Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatSud Radio (sur YouTube)· 15 février 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

L’affaire de Bétharram va-t-elle faire tomber François Bayrou ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 40 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que tout le monde savait ce qui se tramait dans ce collège-lycée ?

  • 3:00FerméeÉludée

    François Bayrou a-t-il menti sur ce qu'il savait ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Que devait faire François Bayrou en tant que ministre de l'Éducation nationale en 1996 ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi François Bayrou n'a-t-il pas rencontré les victimes plus tôt ?

  • 9:00FerméeRéponse partielle

    François Bayrou doit-il démissionner s'il a menti ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sylvain BeriosFait
    « une seule vérité c'est la vérité des victimes »
  • 3:00Sylvain BeriosFait
    « il faut aller très vite et moi si j'étais François Baou c'est ce que je ferais j'irais très vite voir le procureur »
  • 5:00Colette CapdevielFait
    « il est accusé d'avoir menti à la représentation nationale aujourd'hui »
  • 6:00Colette CapdevielChiffre
    « nous avons aujourd'hui d'autres éléments nous avons des coupures de presse qui prouvent qu'il était même allé inaugurer quelque chose alors qu'il était ministre de l'éducation nationale »
  • 8:00Colette CapdevielFait
    « dans notre pays on ne respecte pas les victimes d'infraction sexuelles d'abord on leur demande à elle de rapporter la preuve des faits »
  • 9:00Colette CapdevielFait
    « une motion de censure sera probablement déposée contre François baayrou parce qu'il est accusé d'avoir menti »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'affaire de betaram peut-elle faire tomber le gouvernement baayrou ce serait une surprise he parce qu'il y avait beaucoup de raisons de le voir tomber sachant qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et que tout vote de budget difficile il a réussi à faire passer le budget et pourtant il doit faire face à une motion de censure très probablement parce qu'il est accusé d'avoir menti savait-il oui ou non ce qui se passait dans ce collège lycée privé des Pyrénées Atlantiques où manifestement des dizaines et des dizaines d'actes de violence sexuelle jusqu'au plus grave ont été perpétrés aujourd'hui il est censé François beayou rencontrer l'un des responsables de l'association des victimes de cet établissement justement pour montrer qu'il prend à minima en considération les victime on parle de cette affaire et on parle surtout de la situation du gouvernement avec nos deux invités Sylvain berios bonjour bonjour vous êtes député apparenté horizon du valdearne nous sommes également avec Colette capdeviel bonjour bonjour t député socialiste des Pyrénées Atlantiques les Pyrénées Atlantiques c'est notamment le béarne c'est notamment ben le collège lycée de betaram en tout cas qui ne s'appelle plus comme ça aujourd'hui concrètement est-ce que tout le monde savait d'abord dans la région ce qui s'est tramé dans ce collège lycée privé nous le savons principalement par les articles de presse malheureusement pour les victimes certaines d'entre elles avait tenté de de déposer plein moi dans une autre vie j'étais avocate et j'avais yeux à connaître donc de d'une situation particulière mais il y a l'effet de 1996 où cet établissement était connu donc pour pratiquerah des châtiments corporels on peut appeler un chat un chat et donc vos collègues de la presse écrite avait largement écrit et c'était une époque où François Baayou avait d'immenses responsabilités puisqu'il était précisément ministre de l'éducation nationale il était ministre de l'éducation nationale il y a notamment un fait de violence pour le coup non sexuel mais extrêmement violent une gifle assinée par un prêtre un élève qui lu a fait quand même perdre à l'élève l'usage de l'une de ses oreilles c'est vous dire la violence du coup bref voilà ce qui s'est passé à cette époque dans un cas François beayou accusé d'avoir menti Sylvain berios d'abord il y a qu'une seule