Face à Face : Jean-Philippe Tanguy - 23/12
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe
Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Jean-Philippe Tanguy Bonjour Madame de Malherbe Merci d'être mon invité ce matin La politique ne prend pas de vacances C'est le moins qu'on puisse dire Il n'y a toujours pas de gouvernement Jean-Philippe Tanguy vous êtes le président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale Vous êtes député de la Somme Toujours pas de gouvernement En particulier parce que vous continuez à bloquer dans l'ombre Semble-t-il On parle d'un blocage au nom de Xavier Bertrand On évoque aussi d'autres personnages qui pourraient refaire leur entrée Revenir par une autre porte Comme l'ancienne première ministre Elisabeth Borne Qui était évoquée pour reprendre le dossier de l'éducation On va y aller direct Xavier Bertrand, Elisabeth Borne Ça passe ou vous censurez ?
Moi je ne sais même plus quoi vous dire Parce que déjà Cette durée de ce casting Par rapport aux urgences du pays Aux crises que l'on traverse C'est insupportable C'est toujours le même sketch C'était déjà le même sketch Même quand il avait une majorité relative Donc ce n'est pas spécialement lié à la configuration de l'Assemblée Emmanuel Macron aime perdre du temps Pour une raison simple C'est que pendant qu'il fait perdre du temps à la France Que tout le monde commente ses agitations Les mauvaises nouvelles avancent J'espère qu'on pourra en parler La hausse du prix du gaz de 4% au début d'année Une taxe sur l'électricité qui a été remise Ce qu'on appelle le TURP du 1er juillet au 1er mars Pas vu, pas pris Bref, ça avance Mais on n'en parle pas, c'est ça que vous voulez dire ?
Ben non, l'effonderie de Bretagne Renault, 300 emplois menacés dans l'ouest de la France C'est une de très nombreuses usines qui se retrouvent aujourd'hui Non mais ce n'est pas une mise en cause pour le coup C'est-à-dire, je le dis Non, là c'est que Vous voulez dire, nous les journalistes pour le coup On fait le job Mais à un moment donné, le président prenne sa part Les hommes politiques, les femmes politiques On parle de machin, de bidule Et les 300 familles qui vont malheureusement être licenciées Si on ne trouve pas de solution Dans l'effonderie de Bretagne dépendant de Renault Ben on n'en parle pas On en parle très très peu dans les médias locaux Quelques brèves ici ou là Mais on pourrait parler d'autres entreprises qui sont en difficulté
Sciemment du temps pour vous Emmanuel Macron
Bien sûr, c'est une technique propre à monsieur Macron Une technique assez perverse de manipulation D'ailleurs, lui-même s'était qualifié le maître des horloges Ce que ça veut dire Au-delà de la mégalomanie assez inquiétante du personnage depuis le début Qui d'ailleurs maintenant transparaît Même dans des médias qui l'ont beaucoup soutenu Comme Le Monde
Vous évoquez le journal Le Monde Qui publie une série d'articles Dans lesquels il reprend notamment Des propos qu'aurait tenu Auprès de sa garde rapprochée Ou auprès des ministres Qui aujourd'hui pour certains d'entre eux On pense notamment à Aurélien Rousseau L'ancien ministre de la Santé Désormais sous pavillon du nouveau Front populaire Qui relate, on va y revenir Le fait qu'Emmanuel Macron aurait dit Que les urgences étaient pleines de mamadous Je cite dans le texte du journal Le Monde
Entre autres, mais vous voyez, on a été élus en juillet Qu'est-ce qu'on a fait nous députés à l'Assemblée ? Rien Rien On a été mis de fait en vacances Deux mois cet été Deux vacances forcées Nous on était sur le terrain Moi j'étais dans ma circonscription Comme beaucoup de députés de tous partis politiques Mais pour les Françaises et les Français A l'Assemblée nationale On n'a rien fait Là on a encore mis en vacances forcées Jusqu'au 14 janvier Pourtant la plupart des groupes politiques Ont demandé qu'on puisse se réunir Pour faire passer en urgence Les dispositions sur l'agriculture Pour voter l'utilisation des tickets restaurants Et pendant qu'on s'exprime
Justement, vous le disiez Cette attente interminable J'y reviens dans un instant avec vous Jean-Philippe Tanguy Mais je voudrais juste signaler Que la voiture qu'on vient de voir Sur l'image de BFM TV Rentrée dans le bâtiment Sur le côté C'était donc la voiture de François Bayrou Qui arrivait à Matignon Qui devait voir Emmanuel Macron On ne sait plus finalement S'il se voit, s'il se parle par téléphone Non mais exactement On finit d'ailleurs par se dire Qu'est-ce qu'on attend En fait Mais c'est ça
Moi, une fois de plus Je ne vous êtes pas la pierre Nous sommes des responsables politiques Vous êtes des journalistes On subit en fait Tout cette espèce de Mascarade Du faux pouvoir Des semblants du pouvoir Mais c'est tout ce qu'il lui reste A M. Macron Ou à M.
