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interviewyoutube.com 45 min

Entretien d'actualité n°41 - 01/02/2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:10
Présentateur

Bonjour M. Asselineau. Que pensez-vous des résultats de la primaire de la gauche ?

0:16
François Asselineau

Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 1er février 2017. La primaire de la gauche, bon, écoutez, j'ai pas grand chose très originale à dire par rapport à ce qui a été dit dans la presse. Ce que j'observe, c'est qu'il y a eu 2 millions de Français qui sont allés voter. Et il y a en France à peu près 45-46 millions d'électeurs inscrits. Ça signifie donc qu'à peu près 96% des électeurs inscrits ne se sont pas déplacés. Il faut donc replacer les résultats de cette primaire de la gauche à sa juste place. De même d'ailleurs que la primaire de la droite, elle avait été deux fois plus suivie.

La primaire de la droite, il y avait eu 4 millions d'électeurs, même un peu plus, 4,5 millions. Donc là, il n'y a eu que 2 millions. C'est quand même pas beaucoup. 96% des électeurs inscrits ne se sont pas déplacés. Ce qui prouve que la gauche ne fait plus rêver. Ça, c'est le moins qu'on puisse dire. Enfin, le Parti socialiste, en tout cas. Alors, par ailleurs, le résultat était celui qui était attendu, que finalement tout le monde attendait. C'est que Benoît Hamon a été élu très confortablement, avec quelque chose comme 59% des suffrages contre 41% pour Valls.

En fait, si les électeurs ont fait valser Valls, si j'ose dire, et ont retenu Hamon, c'est exactement pour la même raison que les électeurs avaient préféré Fillon à Juppé et à Sarkozy. Tout simplement, c'est que les Français en ont marre. Ils en ont assez. D'une part, des têtes qu'ils ont trop vues. À la limite, il suffit de voir un inconnu pour qu'il préfère n'importe qui plutôt que les responsables politiques qui défilent constamment devant les médias. Et puis je crois que les Français, ils ont également la volonté de prendre le contre-pied de ce qu'ils entendent dans les médias, avec tous les sondages bidouillés. Voilà. Alors maintenant, M.

Hamon se retrouve à la tête d'un Parti socialiste qui va être difficile à gérer, puisque la partie droite du Parti socialiste, nous dit-on, nous dit-on, regarderait du côté de M. Macron. Moi, ça, c'est ce que disent les grands médias asservis à l'oligarchie qui pousse absolument Macron. Mais lui, il est quand même un frondeur. Donc à la gauche de la gauche, avec d'ailleurs, je le note, des propositions qui sont quand même souvent très critiques contre l'Europe. Évidemment, il ne veut pas sortir de l'Union européenne. Évidemment, il est pour une autre Europe. Évidemment, il doit proposer de renégocier les traités, la directive des travailleurs d'étagés, etc.

Mais enfin, bon, tout ceci ne trompe en fait pas grand monde. Notons quand même qu'il a proposé l'affaire du revenu universel, sur lequel d'ailleurs, il y aurait beaucoup de choses à dire et sur lequel on aura sans doute à revenir dans les semaines qui viennent. C'est un piège. C'est un piège parce que derrière ce projet de revenu universel, on ne sait pas très bien ce qui s'y cache, mais il y a beaucoup d'ultralibéraux et même des tentatives venant de la Commission européenne qui se verraient très bien en train de proposer une espèce de prestation globale pour solde de tout compte à tout public. Donc il y a beaucoup à réfléchir là-dessus. Pour l'instant, on retiendra simplement que M.

Hamon est retenu pour le premier tour de l'élection présidentielle. Et puis on va voir maintenant, je suis comme tout le monde, on va voir ce qui va se passer. Je pense qu'il va y avoir beaucoup de rebondissements encore avant le premier tour.

3:56
Présentateur

Comment expliquez-vous votre absence dans les sondages ?

3:59
François Asselineau

Mon absence dans les sondages s'explique de la même façon que mon absence dans les très grands médias du pays. Il y a un petit mieux. Depuis une quinzaine de jours, j'ai été invité sur e-télé pendant 5-6 minutes, j'ai été invité sur RMC par Brunet pendant à peu près la même durée, et puis j'ai été invité sur Sud Radio à participer à un débat sur l'euro avec Jacques Sapir. Donc il y a quand même un petit mieux. Je ne crois pas que Sud Radio soit suivi par le CSA. En revanche, e-télé et RMC sont suivis. Donc j'ai eu 10 minutes. Je rappelle que normalement, j'aurais dû avoir plusieurs heures depuis bien longtemps.

Ne crachons quand même pas sur ce petit mieux, un petit mieux qui se transforme en un grand mieux au niveau régional, puisque quand je me fais des déplacements en région, j'ai quand même une relativement satisfaisante couverture des médias de la presse écrite. J'ai même eu, l'autre jour, quand je suis allé à Metz, j'ai même eu France 3 qui est venu filmer quelques secondes, ce qui est une grande première. Il faut avouer que j'ai quand même des salles qui sont remplies. Je suis descendu à Lyon. J'ai eu rassemblé à peu près 420 personnes. Ensuite, le lendemain, c'était à Valence, dans la Drôme, où il y avait à peu près 220 personnes.

