François Ruffin : Pourquoi toujours le second rôle ? - Personnage Principal S01E21
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
François Ruffin, vous êtes plutôt en forme malgré le clap de fin de la primaire de la gauche ?
- 0:45OuverteRéponse directe
La primaire de la gauche est-elle vraiment finie pour vous ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire de vous que vous êtes un ancien journaliste devenu politique ou un politique qui par hasard était journaliste ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Vous vous considériez destiné à devenir une figure médiatique comme Hanouna ou Michael Moore ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Pourquoi les médias ne vous ont-ils pas proposé d'émission malgré votre succès avec 'Merci patron' ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Votre documentaire 'Merci patron' a été primé par un César. Étiez-vous plus utile en tant que lanceur d'alerte qu'en tant que député ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45François RuffinFait
« Je continue à souhaiter cette primaire à la fois pour des raisons de départage. Il y a plein de talents à gauche donc au peuple de choisir pour des raisons de débordement. »
- 1:00François RuffinFait
« Emmanuel Macron s'est assis dessus pendant 10 ans. On prétend gouverner autrement, voir vouloir la 6e République. Bah qu'on commence par laisser le choix aux gens. »
- 4:40François RuffinChiffre
« 77 milliards d'euros de profit l'année dernière, plus 31 % et derrière des salariés qui ont le dos brisé et qui peinent à vivre de leur travail. »
- 8:50François RuffinChiffre
« Il y a un sondage qui m'avait marqué qui demandait en quartier prioritaire et hors quartier prioritaire quelles sont vos priorités ? et les cinq premières, c'était les mêmes et dans le même ordre. La santé, l'éducation, le logement, le pouvoir d'achat. »
- 12:20François RuffinFait
« La mondialisation a opéré un premier divorce qui est entre les classes populaires et les classes intermédiaires. »
- 13:40François RuffinFait
« Je refuse qu'une immigration utilitariste remplace une immigration humaniste. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Nova radio Nova.
[musique]
Bienvenue dans personnage principal où l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la réalité parce qu'on trouve bah que la réalité elle a dépassé la fiction aujourd'hui. C'est une émission. On essaie donc d'aller au-delà de cette réalité. Aujourd'hui on pose une question assez simple qui émerge assez souvent dans l'intrigue d'un film Le personnage secondaire peut-il devenir le héros ? Là, quand on parle de héros, on parle de celui que cherche la gauche actuellement. Il y en a un qui veut le rôle selon moi, c'est François Ruffin. Sa parole est assez rare. Il court pas les plateaux télé, c'est vrai. Bonjour François Ruffin.
Vous êtes plutôt en forme malgré le clap de fin de la primaire de la gauche ou pas ? Oui, je suis très en forme. Voilà. On peut dire que c'est c'est clap de fin pour la primaire de la gauche. C'est fini ou pas ? Écoutez, moi je continue à la souhaiter. Je continue à souhaiter cette primaire à la fois pour des raisons de départage. Il y a plein de talents à gauche donc au peuple de choisir pour des raisons de débordement. Je pense que c'est le seul chemin pour avoir 1 2 3 millions personnes qui viennent de se dire d'un bulletin un peu quand on reprend son destin en main. Et enfin pour des raisons de démocratie, Emmanuel Macron s'est assis dessus pendant 10 ans.
On prétend gouverner autrement, voir vouloir la 6e République. Bah qu'on commence par laisser le choix aux gens. Mais avec clarté, j'ai dit s'il y a pas de primaire, j'y ça se passera pas pour moi par des négociations de salon ou des congrès à rangés. J'y vais. D'accord. OK. Ben on en parlera. On a le temps d'en parler. Comme dans tout film, on commence par votre origine story à vous. Est-ce qu'on peut dire de vous que vous êtes un ancien journaliste devenu politique ou un politique qui par hasard était journaliste ? Euh non non, je considère que je suis devenu politique enfin j'étais un journaliste engagé hein. Je me suis engagé sur un accident du travail pendant 14 années.
C'était mon espèce d'aff de réfus à moi. J'ai des procès dans tous les sens avec le premier adjoint à la ville d'Amien, avec Jean-Charles Naouri de Casino et cetera et cetera. Mais je suis devenu finalement politique parce que on m'a fermé les portes de mon métier. Et je le dis peut-être que si Radio Nova existait il y a 10 ans comme ça, je me retrouverai chez Radio Nova. Moi, je considère que j'étais destiné à devenir le Hanouna de gauche ou le Michael Moo français qui après qui après fait après avoir fait Roger et moi avait fait TV Nation The Full Truth qui étaiit des émissions des show télé. Je dis parce que j'ai appris l'anglais moi avec Michael Mooin.
Donc euh et finalement le réalisateur de Bowing for Colombie normalement. Ouais. Et puis surtout de Roger et moi je conseille vraiment vos auditeurs sur sa petite ville de Flint, son premier film qui est vraiment formidable. Et euh moi quand je fais merci patron, finalement derrière ça, j'ai des tas de propositions de maison d'édition mais on propose pas une émission de radio, on me propose pas une émission de télé. Alors que le gars avec trois rouleaux de scotch et deux bouts de ficell, il a fait 500000 entrées. Il a sans doute l'un des films les plus rentables du cinéma français. Donc quand même en terme d'onimate et de rentabilité, les médias devaient miser sur moi et on m'a rien proposé.
Donc en fait pour maintenir une parole publique, pas pour juste faire mon petit journal dans mon coin, je suis bon ben en fait il y a qu'une seule chose, c'est que je dois être élu par les gens pour avoir le droit de prendre la parole en public. Alors justement, vous avez parlé de merci patron. On a on va Mais donc peut-être que euh après vous voyez dans l'après quand je serais pu à l'étrad m'ouvrira ses portes pour pour voir pour suivre mon métier. Ah ben il va laisser son CV. [rires] On vous a connu avec votre documentaire, vous l'avez dit merci patron qui a d'ailleurs été primé par un César. C'est ça. Documentaire 2017 je crois un truc comme ça. Ouais.
