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AutreRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 17 août 2026 51 minMixteBudget & impôtsSanté

Apolline Matin du 17 août - 8h/9h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 6 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 42:29InvitéChiffre
    « Elle est autour de 8 pour les prix. »
  • 44:31InvitéPromesse
    « Ce sera un enjeu central de l'élection présidentielle, la réforme du financement de la protection sociale. »

Temps de parole

  • Présentateur54 %
  • Invité15 %
  • Invité 211 %
  • Invité 37 %
  • Invité 45 %
  • Invité 52 %

≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, Apolline Matin. Le journal avec Clara Gabillet, bonjour Clara. Bonjour Mathieu, bonjour à tous. Il faudra des mesures concrètes pour éteindre la colère des sinistrés. Sébastien Lecornu attendu aujourd'hui en Gironde, au Porges, village profondément meurtri par l'incendie du mois dernier.

0:20
Invité

La sécheresse a l'origine de pénuries de carburant dans le Grand Est. Le niveau du Rhin est trop bas pour l'acheminer dans les stations-service.

0:27
Présentateur

Et puis ce n'est pas très habituel, Paris s'est cassé les dents. Au stade Bollard, ils repartent sans le trophée des champions. Victoire 1-0 des 100 et or. L'heure des annonces pour Sébastien Lecornu.

0:37
Invité

Le Premier ministre en Gironde. Depuis hier, il doit annoncer aujourd'hui une série de mesures pour faciliter et accélérer la reconstruction.

0:45
Présentateur

Un mois après le méga-feu, 42 000 hectares partient en fumée et une commune particulièrement touchée, celle du Porges, où les habitants ne décolèrent pas. C'est là que s'est rendu Sébastien Lecornu, hier en toute discrétion, avant sa visite officielle aujourd'hui.

0:59
Invité

Et c'est là que se trouve Alexandre Thibault pour RMC auprès d'habitants qui attendent désormais du concret.

1:05
Présentateur

Oui, ils espèrent que le Premier ministre comprenne l'urgence dans laquelle se trouvent les sinistrés et donc l'urgence de débloquer une aide financière pour reconstruire le village. Écoutez deux de ses habitants.

1:16
Invité

Ce qu'on attend, c'est qu'ils prennent conscience et je pense qu'ils vont le faire. Que le village est complètement meurtri. Qu'il y a des gens qui sont des SDF aujourd'hui. Ils n'attendent qu'une chose, c'est une reconstruction.

1:24
Présentateur

C'est quoi ? C'est de l'argent. Il nous va falloir de l'argent pour aider à reconstruire ce village et vite. J'ai quelqu'un de positif, donc je suis dans l'espoir que ça va nous aider. Mais de toute manière, s'ils se déplacent jusqu'ici, c'est quand même pas pour nous montrer son costume. Et puis il y a les entreprises inquiètes aussi, car le Porsche vit essentiellement de la saison touristique. Alors des restaurateurs, des acteurs du tourisme local ont rédigé une lettre de doléance. Lettre qu'ils donneront à Sébastien Lecornu tout à l'heure. Jean Lazérovitch, le premier adjoint au maire du Porsche. On demande clairement, pas des reports de charges, mais des exonérations.

Et puis un fonds d'aide spécifique pour que le tissu économique puisse renaître de ses cendres, si je peux dire ainsi. Voilà, qu'il n'y ait pas un écoulement du tissu économique. Donc voilà, des aides de l'État. Des habitants qui commencent à arriver derrière les barrières. Ils sont pour la plupart même habillés en noir, couleur du deuil et du charbon.

2:16
Invité

Alexandre Thibault au Porsche pour RMC.

2:18
Présentateur

Emmanuel Macron, lui, est au chauvet des maires du Var, département aussi durement touché par les incendies. Avant la traditionnelle cérémonie de la libération de Bormes-les-Mimosas, le chef de l'État s'entretiendra avec plusieurs élus qui comptent bien lui dire leurs inquiétudes, notamment pour le secteur viticole. A Corrance, les vignes n'ont pas été épargnées, y compris celles de l'ancien maire du village qui a rencontré Charlotte Guerre pour RMC. Le domaine de Michael Light s'est entouré de forêts noircies par la cendre. Certaines de ces vignes sont marrons. Elles n'ont pas du tout brûlé, elles ont cessé à la soleur.

2:49
Invité

Ça a été un incendie très violent avec des flammes énormes qui avançaient très très vite.

2:54
Présentateur

Il ne saura qu'au printemps prochain si elles sont définitivement mortes et s'il faut en replanter de nouvelles, des opérations qui représentent un coût d'exploitation considérable.

3:03
Invité

Replanter une vigne jusqu'au moment où elle produit, du moment où on l'arrache jusqu'au moment où on le produit, ça coûte 50-60 000 euros l'hectare.

3:11
Présentateur

Autre inquiétude, le risque de retrouver un goût de fumée dans le vin, une réaction chimique qui peut toucher davantage les vins rouges. Michael Light s'a donc fait un choix radical. Nous on a décidé de ne pas faire de rouge pour ne pas prendre de risques. On peut assister à des goûts de fumée qui apparaissent 18 mois plus tard. Le viticulteur ne compte pas sur des aides financières immédiates de la part du gouvernement. Il estime que les petits producteurs autour de lui en ont davantage besoin, mais il attend des mesures de long terme.

Penser cette forêt différemment dans l'avenir, faire des pistages, des amandiers, des oliviers dans les coulines et qui formeraient des pare-feux pour l'avenir. L'incendie du Gros-Bessillon qui a parcouru plus de 6 000 hectares a touché près de 40 exploitations agricoles.

3:48
Invité

Dans les Landes, l'incendie qui s'est déclaré en fin de semaine dernière n'est pas encore fixé. Il est toutefois moins intense, dit le préfet qui parle même d'une amorce de retour à la vie normale. Une partie des évacués autorisées à rentrer chez eux hier soir. Une pénurie de carburant dans le Grand Est.

4:04
Présentateur

14% des stations-services de la région en difficulté selon les chiffres du gouvernement. Et cela n'a rien à voir avec la crise au Moyen-Orient. Lou Garnier, c'est à cause de la sécheresse. C'est la galère, on n'a plus rien, me confie une employée d'une station-service située au sud de Strasbourg. La station est complètement à sec depuis plusieurs jours. Il me reste un peu de sans-plomb 95, mais pour combien de temps ? S'inquiète un autre employé, 70% des stations alsaciennes sont alimentées grâce aux frais de fluvial. Et avec la sécheresse, le niveau d'eau du Rhin est historiquement bas. Selon Jean-Laurent Kisler, il travaille chez Voix Navigables de France en Alsace.

Il y a notamment un point où aujourd'hui il n'y a plus qu'un mètre dix. Donc ça limite très sévèrement la capacité de chargement des bateaux, puisqu'ils sont à moins de 20% de capacité de chargement. On voit passer dix fois moins de trafic journalier qu'à l'habituel. La situation se dégrade depuis début juillet sans fin. Il faut qu'il pleuve. Autre facteur aggravant selon lui, la période estivale. Avec Le Monde sur les routes, la demande en carburant augmente.

5:04
Invité

Une personne portée disparue dans la baie de Cannes, dans les Alpes-Maritimes, recherchée par les secours après une collision cette nuit entre deux bateaux de plaisance.

5:12
Présentateur

Ça s'est passé au large de Théoul-sur-Mer. Dix blessés en urgence absolue, ils ont été pris en charge par les secours. Des Français sûrement nombreux à croiser les doigts aujourd'hui pour espérer ne pas avoir leurs données volées dans la cyberattaque contre le site des impôts. C'est à partir d'aujourd'hui que les contribuables concernés seront contactés. 678 000 au total. Le gouvernement s'est réuni en cellule de crise pour piloter Romieux l'opération présidée par Sébastien Lecornu à son retour de Gironde. Car les conséquences pour les usagers peuvent être lourdes, explique Damien Bancal, spécialiste en cyberintelligence. Ce piratage informatique est assez spécifique. Pourquoi ?

