Comment prévenir les féminicides dans le 06? Interview BFM Côte d'Azur du jeudi 15 juin 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:32OuverteRéponse directe
Comment évolue les chiffres des violences faites aux femmes dans les Alpes-Maritimes ?
- 2:16FerméeRéponse partielle
Les féminicides baissent-ils ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les violences intrafamiliales augmentent-elles ?
- 3:42FerméeRéponse directe
A-t-on assez de données pour évaluer le phénomène ?
- 4:27RelanceRéponse directe
L'augmentation des chiffres est-elle une bonne nouvelle ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Pourquoi les femmes osent-elles davantage dénoncer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Fait
« la situation dans ce département était dramatique il y a quelques années puisqu'on avait le pompon national on avait Leonard d'être le numéro 1 en terme de féminisme le plus touché c'était tout à fait quelle année ça devait être en 2015 à peu près je pense 2015-2017 »
- 3:00Chiffre
« les chiffres ont baissé de toute façon ah ça le féministe c'est un féministe de trop c'est vrai que l'année dernière n'a pas été une année très bien même si on n'a pas encore le rapport national mais bon 4 féministes dans un département c'est énorme »
- 3:42Chiffre
« on est à peu près à deux points au-dessus de la moyenne nationale en tous les cas pour l'année dernière »
- 4:27Chiffre
« il y a eu 3000 61 crimes et des enregistrer 360 crimes et des liés enregistrés en 2022 »
- 5:11Chiffre
« dans notre association on a constaté pendant le confinement un doublement des appels pour des questions de violence intra familiale »
- 5:55Chiffre
« une femme sur deux dit avoir subi des violences »
- 6:39Chiffre
« 16% des Français dont les jeunes pensaient que donner une gifle va finalement c'est pas si grave que ça »
- 6:40Chiffre
« 23% des 25 34 ans qui estiment qu'il faut parfois être violent pour être respecté »
- 10:03Fait
« le parcours judiciaire est vraiment difficile pour les femmes qui sont victimes de violence »
- 12:09Fait
« les familles monoparentales sont les familles les plus pauvres »
- 12:49Fait
« aujourd'hui ce sont les femmes qui quittent le domicile et moi je trouve ça absolument anormal »
- 13:32Fait
« les délais sont respectés les décisions interviennent rapidement »
Temps de parole
- ?97 %
- non_speech3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bienvenue dans politique votre rendez-vous politique comme chaque semaine sur BFM discount d'Azur c'est un sujet traité lorsque survient un féminicide où le 25 novembre journée de lutte contre les violences faites aux femmes pourtant nous pourrions parler de ce sujet chaque jour de l'année pensée violence souvent dans le huis clos familial sont répandus tous les milieux tous les âges aucun territoire épargnés par les violences faites aux femmes comment agir quelles sont les structures d'accueil mise en place dans les Alpes-Maritimes comment nos élus sont partis sont partis du problème nos invités pour en parler sont Alexandra Martin bonsoir député les républicains des Alpes-Maritimes de la 8e circonscription c'est du côté de Cannes de Mandelieu et président du groupe d'études sur les violences intra familiales et bonsoir maître Frédéric Grégoire vous êtes quant à vous présidente du SID à Nice c'est le Centre d'Information sur les Droits des femmes et des familles qui fêtent cette année ses 40 ans et vous êtes par ailleurs avocate au Barreau de Nice émissions en partenariat comme toujours avec Nice-Matin Lionel Paoli reporter politique nous accompagner bonsoir Lionel bonsoir Céline
