Présidentielle 2027 : un duel Marine Le Pen - Jean-Luc Mélenchon inévitable ? • FRANCE 24
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:49Chiffre
« Seulement 16 % des Français ont une opinion favorable d'Emmanuel Macron en tant que président de la République. »
- 7:31Promesse
« Je veux qu'en 5 ans la situation du logement en France aujourd'hui si tendue revienne à la normale. »
- 11:43Fait
« Jean-Luc Mélenchon a parlé très récemment de congeler une partie de la dette française, celle de la jeter au feu. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est une photographie de la France à 7 mois du premier tour de la présidentielle. Un tableau qui permet de mieux cerner l'état d'esprit des électeurs, leurs besoins aussi. Le monde sort ce lundi sa première étude électorale réalisée par Ipsos BVA Saisi, école d'ingénieur. Il en ressort des Français inquiets pour l'avenir, des Français qui estiment que leur pays va dans la mauvaise direction. Une soif de rupture et non plus de changement. Parlons-en avec notre invité Dianne Lamot. Bonjour et merci d'être sur France 24. Vous êtes chef de groupe d'IPSOS BVA et vous avez réalisé en partie la réalisation donc de l'enquête pour le monde. Voici la manchette du monde des électeurs inquiets et en colère avant 2027. La France dit le rapport cache tout finalement presque
toutes les cases pour porter un au pouvoir un un dirigeant populiste. Quelles sont ces cases et qu'est-ce qui poussent les Français à voter extrême ? Alors tout à fait, vous l'avez dit, le tableau est particulièrement sombre. L'état de l'opinion est particulièrement pessimiste aujourd'hui à 7 mois de la présidentielle. Quand on demande aux Français ce qui caractérise les sentiments qui caractérisent leur état d'esprit, ils sont avant tout négatifs. C'est quand même 68 % des Français qui utilisent uniquement des sentiments négatifs pour décrire leur état d'esprit. Lesquels sont-ils ? Bah de l'inquiétude, 59 %, de l'incertitude, de la fatigue, de la colère. C'est aujourd'hui 34 % des Français qui se disent en colère. En octobre 2021, c'est-à-dire 8 mois avant l'élection
présidentielle de 2022, c'était 14 points de mois. Donc on a quand même un sujet sur le pessimismisme des Français qui s'est aggravé en 5 ans avec un petit espoir de seulement 17 %. C'est le seul bloc vert. C'est le seul bloc vert mais c'est très intéressant de comparer par rapport à octobre 2021. En octobre 2021, donc pareil 8 mois avant la présidentielle de 2022, il était à 25 %. Là on est descendu à 17 %. Donc le climat est particulièrement sombre et les Français sont particulièrement pessimistes dans le cadre de cette élection. Vous parliez d'inquiétude, d'incertitude, de fatigue, de colère, de révolte, de déprime. Euh, ce sont les arguments que l'on entend la rhthorique des extrêmes seulement, d'extrême droite et de gauche. Alors euh forcément, c'est un discours
qui traverse l'ensemble des classes poses, pardon, l'ensemble des classes politiques, vu qu'il est présent dans l'ensemble de l'opinion. Quel que soit l'âge qu'on a, quelle que soit notre catégorie socioprofessionnelle, on est très pessimiste. Aujourd'hui, c'est près de 3/4 des Français qui estiment que dans les mois à venir, pas dans les années, les mois, la situation du pays va se détériorer. Pareil quand on regarde le chiffre, en octobre 2021, on était à 41 %. On est à 29 moins de plus en 5 ans. Est-ce que c'est seulement un sentiment que développent les Français ou est-ce qu'il y a des indicateurs sur lesquels ils se basent ? Alors, nous, on vient mesurer uniquement de la perception, de l'opinion. Donc, évidemment, on est sur du ressenti euh ce que les gens pensent.