[grognement] Euh c'était contre Bernard Arnaud. On peut le dire ce doc. Au contraire c'était pour la réinsertion sociale de Bernard Arnaud. Ou je il était un peu éloigné de la vie quand on le voit dans les reportages, il a l'air triste d'avoir peur des gens et moi j'avais pour but de l'emmener prendre une frite à la friterie chez Jojo à forêt en Cambrésie avec les clures qu'il avait contribué à licencier. Bon, il a pas voulu venir donc on a fait le film sans lui mais bon. Alors al ce film donc je l'ai dit il a eu un César, il a eu beaucoup de succès. Est-ce que vous n'étiez pas plus utile en tant que lanceur d'alerte en quelque sorte qu'en député dans une assemblée cacophonique ?
Moi, je pense que je suis toujours un lanceur d'alerte euh quand je vais euh vendredi 8 mai sur le le lieu de grève de idée logistique chez moi dans la somme Amien où il y a des caristes euh qui portent chaque jour 10000 kg, 10 tonnes de croquettes pour chat et ait de suite parce que c'est un sous-traitant d'Amazon et que à la fin du mois ils sont à 1500 € et qu'ils expliquent qu'il sautent des repas et que j'essaie de porter cette voie, je le fais ici mais je le fais ailleurs, que bah je continue à être un lanceur d'alerte et finalement je considère dire en fidélité avec les gens que je défendais déjà avant.
Merci patron que je défends quand je peux depuis la tribune de l'Assemblée depuis on doit faire des concessions quand on est politique quand même. On est dans un groupe, on est dans une équipe. Non, en tout cas de ce qui est de pour moi de défendre les gens euh il y a il y a chez moi zéro concession sur euh du rapport de force entre le capital et le travail pour le dire un peu brutalement. Quand je vois que dans le même temps, je parlais de Amazon, 77 milliards d'euros de profit l'année dernière, plus 31 % et derrière des salariés qui ont le dos brisé et qui peinent à vivre de leur travail. Il y a pas mo chez moi, il y aura pas de concession là-dessus.
Alors, hier, votre antagoniste, comment on dit dans les films, c'était Bernard Bernard Arnaud. Aujourd'hui, c'est qui ? Certains ditent Jean-Luc Mélenchon. Non, je vous m'yez venir. J'ai vu que vous saviez que j'allais en arriver là. Oui. Bah je je ça va très vite. Vous savez quand on fait des interviews à la radio, moi je je m'amuse même je m'amuse même à faire des croix comme ça quand j'ai Benjamin du Amel ou quelqu'un en face de moi. C'est le nombre de fois où il prononce le mot Jean-Luc Mélenchon. Mettre une pour rajouter deux trois d'avance, vous inquiétez pas. [rires] Donc non, mon antagonisme aujourd'hui c'est Jeff Bezos qui je vous ai cité. Je vous ai pas cité le patron d'Amazon.
Mon antagonistme, ce sont les 500 fortunes françaises qui disposaient de 6% du PIB il y a il y a 30 ans. C'était 20 % du PIB à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. C'est aujourd'hui plus de 40 % et et le conflit majeur pour moi, il est là. Simplement, il y a assez dans notre société, on peut si on partage pourquoi pourquoi on est on en a quelques-uns qui se gavent pendant que les gens ordinaires qui tiennent le pays debout, les soignants, les enseignants et eux ils sont rationnés. Alors justement, bon, vous avez vu, j'ai parlé de mélange on pouvait mettre une deuxième croix. Comment est votre battle avec lui ?
Vous étiez d'excellents partenaires et puis twist, vous vous clashez, ça s'est passé comment ? Racontez-nous un peu. Nous, on veut savoir. Vous savez qu'il y a beaucoup d'auditeurs qui sont des lecteurs de gauche, ils veulent savoir pourquoi ces deuxl sont pas ensemble. La gauche, elle serait plus forte. Non. Écoutez, vous vous considérez que vous allez passer combien de temps sur Mélenchon ? Non, c'est la Je crois que c'est celle-là, c'est tout. Bon, très bien. Alors, je vous réponds vraiment comme ça parce que sinon je Non, écoutez, je je vous dis juste une chose.
Au lendemain de l'élection législative de 2022, mais vraiment le lendemain, le lundi, nous sommes réunis les 17 députés de l'ancienne mandature, 17 députés insoumis. Euh et euh c'est un moment où euh chez moi euh dans la dans une Picardie euh qui a été rose ou rouge pendant longtemps, il y a d'un seul coup H8 députés Rassemblement national sur 17. Et Jean-Luc tient ses propos. Il dit "Bah écoutez, de toute façon, les territoires qui ont voté Rassemblement national, ce sont des territoires qui de toute façon de tout temps ont été contre la démocratie et contre la République. Et bon, je dis pas que c'est comme le régime nazi, mais bon, il a fallu euh plusieurs générations pour dénazifier.
Bon et en fait il stigmatis les électeurs. dire bah je veux dire ce dont il parle c'est le nordpcalé la Picardie la Loren le Midi rouge le médoc c'estàdire des endroits qui pendant un siècle même quand c'était dur ont voté au rose ou rouge et donc ont été profondément attachés à la démocratie et la République et donc juste venir essentialiser des territoires et des gens en disant de toute façon ils sont foutus ils sont destinés à voter facho et on a on doit les laisser tomber comme il dira plus tard c'est quelque chose auquel je ne me résigne pas.
C'est pour moi à la fois une faute morale parce que quand François Hollande dit "Perdre les ouvriers, c'est pas grave." Bah pour moi perdre les ouvriers c'est très grave. Et quelle que soit leur origine, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur pouleur de peau, parce que c'est à la fois l'identité pour moi de la gauche et c'est évidemment une faute stratégique parce que je vois pas comment on constitue de majorité dans le pays si on en laisse tomber des bouts entiers. Voilà, il y a un désaccord qui est un désaccord moral et un désaccord stratégique. Vous avez déjà reparlé entre vous ou pas ?
Je je non seulement on en a déjà parlé mais on en a débattu et je je suis revenu sur ce sujet à peu près toutes les réunions de groupe pendant des années. J'en ai fait un premier livre, je vous écris du front de la Somme, j'en j'en ai fait un deuxième. Bon donc voilà, il y a il y a un désaccord qui est acté sur en fait est-ce que on on fait France ensemble ? Est-ce qu'on considère que il faut le pays en entier ou seulement des petits bouts ciblés, fragmentés ? Et c'est est-ce que c'est à cette époque- làà que vous imaginez une réplique ? Ça devient une de vos répliques en tout cas ça devient même une vision philosophique. Vous vous parlez vous associez la France des tours, c'est ça ?
