Propos antisémites attribués à Jordan Bardella, budget 2027... Le "8h30 franceinfo" de Yaël Braun-Pivet 6
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:23OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous croyez, Yael Brown-Pivet, à la thèse de la manipulation du complot ?
- 1:57RelanceRéponse directe
Brunpivé, vous-même, quand vous aviez organisé la marche contre l'antisémitisme après le 7 octobre 2023, Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient défilé à vos côtés. Ça avait fait polémique. Est-ce qu'avec le recul, vous regrettez leur présence aujourd'hui ?
- 2:51RelanceRéponse directe
La preuve, il s'est rendu en Israël en mars 2025 pour rendre hommage aux victimes du 7 octobre. Cette théorie du RN, bouclier de la communauté juive, vous n'y avez jamais cru ?
- 4:46RelanceRéponse directe
Est-ce que ce que dit le ministre israélien chargé de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, Amirai Shikli, qui défend Jordan Bardella aujourd'hui, disant que c'est l'une des voies les plus claires en Europe contre le Hamas, est-ce que ça aussi, c'est n'importe quoi ?
- 5:47OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, vous défileriez encore avec le Rassemblement National contre l'antisémitisme ou pas ?
- 8:06OuverteRéponse directe
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est un bouclier pour la jeunesse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Les journalistes ont probablement des éléments très concrets parce qu'autrement ils n'auraient pas écrit ce qu'ils ont écrit. »
- 0:52Invité politiqueFait
« si ces faits sont avérés, c'est extrêmement grave. »
- 1:21Invité politiqueFait
« ils ont cru sincèrement qu'il y avait eu une dédiabolisation et que le RN n'était pas le front national et qu'ils s'étaient débarrassés de cette haine antisémite. »
- 3:22Invité politiqueFait
« on voit bien par qui il a été fondé et quelles ont été les accointances de ce parti pendant des années avec toute la sphère antisémite et complotiste. »
- 3:41Invité politiqueFait
« qui s'exhibent avec des casquettes de SS. »
- 3:50Invité politiqueFait
« j'ai entendu un responsable du RN sur une antenne expliquer que le travail rendait libre. »
- 9:28Invité politiqueFait
« Ils demandent plus de profs. »
- 9:31Invité politiqueFait
« On sait qu'il y a un problème de remplacement. »
- 9:40Invité politiqueFait
« Il y a des grands programmes de rénovation faits par les régions. »
- 9:48Invité politiqueChiffre
« Plus de 20% de chômage des jeunes. »
- 12:40Invité politiqueFait
« notre système est tellement déficitaire et ça plombe tellement nos comptes publics qu'il nous faut le réformer »
- 13:29Invité politiqueChiffre
« on a un taux de chômage des jeunes qui est à plus de 20% aujourd'hui là où un certain nombre de pays européens sont entre 5 et 7% »
- 16:56Invité politiquePromesse
« doter la France d'un budget »
- 19:29Invité politiqueFait
« si nous n'avons pas de budget la situation financière de notre pays sera catastrophique »
- 20:21Invité politiqueChiffre
« le premier ministre a budgété un milliard et demi par an »
Temps de parole
- Yaël Braun-Pivet67 %
- Présentateur14 %
- Invité12 %
- ?5 %
≈ 11,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Yael Brown-Pivet.
Bonjour. Bonjour Yael Brown-Pivet.
Jordan Bardella et le Rassemblement National se défendent après les propos antisémites révélés par Mediapart qu'aurait écrit dans sa jeunesse le président du parti alors qu'il faisait ses premiers pas de militant du Front National. Une manipulation, dit-il, qui viserait à l'assassiner politiquement et à entraver la marge du RN vers l'Elysée. Est-ce que vous croyez, Yael Brown-Pivet, à la thèse de la manipulation du complot
? Et
moi, aujourd'hui, je ne crois rien et je vois, j'ai évidemment lu l'article et les accusations qui étaient portées. J'ai entendu les dénégations de M. Bardella. J'entends qu'il entend porter plainte. Donc nous verrons, la justice va se prononcer. Les journalistes ont probablement des éléments très concrets parce qu'autrement ils n'auraient pas écrit ce qu'ils ont écrit. Donc nous verrons bien. Maintenant, si ces faits sont avérés, c'est extrêmement grave. Et vous voyez, moi, aujourd'hui,
je
voudrais penser aux électeurs du RN parce qu'il y en a beaucoup dans notre pays, des millions de Français qui ont
cru
sincèrement.
