Election présidentielle de 2027 : trop de candidats, vive la démocratie ?
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:46OuverteRéponse partielle
Est-ce que la présidentielle reste l'élection la plus importante malgré la multiplication des candidats ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Les partis politiques sont-ils affaiblis au point de ne plus pouvoir désigner un candidat naturel ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Pourquoi autant de candidats pensent-ils avoir une chance cette année ?
- 8:52RelanceRéponse partielle
Cette primaire sauvage est-elle une bonne chose pour la démocratie ?
- 11:30OuverteRéponse partielle
Je ne veux pas voter pour une personne sans savoir si elle a un appareil derrière elle.
- 11:43OuverteRéponse directe
Le président élu aura-t-il forcément une majorité aux législatives ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:27InvitéFait
« Regardez au parti socialiste ce qui se passe avec la multiplication des candidatures »
- 5:14InvitéFait
« Le dernier président élu, c'est quelqu'un qu'on n'avait pas vu venir un an avant »
- 22:27InvitéFait
« François Hollande en rêve le chaos »
- 26:15PrésentateurFait
« La primaire socialiste de 2016 voit la victoire de Benoît Hamon »
- 29:00InvitéFait
« Edouard Philippe ou Raphaël Glucksmann refusent de se plier à cet exercice ou en tout cas à multiplier cet exercice »
- 30:46InvitéFait
« Chaque président élu peut et généralement il le fait 10 sous pour pouvoir avoir une assemblée à sa main »
- 31:01InvitéChiffre
« Si Marine Le Pen gagne, elle aura la majorité absolue »
- 31:51InvitéFait
« Je suis à fond contre les primaires parce que les primaires ça rajoute des tours à la présidentielle »
- 35:27PrésentateurChiffre
« Vous avez entre 75 et 80% des Français qui se déplacent et au premier tour et au second tour d'une élection présidentielle »
- 36:54InvitéFait
« Le septennat non renouvelable c'est la proposition d'un des 34 candidats que vous évoquiez en intro de cette émission »
Temps de parole
- Invité25 %
- Présentateur24 %
- Présentateur 222 %
- Invité 29 %
- Invité 38 %
- Invité 47 %
- Invité 53 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès Partir 34 et par un prompt abandon ils se verront probablement deux fois moins en arrivant au port, pardon à Corneille qui vient de se retourner dans sa tombe, vous allez voir on va le remettre à l'endroit.
34 candidats donc à l'élection présidentielle, je ne suis pas sûre de ce chiffre à 100% entre les candidats fermes, les candidatures à la candidature et celles qui viendront encore nous savons bien que la plupart ne passeront pas l'hiver, mais tout ça montre qu'une course à l'élection présidentielle n'est plus un exercice au long cours auquel on se prépare et son parti aussi, c'est devenu un moyen d'exister en politique, d'afficher quelque chose au moment où tout le monde écoute, c'est en partie de notre faute d'ailleurs probablement nous les radios, les télés, la presse écrite puisque qui dit candidature dit interview pleine page, ça sert aussi à ça nous avons volontairement choisi ce soir d'écarter un peu les deux bouts du spectre politique comme on dit, non pas qu'ils ne comptent pas au contraire justement, ils sont les seuls qu'on aime ou qu'on n'aide pas qu'on n'aime pas être droit dans leurs bottes, préparés de longue date et assez stables dans les sondages ce qui nous intéresse avec vous, c'est de comprendre ce qui se passe entre les deux et pourquoi autant de monde pense qu'il a sa chance on peut avancer peut-être plusieurs hypothèses, si vous en avez d'autres vous êtes les bienvenus, d'abord vive la démocratie après tout, pourquoi pas ensuite, notre bon vieux pays est incorrigible la présidentielle depuis De Gaulle, c'est le moment politique l'autre hypothèse, c'est que les partis sont morts les vieux partis, ce qui ouvre la porte à tous et à tous le fameux bipartisme, c'est un souvenir pour les vieux électeurs comme moi, comme vous peut-être la dernière idée, peut-être qu'il y en a d'autres c'est que nous pensons tous et toujours que le président a un poids majeur puisque dans la foulée, il aura la majorité nécessaire à gouverner est-ce que c'est encore vrai ?