Les quartiers populaires et la France des bourgs. Euh expliquez-nous c'est c'est ça veut dire quoi ? C'està dire c'est c'est les quartiers populaires et les villages la France périphérique vivent les mêmes problèmes et par rapport aux villes à la centralisation. Je demande à ce qu'on oppose pas mais à ce qu'on conjugue et à ce que on additionne et qu'on aille chercher les classes populaires dans leur totalité. Et il y a un sondage qui m'avait marqué qui demandait en quartier prioritaire et hors quartier prioritaire quelles sont vos priorités ? et les cinq premières, c'était les mêmes et dans le même ordre. La santé, l'éducation, le logement, le pouvoir d'achat.
Et ça divergeé sur la 6e priorité. D'un côté, c'était l'immigration et de l'autre côté, c'était la police. Mais voilà, on avait en fait une immense possibilité de commun. Évidemment, je considère que c'est ce commun-là qu'il faut travailler. Vous dire la réflexion dans laquelle ça s'inscrit parce que vous savez euh j'ai eu la chance moi d'avoir 20 années, on l'a brièvement évoqué, mais 20 années où j'ai rencontré des Français, j'ai rencontré des intellectuels, j'ai rencontré euh j'ai lu, j'ai beaucoup écrit, trop sans doute plein de bouquins. Et je veux dire, avant d'entrer en politique, j'ai eu 20 années pour mûir ma pensée.
Et euh je considère que la BL la gauche doit euh résoudre un double divorce. La mondialisation a opéré un premier divorce qui est entre les classes populaires et les classes intermédiaires parce que il y en a une il y en a qui ont été frappé de front par les délocalisations, l'industrie qui part et il y en a d'autres qui l'ont moins subi, les profs, les les les graphistes et ainsi de suite. Ça veut pas dire qu'ils ont ils étaient adorateurs de la mondialisation mais ils étaient moins frappés par ça. Donc il y a eu un divorce social et un divorce culturel.
les deux se sont éloignés et s' ajouter un double divorce qui est un divorce interne aux classes populaires entre les classes populaires d'origine pour beaucoup immigrés des quartiers et les classes populaires pour parler clair blanches des campagnes enfin pour le faire vraiment en mais et donc la gauche pour gagner pour être à nouveau hégémonique dans le pays elle a un double divorce à résoudre un divorce interne aux classes populaires et un divorce avec les classes intermédiaires et évidemment il nous faut chercher tout ce qui va pouvoir faire du commun et tout ce qui va pouvoir dans sa faire France ensemble. Ça veut dire quoi ?
La gauche aujourd'hui, elle est devenue trop parisienne, trop citadine, trop bourgeoise. C'est ce que vous dites. On a l'impression qu'il y a il y a il y a la gauche du allez, j'exagère, du 6e, du 10e, du 11e et la et la gauche, la la France périphérique, la France des bistro, la France des PMU et des PME d'ailleurs. Non, mais je pense qu'il y a des gauches sans doute diverses et variées. Il y a eu moi j'ai participé à finalement une renaissance de la gauche qui était ce que vous disiez he la fondation Terranova qui rappelle les notes de Gluxman d'aujourd'hui mais c'était le choix de dire on abandonne voilà les les ouvriers. Toute façon c'était dans la note de Terranova.
Si jamais on veut avoir les ouvriers avec nous, il faut instaurer du protectionnisme. Comme on voit pas de protectionnisme en fait les laisser au Rassemblement national. Bon ben c'est pas mon raisonnement ça c'est sûr. C'est vrai certain. Allez, j'ai une une autre de vos répliques euh devenue célèbre, c'était il y a il y a pas si longtemps que ça. On écoute. Moi, je suis hostile à l'immigration pour le travail. Je ne souhaite pas qu'on fasse sur les services sur je l'entends de la part de de d'entreprises euh de des maisons de retraite d'auxiliaire de vie de dire bah voilà, on va faire appel à la main d'œuvre subsé sur sujet. Vous êtes aligné sur avec la droite et l'extrême droite ou pas ?
Non, je pense que je suis absolument pas aligné avec la droite puisque ce que je contexte c'est en particulier le plan du MEDDEF en la matière. Et au contraire, je pense que je là je maintiens un discours qui est un discours profondément de gauche, un un papier paru dans The Conversation qui euh proteste contre un pillage colonial. Euh et un pillage colonial sur quoi ? sur les professionnels du soin. L'Afrique manque de 6 millions de soignants. H une infirmière formée en Afrique, c'est 4 400 € le coût pour l'État. Quand elle part dans un pays du nord, on estime que le coût est de 400000 €.
Donc est-ce que ce que doivent faire les pays du nord, c'est ce qui que ce qu'ils font aujourd'hui est-ce que Gabriel Atal et le capital proposent d'organiser à grande échelle. plutôt que d'organiser euh de former notre main d'œuvre ici, de dire bah on va aller chercher de la main d'œuvre ailleurs. Et ce que je viens dire c'est je refuse qu'une immigration utilitariste remplace une immigration humaniste. C'est quoi une immigration humaniste ?
Et je dis que ce que nous faisons aujourd'hui est très imparfait, mais c'est de dire on doit accueillir des personnes, des personnes à part entière qui peuvent avoir envie de rejoindre leur famille, des personnes qui viennent ici pour chercher un refuge, des personnes qui viennent ici parce que leur orientation sexuelle est pas respectée là où ils sont et ils veulent venir ici. Et à ce moment-là, on doit avoir un accueil plein et entier. Un accueil plein entier, ça veut dire l'apprentissage de la langue qui aujourd'hui c'est le bazar, ça va pas.
Euh ça veut dire le droit au logement, ça veut dire un droit à la formation, ça veut dire un droit au travail pour toutes les personnes qui sont aujourd'hui sur les territoires points, pardon, c'est peut-être dur de dire, vous il y a des rapprochements avec la droite. Euh par exemple dire le le la droite extrême droite, on souvent dit euh formons et a et aidons les les populations là-bas. C'est un peu ce que vous dites. Par exemple, quand quand vous parlez des médecins, vous me dites "Est-ce que pour ces pays, c'est pas injuste d'aller récupérer leurs meilleurs éléments Je mais là c'est pas la droite dit pas ça.
