Fin de vie : pourquoi relancer le débat ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la question du jour avec jean luc godard en fonte qui a choisi le suicide assisté en suisse et cette question du jour elle porte sur la publication hier par le comité consultatif national d'éthique d'un avis sur la fin de vie le président de la république a annoncé lancer une large consultation citoyenne sur le sujet en octobre six mois de réflexion en perspective et des conclusions attendues pour mars 2023 bonjour alain claeys vous êtes co rapporteur avec régis aubry de l'avis du comité consultatif national d'éthique sur la fin de vie rendues publiques donc hier tout d'abord un point sur la loi sur les lois devrais-je dire depuis 20 ans il ya eu quatre lois votées en france 1999 la loi sur les soins palliatifs 2002 la loi kouchner qui autorise un patient de demander l'arrêt de ces traitements la loi 2005 sur l'obstination déraisonnable et la loi que j'ai élaboré avec jean leonetti la loi de 2016 qui donnait trois nouveaux droits aux patients les directives anticipées la personne de confiance est ce qu'on a appelé la sédation profonde et continue jusqu'au décès lorsque le pronostic vital est engagé à court terme voilà les trois trois des quatre lois qui ont été votées depuis 20 ans le travail du csn a été un travail tout d'abord d'évaluation de ces lois est pour dire simplement nous sommes confrontés à quoi notre société aujourd'hui un devoir de solidarité c'est-à-dire notre société doit prendre en charge que ce soit au sein des hôpitaux que ce soit dans les ehpad que ce soit à domicile cette dernière partie de vie de nos concitoyens c'est un devoir essentiel mais parallèlement notre société doit tenir compte de cette demande d'autonomie des personnes est ce que aujourd'hui la loi de 2016 auquel j'ai participé répond à tous les cas de figure à toutes les hypothèses non pourquoi justement et dans quelle mesure où si il faut l'évoqué alain claisse la nouvelle loi pourrait s'accommoder de la culture médicale en france puisque ça aussi c'est une donnée du problème oui j'y reviendrai alors quelle est la question aucune région nous avons essayé de répondre est-ce que l'aide active à mourir c'est à dire suicide assisté ou au tanaisie est un sujet éthique nous avons dit aujourd'hui que si le législateur décide de s'emparer de sujets il peut y avoir une aide active à mourir sous un certain nombre de conditions strictes donc on expose ces conditions il faut que ce soit une personne atteinte de maladie incurable dont le pronostic vital n'est plus engagé à court terme et à moyen terme c'est-à-dire du mois et ont décrit ses conditions mais je crois que vous avez raison d'évoquer en parallèle de ce cas la culture médicale en france aujourd'hui les lois qui ont été votées que ce soit les soins palliatifs que ça soit les directives anticipées sont mal ou insuffisamment appliquée et je pense que il faut mener je veux dire le travail par les deux bouts il y as et notre organisation vraiment un renforcement aujourd'hui dans l'accompagnement de nos concitoyens il n'est pas normal en 2022 que par exemple des soins palliatifs ne puisse pas être développées à domicile que des soins palliatifs ne puisse pas être développé dans les ehpad bref il y à ce travail de fond les directives anticipées je vous cite un chu que je connais un peu mieux le suit de poitiers ce chu a embauché récemment une assistante une infirmière pour expliquer concrètement aux patients aux équipes médicales ce qui est une directive anticipée et comment l'élaborer donc il ya ce travail à faire il est d'autant plus important que l'hôpital comme vous savez et c'est pas travail traverse une situation extrêmement difficile et il faudrait pas que l'inconscient de dons constitués ou du personnel soignant de se dire mais on n'arrive pas à faire ce devoir de solidarité proposons donc l'aide active à mourir ce sont deux choses complémentaires et c'est ce que nous avons essayé de faire dans cet avis à la fois faire une évaluation qui est pas suffisante des lois qui ont été votées et si on décide d'aller vers l'aide active à mourir nous répondons positivement mais dans le cadre de conditions extrêmement strictes donc il faut donner tenir ses deux tantes yonnais ces deux notions autonomie est ce la solidarité que souhaitent nos concitoyens vous n'avez pas peur alain claeys en rouvrant ce débat là aussi d'assister à de véritables fracture parce que c'est une question qui touche à nos valeurs et les valeurs ne sont avérées comme ils vous tout à fait raison c'est pas des lois mécaniques se sont pas des lois qu'on présente comme cela savez je suis ses sujets depuis une dizaine d'années à chaque fois que nous progressons à chaque fois que nous émettons un certain nombre d'hypothèses je suis dans le doute je suis dans le questionnement et je crois qu'il est normal que notre société pour des raisons spirituelles philosophique pour la conception que le personnel soignant le soignant à de la médecine que ces tensions existent mais dans notre démocratie c'est simple il faut pas mettre ces tensions sur la table en disant on fait la loi il ya 80% des français qui sont d'accord non c'est beaucoup plus compliqué que ça je pense que le débat citoyen que les débats que nous pourrons avoir en régions seront utiles et nous faisons une suggestion même si c'est pas notre compétence je crois que si le des élus décident d'aller sur ce sujet là je pense que c'est le travail de démocratie représentative nous croyons plus à démocratie représentative pour référendum pour aborder ce sujet mais pour vos auditeurs j'eus et j'ai suivi le débat 2016 et suivi des débats sur la bioéthique extrêmement compliqué on critique beaucoup à démocratie représentative ondiste un match un ring non je pense que dans les débats quelle que soit leur position les élus de la nation ont cette sagesse ou où j'allais dire cette recul cette réflexion pour mener à des bains il faut éviter les simplifications les actions militantes il faut bien réfléchir et avancer sur ces sujets alain grèce pourquoi certains pays ont évoqué la suisse il ya quelques instants sont allés plus loin que nous qu'est ce qui nous distingue pourquoi nous semblons retard par rapport à la suisse mais aussi des pays de galles canada sur la fin de vie nous sommes pas forcément retard j'ai évoqué tout à l'heure un certain nombre de retards ce qui est vrai mais sur les soins palliatifs on a été un des pays en 1999 2 qui a été le premier à franchir ce pas la loi kouchner a été un tournant extrêmement important mais il ya aussi une tension sur cette fin de vie sur l'aide active à mourir et qui tient compte j'allais dire à la fois du personnel soignant on en a parlé basse et des convictions spirituelles vous le savez aussi bien et je vais vous faire une confidence mais c'est pas une confidence à les publics ça a donné des débats au ccn qui est à l'image de la société française et c'est pour ça qu'il y a et ça arrive souvent au ccn dans ses habits il y à un texte minoritaires personne en disant nous sommes pas tout à fait d'accord sur la vie je crois que c'est ça et ce débat citoyen c'est pas réglés ou faire un consensus à tout prix et expliquer former nos concitoyens expliquer les problématiques les mettre en face de personnes qui ont des vues différentes et qu'ils puissent élaborer leurs propres idées merci beaucoup alain claeys je rappelle que vous êtes co rapporteur avec régis aubry de l'avis du comité consultatif national d'éthique sur la fin de vie co auteur de la loi claisse leonetti qui encadre la fin de vie 7h23 sur france culture
Jean Leonetti