Socialisme, Twitch, Lisnard... Sardoche dit tout
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 28 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un streamer et à quoi ressemblent vos journées ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Pouvez-vous décrire votre audience ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir pris position politiquement sur Twitch ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Votre audience est-elle politisée ?
- 7:13OuverteRéponse directe
Le fait de prendre des positions politiques représente-t-il un risque industriel ?
- 8:21OuverteRéponse directe
La droite se comporte-t-elle comme la gauche en matière de cancel culture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Moi mon objectif c'est juste de faire comprendre aux Français que ils se sont peut-être un petit peu trop enfoncés dans le socialisme. »
- 5:14Fait
« Pourquoi les gens ont besoin de l'État pour avoir une retraite ? Pourquoi est-ce que ils font pas ce qu'ils veulent de leur argent ? »
- 5:50Fait
« Je pense qu'aujourd'hui beaucoup de gens sont des bourgeois qui s'ignorent. »
- 22:15Fait
« Moi, mon objectif, c'est juste de faire comprendre aux Français que ils se sont peut-être un petit peu trop enfoncés dans le socialisme. »
- 22:55Chiffre
« En part de dépenses publiques au pourcentage de PIB, c'est 57 %, c'est le record mondial. »
- 24:08Chiffre
« On est passé de quatre actifs pour un retraité à 1,8 ou 1,7 actifs pour un retraité. »
- 26:33Chiffre
« On a 3500 milliards de dettes. »
- 35:49Chiffre
« On a 350 taxes différentes. Là où le deuxième pays au monde c'est 130. »
- 44:27Fait
« u, machin, il est marrant. Et je gagnais des audiences tous les jours parce que j'avais pas encore été étiqueté comme un diable alors que je disais des choses folles. »
- 44:40Fait
« Les gens étaient aussi fervants de mes idées mais n'arrivaient plus à faire valoir mon point de vue et ma visibilité auprès de leur entourage. »
- 46:53Fait
« Moi, j'ai un chat avec qui je débat. C'est pas comme à la télé hein. J'ai des gens qui réagissent en direct à ce que je dis et je vois leurs messages et ils sont ils ont une vision du monde très pluraliste. »
- 47:30Fait
« La liberté aujourd'hui, c'est aussi la recherche de culpabilisation, de responsabilisation de l'individu. C'est avant tout ça. Aujourd'hui, on déresponsabilise beaucoup. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Moi mon objectif c'est juste de faire comprendre aux Français que ils se sont peut-être un petit peu trop enfoncés dans le socialisme. C'est pas quelque chose de de radical de dire ça ou d'extrême droite. J'ai envie d'une France qui ne crache pas sur ce qui a fait son identité, qui met en avant son patrimoine culturel. J'ai pas envie d'une France non plus qui accepte toute la misère du monde. Ce débat, on doit l'avoir avec avec la gauche et c'est hallucinant qu'aujourd'hui. Je sais pas, moi j'ai pas vécu cette époque, mais il y a 50 ans, la gauche, elle était pas autant euh immigrationniste. Elle elle se questionnait quand même sur comment est-ce qu'on gère des frontières quoi. Bonjour André Sony. Bonjour. Vous avez 33 ans, vous êtes streamer mieux connu sous votre pseudo de
Sardoche. Vous cumulez plus d'lon 200000 abonnés sur la plateforme Twitch. plus de 2 millions tous réseaux sociaux confondus, mais vous n'êtes pas n'importe quel streamer puisque vous êtes un streamer de droite. Vous ne cachez pas vos idées de droite. Cette publicité a suscité l'intérêt de candidat à l'élection présidentielle. Éric Zemour vous a invité aux universités d'été de reconquête. David Lissard vous a invité à sa rentrée politique à Cann en août dernier. Revers de la médaille, vous avez aussi subi des attaques d'autres streamers. Avant de reparler de tout ce volet politique, est-ce que vous pouvez nous expliquer très simplement ce qu'est un streamer et à quoi ressemblent vos journées ? Alors, streamer, c'est comme avoir une chaîne de télé, sauf que c'est sur