Euh évidemment, il y a des indicateurs qui sont publiés qui vont dans ce sens dans les médias, mais nous, on mesure uniquement une perception. Et là, ce qu'il faut souligner, c'est que cette perception du pessimisme et du déclin, elle s'est vraiment aggravée au cours des 10 dernières années et avec notamment la dissolution, hein, c'est ce que dit le monde, la dissolution de de juin 2024 qui a accentué ce sentiment. On va peut-être revoir l'infographie sur la demande de de rupture et non plus de changement. Le changement de ces maintenant de de France Hollande a vécu. Qui incarne aux yeux des Français la rupture ? Ben, c'est Marine Le Pen. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a simplement jamais exercé de fonction à la tête de l'État. Évidemment, il y a l'idée que Marine Le
Pen n'a jamais accédé au pouvoir. Aujourd'hui, dans nos intentions de vote, selon les scénarios contest, elle est créditée entre 31 pardon et 35 % des suffrages exprimés. C'est elle est très haute. Faut rappeler quand même qu'au premier tour de 2022, elle a atteint 23,15 % des suffrages exprimés et encore une fois, c'était son record. Donc, elle prendrait 10 %. Donc là, elle est vraiment très haute par rapport à ce qu'on a pu mesurer avant. Après, encore une fois, c'est un point zéro. Ce n'est en aucun cas annonciateur de ce qui va se passer au mois d'avril. très tôt là, on est encore très tôt, la campagne n'est pas encore passée. On a même pas la liste définitive des candidats par ailleurs, mais forcé de constater que Marine Le Pen est très très haute dans
les intentions de vote aujourd'hui. On reparlera de Marine Le Pen qui a effectué sa rentrée sa rentrée scolaire pardon, sa rentrée [rires] politique à Baumont. Euh Gabriel Atal, par exemple, lui dit vouloir bousculer la campagne avec des mesures bon sur les bistros, sur les vacances scolaires aussi. Et pourtant sa campagne à lui ne décolle pas. Pourquoi ? Alors le pourquoi je serais bien incapable de d'expliquer toutes les raisons mais en tout cas vous constatez que ça ne décolle pas. On constate que ça ne décolle pas et Philippe est beaucoup mieux placé que Gabriel Atal dans beaucoup d'hypothèses que l'on teste. Ça s'explique par plusieurs choses notamment par la dispersion de l'électorat Macron de 2022. Edouard Philip capte plus l'électorat Macron 2022 que Gabriel Atal mais
globalement les deux candidats ont un peu de mal à récupérer l'ensemble de cé lectorat de cet électorat. On revoit finalement ici le retour du clivage gauche droite si tenté qu'il ait disparu un jour où les macronistes de gauche bah retournent sur des candidats de gauche comme Raphaël Glxman et les macronistes de droite retournent sur des candidats de droite comme Bruno Rotaillot. Donc finalement Édouard Philippe et Gabriel Atal sont confrontés à cette difficulté et difficulté qui est d'autant plus grande dans le contexte d'impopularité d'Emmanuel Macron. Euh dans notre dernière mesure, seulement 16 % des Français ont une opinion favorable d'Emmanuel Macron en tant que président de la République. Et donc dans ce contexte, c'est aussi très compliqué de se placer en tant qu'héritier du
macronisme. Donc il cumule un peu tous les deux difficultés mais Édouard Philippe s'en sort à ce stade mieux que Gabriel Atal. Mieux que Gabriel Atal et Édouard Philippe serait qualifié pour le second tour si Gabriel Atal se retire seulement. Si Gabriel Atal se retire euh complètement et euh c'est un des résultats qui avantage largement Édouard Philippe par rapport à Gabriel Tal parce que Gabriel Altal ne se positionne pas forcément gagnant pour le second tour. Est-ce que cette forme de radicalisation euh et ce besoin de rupture de la part des Français poussent les partis plus traditionnelles à proposer des mesures plus radicales ? Alors euh en tout cas euh dans l'opinion publique, il y a cette demande de changement et pour euh
capter cet électorat, les partis auront sûrement besoin d'aller plus loin et de proposer des choses un peu plus radicales que ce qu'ils ont eu l'habitude de proposer. Mais c'est aussi euh normal, on arrive à la fin de deux quinquena. Il y a un souhait de renouvellement et un vrai souhait de changement de la part des Français. Vous ne donnez pas les le sondage pour le second tour en tout cas en revanche ? Euh nous ne donnons pas les sondages pour les seconds tours. Nous n'en faisons pas pour le moment dans la mesure où la liste des candidats n'est pas encore définitive et la donnée serait trop instable pour être analysée et trop précaire. Alors revenons à la rentrée politique de Marine Le Pen qui reste la chouchou des sondages. Elle a effectué hier sa rentrée à dans son fief du nord à Éin
Baumont, la dirigeante d'extrême droite qui a sans surprise déroulé sa rétorique sur la préférence nationale devant un public acquis à sa cause. Olivier Fessol. Sous les acclamations de ses partisans, Marine Le Pen monte sur scène pour lancer sa 4e campagne présidentielle. Ce dimanche pour son premier grand discours dans sa circonscription du Pas de Calé, la candidate du rassemblement national a joué sa partition habituelle défendant une nouvelle fois la préférence nationale. Les Français, quel que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leurs conditions sociales, seront prioritaires chez eux. Plus inédit dans la bouche de la tête de fil
de l'extrême droite française, la priorité donnée au logement. Un thème très porteur dans l'électorat. Je veux qu'en 5 ans la situation du logement en France aujourd'hui si tendue revienne à la normale. La fin de l'habitat indigne, le rééquilibrage du marché locatif devenu parfois un véritable cauchemar. L'amélioration des logements existants, la relance massive de construction de logement, la protection de la propriété contre les squat. Condamné en appel le 7 juillet dernier pour détournement de fonds public, la candidate a échappé en 2è instance à l'inégibilité. Elle se tourne tout de même vers la Cour de cassation pour faire annuler le jugement. Une affaire de détournement de plus de 4 millions d'euros de fonds européens qui ne l'empêche pas d'être aujourd'hui la
favorite des sondages pour la course à l'Élysée. Les enquêtes d'opinion la placent en tête du premier tour avec au moins 33 % des voix. Marine Le Pen peut toujours compter sur un socle d'électeurs convaincus. Parce qu'il faut un renouveau. C'est une candidate qu'on a pas essayé pour moi. Il faut lui laisser sa chance. Mais je le vois très largement en tête et puis des dynamiqu dit tout ce que les gens ils pensent tout bas. Le meeting d'in Baumont a aussi été l'occasion d'afficher un message d'unité. En début de semaine, des rumeurs de dissension entre Marine Le Pen et Jordane Bardella avaient surgi dans la presse. Le jeune président du parti et potentiel premier ministre était assis au premier rang et a été largement applaudi. Il n'a en revanche pas prononcé de discours.