Bérou Ou à la Macronie en général C'est l'apparence du pouvoir C'est Je reviens tout de même Je reviens tout de même C'est partager des débris De fin de règne Et derrière ça Il ne se passe rien pour les Français Même Mme Borne Vous parlez Mme Borne Je la vois souvent parler Au fait qu'on a voté Plus de 100 textes législatifs Pendant les deux ans précédents La dissolution Mais c'était des tout petits textes Alors il peut y avoir Des mesures utiles pour les gens Mais on n'avait pas De grandes mesures Sur la crise agricole Ce que vous voulez dire C'est que la crise politique Garde de bien plus longtemps Bien sûr en fait Ça fait deux ans et demi Que notre pays est paralysé Qu'on fait des surplaces Le monde avance Les Etats-Unis avancent La Chine avance Nous perdons En puissance économique Nous sommes toujours victimes D'une submersion migratoire Et finalement Le bilan de M.
Macron Depuis deux ans et demi Par sa faute C'est la réforme des retraites Dont plus personne ne veut Et que personne ne veut Et qui finance rien
Vous entend tout mettre Sur le dos du chef de l'Etat Alors je veux bien Qu'il en ait une grande part Mais tout de même Jean-Philippe Tanguy Qu'avez-vous fait Pour que ça ne bloque pas Cette censure Que vous avez votée C'est quand même vous Qui avez précipité ce gouvernement Et ça chute Aujourd'hui On aurait un budget La France serait un peu moins à l'arrêt
Mais c'était quoi ce budget ? C'était 40 milliards Je lisais la note encore De l'OFCE Qui fait un bilan Qui compare la loi spéciale Qu'on a votée Qui fait un bilan Sur la loi spéciale
Je précise les choses Pour que ceux qui nous écoutent Ou qui nous regardent Le comprennent bien En effet On a bien compris Il n'y a pas eu de budget voté Tant qu'il n'y a pas de budget 2025 On reconduit via ce qu'on appelle Une loi spéciale Le budget de l'année précédente Et l'OFCE Qui est donc l'analyste Donc des économies Des pays occidentaux Constate que Les plus malchanceux De cette loi spéciale Ça va être Les classes moyennes françaises
Oui non ça c'est pas vrai Mais on pourrait y revenir Il y a certains morceaux Que vous prenez De leur analyse
Mais le reste Quand ça vous met en cause Vous ne vous prenez pas
Non ça ne nous met pas en cause C'est juste les chiffres Qui donnent C'est intéressant Les chiffres en valeur absolue Pas l'analyse Qui en est faite après On parlait de 45 milliards D'efforts budgétaires Dont 30 milliards d'impôts Donc on n'était déjà pas Dans ce que disait Michel Barnier Ce que nous on avait dit Depuis le début Vous m'avez reçu à l'époque Vous avez dit C'est pas vrai Qu'il n'y a que 20 milliards d'impôts Comme le disait Michel Barnier Et 40 milliards d'économies C'est inversé Donc c'était bien inversé Donc je suis très fier Qu'on ait bloqué un budget Qui ne tenait aucune Réforme structurelle d'économie Qui faisait porter Tous les efforts Par des hausses d'impôts Sur les entreprises Sur les ménages Sur tous les ménages Avec la hausse de taxes Sur l'électricité par exemple Mais aussi des coûts de rabot Une taxe sur le sucre Encore une taxe sur le tabac Encore la baisse De remboursement Des médicaments Des baisses de droits Ici ou là La désindexation de retraite Qui grâce à notre censure Les retraites vont bien être Indexés Et contrairement à ce que j'ai entendu Par la propagande d'État Ce n'est pas les grosses retraites C'est les retraites de base De la sécurité sociale Donc c'est jusqu'à 2500 euros bruts Donc c'est 1900 euros net Il n'y a quand même pas de quoi Parler de grosses pensions Donc tout ça On l'a évité Et qu'est-ce qu'on a aussi évité ?
