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interviewRFI — L'Atelier politique· 9 mai 2026 39 min

Julien Odoul: «Ce ne sont pas les mollahs qui fixent le taux de TVA sur les carburants»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

L'Atelier politique avec Frédéric Rivière. Bonsoir et bienvenue dans l'Atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont, parfois, le tumulte de l'actualité nous prive, le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective, avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Ce soir, nous sommes avec Julien Audoul, député Rassemblement National de la 3e circonscription de Lyon et membre de la Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée Nationale. Bonsoir Julien Audoul. Bonsoir Frédéric Rivière. Cette émission est enregistrée, je vous le précise, dans les conditions du direct.

Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Je vais vous poser la question rituelle de cette émission, partant de l'idée que dans un atelier, on trouve généralement de l'outillage, des outils. J'aimerais savoir si vous avez un outil de prédilection.

1:01
Julien Odoul

Un outil de prédilection, j'ai un iPhone qui m'accompagne régulièrement, effectivement, et qui est mon outil de travail. Ce n'est pas très original puisque tous les politiques... Ça l'est de moins en moins, en effet. Oui, voilà. Mais c'est vrai que c'est un petit peu mon colt. Donc quand je ne l'ai pas, on se sent un peu désarmé. Mais sinon, j'ai souvent un stylo dans la main. J'aime bien griffonner, que ce soit dans l'hémicycle, que ce soit au bureau, des petites notes, des arguments. Donc j'ai soit un portable, soit un stylo. Et sinon, pour faire plus original, si c'est un outil qui va peut-être être un peu déconnecté du travail, je dirais peut-être une pelle à tarte.

1:45
Présentateur

Parce que vous avez un penchant pour la pâtisserie ?

1:47
Julien Odoul

Pour le flanc pâtissier, effectivement. Comme je comprends ça. Je suis fan du flanc pâtissier. J'adore cette pâtisserie qui est l'une des préférées des Français. Et donc, j'en mange régulièrement dans ma circonscription, sur les différentes manifestations où je suis invité.

2:02
Présentateur

Alors, vous parlez de votre circonscription. On en dira quelques mots. Mais c'est à Paris que vous êtes né. C'est là que vous avez grandi ? Vous avez eu toute votre enfance, votre jeunesse à Paris ?

2:09
Julien Odoul

Non, non, je n'ai pas beaucoup grandi à Paris. Ma famille paternelle est originaire de Lyon, de Saint-Florentin exactement. C'est pour ça que je suis retourné, d'ailleurs, m'implanter dans mon département familial. Grâce à ma grand-mère particulièrement.

2:24
Présentateur

Ça veut dire que vous avez des attaches dans Lyon ?

2:26
Julien Odoul

J'ai des attaches dans Lyon, bien sûr. Familiales et anciennes. Pour autant, dans mon enfance, je n'ai jamais fait plus de deux ans dans le même établissement scolaire. C'est-à-dire que, compte tenu du travail de mes parents, qui bougeaient beaucoup, et puis des aléas, des divorces, des séparations...

2:45
Présentateur

Vous avez eu une vie, une enfance un peu nomade, alors ?

2:48
Julien Odoul

Une enfance nomade, tout à fait.

2:48
Présentateur

Mais à travers un peu toute la France ? Toute la France, toute la France.

2:52
Julien Odoul

Il y a eu le Pays Basque, il y a eu l'Ariège, il y a eu le Poitou-Charentes, il y a eu les Landes. C'est vrai que j'ai beaucoup bougé.

3:01
Présentateur

Oui. Ça pose des difficultés, entre guillemets, d'intégration. Quelqu'un que j'ai bien connu de ma famille avait vécu ça aussi, énormément de déménagements dans son enfance. Et il me disait que je n'avais jamais le bon accent au bon endroit.

3:19
Julien Odoul

Ce n'est pas faux, effectivement. Alors, je me suis assimilé assez rapidement. Et notamment ma mère, enfin notre mère, puisque j'ai deux sœurs, faisait en sorte qu'on connaisse parfaitement le terroir, la commune où nous arrivions. Et ça se passait très bien. La grande frustration de mon enfance, c'est qu'à chaque fois quand j'arrivais dans un établissement scolaire, que ce soit école, collège ou lycée par la suite, souvent je ratais les voyages scolaires. On les préparait l'année où j'étais là. Et ils avaient lieu l'année suivante. Et donc j'ai raté énormément de voyages scolaires.

3:56
Présentateur

Alors vous l'avez dit, vous êtes député de Lyon. On a compris que vous y avez des attaches et que c'est pour ça que vous vous êtes présenté dans cette région, dans ce département. Votre engagement politique, comment est-il apparu ? Ce goût pour la politique ?