internet et que c'est ma chaîne. Je fais ce que je veux dessus, je me streame, je streame en direct. Donc moi, je vais faire du jeux vidéo, je vais parler de l'actualité, je vais discuter avec les gens, faire des libres antennes à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Et messieurs dames, mon ce bâton est terminé mais j'avais un petit stream privé aujourd'hui. C'est une libre antenne avec plein de viewers qui font des métiers un peu un peu incroyables avec des anecdotes sur leur vie, leur parcours et cetera. Donc si vous voulez me dire, n'hésitez pas et reste encore un peu de place. Je réunis en direct généralement entre 2 et 5000 personnes, parfois plus. J'ai déjà eu des streams à 100 150000 personnes simultanément qui regardent le live en même temps. C'est
toujours un plaisir parce que c'est un truc qui incarne pour moi la liberté par excellence. Si je veux travailler le piano, si je veux faire des échecs, je peux. Si je veux jouer à un jeu vidéo, découvrir quelque chose ou juste parler, je peux. Et c'est cette liberté qui que j'essaie de défendre aujourd'hui dans tous les aspect de ma vie. Jusque-l, pas de grande différence entre un streamer de droite et un streamer de gauche. Non, aucune. Moi, je je me je me suis jamais prétendu que streamer de droite. J'ai eu plein d'idées pendant ma vie, mes opinions qui étaient qui m'étaient propres. J'avais des intuitions sur l'économie libérale et cetera, mais à aucun moment je me j'étais connu comme le streamer de droite. Est-ce que vous pouvez nous décrire un peu votre
audience ? Je sais pas si vous pouvez nous en faire une sorte de petite fresque sociologique. Est-ce qu'elle est plutôt jeune, plutôt politisée, plutôt pas politisée ? Alors, elle a suivi mon âge. Quand j'avais 20 25 ans. J'avais une audience qui avait entre 15 et 25 ans. Aujourd'hui, j'en ai 30 35 et j'ai une audience qui a entre 25 et 35 ans. Parce que évidemment, je suis plus mature et donc j'attire des gens un peu plus matures. Maintenant, ce qui me définit moi en tant que streamer, c'est la capacité à euh me dépasser dans tout ce que je fais. C'estd que dès que je prends un domaine, je le pousse au maximum. Alors des fois, ça va faire rire parce que je vais décortiquer le truc jusqu'au bout du bout, réinventer l'eau chaude pour plein de choses, mais
parce que j'ai envie de comprendre les les mécanismes, les axium, les briques élémentaires de tout ce que tout ce que j'essaie d'apprendre. Et en fait, j'ai commencé à faire ça pour la politique il y a il y a peu parce que j'avais beaucoup d'intuition, mais en réalité, j'étais pas particulièrement pertinent. euh j'avais pas forcément les les atouts argumentaires. Et donc là, j'ai commencé à faire un travail de fond de la même façon que je l'ai fait sur le jeu vidéo. C'est que quand sur le jeu vidéo, je peux pendant 1000 heures répéter le même la même action des milliards de fois comme un joueur de foot qui jonglerait ou qui s'entraînerait à tirer des coups francs 5 heur par jour, bah j'ai lu des bouquins d'économie et j'ai essayé de d'apprendre ça. En fait, cette vision
des choses, de vouloir absolument tout pousser à son paroxisme, se donner à fond dans ce que je fais, c'est un petit peu ce qui représente ma communauté. Il y en a pas mal qui se retrouvent chez moi dans ça et même si c'est pour du jeu vidéo et que c'est sans importance parce que bah je veux dire ça n'apporte rien à la société. Il y a pas mal de gens il viennent me voir, il se dire bah c'est inspirant de te devoir te dépasser, aller à l'encontre du harcèlement, voir les chèqus en permanence et quand même recommencer parce que moi c'est ce que je fais dans ma vie pour des choses bah qui pour le coup moi je trouve extrêmement pertinente quoi. Ça peut être des domaines de recherche, ça peut être des gens qui sont professeurs ou médecins et cetera. Et sur la partie plus politique, est-ce