On en a entendu ce matin qui ne croient pas
à
ces théories, qui attendent des preuves,
qui disent que ce n'est pas
possible.
Mais justement, ils pensent que ce n'est pas possible parce qu'ils ont cru sincèrement qu'il y avait eu une dédiabolisation et que le RN n'était pas le front national et qu'ils s'étaient débarrassés de cette haine antisémite. Et je sais, pour avoir beaucoup échangé avec ces Français qui croient sincèrement qu'il faut voter RN, qu'ils ne sont pas antisémites. Et donc, ça serait un coup de tonnerre pour eux d'apprendre qu'ils ont été mystifiés pendant des années et qu'on les a bernés en leur faisant croire
qu'ils ne l'étaient plus.
Donc moi, je pense à ces électeurs et j'espère en tout cas qu'on saura très vite la vérité parce que si c'est avéré, c'est d'une gravité mais extrême.
Yael
Brunpivé, vous-même, quand vous aviez organisé la marche contre l'antisémitisme après le 7 octobre 2023, Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient défilé à vos côtés. Ça avait fait polémique. À l'époque, certains considéraient que c'était une opération de blanchiment de recevoir ce parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Est-ce qu'avec le recul, vous regrettez leur présence aujourd'hui ?
Alors, vous savez, nous avions été très clairs avec le président du Sénat. Nous n'avions appelé aucun parti politique à marcher. Nous avions appelé les Français à marcher. Et donc, nous avions souhaité faire une marche citoyenne. C'est ce que nous avions fait. Nous n'avions pas délivré de brevets, de bonne présence ou
de mauvaise présence. Ce n'était pas un brevet de respectabilité ? Absolument pas. En tout cas, pas
de notre part. Nous, nous étions adressés uniquement aux Français. Et c'était plus de 200 000 Français qui avaient répondu à notre appel à marcher. C'était une marche républicaine, une marche citoyenne. On peut se poser la question parce
qu'aujourd'hui, par exemple, vous avez des membres du RN,
le
porte-parole Laurent Jacobelli, qui dit sur France Info que Jordan Bardella est un rempart pour la communauté juive. La preuve,
il
s'est rendu en Israël en mars 2025 pour rendre hommage aux victimes du 7 octobre. Cette théorie du RN, bouclier de la communauté juive, vous n'y avez jamais cru ?
Moi, je n'y ai jamais cru parce que lorsque l'on regarde déjà l'histoire du RN, on voit bien par qui il a été fondé et quelles ont été les accointances de ce parti pendant des années avec toute la sphère antisémite et complotiste. Après, on voit bien qu'à chaque élection, ils sont obligés de faire le ménage. À chaque élection. Donc, on ne peut pas imaginer que tout soit si clair que cela si à chaque fois, ils attirent des candidats qui tiennent des propos antisémites, qui s'exhibent avec des casquettes de SS. Et encore, récemment, moi, j'ai entendu un responsable du RN sur une antenne expliquer que le travail rendait libre. C'est le slogan qu'on voit à Auschwitz, Arbeitmar Frey.