4:12
Julien Odoul

Le goût pour la politique, il est surtout né avec le goût et la passion de l'histoire. L'histoire de France, qui m'a été pour le coup aussi inculqué par ma grand-mère, avec qui j'avais une relation très proche. C'est elle qui m'a emmené pour la première fois aux Invalides, voir le tombeau de Napoléon, qui m'a emmené au Louvre. Et très vite, j'ai pris conscience que j'étais un petit élément, un petit individu dans un grand ensemble qui s'appelait la France et qui avait une histoire extraordinaire. Et donc de cet amour de la France, j'ai voulu tout simplement quelque part être acteur de cette histoire en faisant de la politique et en servant mes concitoyens.

4:55
Présentateur

Alors on va parler de cet engagement politique puisqu'il y a une espèce de mystère qui plane sur les débuts de votre vie politique. On peut lire sur d'assez nombreux sites internet que vous avez adhéré au Parti Socialiste. Vous le démentez, vous êtes obligé de le démentir régulièrement. A quoi tient cette idée qu'on vous prête un passé socialiste ?

5:19
Julien Odoul

Ça tient déjà à la désinformation et j'allais dire au copiage récurrent de certains médias qui récupèrent des informations erronées sans prendre à la source et sans essayer de comprendre. Si j'avais un passé socialiste, je l'assumerais totalement. En France, on a le droit de changer d'étiquette politique. Il n'y a pas de souci à ce niveau-là.

Non, non, mon seul acte socialiste a été de voter pour la primaire de 2006 puisque moi je suis un traumatisé de 2002 puisque j'avais 17 ans à l'époque donc je ne pouvais pas voter à l'élection présidentielle et j'avais envie véritablement de m'impliquer dans le débat de la campagne présidentielle de 2007 et donc de participer à l'élection du candidat de la gauche et j'avais voté à l'époque pour Laurent Fabius.

6:07
Présentateur

Il n'était pas nécessaire d'être encarté au PS pour voter ? Ici, justement. Donc vous avez bien adhéré au PS ? Je n'ai jamais été militant. Vous avez adhéré le temps ? C'est ce qu'on peut lire sur Internet. Sur certains sites, cette précision est donnée. Vous avez adhéré le temps de voter à la primaire pour Laurent Fabius et vous avez quitté.

6:23
Julien Odoul

Sur d'autres, c'est beaucoup plus confus parce qu'on me prête du militantisme et autres. Non, effectivement, le sésame pour voter était effectivement de prendre sa carte à l'époque.

6:34
Présentateur

Et c'était son opposition à la Constitution européenne en 2005 qui vous avait motivé ?

6:40
Julien Odoul

Oui, moi, j'étais déjà à l'époque, donc j'avais 20 ans, j'étais très hostile au traité constitutionnel européen puisque j'ai toujours été patriote, souverainiste. Et compte tenu des positions et de l'offre de cette primaire, je rappelle qu'il y avait Ségolène Royal, Dominique Sroscan et puis Laurent Fabius, j'étais beaucoup plus proche des positions de Laurent Fabius, notamment sur le volet européen.

7:02
Présentateur

Alors ensuite, vous avez adhéré au nouveau centre en 2009, la formation politique qui avait été créée par Hervé Morin qui à l'époque était ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy. Puis en 2012, vous rejoignez les rangs de l'Union des démocrates et indépendants, l'UDI. Et c'est en 2014 que vous intégrez, ce qui est encore à ce moment-là le Front National, mais déjà dirigé par Marine Le Pen. Pour vous, quelle est la cohérence idéologique de votre parcours ?

7:28
Julien Odoul

Il y a une cohérence d'idées qui ne m'ont jamais quitté, c'est-à-dire les idées sur la grandeur de la France, sur la protection de notre identité, sur la place de la nation, ça, ça ne m'a jamais quitté. Oui,

7:45
Présentateur

mais par exemple, le nouveau centre et l'UDI sont quand même des mouvements qui sont très pro-repérent. Justement,

7:50
Julien Odoul

j'allais y venir, je me suis inscrit au centre, notamment parce que j'ai travaillé pour un élu pour qui j'ai beaucoup de respect, qui n'est pas très loin d'ici, qui s'appelle André Santini, qui était député des Hauts-de-Seine à l'époque, j'ai été pendant près de deux ans son attaché parlementaire et auprès duquel j'ai beaucoup appris. Il se trouve qu'il était au centre, il était au nouveau centre à l'époque et qu'il était, j'allais dire, plus facile, en tout cas qu'il était plus logique que l'assistant parlementaire et la même étiquette politique que son patron.

Et donc, je me suis inscrit effectivement, non pas pour des raisons de valeur ou des proximités idéologiques, mais pour une proximité professionnelle puisque j'étais auprès d'André Santini à l'Assemblée nationale.