Le surlendemain, c'était à Sessin, à côté de Grenoble, où il y avait à peu près 250-260 personnes. Et puis ensuite, dans nos déplacements vers l'Est, à Bayon, là, il y a eu un petit peu moins, il y a eu à peu près 80-90 personnes, mais c'était un petit village qui était situé assez loin de Nancy, en définitive, parce que la salle qu'on devait avoir à Nancy nous a été retirée dans les tout derniers jours. En revanche, à Metz, il y a eu plus de 200 personnes. Il y a eu également à Colmar, 204 personnes. Et puis encore, avant-hier, il y a eu à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, en région parisienne, on a fait une salle plus que comble, il y avait 330 personnes.

Alors tout ça, c'est d'excellent augure. Je commence à avoir donc une couverture dans la presse régionale, qui est, c'est pas extraordinaire, mais c'est satisfaisant, puis c'est honnête, c'est même parfois sympathique, c'est même parfois positif, notamment dans le Dauphiné libéré, ou là, dans l'Est de la France. J'ai eu dans le Républicain-Lorrain, j'ai eu dans les médias locaux une couverture qui était satisfaisante. Ça reste au niveau des médias nationaux, qu'il y a encore ce blocage, même si, comme je l'ai dit à l'instant, j'ai eu un petit quelque chose sur les télés et sur RMC. Alors pourquoi je ne suis pas dans les sondages ?

Tout simplement parce que les grands médias verrouillent encore le système et prennent appui sur le fait que c'est une espèce de cercle auto-entretenu. Je rappelle, certains disent que je n'aurai pas les parrainages. Alors à partir du moment où certains disent que je n'aurai pas les parrainages, les grands médias se disent qu'on ne va pas lui donner la parole. Je rappelle que personne pour l'instant n'a les parrainages. M. Macron n'a pas les parrainages, M. Poutou n'a pas les parrainages, M. Dupont-Aignan n'a pas les parrainages, M. Fillon, M. Hamon non plus, Mme Le Pen non plus, puisque les parrainages officiellement vont être envoyés.

Le vrai formulaire va être envoyé par le Conseil constitutionnel le 23 février, donc dans trois semaines, va être envoyé au maire le 23 février. Et les maires auront jusqu'au 17 mars pour les retourner au Conseil constitutionnel. Il faudra que ça arrive au Conseil constitutionnel avant le 17 mars, à je ne sais plus quelle heure. Donc pour l'instant, personne ne les a. Pour l'instant, les gens n'ont que des promesses, ou bien parce qu'ils sont les candidats promus, soutenus par des partis politiques ayant un très grand nombre d'élus, ils savent qu'ils auront mécaniquement les parrainages. Donc on sait de source certaine que, en fait, Mme Le Pen, M. Fillon, si M.

Fillon est toujours candidat, puisqu'actuellement, il y a donc des rumeurs sur son éventuelle démission à cause des affaires qui le frappent. On sait aussi que M. Hamon et que M. Mélenchon, qui est soutenu par le Parti communiste français, ceux-là auront les parrainages de façon certaine, puisqu'ils sont soutenus par des partis politiques qui ont un grand nombre d'élus, détenteurs du pouvoir de parrainage. Mais tous les autres sont dans la même situation que moi. Donc normalement, on ne devrait pas voir dans ces sondages que certains fassent le bon tri, les candidats.

J'ai vu des sondages assez croquignolets, où je ne suis pas dans le sondage, mais en revanche, on met des gens comme, par exemple, Mme Ramayade, M. Dupont-Aignan, il me semble même avoir vu un sondage où il était question de Mme Alliou-Marie. Bon, il est très vraisemblable que ces personnalités, plusieurs d'entre elles, n'auront pas les parrainages. Voilà, il faut garder le calme des vieilles troupes. Et je voudrais dire à toutes les personnes qui m'écoutent que je persiste et je signe. Le moment venu, je dirais, nous dirons combien nous avons de promesses de parrainage, puisque nous avons comme les autres des promesses. Nous en avons beaucoup.

Voilà, j'espère être en mesure d'avoir ces parrainages. Je n'en ai pas encore la certitude, comme d'ailleurs les autres, puisqu'il faut encore que les promesses se transforment dans les faits. Mais nous saurons tout cela. De toute façon, ça ne va pas durer jusqu'à la fin des temps. C'est-à-dire que dans à peu près un mois, on aura déjà un bon éclairage du parrainage. La liste officielle des candidats à l'élection présidentielle sera publiée par le Conseil constitutionnel le 20 mars définitivement.

Mais très probablement, puisque le Conseil constitutionnel a décidé de publier le mardi et le vendredi de chaque semaine les parrainages qui seront arrivés par candidat, on saura d'ici à un mois à peu près à quoi s'en tenir. Je voudrais m'adresser encore une fois à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent. Même si je n'en ai pas la certitude, j'ai bon espoir que nous allons y arriver. Et je dis à toutes celles et tous ceux qui cherchent des parrainages de continuer jusqu'au dernier moment à chercher ces promesses. C'est très important. Il faut qu'on ait quand même une espèce de matelas de sécurité.

10:43
Présentateur

Quoi de neuf sur la scène européenne ?