Voilà, il y a 7 mois de la présidentielle du premier tour, en tout cas de la présidentielle. On continue donc de décrypter cette enquête et première étude électorale euh dirigée par Ipsos BVA pour le monde et nous sommes avec Dianne Lamot qui le décrypte pour nous. Marine Le Pen qui capte selon votre enquête 1/3/3 de l'électorat. Ça veut dire qu'elle a un socle très solide. Ah oui, complètement. Marine Le Pen se distingue par rapport aux autres candidats [raclement de gorge] là-dessus. C'est la seule à capter plus de 90 % de son électorat de 2022. euh ce que Édouard Philippe par exemple qui Gabriel Atal n'arrive pas à faire avec l'électorat Macron 2022. En plus de cette force-là, elle bénéficie de points pardon points d'engrage très solide dans certaines catégories de la population
comme les 35 69 ans, les employés ou encore les ouvriers. Parmi les ouvriers qui ont exprimé un choix de vote, c'est 58 % d'entre eux qui voteraient pour Marine Le Pen. Donc clairement, elle élargit alors même son socle. Elle elle élargit son socle et elle a des points d'ancrage très forts par rapport à d'autres candidats qui sont un peu plus fragiles. Malgré sa double condamnation pour pour emploi fictif, ça ne change rien malgré pour le moment en tout cas ça ne change pas vraiment dans les intentions de vote. De toute façon, l'enquête a été réalisée après laquête a réalisé a été réalisée après. Après, on a mené une enquête sur la personnalité de Marine Le Pen et la perception du Rassemblement national auprès de l'ensemble de Français ce weekend pour la tribune dimanche et ce
qu'on voit c'est qu'elle bénéficie quand même de quelques points faibles dans l'opinion. Il y a quand même beaucoup de Français qui sont encore peu convaincus par ses propositions économiques ou encore internationales ou même par son entourage. Donc même si elle a un vrai potentiel d'attractivité pour les Français, il y a quand même encore quelques freins à lever pour qu'elle élargisse encore plus son électorat. Socle aussi très solide pour Jean-Luc Mélenchon, beaucoup plus solide que les candidats du centre. Alors Jean-Luc Mélenchon surtout a un point d'appui très très fort chez les jeunes. C'est près de 40 % des jeunes des 18 25 ans, j'entends par là qui ont exprimé un vote qui voterait pour Jean-Luc Mélenchon. Il a vraiment un appui très solide au sein de cette
population. C'est vrai que quand on compare avec par exemple Raphaël Gluxman, Édouard Philippe ou Gabriel Atal, ils ont moins comme ça des points d'ancrage très spécifique dans l'opinion publique. Euh dernière question sur le thème de la campagne. En tout cas 7 mois de la présidentielle, ça va se jouer sur quoi ? Sur l'économie d'abord. Alors nous ce qu'il y a deux questions qui ressortent en priorité, ce sont les questions économiques et financières à 54 %. Ce qu'on entend par là, c'est tout ce qui va toucher aux dépenses de l'État, au déficit public et à la dette. et c'est suivi de très près par les questions sociales. Donc ce sont deux enjeux majeurs de la campagne et là pareil qui sont distribués de manière assez classique politiquement. C'est-à-dire que les électeurs de LFI,
APS place publique vont être beaucoup plus concentrés sur les questions sociales tandis que les électeurs du centre et de droite, les républicains sont beaucoup plus intéressés par les questions euh de économique financière, de déficit public. Après, encore une fois, euh faut aussi un peu nuancer. Jean-Luc Mélenchon a parlé très récemment de congeler une partie de la dette française, celle de la jeter au feu. Voilà, la jeter au feu, notamment celle émise par la BCE. Donc, on voit bien que cette question du niveau de la dette est aussi un sujet à gauche comme à droite. Ouais. Première étude électorale donc très éclairante diffusée dans le monde par Hipsos BVA. Merci beaucoup Dian Lamot. Il y en aura une deuxè, une trisème j'imagine avant le second tour, le premier tour de la présidentielle.
Il y aura h vagues en tout cas. vagues. Bon, on aura l'occasion de se revoir. Merci infiniment d'être passé sur France 24.