alors évidemment, on va donc beaucoup fouiller du côté du bloc central ce soir, on nous demandait même si dans la gauche sociale-démocrate ce départ en fanfare dans la campagne avec moult candidats n'est pas une sorte de primaire en live une primaire qui ne dit pas son nom et à la fin, ce seront les sondages qui éclairciront la course va, je ne te et point ah, revoilà Corneille, allez, c'est le téléphone son soyez les bienvenus le téléphone son 0145 24 7000 allez Philippe, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu, bonsoir bonsoir madame Saint-Pierre merci de me prendre à nouveau à l'antenne
je voulais juste développer trois idées alors moi je suis de gauche depuis mes 18 ans donc j'aimerais, pour moi, avoir trop de candidats c'est avoir trop de bazar c'est pas un choix pour moi c'est pas un choix j'aimerais mieux avoir quelques idées claires et réalistes sur l'écologie, la santé et l'éducation plutôt que 30 candidats moi je me rappelle de Hollande avec mon dénuis c'est la finance et après nous faisons une politique de droite et ma troisième question c'est comment voulez-vous qu'un gouvernement gouverne avec autant de bazar parce qu'on ne vote pas pour un candidat mais contre un autre
merci Philippe pour cette entrée en matière pour discuter ensemble autour de la table le service politique de France Inter est bien représenté il y a Victoria Coussa bonsoir Victoria et Julien Nenni bonsoir Julien bonsoir Thomas Legrand est là aussi bonsoir Thomas et dictatorialiste à Libération vous sortez bientôt parce que vous avez de la suite dans les idées arrêtons vraiment délire des présidents si vous pouvez chez Stock à la fin de ce mois et Stéphane Zumstag est là aussi bonsoir bonsoir vous êtes le directeur du département politique opinion de l'institut de sondage Ipsos BVA il nous dit deux choses notre ami Philippe il dit vraiment trop de bazar et finalement les idées ne sont pas très claires il commence surtout par là d'abord est-ce qu'on a la mémoire courte c'est peut-être vous qui allez pouvoir nous répondre Stéphane Zumstag est-ce que ça commence pas toujours comme ça en fait et qu'est-ce qui fait vraiment la différence ça commence souvent comme ça il y a toujours une une phase de de préparation en général c'est quand même un petit peu avant mais là la différence malgré tout c'est que cette année vous n'avez pas finalement une offre politique qui est très claire dans le sens c'est aussi le signe de l'affaiblissement des partis politiques il n'est pas que vous ayez le RPRA c'est déjà Chirac ce serait lui le candidat des prochaines élections même chose avec François Mitterrand aujourd'hui on voit bien qu'un certain nombre de partis même quand vous êtes premier secrétaire quand vous dirigez un parti et bien vous êtes affaibli vous avez des oppositions internes et donc votre candidature ne va pas de soi et elle peut en susciter d'autres regardez au parti socialiste ce qui se passe avec la multiplication des candidatures ou des pré-candidatures à la primaire appelons-la social-démocrate et vous avez aussi et c'est pour ça que l'incertitude est forte vous avez des partis politiques des marques politiques puissantes je pense aux républicains où il y a un candidat ce serait légitime que les républicains soient présents à l'élection présidentielle et bien on n'en sait rien aujourd'hui parce qu'il y a une opposition interne où il y aura une pression cette année qu'il n'y a jamais eu avant parce que c'est une élection présidentielle avec des enjeux encore plus importants que l'heure des précédentes Comment se fait-il Thomas Legrand que tout le monde y croit au-delà de ce que dit effectivement Stéphane Zumsteg où la logique habituelle le patron du parti est celui qui se présentera comme ça au moins les vaches sont bien gardées si j'ose dire c'est ce qui se passait précédemment pourquoi cette fois d'autres peuvent se dire j'ai ma chance en fait j'ai le trou de souris il est peut-être pour moi
Peut-être parce que le dernier président élu c'est quelqu'un qu'on n'avait pas vu venir un an avant et qui n'avait aucun parti
Il y a une jurisprudence Macron
Il y a une jurisprudence Macron c'était Daniel Cohn-Bendit qui avait l'habitude de dire il y a longtemps lui il venait d'Allemagne et d'un système d'un système législatif parlementaire et quand il a fait de la politique en France pendant les européennes il y a quelques décennies il disait en France c'est incroyable un homme politique que je rencontre sur deux quel que soit son niveau a dans la tête que peut-être lui et je pense que ce 1 sur 2 est devenu maintenant 9 sur 10 à partir du moment où Emmanuel Macron a été élu en venant de nulle part mais je pense que il y a il y a deux affaiblissements un affaiblissement on voit ça dans tous les pays des deux grands partis le grand parti social-démocrate et le grand parti conservateur centriste ces partis-là sont en crise partout et leurs candidats naturels ne sont plus naturels donc il y a une pré-compétition nous comme on a un système à deux tours et comme ces parties sont faibles le premier tour ne peut pas les sélectionner ça serait trop risqué il faut qu'ils se sélectionnent avant et du coup il y a ces primaires mais ce qui est étonnant c'est que vous l'avez dit il y a des candidats qui sont sûrs c'est le candidat du front du rassemblement national et de LFI mais ce qui est étonnant c'est que dans la vie politique française finalement le PS et LR et les écologistes ils ont quasiment toutes les mairies tous les départements toutes les régions mais au niveau national et dans le débat national sur nos antennes etc ceux qui animent le débat sont LFI le bloc central et le RN qui n'ont pas d'assises locales et elles ont des assises nationales et ça se traduit à l'élection présidentielle et c'est pour ça que je dis qu'il y a une déconnexion l'élection présidentielle c'est pour ça que j'ai écrit ce livre pour dire qu'il faut se débarrasser de l'élection présidentielle ce qui est votre grand truc
Thomas Le Grand depuis un moment et c'est vrai qu'on a du mal à trouver sa place au milieu j'ai employé l'expression j'espère qu'on a entendu les guillemets Victor Yacusa de parti de gouvernement mais au fond peut-être que ça commence comme ça en fait il faut arrêter d'employer cette expression-là parce que tel que l'élection se dessine aujourd'hui c'est pas que ça n'existe plus c'est que en tout cas pas tel qu'on le connaissait précédemment
Il y a aussi une attente au sein de l'électorat justement de tester autre chose que des partis qui ont déjà gouverné et c'est ce qui explique aussi peut-être la montée en puissance du parti notamment du Rassemblement National moi ce que je voulais rajouter c'est qu'il y a quand même des candidats dans tout ça dans cette trentaine de candidats qui y croient sans y croire qui y vont aussi pour tester leur popularité se créer aussi une stature présidentielle et marquer les esprits pour la suite à la fois pour la suite ça peut être par exemple Gabriel Attal qui sait qu'il est bien derrière Édouard Philippe il sait qu'il joue peut-être le coup d'après qu'il joue peut-être la présidentielle ensuite un ministère Matignon et puis il y a ceux qui veulent juste sauver la boutique les écologistes Marine Tendulier elle sait très bien qu'elle ne va pas dépasser et qu'elle ne risque pas en tout cas de dépasser les 5% si elle maintenait sa candidature jusqu'au bout elle fait monter les enchères à gauche parce qu'elle sait que son ralliement pèsera et que son ralliement a de la valeur notamment pour LFI et le PS qui tente un peu de s'arracher les voix des écologistes pour les législatives pour les législatives le coup d'après exactement parce que les législatives c'est ce qu'ont en tête une bonne partie de ceux des candidats des partis en place les LR les écologistes qui jouent clairement les places à l'Assemblée derrière