On a évité encore cette inertie Nous on a proposé des économies Par exemple 3 milliards Sur les opérateurs de l'État Sur la trésorerie des opérateurs Bercy ne voulait pas En entendre parler Et d'ailleurs cela il y a quoi ? Il y a l'inertie De cette haute administration française Qui ne font rien Qui reproduisent sans cesse Les mêmes horreurs Et qui n'ont rien à proposer au pays D'ailleurs aujourd'hui Qu'est-ce que Monsieur Macron veut proposer au pays ? Monsieur Bérou J'ai entendu Qu'est-ce qu'il propose comme ligne ?
Tout le monde est perdu Il n'a rien à dire Rien à proposer Et on en revient à ce casting Qui était votre première question On se perd en conjecture Sur des noms Par contenu politique Je vous repose la question un peu précise Jean-Pierre Tanguy
Il y a deux noms Il y a notamment deux noms Qui ressortent Celui de Xavier Bertrand Qui revient non plus Pour le poste Effectivement de Premier ministre Comme ça avait été évoqué A la fin de l'été Mais pour un ministère Qui pourrait être Le ministère de la justice Et le nom d'Elisabeth Borne L'ancienne première ministre Qui pourrait prendre Le ministère de l'éducation Xavier Bertrand Au gouvernement Est-ce que vous censurez Ou est-ce que Vous vous dites Dans un ensemble plus large C'est ok ?
C'est un mauvais signe Qui est fait Parce que ça veut dire Qu'ils ne tiennent pas compte De la volonté des français De changement Alors monsieur Bertrand A la justice Mais qu'est-ce que connaît Monsieur Bertrand A la justice ?
Rien dans son parcours Ne l'indique D'avoir des compétences particulières Pour être à la justice Donc on est dans le casting Madame Borne A une éducation nationale Il y a vraiment Quelqu'un dans le pays Qui imagine que Madame Borne A une capacité particulière Pour diriger La plus grande administration De l'État Après ce qu'elle a fait A Matignon Où elle a accumulé Les dettes Les difficultés Où elle n'a rien fait Où par ailleurs Madame Borne Est rejetée Par une très grande Majorité des français Et d'ailleurs Ce qui est très inquiétant Dans ce qu'on voit On voit les retours du terrain Moi-même Je l'avais d'ailleurs sous-estimé Je suis honnête avec vous Je pensais que M.