8:41
Présentateur

Alors, j'ai été, on aurait à vous cacher, un peu surpris d'apprendre que vous avez travaillé pour le Conseil supérieur de la fonction militaire qui n'est pas un organisme particulièrement connu du grand public ni même peut-être des journalistes à l'exception de ceux qui s'intéressent vraiment aux questions militaires. Et donc, c'est dans ce cadre du Conseil supérieur de la fonction militaire que vous avez écrit un ouvrage intitulé Histoire du statut militaire et de la concertation dans l'armée française. On peut dire que c'est quand même assez inattendu. Comment vous êtes-vous retrouvé à écrire ce livre ? C'était une commande à ce moment-là de votre employeur ou c'est une initiative ?

9:14
Julien Odoul

Alors, c'était à la fois une initiative et puis ça a été une évolution. Ça a commencé par un stage armée jeunesse qui a été effectué au Conseil supérieur de la fonction militaire qui était à l'école militaire. Et progressivement, j'ai connu deux secrétaires généraux du CSFM. Au début, c'est parti sur une plaquette, plaquette commémorative pour l'histoire de l'institution. et finalement, la passion aidant, le travail permettant d'élargir un petit peu le spectre. On est parti sur un ouvrage assez large sur l'histoire de la concertation du statut militaire, toutes les évolutions de Charles VII à nos jours.

9:58
Présentateur

Oui, j'imagine que c'est un ouvrage dont la lecture est peut-être un petit peu austère, non ?

10:03
Julien Odoul

Alors, la première partie, non, pour ceux qui aiment l'histoire et l'histoire militaire puisque c'est intéressant de voir toutes les évolutions de nos armées et surtout la place de nos armées au sein de l'histoire de France qui ont accompagné tous les changements de régime, la libéralisation de la société, etc., les différences entre civils et militaires. Après, il y a une partie qui est beaucoup plus juridique.

10:23
Présentateur

Oui, notamment sur le statut.

10:25
Julien Odoul

Voilà, sur le statut, sur la condition, sur les évolutions statutaires. Effectivement, là, je pense que seuls les passionnés peuvent s'embarquer là-dedans.

10:34
Présentateur

Et je précise que ce livre a été remis en 2013 à François Hollande, alors président de la République. Et chef des armées. Chef des armées, évidemment, à ce titre, lors de la 90e session du Conseil supérieur de la fonction militaire en présence de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. On va terminer ce parcours et de votre jeunesse à aujourd'hui, avant d'aborder les questions plus politiques, avec un sujet qu'on pourrait juger plus léger, d'autres diraient peut-être même plus libertin, d'une certaine manière, puisque vous avez été mannequin, mannequin de charme et même mannequin érotique dans votre jeunesse.

Vous avez fait la une de deux journaux destinés à un public homosexuel, là en France, l'autre en Allemagne. Ces photos et même une vidéo sont ressorties il y a quelques années de cela, au moment où on a commencé sans doute à vous voir un peu plus dans l'espace public. C'est un passé que vous assumez totalement, c'est ce que vous disiez au moment où cela est ressorti. C'est toujours vrai. Vous êtes parfaitement à l'aise avec ça.

11:35
Julien Odoul

J'en suis très fier.

11:36
Présentateur

Même fier ? Ce n'est pas seulement à l'aise, c'est fier.

11:37
Julien Odoul

Je suis fier de cette période, je suis fier de ces photos. Ça a été une période de ma vie que moi j'ai trouvée passionnante, exaltante, qui évidemment est aujourd'hui incompatible avec mes fonctions actuelles et mon mandat, mais qui m'a permis d'une part de découvrir un monde qui était totalement inconnu, qui m'a permis aussi de financer mes études, accessoirement. Et puis, c'était une période de ma jeunesse, effectivement, que moi j'assume pleinement. Et donc, quelquefois, je suis un peu nostalgique d'ailleurs, parce que quand on regarde ce qu'on a été avant et ce qu'on est maintenant, on est toujours un peu nostalgique.

12:16
Présentateur

Alors, vous aggravez votre cas par rapport à la question que j'allais vous poser avec cette précision. Je ne veux pas faire le psychanalyse de comptoir, mais vous venez de dire j'en suis même fier, et vous dites et puis quand je regarde ce que j'étais et ce que je suis, j'ai un peu de nostalgie. Est-ce qu'on ne pourrait pas voir là-dedans presque une forme d'un peu de narcissisme ?

12:33
Julien Odoul

Du narcissisme peut-être, mais on est tous un peu narcissiques, je pense. Non. Et quand on fait de la politique ou quand on est exposé publiquement, qu'on soit journaliste, politique, sportif, ou que sais-je encore, je pense qu'il y a toujours une part de narcissisme, sinon on fait autre chose.

12:56
Présentateur

On va marquer une respiration musicale dans cette émission, Julien Audoul, avec un titre que vous avez choisi, un titre de Daniel Balavoine, l'un de ses plus connus. Vous nous direz après pour quelles raisons ? Il s'agit de mon fils, ma bataille.

13:08
Locuteur non identifié

Daniel Balavoine.

15:42
Présentateur

Alors, pour être honnête, on ne peut rien trouver sur votre vie personnelle et un peu intime sur Internet, etc. Donc, je ne sais pas si vous avez un enfant. Est-ce que cette chanson pourrait révéler que vous avez un enfant ?

