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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 29 avril 2025 44 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La montée en puissance de la coordination rurale, avec Benoît Bulot

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Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

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[Musique] Et bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 15 avril 2025. J'ai le plaisir de recevoir dans mes entretiens, vous savez que j'essaie d'avoir sur UERTV avec de nombreuses personnalités venues du monde politique ou socio-professionnel.

J'ai le plaisir de recevoir un agriculteur, un agriculteur de la Sart qui s'appelle Benoît Bulot. Bonjour. Benoît Bullot.

Bonjour monsieur Sino euh qui est agriculteur, vous allez il va nous expliquer dans un instant ce qu'il fait mais qui est également syndicaliste puisque il a été élu à la tête de la liste aux dernières élections pour les chambres d'agriculture. Il a été élu à la tête de la liste de la coordination rurale qui vous le savez certainement est ce syndicat agricole qui a fait une forte percée lors des dernières élections. C'était en décembre dernier, je crois, euh au mois de janvier, dépouillement février.

Ah voilà, c'était en janvier, dépouillement février. Et au point de menacer la toute puissance de la FNSEA qui, comme vous le savez règne sur l'agriculture française depuis des décennies, et bien là le vent du boulet a sifflé autour de la FNSA. C'est un grand plaisir pour moi de recevoir Benoît Bullot.

Vous n'êtes pas adhérent du PR mais je crois que vous savez un petit peu que ce qui nous sommes. Vous êtes vous avez une certaine sympathie peut-être pour du P. Alors, qui êtes-vous ?

Expliquez-nous quel âge avez-vous ? Vous avez 41 ans, je crois. Donc voilà, j'ai 41 ans.

Donc moi, je me suis installé sur le tard, donc au 1er novembre 2023 donc sur exploitation avec uniquement de la culture. Voilà. Donc en double activité puisque jusqu'à peu de temps, j'étais commercial en matière agricole.

Mais vos parents étaient agriculteurs ? Mes parents étaient agriculteurs donc il faisaient un petit peu de vachettente en race charolaise et puis faisait un petit peu d'engraissement en port dans la région. Donc dans le nord-est de la Sartte.

Euh voilà dans le perche sartois. Voilà donc en limite de l'orne et de leurir. Très bien.

Donc vos varents avaient des enfants ? Oui. Vous ?

Moi et puis j'ai une sœur. Donc donc deux enfants. Et donc dans un premier temps, vous vous s'est dit je vais je vais être commercial.

Donc dans un premier temps, vous n'avez pas voulu reprendre l'activité. Euh alors c'est un peu plus compliqué que ça parce que moi mes parents euh ont pris leur retraite sur le tard. Donc il a une petite exploitation que il y avait par conséquent impossibilité euh d'accueillir une troisème personne hein puisque la taille économique n'était pas assez suffisante donc j'ai travaillé pas mal à l'extérieur.

Donc dans un premier temps, j'étais salarié en élevage portsin. Voilà que c'était ma c'était ma passion l'élevage de port. Euh j'ai tenté à deux reprises de retrouver une exploitation extérieure à celle des parents pour avoir quelque chose de viable en vivre à pleintemps.

Malheureusement, ce fut un échec pour deux raisons bien différentes, bien distinctes. Et au final, bah j'ai décidé de me mettre en double activité, donc avoir d'un côté une carrière commerciale qui me permett de vivre et puis conserver l'exploitation familiale. D'accord.

Donner un coup de main à vos parents. Voilà. Voilà.

Voilà. Exactement. Bon et donc là ils ont pris leur retraite en fin 2023.

Donc là maintenant je suis le seul nique gérant de l'exploitation familiale. D'accord. Votre sœur n'a pas été intéressé par euh Non, c'était pas tellement sa passion donc non elle est partie sous d'autres cieux.

Passion hein. Vous dites ça à plusieurs repris. C'est une passion pour vous.

Oui, c'est une passion. Voilà. Bah de toute manière il faut que ça soit une passion parce que c'est un métier où on compte pas ses heures.

On est son propre patron. Donc c'est beaucoup de paperas, c'est beaucoup d'imprévus quand il y a une panne, c'est on travaille avec les alléam météorologiques. Donc forcément oui, il faut que ça plaise.

Sinon c'est j'ai envie dire c'est même pas la peine de se lancer dans ce métier. Alors vous avez combien d'hectares ? Euh donc j'ai 60 hectares.

Donc la grosse partie en culture après j'ai une toute petite partie en herbage pour faire de la vente d'herbe. De la vente d'herbe. Voilà c'est ça.

Voilà pour des éleveurs voilà qui ont passé de surface chez eux. D'accord. Et donc vous faites quoi comme culture ?

Alors donc moi j'ai du colza, du maïs grain, du blé, de l'orge et du tournesol. Mais ça donc ben je fais je fais des rotations. Voilà chaque année, il y a une culture différente.

Voilà donc j'ai ce qu'on appelle trois têtes de rotation qui précèdent un blé. Donc tournesol, colza et maïs. Et derrière chacune des de ces têtes de rotation, je fais deux ces àelapailles.

Autrement dit un blé et une orge. Et ensuite à nouveau une nouvelle tête de rotation. Voilà. si bien que les cultures appelées têtes de rotation, elles reviennent que tous les 9 ans.

Ah d'accord. Voilà. Donc ça permet euh d'allonger euh la rotation, de casser le cycle des éventuelles maladies, des adventises, donc des mauvaises herbes qui peuvent revenir.

Et c'est d'autant plus important dans mon système que moi je me passe du labour. Donc d'où l'importance de bien allonger les rotations. Vous faites pas de labourage ?

Je ne labour pas du tout. Non non. Ah bon ?

Non. Euh donc ça fait longtemps bien avant mon installation que je m'intéresse à tout ce qui est culture technique culturale simplifiée. Voilà.

Euh parce que déjà ça redynamise la vie du sol, ça incite à remettre l'agronomie au cœur du système et c'est également un système qui consomme beaucoup moins de fi pour l'implantation d'une culture. Donc c'est c'est écologique puis c'est voilà, c'est très beau pour la vie du sol. Voilà.