que votre audience est politisée ? Est-ce que le fait que vous ayez pris position a pu vous faire perdre certaines personnes qui vous suivaient et en faire arriver d'autres ? Bah moi ça fait depuis 2015 que dès qu'il y a quelque chose une polémique, je donne mon avis et je suis très tranchant et je dirais même que j'ai une déformation professionnelle pendant très longtemps de s'il y avait moyen de défendre un camp qui était sous-représenté, j'allais le faire pour faire l'avocat du diable. Et donc je me faisais énormément d'ennemis parce que sur chaque sujet qu'il y avait, je j'avais toujours j'ai toujours un peu à contre-courant quand pour chaque sujet, tu divises en deux la population. au bout d'un moment, tu as divisé, tu t'es mis contre toi 90 % des
gens. Mais malgré tout, il y a des gens qui me suivaient pour la plupart de mes idées et ces idées, elles sont très très libéral. Donc c'est des idées de liberté mais liberté au bout du bout. C'estd que moi pendant le Covid, je je questionnais la retraite. On parlait de réforme des retraites, je disais mais je disais aujourd'hui je suis revenu sur ma position mais je disais pourquoi les gens ont besoin de l'État pour avoir une retraite ? Pourquoi est-ce que ils font pas ce qu'ils veulent de leur argent ? Ça n'a aucun sens. Je comprenais pas en fait ça ça j'étais jeune mais je comprenais pas. Et donc je tweetais ça, les gens devenaient fous, ils comprenaient même pas le concept de d'avoir une retraite qui était individuelle. C'estd que ne pas collectiviser la retraite pour
quelqu'un, c'était pour la plupart des gens de Twitter, c'était ça n'existait pas. Donc il me prenait pour un fou. C'est que plus tard, il y a quelques mois en fait que j'ai compris qu'en fait c'était une propagande socialiste qui avait matrixé le cerveau des gens pour qu'on en arrive à ce que ils m'insulteent quand je conçoive l'idée de vouloir arrêter la collectivisation pour certains sujets de notre société. Et ça c'est fou. Est-ce que vous vous souvenez d'autres polémiques vous dites depuis 2015 que vous avez pu évoquer sur lesquelles vous avez pris position et qui vous ont valu euh des réactions euh asserbe ? Bah il y a plein de sujets euh qu'aujourd'hui défend la droite. Il y a la méritocratie. C'est que moi, je défendais le fait que aujourd'hui on
était dans une société, je pense moins inégalitaire. Euh elle est toujours bien évidemment, mais je pense qu'aujourd'hui beaucoup de gens sont des bourgeois qui s'ignorent. Euh je parle même de certaines personnes qui sont euh en cité, ce qu'on pourrait appeler dans des situations de grande austérité. Je pense sincèrement que les gens d'aujourd'hui ont un syndrome de pauvreté et d'incapacité euh sociale qui est dû au fait queil se compar en permanence. Mais on est des bourgeois par rapport à il y a 100 ans. On a on avait pas l'eau chaude dans tous les foyers dans les années 50. dans les 60, c'était 50 % de la population française. Enfin, je pense qu'on se rend pas compte à quel point aujourd'hui en France on a des des outils pour se débattre. Et ça c'est un des sujet, il y a évidemment
l'immigration, il y a évidemment de manière générale Ouais. l'économie, enfin tous les sujets sont bons à prendre et puis même des fois des petites ça peut être les émeutes là je vais commencer à parler des émeutes en France dire que il y a une instrumentalisation, ça va pas plaire à tout le monde. Tous les sujets de société nonstop sont sujets à à créer créer du débat et à me faire détester. Mais c'est c'est aussi une c'est aussi le c'est aussi ça qui est bien. C'est un plutôt bon signe. Si on a des gens qui qui nous insultent pour nos idées, ça veut juste dire que au final les gens se confrontent et écoutent les idées des autres, même si c'est pas forcément ce qui leur fait plaisir. à quel point sur Twitch pour mieux comprendre comment fonctionne cette plateforme euh le fait