15:56
Julien Odoul

Alors oui, j'ai un fils qui va avoir trois ans, mais ce n'était pas forcément pour lui que j'ai choisi ce titre. Oui, parce que là, en plus,

16:01
Présentateur

c'est le cas d'une séparation douloureuse. Oui, oui, non.

16:04
Julien Odoul

C'est surtout parce que j'adore Daniel Balavoine qu'on parlait de nostalgie tout à l'heure. Et Balavoine a marqué mon enfance puisqu'il accompagnait tous les grands trajets en voiture avec mes parents, avec ma mère particulièrement. Et donc, on a appris à aimer Balavoine. Et puis ensuite, j'ai appris à connaître un petit peu la personnalité engagée qu'il était.

16:30
Présentateur

Engagée plutôt à gauche, d'ailleurs.

16:31
Julien Odoul

Ah oui, totalement. Mais je reste quand même marqué par ce débat face à François Mitterrand avant l'élection présidentielle de 81.

16:39
Présentateur

Oui, c'était un gamin, littéralement.

16:40
Julien Odoul

C'était un gamin et où il pousse un coup de gueule extraordinaire. Je trouve que sur la forme, il y a beaucoup de panache, il y a beaucoup de courage sur le fait que la jeunesse n'est pas écoutée, qu'elle est méprisée, qu'il faut qu'elle soit prise en considération. et c'est un moment qui m'a marqué. Alors, évidemment, c'était antérieur à ma naissance, mais après, grâce à Lina et à pas mal de reportages, donc je me suis imprégné un peu de ce coup de gueule. Et au-delà des idées d'Enel Balavoine qu'effectivement, je ne partage pas, c'est un immense artiste qui, malheureusement, est parti trop tôt.

17:14
Locuteur non identifié

On va venir à des sujets

17:58
Présentateur

plus politiques maintenant, Julien Audoul. Il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon a confirmé, sans grande surprise, qu'il serait bien le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle. Juste une question, parce que dans quelques secondes, on va devoir s'interrompre pour faire un point sur la formation, mais en quelques mots, est-ce que vous voyez en lui un adversaire redoutable ?

18:20
Julien Odoul

Je vois en lui surtout une idéologie, un modèle de société extrêmement dangereux pour notre pays, ce qu'il appelle la Nouvelle France, la criminalisation.

18:31
Présentateur

Ça, c'est autre chose, on en parlera, mais sur le plan de la qualité du compétiteur, entre guillemets.

18:37
Julien Odoul

Parce que derrière Mélenchon, il y a aussi des tenants du mélenchonisme, il y a une extrême gauche agissante, et tout cela constitue effectivement, malheureusement, beaucoup de voix et des idées qui, je pense, sont extrêmement néfastes pour notre pays. Après, Jean-Luc Mélenchon, on le connaît, à gauche, c'est peut-être l'un des seuls qui a les capacités à tenir une campagne présidentielle, à réveiller réveiller un électorat, à avancer des idées et même à avoir des idées. Parce que tous les autres, quand vous faites les comptes, effectivement, je trouve ça assez pitoyable et assez pauvre.

Donc, je pense que Mélenchon, malheureusement, sera toujours la locomotive de la gauche et de l'extrême gauche.

19:20
Présentateur

On poursuit cet entretien dans quelques instants. Merci d'être avec nous. Vous écoutez l'Atelier politique, émission réalisée par Mathias Golchani. On fait donc un point sur l'information. On se retrouve juste après. L'Atelier politique avec Frédéric Rivière. L'Atelier politique avec Julien Audoul, député Rassemblement national de la 3e circonscription de Lyon, membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale. Nous parlions juste avant le journal de la déclaration récente de candidature de Jean-Luc Mélenchon qui n'est en effet pas une très grande surprise. Vous disiez qu'en effet c'est sans doute quelqu'un qui sait conduire une campagne.

Est-ce que vous pensez que, comme il semble d'ailleurs un peu le laisser entendre lui-même, il n'y avait pas de meilleur candidat possible que lui pour cette campagne ?

20:16
Julien Odoul

Pour lui certainement. Et pour vous ? Ce n'est pas à moi de déterminer qu'il y ait le meilleur candidat de l'extrême gauche. Mais il est sûr qu'en son sein, il a voulu une nouvelle fois s'imposer parce qu'il a bien senti peut-être qu'il y avait le courant racialiste de la France insoumise qui allait prendre le pas. Je pense notamment à Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis. Je pense aussi à Rima Hassan qui d'ailleurs était totalement absent pour le petit comité de directeurs qui a nommé ou reconduit Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la présidentielle. Je pense qu'il a voulu couper l'herbe sous le pied à tout le monde en disant c'est moi le patron, il n'y a qu'une seule tête, ce sera moi.