Bon après chacun sa technique. Après j'ai d'autres collègues qui vont vous dire qu'on peut pas se passer du labour mais bon après les avis sont un peu et vous utilisez beaucoup d'engrais c'est la vous faites de l'agriculture raisonnée ou de l'agriculture bio, de l'agriculture euh c'est conventionnel. Après bon, j'essaie de d'utiliser le moins d'engrais possible effectivement.

Bon après, sachant que moi j'ai pas d'élevage, donc il y a la problématique effectivement de de d'avoir moins de matière organique. Après là, j'ai le projet, j'ai un voisin éleveur de porc donc là qui va qui va s'étendre et qu' a passer de surface. Donc je vais lui prendre du lisier puis en échange je lui ivrirerai du maïs grain.

Donc j'ai ce projet là qui est qui est privé d'être mis en place. Effectivement euh c système de rotation c'est vous qui en décidez ou bien c'est au niveau départemental ? On donne des orientations aux agriculteurs ?

Bah ça après c'est au bon vouloir de de l'agriculteur mais bon après voilà il il y a des règles agronomiques. On sait très bien que si vous faites toujours un blé sur blé effectivement bah les rendements vont s'épuiser. Donc bah c'est pas de vre intérêt parce que moins de rendement moins de revenus et puis aussi les maladies.

Je pense notamment le colza si un colza revient trop fréquemment il y a une maladie qui s'appelle l'hernie du chou d à répétition trop accélérée sur par celle de de la culture de colza. Donc c'est tout dans l'intérêt de l'agriculteur de d'espacer une même culture au sein du même parcelle. Alors c'est votre passion, vous en parlez, on on vous écouterait pendant des heures, mais c'est une passion dévorante parce que ça vous prend combien d'heures de travail par semaine ?

Freit, c'est extrêmement variable, ça dépend des saisons. Donc là, dernièrement, je préparais mon imploation pour mes cultures de printemps, donc tournesol et maïs grain. Donc là, des semaines comme celle-ci, ça peut être un temps plein dans la semaine, à peu près une cinquantaine d'heures.

Et puis à contrario, bah comme j'ai que de la culture effectivement en en plein hiver, je passé très peu de temps. Ça peut être des fois qu'une demi-journée dans la semaine. C'est c'est assez variable.

C'est aussi le charme de cette profession. Vous n'avez pas d'horaire de bureau. Vous n'avez pas J'ai Non, voilà, je suis mon propre patron, je fais les heures comme j'ai envie.

Voilà, si j'ai envie de préparer mes champs jusqu'à pas d'heure le soir, et ben j'en suis tout à fait libre. Voilà, c'est moins un peu sachant que il y a les contraintes météorologiques aussi donc on fait pas non plus ce qu'on veut. quoi.

Mais alors vous avez repris l'activité de enfin l'exploitation de vos parents qui partent à la retraite en fin 2023. C'est ça. Et euh quelques mois après, en définitive vous adhérez à un syndicat.

C'est ça la coordination rurale. Alors pourquoi vous avez adhéré à la coordination rurale ? Alors moi faut savoir que je me suis intéressé à la coordination rurale bien avant mon installation.

Euh en fait, moi j'en connaissais vaguement l'existence et j'ai découvert leur fonctionnement. En fait, quand j'ai j'étais encore étudiant, j'ai fait une visite au centre d'agriculture en 2004. Donc euh j'avais à peine 21 ans à l'époque.

Euh donc donc à Paris, vous venez à Paris pour le salon d'agriculture, vous découvrez le stand où j'ai d'ailleurs déjà été accueilli très très discuté avec quelques cadres responsables départementaux. Donc j'ai pris pas mal de documentations, je me suis abonné à leur journal, donc j'ai pris bien le temps d'étudier être posé et là ça fait tilt. Je je me suis dit voilà ça c'est le syndicat qu'il nous faut pour nous défendre.

Et pourquoi ? Parce que c'est un syndicat, c'est le seul à mes yeux qui va droit au but. Le revenu voilà c'est on vit du fruit de son travail.

On ne vit pas de prime. C'est votre slogan je crois. Des prix pas des primes d'ailleurs.

Voilà. pas et pas de déprime non plus et pas de déprime forcément voilà ce qui dit prix dit prospérité donc fin de la déprime effectivement voilà c'est c'est une bonne formule tout à fait donc vous vous êtes vous vous adhérez là vous n'avez pas été tenté par d'autres syndicats je comprends que vous vouliez pas parce que c'est le syndicat des gros des big boss de la voilà et puis en plus bah ils se complaise dans le système actuel où on est dépendant de prime parce que être enfin d'être compensatoire c'est plutôt le terme qui qu'on vient d'employer être compensatoire c'est le droit de vie et de mort sur nous. Voilà, ça c'est le premier point.

La confédération paysane. Alors seul revenu, c'est pareil, ils sont pas très clairs. Ils parlent de réorienter les aides à l'actif mais je veux dire si on a du revenu, bah plus on aura de revenus sur une ferme, plus on pour personnel.

Donc ils sont pas très clairs. Ils parlent de réentation mais ils parlent pas vraiment de vivre du fruit de son travail. C'est assez politisé en plus et puis c'est très très politisé.

Voilà, il s'est allié avec des mouvements écologistes très radicaux. Donc à titre personnel, c'était pas du tout ma tasse de thé. Donc là, c'est vraiment en fait, moi je je me voyais pas choisir entre l'ultralibéralisme de la FNSA et puis l'extrémisme, le dogmatisme de la confédération paysane.

Et dans la coordination générale, moi j'ai vraiment trouvé une voix de bon sens. En fait, ce que vous dites, ça correspond exactement au sentiment que j'ai eu en allant plusieurs fois, je viens de nombreuses fois au salon d'agriculture. J'avais été reçu euh par notamment, je me rappelle avait été reçu par Xavier Belin qui était à l'époque à la tête de la Fol qui m'avait reçu de façon sympathique.

J'avais été un peu moins bien reçu au stand de la CNG d'ailleurs parce que les jeunes agriculteurs alors ils étaient tout à fait dans la la ligne du parti. Enfin, j'avais quand même bien vu que Xavier Belin c'était un homme enfin paix à son arme mais qui roulait en Mercedes. Enfin, c'était quelqu'un qui avait qui était qui était très fortuné comme d'ailleurs l'actuel président de de la FNSE.

