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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 21 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le maire de Rouen favorable à l'interdiction des manifestations en centre-ville

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Maire socialiste de Rouen, les manifestations de samedi ont tourné au chaos. Pour vous, si manifestation il y a, ça ne pourra pas être dans le centre-ville ?

  • 1:53RelanceRéponse directe

    Est-ce que délocaliser les manifestations hors du centre-ville ne risque pas de déplacer le problème ?

  • 4:54OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous concrètement du gouvernement en termes de moyens policiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:04Fait
    « S'il y avait pas eu de manif, on aurait pas eu de pillage. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Nicolas Maillor Rossignol, bonjour. Maire socialiste de Rouan. Chez vous aussi, les manifestations de samedi ont tourné au chaos. Plusieurs dizaines de casseurs ont pillé certains magasins détruits du mobilier urbain alors qu'un nouvel appel à manifesté et lancé côté gilets jaunes et et étudiant pour samedi. Pour vous, si manifestation il y a, ça ne pourra pas être dans le centre-ville de de Rouan. Je pense qu'il faut mesurer le traumatisme. D'abord les commerçants effectivement, mais pas seulement les commerçants qui ont été pillés, hein. Tous ceux qui ont pas été pillés, ils ont perdu du chiffre d'affaires aussi parce que plus personne ne vient dans le centre-ville parce que les gens ont peur. Mais même là actuellement, bien sûr, les riverins, les habitants

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ont peur. Bien sûr. Et donc, est-ce que vous laisseriez votre enfant se promener dans dans la rue si s'il y a des risques de pillage, s'il y a des risques ? Non. Donc voilà, la situation c'est celle-là, c'est c'est la réalité. Comment est-ce qu'on peut sortir de cette situation ? Il y a deux dimensions. La première, c'est bien sûr de préserver le droit à manifester dans le calme et dans l'ordre public, mais précisément pour maintenir l'ordre public de faire en sorte que les parcours de manifestation ne se passent pas dans les cœurs de Centrre-ville. C'est vrai pour Ran, mais Ran est un centre-ville historique, patrimonial, médiéval avec des petites rues tortueuses magnifiques. Mais effectivement, évidemment que c'est compliqué de gérer l'ordre public dans

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ce genre de situation. Donc organiser, ça a déjà été fait dans le passé hein, organiser les parcours de manifestation de façon qu'on ne passe pas à proximité de ces sites-là. Mais alors par la deuxème dimension quand même c'est qu'on attend le gouvernement sur à la fois l'organisation des services de maintien de l'ordre qui n'était clairement pas préparé la dernière fois et sur la réponse politique aux attentes politiques parce que je rappelle quand même que s'il y avait pas eu de manifestation ben il y aurait pas eu de pillage. On va on va entendre Sébastien le Cornu dans dans quelques secondes. Mais donc l'idée si on s'arrête sur votre premier point de délocaliser en quelque sorte la manifestation c'est quoi ? c'est de l'organiser dans un autre quartier

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carrément en dehors du du centre-ville, en dehors de la ville. Il faut bien expliquer à vos auditeurs comment ça se passe. Quand il y a une manifestation, pour simplifier, les organisateurs de la manifestation donnent demandent une autorisation et donnent un parcours prévisionnel. Et tout ça est discuté, parfois négocier avec qui ? Avec la mairie, mais le décisionnaire c'est l'État, c'est la préfecture qui donne l'autorisation ou pas. Et donc ça s'est déjà fait dans les les années précédentes hein, dans des situations particulières de dire bah vous pouvez manifester mais sur tel parcours et pas sur un autre. Donc il s'agit pas d'aller dans la campagne rase mais il s'agit par exemple de rester dans l'extra boulevard par exemple. Est-ce que c'est pas quand même abdiqué

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et se dire bah finalement on n'est même plus capable d'organiser une manife en centre-ville. Ah non mais moi je dis les choses très clairement. Celui qui a abdiqué là en l'occurrence, c'est quand même le gouvernement qui depuis un mois n'a pas répondu aux attentes politiques. S'il y avait pas eu de manif, on aurait pas eu de pillage. Pourquoi il y a eu des manifes ? Parce que ça fait un mois, un mois que il y a des attentes assez légitimes. Franchement, enfin pardonnez-moi, c'est quand même pas complètement lié. Là, on peut pas lier les manifes au pillage. Les pillages interviennent parce que il y a manque de force de sécurité en espèce, un manque d'anticipation. Bien sûr. Ben oui, bien sûr. Il y a eu un très clairement un défaut d'anticipation. Mais ce que je veux

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dire, c'est que les pillages sont intervenus dans un contexte qui était celui de ces manifestations. S'il y avait pas eu ce contexte, on peut quand même supposer que le samedi se serait passé plus calmement. Bon, or pourquoi il y a ces manifestations ? parce que ça fait un mois que les lycéens très pacifiquement demandent des revendications qui franchement sont légitimes et qui a pas eu de réponse. Je vais faire un parallèle qui est peut-être un peu provocateur mais je je vais l'assumer. Quand vous avez des manifestations d'agriculteur, parenthèse, il y a souvent des violences et des dégradations assez fortes. On en a connu. Bon le lendemain, ils sont reçus jamais jamais de l'ordre de ce qu'on a vu ces jours. Excusez-moi, mais on a vu des préfectures brûlées par des agriculteurs