vérité c'est la vérité des victimes c'est la seule et aujourd'hui c'est quand même ce qui est important parce qu'on parle beaucoup de savoir si François baayrou savait savait pas s'il a démissionné ce qui est important en soi mais il faut parler de la cette centaine de victimes c'est la seule vérité c'est la seule vérité on doit c'est la principale chose qui importe ça la tout d' les victimes ensuite comment est-ce que ça a dysfonctionné ensuite bien sûr qui savait est-ce qu'il y a des mesures correctrices ou pas et à la fin on saura exactement et il y a il y a aujourd'hui le procureur le parquet en tout cas c'est C de l'affaire il y a un juge moi je pense que il est important à la fois d'aller voir les victimes encore une fois qui ont la vérité c'est eux qui ont la vérité alors c'est la seconde chose c'est je pense qu'il faut aller très vite et moi si j'étais François Baou c'est ce que je ferais j'irais très vite voir le procureur pour être entendu et faire toute la lumière de son rôle ou pas à l'époque mais les victimes elles ont besoin de connaître la vérité c'est très important parce que la plupart d'entre elles ce sont des hommes et c'est ce qui caractérise un petit peu ce dossier c'est-à-dire que la chape de plomb et le dénier est encore plus important parce que c'est toujours difficile quand on est victime de violence sexuelle grave dans ce cadre- làà mineurs c'est on est dans des circonstances très aggravantes c'est-à-dire c'est des viols sur des mineurs par des personnes qui ont autorité donc on a des doubles circonstances aggravantes qui font qu'il y a le silence pendant des années donc ces victimes elles ont besoin de comprendre pourquoi elles n'ont pas pu parler pendant autant d'années et pourquoi ceux qui étaient aussi aux responsabilités n'ont pas fait ce qu'ils auraient peut-être dû faire alors qu'est-ce que pour vous par exemple un homme comme François beayou aurait dû faire lui qui était ministre de l'éducation nationale en 1996 nous l'avons interrogé les trois parlementair socialiste des Pyrenées atlantiques qui ont écrit une lettre ouverte nous lui demandons qu'il nous explique ce qu'il faisait dans le cabinet du juge Christian mirand il y aurait passé une après-midi c'est ce que dit ce juge d'instruction qui était connu pour être un excellent professionnel nous lui avons demandé si effectivement cette enseignante de mathématique qui l'avait rencontré it l d'une remise de médaille et qui avait parlé également à Madame baayrou si c'est exact et à ce moment-là nous nous l'interrogeons un député n'est pas un tribunal et l'hémicycle n'est pas une juridiction mais nous avons besoin parce que il a été questionné nous avons besoin d'avoir des réponses le déniis ne suffit plus puisqueaujourd'hui vos collègues de différents organes de presse ont rapporté la preuve d'articles de journaux qui démontrre voilà notamment c'est-à-dire que on a aujourd'hui retrouvé la République des Pyrénées le journal Sud-Ouest avec des coupures de presse qui démontent qu'il est venu et qu'il a porté son soutien à l'établissement très clairementors là c'est quasiment une autre affaire en quelque sorte c'est-à-dire qu'on a parlé d'abord des victimes c'est le plus important d'abord qu'elles connaissent la vérité ensuite on parle de ce qui est reproché aujourd'hui à François baayrou François Baayou qui n'a pas grand-chose à voir avec les faits qui sont évoqués dans cet établissement quasiment rien en revanche s'il a rencontré comme le dit la presse le juge d'instruction qui a enquêtaé sur les faits de violence sexuelle dans cet établissement pourquoi diable est-il venu devant la représentation nationale c'est-à-dire devant vous aussi Sylvain berios pour dire qu'il ne savait absolument rien il est accusé d'avoir menti à la représentation nationale aujourd'hui alors encore une fois la vérité c'est d'abord celle des victimes oui oui mais je le redis en second lieu là il y a une chose qui est importante avant François baayrou c'est est-ce qu'il s'agissait de quelque chose de systémique non mais d'accord d'accord je fin juste oui mais je répondre à votre question et ensuite François Baayou dans