Oui, exactement. Oui, j'avais sollicité enfin on a des agriculteurs parmi nous adhérents à l'UP. J'avais également sollicité d'être reçu par la confédération paysane.

J'avais eu une fin de non recevoir. Il voulait pas me voir. Oui.

Bah, il y a un certain sectarisme effectivement. Voilà qui et ceux qui c'est pour ça j'ai le même sentiment que vous, c'est que ceux qui avaient été normaux si j'ose dire, sympathiques, avec qui j'avais eu le sentiment d'avoir une conversation allant au fond des choses du bon sens paysan. Enfin, moi je mes arrières grands-parents étaient paysans.

Donc moi, je cultive et puis j'avais mes mon grand-père et mon père était avait gardé un peu cette fibre de pas se payer de mots quoi, d'avoir du bon sens. Bah, je l'avais trouvé effectivement la la coordination rurale. Ça, j'y suis pas mais c'est notre tradition.

Voilà notre ADN. Voilà nous on écoute tous les représentants de quelques bords politiques que ce soit. On fait pas de sectarisme.

Si un politique aujourd'hui a a une proposition qui va dans le bon sens et ben on approuve peu importe sa couleur politique qu'il soit rouge, rose, bleu marine, bleu clair, peu importe. Mais voilà, nous tout ce qui importe c'est ce qui va dans le sens de l'agriculteur. Alors c'est quoi vous les les en cinq sites thématiques les grands objectifs que se fixent la coordination rurale ?

La grande thématique évidemment c'est le revenu et comme on arrive à du revenu et ben déjà c'est PAC qui permettent de rénumérer l'agriculteur par le fruit de son travail et non par des aides compensatoires. Donc vous êtes contre la politique agricole commune de l'Union européenne actuellement. Ah bah telle qu'elle est actuellement, elle ne va pas.

Donc ça passe par des prix garantis. Voilà, ça passe par bah préférence commutaires si toutefois elle est possible encore de l'appliquer mais bon, on peut avoir quelques doutes dans le fonctionnement de l'Europe. C'est avoir des quotas comme il se faisait il y a quelques années sur le lait, sur le sucre qui permet d'avoir un contingent et de d'avoir un bon équilibre entre l'offre et la demande.

Ça passe par là. Ça passe par le droit de de sortir de faire sa facture puisqueaujourd'hui on est le seul la seule le seul métier où ne peut l'agriculteur ne peut pas faire sa facture. Vous êtes aujourd'hui vous êtes plombier.

Vous êtes maçon, vous êtes bouché, vous faites votre facture auprès du client. Nous, on est la seule profession, vous achetez ce que vous avez besoin à vos intrans, vos pièces détachées et cetera temps, vous vendez votre blé, votre colza à tel prix, vous n'avez rien à dire. Donc vous, on est le seul métier, on ne fait pas sa facture aujourd'hui.

Voilà, faut pour les gens qui ne connaissent pas les tenants aboutissants les problque notre métier, voilà, il faut faut bien savoir que on peut pas faire notre facture. Donc nous, c'est le seul syndicat où j'entends voilà les agriculteurs qui se plaignent à juste titre qu'on puisse pas faire nos factures et ça c'est voilà ça ça part de là. Après le revenu, bah ça se fait aussi par moins de charge.

Donc nous on veut aussi un bouclier énergétique sur l'électricité. le fi avoir un prix du GNR donc qui soit maximum 1 € TTC et puis aussi ça passe par un changement de du modèle économique qui nous entoure puisqueaujourd'hui on a la constitution d'oligopole. Je pense notamment à Bigar dans l'abattage de viande de Bovigne.

Il a quasiment le monopole. LDC dans le dans le l'abattage au ils ont quasiment le monopole où ils font un petit peu de nous ce qu'on veut. Et puis en amont, c'est pareil, je pense tout ce qui est prix de réparation du matériel, des tracteurs, on a autrefois du temps de mes parents grands-parents étaient à 80 francs de l'heure.

Aujourd'hui, c'est 80 € de l'heure. Et pourquoi ? Parce que avant, on avait un petit mécano et je peux en parler parce que j'avais été un petit peu commercial dans une concession et mes grands-parents du côté de ma maman ont été mécaniciens concessionnaire.

Donc, je sais très bien comment que ça ça se passait. ça se passe maintenant parce que avant voilà vous avez le petit mécanicien qui était à l'échelle plus ou moins cantonale. Maintenant vous avez des grands groupes qu'on des bases un petit peu sur plusieurs départements.

Donc bah c'est des chefs d'ateliers, des animateurs de vente, des chefs de vente, des secrétaires et donc et ben ça fait beaucoup d'emplois tertiair qu'il faut rénumérer. Donc forcément bah vous êtes obligé d'arriver à un prix de 80 € de l'heure. Voilà. et que vous ne pouvez pas vous pouvez pas le vous soustraire à ça en fait.

Et et voilà, on a on a pas le choix, on a on a on nous met un modèle économique qui fait que bah déjà on n pas des prix qui sont bien élevés et aussi peu qu'on gagne et ben ça part voilà pour rénumérer bah tout ce qu'on a des intermédiaires. Voilà. Exactement.

T tout exactement. Donc on a un modèle économique aussi qui est qui est tout qui est tervoir. Alors je crois vous à l'un de vos chevaux de de bataille et à juste titre c'est tout ce qui concerne la MSA et la les retraites des agriculteurs.

Voilà donc effectivement donc c'est la refonte de du financement de la MSA puisqueaujourd'hui un agriculteur se voit ponctionner 40 % de son revenu par la Messa pourir des retraites de misère. Aujourd'hui, c'est des retraites inférieures au SMIC, hein. Moi, je peux vous parler du cas de mes parents où à deux, ils touchent 1400 € pour deux personnes alors qu'ils ont trimé 50 60 70.