Béroud N'avait pas une image aussi mauvaise Dans le pays Dans ma circonscription Et vraiment un rejet De M. Béroud Que sans doute On avait sous-estimé Parce que nous Dans le milieu parisien Il faut bien le dire Dans le milieu politique M. Béroud n'est pas le pire C'est quelqu'un Avec qui on peut dialoguer C'est quelqu'un Qui a plutôt été tolérant Envers les oppositions Mais vous voyez On peut avoir Finalement Je me faisais la remarque Ce week-end En discutant Avec mes compatriotes Parfois même nous On peut avoir Un regard biaisé Par rapport à la volonté Même nous c'est bien quoi Même nous RN
Vous êtes finalement Devenu membre du système Vous aussi
Vous aussi du parisien J'ai été honnête Avec vous Parce que oui Dans tout accès Aux sphères du pouvoir Tout accès A des responsabilités Vous pouvez vite Evidemment vous déconnecter Personne n'est protégé de ça Si vous arrivez Effectivement à l'Assemblée nationale Ou dans des grands médias parisiens En disant moi je suis différent Moi je n'ai pas subi Les influences que tout le monde a subi Vous êtes dans l'erreur Vous êtes dans l'hubris Dans la mégalomanie Macroniste Moi j'essaie de me prévenir de ça Donc j'essaie d'être honnête Avec vous Quand je vous dis que Voilà monsieur Berrou Vous étiez dit C'est pas le pire
Et vous vous retrouvez Effectivement sur les marchés Ce week-end
Il y a un rejet Non pas de sa personne Son caractère Mais du fait Qu'il est toujours Dans la continuité Du macronisme 66% des Français disent Alors déjà
Une très mauvaise opinion De François Bayrou Et effectivement Jérôme Fourquet L'analyste de l'IFOP Qui était mon invité Tout à l'heure sur RMC Disait que c'était pas tant François Bayrou lui-même Qui était rejeté Qu'une forme de lassitude Et de fatigue De ces premiers ministres Qui se succèdent Vous m'avez pas dit Quand même censure Xavier Bertrand Et Elisabeth Borne On sent ça vous Ça vous plaît pas follement Mais ça n'est pas un motif De censure
Non mais il faudra évidemment Que la ligne politique De monsieur Bayrou Conduise la France Dans la passe Là j'essaie de me dire Que si je choisis Madame Borne Si je choisis monsieur Bertrand C'est très mauvais signe Pour la ligne politique Qui veut suivre Comment voulez-vous Que madame Borne
Très mauvais signe Non mais pardon Je voudrais quand même Qu'on comprenne Mais c'est pas moi Qui décide Madame de Malherbe C'est un groupe Si le RN décide Tout d'un coup Que c'est Persona non grata Absolue Et que ça signifie Censure Dans ces cas-là Le gouvernement ne passera Même pas le mois de février Donc c'est important Ce que vous allez dire ce matin Jean-Philippe Tanguy Ce matin
Moi je suis très clair Je vous dis C'est pas une question de personne C'est une question de ligne politique Pourquoi ces personnes sont nommées On avait mis des Comment dire Des menaces de censure Sur monsieur Bertrand Sur madame Borne On n'y avait même pas pensé S'ils étaient à la tête du gouvernement Parce qu'on ne peut pas travailler Avec Xavier Bertrand Moi je suis conseiller régional Des Hauts-de-France On ne peut pas travailler avec lui Il est dans l'agressivité Il est dans le sectarisme Il veut tout diriger tout seul Et il est dans les invectives
Comme premier ministre c'était non Comme membre du gouvernement C'est pas terrible Mais c'est pas non
Non On ne peut pas censurer Uniquement sur ce casting Par contre je vous le dis Je le redis Au-delà des femmes Au-delà des hommes Qu'est-ce que ça veut dire Sur la ligne politique Moi je ne vois pas madame Borne Participer à un gouvernement Qui renie Qui modifie en tout cas en profondeur Ce qu'elle a fait comme première ministre C'est pas logique Je ne vois pas monsieur Bertrand Et d'ailleurs il en est Intellectuellement incapable Dépasser toutes les erreurs Qu'il a faites Pendant 20 ans A toutes les échelles possibles Imaginables Par contre Intellectuellement capable
Ça veut dire quoi ça ?
Parce qu'il est très orgueilleux Mais comme la plupart des hommes politiques Peut-être qu'on finira pareil Vous savez moi Je n'ai pas un goître d'orgueil Qui pense que Nous on est fondamentalement différents Je pense que les institutions Sont là pour protéger Les femmes et les hommes politiques De leurs défauts Et de leur capacité A s'illusionner Monsieur Bertrand On nous fréquente bien Qui est souvent invité N'est jamais capable De reconnaître ses erreurs Il fait croire Qu'il est toujours d'accord Avec le temps présent Par exemple Prenons les agences Réunales de santé C'est lui qui les a créées C'est lui qui les a créées Maintenant il veut les supprimer Oui Maintenant il veut les supprimer Mais est-ce que vous l'avez déjà entendu dire Je m'excuse auprès Des personnels soignants Des malades français Pour qui j'ai créé ces agences Qu'on servait à rien Qu'on coûtait très cher Est-ce qu'il s'est déjà excusé Pour une seule chose qu'il a faite ?