Enfin moi je dis quand ils sont formés là-bas, ce que devrait faire l'État français c'est les aider. 6 millions de soignants qui manquent en Afrique. Vous vous rendez compte ? Là-bas c'est 0,5 soignants pour 1000 habitants. Euh en Europe, c'est entre 20 et 5 soignants. Donc on est entre 10 et 40 fois plus. Et pourtant on va chercher de la main d'œuvre qui est formée dans les pays du sud. Et je veux dire tout le plan de Gabriel Atal, tout le plan du MEDF, c'est de dire on va faire venir des salariés étrangers en fonction des besoins du marché.
On va identifier les besoins du marché et on va faire venir en fonction de ça parce que dans cette interview de France 2, vous vous parliez des médecins étrangers notamment roumains, algériens, je me mets à la place de ces praticiens, ils ont pu se sentir blessés ? Non, quand parce que les les premiers mots qui que vous leur donnez, c'était pas de la considération. Vous dites "Ben moi, je veux pas cette immigration." C'est ça, c'est c'est ça qui qui revient pas les mots. Parce que j'ai des un nom qui s'huile d'olive, ça m'a un petit peu touché. Voilà. Très bien. Mais les premiers mots que je dis dans cette interview, ce n'est pas ça.
C'est aujourd'hui l'hôpital public repose sur deux euh formes d'exploitation. Il y a l'exploitation des internes, des jeunes internes qui sont dans leur garde, dans le leur durée de travail, dans leurs salaires qui sont exploités. et une 2uxè exploitation qui est celle des médecins étrangers des pasus qui sont nettement moins payés que les médecins français et ce que je dis dans mon entretien à Franceux c'est que aujourd'hui ici et maintenant je réclame les mêmes droits pour les médecins étrangers que pour les médecins français. Voilà ce que je dis.
Mais je pense que tout médecin et les Algériens, les Tunisiens, les tous comprennent très bien ce que je dis quand je dis que quand même la France doit former des médecins ici, doit former des infirmières ici. Quitte à en avoir même trop. Pourquoi ? parce que ça pourrait être pour nous un outil de coopération que d'avoir trop de médecins comme on l'a fait avec médecin du monde comme on l'a fait avec médecin sans frontière et d'être à même de mettre notre des gens qui sont formés pour aller soigner dans des pays où il y a un manque de soins.
C'est peut-être les mots qui ont été fort hostiles et immigration, c'est des mots qu'on a effectivement pas l'habitude d'entendre la part d'un responsable de gauche. Vous est-ce que votre pitch c'est la gauche immigration zéro ou pas ? Absolument pas. Mais je je vous ai dit très clairement que moi je suis pour le maintien du d'une immigration humaniste et je réclame un service public de l'intégration.
Je réclame que quand de l'accueil que quand les gens arrivent sur le territoire français euh ils soient accompagnés que il y ait un apprentissage de la langue qui se fasse dans de bonnes conditions, pas avec de vagues associations qui font ce qu'elles peuvent avec du bénévolat qui se débrouillent mais queil y ait vraiment ça queil y a un droit à la formation et moi je suis pour le droit au travail de toutes les personnes qui sont sur le territoire français. Je souhaite que qu'elle se avec ou sans papier qu'elle qu'elle soit immigrée ou française bien sûr, mais je souhaite que tout le monde, tous ceux qui sont sur le territoire français puissent travailler mais pour vous.
Et donc je pense que enfin faites venir Marine Le Pen dans votre studio. J'ai vu que c'était pas exactement le profil dans le profil de vos invités mais pourquoi pas à titre du pluralisme ? fait les venir. Dites-leur est-ce que parce qu'elle a envie de venir jusqu'à Saint-R est-ce que est-ce que vous êtes d'accord pour que toutes les personnes qui soi sont sur le sol français travaill ? Mais imaginez le délire dans lequel on se trouve. Le MEDF nous dit il nous faut 5,4 millions de travailleurs étrangers pendant dans le même temps. On pourrit la vie aux étrangers qui sont dans notre pays. Ceux qui ont pas de papier, on veut pas leur en donner, on les empêche de bosser.
Et ceux qui en ont, c'est l'enfer pour réussir à les renouveler à la à la préfecture et continuer à travailler. Donc d'abord qu'on permette à tous ceux qui sont sur le territoire français de travailler et travailler pleinement. Euh pour vous, la gauche, elle a souvent mis de côté cette question sur l'immigration. On a souvent dit c'est c'est le tabou de la gauche avec le sécuritaire mais l'immigration encore plus. Bon, en tout cas, moi je vous y allez, vous vous faites une proposition qu'on adhère ou qu'on met là. peut-être à cause des mots choisis et dont je peux reconnaître qu'ils sont pas les plus les mieux choisis, hein. D'accord.
D'ailleurs, bon voilà, on répond une question à la radio et peut-être il y aura un extrait à sortir de cet entretien qui fera le buzz. Bon, malgré moi, malgré moi, mais euh il y a euh donc peut-être à cause des mots choisis, mais c'est une position que j'avais déjà exprimé en 2023 au moment de la loi immigration dans Libération. Et vous savez ce que je je dis, ce sont des positions qui sont mûries et qui sont même mûries collectivement. Donc euh euh et euh moi je pense que euh je je là vous m'interrogez longuement sur ce sujet, mais moi c'est pas au cœur de ma campagne. Le cœur de ma campagne c'est le travail, le travail. Le travail.
Bah c'est le travail aussi parce que justement c'est une numération de travail de manière de manière annexe. Je veux dire la question aujourd'hui c'est comment les gens peuvent vivre de leur travail ? Je vous parlais de idée logistique des travailleurs qui sautent des repas. Quand je faisais merci patron il y a 10 ans, je me souviens de d'un silence dans la salle de cinéma au moment où lescurs disaient alors qu'ils étaient au chômage, on mange pas tous les soirs, des fois c'est juste un bout de fromage. Et c'était le grand silence.
Et maintenant c'est toutes les semaines dans un ÉPAD euh dans une usine que j'entends des salariés qui me disent "On saute des repas, on se prive pour nos enfants." Donc voilà, le cœur de mon sujet c'est ça. Mais maintenant par exemple la sécurité, moi j'ai toujours considéré que la gauche, elle doit parler de sécurité. Pourquoi ? Parce que les premiers qui sont frappés par l'insécurité, c'est les nôtres, c'est les gens dans les quartiers, c'est les mamans qui ont peur pour leurs enfants, mais qui ont peur aussi de ce qu'ils vont pouvoir devenir. C'est quoi votre plan de tournage ? Comme on dirait si on reste dans la méta forciné pour la sécurité, c'est quoi ?