C'est un c'est un des grands à mon avis, on a j'en avais parlé dans mon dans mes programmes dans le programme de l'UPR, dans le programme présidentiel où je justement je vais insister sur la nécessité d'avoir des retraites dignes pour le monde agricole. C'est un des grands scandales de la France. On a on a des gens qui ont travaillé 50 ans et qui ont Moi je vois j'ai ma campagne dans moi je dans dans la nièvre je connais des agriculteurs.

Heureusement que parfois il a de l'entraide ou il se donnent un petit peu à manger des choses comme ça parce que parfois ils sont voilà bah concrètement aujourd'hui agricole s'ils élèvent pas quelques poules, quelques lapins ils font pas de jardin c'est très très compliqué pour vivre voilà et nous notre ADN depuis le la naissance de la conation rurale c'est d'avoir ce qu'on appelle une TV sociale donc TVA sur les produits importés qui vont financer notre protection sociale en lieu et place de ce qui est fonctionné actuellement aux agriculteurs. Et si on veit pousser la réflexion plus loin, neit-il pas nous intégrer au régime général que de faire une caisse par par corps de métier ? Enfin, après ça ça sera une réflexion qui sera menée avec les pouvoirs publics parce que là aujourd'hui on voit que il y a la pyramide des âges elle s'inverse de plus en plus il y a un viissement de la population mais on est de moins en moins agriculteur donc peut-on tenir comme ça ?

Personnellement, moi mes collègues, on en doute, on en doute très fortement. Et encore une problématique qui se pose, c'est qu'il y a beaucoup d'entreprises qui gravitent autour de l'agriculture, que ça soit aussi bien en amont qu'en aval. Je pense aux abatteurs, je pense aux concessions de matérioles qui vivent exclusivement d'agriculture mais qui ne côtisent pas un seul centime à la MSA.

Donc là aussi, il y a une réflexion qui sera menée. Ils vivent tous, si j'ose dire, sur la bête, c'est-à-dire sur les agriculteurs. Ah mais complètement absolument.

On a l'impression que vous êtes tondu par tout le monde. Voilà. Donc il y a de l'argent qui circule.

Tout le monde gagne de l'argent sauf l'agriculteur au final. C'est honteux. Vous avez dit quelque chose sur lequel je veux revenir parce que c'est un petit peu annexe à la à la à la retraite.

C'est un des moyens de financement mais c'est va au-delà du moyen de financement. Vous avez parlé de TVA social donc sur en fait il s'agit soyons bien précis c'est votre idée mais je crois que c'est celle aussi de la coordination. Exactement. fait partie de son ADN.

Franchement, en fait, ça veut dire pour dire les choses beaucoup plus clairement des droits de douane sur les produits agricoles importés. Exactement. Supplémentaire.

Alors, on parle de TVA social peut-être pour échapper à cette espèce de chappe de plomb, c'est il faut lutter contre le protectionnisme. Mais alors justement, il y a quelque chose de très nouveau maintenant, c'est Trump. C'est-à-dire que on sent on sent que toute la la l'idéologie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale vers toujours de plus en plus de libération des capitaux, des êtres humains, des marchandises et notamment de l'agriculture.

Le tous les projets de Mercosour, la Cord Union européenne Mercosour là d'un seul coup, il y a quelque chose de tout à fait nouveau qui vient d'apparaître dans le panorama mondial, c'est le coup de pied formilière de de Trump. Alors, êtes-vous là-dedans peut-être il y a une il y a des perspectives qui s'offrent en fait pour les revendications de la coordination. Ah, tout à fait.

Voilà, parce que voilà, un de nos chevaux de bataille justement, c'est de sortir le secteur école du champ de compétence de l'OMC. C'est ce qu'on appelle habituellement l'exception agriculturelle. En fait, c'est un traitement, le même traitement donc dont bénéficie le secteur de la culture.

Voilà. donc ne plus avoir les règles de commerce mondial, donc pouvoir protéger son agriculture, voilà, comme le fait le secteur de la culture. Et en soit, c'est vrai que le fait que Donald Trump donne un coup de pied fourmillère et bah ça donne uneur d'espoir aussi euh sous Oui, parce que l'OMC, Trump en ce moment, il est en train d'écraser toutes les règles de l'OMC.

Dans l'OMC, il y a notamment enfin pour les gens qui sont pas très familiers, il y avait c'est un traité qui avait été signé le 15 15 avril 1994. Hm. à Marrakech et dedans, c'est toute une organisation avec notamment lorsqu'il y a un conflit commercial entre des États, ça doit passer par une un organe qui s'appelle l'organe de règlement des différents.

Bon, Trump il en a aucun compte. Il y a également ce qu'on appelle les droits consolidés. C'est-à-dire qu'il y a toute une série alors ce qu'on appelle les pic tarifa parce que vous savez que les droits de douanes ça peut sur sur que vous achetez je sais pas un produit de luxe la maroquinerie un parfum de la viande de porc des herbus et cetera et cetera ou de la Syrie.

Enfin, il y a une immense une très grande nomenclature douanière et donc il y a des droits douines qui se qui varient. Mais là-dedans, il y a ce qu'on appelle les droits consolidés. C'estàd par un même type de produit par exemple, un état s'engage à ne plus toucher à ses droits.

Et donc a pour l'idée c'était un cliquet à la baisse he pour que une fois qu'on avait consenti, on pouvait plus remonter. Oui. Et donc Trump il en balader tout ça quand même hein.

Donc ça veut dire que loin ça c'est vraiment quelque chose que que je enfin je suis 1000 fois d'accord avec tout ce que vous dites. Si on continue comme ça, l'agriculture familiale française est morte sauf ceux qui auront la chance d'être sur des stratégies de niche parce qu'ils ont la chance de d'avoir 20 hectares dans une appellation d'origine protégée. Exactement.

Parce que là on a on assiste à une fuite en avant. Bah voilà, vous voulez maintenir votre revenu, bah vous agrandissez, vous agrandissez et derrière vous avez une structure pour un jeune qui est tout à fait irreprenable. Donc en fait c'est le le système ultralibéral, il n'est pas tenable du tout.