et au fond Julien Nelly cette fameuse grosse primaire que certains appellent qui irait d'un bout à l'autre elle existe elle est en cours en fait c'est ça qu'on est en train de vivre
oui c'est une sorte de primaire sauvage alors certains imaginent qu'elle puisse être organisée comme ce qui s'est passé en 2016 ou en 2021 chez les républicains pour l'instant on voit pas très bien comment mais certains n'excluent pas cette primaire entre décembre et janvier dans l'espace qui irait de la droite au centre certains imaginent même jusqu'à Raphaël Glucksmann je pense à François Bayrou mais oui pour l'instant on est en pleine primaire sauvage vous avez Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau tous trois chefs de partie tous trois officiellement candidats qui se disent bah moi j'ai jusqu'à Noël jusqu'à janvier jusqu'à février pour casser la baraque dans les sondages inverser la dynamique faire croiser les courbes pour l'instant c'est Edouard Philippe qui a quelques points d'avance mais rien n'est définitif il n'y a pas de candidat qui tue le match pas de candidat naturel dans cet espace large central modéré je ne sais pas comment il faut l'appeler le socle commun on appelait ça sous Michel Barnier à Matignon pour l'instant personne ne se détache mais chacun cherche à faire la différence dans les sondages la primaire sauvage c'est ça pour l'instant et c'est très risqué pour créer un rassemblement pour la suite
mais encore une fois et rapidement Thomas Legrand est-ce que c'est si grave au moment où on se parle après tout on est le 9 septembre
c'est un peu grave quand même parce que pendant ce temps-là enfin c'est grave en tout cas pour ce bloc central je ne sais pas comment vous l'appelez effectivement c'est difficile à l'appeler c'est grave parce que les autres c'est-à-dire la France Insoumise et le Rassemblement National eux consolident et affirment leur prééminence et puis c'est grave je ne voudrais pas dire du mal de Stéphane Zubstek parce que les sondages sont nécessaires et moi je n'aime pas critiquer les sondages mais c'est un peu bizarre que ce soit finalement les sondages qui décident c'est-à-dire la photo à un moment T qui décide qui va gagner cette fausse primaire chacun imagine d'autres solutions mais pour l'instant c'est ça
on va y revenir là-dessus Stéphane Zubstek je voudrais ne vous inquiétez pas Stéphane vous faites parer votre texte Stéphane Zubstek je voudrais d'abord qu'on écoute Eric bonsoir Eric oui bonsoir soyez le bienvenu merci
alors avant de poser ma question on va faire un préambule en réponse à monsieur Le Grand c'est vrai qu'en en 2017 Renaissance en marche avec 389 députés mais en 2022 plus que 169 et en 2024 91 pour EPR donc ma question c'est qui peut encore remporter une victoire aux législatives on peut en parler dès maintenant parce que c'est vraiment l'éléphant dans la pièce c'est le troisième tour des élections présidentielles moi je ne veux pas voter pour une personne sans qu'elle me dise est-ce qu'elle a un appareil derrière des candidats parce que tout va aller très vite
et je ne veux pas
me retrouver en juin 2027 en me disant pour qui je vais voter je vais voter pour telle personne mais pour qui je vais voter maintenant parce qu'on a trois ans on a trois ans d'inaction et on ne peut pas se payer le luxe
on a entendu Eric et vous n'êtes pas tout seul à nous emmener assez vite vers les législatives en fait et alors Stéphane Zumstack c'est vers vous que j'ai envie de me tourner pour cette question-là est-ce qu'on peut aussi faire une croix si j'ose dire par rapport à nos habitudes sur cette idée que le président une fois élu aura forcément une majorité ça a très longtemps été le cas et d'ailleurs je me souviens très bien de 2017 Emmanuel Macron sorti de l'inconnu quelque part personne ne le connaissait 18 mois avant le scrutin il était devenu connu en prenant Bercy évidemment il n'a pas de parti il n'a pas de parti puissant il n'aura jamais la majorité absolue il y a toujours les français vous l'avez dit tout à l'heure les français considèrent que l'élection présidentielle c'est l'élection la plus importante c'est celle autour de laquelle s'articule toute la vie politique en général il y a toujours une cohérence je dis bien en général ça n'a pas été le cas en 2022 mais il y a cette cohérence des électeurs j'ai élu nous avons élu un président de la république et bien une majorité de français continue de lui accorder leur confiance quelques semaines vous pensez qu'on est capable de ne plus le faire là maintenant d'en élire un quel qu'il soit et puis paf de ne pas lui donner la majorité trois semaines après le temps légal d'une campagne 4 à 6 semaines de ne pas lui donner de majorité
on est d'accord ça dépend qui gagne quand il décide de dissoudre parce que pour l'instant il n'y a pas de législative et puis il y a front républicain aussi mais je pense que
ce qui s'est passé en 2022 victoire facile sans aucun panache certes parce qu'il n'y a pas eu de campagne mais sans aucun suspense non plus d'Emmanuel Macron c'est une exception ce qui s'est passé jusqu'à présent elle pourrait être confirmée encore 5 ans après évidemment l'année prochaine mais c'est quand même une exception ce qui s'est passé lors des dernières élections législatives parce qu'il n'y avait pas eu de campagne il y avait déjà une usure du pouvoir quelque part et une usure de l'image d'Emmanuel Macron et ce qui a expliqué une forte abstention à l'époque lors des élections législatives parce que les électeurs macroniens de 2017 ne se sont pas déplacés en masse moi je pense que la logique voudrait je ne sais pas qui sera émis la logique voudrait quand même malgré la tripartition malgré la facturation de la vie politique et du nombre de partis politiques la logique voudrait qu'un président nouvellement élu ce sera son premier mandat quel que soit le vainqueur ou la gagnante dispose d'une majorité absolue Voici Lydie sur Whatsapp qui nous dit ceci je déplore que les électeurs aient besoin d'une personne charismatique ou d'un sauveur comme président les débats de fond sont très importants je déplore que les médias relaient essentiellement les combines d'appareils ou les effets d'annonce tous la nuit au débat de fond et au vrai chantier qu'il faut mettre en oeuvre pour l'avenir deux choses ça veut dire qu'on est toujours Julien Nenni dans cette idée effectivement de l'homme providentiel au fond on le dit pas mais on le cherche quand même non ?