Et c'est ça qui est dit aujourd'hui. Donc, moi, je veux bien qu'on entende tout et n'importe quoi. Mais il y a des faits, il y a des actes. Donc, sur ce point-là, aujourd'hui, moi, j'attends la vérité. J'attends que Mediapart puisse nous montrer les preuves qu'ils détiennent. Jordan Bardella se défendra. C'est son droit. Nous sommes en République. Nous sommes dans un état de droit. Mais les Français, la République, a le droit de savoir
très
concrètement qui se
cache
derrière ces responsables politiques. Nous ne pouvons pas tolérer en République des personnalités qui soient aux responsabilités et qui soient antisémites. C'est contraire au pacte républicain.
Fabrice Arfi de Mediapart, qui était tout à l'heure avec nous, a assuré que le journal en ligne allait publier l'épreuve dans les prochains jours. Vous disiez, on entend tout et n'importe quoi, Yael Brun Pivet. Est-ce que ce que dit le ministre israélien chargé de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, Amirai Shikli, qui défend Jordan Bardella aujourd'hui, disant que c'est l'une des voies les plus claires en Europe contre le Hamas, est-ce que ça aussi, c
'est
n'importe quoi ? Est-ce que vous comprenez cette défense de la part d'un ministre israélien ?
Mais je ne vois pas le rapport, en fait. On peut très bien avoir une voix très claire contre un groupe terroriste et être antisémite, ce n'est pas antinomique. Et les brevets de bonne conduite qui viennent d'un tel ou un tel, pour moi, ça m'est égal. En fait, moi, ce qui m'importe, ce sont les faits, ce sont les pensées. Qu'est-ce qu'il y a derrière ces hommes et ces femmes qui prétendent à gouverner notre pays ? Je suis une républicaine dans l'âme, je suis inquiète, parce que l'antisémitisme, le racisme sont contraires à toutes les valeurs de la République. Et nous
ne
pouvons pas imaginer des personnalités politiques aux responsabilités qui porteraient des valeurs qui sont contraires à
toute l'histoire républicaine. Moi, il y
a
le brev-pivet.
Est
-ce qu'aujourd'hui, vous défileriez encore avec le Rassemblement National contre l'antisémitisme ou pas ?
À nouveau, Mme Lambret, je n'ai pas défilé avec le
Rassemblement National. Non, mais est-ce que vous accepteriez leur problème ? J
'ai organisé une marche citoyenne pour la République et contre l'antisémitisme. Je n'ai pas défilé
avec le Rassemblement National.
Je n'ai fermé la porte à aucun citoyen. Tous les citoyens de ce pays sont légitimes à se dresser pour défendre notre bien le plus précieux, la République. C
'était une question. Marine Le Pen a riposté hier dans une conférence de presse à l'Assemblée Nationale. On l'écoute. Donc maintenant, c'est à Mediapart, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar parce qu'il y aura évidemment une réponse
à
la manière dont il se comporte. Mediapart va devoir enfiler son costard en Kevlar, référence à la matière composant les gilets pare-balles. Est-ce que c'est une tentative d'intimidation ? Il y a une
députée
qui a saisi le procureur.
Moi,
je voudrais vraiment qu
'on
fasse confiance à la justice. Vous savez, j'ai entendu qu'il y avait une plainte en diffamation. Les journalistes vont pouvoir prouver la
véracité des faits allégués. Est-ce que
ce sont des menaces
? Non,
ce n
'est
pas du fond, c'est de la forme.
C'est à la justice maintenant. La députée, Léa Malajal
-Barki, qui est députée écologiste, saisit, comme l'a dit Agathe, la procureure au titre de l'article 40. Vous pourriez le faire vous aussi ? Pourquoi pas ?
Parce que, en tout cas, à l'heure où je vous parle, ça ne me semble pas nécessaire. Ce qui me semble nécessaire, c'est que très rapidement, on puisse y voir clair dans cette affaire qui est d'une extrême gravité.
Autre sujet à la une, Yael Brunpivet, présidente de l'Assemblée nationale, c'est le mouvement de blocage de certains lycées en France, avec parfois des violences, des affrontements entre forces de l'ordre et lycéens. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole hier, en marge de la journée de mobilisation dans la fonction publique. Il s'est dit « fier de défendre nos gamins ».