10:52
François Asselineau

Alors sur la scène européenne, il y a eu des événements très importants qui se sont déroulés au cours des 15 derniers jours. Le premier événement, c'est celui qui concerne Mme Theresa May, Premier ministre britannique. Mme Theresa May a rencontré, est allée aux États-Unis, et elle a été d'ailleurs le premier responsable politique de tout premier plan à être reçu par le président nouvellement installé à la Maison-Blanche, Donald Trump. Ce qui montre qu'il y a un maintien de la relation privilégiée entre les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni.

Ce qui montre au passage, d'ailleurs, je me permets de le souligner, parfois certains l'ont un peu perdu de vue, que le mouvement que j'ai l'honneur de présider et le programme qui est le mieux pour l'élection présidentielle n'est pas un copier-coller de celui de Mme Theresa May. Le Mme Theresa May est à la tête d'un gouvernement qui a décidé de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne. Donc là, nous sommes d'accord. En revanche, Mme Theresa May fait partie d'un gouvernement qui veut maintenir et renforcer la position de l'OTAN. C'est presque elle, je crois, qui est allée demander au président des États-Unis de ne pas laisser tomber l'OTAN. Là, on se distingue totalement.

N'en demeure pas moins que M. Trump a reçu Mme Theresa May et lui a prodigué des félicitations, des encouragements en annonçant que le Brexit serait un grand succès à son avis, etc. C'est-à-dire qu'en fait, les États-Unis, sous la tutelle de Donald Trump, vont être un partenaire très favorable à Mme Theresa May et à son gouvernement. Je rappelle quand même que le président Obama auparavant avait dit que si jamais les Britanniques votaient pour le Brexit, eh bien le Royaume-Uni serait puni par l'administration américaine, l'administration Obama, qu'il passerait en dernier après tous les autres pays prioritaires, etc. Donc c'est un renversement complet.

Au passage, j'en profite pour dire un mot sur Donald Trump. Sa présidence commence en fanfare et sur les chapeaux de roue. Bon, il prend des décisions qui sont diverses et variées. En politique intérieure, finalement, son interdiction sur la venue pendant trois mois aux États-Unis de ressortissants venant de sept pays. Aux dernières nouvelles, il paraît que les sept pays en question avaient déjà été listés par l'administration Obama, qui prépare un petit peu la même chose. Il s'agit d'une interdiction pendant trois mois. Qu'est-ce qui va se passer ? Je n'en sais rien. Ce sont des affaires intérieures américaines. Personnellement, je trouve ça assez contestable.

En revanche, ce qui n'est pas contestable, c'est que le président Trump, eh bien, il est en train de mettre en œuvre son programme. Et ça, c'est déjà quelque chose qui est assez spectaculaire. C'est de voir un dirigeant qui met en œuvre le programme pour lequel il a été élu. C'était suffisamment rare pour que ce soit souligné. J'en profite pour lui dire que si je suis élu, moi, je mettrai en œuvre mon programme. Je renvoie les auditeurs à ma conférence le jour d'après. Pour en revenir à Mme Theresa May, elle n'a pas fait que le voyage de Washington. Elle vient de faire un déplacement en Turquie où elle a été reçue par le président Erdogan.

Et lors de ce voyage en Turquie, elle a annoncé plusieurs décisions. Un accord de libre-échange, pas du libre-échange, mais disons un accord de commerce entre la Turquie et le Royaume-Uni ayant vocation, l'objectif des partenaires est de pousser de 15,6 à 20 milliards de dollars le montant des échanges entre le Royaume-Uni et la Turquie. Alors, ce n'est pas la seule chose qui a été décidée. Ce qui a été également décidé, c'est le fait que la Turquie et le Royaume-Uni allaient construire ensemble un avion de combat.

Et puis, dans le même temps, on a entendu à la chambre de Westminster, à la chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement britannique, Boris Johnson, avoir un discours très ouvert sur la Russie disant qu'il fallait revoir la politique de sanctions, etc., etc. Résultat des courses. Et ça, c'est quand même extrêmement important. Ça veut dire, en fait, que le Royaume-Uni est en train de faire ce que je ne cesse de dire depuis 10 ans qu'il faut que la France fasse, c'est-à-dire que le Royaume-Uni est en train de redevenir un pays libre, souverain et indépendant et qui peut avoir sa propre diplomatie planétaire.

Et en ce moment, et les gens qui m'écoutent, et si possible les gens qui sont hostiles à la sortie de la France de l'UE devraient bien réfléchir à ce qui est en train de se passer. Ce qui est en train de se passer, c'est que le Royaume-Uni est en train de marquer des points. Il est en train de sortir de l'UE. Il est en train de renouer, de nous passer sous le nez, de signer des contrats avec la Turquie, de se rapprocher de la Russie, de lancer un programme militaire spécialement bilatéral turco-britannique. Et pendant ce temps-là, nous, Mme Merkel et M.

Hollande, sont en train de s'enfoncer dans une espèce de déni, de déni de l'élection de Donald Trump, maintenir les mensonges éhontés qu'ils ont dit sur la politique de Bachar el-Assad, sur la politique de Vladimir Poutine. Voilà. Que l'on voit, encore une fois, il y a quand même un certain génie au peuple britannique que je salue. Idem, d'ailleurs, l'élection, le référendum a eu lieu le 26 juin 2016. Nous sommes maintenant le 1er février 2017. Pendant encore quelques semaines jusqu'au discours du trône, les britanniques sont en train de peaufiner leur stratégie pour la sortie de l'Union européenne. N'en doutez surtout pas.