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d'abord si vous le voulez bien nous allons essayer de dresser ensemble un rapide état des lieux des violences faites aux femmes chez nous dans les Alpes-Maritimes 4 féminicides recensés l'année dernière d'abord comment évolue ces chiffres mettre Grégoire vous qui est une fille observatrice de ce sujet alors la situation dans ce département était dramatique il y a quelques années puisqu'on avait le pompon national on avait Leonard d'être le numéro 1 en terme de féminisme le plus touché c'était tout à fait quelle année ça devait être en 2015 à peu près je pense 2015-2017 voilà vraiment une situation très très dégradée je crois que tout le monde a pris conscience de cette difficulté à l'époque et tout le monde s'est mis autour de la table et il s'est mis à travailler ensemble parce que on y reviendra certainement dans le cours de l'émission la prise en charge globale faire les choses ensemble c'est vraiment très important dans dans ce domaine là et donc les chiffres ont baissé de toute façon ah ça le féministe c'est un féministe de trop c'est vrai que l'année dernière n'a pas été une année très bien même si on n'a pas encore le rapport national mais bon 4 féministes dans un département c'est énorme c'est énorme ça vaut en lien avec tout toutes les violences qui à côté j'allais vous en parler mais les féminicides baisse effectivement en revanche le nombre de violences intrafamiliale et les fluidance faites aux femmes augmente de façon très importante aussi bien dans le Var que dans les Alpes-Maritimes est-ce qu'on a une explication à cela je pense que alors ça augmente ça a augmenté on est à peu près à deux points au-dessus de la moyenne nationale en tous les cas pour l'année dernière on n'a pas encore effectivement les chiffres fines fin pour cette année sans doute par la densité de population tout simplement je ne crois pas qu'il y ait un phénomène sociologique propre aux Alpes-Maritimes comme vous le disiez maître je crois que dans notre département aujourd'hui tous les acteurs sont vraiment mobilisés mais on peut faire mieux on peut faire mieux pour prévenir on peut faire mieux pour détecter et on peut faire mieux pour accompagner les victimes de violence intra-familiales et c'est le travail que nous menons avec mon groupe d'études à l'Assemblée nationale est-ce que localement on dispose d'assez de chiffres de données aussi pour évaluer le phénomène oui absolument on a les chiffres du ministère de l'intérieur par exemple pour l'année dernière l'année 2021 il y a eu 3000 61 crimes et des enregistrer 360 crimes et des liés enregistrés en 2022 donc vous voyez qu'il y a une progression mais enfin je pense que on partagera sans doute ce constat bien sûr il y a un phénomène en hausse un fléau sociétal qui qui est exponentielle mais l'augmentation de ces chiffres est une bonne donnée et une bonne nouvelle parce que ça veut dire que que les femmes qui sont en majorité victimes de ces violences intrafamilales hausse davantage et le dire et le dénonciation il y a pas forcément eu de hausse véritablement alors il faudrait qu'il y ait une étude très fine qui soit faite par des sociologues mais c'est vrai que par exemple dans notre association on a constaté pendant le confinement un doublement des appels pour des questions de violence intra familiale et ça n'a pas cessé depuis ça n'a pas rebaissé le chiffre n'a pas rebaissé alors ce qui veut dire pardon que ce n'est pas le confinement qui qui a provoqué cette hausse mais une prise de conscience aussi parce que avant il y a eu aussi tous les mouvements mis et une grosse prise de conscience ça fait quand même plusieurs années où c'est causes nationales donc voilà il y a quand même beaucoup de choses qui font que c'est maintenant les femmes osent déposer plainte et osent dénoncer ce genre de situation elle se sentent moins seule même si encore une fois je vous rejoins il y a encore beaucoup à faire on peut faire beaucoup mieux que que ce qu'on fait mais c'est vrai que ce chiffre en augmentation n'est pas nécessairement le reflet d'un phénomène de société où les violences sont en augmentation les violences ne sont plus admises et ça c'est très bien mais alors il y a aussi des chiffres qui sont en tant que tel absolument incroyable quand on voit qu'une femme sur deux dit avoir subi des violences une femme sur deux ça paraît absolument extravagant je sais pas qui veut répondre mais ça montre quoi ça montre qu'il y a un côté barbare dans notre société qui restait enfouie pendant des années quel est comment on peut expliquer un chiffre pareil on est dans une société très machiste et très masculine ou bien le la notion de la soumission de la femme par la violence est encore quelque chose de manifestement très présent puisque