«
Parents, militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière. Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme, vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli, ni pardon pour personne. »
On parlait il y a un instant de Jordan Bardella autoproclamé bouclier pour les Français juifs. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est un bouclier pour la jeunesse ?
Non, loin de là. Je suis également très inquiète. Arrêtons-nous un instant sur ce qui est en train de se passer. On a des élus de la République, alors pas Jean-Luc Mélenchon, mais il est accompagné d'un certain nombre de parlementaires, qui continue à opposer les citoyens à leur police, une police républicaine. On entend le mot, des mots très forts, sauvagerie policière. C'est indigne de la part d'un responsable qui prétend
accéder
aux plus hautes responsabilités. Il est candidat à
l
'élection présidentielle. Dans une République, nous avons besoin d'une police qui est assermentée et qui essaye de maintenir l'ordre. Là, on voit quelqu'un très concrètement qui jette de l'huile sur le feu, qui les appelle à la révolte, qui légitime la violence du côté des lycéens et qui considère que la police n'est pas dans son rôle. Je trouve ça très
grave de la part de l'un responsable politique. Vous dites que c'est un comportement de factieux, Yann Brunpivet ? C'est un
comportement de factieux
? Ce n'est
pas mon genre de jeter de l'huile sur le feu en utilisant tel ou tel terme. J'appelle simplement tout le monde au calme. Nous avons besoin... La jeunesse, franchement, n'a pas besoin de cette violence. La jeunesse, elle a besoin qu'on s'occupe d'elle. Elle a besoin... Vous savez, moi, je suis maman. Je suis préoccupée pour nos enfants. Et là, quand j'entends les revendications des jeunes, c'est quoi ? Ils demandent plus de profs. On sait qu'il y
a
un problème de remplacement. Et on a essayé d'y faire face, notamment avec les dispositifs Pacte, qui marchent plutôt bien. Ils ont besoin de moyens. Il y
a
des grands programmes de rénovation faits par les régions. Ils ont besoin d'accéder à l'emploi. On a un des chômages des jeunes les plus lourds en
Europe. Donc, il faut entendre leurs revendications. Plus de 20%
de chômage des jeunes. Donc, évidemment qu'il faut entendre les revendications des jeunes. Il faut être à leur côté. On est responsable de...
Qu
'on soit parent, qu'on soit citoyen, qu'on soit élu. Mais c'est certainement pas en appelant à la violence. Ça n'est certainement pas en étant de façon indiscriminée de leur côté ou en soufflant sur les
braises. Mais vous dénoncez la violence
de certains jeunes Yael Brunpivet et de ceux qui les encouragent.
Est
-ce que vous dénoncez aussi la violence de certains policiers ? Vous avez vu sans doute ces vidéos dans le Val d'Oise. Un jeune homme qui met des coups de pied à des policiers mais qui sont casqués, équipés de boucliers, de matraques. L'un de ces policiers lui tire à moins de 3 mètres une grenade lacrymogène en plein visage. Est-ce que vous contestez et condamnez aussi ces violences-là ?
Mais quand il y a des faits qui semblent être en dehors des cas d'usage et ça je ne sais pas ce qui s'est passé concrètement il faut toujours qu'il y ait une enquête et si le policier en cause n'a pas respecté les conditions d'usage de ce type de matériel il faut qu'il soit poursuivi. Ce
n'est pas un sujet. Si la seule violence
légitime est celle de l'État ce type de comportement abîme cette légitimité.
En tout cas il faut toujours que la réponse de nos forces de l'ordre et c'est le cas, moi je sais qu'elles sont très dévouées soit proportionnée aux événements. Maintenant il faut aussi qu'en face on ait des enfants qui soient entendus et il faut qu'on ait des responsables politiques qui ne soufflent pas sur les braises mais qui au contraire apaisent la situation. C'est ça exercer un mandat politique. Il faut être responsable et je ne vois pas ce que l'on a à gagner en faisant cela comme M. Mélenchon le fait avec ses parlementaires qui vont devant les lycées pour finalement encourager à la révolte. Moi je crois que les lycéens ils ont besoin de réponses concrètes, pragmatiques.
