John Bolton : "Trump remplit le rôle que Poutine veut lui attribuer, le rôle de l'idiot utile"|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donald Trump n'en finit plus de contester l'autorité des juges, que ce soit sur les questions internationales, de la liberté d'expression ou encore dans le domaine de l'éducation, Donald Trump est-il seul au manager ? Bonsoir. Bonsoir.
Je suis ravie de vous retrouver avant que nous échangions tous les deux. Nous diffusons une interview exclusive à la télévision européenne ce soir. Il a été l'un des hommes les plus proches de Donald Trump, conseiller à la sécurité nationale, présent dans la salle où tout se décide.
Ce soir, pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump, il s'exprime à la télévision européenne et c'est sur LCI tout de suite. Bolton, bonsoir John Bolton. Bonsoir, c'est un plaisir d'être avec vous.
J'aimerais vous poser une première question tout d'abord sur l'OTAN. Quit l'OTAN. Est-ce une menace de Donald Trump que vous avez côtoyé de près ou est-ce qu'il est vraiment capable de le faire ?
Je pense que Trump n'a jamais compris l'alliance de l'OTAN. il ne comprend pas la défense collective. En gros, il pense que les États-Unis défendent l'Europe, que cela nous amène rien et que l'Europe ne paye pas.
Il ne voit pas que l'alliance dans son ensemble protège l'Occident, les États-Unis, que ça les rend plus fort et en 2018, ils étaient R à Bruxell rapproché de ces personnes. Moi, je suis vraiment très inquiet de voir tout ce qui se passe. Certaines des réactions européennes pourraient donner à Trump l'autorisation de se retirer, ce qui à mon sens serait une catastrophe pour l'Occident dans son ensemble.
Vous le savez, en 2019, il a tenté de retirer les troupes américaines d'Allemagne déjà. Une une demande qui a été annulée par Joe Biden par la suite. Est-ce qu'il y a une véritable menace dans les mois à venir que les troupes américaine se retirent d'Europe ?
Il y a clairement des débats en cours au Pentagone sur le retrait des forces ou bien sur une réaffectation à d'autres endroits, peut-être la Pologne. Il y a également une proposition visant à abandonner les positions la position américaine traditionnelle à savoir que le commandant suprême allié pourrait devenir européen. Moi, je pense que c'est énorme erreur.
Ça peut peut-être être intéressant du point de vue européen, mais dans les faits, c'est un retrait partiel. Euh si les Américains euh ne sont pas à la tête du commandement européen, ça va faire en sorte que il y a beaucoup de personnes qui qui vont se demander qu'est-ce qu'on va faire par la suite. Donc je me demande euh ce que ça va donner.
Ça peut paraître un ajustement mineur, mais euh en fait on va voir ce que ça va donner auelà de la préparation. Certains disent qu'il ne le fera pas puisqu'il y a au milieu de tout ça l'industrie de défense. Est-ce que vous pensez que Donald Trump est prêt à faire du chantage aux pièces détachées par exemple sur les avions comme les F35 ?
Je ne pense pas. pas pour le moment, mais d'après ce que j'ai compris la tout dernière incision de l'Union européenne, euh donc le le fait de mise en place ce fond et de renforcer les dépenses de défense, et bien de ce fait les constructeurs américains n'auront pas accès à ce fond. C'est une sorte de représaille.
Je comprends en partie pourquoi, mais ça fait également partie de manière plus générale de la bataille des droits de douanes et je pense que ça va nous séparer davantage sur le Canada et le Growland. John Bolton, il a déjà surpris jusqu'où peut-il aller dans cette logique ? Est-ce que vous pensez qu'il est capable d'aller à l'encontre de certains pays et de demander une annexion de certains territoires ?
Trump ne va pas envahir le Canada. Ça va pas devenir le 51e état. Ça c'est Trump qui fait son trô.
L'ancien premier ministre Justin Justin Trudo, quelqu'un qu'il n'a jamais aimé. il a toujours qualifié de gouverneur plutôt que premier ministre et maintenant il y a un nouveau premier ministre. Les Canadiens auront bientôt des élections et nous verrons ce qui va se passer.
Il n'y aura pas de de conquête du Canada. Le le Grenland, c'est quelque chose d'autre. C'est très important pour la sécurité américaine.
Moi, je l'avais dit en 2019 lorsque l'idée a été évoquée pour la première fois par Trump. Ce qui est essentiel ici, c'est de garantir la sécurité. C'est pas une question de souveraineté finalement en tant que telle.
Si les gens arrêtaient d'en parler en public, on pourrait peut-être négocier avec les Groenlandais, avec le gouvernement danois à h à h clos. Je pense qu'on pourrait élaborer quelque chose qui pourrait être bénéfique pour toutes les personnes intéressées. Mais le Groenland est un dossier qui est critique pour l'Arctique, notamment au vu des efforts de la Chine qui visent devenir une puissance dans l'Arctique.
C'est c'est ça que je comprends et je pense qu'on ignore on a ignoré pendant trop longtemps l'importance du Groenland. Mais en faisant ça, est-ce qu'il n'envoie pas un message aux Russes à qui on demande de rendre des territoires à l'Ukraine ? John Bolton ?