de prendre des positions politiques, peut-être déjà simplement le fait de prendre des positions politiques, mais en plus des positions politiques de droite représente une forme de risque de panache de de risque industriel, si je puis dire. Alors, le risque industriel, il est plus dans l'image qui va se dégager de nous dans les réseaux. par là, j'entends que, imaginons, je vais dire quelque chose d'assez polémique et que ça va énerver la gauche. Je pense que quand on énerve la gauche euh sur internet, on a tendance à se faire énormément harceler. Et quand une personnalité publique se fait harceler dès qu'elle fait quelque chose parce qu'elle est de droite, pour une marque qui veut investir cette personne, sponsoriser la personne, on faire son ambassadeur, souvent c'est ça,
hein, nous, on gagne notre notre argent grâce parfois au fait d'être ambassadeur pour des marques. C'est là où ça joue, c'est que si on se fait harceler, si les marques se font harceler au travers de nous, elles vont plus avoir envie de travailler avec nous. Et cet harcèlement, il a lieu beaucoup plus souvent quand on est de droite que quand on est de gauche, parce que la gauche a tendance à être beaucoup plus militante. Je veux dire, les Sleeping Giant et compagnie qui vont aller contacter les marques et compagnies pour détruire économiquement des personnalités. Ça c'est quelque chose qu'on a vu d'abord à gauche. Ça commence à se démocratiser à droite. Est-ce que c'est une bonne chose que c'est une chose ? Je sais pas aujourd'hui en tout cas qu'on soit de
droite ou de gauche sur internet, je pense que c'est très compliqué d'avoir des sponsors ou alors des sponsors qui vont eux-mêmes être engagés politiquement. Donc ils sont prêts à subir les insultes qui sont qui sont associées à leur aux personnes qui dont ils se servent d'ambassadeur. Donc ouais, je pense que évidemment il y a un énorme risque à se politiser tout court mais encore plus à droite. Est-ce que vous trouvez justement que euh c'est vous qui l'évoquez là, la droite a une tendance désormais à se comporter un peu comme cette gauche qui cherche à à annuler, à canceller ? Et qu'est-ce que vous en pensez ? elle y met moins de vigueur mais elle le fait un peu et ça suffit à faire des dégâts similaires en fait à la fin tout le monde y perd évidemment et j'en pense
que au bout d'un moment euh ils doivent goûter leur propre poison quoi. C'est malheureux mais c'est comme ça. Reparlons de Twitch. Vous me disiez en préparant l'entretien qu'il y avait pas une spécificité propre à Twitch et que finalement Twitch représentait assez bien euh la jeunesse. Euh Twitch n'est donc pas spécifiquement de gauche. Moi, j'ai tendance à dire que justement Twitch, ça va être une allégorie de ce qu'on voit dans la jeunesse dans les 18 30 ans, on va dire, de répéter une sans cesse que Twitch n'est une plateforme de gauche et cetera. Je pense que c'est raté quelque chose d'un peu plus structurel, c'est que Twitch c'est du direct et que le militantisme quotidien c'est quelque chose plutôt de gauche en réalité. Les gens de droite ils travaillent, c'est c'est très
caricaturel mais les gens de droite ils ont leur projet, ils ont des opinions politiques, ils les défendent mais ils ont pas que ça à faire de passer leur vie à regarder des streams des streams donc des des lives en direct de gens qui répètent en sans cesse ce qu'ils ont envie d'entendre. Ces gens-là ont envie que on aborde avec le prisme de la gauche tous les sujets de société. quelqu'un de droit a pas forcément envie de ça ou moins. Donc il y a une il y a une demande qui est moindre donc l'offre s'adapte et est moindre aussi. Maintenant je pense qu'il y a quand même un déséquilibre de l'offre et de la demande. On a tellement répété nonstop que bah Twitch c'est une plateforme de gauche que je pense qu'il y a une il y a un besoin quand même de créateur de