Donc mettons tout le monde autour de la table dialoguons, établissement par établissement nous avons des organes de discussion des conseils de vie lycéenne il y a, on peut organiser des assemblées on peut discuter à chaque niveau moi je suis prête je vais souvent dans les lycées dans les universités etc. Mais il n'y a que par le dialogue qu'on améliorera réellement la situation de nos lycéens et de nos jeunes.
On entend votre appel à l'apaisement.
Le
830 France Info Agathe Lambret Simon le Baron
Avec
Yael Brunpivet présidente de l'Assemblée Nationale Edouard Philippe le candidat Edouard Philippe lève enfin le voile sur son projet pour les retraites terminés les 67 ans il avait laissé entendre cette petite musique il propose d'atteindre l'âge de départ de 65 ans et 45 années de cotisation progressivement d'ici 10 ans votre réaction il y
a
une Brunpivet est-ce que c'est courageux ou suicidaire
? Je
pense que le sujet de retraite il nous concerne tous et donc il faut l'adresser on voit bien que notre système est tellement déficitaire et ça plombe tellement nos comptes publics qu'il nous faut le réformer alors j'entends la proposition on voit bien quand même qu'il y a 65 ans et 45 annuités ce qui fait que si on commence à travailler à 22 ans 23 ans on va aller jusqu'à 67 68 ans il
va plus loin que
la réforme Borne alors
qu'elle a été suspendue lui il dit
on la reprend et on l'intensifie en fait ça va plus loin mais à l'instar de tous les pays européens qui ont repoussé l'âge de la retraite et ça ne me semble pas
illégitime ça va pas trop loin
ce qui est sûr c'est qu'il ne faut pas adresser ce sujet qu'uniquement sur le plan de la durée il y
a
une question d'assiette finalement on sait qu'en France on n'a pas assez de gens qui cotisent parce que les jeunes entrent très tard sur le marché de l'emploi et vous voyez on parlait des jeunes de nos lycéens il faut qu'on arrive à résoudre cette question de chômage des jeunes on a un taux de chômage des jeunes qui est à plus de 20% aujourd'hui là où un certain nombre de pays européens sont entre 5 et 7% si nos jeunes on n
'est
pas capable de leur permettre de rentrer sur le marché de l'emploi assez tôt on ne
va
pas leur dire qu'il faut travailler jusqu'à 65-67 avec 45 annuités parce qu'ils ne les atteindront pas
moi je vois que le premier
CDI en moyenne pour un jeune c'est 27 ans c'est 27 ans donc il faut absolument qu'on élargisse l'assiette que les jeunes puissent rentrer plus tôt sur le marché de l'emploi et donc que les entreprises jouent le jeu et
de la même façon
il faut qu
'on
travaille sur l'emploi des seniors
on entend
ce que vous dites sur la durée de cotisation vous dites en fait il faudra travailler peut-être jusqu'à 67-68 ça veut dire qu'il y
a
une forme d'hypocrisie de la part d'Edouard Philippe qui ne donne pas un âge de départ un âge pivot à 67 ans mais à 65 mais en réalité dans les faits ce sera pareil
mais je pense c'est pas ça je pense que le projet il est posé et chaque candidat on voit pose un projet j'observe que chacun pose un projet différent très
différent Marie-Laupin c'est 62 ans Jean-Luc Mélenchon
c'est 60 ans et puis
Gabrielle Attal propose une retraite à point en
supprimant l'âge légal on voit bien que sur ce sujet vraiment si on veut s'en sortir avoir un régime de retraite qui soit pérenne on doit absolument y arriver par la négociation syndicale moi je pense que un homme ou une femme politique ne peut pas arriver demain au pouvoir et imposer parce qu'il aurait une majorité à l'Assemblée nationale un régime de retraite ça ne
marche pas d'ailleurs Edouard Philippe dit qu'il consulterait les partenaires sociaux
notamment sur le sujet de la pénibilité
mais pas qu'il
