ont quitté et merci à la régie qui a pris plus de temps que prévu. Merci.

Merci à vous.