Est-ce qu'on n'a pas un peu ce paradoxe là nous les français
nous les électeurs ? c'est le paradoxe gaullien depuis 1962 depuis la première élection de 1965 cette espèce de monarchie républicaine qui fait que effectivement on cherche un nouveau De Gaulle je voulais pas lancer
Thomas Legrand là-dedans un nouveau De Gaulle
mais c'est tout le paradoxe et aujourd'hui je pense que même les favoris de cet espace central dont on a parlé je pense à Edouard Philippe par exemple ont bien conscience que l'homme providentiel il n'y aura pas en 2027 il cherche déjà des contrats de gouvernement il cherche déjà des sortes de coalitions à l'allemande alors chacun l'appelle comme il veut mais il parle déjà d'une confédération de partis il parle déjà des législatives aussi il a bien conscience que lui tout seul avec son petit parti Horizon qui a à peine 6 ans d'existence il pourra pas arriver qu'il a quitté qu'il a quitté qu'il quittera au 1er octobre après les sénatoriels pour se concentrer sur la présidentielle il sait bien que Horizon tout seul n'aura pas de majorité absolue il faudra aller chercher jusqu'au centre-gauche jusqu'aux républicains ils savent tout ça l'homme présidentiel tout seul qui impose sa volonté pendant 5 ans c'est fini mais quand on dit parce qu'on le lit ici et là
déjà Thomas Legrand dans ce qu'on peut lire ici et là il peut y avoir une surprise mais au fond le sous-texte le sous-texte là-dedans il dit pourvu qu'il y ait une surprise et pourvu qu'il y ait quelque chose qui s'impose puisque rien ne s'impose en fait en dehors effectivement du rassemblement national
les gens qui sont de gauche de centre-gauche qui n'aiment pas spécialement Mélenchon attendent une surprise attendent il faut qu'il se passe quelque chose il peut se passer quelque chose dans cet espace là où il y a trop de monde pour l'instant
vous ne créez pas qu'à droite aussi l'attente d'ailleurs bien sûr
à droite aussi sur l'homme vous avez dit l'homme présidentiel c'est drôle c'est l'homme providentiel je voulais dire providentiel mais le lapsus c'est tout à fait logique ce qui est intéressant c'est que vous remarquerez que finalement la plupart des candidats ne disent pas j'ai la solution politique mais je suis la solution politique et d'ailleurs ceux qui gagnent disent je gagne parce que je suis c'est mon équation personnelle Nicolas Sarkozy a gagné en disant que Jacques Chirac était un roi fainéant et donc on a élu une sorte de pile électrique on a été complètement épuisé au bout de 5 ans parce que c'était 20 et c'était épuisant toute cette série d'annonces donc on a élu un édredon je suis normal c'est la normalité la France n'est pas devenue sociale-démocrate en 2012 elle voulait quelqu'un de normal après quelqu'un d'épuisant et puis après on a la disruption je suis disruptif le prochain coup puisque en fait c'est la crise de l'impuissance tous ces hommes n'ont pas et ne sont pas la solution parce que la solution elle est collective le prochain coup ça risque d'être l'autoritarisme et voilà la main de fer dans un grand fer ou au moins une rupture franche en fait quelque chose c'est ça la rupture franche oui il y a eu une attente en effet d'une partie de l'électorat d'une rupture franche et il y a une étude très intéressante de Terra Nova dont on a parlé d'ailleurs sur France Inter qui montre que à part la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National de Marine Le Pen tous les autres ne font pas le plein chez eux c'est à dire qu'ils n'arrivent même pas à mobiliser leur propre socle et ça ça en dit long aussi sur le résultat de la présidentielle à venir cet électorat attend peut-être une solution ou peut vraiment basculer au miracle et peut vraiment basculer d'un camp à un autre et c'est là où Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont finalement un boulevard devant eux au moment où on se parle et qui va se poursuivre pendant toute la campagne c'est que eux n'ont qu'à aller chercher de la point alors que les autres ont déjà ne serait-ce que l'enjeu de mobiliser leur propre camp pour la présidentielle
pardon Victoria bonsoir Cédric
oui bonsoir
je vous ai fait attendre longtemps Cédric je m'en excuse on vous écoute
non c'est pas grave bonsoir Fabienne bonsoir à vous et en effet du coup je suis d'accord avec tes propos et puis j'ai au moins un propos de Thomas Le Grand en effet il faut en finir avec un secrément obligé déjà je pense et en effet pas avoir un homme ou une femme providentielle parce que ça ne marche plus et du coup en effet celui qui va arriver au pouvoir va dissoudre l'Assemblée et on va se retrouver dans le même schéma en fait avec un blocage parce que je pense que ça va être la même chose que vu la discussion de Macron mais moi aujourd'hui je ne m'y trouve pas du tout en fait dans ce que j'entends dans le schéma et puis je ne sais même pas pour qui évidemment j'ai envie de voter et donc me retrouver comme ça complètement me dire et puis me faire peur parce que je sais ce qui peut arriver et au milieu du guet