C'est plus de d'effectifs, c'est le retour de la police de proximité. Il faut d'abord à Lfi, certains veulent désarmer les policiers municipaux comme Bali Bagayoko. Vous en pensez, quelles sont vos positions là-dessus ? En tout cas, la première chose, c'est qu'il faut qu'on ait une police qui ait les moyens d'enquêter et pas par exemple les contrôles d'identité, ça sert à rien. Et ça produit un sentiment d'éloignement de la République quand on se balade tout seul dans la rue et tranquille et que d'un seul coup on vous demande vos papiers. Et c'est ça qui est devenu la police du qui fait du chiffre.
Vous savez, des policiers me parlaient de bâonnite parce que j'ai fait un rapport sur les contrôles d'identité. bâtonite, on fait des petits bâtons et on a notre politique du chiffre qui est mené à la fin du mois. Donc c'est pas ça. Il nous faut d'abord une police qui a les moyens d'enquêter et une police de proximité. Mais ça c'est ce qu'il faut faire. OK, en répressif. Mais aujourd'hui, moi ce que je vois dans les quartiers mais même dans les campagnes, c'est à quel point ceux qui tiennent la République sont abandonnés.
Et les pour moi les citadelles, les bastions de la République, ce sont les centres sociaux, ce sont les associations et qui sont d'une part à qui on donne de moins en moins de moyens, c'était le plan bord l'eau jeté à l'eau et d'autre part à qui on demande de passer de plus en plus de temps devant un écran pour faire des rapports d'activité, des appels à projet et ainsi de suite. Et donc je pense qu'il on doit avoir une politique de sécurité qui doit marcher sur ces deux jambes. Je n'ai pas de problème avec la répression à aller taper les gros bonnets aux porte-monnaie, pas de souci de ce côté-là.
mais qui doit être mené en lien avec une politique de prévention, une politique du lien euh à proximité des gens dans les quartiers. Alors pour connaître votre programme, il y a il y a deux solutions sur on va sur sur votre site hein. Euh j'ai vu il y a trois grands principes pour les travailleurs essentiels pour l'égalité contre l'oligarchie. Vous avez vu, j'ai travaillé. Sinon vous pour devenir le premier rôle de la gauche, vous avez sorti une BD. Alors je l'ai laissé à mon bureau, je vais vous la prendre. Allez à mon bureau là. Euh al Picardis plan d'or.
Euh les aventures de France faire regardez, je fais l'homme sandwich députés reporter les politiques sortent tous des livres un peu chiants. Vous vous c'est la BD, c'est ça votre vous aurez le livre chiant de 500 pages à la rentrée, rassurez-vous. [rires] Non, faut pas. Mais euh pour au début, c'était même pas prévu que ça se sorte dans le cadre de la campagne présidentielle. C'est un projet que je porte depuis 15 ans qui a été pendant longtemps abandonné. Et puis il y a 2 ans, j'ai j'ai trouvé un auditeur qui était d'accord pour le relancer. C'est il y avait une il y a une BD américaine qui s'appelle American Splendor et dont je conseille le film qui est vraiment formidable.
C'est un un employé d'un hôpital pour vétérans à Cleveland qui raconte sa vie ordinaire et un jour il y a un copain à lui qui s'appelle Crum qui passe chez lui qui met ça en image et ça devient le fanine le plus populaire et le plus célébré aux États-Unis. Et donc je parodise ça en picardie plan d'or. Oui parce que là vous faites il y a il y a un dialogue, je sais pas s'il est vrai ou vous l'imaginez. Tu devrais écrire une œuvre majeure qui marque l'époque qui rassemble tes idées. Mon capital mais Carl Marx il n'enchaînait pas les rendez-vous en mairie, les concours de maison fleuri. Puis j'ai une j'ai une autre lubi, je voudrais faire une BD.
Voilà, c'est un peu ça genre Oui, c'est ben ça c'est un vrai dialogue qui s'est déroulé avec l'éditeur. Je dis voilà, j'ai pas le courage d'écrire le capital aujourd'hui. Et euh euh de toute façon, il y a chez moi la nécessité. Vous savez, la politique ça peut être quelque chose d'ennuyeux, ça peut être quelque chose de sale, ça peut être quelque chose de lait et en tout cas de tenter d'y mettre de la beauté et de l'humanité. Et donc euh j'essaye euh j'essaye euh avec cette BD comme j'ai essayé avec euh des films, comme j'ai essayé avec de la radio, comme j'ai essayé avec euh des livres auparavant.
Et euh c'est vrai que euh ce qui affleur comme c'est ce qui ce qu'il y a depuis 2 ans euh par des anecdotes, mais euh c'est euh la montée d'une France qu'on ne veut pas, la France du racisme et de Bardella et le maintien de la France qu'on veut. C'est c'est ce que je sors de un spectacle de hip hop où il y a ma fille qui est sur scène avec des gamins de toutes origine, avec des enfants handicapés, avec des adultes obèses et ainsi de suite. Et je dis voilà la France qu'on veut et il y a une maman qui est à côté de moi et qui dit "Non, c'est pas la France qu'on veut, c'est la France qu'on a, c'est la France qui ne nous enlèveront pas." N'ayez plus peur.
Il y a même un chapitre qui s'appelle comme ça. Vous êtes partout dedans, il faut beaucoup d'ego pour être pour vouloir être président. Il y a plein de France Ruf, vous êtes dans dans plein de vignettes, vous savez. C'est euh même en dans les films, je ne sais pas faire autre chose que du récit. D'accord. C'est-à-dire quelque chose qui est narré à partir du jeu. C'est à travers moi qu'on regarde, mais je pense pas que ça soit moi qu'on regarde. C'est pas un eg trip ça. De toute façon, j'ai pas de difficulté à dire qu'il y a de l'ego. Vous seriez pas là si vous aviez pas d'ego, hein. Et je serai pas là non plus. Donc dans tout, il y a de l'ego.