Parce que d'abord, nous avons une personne qui avait réussi à infiltrer un outil et surtout un employé de ce qui semble être quelqu'un travaillant pour le ministère des Finances. Il n'a pas impacté, sans être péjoratif, la petite boutique du coin, l'association, que sais-je encore. Non, il a quand même attaqué ce qu'on peut considérer comme être le château fort d'un gouvernement. C'est tout ce qui tourne autour du fisc, des impôts, de l'argent. Ça peut être utilisé dans l'usurpation d'identité par un coup de téléphone, par un e-mail, un courrier électronique, se faisant passer par exemple pour le fisc.

Un autre épineux dossier sur la table du gouvernement, la désindexation des retraites les plus élevées. C'est l'une des pistes du ministère de l'Économie pour son prochain budget, décorréler ses pensions de l'inflation.

6:27
Invité

Très mauvaise idée, répond l'ancien commissaire européen Thierry Breton, dont le nom circule pour la présidentielle. Romain Cluzel, service politique d'RMC, ce n'est qu'une piste pour l'instant, mais les partis réagissent déjà beaucoup. Et l'opposition la plus ferme vient de LR, du RN et de LFI. Tous refusent de faire payer la facture aux retraités. Sur notre antenne, le député insoumis Éric Coquerel estime que désindexer certaines retraites est une recette stupide qui ne règle rien. Les retraités ne sont pas une variable d'ajustement budgétaire, ajoute la députée RN Edwige Diaz. Au sein du Bloc Central, les positions sont partagées.

Une telle mesure permettrait des économies très importantes, mais le prix politique à payer est énorme à quelques mois de la présidentielle. Un proche d'Edouard Philippe prévient, une désindexation des retraites les plus hautes, pourquoi pas ? Mais tout dépendra du seuil fixé pour déterminer si un retraité est aisé ou non. Une telle piste a déjà été évoquée lors des débats budgétaires précédents, mais faute de consensus, elle n'a jamais été retenue.

7:22
Présentateur

Et on en parle avec Jérôme Guedge, député socialiste, qui soutient le partage de l'effort, en tout cas pour les retraités les plus aisés. On en parlera aussi avec Jérôme de Manos, que lui qui n'est pas Jérôme Guedge, mais qui sera au 32 16 juste après ce journal. Une rentrée encore plus chère pour les étudiants. Ils seront de retour sur les bancs de la fac ou de leur école dans quelques semaines. Et chaque mois leur coûtera désormais en moyenne 74 euros de plus que l'an dernier. Selon l'enquête du syndicat étudiant UNEF, qu'RMC vous dévoile ce matin, plus 1,66% par rapport à l'an dernier.

7:54
Invité

Ce qui plonge un peu plus les étudiants dans la précarité, dénonce Manon Moret. Elle est secrétaire générale du syndicat étudiant. Quand on est étudiant, on doit malheureusement devoir renoncer à certains besoins, qui sont les soins, qui sont l'alimentation. De devoir travailler à côté des études, de devoir faire des choix entre un paquet de pâtes, un paquet de tampons. Et tous ces renoncements, en fait, ces quotidiens dans la vie d'un étudiant, c'est une norme qui s'est installée. On considère qu'aujourd'hui, quand on est étudiant, c'est normal d'être précaire, c'est normal de travailler à côté de ses études. Depuis 10 ans, c'est plus de 35% du coût de la vie étudiante qui a augmenté.

Donc oui, effectivement, quand on entend des fois dire que quand on est étudiant, on mange des pâtes et c'est normal, en fait, non, ce n'est pas normal.

8:31
Présentateur

L'émissaire américain de Donald Trump, Jared Kushner, en Israël, aujourd'hui pour rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahou,

8:38
Invité

pour tenter de faire avancer le plan de paix américain après une rencontre hier en Égypte avec les représentants du Hamas.

8:45
Présentateur

Le football à présent avec une sacrée surprise pour le Paris Saint-Germain hier soir.

8:48
Invité

Il a perdu son titre et c'est plutôt rare en ce moment pour les Parisiens.

8:51
Présentateur

Ils n'ont pas réussi à conserver leur trophée des champions, renversé hier par le RC Lens, qui soulève donc cette coupe pour la première fois, malgré l'infériorité numérique.

9:00
Invité

Arthur Perrault, c'est un premier coup d'arrêt pour les Parisiens.

9:03
Présentateur

Oui, Paris démarre cette nouvelle saison en France par une première alerte, une défaite à Lens, après une performance très mitigée. 21 tirs au total, seulement 6 cadrés et aucun but des joueurs cadres, comme les attaquants Ousmane Dembélé et Désiré Douai empruntés physiquement. La faute à une préparation tronquée après la Coupe du Monde avec l'équipe de France. Seulement deux jours d'entraînement, ce qui n'a pourtant pas empêché Paris de remporter la Super Coupe d'Europe mercredi dernier. Cette fois, l'entraîneur parisien Luis Enrique ne soulèvera pas son 13e trophée depuis son arrivée en 2023.

Le Paris Saint-Germain doit tourner la page, et vite avant le retour de la Ligue 1 dimanche soir, contre Rennes au Parc des Princes. Pour briller de nouveau, le champion d'Europe va pouvoir compter sur ses dernières recrues stars, dont Ferran Torres, l'attaquant fraîchement sacré champion du monde avec l'Espagne.

9:48
Invité

Arthur Perrault, et puis on vous parlait de ce feu dans les Landes. Eh bien, on apprend qu'il est désormais fixé. 250 personnes vont pouvoir, à leur tour, regagner leur domicile. 350 pompiers restent mobilisés sur place.

10:01
Présentateur

Et alors qu'à la une, je vous le rappelle, le déplacement de Sébastien Lecornu en Gironde, aujourd'hui, répondre à ces feux de l'été, ça fait partie des sujets qu'on vous soumet ce matin. Vos réactions au 3216, comme cet autre débat, celui de la désindexation des pensions de retraite pour faire des économies, des pensions des plus aisées. En tout cas, cette piste-là est sur la table. Jérôme est en ligne avec nous depuis les Alpes-de-Haute-Provence. Bonjour Jérôme. Bonjour. Vous êtes directeur de travaux, et pour vous, oui, il faudrait geler les pensions des retraités les plus aisées. À partir de combien ?

10:34
Invité

Moi, j'irais même plus loin. Aujourd'hui, je pense qu'on pourrait bloquer toutes les retraites sur la base de 3 000 euros par personne. Ces gens-là, généralement, ont pu se faire un capital. C'est aussi ces gens-là qui, aujourd'hui, continuent d'investir, notamment pour se faire des compléments en achetant des appartements et des choses comme ça. Donc, aujourd'hui, à 3 000 euros, normalement, vous avez pu vous faire un capital.

10:58
Présentateur

Alors, Jérôme, sauf que si vous avez bien écouté, Pierre Rondeau, plus de 3 000 euros de retraite, ça représente... 8 % des retraités. 8 % des retraités. Ce n'est pas énorme non plus, Jérôme.

11:08
Invité

Là où Jérôme a raison, c'est qu'effectivement, les retraités aisés ont le taux d'épargne le plus important de toute la zone euro. On est à 22 % de taux d'épargne. On entend les gens dire, oui, mais ça nous permet d'aider nos petits-enfants et ces choses-là. Ce n'est pas le rôle, forcément, d'une retraite de grands-parents. Aider les petits-enfants, ce serait mieux qu'ils aient moins et que cet argent aille dans la communauté, plutôt que, justement, d'aider encore des gens qui sont dans le même mouvement social, on va dire.