j'entends ce que dit Cédric est-ce que vous avez l'impression Stéphane Zomstek qu'il est finalement très représentatif de ce que nous sommes tous c'est-à-dire cette espèce de sentiment de brouillon et de fouillis sans savoir où mettre nos oeufs dans quel panier oui parce que aussi il faut bien le reconnaître notamment à gauche je vais être un peu plus cruel avec la gauche avec le centre à la droite sur cette question-là toutes les candidatures ne vont pas forcément de soi les candidats ne font pas tous rêver Jean-Luc Mélenchon fait rêver le cas de son électorat bien évident ce que je veux dire par là c'est que pour un électeur du centre de la droite que Edouard Philippe que Gabriel Attal que Bruno Retailleau se présentent est totalement légitime il ne souhaite pas qu'ils se maintiennent tous les trois bien évidemment mais les trois soit en tant que chef de parti soit en tant qu'ancien premier ministre ont parfaitement aux yeux de leur propre électorat j'insiste un statut totalement irréprochable et qui permet qui leur permet en tout cas de se présenter ou de se pré-présenter pour l'instant à gauche dans la gauche non mais l'océanlienne c'est un peu plus différent je ne suis pas sûr que les électeurs écologistes aient véritablement envie que ce soit pour eux une priorité absolue que leur parti soit représenté par un ou par une candidate idem au sein de la social-démocratie oui le PS ça pèse quoi maintenant aujourd'hui en termes de militants ça ne pèse plus rien à tel point que le PS va peut-être choisir quelqu'un pour la première fois qui ne vient pas de son parti et est-ce que des candidats comme Marine des candidats potentiels comme Marine Tandelier comme Fabien Roussel comme tous les autres qu'on a pu citer les candidats à la primaire même Raphaël Glucksmann qui ne vient pas du Serraille sont-ils tous aussi légitimes aux yeux de leurs propres électeurs à que nous le sont leurs homologues de droite moi je n'en suis pas persuadé et je pense que pour ça à gauche en tout cas dans la gauche non mélocienienne non insoumise il y a un vrai sentiment d'attente comme vous le disiez tout à l'heure d'une bonne surprise une bonne surprise qu'est-ce que ça pourrait être par exemple que Raphaël Glucksmann se révèle durant la campagne de la primaire et réussisse à rallier un nombre important d'électeurs c'est un exemple il y en a d'autres évidemment ou le retour de François Hollande pour certains mais je pense que l'électeur de gauche est autrement plus troublé aujourd'hui que celui de droite est-ce que ça veut dire pardon de le dire comme ça qu'il y aura du sang sur les murs Thomas Legrand à l'issue de là on est normalement un mois avant cette primaire là dont on a encore du mal à savoir effectivement on est encore d'accord sur les modalités exactement
ni sur le prix ni sur rien du tout en quelque sorte cette primaire elle est étonnante d'abord je pense je me réfère aux spécialistes qui sont ici mais je pense pas qu'elle fasse des centaines de milliers de votants peut-être quelques dizaines de milliers et celui qui sera désigné sera rapidement contesté et donc en fait cette sphère là attend effectivement que l'un d'eux se révèle pour l'instant c'est Raphaël Luxman qui est en tête ou que quelque chose d'autre arrive on a vu on a organisé à Libération un débat un débat intéressant parce que c'était un débat finalement de deux personnes qui je ne le disais parce qu'ils se le disaient eux-mêmes se reniflent et donc c'était un débat de deux personnes qui disaient plutôt ce qu'ils avaient en commun donc c'était François Ruffin et Dominique de Villepin une sorte de gaulliste de gauche et un gauchiste de Gaulle si vous voulez qui se sont qui essayent de définir de faire ressortir une rivière souterraine française qu'on connait bien qu'on a pu que ceux qui ont vu le film de Gaulle peuvent voir aussi une sorte de de de de de mouvement politique qu'on pourrait réveiller comme ça un peu souverainiste un peu interventionniste volontaire humaniste bon ça c'est une offre possible elle se caractérise pas vraiment Dominique de Villepin a de la personnalité il fait beaucoup de mouvements mais c'est pas très précis ce qu'il raconte c'est sympathique ça plaît aux gens mais enfin c'est pas très précis et ça ne marche pas pour l'instant il peut y avoir une autre offre par exemple qui apparaisse alors effectivement François Hollande en rêve le chaos étant là le fantasme de l'homme providentiel il revient etc mais enfin bon il y a un peu l'image du passé il peut y avoir une autre offre aussi un syndicaliste qui pourrait arriver voilà quelque chose qui pourrait émerger on n'y croit pas beaucoup mais l'espoir des gens de gauche qui ne sont pas insoumis fait vivre
le syndicaliste dont vous parlez c'est Laurent Berger après lequel tout le monde court dans ce camp-là et qui a toujours dit que c'était pas pour lui
il ne veut pas mais il y a un moment la question si on est l'homme de la situation le retour de l'homme providentiel non mais l'homme de la situation en tout cas présidentiel parce que lui il viendrait avec l'idée du compromis etc quelqu'un qui ne veut pas c'est pas l'homme providentiel
on est en train de parler de la pléthore de candidats pour l'instant en tout cas cette élection présidentielle à venir au téléphone avec Victoria Coussa et Julien Nenni du service politique de France Inter avec Thomas Legrand qui est d'éditorialiste à Libération avec Stéphane Zumsteig qui est directeur du département politique et opinion chez Ipsos BVA France Inter le 18-20 01-45-24-7000 et on en parle aussi avec vous Pascal bonsoir bonsoir soyez le bienvenu Pascal