21:06
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu'il était de l'avis de ceux qui l'ont choisi le candidat le mieux préparé au sein de LFI. Il a été candidat à la présidence de la République à trois reprises en 2012, en 2017, en 2022, exactement comme une certaine Marine Le Pen. Est-ce qu'elle est chez vous, Rassemblement National, elle aussi la mieux préparée ?

21:30
Julien Odoul

La comparaison n'est pas raison, mais effectivement, il y a le même nombre de campagnes présidentielles à leur actif.

21:36
Présentateur

Oui, et puis les mêmes années.

21:37
Julien Odoul

Mais il y a véritablement une grande différence, c'est que Marine Le Pen veut le sauvetage de la France, veut le rassemblement des Français. Jean-Luc Mélenchon, lui, il veut le remplacement des Français. Il veut la disparition de la France. Il veut d'ailleurs la Nouvelle France, considérant que tout ce qui n'est pas issu de l'immigration, tout ce qui n'a pas été remplacé par l'immigration, doit être mis de côté. Il ne dit pas les choses comme ça, vous le savez, c'est vous qui les interprétez comme ça. Mais ça veut dire ça, et tout le monde a compris quelle était la portée de la Nouvelle France, même si aujourd'hui, il rame pour expliquer que c'est le remplacement des générations, etc.

Non, non, c'est pas générationnel. Chez lui, c'est racial. C'est racial, il base la différence entre les Français sur la religion, sur la couleur de la peau, sur l'ethnice, qui est totalement contraire au projet républicain, qui ne distingue que trois couleurs, le bleu, le blanc et le rouge, et qui ne fait pas de distinction entre les citoyens français d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs confessions, leurs opinions ou leurs origines.

22:37
Présentateur

Et ma question, est-ce que c'est Marine Le Pen la mieux préparée au Rassemblement National ?

22:40
Julien Odoul

On a la chance d'avoir deux candidats très préparés.

22:43
Présentateur

Est-ce qu'il y en a un qui est mieux préparé que l'autre ?

22:46
Julien Odoul

J'allais vous dire que Marine Le Pen, qui a déjà trois campagnes présidentielles, a cette expérience-là. Et effectivement, Jordan Bardella n'a pas l'expérience des campagnes présidentielles, c'est factuel. Pour autant, Jordan Bardella, qui a été très jeune dans le bain politique, qui s'est construit en Seine-Saint-Denis, qui a grandi en Seine-Saint-Denis dans des circonstances difficiles, qui a fait ses classes très jeunes, à la fois comme responsable départemental de notre mouvement, comme président des jeunes, comme tête de liste aux Européennes, aujourd'hui, comme président du Rassemblement National, a emmagasiné une expérience que beaucoup n'ont pas à 60 ou 70 ans.

Il est vrai, dans la conduite des affaires, d'un mouvement, dans le combat politique, et il a surtout une qualité que n'ont pas les autres qui ont des diplômes comme s'il en pleuvait, c'est qu'il a l'amour du peuple français. C'est qu'il aime les Français.

23:40
Présentateur

Lorsque le prochain chef de l'État sera élu en France, en avril, fin avril a priori, 2027, il restera à Donald Trump environ un an et demi à la Maison-Blanche. Vous imaginez Jordan Bardella tenir tête à Donald Trump ou à Vladimir Poutine qui, lui, est au pouvoir au moins jusqu'en 2030 ?

24:01
Julien Odoul

Ah oui, sans aucun problème. Quand vous regardez les positions, les déclarations de Jordan Bardella à la fois vis-à-vis de la Russie ou vis-à-vis de Donald Trump, on a toujours été dans une clarté par rapport à la défense des intérêts français, par rapport à l'équidistance que devait avoir notre pays. Aujourd'hui,

24:18
Présentateur

de jeunes responsables politiques de l'opposition, ça en est une autre quand on est à l'Élysée.

24:22
Julien Odoul

Oui, ne croyez pas un seul instant que Jordan Bardella, président de la République, s'écraserait devant qui que ce soit. Jamais de la vie. Il défendra bec et ongle les intérêts de la France, les intérêts stratégiques, les intérêts économiques, les intérêts commerciaux et surtout, il mettra un terme à cette naïveté qui a fait que notre pays aujourd'hui est devenu un peu l'idiot du village mondial. C'est-à-dire celle qui reçoit les gifles et qui dit merci. À un moment donné, il va falloir que notre pays retrouve sa place à la fois en Europe, dans le monde et garantisse ce que font tous les pays, c'est-à-dire la défense de ses intérêts. C'est notre politique.

C'est une politique qui est gaullienne, qui reprend l'héritage gaullien qui a été enterré par différents présidents de la République et particulièrement par Emmanuel Macron. Donc, à aucun moment, il n'y aura ni d'influence ni de soumission envers qui que ce soit.

25:17
Présentateur

Lors de sa déclaration de candidature il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon a dit ceci, nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat ainsi qu'une crise économique et sociale. Est-ce que ce diagnostic vous le partagez ?