c'est une des manières qu'on de réagir les hommes face à une situation plutôt que d'utiliser les mots totalement vous savez le Haut Conseil à l'égalité homme-femme a rendu un rapport il y a quelques mois qui est épouvantable et qui montrait que 16% des Français dont les jeunes pensaient que donner une gifle va finalement c'est pas si grave que ça et ben c'est ça qui est grave effectivement c'est 23% des 25 34 ans qui estiment qu'il faut parfois être violent pour être respecté et des chiffres particulièrement élevés chez les jeunes et ça c'est extrêmement inquiétant c'est très inquiétant la violence de toute façon est un phénomène qui qui est très inquiétant au niveau de notre société on voit bien qu'elle est partout elle concerne évidemment aussi les plus jeune mais il y a aussi effectivement beaucoup de sensibilisation à faire pour rétablir cette égalité homme-femme il y a aussi des hommes qui subissent des des violences mais il y en a moins et sans oublier aussi les personnes en situation de handicap ou les personnes âgées qui souvent au sein d'un foyer subissent aussi des violences et alors le périmètre d'une violence intrafamiliale ce n'est pas que de la violence physique ça peut être aussi de la violence psychologique de la violence économique une emprise c'est vraiment la partie émergée de l'iceberg c'est comme les accidents mortels quand on fait une analyse une analyse des accidents de la route à chaque fois on parle de tuer sur la route pour décrire un phénomène les féminicides c'est la même chose c'est voilà bon si vous voulez bien parlons de ce rapport c'est 59 propositions dans un rapport parlementaire pour lutter contre les violences intra familiales qui doit servir de feuilles de route pour le gouvernement suite à cela garde des sceaux Eric Dupond-Moretti a fait un certain nombre d'annonces qui concernent notamment la justice avec la volonté de créer un pôle dédié aux violences intrafamiliales dans toutes les juridiction de France franchement est-ce que c'est un énième rapport une énième annonce sur le sujet ou est-ce que c'est susceptible de faire un petit peu bouger les choses donc je ne sais pas moi je veux pas commenter ce que dit le ministre le garde des sceaux par contre depuis que je avec mon groupe d'études et puis au sein de ma circonscription je disne le parquet les policiers les gendarmes les associations comme la vôtre il y a effectivement une réelle nécessité de mettre en réseau d'arrêter de travailler en silo dans le domaine des violences intrafamilales et notamment auprès de dans les tribunaux et moi je crois depuis longtemps qu'il est nécessaire qu'au sein des tribunaux il y a un juge pilote coordinateur je ne sais pas comment on peut l'appeler mais en tous les cas qui est une vision globale et qui soit une porte d'entrée un guichet unique pour pouvoir coordonner les décisions prises parce que souvent dans des affaires de violence intrafamiliales et bien il y a divorce à la clé il y a un placement des enfants donc il y a du civil il y a du pénal et tout ça doit être mis en cohérence pour que la décision finalement ne soit pas absurde ça j'ai vraiment la conviction que qu'il faut aller dans ce sens mais dans ce cas-là est-ce que le travail des députés est utile ou est-ce que c'est juste un problème de mise en pratique de règle qui existe déjà il y a eu d'énormes avancées évolution législatives ça j'en conviens mais évidemment il y a toujours un peu toujours faire mieux et donc notre travail fin d'écoute d'aller au contact des victimes d'aller au contact des associations j'ai une belle aussi association comme la vôtre sur ma circonscription qui est parcours de femmes il y a un compte où je les entends je me dis qu'il y a encore beaucoup à faire justement sur le sur l'idée d'un guichet unique et qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez parce que il y a aussi la Fondation des femmes qui est sceptique sur les annonces qui ont été faites par le garde des sceaux qui qui dénoncent le labyrinthe judiciaire face auquel les femmes se trouvent à la fois d'un côté le le civil pour le divorce le pénal pour d'éventuels violences etc est-ce qu'un guichet unique c'est la solution alors oui oui très