La question c'est qu'est-ce qu'on fait de son ego ? Est-ce que son ego il sert juste à à agrandir le socle de sa statue ou bien est-ce que son ego on le met au service des autres ? Et je pense que les héros et les héroïnes, ceux qu'on regarde dans la BD, bah ce sont les Caristes Jeunevillers, ce sont les auxiliaires de Vidcamp, ce sont les mamans de la Courneuve qui viennent en visite à Amien. Voilà qui euh à mon sens on regarde dans la BD. Mais même quand je fais du cinéma, je je dis que j'aime bien un cadrage par-dessus l'épaule. C'està-dire on a une amorce, on regarde en effet à travers moi mais c'est les autres qu'on regarde. Ça vous êtes un homme d'image.
On le rappelle, vous étiez documentariste mais journaliste aussi. Donc l'image hyper important pour vous en politique, je crois. Je sais pas trop. Je pense que je suis plutôt un homme de lettrre si je puis me permettre. Vous avez fait des des happenings à l'assemblée avec je crois il y avait un maillot. Ou j'ai mis le maillot de foot. J'ai mis un maillot de foot. Je veux dire, j'essae, vous savez, j'essaie de raconter des choses qui sont des choses de l'ordinair comment on les rend extraordinaires. Là, j'essaie de raconter des invisible, comment on les rend visible ?
les maillots de foot à l'Assemblée nationale, c'est pour rendre hommage aux millions de bénévoles des clubs de foot qui font que si notre pays tient encore aujourd'hui, c'est par les associations he l'hôpital, il est en train de craquer, l'école va pas bien. On a encore les associations qui fait que il y a de la culture, il y a du sport, tout ça à la fois dans les quartiers et dans les campagnes, ça se tient grâce aux associations. Comment je rends hommage aux dirigeants des associations ? Je le fais en en montrant mon maillot.
Voilà, il y a un signe qui envoyait de ça mais j'ai fait des discours à l'Assemblée nationale sans maillot sur les femmes de ménage en essayant par mes mots de rendre visible le travail invisible des femmes de ménage. On vous reconnaît sur vos positions internes nationales mais la présidence c'est aussi pas mal de tournage à l'étranger. Le candidat ruefin sur l'international propose quoi par exemple sur le proche Orient voilà sur ce qui se passe à Gaza. Je vous ai peu entendu là-dessus. Je pense que on m'a beaucoup entendu mais peut-être que ça n'a pas été j'ai pas j'ai pas été tellement relayé. Nous avons besoin d'une France non pas qui se range mais qui dérange. Et ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que on doit pas être aujourd'hui les alliés de Donald Trump et des USA et de l'État israélien de Benjamin Netanyou. Je dis avec simplicité, on peut pas avoir deux poids de mesure, on peut pas avoir un double standard quand je on ne peut pas faire que les larmes des mères palestiniennes valent les larmes des mères iraniennes, valent les larmes des mersres ukrainiennes. Et on peut pas en être au 20e train de sanction sur la Russie et pas avoir pris la moindre sanction sur l'État qui commidaires en Palestine Israël. Parle le mot génocide, vous l'utilisez parce que certains à gauche l'utilisent pas. On on pense plus à LFI qui l'utilise sans complexe. Vous vous l'utilisez.
Écoutez maintenant, ça a été documenté par Franca Bonz, rapporteur des Nations- Unies, rapporteur spécial des Nations- Unies. Ça a été documenté par un certain nombre d'associations. Et euh, vous savez, il faut pas que la bataille, sur un mot remplace la grande bataille que nous avons à mener contre ces horreursl. D'accord. Aujourd'hui encore euh les vivres ne sont pas amenés comme il le faudrait euh à Gaza. Aujourd'hui encore, les colonies en 6 Jordanie sont envahisies par des colons euh israéliens. Aujourd'hui, en plus euh Israël mène met le le chaos euh euh au Proche-Orient, met le chaos au en particulier au Liban.
Et donc je je pense que on devrait faire à l'égard d'Israël euh ce qui a été fait à l'égard de l'Afrique du Sud pendant le temps de la parteille, c'est-à-dire euh la rupture de de d'accords commerciaux, euh c'est-à-dire refuser euh la présence euh lors euh des de de l'Eurovision, lors des compétitions sportives et ainsi de suite. Et pourquoi je pense que la France doit faire ça ? Elle doit le faire pour une raison morale. Notre rôle, c'est d'accueillir les dirigeants sud-africains qui portent plainte pour crime de guerre et pour crime contre l'humanité et non pas d'accueillir des dirigeants israéliens. Ça va de soi.
Mais pour une raison profondément morale, mais pour une raison diplomatique aussi. Normalement, notre pays, il a pour rôle d'être un pont vis-à-vis des des pays du sud, d'être un pont. Or, la politique menée par Emmanuel Macron de zigzag, de on comprend rien de carte blanche et puis finalement non fait que nous sommes inaudibles et moi j'entends des gens en France qui me disent "J'ai mal à ma France". On a perdu notre influence dans beaucoup de zones du monde. On parle de du prochain on parle de l'Afrique mais c'est c'est évident euh et que euh il y a un certain nombre de choses à faire pour rétablir ce que je souhaite. Une influence être une voix entendue.
Là, il s'agit plus de puissance mais euh euh et la première des choses, c'est de pas établir ce double standard. Sinon, quand après vous allez parler de valeur, de démocratie, de droit de l'homme, personne ne vous écoute. Je pense qu'il y a sur autre chose à faire. Je veux dire, il faut regarder en face les pages noires de notre histoire. Je suis patriote. Je suis profondément patriote. Je pense que nous avons dans dans l'histoire de France des chapitres de lumière que la grande révolution française, liberté, égalité, fraternité, elle a euh porté un souffle dans le monde entier. Mais maintenant, il faut regarder en face nos nos nos pages noires.
Il faut regarder en face évidemment les crimes de l'esclavage mais aussi les crimes de la colonisation. Et je pense que c'est une nécessité de faire ça aujourd'hui euh euh pour trois raisons. D'abord, vis-à-vis des gens qui peuvent être issus de ces histoire là qui sont dans notre pays et avec qui il faut recoudre recoudre l'histoire, c'est recoudre le présent et c'est permettre l'avenir. Mais c'est aussi vis-à-vis par exemple des de la Guadeloupe, de la Martinique, des des départements d'outreem.