11:36
Présentateur

En tout cas, ce sera un des débats de la rentrée, à non point douté, puisqu'il va falloir trouver des économies dans ce prochain budget, qui sera le dernier budget de l'ère Macron, si j'ose dire, et toucher ainsi aux retraites et mettre comme ça... Ce n'est pas les retraites au sens réforme des retraites, c'est le niveau des pensions. Mettre ça sur le débat en ce moment, vous allez voir que c'est forcément explosif. On en parle avec le candidat issu du Parti Socialiste, Jérôme Gage, à 8h40 tout à l'heure. Merci, Jérôme, d'avoir composé le 32-16 ce matin. Il est 8h13.

12:06
Invité

RMC jusqu'à 9h.

12:09
Présentateur

Apolline Matin. Elle devait entrer en vigueur à la rentrée. Le Conseil constitutionnel en a décidé autrement. Censure de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Disproportionnée. Mais atteinte à la liberté d'expression, je sais, filet sage, pour les familles qui se sont battues au quotidien pour cette loi, c'est un terrible ascenseur émotionnel. Ça, c'est ce que nous dira Stéphanie Mistre, membre du collectif Algos Victima. A tout de suite sur RMC et RMC Story. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

12:40
Invité

Mathieu Béliard.

12:40
Présentateur

Il est 8h15, vous êtes sur RMC et RMC Story. L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Mesure phare de la fin du mandat d'Emmanuel Macron. Eh bien, le Conseil constitutionnel dit non. Les sages estiment qu'il s'agissait d'une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression. Après cette annonce vendredi, le chef de l'État a immédiatement demandé à Sébastien Lecornu une nouvelle rédaction juridiquement robuste. Je reprends la citation. Bonjour Stéphanie Mistre.

13:06
Invité

Bonjour. Je vous remercie.

13:07
Présentateur

Merci à vous, surtout, de nous répondre ce matin. Vous êtes membre, je le disais, du collectif Algos Victima, la maman de Marie qui s'est donnée la mort en 2021. Elle avait 15 ans. Vous étiez retournée contre TikTok pour provocation au suicide, notamment. Avec cette décision, est-ce que le Conseil constitutionnel met en danger la vie des enfants et des ados ?

13:28
Invité

Écoutez, moi, je trouve que la décision est lourde dans le sens où, là, pour moi, il y a quand même la protection de nos enfants qui est en jeu. Et là, pour le coup, je ne comprends pas, effectivement, cette ascenseur émotionnelle qui fait qu'on vote une loi à la majorité et que deux mois après, un mois après, même pas, excusez-moi, on nous dit que c'est anticonstitutionnel.

13:57
Présentateur

Cet ascenseur émotionnel, oui, les sages disent que la loi était trop large, qu'elle visait des services dont les risques ne sont pas établis. Est-ce que vous entendez cet argument juridique ou est-ce que vous les trouvez complètement déconnectés ?

14:09
Invité

Alors, véritablement, j'entends qu'effectivement, s'il y avait des plateformes ou des réseaux éducatifs, effectivement, nos enfants ont besoin d'éducation. Mais après, j'ai envie de dire, ok, peut-être que c'était trop large. Mais pourquoi ne pas resserrer aux trois réseaux sociaux qui sont visés ? En l'occurrence, il y a quand même 70% de nos enfants qui regardent TikTok. Il y a eu une augmentation du temps d'écran qui est passé en quatre ans de 1h30 à 4h pour nos enfants. Donc, il y a une urgence de prendre une décision.

14:44
Présentateur

Cela dit, le texte, je reprends Stéphanie Mies, vous, vous le savez, mais je le dis pour nos auditeurs. Le texte qui avait été voté au Sénat, lui, il prévoyait un système à deux vitesses avec une liste noire des plateformes frappées d'une interdiction totale sous les 15 ans et d'autres sites qui seraient accessibles sur un accord parental. On aurait pu le voir venir, finalement, le coup d'arrêt du Conseil constitutionnel.

15:09
Invité

Oui, effectivement. Mais disons qu'avec tout ce qui s'est passé pendant cette année, la loi, en fait, le but de cette loi, c'était de protéger les mineurs. Et je pense qu'il faut rester peut-être ciblé sur les plateformes vraiment comme TikTok, Insta et YouTube et vraiment leur imposer une restriction au niveau de leur algorithme et de la diffusion de leur contenu. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'en fait, on devrait renégocier cette loi pour des réseaux bien précis pour protéger nos enfants.

Parce que l'urgence de cette loi, c'était de protéger au plus vite nos enfants parce qu'on se rend compte qu'après deux commissions d'enquête, rapport d'amnestie ainsi que de l'ANSES, qui est de l'Agence Nationale de la Santé, qu'il y a un réel impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique de nos enfants. Il y a une intrusion dans la vie privée et moi, quand on parle de liberté d'expression des enfants, j'ai envie de dire que TikTok, en fait, est un éditeur de contenu. Nos enfants n'ont aucun choix au niveau, par exemple, de TikTok, puisque c'est TikTok que j'attaque moi depuis cinq ans et que je ne connais pas le mécanisme de l'alcoolisme.

16:27
Présentateur

Très clairement, Stéphanie Mistre, c'est peut-être la plateforme qui se retrouverait en haut de cette liste noire qu'on évoque. Il y a une urgence de santé mentale et de santé physique de nos enfants. Vous avez le sentiment que ce sentiment d'urgence n'est pas partagé, Stéphanie Mistre ?

16:42
Invité

Non, non, non, non. En fait, je n'ai pas l'impression que nos sages prennent en compte l'urgence, justement, du mal-être que peut provoquer, en fait, l'algorithme et TikTok sur la santé mentale et physique de nos enfants. Il y a intrusion dans la vie privée avec l'algorithme, donc ce qui est interdit. Clairement, TikTok bafoue la loi française, ce que je ne comprends pas.

C'est-à-dire que TikTok peut se permettre de bannir, mais moi, j'ai envie de dire que j'aimerais bien que le gouvernement, au cas où, parce que je trouve ça très compliqué, mais en même temps, il y a un moment, si on touche à la santé mentale et physique de nos enfants, si on ne respecte pas la loi française, pourquoi ne pas interdire ou simplement utiliser leurs propres termes, bannir TikTok de notre paysage français ? Il n'y a pas de respect. La Constitution nous dit qu'il y a une atteinte à la liberté d'expression.

Mais j'ai envie de vous dire que dans tout ça, nos enfants ne sont pas protégés et qu'on se doit quand même, en tant qu'adultes citoyens, on a quand même signé une convention internationale.

17:54
Présentateur

Alors Stéphanie Mistre, justement, en tant qu'adulte, en tant que qui, quelque part ? Moi, j'ai le sentiment, et vous allez me dire si on est dans le vrai, que cette loi, elle devait aider les parents. On a le sentiment, quand on les écoute, que ces parents sont démunis face à ces plateformes.

18:10
Invité

Mais tous les parents sont démunis parce qu'il y a quelque chose que je crois que notre gouvernement ne comprend pas. C'est que les parents, on n'est pas du tout de la même génération, qu'on n'a pas du tout cette appétence pour les réseaux. Et à côté de ça, on a des enfants qui arrivent à détourner le système. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun enfant qui est véritablement protégé par un contrôle parental. J'ai passé à peu près une 20 heures d'heure avec Apple au téléphone. Le système de protection de nos enfants sur les réseaux n'est absolument pas mis en place.

C'est-à-dire qu'on les laisse en pâture à des prédateurs qui sont TikTok, par exemple, et qui sont des sociétés qui sont là pour faire du profit, du bénéfice au détriment de la santé mentale de nos enfants. Et ils ne sont pas protégés. On a alerté l'ARCOM là-dessus.

19:01
Présentateur

Il y a aussi eu beaucoup de réactions politiques, évidemment, après cette censure. Je le disais, Emmanuel Macron demande un nouveau texte juridiquement robuste. On verra s'il a le temps de le faire voter. En campagne, lui, Gabriel Attal promet un référendum. C'est quelque chose que vous appelez de vos voeux, un référendum sur ce sujet ?