25:39
Julien Odoul

Ce diagnostic, on peut le partager, oui. Si Jean-Luc Mélenchon dit qu'il pleut aujourd'hui, je vais vous dire qu'il pleut aujourd'hui, effectivement. pour autant, il a participé de ce contexte-là. Il a participé d'une part quand il était aux responsabilités, il faut...

25:57
Présentateur

Il ne l'a pas été beaucoup, il a été ministre de l'enseignement... Il a été ministre

26:00
Julien Odoul

de Lionel Jospin, il a été longtemps sénateur socialiste,

26:03
Présentateur

il a... Quel était son titre exact ? À l'instant, je le cherche, il était...

26:07
Julien Odoul

De l'apprentissage.

26:08
Présentateur

Oui, enfin, ministre de l'enseignement technique, je crois, quelque chose comme ça.

26:11
Julien Odoul

Et puis surtout, la politique internationale, aujourd'hui, quelles seraient les alliances de la France avec le Venezuela ? On reconnaîtrait un État de Palestine dirigé par le Hamas, on serait au chevet des mollas iraniens, on viendrait au secours des talibans afghans. Elle est là, la politique étrangère de Jean-Luc Mélenchon.

C'est une politique qui cherche non seulement à déstabiliser énormément de régions du monde et particulièrement la seule démocratie du Proche-Orient qui est l'État d'Israël qui doit rester notre allié et notre ami et qui cherche aussi à apporter le conflit à Gaza, le conflit entre le Hezbollah et l'État d'Israël dans notre pays avec une explosion des actes antisémites qui, aujourd'hui, servent de carburant électoral à l'extrême gauche.

27:05
Présentateur

Je précise parce que j'ai été un peu approximatif. Jean-Luc Mélenchon a été ministre délégué à l'enseignement professionnel et c'était il y a longtemps parce que c'était entre mars... Mais il a sa part de responsabilité. ...mars 2000 et mai 2002. Est-ce que le contexte international dont personne ne peut nier qu'il est quand même un peu préoccupant, est-ce que ce contexte ne requiert pas pour diriger la France une personnalité qui ait une certaine expérience autrement dit qui ne soit pas trop jeune ?

27:35
Julien Odoul

Je pense que la jeunesse n'a rien à voir dans la compétence d'une et dans l'expérience.

27:40
Présentateur

La valeur n'attend pas le nombre des années selon la célèbre formule.

27:43
Julien Odoul

Je ne voulais pas la ressortir parce qu'on la recycle à tout bout de champ. Mais il ne faut certainement pas quelqu'un qui a l'expérience des échecs. Il ne faut pas quelqu'un qui a l'expérience du chaos. Quelqu'un qui a fait tous les mauvais choix. Quelqu'un qui a participé à l'effondrement de notre pays et notamment de sa place sur la scène internationale. Comment voulez-vous que ceux qui ont contribué par leur politique, par leurs actions ou par leur inaction à la situation dans laquelle nous sommes changent quelque chose ? Non.

Ils continueront en pire ce qu'ils ont toujours fait que ce soit Édouard Philippe, que ce soit Gabriel Attal, que ce soit Bruno Retailleau ou un autre allié ou proche de la Macronie. Donc ce sont les mêmes avec le même logiciel. Donc il faut effectivement une politique neuve avec des hommes neufs ou une femme, en l'occurrence si c'est Marine Le Pen. Mais très clairement, il faut un changement, il faut une rupture avec ce qui est fait depuis 30 à 40 ans.

28:40
Présentateur

Généralement, dans les campagnes présidentielles françaises, les questions internationales occupent une place très marginale. S'il en était autrement cette fois, si le contexte... Sauf en 2022, où le conflit en Ukraine a pris une place importante. Mais bon, à cette exception près, sinon les sujets internationaux sont assez peu présents dans les débats présidentiels. S'il en allait autrement cette fois, en raison de ce qui se passe au Moyen-Orient et toujours également entre la Russie et l'Ukraine.

Est-ce que ça ne serait pas un handicap pour le Rassemblement national qui, traditionnellement, a toujours fait des campagnes plus centrées sur les questions plus nationales, notamment l'immigration, la sécurité ou le social ?

29:23
Julien Odoul

Les sujets nationaux seront bien évidemment en première ligne des préoccupations des Français. Et le premier sujet qui aujourd'hui est dans toutes les bouches et qui sera au cœur du débat présidentiel, c'est le pouvoir d'achat. C'est le pouvoir d'achat qui est fragilisé avec l'augmentation des prix des carburants, notamment. Et sur ce domaine-là, particulièrement, moi, je veux bien qu'on dise que c'est la crise en Iran. Mais ce n'est pas les MOLA qui fixent le taux de TVA. C'est le gouvernement français. Et c'est le gouvernement français qui aujourd'hui refuse de rendre de l'argent alors que tous les gouvernements européens ou presque ont abaissé la TVA.