Non Moi je me suis déjà excusé Pour des choses Alors que j'ai jamais eu Ce niveau de responsabilité Moi c'est une différence de nature Est-ce qu'il y a Moi on m'a appris Dans ma famille La Cénoël On va tous se retrouver Moi j'ai eu une certaine éducation Moi on m'a appris Quand je commettais une erreur On s'excusait
On a bien compris Donc que ça ne vaudrait pas Censure immédiate Mais que c'était un mauvais signal A vos yeux De ce que François Bayrou A tant faire De son gouvernement Jean-Luc Mélenchon Dit que le gouvernement De François Bayrou Tombera sans doute Dès le 16 janvier
Mais bon Monsieur Mélenchon Je fais des prédictions
Tard en février
Mais ça dépend
Vous pensez qu'il peut passer Il peut passer l'hiver ?
Il peut passer l'hiver S'il annonce Des mesures fortes A la représentation nationale Il va faire son discours De politique générale Le 14 janvier C'est pour ça que Monsieur Mélenchon Donne le 16 C'est que le temps Qu'il fasse une censure Si Monsieur Bayrou Annonce des mesures De rétablissement des comptes publics De rétablissement de l'autorité Des mesures qui peuvent être consensuelles
Regarde Bruno Retailleau Ça devrait vous satisfaire
On verra Hier M. Retailleau Dans une interview A vos confrères de la presse écrite Beaucoup inquiété Ah pourquoi ? Parce qu'en fait Il a dit Que pour rester ministre Il ne voulait plus de loi Et qu'il voulait bien Quelques dispositions Juridiques Comment dire Individuelles Mais il y a Sans se cacher à ça Parce que c'est vrai Qu'on lit l'interview On peut se dire Bon oui M. Retailleau Il est très ferme Il est dans l'autorité Mais s'il n'y a pas de loi Vous ne pouvez pas prendre Un certain nombre de mesures fortes Vous vous souvenez De la censure Des dispositions Dont certaines venaient d'ailleurs A l'époque de M. Retailleau
Dans la loi immigration D'il y a un an
Par le conseil constitutionnel C'est parce que le conseil constitutionnel Estimait qu'il fallait Une loi A part entière C'était des mesures Qu'il appelle Cavaliers législatifs Et qu'on ne pouvait pas Les rajouter comme ça De manière isolée Il fallait une loi A part entière
Donc ce n'est pas suffisant Pour vous rassurer
C'est même très inquiétant Ce qu'a dit hier M. Retailleau Parce que c'est un technicien Donc je sais pourquoi Il le dit ça C'est comme ça Il n'a pas l'air d'y toucher Mais en fait Ce petit changement C'est une nuance Pour le grand public Si ce n'est pas une loi Donc en fait En disant comme ça Au coin d'une interview Il dit Il assume Qu'il recule Pareil sur la régularisation Des clandestins Il ne dit plus Je suis contre la régularisation Des clandestins Je vais modifier Le décret de régularisation Pour qu'il soit un peu plus ferme Mais il y aura toujours Des régularisations De clandestins Avec Bruno Retailleau C'est encore un reniement Sous couvert de fermeté Bruno Retailleau
Qui comme vous le demandez D'ailleurs au RN Estime qu'il faudra revoir Également la question De l'AME L'aide médicale d'Etat Comment vous avez réagi Quand vous avez entendu Que le président Emmanuel Macron Disait des urgences Qu'elles étaient pleines Je cite de Mamadou
Écoutez ça m'a rappelé Une blague Je ne sais pas ça Très drôle Qu'il avait fait Quand il avait visité Déjà l'océan Indien Mayotte et la Réunion Il avait parlé Des Kwasakwasa Qui sont des bateaux Les pirogues Des pirogues Mahorès Pardon Enfin des comoriennes En l'occurrence Mais qui vont des comores A Mayotte En disant Le Kwasakwasa Pêche peu Il livre des comoriens A l'époque Tout le monde avait Ça faisait très drôle Puisque M. Macron Était à la mode Et que donc Tout lui était pardonné Tout lui était passé Ça avait été largement Dénoncé quand même Pas beaucoup Non je me souviens très bien Ça m'avait beaucoup choqué Et en fait C'est à l'ocant C'est ça M.