19:18
Invité

Pourquoi pas ? Pourquoi pas demander l'avis aux Français ? Mais est-ce que, moi je vois, avec Algos Victima, ça fait cinq ans depuis le départ de Marie qu'on parle sur les réseaux. Alors ça avance, même au niveau international. Mais est-ce que vraiment tous les Français sont au courant de ce qui se passe sur les réseaux pour pouvoir voter correctement sur un référendum ? Moi, j'ai envie de dire que nos têtes pensantes, notre gouvernement, il y a quand même des obligations. Je me permets de revenir sur la Convention des droits de l'enfant. TikTok bafoue la Convention des droits de l'enfant que nous avons signée.

C'est-à-dire qu'il y a un moment, il y a l'intérêt supérieur de l'enfant qui est en jeu. Et là, on l'oublie. Il y a quand même, on oublie cette responsabilité d'intérêt supérieur de l'enfant qui tient droit à la protection contre la violence.

20:04
Présentateur

On oublie l'intérêt supérieur de l'enfant, Stéphanie Mistre. Merci beaucoup, membre du collectif Algos Victima. Vous êtes la mère de Marie qui s'est suicidée en 2021 à l'âge de 15 ans. Merci d'avoir pris quelques minutes ce matin pour expliquer aussi ce que vous ressentez tout simplement après cette censure du Conseil constitutionnel. Je vais rappeler aussi, parce que c'est important de le faire, qu'il existe un numéro, le 3114, numéro national de prévention du suicide. C'est gratuit et c'est 24 heures sur 24. Il est 8h23. Vous êtes sur RMC. L'écho avec Pierre Rondeau.

Pierre, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a perçu plus d'un million d'euros de droits d'auteur en deux ans.

20:45
Invité

Oui, alors que les ventes de livres ont chuté de 6% lors du premier semestre 2026, alors qu'en 2025, il y a eu plus de fermetures que d'ouvertures de librairies en France, alors que des groupes phares comme Gibert ou les Fureys du Nord ont été placés en redressement judiciaire. Jordan Bardella semble contredire la tendance et connaît depuis deux ans un immense succès d'édition. Au total, le natif de Drancy accumule 1 035 178 euros de droits d'auteur pour ses deux livres « Ce que je cherche et ce que veulent les Français ».

21:16
Présentateur

Alors, avec autant d'argent, il a dû vendre énormément d'exemplaires.

21:18
Invité

Dans le détail, 320 000 exemplaires vendus d'après les dernières estimations. Sur la rémunération en droits d'auteur, avec ses chiffres révélés dans la déclaration d'intérêt de Jordan Bardella à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique, nous serons sur un taux de 14%, autrement dit, 14% touchés par livre vendu, soit environ 3,20 euros par livre. Ça, c'est précis. C'est un très précis. C'est un taux particulièrement éluvé et avantageux pour l'auteur. En temps normal, le taux droit d'auteur plafonne à 8 euros et monte parfois à 10%.

Mais la maison d'édition a très certainement pari sur un succès avec ses deux livres, deux livres publiés en un an par la personnalité politique préférée des Français.

21:58
Présentateur

Alors, à titre de comparaison, ça se vend bien les livres écrits par les politiques ?

22:02
Invité

Alors, si on met de côté le livre de Nicolas Sarkozy, qui faisait suite à son incarcération ou forcément d'actualité vendu à plus de 250 000 exemplaires, les livres écrits par les politiques sont souvent des échecs commerciaux. Le secteur est extrêmement inégalitaire avec, d'un côté, les blockbusters comme Bardella à Sarkozy à droite ou Mélenchon ou Hollande à gauche, qui dépassent toujours les 100 000 exemplaires vendus. Puis, d'un autre côté, les flops très, très nombreux. Selon Edistat, le site de statistique des ventes de livres en France, les ventes moyennes dans la catégorie livres politiques sont entre 1 500 et 3 000 exemplaires.

Et on est loin des 429 exemplaires de « Sa façon d'être moi » de Marlène Schiappa, des 1 037 exemplaires de « École ouverte » de Jean-Michel Blanquer ou des 1 233 exemplaires de « Ce qui nous porte » de Sandrine Rousseau.

22:50
Présentateur

Oui, il y a toujours des… Il y a de tout, quoi. Il y a des blockbusters et il y a des films d'auteurs. Merci beaucoup. Un mot, quand même, des prix des carburants, on continue

22:58
Invité

de surveiller. Tout augmente, tout augmente. C'est merveilleux, magnifique. Le litre de 100.95 à 2,013, le gazole à 2,212 euros. On était à 2,195 vendredi dernier. Le baril de pétrole, lui aussi, augmente à 88,73 dollars. Et le gaz, 61,424 euros.

23:14
Présentateur

Bon, du coup, on a envie de se détendre un petit peu, Pierre Rondeau, et c'est ce qu'on va faire. Il a pris quelques jours de vacances, mais il nous a laissé son meilleur, Arnaud Demanche. Tout le monde sauf Géraldine Demory. Notre Miss Météo qui fait n'importe quoi ! On a perdu 15 degrés en une semaine, Géraldine.

23:34
Invité

Il faisait trop chaud.

23:35
Présentateur

Vous êtes bourré, c'est ça ? Vous jouez avec le thermostat, c'est Philippe Catherine. Et je coupe le chaud. Et je remets le chaud. Alors, tout le monde se pose la même question à la maison. Pourquoi j'ai acheté un climatiseur énorme qui prend la moitié de ma chambre, alors que j'ai nulle part où le ranger le reste du temps ? Ça s'enlevait. Ça ne s'enlevait plus. Je l'ai fait, je l'ai fait.

23:59
Invité

Bien fait, le business a publié un article. Faut-il investir dans une vache ?

24:03
Présentateur

Oui, Apolline. Voilà une bonne question que vous pourrez poser à Bruno Le Maire dans un instant. Oui, vache ou pas vache. Alors, le site MyMarguerite propose à des épargnants d'investir dans des vaches laitières et ça rapporte 5,89% d'intérêt. C'est ce qu'on appelle une vache à lait. Alors, le prix d'une bête, c'est actuellement 2316 euros. Et voyons ce qu'on en dit à BFM Business, où on retrouve Edwige Chevrillon et Emmanuel Le Chypre. Boky et Boky, un bonjour. Aujourd'hui, nous allons parler investissement, Crévin Lieux. Car les vaches, n'est-ce pas, Emmanuel Le Chypre ? Tout à fait, Edwige. Alors, est-ce un bon placement ? Mais oui, c'est un bon placement, Chouminou. Et tu sais quoi ?

Chouminou. Je l'ai fait, Crévin Lieux. J'ai investi dans une vache. Tu te rends compte ? C'est quasiment 6% de rendement. Avec cet investissement, on pourra enfin se... Emmanuel ? Emmanuel, c'est quoi cette tâche sur ta cravate ? C'est rien, moumoune. Ne me dis pas que t'as déjà mangé ma vache. Arnaud Demanche, qu'on va retrouver à la rentrée, mais vous retrouvez absolument quand vous le souhaitez en podcast sur l'application RMC. Bien entendu, déjà 8h28 dans un instant, la météo et le journal. Et puis, faut-il geler les pensions de retraite les plus élevées ? La réponse d'un candidat socialiste à la présidentielle, c'est Jérôme Gage, notre invité, à 8h45 sur RMC et RMC Story. Il est 8h30.

25:40
Invité

RMC, Apolline Matin.

25:44
Présentateur

Et c'est l'heure d'un nouveau journal avec Grégoire Morelli. Bonjour Grégoire. Bonjour Mathieu, bonjour à toutes et à tous. Annulation de vols et touristes bloqués après la grève chez EasyJet. On parlera aussi de la visite de Sébastien Lecornu en Gironde, le Premier ministre attendu pour lancer la reconstruction dans les zones sinistrées. Et puis, en tennis de table, Félix Lebrun remporte le Grand Smash d'Europe, l'équivalent d'un tournoi du Grand Chelème au tennis. Des vacanciers bloqués à l'étranger. Conséquence de la grève chez EasyJet.