oui moi je voulais revenir sur les primaires justement parce que finalement le système de primaire il est quand même plus ou moins à portée des Etats-Unis où il a fonctionné pas si mal que ça pour sélectionner un candidat dans chaque camp au moins jusqu'à l'arrivée de Trump il y a quand même une différence absolument fondamentale avec ce qu'on fait ici quand on parle de primaire c'est que les primaires des Etats-Unis elles s'étapent sur plusieurs Etats et surtout plusieurs mois et donc c'est un processus progressif qui permet à chacun d'ajuster ses positions et de négocier avec ceux qui en sortent à chaque étape des programmes des présences des positions pour la suite j'en sais rien or nous on est un système de primaire qui est un coup près d'un jour et puis ça s'arrête là et du coup notre système de primaire il encourage l'opposition très violente entre les candidats et il favorise pas du tout l'émergence d'un consensus donc pour ça ça me paraît je pense que ça ne marche pas bien en France pour cette raison aussi
merci Pascal pour votre intervention Stéphane Zomstack c'est difficile de comparer évidemment avec les Etats-Unis l'Etat fédéral les 50 Etats qui sont par ailleurs marqués politiquement de manière extrêmement plus franche que même chacun de nos départements
et les électeurs
par ailleurs sont inscrits alors il y a aussi des primaires ouvertes aux Etats-Unis on peut s'inscrire la veille on peut aussi voter pour l'un en étant inscrit pour l'autre mais c'est institutionnalisé mais ce que dit Pascal aussi c'est nous notre système il ne marche pas en fait et c'est vrai qu'on n'a pas est-ce qu'on n'a vraiment jamais trouvé la clé de ce que doit être une primaire d'abord une autre petite différence avec les Etats-Unis lors des primaires des millions et des millions des dizaines de millions d'Américains participent aux primaires c'est pas le cas des primaires alors ça le primaire de la droite en 2016 4 millions
ça c'était
évidemment un record mais enfin autrement ça peut être quelques dizaines de milliers d'électeurs est-ce qu'il y a aussi aux Etats-Unis certains égard dans beaucoup d'Etat ce sont les plus virulents qui votent aux élections primaires je pense que les primaires font peur aux responsables politiques parce que traditionnellement qu'est-ce qu'on a pu observer lors des quelques primaires qui ont eu lieu lors des dernières élections présidentielles 2016 et après c'est que c'est souvent vous l'avez dit la frange la plus radicalisée d'un espace politique qui vote il y a un exemple très clair la primaire socialiste de 2016 voit la victoire de Benoît Hamon la jeunesse socialiste la jeunesse de gauche a voté pour Benoît Hamon mais celle de 2012
voit celle de François Hollande donc c'est pas toujours la plus radicalisée
ça dépend des cas vous avez raison mais là dans ce cas là c'est une je dis radicalisée mais en tout cas c'est un corpus un corps électoral qui ne correspond pas exactement au corps électoral social-démocrate et c'est la droite aussi résultat 6% des voix et une déroute totale pour Benoît Hamon et pour le parti socialiste parfois ça marche on a souvent dit que la primaire de la droite de fin 2016 n'avait pas fonctionné mais François Fillon s'il gagne s'il bat et facilement Nicolas Sarkozy et Alain Juppé c'est que sa ligne conservatrice sur les questions sociétales et libérales et économiques c'est exactement la ligne politique des gens qui se disprochent à ce moment là des républicains ça fonctionne après ça ne fonctionnera pas pour lui pour les raisons que l'on connait mais ça peut marcher je pense que les hommes et les femmes politiques ont très peur de la primaire parce que quelque part c'est vous mettez votre votre destin entre les mains d'un corps électoral que vous ne connaissez pas que vous ne comprenez pas ce qui peut marcher et pour l'instant ce à quoi on assistait c'est Benoît Rotaillot qui a fait voter ces quelques dizaines de militants et on connaissait bien le résultat avant même qu'il y ait eu le scrutin et on se souvient Julien Denny moi je me souviens très bien de cette campagne on disait d'Alain Juppé qui caracolait en tête des sondages nationaux mais pas à l'intérieur de sa famille politique on disait mais il est en train de faire une campagne de premier tour alors qu'en fait il faut qu'il fasse
une campagne de primaire et vous comprenez maintenant pourquoi celui qui était l'un de ses principaux lieutenants en 2016 un certain Edouard Philippe ne veut surtout pas de primaire cette année c'est un poli traumatisé de la primaire Edouard Philippe lui et ses proches ne veulent surtout pas en entendre parler parce qu'il est en tête parce qu'il a 4, 5 parfois 6 points d'avance dans les sondages et comme d'habitude le favori n'a pas intérêt à prendre trop de risques les gens qui ont intérêt à la primaire ce sont les challengers c'est Gabriel Attal c'est pourquoi pas Bruno Retailleau d'ailleurs ceux qui ont dit
oui à la primaire c'est Gabriel Attal et Retailleau et Bruno Retailleau et David Lissnard aussi
Victoria c'est exactement ce que j'allais dire c'est-à-dire que il sait très bien que beaucoup veulent sa peau notamment au sein du PS Olivier Faure François Hollande qui attend aussi ça d'un côté c'est-à-dire que François Hollande n'attend qu'une chose ce serait la victoire d'Olivier Faure qui pourrait lui permettre ensuite d'avoir ce duel face à cet ancien collaborateur avec qui les relations sont très compliquées et puis pouvoir ensuite avoir un espace un peu plus important donc oui c'est les challengers qui prennent des risques et d'ailleurs on en parlait avec Julien Denny tout à l'heure ce sont les autres ceux qui ont le moins de chance dans ces primaires que ce soit à gauche ou au sein du bloc central qui veulent par exemple multiplier les débats pour tenter de fragiliser au maximum le favori pour tenter de le coincer peut-être sur des débats et les favoris que ce soit Edouard Philippe ou Raphaël Glucksmann refusent de se plier à cet exercice ou en tout cas à multiplier cet exercice eux ils ne veulent qu'un débat pour prendre le moins de risques possibles et perdre le moins de plumes aussi Marie nous attend bonsoir Marie oui bonsoir je disais il me semble que quand je votais au début de la 5ème république l'assemblée nationale était élue avant le président et que je ne sais plus si c'est une histoire de cohabitation ou de décès de président je ne sais pas si ça remonte à Pompidou peut-être moins longtemps que ça mais il y a eu le changement d'alternance et il y avait moins de problèmes quand l'assemblée nationale était déjà élue parce que ça donnait déjà une certaine couleur de parti