sincèrement je pense que c'est quelque chose qui peut vraiment comment faire évoluer les choses parce que on arrive à des situations où on va raconter une situation juges aux affaires familiales on va raconter une situation où juges pénale au procureur de la République peut-être avant et effectivement c'est c'est vraiment en tout cas le parcours judiciaire est vraiment difficile pour les femmes qui sont victimes de violence il faut être bien accroché pour pouvoir aller au bout pour peu que en plus vous ayez fait une demande d'ordonnance de protection et que votre dossier est pas été très très bien monté au départ et vous vous retrouvez avec un rejet de votre ordonnance de protection et alors là vous passez pour une menteuse devant tout le monde donc non c'est c'est vraiment c'est vraiment alors j'aime pas être défaitiste parce que je pense qu'au contraire il faut envoyer des signaux positifs mais c'est vrai que de ce côté là il y a quand même une belle amélioration peut-être moins enclin je pense pas le guichet unique je ne crois pas parce que justement je j'allais dire qu'il y a de belles initiatives qui sont menées en France dans certains parquets comme celui de Grasse ou justement cette ce travail de mise en cohérence et déjà fait de façon intuitive systématique et voilà mais ce n'est malheureusement pas le cas sur l'ensemble du territoire il y a d'énormes disparités en fait du traitement judiciaire du traitement aussi policier de l'instruction de l'enquête sur l'ensemble du territoire et notamment dans les milieux ruraux ou là la femme se retrouve face souvent à un vide sidéral et elle ne sait même pas auprès de qui allait déposer sa plainte moi aussi géographique distribunaux pour pour certaines personnes et de l'accès au droit c'est pour ça que dans notre association nous faisons essentiellement de l'axo droit enfin c'est notre notre cœur de travail mais avant ça s'il y a pas que ça en fait il y a pas que le traitement judiciaire de la violence faut vraiment prendre la situation dans sa globalité c'est à dire qu'il faut vous l'avez dit faire de la prévention et ça pour le coup c'est souvent difficile de trouver des financements sur la prévention il faut faire voilà de la prise en charge et puis il faut aussi que les violences ne se reproduisent pas donc c'est à dire sortir la femme de cette situation la sécuriser dans son emploi la réinsérer dans la société parce que on oublie on pense que à la situation de violence mais c'est aussi un isolement de la femme dans le couple qui bien souvent n'a plus ses moyens de paiement ne va pas travailler etc etc donc ça il faut pouvoir le réparer il faut pouvoir leur offrir des métiers qui permettent de vivre décemment parce que je rappelle que les familles monoparentales sont les familles les plus pauvres alors jusqu'à récemment ce sont les femmes qui quittaient le domicile est-ce que c'est toujours le cas où est-ce que cette situation là c'est améliorée alors comme vous voulez parce que pour compléter ce que vous dites effectivement aujourd'hui ce sont les femmes qui quittent le domicile et moi je trouve ça absolument anormal c'est toujours le cas c'est toujours le cas en Suisse ce sont ce sont les auteurs qui qui doivent quitter le domicile et moi je trouve ça beaucoup plus logique moral et normal donc moi j'appelle vraiment de mes vœux aujourd'hui on traite l'auteur les auteurs de viol familiale c'est un sujet visiblement tabou mais je vais aller moi dans ce sens dans les travaux que je mène au sein de mon groupe d'études parce que traiter l'auteur c'est prévenir les violences intrafamilales également le contraindre des objectifs pour le coup ou la justice réagit très très bien et très rapidement on a fait une étude dans notre association sur toutes les décisions d'ordonnance de protection qui ont été rendues dans le ressort du TGI de grâce dans le ressort du tribunal judiciaire de Nice et pour le coup les délais sont respectés les décisions interviennent rapidement la seule chose vous voulez poser une question j'allais vous vous parlez des dispositifs qui dit existait déjà la palette d'outils qui existent le dispositif téléphone grave danger et question piège est-ce que vous