Et surtout, ce qui est intéressant, c'est de voir que les britanniques, je crois que je l'avais déjà dit, je ne sais plus si c'est dans un direct récent ou dans le dernier entretien d'actualité, en fait, les britanniques sont en train de mettre au point, de mener ce qui est la quintessence, si j'ose dire, de leur stratégie constante, en tout cas de leur tactique, c'est le wait and see, attendre et voir. Après le vote du Brexit, il avait été question d'une épouvante, l'apocalypse, etc. Madame May et le gouvernement britannique, qu'est-ce qu'ils ont fait ? They have waited and they have seen. Ils ont attendu et ils ont vu.

Ils constatent que tous les facteurs macroéconomiques, tous les indicateurs macroéconomiques sont orientés dans une bonne direction. Le chômage est tombé à 4,3% de la population, je rappelle qu'en France on est à 10,6%, la croissance a redémarré, la consommation a redémarré, les investisseurs internationaux se précipitent au Royaume-Uni puisque la livre sterling a perdu 10%, la main d'oeuvre et les services sont 10% moins chers pour des investisseurs qui travaillent en zone dollar ou en zone euro.

Bref, tout ceci mène à la conclusion à laquelle est abouti le gouverneur de la Banque d'Angleterre il y a une quinzaine de jours en disant qu'il a avoué que les prophéties apocalyptiques étaient fausses. Encore une fois, bien joué le Royaume-Uni et malheureusement, la France est... Qu'est-ce qu'on peut en dire ? J'ai lu, il paraît, j'ai vu un article de journal, je crois qu'il était question que François Hollande avait recadré Donald Trump. Bon, il vaut mieux en rire. Alors le deuxième grand événement en matière européenne, c'est la déclaration de Mario Draghi, donc du président de la BCE, qui est intervenu au sujet d'une demande formulée par deux eurodéputés italiens.

Alors déjà, la demande formulée par les deux eurodéputés italiens se dessine dans le cadre d'une nouvelle divergence des soldes dits Target 2. C'est un petit peu technique. Je rappelle qu'il s'agit des soldes de la balance des paiements courants à l'intérieur de la zone euro. Et on a vu que depuis... Enfin, les dernières données montrent que les soldes Target 2 sont de nouveau extrêmement divergents, avec un crédit considérable qui... En Allemagne, il y a énormément de fonds qui sont venus des pays du Sud et notamment de l'Italie, qui sont venus se placer en Allemagne. Et puis, en revanche, un très gros déficit des pays du Sud. Donc ça, c'est le fond de tableau. J'en ai déjà parlé.

Vincent Brousseau, notre responsable des questions monétaires, a fait dessus plusieurs articles. Je renvoie les personnes qui sont intéressées, mais c'est très très important. C'est extrêmement important. Je les renvoie à notre site upr.fr pour qu'ils regardent un petit peu tout ce qu'on a pu écrire. Mais, alors, la chose étonnante, c'est très important, c'est que Mario Draghi, le président de la BCE, a, pour la première fois, répondu à deux euros députés italiens qui lui demandaient comment, qu'est-ce qui se passera si l'Italie veut sortir de l'euro.

Et Mario Draghi, le président, a dit très exactement tout pays quittant la zone euro devra avoir apuré sa position créditrice ou débitrice vis-à-vis du système de paiement de l'euro avant de couper les liens. Alors, c'est extrêmement important parce que c'est rarissime, c'est même la toute première fois que Mario Draghi évoque l'hypothèse même que l'euro perde un paiement, plus exactement qu'un paiement sorte de la zone euro. Ce qui, soit dit en passant, Mario Draghi a éludé le sujet, mais est impossible juridiquement sauf si un pays sort de l'Union européenne puisque dans les traités européens, il n'y a aucun article qui permet de sortir de l'euro.

La seule façon juridiquement de sortir de l'euro, c'est d'abord de sortir de l'Union européenne et donc de l'euro en même temps. C'est la seule... Ça a été rappelé notamment à plusieurs reprises, non seulement par... C'est notre analyse à nous, mais également par la Commission européenne elle-même qui l'a dit et redit qu'il n'y a pas de possibilité de sortir de l'euro sans sortir de l'Union européenne. En attendant, M. Mario Draghi a éludé la question juridique, mais il n'a pas éludé cette question matérielle. Puisque ça veut dire quoi ? Ça veut dire très exactement si un pays devait quitter l'eurosystème, la dette ou la créance sur la BCE devrait être réglée en totalité.

C'est ce qu'il a d'ailleurs annoncé. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que pour l'Italie, en gros, il faudrait que l'Italie règle à la BCE le solde de son déficit dans la balance des paiements courants, 350 milliards d'euros en gros, et le solde des billets en euros émis par l'Italie, à peu près 150 milliards d'euros. Ça veut donc dire à peu près 500 milliards d'euros. Je vous renvoie à un article que Vincent Brousseau a publié sur notre site qui est très précis sur le sujet. Alors, bien sûr que c'est un peu technique, mais c'est tout à fait fondamental.