merci beaucoup Marie il y a beaucoup de gens Thomas Legrand qui se souviennent en fait l'époque du septennat et de 5 années pour les députés faisait qu'il pouvait y avoir un décalage il y a beaucoup de gens qui disent quand on a accroché les législatives aux élections présidentielles on a mis le pied dans un autre engrenage
oui en fait je ne suis pas sûr qu'on ait mis le pied dans un autre engrenage mais c'est vrai qu'il y avait une décorrélation 7 ans 5 ans ça ne tombait pas toujours de la même façon mais celui qui se faisait élire par exemple 1981 quand François Mitterrand se fait élire il se retrouve avec une assemblée de droite puisqu'il n'y avait pas de législatives donc il a dissous et à partir de ce moment là il a eu une majorité puis 5 ans après il a perdu c'est un peu compliqué parce que là c'était la proportionnelle en 1986 mais il a perdu et il y a eu la première cohabitation et après c'est vrai que chaque président élu peut et généralement il le fait 10 sous pour pouvoir avoir une assemblée à sa main et c'est assez logique tout à l'heure on se demandait si ça serait le cas moi je pense que ça serait le cas uniquement si Marine Le Pen gagne c'est à dire que si Marine Le Pen gagne elle aura la majorité absolue soit le RN tout seul soit le RN et la partie de LR qui va s'allier parce que il y a l'UDR mais je pense que LR va venir par s'allier en tout cas avec le Rotaillot mais à partir du moment où LR dit la seule chose qui me sépare maintenant du Rassemblement National c'est l'économie ça veut dire qu'ils vont s'allier parce que l'économie c'est pas les valeurs et c'est ce qui se négocie c'est les chiffres donc ces partis et les électeurs les autres mouvements politiques sont assez minoritaires il faudrait qu'ils fassent des compromis est-ce qu'ils auront la capacité à faire des compromis c'est compliqué parce que les primaires normalement une présidentielle on va vers un système où il faut être élu à 51% donc c'est un système qui devrait nous mener vers des agrégations vers des compromis des gens qui se réunissent or les primaires rajoutent des moments moi qui suis contre la présidentielle je suis à fond contre les primaires parce que les primaires ça rajoute des tours à la présidentielle et donc il y a avec les primaires et le premier tour beaucoup d'occasion de se séparer plutôt que de se réunir alors que si le chef de l'exécutif était issu de l'Assemblée comme dans les grandes démocraties et bien ça serait une logique plus d'agrégation et de compromis et voilà ce qui nous manque peut-être en France
Stéphane Zumstack je n'ai pas oublié que je devais vous poser la question de sondeurs faiseurs de rois à votre corps défendant probablement vous les sondeurs mais vous voyez bien que c'est ce qui arrive en fait c'est ce qui est en train de pointer moi je serais je serais un peu plus nuancé dans le sens où il faut comme rappeler une chose les sondages enfin les chiffres ils ne sortent pas de n'importe où ils ne sortent pas de n'importe quoi d'une boîte magique ils sont aussi le résultat d'une dynamique de campagne de l'image d'un candidat ou d'une candidate de sa capacité à proposer dans son programme des choses qui rentrent en résonance avec les attentes des françaises et des français les dynamiques de ralliement des éventuels quoi les sondages ne font que mesurer une évolution enfin des évolutions enfin des niveaux puis des évolutions qui correspondent aussi à quelque chose de réel c'est-à-dire faire ou pas une bonne campagne être entouré ou ne pas être entouré mais c'est vrai que cette année on va encore plus scruter on va encore plus scruter mais est-ce que vous êtes même
on vous demande pourquoi il y a beaucoup de gens qui disent pourquoi vous ne testez pas l'ISNAR ou Ville-Pin ceux-là il y a plein de candidats qui disent on n'est pas testé
j'allais vous demander si vous étiez sur sollicité en fait parce qu'on vous demande effectivement de tester Marine Le Pen avec Édouard Philippe mais avec Gabriel Attal ou sans Gabriel Attal avec l'ISNAR ou sans l'ISNAR qui effectivement n'est pas sondé Ségolène Royal qui demande aussi à être sondé sur son côté est-ce que vous êtes un peu
Ruffin et Ville-Pin demandent à être sondés
aussi par exemple d'abord sur la question est-ce que nous sommes sur sollicités en termes de demandes de demandes de sondage vraiment sur les intentions de votre présidentielle pas plus que d'habitude oui nous sommes sollicités mais ça passionne la presse ça passionne un certain nombre de commanditaires qui ne sont pas forcément public mais pas plus que d'habitude après sur la question des hypothèses mais si vous commencez à multiplier les hypothèses dans une seule enquête vous allez poser combien ?