faut consulter donc
vous vous dites
à
Edouard Philippe cette réforme c'est aux partenaires sociaux de l
'affaire mais c'est pas simplement consulter parce que je vous demande votre avis et puis après je m'assoie dessus ça marche
pas on l'a trop fait depuis 10 ans mais
c'est pas depuis 10 ans depuis toujours depuis toujours en fait et on voit bien que dans les pays où ils arrivent à avoir une réforme des retraites qui soit pérenne et qui peut-être peut retarder l'âge de la retraite les syndicats ont été étroitement associés concertés pour avoir un régime qui s'accorde avec tout le monde c'est la question de la pénibilité qu'il faut traiter c'est les carrières longues le travail des femmes bon sang on n'en parle jamais mais on sait que les femmes ont toujours une retraite largement inférieure à celle des hommes c'est un facteur d'inégalité criant donc là aussi il faut y travailler et ça ça ne peut se faire qu'avec les syndicats et en parlant emploi des seniors emploi des jeunes donc finalement vous voyez bien que l'âge n'est qu'un paramètre parmi d'autres à l'intérieur d'une réforme qui doit être beaucoup plus large et qui doit absolument inclure le marché de l'emploi
message passé à Edouard Philippe dont l'absence de dynamique dans les sondages dont l'absence de dynamique commence à se faire sentir dans les sondages une enquête Toluna Harris Interactive publiée lundi montre que Jean-Luc Mélenchon est qualifié au second tour dans tous les cas de figure face à Marine Le Pen qui domine le match même dans le cas de figure où Gabriel Attal ne fait pas de concurrence à Edouard Philippe vous Yael Brunpivet vous ne soutenez personne pour l'instant dans cette campagne ça signifie qu'Edouard Philippe n'est pas l'homme de la situation pour vous ?
ça signifie que je suis concentrée sur la mission que les Français m'ont confiée et que les parlementaires m'ont confiée c'est-à-dire présider l'Assemblée nationale nous avons des textes que nous devons voter avant la fin du quinquennat nous allons examiner à partir de demain la proposition de loi intégrale sur les violences faites aux femmes et aux enfants nous avons la question budgétaire après
doter
la France d'un budget et après il y a des textes le logement parcours sub justement nous avons un texte formidable porté par le ministre Philippe Baptiste sur l'enseignement supérieur ça peut être une réponse aux jeunes qui manifestent
donc nous avons du travail et c'est ça qui m'occupe
aujourd'hui vous avez du travail mais qu'est-ce que vous faites ? alors vous continuez à vous éparpiller à vous regarder vous éparpiller vous déchirez qui s'éparpille ? vous ne sifflez pas à la fin de la récré ? le bloc central s'éparpille ? non Gabriel
Attal Bruno
Retailleau Edouard Philippe
?
nous ne sommes pas éparpillés Bruno Retailleau ne fait pas partie du bloc central stricto sensus il est
président
des républicains et donc un parti de droite mais en tout cas nous sommes concentrés après vous savez moi j'ai toujours plaidé pour dire il ne faut pas partir en silo avec un candidat par groupe politique mais au contraire il faut que nous accordions sur un projet je reste convaincue de cela donc moi je
continue à voir tout le monde je
continue à échanger avec tout le monde je continue à souhaiter rassembler autour d'un projet d'une vision pour la France et pour les français et donc j'essaye de m'inscrire continuellement dans cette dynamique là
vous évoquiez le budget le gouvernement doit présenter son projet demain en conseil des ministres vous avez plaidé il y a deux semaines je crois pour un recours au 49.3 c'est-à-dire une adoption sans vote est-ce que ce n
'est
pas un peu paradoxal pour la présidente de l'Assemblée nationale
?