Et c'est ce qui fait le fait que j'entre dans ces QS questions, fait toute la différence entre l'UPR et toute la bande d'irresponsables, irresponsables, des gens qui n'ont pas de réponse au sens étymologique, de Mme Le Pen à Mme Arthaud, en passant par tout le spectre politique, où on a des gens qui s'abîment dans des manipulations politiques, avec des sondages bidouillés. On nous apprend maintenant que M. Macron a 21, 25, 30, 40, 90, 250% de votants. M. Drahi est à la manœuvre, SFR, etc. Tout le monde pousse la candidature de M. Macron, mais personne ne s'intéresse en réalité à la situation.

La situation, c'est que la situation en Italie est extrêmement grave, que si l'Italie sort demain de la zone euro, l'Italie devra normalement verser 500 milliards d'euros à la BCE. L'Italie est évidemment incapable de le faire. Même si elle émet des billets en lire italiennes, en nouvelles lires italiennes, elle pourra éventuellement éponger des trucs jusqu'à à peu près 100 milliards. En gros, l'Italie devra 400 milliards d'euros. C'est impossible. Ça veut donc dire que la BCE devra constater un sinistre de l'ordre de 400 à 500 milliards d'euros. Ça veut dire que ceux qui hériteront de cette perte sèche seront les pays restants membres de l'eurosystème.

Et notamment la France, nous avons 20% du système de l'eurosystème. Et même si l'Italie sort, notre part sera montée comme 22%. Ça veut dire que potentiellement, on a un risque concret, immédiat, d'une imputation de quelques 100 milliards d'euros sur les contribuables français. C'est énorme, c'est inimaginable. C'est une somme colossale. Ce qui signifie au passage que ça justifie la mise en garde qu'avait faite voici déjà plusieurs années. Le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz qui avait dit « Ceux qui sortiront les premiers de la zone euro sont ceux qui s'en sortiront le mieux ». J'ai eu l'occasion d'en parler à la radio Sud Radio.

Il faut voir que l'euro et l'Union européenne sont un petit peu comme des échafaudages gigantesques, extraordinairement lourds et branlants qui risquent à tout moment de s'effondrer. Le Royaume-Uni, toujours extrêmement pragmatique, même s'il n'est pas dans l'euro, toujours extrêmement pragmatique, le Royaume-Uni est le premier à se retirer, à pas doucement, discrètement, parce que le Royaume-Uni et les Britanniques ont bien compris que l'ensemble est en train de s'effondrer.

La France, elle, gouvernée par des gens qui sont irresponsables, des gens qui ne connaissent pas les dossiers, des gens qui s'abîment dans des petites chicaneries politicardes, eh bien la France, malheureusement, risque d'être ensevelie sous cet échafaudage. Et puis il y a un troisième élément très important qui est arrivé sur la scène européenne, c'est la déclaration récente de Donald Tusk. Donald Tusk est un Polonais, ce que ne laissait pas anticiper son prénom. Donald Tusk, il est le président du Conseil européen. Il a été auparavant premier ministre polonais. Et Donald Tusk est monté au créneau pour dénoncer les déclarations du président des États-Unis.

Et il a dit, il a fait ce discours, il faut se pincer pour le croire. M. Donald Tusk a dit, les déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine au sein d'une nouvelle situation géopolitique dans le monde rendent notre avenir hautement imprévisible, donc montrant son inquiétude face à l'évolution de l'Union européenne. Il a écrit ça dans une lettre qu'il a envoyée au chef d'État et de gouvernement des pays de l'Union européenne, des 27 pays de l'Union européenne, sauf le Royaume-Uni. Il n'a pas jugé bon d'envoyer cette lettre au gouvernement britannique, puisque dans son esprit, le Royaume-Uni est déjà sorti.

Mais, et d'ailleurs, je signale au passage qu'il a écrit ceci, dans le cadre de la préparation du sommet, il y a un grand sommet qui va célébrer les 60 ans du traité de Rome, le 25 mars 2017. Ça tombe bien, c'est le jour du 10e anniversaire de l'Union populaire républicaine, et nous, on fera un grand sommet à Paris de tous les adhérents, sympathisants, militants et de l'UPR qui viendront. J'espère qu'on aura des centaines et même plusieurs milliers de personnes. J'y reviendrai tout à l'heure. Dans ce courrier, Donald Tusk écrit cette chose extraordinaire. Écoutez bien.

Dans le courrier que Donald Tusk a envoyé aux 27 chefs d'État et de gouvernement qui participeront donc à ce sommet pour les 60 ans du traité de Rome, il a écrit « Pour la première fois dans notre histoire, dans un monde de plus en plus multipolaire, tant de gens deviennent ouvertement anti-européens ou au mieux eurosceptiques. En particulier, le changement à Washington met l'Union européenne dans une situation difficile. Selon lui, la nouvelle administration américaine, je le cite, « semble mettre en cause les 70 dernières années de politique étrangère américaine. » Fermez les guillemets. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Si ce n'est que la confirmation exacte de ce que je dis depuis 10 ans que j'ai créé l'UPR, en réalité, c'est la panique chez les euro-atlantistes, c'est la panique chez les dirigeants européens parce qu'effectivement, Trump, à partir du moment où Trump commence à dire que lui ne veut pas de l'Union européenne, que l'OTAN est obsolète, qu'il félicite le Brexit, qu'il soutient les pays qui veulent sortir de l'Union européenne, Donald Tusk, le président du Conseil européen, dit qu'il remet en cause les 70 dernières années de politique étrangère américaine.

