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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 20 septembre 2014 5 minAutoproduitFond programmatiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Marine Le Pen défend les retraités face à l'austérité UMPS

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Chapitres

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  • 0:23Invité politiqueChiffre
    « Le gel des pensions décidé l'année dernière pour les retraités, touchant plus de 1205 euros par mois, c'est-à-dire toute la classe moyenne, concernera désormais tous les retraités, y compris les plus pauvres. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « Depuis le recul de 6 mois des revalorisations, du 1er avril au 1er octobre de chaque année, aucune nouvelle revalorisation des retraites n'est désormais attendue avant le 1er octobre 2015, soit plus de 2 années consécutives de gel. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « de nombreux petites retraites, qui jusqu'alors ne payaient pas l'impôt sur le revenu, se sont retrouvées imposables du jour au lendemain. »
  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « un impôt supplémentaire de 0,3% sur toutes les pensions, pensions retraites et invalidités, qui y pourvoira. »
  • 4:26Invité politiquePromesse
    « Ce bouclier dépendance, nous le financerons non pas en augmentant les impôts des particuliers et des retraités eux-mêmes, mais en mettant en place une contribution sociale à l'importation et en renforçant considérablement la lutte contre la fraude aux prestations sociales et la lutte contre la fraude fiscale. »

Temps de parole

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Marine Le Pen

Mes chers compatriotes, comme beaucoup d'entre vous, je suis de plus en plus préoccupé par la situation de nos anciens. Le gouvernement a décidé de passer les retraités au moulinet de l'austérité. Ils sont sans aucun doute les nouvelles victimes directes de la politique de soumission à l'Union européenne. Gel des pensions, hausse des impôts, rabot sur le remboursement des soins, c'est par tous les bouts que les personnes âgées de toutes conditions sont aujourd'hui atteintes. Le gel des pensions décidé l'année dernière pour les retraités, touchant plus de 1205 euros par mois, c'est-à-dire toute la classe moyenne, concernera désormais tous les retraités, y compris les plus pauvres.

Embourbé dans son incapacité et ses échecs, le gouvernement de M. Valls a cru pouvoir calmer l'indignation légitime des Français en évoquant la possibilité d'une revalorisation des petites retraites de l'ordre de 0,5%. Mais le mal est là. Le gouvernement a clairement indiqué sa volonté de geler les petites retraites et ce ne sont pas ces quelques miettes qui y changeront quoi que ce soit. Pour les pensions de retraite, le bilan 2014 est donc accablant. Retraite de base gelée par l'État, retraite complémentaire gelée par les partenaires sociaux, quitte de l'année 2015.

Depuis le recul de 6 mois des revalorisations, du 1er avril au 1er octobre de chaque année, aucune nouvelle revalorisation des retraites n'est désormais attendue avant le 1er octobre 2015, soit plus de 2 années consécutives de gel. Pendant ce temps, le coût de la vie, lui, continue d'augmenter. Loyer, énergie, alimentaire, médicaments et soins. Il n'y a guère que les ministres clotrés dans leur bureau ou quelques députés fraudeurs pour ne pas voir cette réalité quotidienne dont souffrent les Français et oser encore leur servir la fable d'une baisse des prix. A cela s'est ajoutée l'explosion des impôts, qui bien sûr n'a pas épargné les retraités.

Et pire, de nombreux petites retraites, qui jusqu'alors ne payaient pas l'impôt sur le revenu, se sont retrouvées imposables du jour au lendemain. Tous ces efforts, tous ces sacrifices, également demandaient à l'ensemble des Français pourquoi, pour quels résultats. Aucun des objectifs poursuivis par le gouvernement en matière de comptes publics n'a été atteint. Au contraire, les déficits continuent de se creuser. A côté de cette oppression financière et fiscale, qui par ses effets nuit à la France et à son économie, que fait concrètement le gouvernement pour améliorer la condition de nos anciens.

Actuellement, l'Assemblée nationale est en train de débattre d'un projet de loi sur le vieillissement. Il y a notamment question d'une revalorisation de l'allocation personnalisée d'autonomie, l'APA, à domicile. Cette revalorisation nécessaire, nous la réclamons depuis des années. Celle qui est proposée par le gouvernement est pourtant très insuffisante et mal financée. Insuffisante parce qu'elle ne concerne pas l'APA versé en établissement. Or, de très loin, c'est le passage en maison de retraite qui représente le coût le plus lourd pour les personnes âgées et leurs familles. Sur ce point, aucune proposition du gouvernement. Seulement la vague promesse d'un projet de loi futur.

Mal financée, car c'est un impôt supplémentaire de 0,3% sur toutes les pensions, pensions retraites et invalidités, qui y pourvoira. Or, cette contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, CASA, les retraités la payent déjà. Et ce, depuis 2013, sans aucune contrepartie. Et puis, que dire de la disparition programmée des départements, qui sont pourtant des structures de proximité essentielles dans la mise en œuvre des politiques sociales liées au vieillissement et à la dépendance. Comme toujours, c'est une politique grébouille, contradictoire et irresponsable qui est engagée par un gouvernement incapable.

Les retraités, comme l'ensemble des Français, souffrent de cette politique délirante que l'UMP, elle, voudrait encore amplifier. Précarité et abandon ne sont pas des issues admissibles pour nos anciens dans un pays comme la France. Les discours mensongers ne doivent pas tromper. Si elle était au pouvoir, l'UMP, soumise au même dogme de l'Union Européenne que le PS, réserverait aux retraités exactement le même sort. Il faut donc mettre un terme à la politique d'austérité délétère qui étouffe notre pays et asphyxie les ménages. Cessons de gérer la pénurie et recréons les conditions d'un retour de la croissance par un changement radical de politique économique.

Patriotisme économique, politique monétaire nationale plus efficace, protectionnisme intelligent, soutien massif aux PME et PMI, voilà ce dont le pays a besoin. Et voilà comment nous cesserons de nous interroger sur l'opportunité ou non d'un gel de retraite. Il y a urgence à mettre en œuvre un véritable bouclier dépendance tel que nous le proposons pour répondre aux difficultés chaque année plus importantes liées au vieillissement naturel de la population. Un bouclier dépendance qui devra limiter au maximum le reste à charge pesant sur les familles, que ce soit dans le cas d'une aide à domicile des personnes âgées ou d'un placement en établissement spécialisé.

Ce bouclier dépendance, nous le financerons non pas en augmentant les impôts des particuliers et des retraités eux-mêmes, mais en mettant en place une contribution sociale à l'importation et en renforçant considérablement la lutte contre la fraude aux prestations sociales et la lutte contre la fraude fiscale. Enfin, pour plus d'efficacité et afin de rationaliser l'aide sociale liée à la dépendance, nous créerons à cet effet une cinquième branche spécifique de la sécurité sociale. À la différence de l'UMP et du PS, le mouvement que je conduis n'abandonnera jamais nos anciens à leur sort.

La solidarité avec les personnes âgées répond à une exigence qui marque les valeurs de tous ceux qui sont attachés à la cohésion nationale et qui constitue pour moi un devoir moral de premier ordre.