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dans le passé. Mais je OK. Euh le lendemain, ils sont reçus à l'Élysée. Le lendemain, ils sont reçus à Matignon. Là, ça fait un mois. Et pour des manifestations le gouvernement a laissé pourrir la situation. Je ne sais pas s'il a fait exprès de laisser pourrir, mais il aurait dû, il aurait pu répondre plus tôt. Un tout dernier mot quand même euh sur votre objectif en tout cas de pouvoir organiser, décaler cette organisation de manifestation hors de de votre centre-ville. Est-ce que ça risque pas tout simplement de faire se déplacer le problème que les casseurs au lieu d'aller casser dans le centre-ville ? Vous parliez des des boulevards à Rouan, qu'ils aillent casser. Bah sur les boulevards, j'imagine qu'il y a des boutiques peut-être aussi. Ah mais il y

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a pas de baguette magique. Simplement nous sommes dans une situation qui est traumatisante et qui est urgente. Donc il faut des mesures qui soient adaptées à ce contexte. Un le parcours de manifestation et les commerçants le disent et il faut les soutenir. Je veux dire c'est quand même des économies d'une vie. Vous avez des gens qui sont en détresse absolue y compris sur le plan psychologique et mental. Donc il faut agir tout de suite. Deuxièmement, effectivement la préparation, l'organisation des forces de l'ordre elles-mêmes, des renseignements territoriaux qui visiblement n'étaient pas adapté, n'étaient pas prêt. Donc ça ça doit changer tout de suite. Et troisièmement, c'est peut-être le plus important en réalité, la réponse politique sur les problématiques

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d'éducation, les lycéens et de pouvoir d'achat. Alors, vous avez aussi demandé effectivement au gouvernement d'en faire d'en faire davantage sur les questions de sécurité. C'est ce que vous venez de nous dire. Je vous propose qu'on écoute Sébastien Lecornu. Le gouvernement planche donc sur les futurs mouvements et notamment la mobilisation de samedi. Et ce que promet le Premier ministre, c'est que les choses seront bien différentes. Le dispositif de samedi prochain sera massif. On y reviendra. il sera présenté au ministre de l'intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. Quand on parle de dispositif massif, Nicolas Maillor Rossinol, je rappelle que vous êtes maire de Rouan, vous dans votre commune, qu'est-ce que vous attendez ?

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D'abord, plus de moyens. Je vais vous donner un chiffre précis. Ça fait maintenant depuis 2019 que nous expliquons que nous alertons que il manque au moins une soixantaine, ce qui est considérable sur un périmètre tel que l'agglomération rwanaise, une soixantaine d'effectifs de police nationale. Vous avez combien de policiers là actuellement ? Ah, je suis incapable de vous dire sur la police nationale, mais très clairement, il y en a pas assez. Et depuis, mais c'est pas moi qui le dit seul hein, les syndicats de police le disent par exemple et c'est très identifié et d'ailleurs même Matignon l'a reconnu, je suis allé plusieurs fois à Matignon pour réclamer ses effectifs. Il y a au moins une soixantaine d'effectifs de police nationale, la ce qu'on appelle la DIPN, je passe, qui ne

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sont pas présents depuis au moins 2019. 1er point. 2è point, leur organisation. Pour faire simple, samedi dernier, ils étaient là pour entourer la manife, pas pour gérer les pillages. On voit bien que la priorité aujourd'hui, c'est pas la manif, c'est gérer les pillages. C'est ce qu'on disait juste avant. et donc le parcours et l'organisation et la formation aussi de ces forces de l'ordre. Et puis troisème point, encore une fois, on peut toujours essayer d'éteindre le feu, mais la meilleure façon d'éteindre le feu, c'est quand même d'éliminer la cause. Et la cause, c'est quoi ? Mais c'est que les gens n'en peuvent plus sur l'injustice sociale, le pouvoir d'achat et sur l'éducation. Un tout dernier mot, je rappelle que vous êtes aussi le responsable du programme du candidat

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Raphaël Gluxman. Est-ce que ça veut dire qu'avec vous au pouvoir, avec Raphaël Glann au pouvoir, on pourrait imaginer que globalement les manifestations dans le cas d'espèces et bien soit euh décalé des centre-villes dans l'intégralité des métropoles françaises ? Non, je raisonne pas comme ça parce qu'il s'agit pas d'une mesure générale, théorique, systémique. Nous sommes dans une situation d'urgence comme j'ai essayé de le dire. Ça fait un mois que des choses auraient dû être faites. Des décisions politiques, des réponses politiques n'ont pas été prises, n'ont pas été apportées. Raphaël Gluxman le dit depuis le départ. Il faut entendre la colère et les attentes. Franchement, les jeunes de notre pays ne demandent pas la révolution mondiale. Ils demandent des

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profs correctement payé dans des salles avec des toits qui ne fuient pas, avec des chaises et des tables pour se former dignement. C'est quand même pas la lune. Pourquoi est-ce qu'on a attendu un mois ? H et je rappelle que Sébastien Lecnu promet des des annonces donc à la fin du mois effectivement sur ces sur ces sujets-là. Il l'a répété hier encore. Merci à vous. Nicolas Maer Rossignol, maire socialiste de Rouan, responsable donc du programme présidentiel de de Raphaël Gluxman d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.