Une centaine de vols de la compagnie annulés après la mobilisation de 68% du personnel navigant qui dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, Romain Oug. Dans les aéroports français, ce week-end, personne, ou presque, au guichet d'enregistrement d'EasyJet. Et pour cause, avec cette grève très suivie par le personnel navigant, la compagnie a dû annuler une centaine de vols. Et certains vacanciers se retrouvent coincés à l'étranger, comme cette assistante dentaire bloquée à Ténérife. J'étais censée reprendre lundi. Malheureusement, mon employeur se retrouve bien embêté par la situation parce qu'il n'y a personne d'autre.

Je pense que ça va être des jours que je vais devoir attraper. Yannick, lui, gère une entreprise de BTP coincée en Sardaigne. Il ne peut pas rentrer en France avant mercredi. J'ai dû décaler pas mal de rendez-vous avec mes clients.

26:57
Invité

Et après, je fais tout par téléphone avec mes gars.

27:00
Présentateur

En attendant de pouvoir revenir, ils doivent avancer les frais. La facture grimpe vite, comme pour Amélie et sa famille, coincée au Maroc. Au total, cette mésaventure va nous coûter pas loin de 3 000 euros, voire même un peu plus. EasyJet assure avoir proposé des solutions, comme la possibilité d'un transfert gratuit vers un autre vol ou un remboursement. Les précisions de Romain Houg pour RMC. Sébastien Lecornu est en Gironde pour lancer la reconstruction. Une visite du Premier ministre après le mégafeu de juillet, dont les habitants des zones sidistrées attendent beaucoup, notamment dans la commune du Porges, la plus touchée par les flammes.

Alors Sébastien Lecornu devait d'abord se rendre à la mairie, mais finalement, il ira à la caserne des pompiers du Porges. 90 pompiers ont d'ailleurs été blessés dans la lutte contre le feu. Et c'est un témoignage rare que vous propose RMC. Ce matin, notre journaliste Julie Brault a rencontré un soldat du feu de Gironde, mobilisé sur l'incendie de Somos fin juillet. Il a été gravement intoxiqué au monoxyde de carbone. La gorge enrouée, comme souvenir des flammes. Plus vous avancez, plus vous vous rapprochez du diable. Au bout d'un moment, j'ai fait un chaos technique. Pendant une nuit entière, Alain a lutté contre le mégafeu avant de s'effondrer sur le sol.

J'ai passé plusieurs heures à respirer l'air qu'on a besoin pour vivre, mais qui est chargé de tout un tas de saloperies, si je puis dire. Et puis au petit matin, la fatigue, l'accumulation de monoxyde de carbone, mais il a fallu que tout s'arrête. Tout s'arrête, malaise, et puis derrière, évacué.

28:29
Invité

34 ans de carrière et une première hospitalisation d'urgence, placée sous oxygène pendant 6 heures, puis passage obligé aux caissons hyperbars, seul moyen d'éliminer le gaz toxique de son sang.

28:39
Présentateur

C'est que le monoxyde de carbone s'était fixé là où il ne fallait pas, et il fallait le déloger.

28:46
Invité

La saison n'est toujours pas finie. Il faut savoir ménager aussi bien de matériel que les agents.

28:53
Présentateur

Ménager les sapeurs-pompiers, qui continuent pourtant de faire face aux flammes équipées de masques en papier. Qui filtrent jusqu'à un certain point. Et puis il faudrait, vu ce que ça accumule, il faudrait le changer peut-être plus régulièrement qu'on ne le fait.

29:06
Invité

Des équipements plus performants, il y en a sûrement, mais il coûte cher, souffle le sapeur-pompier, avant de reprendre sa garde de nuit.

29:12
Présentateur

Et après 4 jours de mobilisation dans les Landes, les pompiers ont réussi à fixer l'incendie près de Lugon. On l'a appris il y a seulement quelques minutes, cet incendie qui a ravagé 1700 hectares. La secrétaire générale de la préfecture, Stéphanie Monteuil, indique également que la moitié des 650 personnes évacuées peuvent désormais regagner leur maison.

29:33
Invité

Cette nuit, en fait, la situation a évolué de façon plutôt très favorable. Le feu n'a pas progressé. Et on peut donc dire aujourd'hui, ce matin, et c'est la très bonne nouvelle, que le feu est fixé. Le côté positif, effectivement, de ce feu fixé, c'est que cela va permettre le retour à domicile d'une, on va dire, à peu près 250 habitants supplémentaires qui s'ajoutent aux 50 qui ont pu rentrer hier soir à leur domicile. Tout ça, c'est vraiment grâce au travail qui a été fait par à la fois, évidemment, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie, les agriculteurs et les élus, que je remercie une nouvelle fois.

30:08
Présentateur

Une cellule interministérielle prévue cet après-midi pour faire le point après la cyberattaque contre le fisc. Oui, un piratage de données XXL qui concerne 678 000 particuliers et entreprises. Si vous en faites partie, vous devriez être contacté par les impôts aujourd'hui. Les sénateurs socialistes ont demandé ce week-end la mise en place d'une commission d'enquête pour pointer les potentielles défaillances dans cette cyberattaque. Caroline Leronneau, le gouvernement, lui, s'empare du dossier face à l'ampleur de l'incident.

30:35
Invité

Oui, le gouvernement veut désormais reprendre la main. Sébastien Lecornu souhaite s'assurer que tout est prêt avant de prévenir les victimes de cette fuite de données. Alors, le Premier ministre se réunira en visioconférence sécurisée avec les principaux ministères concernés. C'est seulement ensuite que les usagers seront contactés par courrier ou par mail. Une réunion qui doit aussi servir de point d'étape

30:55
Présentateur

sur le plan de sécurisation des administrations, plan lancé en avril, qui prévoit une nouvelle gouvernance numérique de l'État, mais aussi un renforcement des moyens. Car l'idée maintenant est de tirer les leçons de cette attaque. Hier déjà, la Direction Générale des Finances Publiques s'est réunie à Bercy. L'objectif, faire un état des lieux et mieux protéger les données des contribuables. Le Hamas dit avoir demandé au Conseil de la paix de contraindre Israël à accepter le plan de paix pour Gaza selon un communiqué du mouvement islamiste qui intervient après une rencontre en Égypte avec l'émissaire américain et gendre de Donald Trump, Jared Kushner.

Félix Lebrun continue d'écrire l'histoire du tennis de table français. Le plus jeune des frères Lebrun a remporté hier le titre le plus prestigieux de sa carrière, le Grand Smash d'Europe. C'est l'équivalent d'un tournoi du Grand Schlem au tennis. Une belle performance pour le français de 19 ans, Corentin Roland. Les bras levés vers le ciel après la balle de match. Félix Lebrun entre dans la cour des grands et peut enlasser son entraîneur Nathanael Molin. Vainqueur de Tomokazu à Rimoto, il devient à 19 ans le premier pongiste français à remporter un Grand Smash en simple. Le droitier a dominé son adversaire japonais en finale et s'impose 4-7 à 1.

Il triomphe ainsi sur la plus haute catégorie internationale de tennis de table. Félix Lebrun brise aussi un plafond de verre dans sa carrière après une finale et quatre demi-finales de Grand Smash perdus. L'aboutissement d'un week-end parfait puisque la veille de son succès individuel à Malmö en Suède, le Mont-Polyrin a été sacré en double avec son grand frère Alexis. Félix Lebrun grimpe aujourd'hui de la 5e à la 2e place des meilleurs pongistes mondiaux. Et on termine avec le quintet. Oui, ce sera sur l'hippodrome de Clairefontaine d'Auville à 18h30. Voici le pronostic de RMC. Le favori, c'est le 3, Rock'n'Roll. L'Outsider, c'est le 5. Pink, persévérance, le 3, le 5.