Ce qui veut bien dire qu'il sait, comme tout le monde devrait le savoir, en tout cas comme je ne cesse de le dire depuis 10 ans, que c'est bien les États-Unis d'Amérique qui étaient derrière la construction européenne, que c'est bien la politique étrangère américaine qui soutient ce projet, et d'un seul coup, eh bien, c'est le donneur d'ordre, c'est le maître, c'est celui qui avait conçu le système, eh bien, d'un seul coup, il a zappé, et on voit arriver à la Maison-Blanche quelqu'un qui n'est plus d'accord avec toute cette stratégie. En termes historiques, on a affaire à quelque chose d'assez grandiose. Ça fait penser à ce poète qui disait « Rome n'est plus dans Rome ».

Effectivement, l'arrivée de Donald Trump semble mettre la panique générale sur les euro-atlantistes. On comprend d'ailleurs pourquoi des gens comme George Soros essaient de fomenter un peu partout des révoltes populaires avec des billets de banque par derrière pour remettre en cause l'arrivée de Donald Trump. C'est vrai que cette arrivée de Donald Trump cause une panique qui est assez rigolo de voir. Jusqu'où Donald Trump ira ? Je n'en sais rien. Peut-être qu'il va progressivement revenir dans les cadres tracés par le Pentagone, par le ministère des Affaires étrangères, le département d'État. C'est possible.

Mais ça n'est quand même pas exactement la position qui a l'air d'être la sienne pour le moment. En attendant, eh bien, tous ces éléments, le voyage de Mme May, aux États-Unis et en Tyrquie, le fait que ça se passe très bien, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne se présente sous les meilleurs auspices. Premièrement. Deuxièmement, ce qui se passe avec l'explosion de nouveau d'actualité de l'euro. Je rappelais dans un entretien d'actualité antérieure, rappelez-vous qu'à la fin de l'année dernière, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, dont j'ai déjà parlé, a fait une tribune pour annoncer que 2017 sera peut-être l'année de l'explosion de l'euro.

Et puis maintenant, cette déclaration de Donald Tusk qui révèle devant le monde entier que les satellites, les pays satellites de Washington sont comme des enfants égarés parce que d'un seul coup, le donneur d'ordre qui était celui qui était derrière la construction européenne semble vouloir les laisser tomber. Tout ceci montre que la scène politique européenne évolue à toute allure et ne peut évidemment que servir l'Union Populaire Républicaine et appuyer ma candidature.

S'il y a de plus en plus de gens qui rallient notre mouvement, on en est à 30, 40, 50 adhésions par jour en ce moment, s'il y a de plus en plus de gens qui viennent dans mes conférences alors que, en gros, ce n'est que par le bouche à oreille et par Internet que les gens le savent parce que je n'ai pratiquement aucune publicité et j'ajoute au passage que mes réunions publiques, je l'ai fait, j'en fais 3, parfois 4 par semaine. Ça n'est pas comme les autres et qui en font une tous les 15 jours. Donc moi, si j'ajoute tous les gens que j'ai rencontrés là au cours des 6 ou 7 derniers jours, on en est quelque chose, ça doit être à peu près quelque chose comme ça, comme à peu près 1 200 personnes.

Eh bien, s'il y a tant de gens maintenant qui s'intéressent à nous, c'est parce qu'en fait, les événements sont en train de nous donner raison. C'est la raison pour laquelle j'espère bien être candidat et je serai le candidat du Frexit, celui qui n'a jamais varié depuis 10 ans pour indiquer aux Français comment sauver notre patrie.

32:02
Présentateur

Que pensez-vous de l'attentat au Québec ?

32:09
François Asselineau

L'attentat au Québec, évidemment, comme tout le monde, je suis atterré, effaré par ce genre de méfaits. Il y a eu, je crois, à peu près 6 morts, il y a eu des dizaines de blessés. Il y a deux choses qui me frappent dans cet attentat, c'est qu'au début, dans les premières dépêches de presse, même un certain nombre d'articles, dans toute la presse française, il n'était pas question d'attentat, il était question de fusillade. Il a fallu attendre au moins 48 heures pour qu'on passe du vocabulaire fusillade au vocabulaire attentat.

Alors moi, j'ai trouvé ça curieux parce que s'il y avait eu cet attentat qui s'était produit, mettons, contre une église, contre une synagogue, contre une salle de spectacle, etc., on aurait tout de suite dit attentat. Mais là, il s'agissait d'une mosquée et on a l'impression qu'à partir du moment où c'est une mosquée, finalement, c'est simplement un règlement de compte. C'est ça que ça veut dire. Si on creuse le sujet, c'est assez abject, en fait, d'autant plus que je me permets de souligner que ce sont encore des musulmans qui ont été tués dans cette affaire.