Donc vous êtes pour une agriculture familiale. Le maintien du moi je suis c'est la en fait c'est l'identité de la France pour laquelle vous vo exact mais tout à fait voilà c'est l'entretien de nos territoires derrière voilà c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est culturel aussi une dimension culturelle voilà je dire les vaches qui ou des moutons qui pètent don après bah voilà c'est c'est c'est c'est l'image de la France aussi donc aujourd'hui bah si on a plus ça demain comment vont être entretenus les paysages il y ava un ensauvagement de la France qui va qui va se créer donc effectivement et puis ça c'est les enjeux de souveraineté alimentaire aussi derrière puisque un état qui se nourrit pas lui-même, bah il est en il est en danger à la mercie de n'importe quelle puissance étrangère. Ça vous avez 1000 fois 1000 fois raison.

Je suis heureux de vous entendre parce qu'on est d'accord sur tout. Effectivement pour c'est fondamental pour un un homme d'état c'est de se poser la question de savoir si tout va bien tout va bien. Mais si tout va mal et en ce moment d'ailleurs tout va mal.

Tout va de plus en plus, c'est comment on fait euh si par exemple demain bah il y a plus de il y a il y a des révolutions dans des pays étrangers, des blocages dans les transports. Si on ne fabrique plus ni ses vêtements, ce qui est le cas d'ailleurs en France, de plus en plus, on dépend de du reste du monde pour avoir ses vêtements, ses chaussures et cetera. C'est quand même un problème si on ne fabrique plus.

Bon, les produits bruns, les télévisions à la limite, on peut s'en passer mais enfin et mais si on fabrique si on a pas si on n pas non plus l'autosuffisance alimentaire dans les années enfin pardon très longtemps, la France était non seulement autosuffisante du point de vue alimentaire mais exportatrice considérable et on a dégringolé d'une façon considérable. Oui, bah notamment le recul de le recul de l'élevage effectivement voilà puisque bah moins de prix rénumérateur forcément bah ça n'incite pas les jeunes et bah forcément à s'installer en élevage donc forcément on devient de plus en plus dépendant. Euh aujourd'hui, je prends le cas de la volaille, c'est quand même une volaille sur deux qui est importée euh qui est importée euh notamment d'Ukraine d'Ukraine notamment.

Voilà. Alors malgré qu'il soit pas Union européenne, on reçoit malgré tout puisque bah on vend des armes donc et ben il nous paye comment ? Et ben euh part de la volation, je crois qu'il nous paye pas du tout d'ailleurs mais enfin ah bah c'est c'est pas dans la pose d'agriculteur, je vous rassure.

He voilà. Donc au sujet de l'Ukraine d'ailleurs, vous êtes quoi ? Qu'est-ce que vous pensez de l'Ukraine ?

Bah très clairement, l'Ukraine n'a pas vocation pour nous à rejoindre l'Union européenne. Faut savoir aujourd'hui, pour demain, parce que l'Union européenne, elle s'agrandit, elle s'agrandit, sauf que le budget de la pâque n'augmente pas. C'est il y a plus de conviv autour de la table, mais la taille du gâteau n'augmente pas.

Donc c'est comme vous pouvez imaginer, c'est très problématique. Et là concrètement aujourd'hui pour demain, l'Ukraine rentre dans le marché européen. On baisse de 20 % les aides compensatoires pack aux à nos agriculteurs.

Donc vu les prix de vente qu'on a aujourd'hui, euh c'est impossible. C'est impossible. Et ça veut dire importation encore plus massive de bah de poulet.

Euh il y a aussi le sucre puisque l'Ukraine c'est quand même un un pays qui a des quand même des bons rendements better à sucre. les sérales forcément les semences où la France occupait jusqu'à maintenant une place de choix. Donc non, l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne n'amènera absolument rien de bon pour une petite minorité de d'industrie de transformation.

Mais en tout cas, les agriculteurs français et même européens plus largement n'aur absolument rien à gagner avec une entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. Alors c'est très important parce que il y a un moment à partir duquel l'activité syndicale touche au choix politique parce que moi j'ai pas rêvé. J'ai vu que monsieur Gabriel Atal, l'ancien premier ministre, enfin qui n'était jamais que le majord d'homme de Macron d'ailleurs au passage, dur 6 mois, qui a 34 ans qui est d'une incompétence rare, même s'il est promu devant les médias, il a dit qu'il fallait faire rentrer l'Ukraine dans l'Union européenne le plus vite possible.

Donc ça veut dire que les agriculteurs au moment où il glissent un bulletin dans l'urne, hein, au moment de la politique, il faut qu'il sache pour qui il votent exactement et quelles sont les conséquences. Parce que là, on tourne un peu autour du pot, mais vous vous êtes pas en train de m'expliquer que vous voulez pas de l'Ukraine dans l'UE, que vous voulez mettre des droits de douam sur les produits agricoles d'importation. Donc ça veut dire on se on seurte à l'UE et que vous voulez avoir moins de paperace, on se à l'Union européenne que euh les la la politique agricole commune maintenant facile favorise la les méga exploitations agricoles et au détriment des des partout où on sort à l'Union européenne.

Vous savez que notre mouvement politique propose depuis 18 ans la sortie de l'Union européenne. Moi quand j'ai créé l'UPR pendant un certain nombre d'années, je rencontrais des agriculteurs. Ils étaient intéressés par ce que je disais, mais il y avait quand même dans le fond de leur cerveau cette idéçu.

Ils étaient pour beaucoup d'entre eux, notamment les plus âgés, ils étaient restés un petit peu sur le temps de Chirak dans les années 70. À l'époque, la France était bénéficiaire nette encore de l'Union européenne et puis on avait un puis on était pas dans l'UE, on était pas dans l'euro, c'était encore le marché commun, c'était autre chose. Et est-ce que vous pensez que le monde agricole de plus en plus comprend comprend par exemple que la France est une contributrice nette ?

C'est-à-dire que quand nous on dit qu'on s moi j'ai j'avais rencontré il y a 15 ans des agriculteurs qui me disaient mais on peut pas sortir de l'Union européenne parce que sinon ben nous on aura plus nos primes. Et je leur disais mais pas du tout si on sort de l'Union européenne on pourra vous donner encore plus de primes puisque ça nous coûte beaucoup plus cher que si on traitait directement. Est-ce que cette conscience là les agriculteurs qui sont encore une fois des gens de bon sens est-ce qu' commencent à à à le percevoir mieux qu'avant ?