le rôle qui a été le que je ne connais pas en réalité je crois qu'aucun ici connaît le rôle de François Bou mais je peux vous apporter moi une forme de témoignage des local moi j'ai été maire lorsqu'une situation comme ça se pose en fait on néchange pas des courriers on échange à l'époque pas de mail lorsqu'une chose comme ça se passe on appelle le généralement le comment le chef d'établissement on appelle le commissaire on appelle le procureur pour voir com est-ce que on fait pour protéger les enfants quand c'est le cas et prendre immédiatement les bonnes mesures de protection et ensuite s'enchaîne une situation où les inspections deacadémie le recteur d'académie vont venir voir s'il y a quelque chose de systémique s'il y a un problème bon moi je n'en sais rien en fait moi j'en sais rien de ce qu'a fait Baayou de François baayrou à l'époque ce que je sais ce qu'on le sait aujourd'hui c'est qu'il y a eu un rapport de l'Inspection Générale d'éducation nationale en 1996 que ce ort remis au ministre indique qu' enfin indique que finalement il y a pas grand-chose à dire donc moi j'en sais en fait fichrement rien ce que je sais en revanche c'est que vous avez une centaine de victimes et qu'on ne sait toujours pas si c'était systémique parce que c'est quand même ça qui ser très bien il y en a bien plus que moi je suis pas là pour pour ENF ça a commencé en 1950 jusqu 201 donc il y a quelque chose de systémique donc on a un sujet dans cette institution donc on do en tirer les conclusions et moi je ne crois pas non mais pardon mais ça amène une autre question et je peux comprendre toutes les réserves que tout le monde prend après tout mais quand on est un homme politique de premier plan dans une région dans un pays comme le béarne puisque François beayou est l'homme politique le plus connu et qu'il y a une affaire comme celle-ci avec plus d'une centaine de victimes présumé pourquoi attendre si tard pour les rencontrer ou pardon mais et c'est pour ça que je c'est exactement la raison pour laquelle je disais et je l'ai redit plusieurs fois la première vérité la seule ce sont les victimes et moi ce que je trouve effectivement la question de savoir pourquoi est-ce qu'on n pas rencontré avant les victimes et d'ailleurs pourquoi est-ce que le comment le le parquet à poau a mis autant de temps on peut on peut quand même se poser un certain nombre de questions c'est une c'est une réalité mais encore une fois il y a quelque chose de systémique et on doit être capable de le comprendre et c'est au victimes qu'on doit accorder toute notre attention Colette cap de viiel une motion de censure sera probablement déposée contre François baayrou parce qu'il est accusé d'avoir menti notamment par la France insoumise devant l'Assemblée nationale est-ce que s'il a menti il doit démissionner moi je pense que il doit d'abord répondre aux questions que les parlementaires lui ont posé nous lui avons demandé nous l'avons interrogé il a indiqué qu'il ne savait pas mais nous avons aujourd'hui d'autres éléments nous avons des coupures de presse qui prouvent qu'il était même allé inaugurer quelque chose alors qu'il était ministre de l'éducation nationale je rappelle quand même que au moment de des premiers faits qui ont amené à une condamnation pénale la presse nationale et même la télévision avait évoqué cette affaire en demandant justement ce que faisait l'éducation nationale et à ce moment-là monsieur baayrou avait son fils le père il sagissait de fait de viol et le juge d'instruction ce qui était quand même unique à l'époque et ça avait défrayé la chronique une tout petite ville Po avait été placé en détention et c'est à ce moment-là que François Baayou est allé rencontrer le juge d'instruction donc voilà il faut que Fr cela éant dit parce que quand on entend effectivement sur les allégations de de miapart après imaginez vous avez votre enfant dans classe d'un enseignant qui est accusé de fait aussi grave c'est pas absurde d'aller rencontrer le juge d'instruction ne serit-ce que pour apporter les éléments que vous croyez connaître c'est surtout interdit parce que le juge d'instruction est quand même tenu au