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Audition parlementaireRassemblement National (sur YouTube)· 29 mai 2013 4 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeImmigration & asileÉconomie & entreprises

Marion Maréchal-Le Pen dénonce la fraude sociale à l'Assemblée nationale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse partielle

    La parole est à madame Maréchal Le Pen.

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Comment pouvez-vous ignorer le scandale de la fraude sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueChiffre
    « Elle représente 20 milliards d'euros par an, selon le rapport de notre collègue Dominique Thian, publié en 2011 »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « soit jusqu'à deux tiers des augmentations d'impôts votées l'an dernier »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « la Cour de cassation, le 5 avril dernier, a ouvert ses aides à tous les enfants d'immigrés nés à l'étranger »
  • 2:33InvitéFait
    « le gouvernement est engagé fortement dans la lutte contre la fraude sociale »
  • 3:07InvitéFait
    « fraudeurs qui sont principalement des employeurs, qui ne déclarent pas les salariés qu'ils embauchent »

Temps de parole

  • Invité49 %
  • Marion Maréchal47 %
  • Présentateur3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci. La parole est à madame Maréchal Le Pen.

0:08
Marion Maréchal

Ma question s'adresse à monsieur le ministre du Budget. Depuis quelques semaines, le gouvernement a décidé d'envoyer le feu divin sur les évadés fiscaux en légalisant les écoutes téléphoniques, les infiltrations et les sources illicites. De quoi faire des envieux au sein des forces de l'ordre qui aimeraient voir autant de zèle de votre part contre l'insécurité. Rien de mieux pour faire oublier votre mur des condamnés qui ne cesse de se remplir depuis quelques semaines et votre prédécesseur à qui vous faisiez de larges accolades fraternelles au son de ce n'est qu'un au revoir.

Alors, prenant acte de votre détermination, j'aimerais attirer votre attention sur un autre type de fraude dont le gouvernement n'a pas l'air de se soucier. Je veux parler de la fraude sociale, c'est-à-dire le travail au noir, la fraude aux allocations familiales, à l'assurance maladie et aux retraites. Elle représente 20 milliards d'euros par an, selon le rapport de notre collègue Dominique Thian, publié en 2011, soit jusqu'à deux tiers des augmentations d'impôts votées l'an dernier. Elle s'accompagne d'une montée inquiétante des réseaux organisés et des filières d'immigration sanitaire et sociale.

Sous prétexte de ne pas stigmatiser, vous laissez s'instaurer l'impunité et l'injustice au profit des professionnels de l'arnaque. Bientôt, vous dursuerez le régime des retraites alors que d'autres prospèrent dans l'imbue. Bientôt, vous supprimerez l'universalité et baisserez les allocations familiales des classes moyennes. Et ce, alors même que la Cour de cassation, le 5 avril dernier, a ouvert ses aides à tous les enfants d'immigrés nés à l'étranger, souhaitant rejoindre la France. Hors procédure de regroupement familial, je parle donc de l'ouverture de ces aides aux parents polygames.

Ma question, Monsieur le Ministre, en tant que grand argentier de l'Etat et en y associant Madame le Ministre de la Santé, comment pouvez-vous ignorer le scandale de la fraude sociale, quand vous en demandez sans cesse plus aux classes moyennes, qui sont tout juste bonnes à payer pour vous, pour le fraudeur, le casseur et le polygame ?

2:05
Présentateur

La parole est à Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé.

2:12
Invité

Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée. Au moins, le sens de la nuance, comme toujours, aura été au rendez-vous de votre question. Et l'on peut dire que s'il y a bien une constance dans les propos que vous tenez, c'est celle du dénigrement, de la division et de l'opposition des Français les uns aux autres. Madame la députée, je veux vous dire que le gouvernement est engagé fortement dans la lutte contre la fraude sociale, non pas ne mis par ailleurs, mais parce que la fraude, aucune fraude, ne peut être acceptable et acceptée dans notre pays. Aucune fraude ne peut être tolérée au nom de la justice et au nom de la République.

Et c'est la raison pour laquelle, Madame la députée, mais vous n'étiez pas présente sur ces bancs, c'est la raison pour laquelle, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale, nous avons fait voter le renforcement des sanctions envers les fraudeurs, fraudeurs qui sont principalement des employeurs, qui ne déclarent pas les salariés qu'ils embauchent aux Noirs. C'est la raison pour laquelle, Madame la députée, nous avons fait en sorte d'empêcher que des entreprises, lorsqu'ils font travailler, des sous-traitants qui ont recours au travail aux Noirs.

Mais Madame la députée, aujourd'hui, où nous célébrons le Conseil national de la résistance, la République et les valeurs de la solidarité, la seule chose que vous trouvez à faire, c'est opposer les Français les uns aux autres. Notre modèle social, de notre soutien et de l'aide de la République. Et je vous le dis, Madame la députée, qu'ils soient Français ou étrangers, qu'ils soient des classes moyennes ou des classes populaires, qu'ils habitent dans le Nord ou dans le Sud, les Français qui ont besoin de la République, les Français qui ont besoin de la sécurité sociale, nous trouverons à leur côté.