Moi, je voudrais dire, quitte à prendre un rebrousse-poil l'opinion dominante véhiculée par les médias, c'est que à chacun de ces attentats, c'est d'abord, c'est souvent des musulmans qui sont tués. En définitive, rappelez-vous, le 14 juillet, l'épouvantable attentat qu'il y a eu sur la promenade des Anglais, il y a eu beaucoup de musulmans qui sont morts dans cet attentat. Là, il s'agit d'un attentat contre une mosquée, ce sont des musulmans.

Bien sûr, je ne vais pas être là, on me connaît suffisamment pour dire que certains terroristes islamistes, bien sûr, il y a de l'attentat qui vient de ces terroristes islamistes, mais cette affaire de Québec montre, encore une fois, que ceux qui établissent une égalité entre islam et terrorisme ont tort, se trompent ou abusent la population française et les populations européennes et les populations du monde occidental. Voilà, ça n'est pas vrai, j'en profite pour rappeler que Daesh, Isis, dont d'ailleurs on entend beaucoup moins parler ces temps-ci, vous l'avez remarqué, depuis que M.

Obama et Mme Clinton ont quitté la scène, depuis que le président Trump, comme par hasard, on n'en entend plus beaucoup parler. Voilà, c'est presque comme s'ils n'avaient plus les munitions, les armes qui leur provenaient en fait des États-Unis d'Amérique par l'intermédiaire notamment de la Turquie ou bien de l'Arabie Saoudite ou du Qatar. C'est ça la réalité. J'en profite pour rappeler encore une fois que l'islam wahhabite et salafiste, c'est à peu près 9% de l'islam planétaire, 91% des musulmans ne se reconnaissent pas là-dedans. Voilà, alors j'arrête ici, mais c'est ce que je voulais dire sur l'affaire du Québec.

de toute façon, ces affaires, quelles que soient les morts, qu'ils soient chrétiens, qu'ils soient juifs, qu'ils soient musulmans, qu'ils soient agnostiques, qu'ils soient athées, tout ça, ce sont des morts de trop et des gens qui sont en fait victimes d'un monde où la manipulation médiatique finalement est la pire des choses. Avez-vous un mot pour conclure ? Je dirais deux choses. Il y a un sujet important, même s'il n'a pas fait la une de l'actualité, mais que je considère important, c'est le rapport annuel qui a été rendu public par la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. Je crois que c'était leur 22e rapport annuel.

La Fondation Abbé Pierre se préoccupe du mal-logement et publie chaque année un rapport en la matière. Ils ont publié un rapport il y a quelques jours qui est un réquisitoire contre la politique du gouvernement. Il y a, d'après leurs chiffres, pratiquement 4 millions, 3 960 000 pour être précis, de personnes qui sont mal logées en France d'après leurs comptes. Alors, à l'intérieur de ce chiffre, parfois il y a plusieurs catégories qui se recoupent.

Ils ont d'ailleurs relevé qu'il y a 2 millions, un peu plus de 2 millions, 2 millions, 90 000 personnes qui vivent dans des logements très inconfortables, 934 000 personnes qui sont en situation de surpeuplement accentuée, à qui il manque au moins 2 pièces. Quand il y a une famille avec des enfants, il y a une promiscuité parfois terrible. Ils ont évalué à 753 000 le nombre de personnes qui vivent à l'hôtel dans des habitats de fortune ou chez des tiers. 750 000 personnes, j'insiste, qui vivent à l'hôtel, dans des habitats de fortune ou chez des tiers. Il y a également 143 000 personnes qui sont sans domicile en France en 2016. 143 000 personnes sans domicile en France en 2016.

Donc, il y a un vrai problème de logement en France. Et le pire, c'est que ce problème, non seulement, ne se résorbe pas, mais ça grave. Ça grave, c'est-à-dire qu'en fait, il y a eu 376 500 mises en chantier au cours de l'année 2016, alors que, normalement, les promesses de M. Hollande, ça avait été 500 000 logements et en particulier les logements sociaux, puisque, en fait, la production de logements sociaux, c'est 115 000 à 120 000 logements sociaux. Bon. Moi, je me permets de souligner que, dans le programme, je l'avais présenté d'ailleurs dès le mois de décembre 2011. Ça fait donc 5 ans. Ça fait même plus que 5 ans.

J'avais indiqué que notre priorité, ça serait justement une des priorités, pas la seule, mais une des grandes priorités serait le logement et en particulier le logement social. Pourquoi ? D'abord, parce que je connais, je sais, j'ai été directeur de cabinet d'un président de conseil général et j'ai vu les problèmes dans les Hauts-de-Seine, les problèmes effarants de logements qu'il y avait pour mes compatriotes.

Donc, la première chose, c'est qu'il y a une véritable crise du logement en France qui est due d'ailleurs au fait que la production des logements sociaux qui avaient bondi sous Charles de Gaulle dans les années 60, on avait construit parfois à la Vaville, parfois des tours qui se sont révélées ensuite criminogènes qu'il a fallu détruire ultérieurement. Mais enfin, dans un premier temps, il y avait des gens qui étaient dans des bidonvilles dans les années 50. C'est ce qui avait donné justement naissance au mouvement Abbé Pierre. et bien cette crise du logement avait été progressivement réglée, plus ou moins bien, mais progressivement réglée jusqu'au milieu des années 70-80.