Je prends l'exemple du gouvernement espagnol où vous avez une TVA à 10%. Vous avez un litre d'essence qui est à 1,50€ quand vous passez la frontière espagnole. Donc vous comprenez bien que les enjeux de pouvoir d'achat sont de la responsabilité du gouvernement français et donc de la politique nationale. Et c'est pour ça que nous, on a une stratégie qui est très claire avec des propositions très claires depuis 2022. Baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur toutes les énergies carburant, fuel, électricité, gaz, ce qui rend en moyenne 150€ à 200€ de pouvoir d'achat par mois à chaque ménage. C'est énorme. On veut que les énergies deviennent des produits de première nécessité.

30:41
Présentateur

Mais qui profitent à tout le monde y compris à ceux qui n'en ont pas besoin. C'est pour ça que cette mesure est annoncée comme injuste.

30:46
Julien Odoul

C'est faux. C'est-à-dire que quand on regarde un petit peu qui a besoin de prendre sa voiture tous les matins, qui aujourd'hui est dépendant de passer à la pompe, c'est principalement les Français des catégories moyennes et populaires. Alors je veux bien qu'on prenne effectivement celui qui circule en Porsche, l'exception de l'exception. Mais la réalité c'est que la baisse de la TVA elle va d'abord profiter à ceux qui bossent, à ceux qui ont besoin de leur véhicule pour chaque matin aller apporter soit la santé je pense aux infirmières libérales, soit la nourriture je pense et l'alimentation je pense à nos agriculteurs et pêcheurs et routiers.

Donc c'est vraiment une économie indispensable qui découle des prix des carburants.

31:29
Présentateur

Dans son discours du 1er mai, Marine Le Pen a dénoncé à plusieurs reprises l'assistanat. Or c'est une expression qu'elle jugeait encore récemment discriminante à l'égard des catégories populaires. Est-ce qu'elle annonce là un changement idéologique dans la perspective de la présidentielle de 2027 sur cette question de l'assistanat qui est en effet un mot dont on peut penser qu'il a une connotation qui n'est pas très favorable ?

31:55
Julien Odoul

On a toujours dénoncé à la fois le vol des français avec la fraude sociale qui est un vol colossal puisque les rapports parlementaires l'estiment au bas mot à 50 milliards d'euros par an on a toujours considéré que celui qui travaille devait toucher plus que celui qui ne travaille pas on a toujours considéré que celui qui est né en France et est français avait plus de droits que celui qui vient d'arriver et qui veut toucher le minimum retraite par exemple.

Donc il n'y a pas de changement de discours il y a surtout aujourd'hui compte tenu des économies qui sont indispensables parce qu'on est un pays très riche mais les français ne l'ont oublié on est un pays très riche qui gaspille énormément et ces gaspillages doivent évidemment être restreints au maximum et comment rendre de l'argent aux français en faisant en sorte que le produit de la solidarité nationale soit d'abord reversé à nos compatriotes qui en ont besoin que ce soit pour la santé que ce soit pour les allocations familiales que ce soit pour les différentes aides sociales non contributives que ce soit pour le logement social aussi qui profite en majorité à des ressortissants étrangers ce qui est une injustice majeure il faut remettre l'église au centre du village et que ce produit qui est le fruit des contributions des travailleurs français qui est l'argent du contribuable français revienne en priorité aux français

33:22
Présentateur

puisque vous avez parlé de l'église au centre du village vous faites la transition avec l'islam puisque récemment chez nos confrères de France Info vous avez dit j'ouvre les guillemets je dénonce le concept d'islamophobie l'islamophobie est légale dans notre pays on a le droit de ne pas aimer une religion est-ce qu'il faut comprendre que vous assumez à l'égard de l'islam une forme d'hostilité ou si on s'en tient d'ailleurs au sens exact du mot phobie une peur panique un peu irraisonnée

33:56
Julien Odoul

alors déjà toutes les religions sont devant la loi égales en France il n'y a pas de distinction il n'y a pas de traitement de faveur ou de défaveur il y a une religion qui est dans son environnement historique et culturel qui est évidemment la religion chrétienne on est un pays de racines et traditions chrétiennes on est aussi un pays de tradition de satire de caricature où on a le droit depuis la révolution française de critiquer les religions qui sont des opinions religieuses sauf que le concept d'islamophobie qui a été instrumentalisé par les frères musulmans cherche à empêcher à condamner toute critique de la religion islamique toute critique et à mettre une cible dans le dos à tous ceux qui osent critiquer cette religion je pense évidemment à vos confrères de Charlie Hebdo je pense à notre professeur Samuel Paty je pense à tous ceux qui ont eu un propos à un moment donné soit humoristique soit opposé soit comment dirais-je véhément à l'endroit de la religion on a le droit effectivement de critiquer toutes les religions on n'a pas le droit en France en revanche de stigmatiser les croyants et c'est ça la différence et c'est cette nuance-là qui est évidemment instrumentalisée par LFI et par l'extrême gauche qui cherche à dérouler le tapis rouge aux frères musulmans et à terre toute critique du port du voile toute critique du halal toute critique des activités séparées entre les hommes et les femmes toute critique du port du burkini à la piscine etc tous les marqueurs de l'islamisme en fait