Parce que si on veut un changement d'orientation économique, il faut regarder que la pours la non critique de la colonisation fait qu'en fait on les maintient de le dans le même sous-développement et dans la même dépendance et on ne pourra pas parler au pays du sud et leur dire regardez nous nous ne sommes pas des impérialistes, nous ne sommes pas les Chinois, nous ne sommes pas les Russes, nous ne sommes pas les Américains si jamais on n pas pleinement balayé devant notre porte sur notre passé impérialist. Par contre, par exemple, quand Édouard Philippe, l'un de vos concurrents à droite, lui, ne veut pas reconnaître les crimes commis en Algérie, c'est une faute.
On est quasiment dans dans une négation de de ce qui s'est passé. Je pense qu'il faut y aller et les reconnaître pleinement et et dire que il y a eu des auras d'ours sur glan qui se sont produit en Afrique. Il faut regarder notre histoire en face. Euh moi je je le on parlait cinéma René Votier, je sais pas si ce nom vous avez quelque chose, qui était un grand cinéaste communiste de l'après-gerre et entre autres communiste des indépendances qui avait fait un film sur Algérie, mais un autre qui s'appelait Afrique 50. Et dans Afrique 50, il il suivait le parcours d'une colonne de soldats de l'armée française et qui pillit tuait au fur et à mesure de sa progression.
Je trouverai que presque un chef de l'État français se se grandirait à refaire ce parcours-là euh pour recoudre avec les pays du sud et non pas en acte de repentance, mais pour regarder notre histoire en face et pour pouvoir euh avancer, aller au-delà. Mais regardez notre histoire à l'égard de Haïti. Euh Haïti qui est un peuple qui le premier peuple que qui s'est libéré de l'esclavage et à qui on a fait payer une dette pendant un siècle ou plus. Voilà. Et de la même manière que quand on a libéré les esclaves, on a versé euh des aides aux esclavagistes, aux patrons, mais on n' pas euh on n' rien versé aux esclaves. Enfin, voilà. Donc je cette histoire-là, il faut la raconter.
J'étais marqué hier, j'étais à l'Assemblée nationale, il y avait une remuse de documents sur la la traite et et il y a une jeune fille qui a pris la parole et qui a dit "Ben moi, j'ai grandi en Guyane et quand j'étais en Guyane, on nous parlait beaucoup de l'esclavage et j'étais très surprise quand je suis arrivé ici en métropole que on nous en parle plus du tout. Voilà, on doit regarder cette histoire là en face. C'est notre histoire aussi. Allez, restons sur la scène internationale. Imaginons une scène. Vous rencontrez Donald Trump. Bah oui, si vous êtes président, faut aller voir vos Je n'ai aucune difficulté avec ça. Faut aller voir vos homologues. Vous je ne tremble pas.
Vous lui ferez la bataille de la pognée de main. Vous l'avez déjà imaginé cette scène là ? Vous savez, vous avez avec Emmanuel Macron là, il joue il joue au mec virile là. Non. Euh, comment vous Ouais. Comment vous l'imaginez cette scène, ce premier Vous savez, je je l'imagine sans difficulté pour deux raisons. Je sais quels intérêts je viens d'expendre. Je viens d'effendre les intérêts français, rien que les intérêts français. Je n'ai pas appartenu à la Young American Foundation. Euh je n pas je n'ai pas appartenu au groupe Bililderberg et je dis ça fait une différence avec mes trois prédécesseurs Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Emmanuel Macron.
Ça veut dire que quand je suis en dialogue avec les Américains, je viens défendre les intérêts de la France et seulement les intérêts de la France. Et ensuite dans mon parcours, euh il n'est pas rare que j'ai été amené à affronter des puissances bien plus élevées que moi. On m'a mis sur le dos Bernard Arnaud, première fortune de France et Bernard Scarcini, premier flic de France. et euh j'ai tenu sans euh sans craquer euh vous voyez. Donc moi c'est peut-être un niveau auudessus en tout cas ça fait quand même une certaine expérience. Vous savez quand vous êtes quand vous êtes surveillé jusque chez vous, c'est quand même une expérience.
Euh c'est quand même une expérience aussi et et ce que je souhaite simplement sans claquer la porte mais on est au 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis à laquelle la France a contribué et ce qui a fait notre dette à l'époque. Mais il serait temps que nous déclarions notre indépendance. Il serait temps que nous déclarions notre indépendance à l'égard des États-Unis. n'est pas indépendant. Aujourd'hui, nous sommes dans nous sommes dans une dépendance profonde. Nous sommes une dans une dépendance sur les énergies fossiles dont il faut sortir. Nous sommes dans une dépendance sur le capital et nous sommes dans une dépendance sur le numérique.
Donc aujourd'hui, il y a la nécessité de sortir d'une dépendance et sans doute aussi de la dépendance militaire. Nous avons les moyens de sortir de ces dépendances, pas tout seul avec des alliés que nous devons constituer pour sortir de ces dépendances là. Mais ça doit être un but aujourd'hui. Et vous euh parleriez avec euh tout le monde, vous est-ce que vous pourriez serrer la main Benjamine Netaniaou, à Vladimir Poutin des personnalités sur qui euh pèse un mandat d'arri international ? Je considère qu'aujourd'hui la ligne de fracture n'est plus entre les démocraties et les dictatures, mais est entre ceux qui respectent le droit international et ceux qui ne le respectent pas.
Non, eux, vous pourriez pas leur serrer la main. En tout cas, c'est c'est ce ce n'est pas vers eux que je me tournerai pour construire des alliances et je pourrais me tourner vers des gens qui n'ont pas du tout la même sensibilité politique que moi, mais qui dans l'ordre international ont pour but de le respecter. J'ai une question à l'amoureux du foot que vous êtes. Vous aimez bien le foot ? Euh oui, beaucoup beaucoup. Voilà. C'est c'est c'est quoi votre club préféré ? Ouais, lance. J'ai de la chance en ce moment. Bravo. Bon, le titre ça va être compliqué mais bravo. Oui. Oui. Mais bon, les moyens ne sont pas les mêmes. Ouais. Ouais. Non, super saison de lance là.
On en fait la parenthèse reloue des footeux. Euh Mbappé qui s'en prend au Rassemblement national, vous avez vu ça ? Est-ce qu'un sportif est dans son rôle et est-ce que justement il doit selon vous s'engager, utiliser sa notoriété quand on pense qu'il y a péri dans la demeure, c'est-à-dire bah victoire de l'extrême droite ? Vous avez aimé ou pas ce qu'il a dit ? Et qu'est-ce que vous avez pensé de la la réponse de Bardella ? En tout cas, je veux dire, tout homme est un citoyen, tout le youtubeur est un citoyen, le sportif est un citoyen, l'artiste est un citoyen et en tant que citoyen, on a son mot à dire sur la la politique de notre pays.