Merci beaucoup Grégoire. C'était le journal, il est 8h37. Et dans un instant, le choix de la rédaction avec cette enquête de l'UNEF, le syndicat étudiant qu'RMC vous dévoile ce matin. 1300 euros. C'est le reste à charge chaque mois pour les étudiants cette année. Un reste à charge en hausse par rapport à 2025 et qui dépasse le seuil de pauvreté. Puis à 8h45, l'invité d'RMC, c'est Jérôme Guège, député socialiste, candidat à l'élection présidentielle. Le gouvernement cherche 35 milliards pour le prochain budget. Il envisage de désindexer les pensions de retraite les plus élevées. S'il est élu président, que ferait Jérôme Guège ? Il nous répond dans un instant sur RMC et RMC Story.

A tout de suite. RMC, Apolline Matin. Il est 8h38 sur RMC et RMC Story. Le choix de la rédaction, c'est l'enquête de l'UNEF. Le syndicat étudiant qu'RMC vous dévoile ce matin. 1300 euros. Ça, c'est le reste à charge mensuelle pour les étudiants en 2026. Un chiffre en hausse par rapport à 2025. Une augmentation qui a des conséquences concrètes, très concrètes pour les étudiants à quelques semaines de la rentrée universitaire. C'est le logement qui représente la première dépense pour les étudiants. Il augmente cette année de 1% dans les résidences universitaires et plus de 2,8% dans le parc privé. Julie, étudiante à Nancy, l'a bien constaté. Je suis en colocation.

33:51
Invité

Quand je suis arrivée, du coup, il y a 3 ans, le loyer était à 660 euros. Maintenant, à 2, on est aux alentours de 710. Au loyer se rajoute le prix des transports et la hausse des coûts de l'alimentation. Dans les courses, on se dirige peut-être de plus en plus vers les sous-marques. Il faut réussir à garder les mêmes prix, le même budget. Des choix dans l'alimentation qu'a dû faire Inès l'année dernière. Je comptais tous les euros, le grammage prix pour que ça me chaîne sur la semaine. De octobre à décembre 2025, le soir, je ne mangeais pas parce que je rationnais. Cette étudiante infirmière a perdu son statut de boursière en changeant d'études.

Aujourd'hui, ses parents l'aident à payer son loyer, mais pour le reste, elle doit compter sur ses économies. La fac, déjà, elle est prenante psychologiquement et émotionnellement. Des fois, on a juste envie de souffler, mais on sait qu'on ne peut pas souffler parce qu'en fait, on a besoin d'argent. Là, par exemple, actuellement, je travaille 50-60 heures par semaine. Je fais des vacations infirmières et je suis épuisée. Je n'ai pas vu ma famille de tout l'été. Parce que je travaille, j'ai besoin de d'argent, malheureusement.

34:45
Présentateur

Émilie, 19 ans, elle va commencer sa première année post-bac dans des études de graphisme à Paris. Et après réflexion, elle s'est aussi décidée à travailler à côté. En tant que vendeuse, je suis assez obligée pour pouvoir vivre, tout simplement. Elle gagnera 1 000 euros par mois. Pas assez pour prendre un appartement. Elle reste donc chez ses parents et devra chaque jour faire 3 heures de transport en commun pour aller étudier et travailler. Oui, ça va faire beaucoup. Ça va être assez fatigant. Mais je n'ai pas trop de choix parce que ça coûte cher, la vie. Donc, il faut réussir à tenir le coup pour pouvoir réussir plus tard.

Des conditions qui peuvent rendre le suivi des études plus compliqué. On sait aujourd'hui que le salariat étudiant, c'est la première cause d'échec à l'université. Alice Debrito est vice-présidente du syndicat étudiant l'UNEF. Dans leur dernière étude, il relève que le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 35% en 10 ans.

35:32
Invité

C'est un chiffre qui est énorme et qui, du coup, montre bien aussi l'échec d'Emmanuel Macron pendant ses deux mandats à réussir à faire baisser la précarité étudiante. Depuis 2017, on nous promet 60 000 logements crousses. On nous les a promis avant 2022. Actuellement, on est dans sa dernière année de mandat.

35:47
Présentateur

Il n'y a que 15% de ces logements qui ont été construits. Et elle s'inquiète d'une éventuelle augmentation généralisée des frais d'inscription. Une mesure préconisée dans le rapport des assises du financement des universités. Merci, Anna Jojard. Je voudrais accueillir Nadine, à présent, dans les Pyrénées-Orientales au 32-16. Bonjour, Nadine.

36:04
Invité

Oui, bonjour.

36:05
Présentateur

Nadine, c'est le sujet qui vous a indigné ce matin. Ces chiffres qu'on révèle de l'UNEF, le reste à charge des étudiants supérieurs au seuil de pauvreté. Les étudiants qui, pour aller dans l'ordre des priorités pour se payer un logement, se privent d'alimentation ou de soins, par exemple.

36:21
Invité

Ah oui, je suis en colère parce que cette société, je ne comprends pas. Les jeunes, c'est l'avenir.

36:29
Présentateur

C'est l'avenir pour la société. Quand je vois comment on maltraite les jeunes. En plus, j'ai fait le parallèle. Moi, je suis retraitée, donc j'ai 64 ans. J'ai fait le parallèle avec ce qu'ils veulent supprimer encore ou nous faire payer encore un peu plus. On maltraite les jeunes, on maltraite les anciens. Vous ne vous dites pas, Nadine. C'est presque un cas d'école, votre appel ce matin. Vous avez des enfants étudiants, peut-être ?

36:53
Invité

Oui, moi, j'ai de la famille. Mes enfants ne sont plus étudiants. J'ai un petit-fils qui, dans quelques années, va l'être.

36:58
Présentateur

Est-ce que vous vous trouvez convenable, pour ne pas dire juste, pas juste, ça c'est des grands mots, mais est-ce que vous vous trouvez convenable qu'on demande aux pensionnés les plus aisés un gel de l'indexation de la pension ? Non, je ne trouve pas normal.

37:15
Invité

Les gens ont travaillé toute leur vie pour avoir une retraite. On a travaillé entre 42 et 44 ans. Moi, je travaillais 44 ans. Non. À un moment donné, ça suffit. On trouve 17 milliards pour l'Ukraine.

37:26
Présentateur

On trouve, combien, 40 milliards pour l'armement ? Mais attendez, moi, je n'ai pas fait des enfants, d'abord, pour qu'ils aillent à la guerre, déjà. Alors moi, le réarmement de M. Macron, qui n'a pas fait d'enfants, lui, il va en parler. Alors nous, qui avons travaillé, qui avons cotisé, etc.

37:42
Invité

Alors il n'y a plus d'argent pour ça, il n'y a plus d'argent pour l'hôpital. Les services publics, c'est une catastrophe.

37:47
Présentateur

Moi, j'ai passé 15 heures à l'hôpital public. On m'a laissé sortir à 6 heures du matin en me disant, bon, prenez le bus, ça va aller. Il n'y a plus rien qui marche en France. Et par contre, moi, je paye toujours des impôts.

37:58
Invité

Et maintenant, on va me dire, alors que j'ai déjà rempli les caisses, on va me dire, ah ben non, pour encore... Tu sais combien de pensions, Nadine ? Moi, je... C'est pas indiscret. 2 650 euros de retraite.

38:08
Présentateur

2 650. Alors pour l'instant, on parlait des plus de 3 000 euros, mais pour l'instant, il n'y a rien d'acté du tout. Mais vous, vous dites non. Non. Non pour la désindexation des pensions. Et oui, en revanche, pour venir en aide, comme le demandait la représentante de l'UNEF, qui était avec nous à 7h10 tout à l'heure. Oui, pour venir en aide aux étudiants. Cette indignation que vous avez partagée sur RMC. Je vous en remercie, Nadine. Je vous en prie. Merci de votre appel depuis les Pyrénées-Orientales. Il est 8h44. Des milliards d'euros à économiser. Et déjà un débat brûlant pour la rentrée. On en parlait avec Nadine. Faut-il demander aux retraités de mettre la main à la poche ?