35:31
Présentateur

est-ce que vous réfléchissez Julien Doul ça m'arrive mais vous allez voir la suite est-ce que vous travaillez au rassemblement national au scénario de soulèvement de violence d'émeute qui pourrait se produire après une éventuelle victoire du rassemblement national à l'élection présidentielle

35:50
Julien Odoul

non nous ne sommes pas non nous ne sommes pas dans cette vision catastrophiste et nous n'y croyons pas d'ailleurs vous pensez

35:57
Présentateur

qu'il ne se passerait rien qu'il n'y aurait pas de manifestation qu'il n'y aurait pas d'émeute

36:01
Julien Odoul

bon déjà les émeutes elles ont déjà eu lieu oui en 2023 et elles n'ont pas attendu l'arrivée

36:06
Présentateur

pour de toutes autres affaires

36:07
Julien Odoul

oui mais elles n'ont pas attendu l'arrivée du rassemblement national au pouvoir je considère que en 2027 quand nous arriverons au pouvoir ça voudrait dire qu'une majorité de français aura souhaité que nos idées arrivent au pouvoir et qu'il y ait un changement de politique en nous confiant cette responsabilité oui mais la majorité

36:25
Présentateur

ça commence à 50,1

36:27
Julien Odoul

bien sûr et très clairement nous ne croyons pas à ce scénario qui est d'ailleurs fantasmé par certains qui est agité par d'autres pour dire attention il ne faut surtout pas qu'ils arrivent au pouvoir parce que ce serait le chaos le chaos ça fait maintenant 9 ans que nous le vivons avec le macronisme mais gouverner c'est prévoir selon la célèbre maxime

36:47
Présentateur

il ne serait pas comment dirais-je sage de se préparer dans cette hypothèse de votre victoire à ce scénario

36:56
Julien Odoul

vous savez ce scénario il existe depuis 9 ans nous vivons dans des situations dans une situation de chaos depuis le début du macronisme je rappelle ces chiffres qui sont hallucinants on a 1000 coups et blessures par jour on a 120 attaques au couteau par jour on a une recrudescence des viols on a un trafic de drogue qui s'est totalement banalisé dans certains quartiers on a l'islamisme qui a conquis bon nombre de territoires de la république d'une république qui a déserté donc très clairement nous allons remettre de l'ordre partout et nous allons encore une fois mettre tous les moyens nécessaires pour donner à nos forces de l'ordre des possibilités d'action et pour faire en sorte que la loi de la république soit respectée par tous et partout

37:36
Présentateur

il nous reste une toute petite minute nous sommes donc à un an d'élection présidentielle et le rassemblement national est de nouveau confronté à des problèmes pour emprunter les fonds nécessaires pour la campagne auprès des banques les banques ne sont pas disposés à vous accorder un prêt deux questions qu'est-ce qu'on vous oppose comme argument parce qu'il est peu douteux que le candidat du rassemblement national fera plus de 5% au premier tour qu'est-ce qu'on vous oppose comme argument et qu'est-ce que vous allez faire est-ce que vous allez devoir de nouveau emprunter à l'étranger très rapidement je le dis parce qu'il reste peu de temps

38:05
Julien Odoul

déjà c'est un scandale démocratique un parti qui est donné en tête de l'élection présidentielle qui a rassemblé 13 millions de voix en 2022 qui est le premier groupe à l'Assemblée nationale qui ne pourrait pas se voir financer sa campagne c'est totalement hallucinant et nous demandons nous redemandons comme c'était l'une des promesses et engagements d'Emmanuel Macron en 2017 la création de cette banque de la démocratie c'est une idée de François Bayrou qui n'a jamais été mise en oeuvre qui est un petit peu un serpent de mer mais qui permettrait à tous les candidats d'être à égalité

38:36
Présentateur

d'une manière ou d'une autre vous arriverez à avoir les fonds nécessaires

38:37
Julien Odoul

bien sûr mais compte tenu de ces difficultés on voit bien qu'il y a un sérieux problème démocratique

38:43
Présentateur

merci Julien Audoul d'être passé à l'atelier politique cette émission est à retrouver sur le site internet de RFI ou sur l'application Pure Radio tout de suite un nouveau point sur l'actualité et ensuite vous avez rendez-vous avec Laurence Alloir pour Musique du Monde bonne soirée à la semaine prochaine Retrouvez l'intégralité des podcasts RFI sur l'application RFI Pure Radio

Julien Odoul: «Ce ne sont pas les mollahs qui fixent le taux de TVA sur les carburants» — Julien Odoul · Pourquijevote