10, 15, 20 hypothèses de vote mais il faut aussi se mettre à la place de la personne qu'on interroge on essaie de recueillir des résultats de qualité si vous proposez dans une enquête au téléphone ou sur internet 15 ou 20 hypothèses la personne va lâcher tout de suite on essaie quand même de limiter le plus possible ce que l'on fait pour l'instant c'est que l'on teste les candidats qui sont officiellement candidats ou ceux qui sont les plus crédits pour faire en sorte en tout cas que toutes les couleurs politiques soient représentées dans la liste des 10, 12 candidats que nous mettons et les électeurs que nous sommes en ce moment-là disent quoi ? Est-ce qu'ils disent lassitude déjà ?
Est-ce qu'ils disent brouillon déjà ? Je vous pose la question parce qu'on entend cette petite musique et en même temps le premier grand débat qui a eu lieu c'était autour du MEDEF il y a quelques jours de ça quelques semaines à peine et c'était sur LCI ça a été extrêmement suivi donc ça veut dire qu'il y a une appétence quand même ?
Mais les Français restent passionnés par la politique c'est pas nouveau et par la présidentielle Oui, on ne cesse de répéter depuis des années bientôt depuis des décennies que le fossé se creuse entre les Français et leur représentation politique et on a raison les Français considèrent que les hommes et les femmes politiques sont de plus en plus corrompus à tort ou à raison qui ne tiennent pas compte des préoccupations des Français des vraies préoccupations Très bien c'est pas pour autant qu'ils ne s'intéressent pas à la vie politique dans une enquête qu'on a publiée dans le Parisien ce week-end il y a trois quarts des Français qui nous disent être intéressés la plupart du temps très intéressés par l'élection présidentielle et il n'y a qu'à voir un élément documenté objectif le taux de participation aux élections présidentielles précédentes vous avez entre 75 et 80% des Français qui se déplacent et au premier tour et au second tour d'une élection présidentielle parce que c'est la mer des batailles pour eux quelque part c'est l'élection qui continue de passionner les gens donc ils vont suivre et ils vont se mobiliser notamment cette année parce que jamais les enjeux aux yeux des Français n'ont été aussi importants et multiples Deux questions rapides il nous reste à peine une minute pardon à Olivier qui nous attend mais on n'a pas le temps de vous entendre Olivier je vais prendre votre question très rapidement s'il n'y a pas un seul candidat républicain qui rassemble un peu à gauche et la droite traditionnelle aussi on n'échappera pas à un second tour Mélenchon-Le Pen Thomas Legrand j'ai l'impression d'entendre nos auditeurs dire on a déjà donné là-dessus dans ce mélange là et de ce ni droite ni gauche
Oui effectivement il y a ce ce fameux dépassement ce fameux dépassement il faut le réinventer On ne pourra pas dire
qu'on ne l'a pas essayé ce fameux dépassement aussi
Oui évidemment mais on a essayé un dépassement il y a d'autres formes de dépassement on est vraiment dans il faut qu'il se passe quelque chose et dans une attente dans un appétit comme ça En attendant qu'il se passe quelque chose qui fera qu'on reviendra
Thomas rapidement pourquoi ne pas revenir à un septennat mais non renouvelable avec un président au pouvoir diminuer des élections législatives tous les 4 ans ou peut-être tous les 5 ans mais retour au septennat ça aussi
c'est une espèce de petite musique Moi je préfère le septennat au quinquennat puisque comme je n'aime pas l'élection présidentielle ça en fait moins mais je trouve que l'élection présidentielle nous rend collectivement assez cons
Un mot là-dessus ? C'était une belle conclusion
Le septennat juste d'un mot le septennat non renouvelable c'est la proposition d'un des 34 candidats que vous évoquiez en intro de cette émission qui est quasi candidat c'est Xavier Bertrand c'est l'une de ses propositions peut-être qu'il sera candidat on verra si ce sera juste vous Il a été avant de ne plus l'être Il y a eu un rétro-pédalage un faux départ mais voilà Cette proposition est sur la table dans le débat public
Allez les amis j'ai quelque part dans la tête l'idée qu'on y reviendra à cette élection présidentielle Merci à tous