savez combien d'appareils comme celui-ci sont distribués sont déployés dans les Alpes-Maritimes alors il y a 100 téléphones graves d'Angers qui sont à disposition et effectivement 33 35 qui sont déployés 14 dans tous les cas pour Cannes efficace ça c'est une solution concrète alors c'est un des outils effectivement pour éviter le rapprochement de l'autre conjoint oui oui c'est un des outils mais après voilà il y a pas un remède miracle encore une fois c'est des solutions globale qu'il faut trouver l'éloignement le l'éloignement c'est pas nécessairement une solution pérenne peut-être que il faut dans un premier temps éloigné pour faire cesser de la violence mais après trouver rapidement un logement peut-être parfois aussi changer de région enfin voilà il faut une multitude de solutions et pas une solution type parce que toutes les situations sont différentes les femmes qui viennent vous voir dans votre centre quel est leur profil d'où viennent-elles est-ce qu'elles sont plutôt niçois justement est-ce que certaines viennent nous voir d'un alors loin nous intervenons sur tout le département c'est à dire que nous avons des permanences de Menton jusqu'à quand nous nous intervenons justement dans l'association parcours de femmes on fait le volet juridique de cette association mais jusqu'à Royan en passant par Puget-Théniers donc on intervient partout après ce qui est vrai c'est que là où nous sommes le plus sollicités pour les questions de violence c'est le siège de l'association qui est ruglia à Nice pourquoi parce qu'il y a certains anonymat que d'aller en centre-ville dans une grande ville on n'est pas stigmatisé comme la personne qui va aller dénoncer la situation de violence les horaires et le numéro auquel on peut on peut vous joindre à Nice parle plus précisément justement de ce centre qui fête ses 40 ans d'ailleurs cette année vous menez de multiples actions par exemple aussi sur sur l'égalité professionnelle là aussi je crois que c'est un cheval de bataille qui est très important bien sûr encore une fois
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qui prévenir dans quel ordre qu'est-ce que je dois faire alors si ce sont des violences dont vous êtes témoins déjà il y a le service de police on peut prévenir tout de suite ensuite arriver à dialoguer avec avec la personne victime si on est pas un témoin direct et lui faire comprendre que elle n'est pas seule qu'il y a des solutions la diriger effectivement vers les associations parce que je pense que la première entrée toutes les femmes n'ont pas envie de déposer plein de tout de suite c'est encore une vraie réalité donc la première entrée c'est effectivement la diriger vers les associations les avocats les gens qui peuvent l'aider dans ce genre de situation il y a ces centres ces associations qui mènent un vrai boulot de terrain il y a aussi les structures les différentes structures d'accueil dans le département comment on est doté si on essaie de faire un peu une photographie et de quoi manque-t-on encore dans les Alpes-Maritimes d'abord j'aurais effectivement saluer le travail que mène ces associations comme la vôtre comme parcours de femmes comme arpège qui mène des véritablement des missions de service public arpège par exemple une association qui gère les téléphones graves danger qui sont qui sont financés par des fonds publics notamment le Conseil départemental comme votre association parcours de femmes toutes les dossier de subventions elle mène elle mène un travail vraiment d'accompagnement de relogement de suivi juridique donc c'est vraiment très important et ces associations elles ont besoin d'avoir une visibilité plus plus avancée sur sur leur budget puisque aujourd'hui elles ont une visibilité à un an vous vous doutez bien que quand le parcours de femme ou votre association suit des enfants parce que il ne faut pas oublier aussi les enfants dans les violences intrafamilales qui sont des victimes à part entière qu'elles soient que les enfants soient victimes directement ou indirectement et bien il faut que ces associations puissent avoir un regard sur l'avenir parce que parcours de femmes quand elles suit un enfant elle va pas au bout d'un an lui dire bon bah