Oui, il voyent que petit à petit, bon, il y a toujours du chemin à faire certes, mais il voyent que le fonctionnement de l'Europe tel qu'il est aujourd'hui nous apporte rien de bon. Après, je me rappelle une fois de plus, nous ce qu'on souhaite, c'est pas avoir des aides compensatoires mais c'est bien le prix de les prix de vente de ce que l'on produit qui qui fasse notre revenu, hein. Pas d'assistana, quoi.

C'est ça. Pas d' Ah bah, pas d'assistana, exactement. Voilà. ou qu'on réserve ça vraiment pour les zones où il est difficile de maintenir en agriculture.

Je pense agriculture de montagne là ça pourra avoir tout son sens effectivement mais après clairement en zone de pleine voilà qu'on puisse vivre du fruit de son travail mais voilà je je je vois très bien tous les jours quand je c agriculteurs que le fonctionnement de l'Europe tel qu'il est il nous amène à rien de bon alors au moment des élections européennes un petit peu de politique nous notre mouvement on a fait 1% 1,04 % des suffrages en ayant 0 % de couverture médiatique. Donc nous ne vivons que grâce à UPR TV où je vous remercie de de venir où on reçoit des gens d'ailleurs de tous les de tous les les horizons. Enfin ceux qui veulent bien venir mais d'après les sondages posté électoraux notre mouvement politique a fait 3 % chez les agriculteurs.

Ce qui est pas énorme mais c'est quand même trois fois plus que la moyenne des Français ce qui prouve que notre message passe quand même peut-être un petit peu plus chez les agriculteurs. Mais j'avoue, je vous fais part d'un petit peu de mon je sais pas de ma mon désarrois. Euh quand je pense qu'il y a quand même 97 % des agriculteurs qui ont voté pour d'autres partis politiques.

Alors il y en a qui votent pour le Rassemblement national mais enfin le Rassemblement national euh ils ont des mots très sympathiques comme ça. Bon mais en pratique qui reste dans l'Union européenne dans l'euro. Sur l'Ukraine finalement ils sont extrêmement ambigus puisqu'ils ont endossé le narratif.

Et puis il y a une partie des agriculteurs qui votent encore Macron. Alors c'est quoi ça ? Comment ça comment vous expliquez ça ?

Alors pour les macronistes, c'est extrêmement simple. De toute façon, en général, moi je m'aperçois qu'en fait la ligne de fracture aujourd'hui che agriculteurs, elle est entre celle entre les agriculteurs bah ou les générations précédentes ont toujours su agrandir, moderniser l'exploitation en heure en temps et les et les jeunes qui qui ont repris bah soit aujourd'hui ou il y a même 10 ans ou 15 ans n'ont pas eu de mal de créer quelque chose de de viable puisque de toute façon voilà papa maman on ont transmis quelque chose de bien. majoritairement des gens plutôt affiliés FNSEA donc qui finalement s'accommode très bien du des tricotage de la Pâque de l'ultralibéralisme on va dire il s'en il s'en accommodent il y a pas c'est minorie ça pas au fond d' quand même un peu de de enfin c'est la France comme on le disait tout à l'heure le patriotisme quand même là c'est bah c'est alors généralement c'est les gens aussi c'est c'est un peu confus parce que c'est des gens aussi bah qui occupent des postes de d'administrateur de coopératif enfin qui cumule voilà fonction syndicale administrateur dans les cop donc des gens qui sont un peu déphasé et puis de l'autre côté ben effectivement les gens dont dont moi je me classe très volontiers euh et ben qui se battent qui peignent pour pour vivre et ça c'est l'immense majorité effectivement donc voilà ce qui explique voilà pourquoi d'un côté bon il y a il y a des gens qui qui votent pour le macronisme après Bah pourquoi il n'y a que 3 % de réculteurs qui votent pour vous ?

Bah je crois que vous avez don la réponse, c'est la faible couverture médiatique. Après les agriculteurs comme tout corps de métier, bah ils vont voter pour ce qu'ils ont pour ce qu'ils voient et ce qu'ils entendent à la télé et voilà que ça soit la télé, radio, les journaux et on sait très bien que ce qui ne se voit pas, ce qui ne s'entend pas n'existe pas. Mais vous vous nous connaissez quand même.

Je j'essaie d'être enfin voilà moi de par mes fonctions, j'essaie d'être assez curieux de voir bah ce que l'ensemble de la classe politique me propose. C'est c'est mon devoir en tant qu'élu chambre de d'observer, d'analyser ce que tous les acteurs de la vie politique française peuvent nous proposer, ce qui est bon ou pas bon. Mais voilà donc et donc naturellement oui euh je connais votre mouvement.

Alors maintenant vous allez prendre vos enfin vous avez pris vos fonctions d'élu donc de vous représenter donc la coordination rurale le département de la SART donc à la chambre d'agriculture et puis la Chambre régionale aussi pay la Loire à la chambre régionale pays de la Loire donc vous prenez des responsabilités au-delà de votre exploitation vous allez réussir à tout gérer comme ça oui ben on essaie bon après j'ai la chance que bon je fais que de la production végétale donc j'ai pas d'astreinte lié à tout ce qui est activité animal donc déjà C'est un avantage énorme. Je crois savoir que vous avez participé récemment à des manifestations Tout à fait qui vous ont valu d'être mis en garde à vue. Exactement dans les sonnes.

Voilà. Puis on avait eu le le tort de ne pas avoir la bonne étiquette syndicale. Ah oui, voilà. c'est de la discrimination syndicale.

Donc alors on savait que la FNSEA dans le casre de la cogestion donnait ses ordres au ministère d'agriculture mais on a découvert mais on l'a pas découvert cette année, on l'a découvert l'an dernier quand nos collègues du lotégaron on manifesté à Ris que la FNSA donné aussi ses ordres au ministère de l'intérieur. Donc la congestion ne se cantonne pas au ministère de l'agriculture. Ah oui, c'est un état dans l'État en fait cet eff.