Et je vois pas pourquoi ça serait interdit à Kilian Mbappé, mais à Michael Olysée, mais à tous. Vous voyez pourquoi ça serait interdit ? Pourquoi il y aurait un devoir de censure de ce côté-là ? Donc Kanean Mbappé comme l'a fait en d'autres temps Turam doit être libre de s'exprimer. Après, on apprécie, on apprécie pas et on comprend que Jordan Bardella n'apprécie pas. Ouais, il a pas été sport, il lui a dit "Oui, puis depuis qu'il est parti du PSG, ils ont gagné la Ligue des Champions." Ouais, c'est une belle réplique mais c'est un couvard.
[rires] Mais c'est mais mais je je pense que ce que dit Kilian Mbappé, c'est ce que ressentent profondément euh les personnes racisées et que euh vous savez ça s'appelle le Rassemblement national mais en vérité c'est le parti du déchirement national parce que il y aura un tri, il y aura des Français, des pas vraiment français, il y aura de la sélection selon la religion, la couleur de peau, les origines. Voilà. Et donc euh euh et donc ça s'aime la zizanie, ça ne ça ne défend pas l'unité de la nation et je pense que euh il y a quand même une conscience de ça chez beaucoup de gens dans notre pays. Et deux dernières questions, une dernière politique.
Pour en revenir à la présidentielle, on a l'impression que la gauche nous joue le film génial avec Jean-Pierre Bakri. Vous souvenez un air de famille, un dîner où toutes les tensions familiales explosent. Vous ne pouvez plus voilà la gauche, elle est ensemble et bam d'un coup ça explose alors qu'on était là autour de la table. Euh est-ce que vous pouvez pas plutôt rejouer le vous savez le grand bain ou ou Rasta Rocket des gens qui se mettent ensemble pour un projet cool, génial qui paraît difficile mais comme à la fin on a une belle musique, une belle photo de famille.
C'est c'est ce que je souhaite et c'est pour ça que je souhaitais un mécanisme de départage qui est validé par les tris/4 des électeur de gauche qui disent voilà passer par une primaire et une investiture commune les tris/4 des électeurs socialistes les 3/4 des électeurs communistes et en fait le le vaste désir d'unité qui existe depuis un siècle dans notre pays et mais je je vous ai dit les divergences qui pour moi peuvent être surmontées mais voilà il eston ou est-ce qu'on déchire davantage et si vous qualifiez pas pour le second tour vous voteriez pour la personnalité de gauche de LFI OPS ou pas contre la droite c'est une hypothèse que j'ai du mal à imaginer à un an de l'élection que je sois pas au second tour mais jusqu'à maintenant et quand bien même ce n'était pas des votes de gauche j'ai été amené à glisser des bulletins qui ne me convenaient pas mais qui n'étaient pas ceux du Rassemblement national même à votre collègue voisin Damien Emmanuel Macron.
J'oublie les mauvais souvenirs. D'accord. Mais mais voilà, je puisque vous glissez le mot de Macron, je pense qu'il aura fait un mal immense à notre pays. Un mal vous savez quand je m'opposais à sa réforme de retraite, je disais que je m'y opposais évidemment pour des raisons sociales, mais aussi parce qu'un chef de l'État doit chercher à préserver l'unité de la nation. On a eu la crise des gilets jaunes, on a eu la crise Covid, on a eu la guerre en Ukraine, on a eu et derrière il nous fait quoi ?
Il nous fait une réforme qui à la place de rassembler les Français, à la place de faire qu'il se retroussent les manches ensemble pour les surmonter des défis, et bien il fait une réforme contre neuf Français contre 9 salariés sur 10 et contre tous les syndicats unis. Et donc il est il aura été l'accélérateur de fractures qui existaient déjà mais qui sont devenues des gouffres aujourd'hui. Et toute ma BD finalement, elle parle, elle vient de dire quoi ? Elle vient dire "Oui, la France est fracturée, on peut encore la réparer. Il faut le vouloir mais je pense que c'est encore possible." Quel bon capitaliste ! Il fait des petits placements de produits pour sa BD.
Donc dernière question, si on était dans une série, on serait dans quelle série selon vous là aujourd'hui ?
Je sais pas en tout cas il ou un film un film ouais un film ou une série de qui résumerait ou la situation politique ou la situation parce que souvent on dit que bah la réalité et la fiction non j'ai pas préparé cette question là on me l'avait pas annoncé je sais pas en tout cas il faut réussir à sortir de du prison break de la fratalité mais ça c'est une vieille série des années 90 donc c'est pris on serait prisonnier de la fatalité bah oui on a l'impression d'être un peu prisonnier d'une fatalité et c'est pour ça que par ailleurs, ça y tr je crois que l'imaginaire est nécessaire, ça ramène de l'air, ça fait respirer.
Aujourd'hui, on a l'impression que c'est vous savez, tu sais le verre de baud de l'air, un ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. On a l'impression d'être écrasé par ça, par le poids de la fatalité. Et c'est pour ça que je m'applique quand je veux voir les salariés de idé à pas seulement dire que il faut qu'il puisse manger à tous les repas, c'est qu'il devrait aller de soi, mais qu'il doit y avoir un droit au bonheur, qu'il doit y avoir un droit à la joie, qui doivent partir en vacances avec leurs enfants. On est 90 ans après le Front populaire mais en fait la promesse des vacances pour tous, elle est encore devant nous, elle n'est pas réalisée.
Et donc je pense que la gauche a pour responsabilité pas seulement de serrer dire bah voilà on est contre le Rassemblement national mais elle doit aussi avoir comme perspective que les gens vivent mieux et vivent mieux concrètement et partir en vacances voir la mer et la montagne pour tous les gamins de notre pays ça doit être possible maintenant avec nous. Merci François Rufin. Merci François Ruffin. Je vais y arriver. BD donc et surtout candidat à la présidentielle. Vous avez dit il y a Mélenchon et moi. La République c'est moi. Vous vous avez dit il y a Mélenchon et moi. Aujourd'hui à gauche il y a deux candidatures. Il y a Mélenchon et moi. Et ben merci au moins. C'est clair.
Merci à vous.
[musique]
Oh Encore encore fort