Mais en fait c'est juste être assez pragmatique réaliste et tenir compte de la situation politique telle qu'elle est nous sommes en année pré-présidentielle aucun parti politique de l'opposition ne va souhaiter s'associer avec nous pour voter positivement un budget donc après nous avons deux solutions soit laisser traîner les débats pendant trois mois pour avoir un recours aux ordonnances qui ne tient pas compte du débat parlementaire puisque les ordonnances c'est le texte initial celui qui va être présenté demain en conseil des ministres donc les ordonnances c'est la négation absolue du parlement et
en face le
49.3 le
49.3 peut être
alors il y
a
un recours à la censure possible derrière mais surtout le 49.3 peut tenir compte des propositions formulées par les ordonnances
les
uns et les autres le 49.3 ça n'est pas le texte initial en revanche le 49.3 est quelque chose finalement dans le contexte actuel c'est prendre en compte une situation et être réaliste et dire finalement je suis responsable je présente un budget qui correspond à la trajectoire que nous devons avoir j'ai écouté les oppositions pour ne pas prendre ce qui était vraiment les chiffons rouges que vous aviez et dont vous m'avez fait part mais je prends mes responsabilités parce que vous savez que si nous n'avons pas de budget la situation financière de notre pays sera catastrophique et qui en
partira les premiers les plus modestes
mais je ne mise pas sur l'abstention d'un tel ou un tel
je demande
à ce que chacun après soit responsable et je n'ose imaginer je suis une responsable politique je n'ose imaginer que quelqu'un qui veut prendre finalement les commandes de l'avion France le précipite d'abord dans le précipice avant d'en prendre les commandes ce que ce serait si nous n'avions pas de budget
Elbron Pivet vous parliez de la loi sur les violences sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles qui sera examinée demain quatre mois après le traumatisme de l'affaire Liana LFI dénonce une loi qui manque d'ambition une loi plus répressive que préventive qu'est-ce que vous répondez et sachant que le premier ministre a budgété un milliard et demi par an alors que les associations en réclament trois milliards est-ce que elle est finie à paraison ?
En fait cette loi elle est issue d'un travail mené avec les associations on a des dizaines et des dizaines d'associations qui s'occupent de ces sujets depuis et qui s'occupent des femmes et des enfants depuis des années c'est leur combat et elles ont construit cette loi intégrale avec donc c'est une loi qui vient du terrain elles ont été rejoindes par des parlementaires qui travaillent là aussi depuis des mois nous avons plus de 247 parlementaires de tous bords politiques sauf LFI et Rassemblement National qui ont co-signé cette proposition de loi donc c'est un travail exemplaire j'ai saisi aussi le CESE qui a donné un avis l'avis de la société civile organisée
conseiller économique social et environnementale et
le conseil d'état que j'ai saisi également a pu donner un avis juridique donc c'est un processus
législatif exemplaire
donc j'entends les critiques des uns et des autres mais franchement qu'ils arrêtent un peu de critiquer et qu'ils participent de façon positive à cette législation ça commence demain qu'ils ne soient pas dans l'opposition complètement démagogique mais qu'au contraire on a besoin de chacun pour protéger les femmes
et
les enfants minimum c
'est insuffisant effectivement et donc les discussions vont aussi être des discussions budgétaires nous aurons ce débat dans l'hémicycle dès cette semaine puisqu'il pourrait y avoir des amendements gouvernementaux sur ce point et il y aura les discussions
budgétaires mais vous voyez dans un
49.3 vous pouvez augmenter les sommes qui seront mises par la discussion si on passe par ordonnance et que le budget ne comporte pas ces sommes demain c'est foutu
merci beaucoup Yael Brunpivet député ensemble pour la République c'est le
bloc
central et présidente de l'Assemblée nationale bonne journée
à vous merci
bonne journée
à vous qui nous avez écouté et Agathe je vous dis à demain
Yaël Braun-Pivet