Oui. Bah c'est même que c'est une réplique bananière dans l'État parce que si vous avez un petit peu suivi le les élections chambre, il y a quatre départements où la corale est arrivée en tête et la FNSA a ravi la présidence dans ces quatre départements. Donc il s'agit du Loiré Cher, de laer de la Charante maritime et de la Gironde.

Puisqueen fait dans le fonctionnement de la chambre d'agriculture, vous avez plusieurs collèges. le plus important étant celui des agriculteurs, mais aussi un collège banque, un collège assurance, un collège coopérative et en fait la FNSA donc qui dans le collège agriculteur n'avait que trois sièges contre à peu près entre à peu près 14 pour la conale euh et ben c'est allié avec d'autres collèges pour prendre la présidence alors que logiquement le bon sens voudrait que les autres collèges suivent bah la tendance qu'arrivait en tête chez les agriculteurs puisque ces agriculteurs Voilà qu'il faut vivre l'agriculture. Alors ça c'est très important aussi ce que vient de dire Benoît Bullot dont on n pas beaucoup parlé dans la presse.

On a quand même fait valoir dans la presse effectivement que la FNSA s'est pris une gifle historique puisque ils ont quand même eu un dégringolade de leur de leur tout en restant quand même ils ont eu 51 % des suffrages au niveau national je crois. Alors non au niveau de la Ste ils ont 51 % en revanche au niveau national il passe sous la barre des 50 % avec 46 % des voies. 46 % et ce qui est étonnant c'est que le jour de dépouillement alors certes on est résultat département par département mais le ministère de l'agriculture annonce les différents rapports de force même s'il y a toujours des départements ça prend un tout petit peu plus de temps pour dépouiller cette année les pouvoirs publics ont mis un mois et demi pour annoncer les résultats entre les principaux syndicats agricoles un mois et demi oui parce que on sentait bien que les pouvoirs publics ça allit déranger de il ne voulait pas admettre que la FNSA pour la première fois de son histoire passait sous la barre des 50 %.

Il y a quoi ? Il y a eu un trucage des résultats ou Ah bah il y a alors ça c'est une autre problématique effectivement là vous mettez le le doigt sur quelque chose qui fait mal parce que on a aussi un système de bourrage d'urne puisque les FDCA dans chaque département organisent ce qu'on appelle des apéinés votes pour leur adhérant en fait. Mais FD, j'ai dit vous avez parlé un petit peu vite.

FDSEA, la FNSE, c'est la Fédération nationale des syndicats d'exploitation agricole et la F les FDSEA, c'est la même chose au niveau départemental. Ouais, c'est la déclinaison départementale. Exactement.

Et en fait, les FDSEA dans chaque département, ils convient leur adhérant à ce qu'on appelle un apéro, dîner, vote. En gros, on fait boire les gens et après on fait voilà, vous êtes tout à fait compris. vous paye à boire, à manger pour voter.

Et d'ailleurs, il y a une de nos membres en Sart qui a qui a fait des recherches sur son atateur. On a remarqué que beaucoup d'adhérents ont voté le même jour, la même heure, la même minute. On peut C'est incroyable.

Euh oui. Alors, soit-disant que ce n'est pas illégal, mais c'est clairement déloyal. Donc, on peut appeler ça un bourrage d'urne.

Effectivement, oui, oui, oui. On n'est pas loin de effectivement de la République bananière où on fait voter les gens. Ah, complètement.

C'est comme les macronises qui font voter dans les épades des personnes qui sont en fin de vie perf qui n'ont même plus leur Oui, c'est le même système. Tout à fait, on est bien d'accord. Alors le alors ça c'est vraiment extraordinirement choquant mais alors ce qui est également choquant, je reviens sur ce que vous avez dit, c'est que la FNSEA a perdu quatre départements, ce qui est quand même la première fois de toute son histoire.

Alors elle en a alors en fait elle a perdu enfin nous on a gagné dans 14 départements mais il y a quatre départements sur les 14 qu'on a gagné il y a quatre départements où la FNSA a ravi la présidence. Ah d'accord mais les 10 autres alors et ben c'est une donc c'est un président ou une présidente issue de la coordination rurale. Ah quand même.

Alors donc d'accord j'étais mal même j'avais pas bien compris. Donc il y a 14 départements sur la centaine de départements où la FNSEA est arrivée après la coordination rurale. Donc ça c'est quand même un grand bravo pour ce syndicat.

Non mais c'est vrai. Euh et sur les 14 départements où normalement c'est la coordination rurale qu' aurait dû prendre la présidence, il y en a quatre sur les 14 où ils ont perdu et c'est la FNSA qui a quand même gardé la présidence par une entente en fait avec les banques avec une magouille en fait. avec les représentants des autres collèges.

Voilà. Donc se pose la question : "Est-il normal que des représentants de banque d'assurance de coopérative siègent dans une chambre d'agriculture et je vais pousser le raisonnement un tout petit peu plus loin. Je vais prendre le collège banque ou assurance collège banque, il n'y a que le crédit agricole qui siège dans le collège banque.

Or, tout le monde sait qu'il y a au minima trois acteurs dans le secteur bancaire au niveau d'agriculture puisque vous avez le crédit mutuel, la banque populaire dans une moindre mesure le CIS également l'assurance. On sait très bien qu'il n'y a pas que Groupe AMA qui fait de l'assurance agricole. Néanmoins, dans le collège assureur, il n'y a que Groupe AMA qui représente l'assurance agricole.

Donc se pose euh la question de revoir de fond en comble la composition euh des sièges qui composent la chambre d'agriculture et de la coordination rurale a un projet là-dessus, un programme sur spécifique là-dessus. Euh oui oui, tout à fait. Voilà.

Donc alors ça moi je suis très intéressé parce que nous à Lupert vous savez que nous sommes très très démocrates. Nous n'avons de cesse que de nous plaindre et de de contre la le verrouillage en fait de la scène française, la scène politique française. J'en parle souvent, c'est que nous nous voulons sortir de l'Union européenne de l'euro et de l'OTAN.

On appelle ça le Frexit qui a des gens qui soient contre. Je le comprends. Il y a en France d'après tous les sondages, il paraît qu'il y aurait au moins 35 40 % des Français qui en fait seraient d'accord.