Et puis, c'est à partir des années 80-90 et notamment des contraintes du traité de Maastricht que progressivement on a commencé à serrer les vis dans le budget de l'État et qu'on est retombé à à peu près 115-120 000 logements sociaux. Moi, j'avais dit dans mon programme de 2011 que nous essaierons de passer à 150 000 logements sociaux par an et non seulement pour régler la question du logement mais aussi parce que c'est un excellent moyen de redynamiser l'économie. Voilà, c'est connu, il y a un proverbe en français mais les proverbes sont toujours plein de bon sens. Il y a un proverbe en français qui dit quand le bâtiment va, tout va.

Oui, parce que relancer le logement ça veut dire relancer les travaux publics, relancer les artisans, il va falloir avoir des gens qui vont poser des fenêtres, il va falloir avoir des gens qui vont poser des portes, des parquets ou de la moquette, évidemment d'abord construire le bâtiment, des électriciens, des plombiers, assurer le clos et le couvert, etc. Donc ce sont de très nombreux corps de métiers et ce sont des métiers qui ne sont pas délocalisables par nature. Voilà, on ne peut pas faire construire un bâtiment à partir de 15 000 km, ça ne se peut pas se passer en Chine, ça se passe en France.

Donc ça crée de l'emploi en France, ça permet d'embaucher des gens en France, ça permet de donner du pouvoir d'achat à des gens qui n'avaient pas de travail et donc par un effet multiplicateur keynésien, ça permet de relancer l'économie. C'est aussi la raison pour laquelle j'avais mis ça parmi les priorités de mon programme.

j'avais évoqué je crois 150 000 logements sociaux, je persiste et signe dans le programme présidentiel que je présenterai prochainement, eh bien j'insisterai sur la relance du logement social et j'irai, on essaiera de fixer un objectif de 150 à 180 000 logements sociaux, l'objectif de 180 000 logements sociaux étant atteint en fin de quinquennat parce que évidemment il faut encore trouver les terrains, il faut trouver les financements, il faut trouver, il y a toute une série d'éléments à prendre en compte mais l'objectif ça sera d'atteindre 180 000 logements sociaux à la fin du quinquennat.

Je signale d'ailleurs au passage que j'avais été reçu à ma demande, j'ai été très gentiment reçu par M. Doumerg qui est le porte-parole de la fondation Abbé Pierre et également le directeur des études, j'ai été reçu à la fondation Abbé Pierre à Paris quelques jours, une dizaine de jours avant la remise de ce rapport où j'ai exposé quelle était justement notre vision des choses et notre programme politique en la matière. Voilà. En attendant, ça prouve encore une fois que les analyses que nous faisions, que je faisais il y a 5-6 ans sont confirmées par les événements, que mon programme je vais le reprendre à l'identique en le peaufinant mais qu'il était juste.

Encore une fois, nous avions raison. Et puis il faut conclure puisque vous me demandez de conclure, je vais conclure tout simplement en disant, comme d'habitude, en rappelant, je l'ai déjà dit, je crois, dans le direct, je l'ai dit dans l'entretien d'actualité précédent, nous allons avoir une grande fête le 25 mars 2017 qui va se tenir à Paris, à l'intérieur du périphérique, à une porte de Paris. dans les prochains jours, on va indiquer toutes les modalités pratiques, ça sera une fête ouverte à tout le monde. Il faudra être à Paris entre le... C'est un samedi, donc ça tombe bien.

Le 10e anniversaire, lorsque j'avais créé l'UPR, de mémoire, c'était un dimanche, mais il y avait eu 40 personnes. Le 10e anniversaire, ça sera un samedi, 25 mars 2017, ça sera le jour, je l'ai dit tout à l'heure, du 60e anniversaire du traité de Rome qui créait le marché commun pour lequel il y aura certainement des manifestations publiques, des hommages funèbres, désespérés qui seront faits ici ou là. Nous, on se félicitera de la croissance de l'Union Populaire Républicaine. Ça sera quelques jours après l'annonce officielle des candidats à l'élection présidentielle.

J'espère que je ferai partie du lot, mais même si je ne faisais pas partie du lot, on ferait cette fête, elle serait certainement un petit peu attristée si je fais partie du lot. Évidemment, ça sera le coup d'envoi de notre campagne pour l'élection présidentielle. Il faut être à Paris entre, disons, 14h le samedi 25 mars 2017 et à peu près 21h-22h. On aura des témoignages venus de l'étranger, venus de France, on aura quelques animations, on aura des prises de parole et puis il y aura évidemment le discours qu'en tant que président fondateur, je prononcerai et si tout va bien, devant un parterre de médias nationaux et internationaux.

Il est évident que nous devons être le plus nombreux possible. Je vous le demande. Si vous voulez aider vraiment notre mouvement, adhérez à notre mouvement, mais aussi faites connaître notre mouvement et mobilisez-vous pour venir en masse le 25 mars 2017. on va organiser ça, on essaiera éventuellement de favoriser l'écovoiturage, peut-être dans certains cas quelques autocars. Il faut que le plus grand nombre d'entre vous vienne. L'objectif, c'est qu'on ait plusieurs milliers de personnes devant la presse nationale et internationale pour donner le coup d'envoi de l'élection présidentielle et des élections législatives qui suivront.

Je vous remercie de porter la plus grande attention à cette demande. Vive la République et vive la France.