secret de l'instruction pardon ne rappeler les fondamentaux comme l'article 40 du code de procédure pénale qui nous oblige à nous à responsabilité dès que la que l'on a connaissance d'infraction de les déférer au ministère public lien en fait est avec le procureur et pas que le juge d'instruction mais la question ce que vous posez est tout le responsabil à l'ép fr n'était pas maire de peau je crois que c'était monsieur la bararè qui était maire de peau enfin encore une fois c'est des faits qui remontent qui remontent très loin il y a des victimes qui ne se sont qu'on connaî pas encore à mon avis hein des victimes qu'on ne connaît pas encore qui ne se sont pas manifesté connaîra jamais et que c'est une véritable tornade Tornade et donc on doit à la vérité l'écoute aux victimes et une vérité totale de la part du Premier ministre c'était une évidence qu'est-ce que vous attendez l'un et l'autre ce sera ma dernière question parce qu'on va arriver au terme de ce débat que François Baayou dise aux représentants de ses victimes qu'il rencontrera aujourd'hui si j'ose dire enfin Sylvain berillos ouis je pense qu'il y a avec les représentants des victimes un dialogue au fond d'une certaine intimité entre d'abord un père qui avait ses enfants là-bas et donc cet échange là doit avoir lieu regarde mais c'est important absolument et ensuite qu je fais si j'ai su qu'est-ce que j'ai fait il doit leur dire ou ce que je n'ai pas fait ça doit être dit ou qui n'a pas fait ça doit être dit et je pense que ça va être dit avec avec les victimes le pire serait dans cette affaire que François baayrou soit tenu à démissionner et que l'ensemble de ce qui s'est passé redevienne invisible j'entends quand même vous Sylvain beros député de la majorité présidentielle en tout cas tout cas ne pas exclure la possibilité qu'il démissionne pardon mais c'est quand même la question de la vérité encore une fois est celle des enfants et ensuite chacun doit être capable de dire ce qu'il n'a ce qu'il a fait et pas fait en toute transparence on doit être capable de comprendre Colet cap de viiel dans notre pays on ne respecte pas les victimes d'infraction sexuelles d'abord on leur demande à elle de rapporter la preuve des faits et en général ce que font toujours les auteurs c'est qu'ils se considèent comme des victimes et euh ils accusent les victimes c'est c'est c'est un fait il y a un retournement euh des situations et ce qui explique que pendant 60 ans il y a eu une omerta totale c'est qu'en fait euh la poussière a été mise sous le tapis en permanence donc il y a aussi des responsabilités probablement collectives une partie de la gauche a demandé une enquête parlementaire je pense que ça sera indispensable parce que au-delà de cette affaire c'est plus globalement le problème du respect de la parole des victimes et le fait que les victimes il faut les accompagner pour parler et surtout il faut les croire parce que la difficulté elle est là la plupart de victimes ne déposent pas plainte parce que elles sont installées socialement ce sont des hommes ce sont des hommes c'est beaucoup plus difficile pour euh des hommes euh parce qu'on est à un autre un niveau d'enfouissement dans la mémoire euh et dans l'intimité de de de de de faits qui ont pu euh euh se produire et donc je pense que cette affaire euh elle va permettre enfin pour notre pays moi je l'espère globalement parce qu'il faut en sortir par l'eau j'espère j'espère qu'en fait elle permettra de considérer que des faits de viol et d'agression sexuelle et même d'agression physique c'est dramatique et ça ça pour la victime elle est condamnée définitivement à perpétuité à vie ça marque les victimes à vie ça je c'était c'était l'avocate qui parlait presque plus que la député ouais mais la député aussi parce que je travaille sur ces sujets mais merci en tout cas d'être venu en débattre en tout courtoisie et dans le calme sur Sud Radio je rappelle Colette capdeviel que vous êtes député socialiste des Pyrénées Atlantiques je rappelle syvain berios que vous êtes député apparenté horizon du valde Marne merci à tous les deux on vous retrouvera un prochain samedi avec plaisir pour