au revoir je peux plus je peux plus te suivre donc elle continue et il y a un travail vraiment très important de réaliser en conseil de concert avec le Conseil départemental qui met à disposition des travailleurs sociaux notamment auprès de la gendarmerie où j'ai visité la maison de la famille de la gendarmerie à Cagnes-sur-Mer c'est vraiment un outil extraordinaire de prévention d'AC des enfants ils ont les mots ils sont formés et c'est très important le Conseil départemental forme aussi parce que la formation fait partie aussi des dispositifs qu'il faut améliorer on peut mieux faire est-ce qu'on doit encore mieux faire à la fois auprès des forces de l'ordre complètement à l'école bien sûr parce que on détecte effectivement à l'école mais un pharmacien par exemple peut aussi détecter un médecin à pédicure enfin toutes ces professionnels qui sont en contact de la population et donc il y a des associations des on a auditionné le Conseil national des violences intra-famales qui ont édité des fiches spécifiques pour chaque profession pour les aider à détecter et justement leur dire comment après procéder au niveau de la procédure il y a aussi l'idée moi je je j'approuve cette idée que les femmes puissent aller aussi déposer plainte par exemple dans leur pharmacie parce que c'est un lieu de confiance ça moi je j'appuierai cette cette idée parce que juridiquement ça part un petit peu compliqué non non mais elles peuvent d'ores et déjà déposer plein de par exemple sur Internet elles sont rappelées syst physiquement donc oui il faut il y a aussi dans le les propositions du garde des sol la possibilité de suivre sa plainte et de savoir ce qu'elle est devenue parce que souvent ben voilà c'est des situations de séparation alors le conjoint ne part pas toujours mais souvent on part on a déposé plainte on a donné une adresse on n'a pas de suite ensuite de ce qui s'est passé là-dessus donc il faut aussi renforcer les moyens de la police nationale qui voilà qui reçoit toutes les plaintes aujourd'hui je peux vous assurer moi je je les ai vu les femmes qui sont sous tension oui évidemment d'abord les policiers qui reçoivent ces femmes sont mieux formés mais pas encore assez il y a encore des problèmes il y a des cellules vives qui se créent dans les commissariats parce que il y a malheureusement cette afflux de demande et donc les policiers se forment au fur et à mesure ils le font avec beaucoup de de volonté et de détermination et il se forme aussi un peu sur le tas c'est dommage mais c'est il y a du mieux mais il y a encore des ratés quand même faut être faut être objectif vraiment on est plus dans la situation qu'on avait il y a 20 ans où il y avait la femme qui attendait oui pour le viol c'est bon donc c'est on est plus dans ces situations là mais il y a encore il y a encore des progrès et c'est surtout que on a le sentiment de faire Pénélope vous savez vous êtes de retricoter tous les matins ce qu'on a des tricoté un certain moment que faudrait aussi s'occuper de l'éducation des hommes c'est bien d'aider les femmes à porter plainte c'est bien de les accompagner mais il y a pas un moment un problème de base qu'il faudrait arriver à régler il y a des actions qui déjà on fait de la sensibilisation dans les écoles pas assez à mon sens vraiment pas assez ça devrait faire partie d'un parcours obligatoire mais il y a de la prise en charge des hommes qui sont auteurs de violence puisque il y a des dispositifs qui sont mis en place des stages donc ça vaudrait le coup de connaître le voilà d'avoir une analyse précise de l'efficacité Alexandra Martin Emmanuel Macron avait fait en 2017 de la lutte contre les violences exophane une grande cause nationale franchement quel bilan vous tirez sur ce sujet là six ans plus tard alors je crois qu'il y a encore beaucoup trop dans la raquette qu'il y a encore beaucoup d'évolution que il y a une dispersion vous l'avez dit tout à l'heure vous avez parlé d'une palette c'est exactement ça il y a une dispersion de tous ces outils de ses palettes et maintenant il faut ramener tout ça il faut tout mettre en cohérence et il y a aussi vous parliez tout à l'heure des initiatives des initiatives aussi de collectivités