Je rappelle quand même au le traité de 2005, le référendum de 2005, il y a quand même 55 % des Français qui ont voté non à la Constitution européenne, même si sur les 55 % tout le monde ne voulait pas nécessairement sortir de l'Union européenne, c'est quand même c'est quand même largement majoritaire et les gens qui sont en faveur de la sortie de l'Union européenne sont de plus en plus nombreux en fait en France. Et donc je je fais remarquer moi le c'est c'est un scandale absolu, c'est que il y a zéro députés en France au Parlement français qui et zéro sénateurs qui sont en faveur de la sortie de l'Union européenne. C'est quand même incroyable.

En Allemagne par exemple ou lors des dernières élections générales le il y a le parti alternatif sur Deutschland qui maintenant est en faveur de ce que eux ils appellent le tex de la sortie de l'Union européenne. Et ben ils ont eu à peu près 25 % des suffrages. Donc ils ont des députés, il y a des députés au Bundesta également qui veulent la sortie de l'Union européenne pour l'Allemagne et cetera.

Nous en France, on a un verrouillage médiatique qui fait que notre parti, il est interdit d'antenne. Donc heureusement qu'on a notre chaîne UPRTV qui d'ailleurs est la chaîne la plus suivie de tous les partis politiques français. On cumule 111 millions de vues, je le signale, alors que le RN est à 10 millions ou 11 millions de de vues.

Évidemment, eux, ils sont en permanence à la télévision où monsieur Bardella fait des selfies et puis des mais à part faire des selfies, qu'est-ce que monsieur Bardella fait ? On se on se on se pose la question. Et donc nous on est confronté à ce verrouillage et je constate que vous c'est la même chose à votre niveau dans le monde agricole.

C'est absolument inimaginable ce que vous m'expliquez que en fait enfin la logique voudrait que la présidence des chambres d'agriculture aille au syndicat. C'est le voilà le vieux système bah qui qui perd son sang froid puis qui quiessay locaux qui voilà avec l'énergie désespoir et bah qui essae par des voies déloyales et ben de de garder le pouvoir quoi. C'est c'est un peu une oligarchie voilà qui essaie de de sauver les meubles comme elle peut.

Enfin moi je c'est la lecture que que le plus grand nombre peut en faire. H h h euh le on va arriver à au bout de cet entretien qui est tout à fait passionnant. On parlerait des heures euh sur les grands sujets commerciaux internationaux, l'accord U1, Mercosourd par exemple, qu'est-ce que euh bah nous on s'oppose bien évidemment fermement à tout accord de libre échange puisque nous nous avons toujours mis en exergue le caractère exceptionnel de l'agriculture puisque rappelons-le, l'agriculture c'est en lien avec le climat, le sol, le relief donc ce ne sont des choses qui ne sont pas délocalisables.

Donc en soit, mettre en concurrence un agriculteur français européen avec un agriculteur sud-américain est une pure hérésie. Et en plus un impact, on disait sur l'identité nationale. Exactement.

Et puis à l'heure où on nous parle et bah de protection de l'environnement, est-ce que c'est un sens de faire circuit des cargos d'un bout à l'autre du monde pour apporter des marchandises qu'on est tout à fait capable de produire chez nous ? Personnellement, j'en doute. Encore une fois, je suis 1000 fois d'accord avec vous.

J'avais fait une petite vidéo, je me rappelle il y a peut-être 2 ans là-dessus, j'avais donc moi j'ai ma ma mes attaches dans la dans la Nièvre, un village de 2000 habitants, il y a un petit super enfin c'est plus qu'un supermarché, c'est un petit hypermarché. C'est qui un Intermarché ça s'appelle euh et j'avais fait j'avais été sidéré, c'était à en plein été il y avait des oignons et il y avait six ou h vous savez des des endroits où on pouvait se servir des oignons. Et il y en avait un qui venait de France, les autres qui venaient d'Australie, qui venaient d'Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande, je sais pas plus, c'est incroyable.

Il suffit d'aller d'aller chez un agriculteur à 50 m de là pour pour acher des oignons. Enfin, c'est donc donc il y a et là c'est quand même on voit bien au passage l'hypocrisie et et le double discours de de de tous les européistes des libres échangistes qui d'un côté veulent faire de la écologie sanction avec en créant les ZFE en sanctionnant considérablement dans d'autres sujets mais qui concernent aussi les agricules par exemple l'affaire des des DPE sur le sur le l'immobilier c'est des choses démentes il faut lutter contre les passoirs énergétiques mais résult plus tard, ils sont en train de tuer le marché de l'immobilier. On n jamais eu autant de personnes à la rue parce qu'il y a plus les gens ne veulent plus louer en région parisienne.

Donc on prend des mesures comme ça et au même moment on fait venir de Nouvelle-Zéland enfin on peut pas trouver plus loin s'il y a les îles antipodes c'est dans quelques centaines de camou mais exactement tout à fait on marche sur la tête. Voilà vous avez très bien résumé la situation UBS que dans laquelle on se trouve aujourd'hui. Écoutez merci de cet entretien.

Merci de m'avoir reçu. Moi je souhaite si tous les agriculteurs qui m'écoutent et bien si certains portent attention à ce que nous nous disons, moi je trouve je vais faire de la pub pour votre syndicat. Vous me l'avez pas demandé mais je je trouve honnêtement c'est en tout cas le syndicat avec lequel on se sent le plus en phase.

Euh vous êtes à politique bien entendu. Je respecte parfaitement votre apolitisme mais quand même il y a un moment à partir duquel la situation devient tellement grave que faire de la politi faire de la politique quand même. Se proclamer la politique c'est quand même se faire être être politique et puis faire le jeu en fait de forces oligarchiques, de forces financières qui sont en train mine de rien de détruire le monde agricole français. et notamment la petite agriculture française familiale.

Mais l'agriculture la France sans agriculture familiale, c'est plus la France en fait. Ce n'est plus la France. Non, c'est plutôt notre identité.

Non, non du tout. Ça correspond pas du tout à notre histoire effectivement. Merci Benoît Bulot de nous attend.

Merci monsieur Slinot. Et bien j'espère que ça vous a intéressé et bien à bientôt pour un autre entretien. Merci de soutenir le PR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Aslin.

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