Les retraites, c'est un quart de la dépense publique. Mais les retraités, c'est aussi une très grande part des Français qui votent. Et le débat budgétaire va s'inscrire dans le débat présidentiel cette année, bien sûr. Bonjour Jérôme Gage.

38:55
Locuteur

Bonjour Jérôme Gage.

38:55
Présentateur

Bonjour. Vous êtes député socialiste de l'Essonne, candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes aussi en charge du budget de la Sécu pour le groupe PS à l'Assemblée. Alors faut-il bloquer, geler les retraites les plus hautes et ne pas les indexer sur l'inflation ? Je vous pose la question directement.

39:12
Invité

Je trouve hallucinant que le gouvernement ait posé le débat en ces termes au milieu de l'été. C'est-à-dire que si on voulait flinguer le débat, c'était ce qu'il fallait faire. Parce que ça donne l'impression qu'on cible une catégorie de la population, les retraités, en mettant cette interrogation à partir du camp un retraité est aisé, pas aisé. J'entendais les inquiétudes de Nadine à l'instant. Le problème qu'on a, c'est qu'on a une sécurité sociale en France aujourd'hui qui n'a pas assez de recettes.

Donc moi je suis lucide, il y a des économies à faire pour éviter les gaspillages, ne pas rembourser peut-être des médicaments qui ne servent à rien, ne pas rembourser des prescriptions redondantes multipliées par les médecins. C'est ce qu'on appelle la pertinence des soins. Donc ok pour faire des économies, on est des gens sérieux, à condition que ça ne touche pas à l'accès aux soins et aux classes populaires et aux classes moyennes. Le gouvernement, on a oublié, mais pendant l'été, il a aussi annoncé qu'il allait doubler le montant des franchises médicales. Donc tout ça, ce n'est pas la bonne manière d'appréhender les choses. Il faut des recettes pour la sécurité sociale.

Et il faut que tout le monde contribue de manière juste à la sécurité sociale. Et aujourd'hui, ce n'est pas suffisamment le cas.

40:16
Présentateur

En tout cas, j'ai remarqué cette idée, on va détailler ce que vous, vous proposez exactement. Mais cette idée, elle est diversement appréciée par nos auditeurs ce matin sur le WhatsApp RMC, Elise.

40:26
Invité

Et notamment Philippe, qui regrette qu'on tape toujours sur les citoyens retraités, notamment que nos élus nous fassent voir l'exemple qu'ils baissent leur indemnité de 40%. Après, ils toucheront aux citoyens, nous écrit Philippe ce matin. Et puis, on a beaucoup de sceptiques aussi qui doutent de la mise en œuvre d'une telle mesure à quelques mois de l'élection présidentielle. Christian qui nous écrit « Aucune taxe ne touchera les retraités puisqu'ils sont l'électorat qui fait la présidentielle ». Ludo fait un peu d'humour en disant qu'Édouard Philippe, le PR est très chépeur.

40:56
Présentateur

Mais alors, Jérôme Gage, LFI, l'ERN, LR sont tous contre, évidemment, que cette idée serait coûteuse politiquement. Vous vous dites qu'en gros, il faut des recettes et il faudrait demander à tout le monde de participer. Mais vous dites que c'est irresponsable d'avoir mis le sujet sur la table. Je ne comprends pas.

41:13
Invité

Je dis que c'est irresponsable de l'avoir mis en disant que c'est les seuls retraités qui vont régler la crise de la sécurité sociale. Ce n'est pas vrai. Si l'effort doit être juste, alors il doit être partagé. Et moi, alors vous voyez, ce n'est pas très grand public, ce n'est pas très sexy de dire ça. Oui, j'estime que ce n'est pas tabou dans un effort collectif.

D'abord, on va mettre à contribution les entreprises parce que ces dernières années, elles ont doublé le montant des exonérations de cotisations sociales, en mettant à contribution les revenus du capital le plus important, en mettant à contribution l'héritage, en mettant à contribution les grandes entreprises du numérique qui, voyez-vous, avec l'intelligence artificielle, détruisent des emplois, mais ne cotisent pas pour la sécurité sociale.

Et une fois qu'on aura mis à contribution tous ces acteurs, en faisant des économies en même temps, alors oui, je prends le risque, devant votre micro, de dire qu'il n'est pas déraisonnable de poser la question de savoir pourquoi, par exemple, les retraités payent une CSG, je parle des retraités, le tiers des retraités avec les pensions les plus importantes, payent une CSG inférieure à celle des actifs. Je ne trouve pas normal, vous voyez, et Nadine, je suis sûr que son petit-fils, quand il va commencer à travailler au SMIC peut-être, lui, il va payer une CSG de 9,2% dès son premier euro de salaire.

42:29
Présentateur

Elle est autour de 8 pour les prix.

42:32
Invité

Alors qu'un retraité, au-delà de 2500 euros de pension, lui, il ne paye que 8,3% de CSG.

42:40
Présentateur

Jérôme Gage, pardonnez-moi d'être un peu tatillon, mais en fait, on pose la question de la pension des retraités les plus aisés, vous vous dites, si je vous suis bien, il faut augmenter les impôts de tout le monde, puisque vous parlez des exonérations de cotisations, des niches sociales, des revenus qui échappent à l'impôt, des revenus du capital, des revenus du patrimoine, de l'héritage. Vous dites, en fait, il faut augmenter massivement les impôts, Jérôme Gage.

43:04
Invité

Si vous avez bien entendu, je dis, il faut faire des économies sur les dépenses inutiles à l'intérieur de la sécurité sociale, et il y en a, sur les 700 milliards de dépenses de la sécurité sociale, on peut aller chercher 3, 5% de mesures qui ne sont pas tout à fait efficaces. Il y a des médicaments qu'on rembourse, dont on sait qu'ils ont un service médical rendu qui est faible. Et oui, il faut par ailleurs dégager des recettes supplémentaires pour la sécurité sociale, si on veut maintenir le même niveau de remboursement.

Si on veut, par exemple, pour les retraités d'aujourd'hui, qui ont peut-être des parents qui sont en maison de retraite, si on veut améliorer le nombre de personnels dans les EHPAD, tout le monde voit bien qu'il manque du personnel dans les EHPAD. Les personnels soignants, ils sont payés par la sécurité sociale. Si on veut avoir plus d'heures à domicile pour les personnes qui continuent à vieillir chez elles, si on veut, bref, augmenter le champ d'intervention de la sécurité sociale, alors oui, il faut à la fois faire des économies, et il faut dégager des recettes supplémentaires. Et dans les recettes supplémentaires, il faut qu'elles soient réparties de manière équitable.

Parce que sinon, alors, en effet, on aura une baisse du champ d'intervention de la sécurité sociale. On aura des retraites qui vont diminuer, on aura des moindres remboursements à l'hôpital, on aura moins de personnel à l'hôpital, etc. Et je crois que personne ne veut ça. Donc moi, je veux avoir un discours de déni.

44:16
Présentateur

C'est un enjeu de l'élection présidentielle, Jérôme Guedj, ou alors vous dites au gouvernement en sortant, puisqu'ils ne pourront pas se représenter, terminez cette partie du boulot, s'il vous plaît ?

44:28
Invité

Ce sera un enjeu central de l'élection présidentielle, la réforme du financement de la protection sociale. Ça ne peut plus être uniquement le travail qui finance la sécurité sociale. Aujourd'hui, le financement de la sécu, c'est assis presque aux deux tiers sur les revenus du travail. Ce n'est plus possible. Il n'y a pas assez de cotisants, que ce soit pour les retraites ou pour l'assurance maladie. Il faut élargir au revenu du capital, à l'héritage, aux géants du numérique. Et ce faisant, on sauve la sécurité sociale. Parce que, et je tiens à le dire à Nadine, il ne s'agit pas de baisser la pension des retraités et de tous les retraités.

