Aurore Bergé : «On entre dans le marché du travail trop tard et on en sort trop tôt»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Pourquoi d'ailleurs la réforme s'est articulée autour de l'âge ? A la fois parce que ça pose un repère clair, mais au-delà de ça, parce qu'en termes de dépenses publiques, ça n'a pas le même impact si vous avez quelque chose qui s'articule autour de l'âge ou quelque chose qui s'articule autour des annuités. Parce que ça veut dire que vous engagez les Français à travailler davantage. Et d'ailleurs, notre véritable sujet sur la question du financement du modèle social, ça n'est pas uniquement les retraites. C'est que dans notre pays, on entre sur le marché du travail trop tard, on en sort trop tôt et on travaille moins tout au long de la vie. Ce sont ces trois sujets qu'on doit regarder.
L'inclusion économique des jeunes, on voit qu'aujourd'hui, ça s'allonge année après année. Et c'est un problème et c'est un défi. Autant plus qu'avec l'intelligence artificielle, les cartes vont être largement rebattues sur la question du diplôme, le rapport au diplôme, la question des études, la durée de ces études, l'adéquation de ces études par rapport au marché du travail. La question, encore une fois, de la sortie du marché du travail. Aujourd'hui, dès 55 ans, vous êtes considérés comme un super senior dans notre pays. Et donc, ça pose des difficultés majeures. Et puis, le temps de travail, à la fois tout au long de l'année, mais le temps de travail par semaine.
Donc, tout ça, c'est à réorganiser ? Oui, c'est à réorganiser. En tout cas, je pense qu'il ne faut pas que la campagne présidentielle de 2027 soit la réédition de 2022. C'est-à-dire qu'il faut qu'on assume que les questions les plus tranchantes soient posées de manière très claire et nette. Oui, parce que d'autres débats très légitimes l'ont emporté. le retour de la guerre sur le continent européen. C'était quand même totalement légitime que vous nous posiez d'abord des questions, évidemment, sur la question de l'Ukraine, sur la question du retour de la guerre et de ses conséquences. Qui n'est pas fini. Et qui n'est pas fini.
Sauf qu'il faut évidemment que les questions qui sont au cœur du modèle social, ou les questions de l'immigration aussi, soient clairement posées en 2027. Au renvergez-vous.
Aurore Bergé