Macron Et c'est pour ça Mais vous savez moi souvent
L'Elysée a démenti les propos Oui bah la blague
Il n'avait pas démenti Elle avait été prise En flagrant délit Donc moi je veux bien Que M. Rousseau mente Et que ce passif N'existe pas
M. Rousseau Aurélien Rousseau L'ancien ministre de la Santé Qui est celui à qui Effectivement Emmanuel Macron Aurait tenu ses propos
M.
Macron Il appartient A une certaine forme Que je connais bien D'aristocratie d'État Qui est coutumière De ce genre en fait De déclaration C'est à dire Ce sont des gens Qui utilisent Je l'ai dit Pendant les campagnes Qui utilisent Les valeurs républicaines Les valeurs de la démocratie Pour faire barrage Aux uns ou aux autres Se prévaloir de grandes valeurs Et qui en fait Dans leur comportement quotidien Dès qu'il n'y a plus de caméras Dès qu'il n'y a plus personne Pour les commenter Disent des horreurs De ce type J'en ai entendu dans ma vie Des dizaines Des dizaines Ça ne vous surprend pas Pas du tout Mais c'est pas Que ça me surprend Je sais Pour les avoir déjà entendus Des uns et des autres Que c'est ça Quand il n'y a plus les caméras Ce ne sont plus les mêmes personnes Ce sont C'est vraiment Excusez-moi J'ai un trou de mémoire Mais la double personnalité Janus Ce dieu à double face Ce sont des gens Qui utilisent Les valeurs de la république Les valeurs françaises Pour se donner des vertus Qu'ils n'ont pas Et dans le domaine privé Ils ont beaucoup de vices Et souvent des comportements Pour lesquels Les français seraient très choqués Les propos homophobes Aussi que j'ai dénoncés Sur les réseaux sociaux De monsieur
Qui sont également évoqués Par le journal Le Monde
Voilà C'est exactement des choses Que j'avais entendues plusieurs fois Je m'étais moqué d'eux Quand j'avais commencé mon mandat Tout le monde m'était tombé dessus Parce que c'est compliqué Pour des gens Qui les connaissent bien En fait Moi je viens Je suis une espèce de rebelle au système Moi j'ai fait les grandes écoles Comme eux Je les ai fréquentées comme eux On est aspiré vers ce système Quand on vient des classes moyennes Des classes populaires Ce système C'est comme le soleil Vous êtes attiré vers lui Et on vous demande de tout trahir Pour avoir de l'argent Pour avoir des responsabilités Bref Pour réussir Comme il disait Ceux qui ne sont rien Monsieur Macron disait Ceux qui ne sont rien Ce système C'est le mépris des gens Qui ne sont rien Pour aspirer Les gens qui pourraient défendre Nos compatriotes Moi je suis un rebelle à ce système Donc je les connais par cœur
C'est vrai que vous êtes un rebelle à ce système J'ai du mal à comprendre ça Jean-Philippe J'ai fait des grandes écoles
J'ai commencé à travailler Dans les multinationales A l'époque j'ai rencontré Monsieur Macron dans les couloirs De la banque d'affaires
Et qu'est-ce qui vous a fait rompre ?
Mais c'est ce genre de comportement C'est-à-dire des gens Qui parlent des valeurs Toute la journée Vous parlez de quoi ? D'une hypocrisie ?