territoriales je connais bien évidemment la ville de Cannes vous le savez la vie là-bas ce qui a été créé il y a très longtemps qui est vraiment à la pointe de la lutte contre les violences intrafamilales tout ça doit être mis en cohérence mais je veux non plus pas dire que il n'y a pas eu d'évolution il y en a eu évidemment qui amène justement aujourd'hui les femmes à libérer à se sentir mieux cette partie d'émission sur les violences faites aux femmes s'achève merci Maître Frédéric Grégoire d'avoir été notre invité ce soir c'est toujours un plaisir de venir et je vous remercie de nous inviter à une autre date que le 25 novembre le 8 mars ou quand il y a eu un féminicide c'est bien bravo
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Alexandra Martins si vous pouvez bien question courte réponse courte l'exécutif espère trouver un compromis avec les récupublicains sur le projet de loi immigration présentée en juillet pensez vous comme erikiotique il faut des rejets au droit européen sur cette question oui c'est une évidence et je pense qu'on ne trouvera pas de consensus avec le gouvernement parce que nous nous avons maintenant proposé effectivement de propositions de loi très fortes qui enfin vont jusqu'au bout du problème et aller régler ce problème c'est aussi le régler au niveau européen évidemment eriki ne veut pas d'interrogation pour les titres de séjour pas de titre de séjour même pour les métiers en tension et pourtant on aurait bien besoin de d'aide dans la restauration dans les Alpes-Maritimes qu'est-ce que vous en pensez je pense que il y a beaucoup de jeunes aujourd'hui qui cherchent un emploi et qui devrait se tourner vers ses professions qui sont de belles professions et qu'avant voilà d'aller chercher effectivement l'immigration alors les restaurateurs eux ils vous disent qu'ils en ont besoin évidemment mais moi je ne suis pas favorable effectivement à cela parce que c'est ouvrir une boîte de Pandore et je crois qu'on il faut d'abord qu'on arrive à rendre ces métiers plus attractifs pour les jeunes de nationalité française qui sont sur le sol français vous avez interpellé à l'Assemblée le ministre de l'éducation nationale sur le harcèlement scolaire il veut organiser dans les jours à venir une heure de sensibilisation dans tous les collèges coup de com comme disent les syndicats ou initiatives bienvenus toute initiative est bienvenu mais comme toujours avec ce gouvernement évidemment c'est un coup de com je lui ai posé des questions dans l'hémicycle le moment était grave le lendemain d'ailleurs du suicide de cette petite un autre enfant se suicider et j'avoue que les réponses du ministre m'ont fait peur parce que là il ne faut pas de Placebo il faut vraiment c'est comme pour les violences intrafamiliales il y a ce phénomène de violence dans la société qui qui montent avec la délinquance aussi des mineurs le harcèlement scolaire en fait partie il faut prendre de vraies mesures et aller traiter le problème au fond et je n'ai pas eu de réponse sérieuse du ministre c'est très triste alors vous savez que artificiel de kanua Island ne s'installera pas finalement au large de Mandelieu c'est un des rares points de d'accord entre David Lisnard et Renault Muselier c'est une première ma connaissance vous y voyez le la promesse de quelque chose pour l'avenir non là vous faites un raccourci qui n'est pas très correct non non il y a pas il y a pas de raccourci sur ce point bon c'était un peu chronique d'une mort annoncé David Lisnard lui a toujours dit que ce qui comptait c'était de pouvoir laisser au maire la possibilité de décider s'ils acceptent une telle installation au large de leur cote ou pas et c'est l'objet de la proposition de loi que nous avons corrigé avec David Lisnard qui permettrait justement aux maires en co-responsabilité avec l'état de pouvoir mener les actions qu'il souhaite pour lutter contre la pollution les nuisances sonores visuels et c'est ce que disait David Lisnard et je crois que c'est un petit peu plus intelligent que ce que peut dire Renault Muselier Alexandra Martin merci d'avoir été notre invité ce soir azur politique c'est terminé merci
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