Je pense que l'argument de Trump en fait confirme les Russes et les Chinois dans leur position par rapport à ce que ce que Poutine dit par exemple par rapport à ce que dit Shit par rapport à Taiwan. Ce n'est pas ainsi qu'un président américain devrait agir. Euh moi je j'ai l'impression que Trump en fait se dit qu'il a été élu une deuxième fois peut-être pour concourir le le Gruenand ou le Canada.
Sur la guerre en Ukraine, John Molton, on a du mal à comprendre quelle est sa ligne directrice. À un moment il se met du côté des Russes puis il humilie dans le bureau Val Volodimir Zelenski. Est-ce qu'il y a une véritable colonne vertébrale sur ce conflit ?
Trump n'a pas de philosophie. Il n'a pas de grandes stratégies pour la sécurité nationale. Il n'élaborte pas des politiques au sens où on l'entend.
Il pense que s'il a une bonne relation personnelle avec Vladimir Poutine et que les bien les États-Unis auront un bon rapport avec la Russie. Il apprécie Poutine. Il il pense qu'ils sont amis.
Euh ce n'est pas ce que pense Poutine. Poutine pense que euh Trump est une proie facile qui peut facilement manipuler. D'ailleurs, c'est ce qu'il a fait ces dernières semaines, de l'a manipulé.
Ce que Trump veut véritablement, c'est d'obtenir le prix Nobel de la paix. Il est envieux de Barack Obama qu'il l'avait obtenu sans vraiment qu'il ait fait grand-chose pour cela. Et je pense que c'est vraiment ça euh qui l'idée ici.
Ce n'est pas une question de sécurité nationale pour les États-Unis, l'Ukraine, l'Europe ou bien les États-Unis ou la Russie. C'est simplement pour l'intérêt de Not. En tout cas, ce sont les principalement les choses auxquelles ils pensent.
Et donc, est-ce que son but c'est de remplacer Volodimir Zelenski à la tête de l'Ukraine ? Mais il est assez clair que c'est ce qu'il souhaiterait. Si vous savez à l'inverse s'il a de mauvaises relations avec un chef d'état et bien il a de mauvaises relations avec un pays et la relation Trump seski ne s'est jamais vraiment remise du de la du coup de téléphone parfait de 2018 qui avait mené à la procédure de l'institution de de Trump.
Selins a très dur mais je crois que Trump ne l'aime pas. Et donc et bien lors des négociations, Trump avait raison lorsqu'il disait que que Zelenski n'avait pas les atouts en main, que c'était Poutine qui les avait. Avez-vous en tant que qu'acteur direct de l'administration Trump lors de son premier mandat vu plus qu'une connivance avec la Russie ?
Est-ce que il y a des conflits d'intérêt selon vous ? Il n'y a pas de preuve d'un conflit d'intérêt. Si je pensais avoir vu cela éventuellement des preuves de compromission par les Russes, je pense que très clairement, je m'en souviendrai.
Je pense que ce qui se pense ici, c'est que ce n'est pas que Trump est devenu un agent conscient du Krémelin. Je pense que il remplit le rôle que que Poutine veut lui attribuer, le rôle de l'idot utile, quelqu'un qui va faire le travail du crémelin sans même se rendre compte que c'est le cas. On dit souvent que Donald Trump est un négociateur obsessionnel ici en France, mais que le projet idéologique vient surtout de Gens et Elon Musk.
Et estce que vous pensez concrètement que ces deux individus peuvent pousser Donald Trump à changer l'ordre mondial ? Je ne pense pas que Elon Pask a vraiment une philosophie d'après ce que je vois. Je pense que Vince euh s'est avéré extrêmement euh malléable dans ces philosophies.
Je sais que c'est difficile de reconnaître cela. Euh c'est le cas en ce qui me concerne. Mais Trump ne réfléchit pas en terme de politique.
Ses soutiens disent que en fait il joue à c'est une partie d'échec tridimensionnel. Moi tout ce que je peux dire c'est que c'est une partie d'échec normal avec un seul coup à chaque fois. Une dernière question John Bolton concernant l'Iran.
On sait que Donald Trump a envoyé à la mi-mars une lettre au guide suprême iranien en lui disant "Vous avez 2 mois pour négocier ou sinon nous frapperons vos infrastructures. Est-ce que vous pensez très clairement qu'il en est capable Je ne suis pas certain que ce soit ce que dit le courrier. Nous nous l'avons pas vu.
C'est peut-être une sorte d'ultimatum mais que ce soit Israël, les États-Unis ou bien un autre ensemble, je pense que l'heure est venue de détruire le programme nucléaire iranien. Je pense que ça sera la dernière occasion avant qu'il ne parvienne vraiment à euh développer des capacités militaires. Je pense que nous avons retardé cela pendant trop longtemps.
Ça fait maintenant quasiment 30 ans depuis que euh la menace de prolifération iranienne est apparue. Euh on s'approche dangereusement du moment où l'Iran pourra avoir des capacités nucléaires. On aurait dû mettre un terme à ce programme il y a des années et l'heure est venue de le faire.
Je pense que il est fort probable que Trump encouragera Israël à frapper et que les États-Unis ne participeront pas, même si à titre personnel, moi je serais disposé euh à faire partie de l'élimination de cette menace de prolifération nucléaire. Merci beaucoup euh John Bolton. Thank you very much John B.
Merci de m'avoir euh accueilli.
Benjamin Haddad