Mais d'hypocrisie permanente Mais de gens Qui sont vraiment des duplices Qui sont dans la duplicité permanente Qui vont vous parler De justice sociale Et qui vont aller faire un deal Dans la banque Rothschild Qui met sur la paille Des dizaines Des centaines de personnes Qui vont vous parler De la souveraineté de la France Et qui vont vendre Alstom à General Electric Avec les brevets Des centrales nucléaires Des gens qui vont vous dire On fait barrage à l'homophobie On fait barrage au racisme On fait barrage à l'antisémitisme Et qui vont dire des horreurs Dans les couloirs Entre eux Entre eux Quand ils sont entre eux C'est l'entre-soi ces gens C'est une oligarchie Qui considère Que le peuple N'est pas leur égal C'est la différence Avec le Rassemblement National Nous on pense Que le peuple est notre égal
On défend le peuple Et surtout J'espère Jean-Philippe Tanguy Qu'après des accusations Pareilles Mais qui sont en effet Celles qui sont aussi étayées Par les articles du journal Le Monde Lorsque vous êtes entre vous Au RN J'espère que vous avez Un comportement irréprochable Exactement
Marine Le Pen Elle est en privé Exactement comme elle est en public C'est d'ailleurs quelque chose Qu'on lui reconnaît Même ses adversaires Qui la connaissent Depuis très longtemps Mais je vais vous dire Ce que je vous ai raconté là C'est pas juste pour Même si je trouve ça intéressant Important Que les gens connaissent Un certain nombre de coulisses C'est aussi Ils n'obéissent pas au peuple C'est ça que je voulais dire Le fond de ma pensée C'est que cette duplicité permanente C'est entre soi C'est qu'au fond Ils n'estiment pas Comme démocrate Comme républicain Qu'ils doivent obéir A leurs concitoyens Car ils s'estiment supérieureux
Aujourd'hui vous avez le sentiment Jean-Philippe Tanguy Qu'avec cette attente Effectivement Dont vous dites Qu'elle est interminable C'est une manière De ne pas répondre Aux attentes des français Absolument
Ils estiment Qu'ils n'ont pas de compte à rendre Ils ne sont jamais responsables L'ensemble Il y a la commission d'enquête A l'Assemblée nationale Sur les mille milliards Les mille milliards De dettes créées Personne n'est responsable De rien Monsieur le maire C'est pas sa faute C'est la faute des oppositions Qui n'ont pas voté Ce qu'ils voulaient Monsieur Cazenave Monsieur le ministre du budget C'est pas sa faute Monsieur Macron Après les élections On en avait parlé ici avec vous C'est pas sa faute Il n'est pas responsable Il n'est responsable de rien Et la dissolution On ne sait même plus Si c'est lui Qu'il a vraiment décidé Ce sont des gens Qui veulent être Des responsables politiques Mais qui se prévalent toujours D'une irresponsabilité démocratique Ils ne veulent pas Obéir au peuple français Quand ils votent Référendum de 2005 Envoyé à la poubelle Et aux dernières élections Ils continuent Ils continuent Et on a bien entendu Il pense C'est la pédagogie Il faut expliquer aux français Qu'ils seraient des enfants Les français ne sont pas des enfants Et nous on considère Comme responsables politiques Qu'on doit obéir Au peuple français
Mais on a bien entendu Ce matin Jean-Philippe Tanguy Vos critiques Elles sont très sévères Mais pour autant Il n'y a pas de censure Automatique Immédiate Dans les tuyaux
Non On jugera sur pièce Qu'est-ce que M. Bérou Pour le moment Ce n'est pas brillant Dans ses interventions Veut présenter au peuple français On lui laisse cette chance Parce que La situation est grave Et on ne peut pas Faire la politique du pire Par contre On prendra nos responsabilités Marine Le Pen L'a encore dit Dans un certain nombre d'entretiens Si la perspective Qu'on donne aux français C'est juste De leur taper sur la tête De les punir Et de ne pas faire De réformes structurelles
On lui laisse cette chance On lui laisse cette chance Comme vous dites Jean-Philippe Tanguy Ce matin Donc président délégué Du groupe RN A l'Assemblée nationale Député de la Somme Et c'est
Jean-Philippe Tanguy