Il s'agit de faire en sorte que l'augmentation annuelle ne soit pas au même niveau que l'inflation. Et vous savez déjà, ça existe. Un tiers des retraites, qui sont les retraites complémentaires versées par l'AGIRC et l'ARCO, et c'est géré par les partenaires sociaux, c'est-à-dire par les syndicats de salariés comme par les syndicats patronaux. Eux, ils décident chaque année du niveau d'augmentation des pensions de retraite et ils ne le font pas au même niveau que l'inflation. Donc, ils n'en perdent pas de retraite. Simplement, ils n'ont pas une augmentation au même niveau que l'inflation.

45:32
Présentateur

Ils perdent du pouvoir d'achat tout de même, puisque l'inflation, ce sont les prix qui augmentent. Mais effectivement, ce n'est pas baisser les pensions de retraite. En tout cas, ce n'est pas ça qui est sur le débat pour l'instant. J'ai deux, trois petites questions politiques à vous poser, Jérôme Gage, mais auparavant, il y a cet autre sujet sur lequel je voulais vous entendre. Il y a une enquête pour provocation publique à la haine ou à la violence qui a été ouverte samedi à la suite de la diffusion d'une vidéo virale montrant une commerçante en Isère qui tient des propos antisémites dans la station iséroise des Deux-Alpes. La communauté juive, vous êtes trop nombreux.

À un moment donné, ça excède les gens, etc. On l'entend clairement, la commerçante a été auditionnée. Des propos fermement condamnés par plusieurs figures politiques ce week-end. Mais pour vous, elle nous dit quoi, cette vidéo du climat, du pays, d'une forme de banalisation aussi de propos extrêmement graves ?

46:18
Invité

Mais vous avez parfaitement raison. Tous propos racistes ou antisémites. Antisémites, il y a une libération de la parole raciste et il y a une libération de la parole antisémite dans ce pays incontestablement. Et s'agissant de l'antisémitisme, on l'a vu notamment, et c'est hallucinant, explosé après le 7 octobre, c'est-à-dire après une attaque antisémite, eh bien on libère la parole antisémite. Mais moi, je mets sur un même plan. Aucune parole, que ce soit contre les musulmans, contre les arabes, contre les juifs, contre quelques catégories de la population, nous sommes une communauté nationale. Et donc, nous devons faire front.

Là où vous avez raison, c'est que cette libération de la parole, et on le voit cette dame là, de manière benoîte, assez évidente, qui dit, bah oui, elle met sur la table les vieux préjugés antisémites qui, depuis des siècles et des millénaires, traversent le pays, la société, vous êtes trop nombreux, il y a trop d'argent, etc. Et donc, moi, je me félicite de la réaction unanime, en tous les cas, je l'espère, de la communauté nationale, qui dit ça, on ne tolère pas, ni racisme, ni antisémitisme dans notre pays.

47:22
Présentateur

Oui, réaction, et moi, unanime, ça c'est clair. L'élection présidentielle, Jérôme Guedj, quelques petites questions. Il y a cette primaire fermée du Parti Socialiste et affilié, pour le dire un peu rapidement. Est-ce que vous en serez déjà ?

47:37
Invité

Écoutez, moi, j'attends de voir les règles définitives de cette primaire. J'ai toujours dit qu'il ne devait y avoir qu'un seul candidat issu de la gauche républicaine. C'est pour ça que moi, je veux porter cette voix. Je suis un laïc, un universaliste, je suis attaqué souvent sur ces questions-là. Je suis attaché à la question sociale. On vient de parler de pouvoir d'achat, de retraite, de services publics. Bref, je veux porter ces combats-là dans cette primaire. Mais il faut d'abord qu'on ait un socle programmatique, c'est-à-dire que tous les candidats s'engagent à respecter un certain nombre de principes, de stratégies électorales, comme de sujets qu'on va défendre dans l'élection.

Et puis moi, je souhaite qu'il y ait le plus de sympathisants de gauche qui puissent participer à cette primaire. Vous avez dit que c'est une primaire fermée. Moi, je souhaite qu'elle soit quand même un peu ouverte à des gens qui ne sont pas forcément adhérents des partis politiques, mais qui disent, oui, c'est important de venir choisir le candidat de la gauche républicaine, parce que je ne veux pas avoir un duel entre le Rassemblement National et la France Insoumise au deuxième tour. Et que cette gauche républicaine, elle a des choses à dire. Et c'est la raison par laquelle, normalement, je vais être candidat.

Mais je veux quand même m'assurer, parce que tout ça est un peu improvisé, que ça va se passer dans des bonnes conditions, qu'on a un engagement programmatique, qu'on a une vision stratégique partagée, c'est-à-dire pas d'alliance avec la France Insoumise. Et qu'on va permettre... Vous allez vous poser la question pour le dire clairement,

48:52
Présentateur

pour que les candidats s'engagent à ne pas faire alliance avec LFI ensuite. Alors simplement, il nous reste 10 secondes, Jérôme Gage, il y a la question du prix de cette primaire qui a été posée. J'ai vu que Ségolène Royal fustigeait son prix d'une quinzaine d'euros contre 2 euros en 2016. C'est trop cher, 15 euros, pour une primaire ? Je ne sais pas, c'est quoi le juste prix d'une primaire ?

49:10
Invité

Vous savez, moi, je ne sais pas quel est le juste prix. Et ça fait partie des dernières discussions qui doivent se finaliser avant la fin du mois d'août. Moi, encore une fois, je souhaite que le maximum de gens puissent venir et que le prix ne soit pas un obstacle, mais surtout qu'on puisse faire une primaire qui soit attractive. On a des vrais débats à trancher sur l'orientation et sur la manière justement d'incarner. C'est pour ça que moi, je suis candidat. Parce que je viens avec mes convictions. Vous m'avez entendu parler tout à l'heure. Je n'ai pas peur de dire des choses, y compris qui fâchent.

Je me suis fâché avec plein de gens ces derniers temps parce que j'ai défendu des positions sur la laïcité, sur le combat contre l'antisémitisme, sur les valeurs de gauche. C'est ça que je veux porter dans cette primaire.

49:47
Présentateur

Jérôme Gage, député socialiste de l'Essonne, candidat à l'élection présidentielle pour la primaire. On verra. Pas à n'importe quel prix, en tout cas. Merci Jérôme Gage d'avoir répondu à nos questions en direct ce matin. C'est l'heure d'accueillir Alain Marchal, les GG en direct. En direct, bien sûr. Oui, le 17 août, on est en direct. Comme les dernières, nous étions en direct. Je vous ai vus. Je vous ai vus, mon cher Mathieu. Content de vous revoir, Élise aussi. De quoi va-t-on parler dans les GG, dans les grandes gueules ? Du piratage des données via la plateforme du fisc. Là, franchement, on n'est pas face à un scandale d'État. On ne devrait pas avoir des démissions, des têtes qui tombent.

Vous venez en parler avec nous au 32-16. Si moi, mes données, elles sont piratées derrière, c'est moi qui vais me démerder avec l'administration, avec le fisc, et qui vais devoir peut-être répondre avec mon assurance si je suis escroqué. On évoquera aussi les affiches de Béziers. On aime la messe, les femmes, les taureaux, les flics. Et vous, affiche Robert Ménard. Et puis, on parlera d'Emmanuel Macron, qui veut absolument sa loi sur l'interdiction des réseaux sociaux de moins de 15 ans. Est-ce qu'on en a vraiment besoin de cette fichue loi ? Le président veut une loi robuste. Eh bien, vous décrochez le 32-16 et vous venez avec les GG.