droite un peu supérieur. C'est pareil sur YouTube on a tendance à dire que oui, on est banni si on dit des contenus de droite mais en réalité non. Si on a un minimum d'intelligence, alors c'est des sujets plus touchy. C'est sûr que c'est plus difficile d'aborder le sujet d'immigration que de dire qu'il faut des aides sociales pour tout le monde et qu'il faut donner 3000 € à tout le monde. Il y a des les sujets sont plus tabou mais quand tu as un minimum d'intelligence, tu peux les aborder sans dire des des choses choquantes, racistes ou discriminantes pour rien quoi. Donc quand les gens ont l'intelligence de le faire, ils le font et il faut je les encourage vraiment à le faire. Justement la droite s'est prise de de passion pour la bataille culturelle depuis près de deux décennies. Elle a
investi le cinéma, les médias, les réseaux sociaux. tous ces espaces où elle pensait qu'il y avait potentiellement une hégémonie de gauche. Est-ce qu'elle a négligé selon vous euh les nouvelles plateformes, les plateformes de streaming et est-ce que ça montre qu'elle a toujours finalement un temps de retard ? Alors, je pense qu'aujourd'hui la gauche a toujours un énorme monopole, ne serait-ce que sur la culture. Maintenant, est-ce qu'elle a raté la transition ? Là, si on parle du RN en tant que parti de la droite nationale, oui, je pense qu'il a complètement raté le tournant des nouveaux médias, là où la gauche l'a parfaitement réussi. Euh mais en même temps, c'est plus facile de défendre l'enfant roi qui se prend pour le centre du monde qui se permet de
bloquer les écoles. C'est 5 % je crois dans les fac de gens qui bloquent les écoles pour 95 % qui n'ont pas leur mots à dire. La gauche ça qu'apare beaucoup plus ses combats que la droite. Donc il y a beaucoup de travail à faire. Euh moi je le vis assez bien dans mon point de vue puisque j'ai été contacté par effectivement David Lisnard, donc droite Nouvelle énergie parti libéral et par reconquête mais pas par le RN alors que c'est le parti majoritaire de droite aujourd'hui. Alors je pense qu'il y avait des choses à faire, il y avait des choses intéressantes à faire. Alors c'est pas perdu. Il y a encore peut-être des choses qui vont se faire. Moi je suis ouvert à parler avec tout le monde même si demain Mélonchon m'invite, je vais aller le voir. Mais c'est sûr que
ce tournant il a pas été fait parfaitement. Justement, Jean-Luc Mélonchon, lui, a beaucoup investi dès 2022 d'ailleurs ces nouveaux médias à travers notamment certains de ces jeunes militants qui ont invité. Pourquoi la droite n'y arrive pas ? Est-ce que c'est un problème culturel ? Est-ce qu'elle se méfie ? Est-ce qu'elle méprise aussi peut-être un peu ces ces nouvelles plateformes ? Alors, je pense qu'on se prend trop au sérieux peut-être et euh on a tendance à peut-être mytifier les personnalités politiques alors que à gauche euh ils se prennent moins au sérieux alors qu'en réalité euh c'est en fait c'est entre la posture et le fond, il y a une différence énorme. Le fond est pour moi catastrophique à gauche, mais la la posture permet ce truc de de d'aller
d'aller débattre avec n'importe qui sur n'importe quelle plateforme. ils se prennent moins au sérieux et je pense que c'est c'est là où moi j'aime beaucoup David Linard, c'est qu'il se prend beaucoup moins au sérieux que la droite d'habitude qui a cette posture un peu euh un peu pédante, un peu une rigidité. Une rigidité. Exactement. En gros, c'est pas parce qu'on a une politique rigide qu'on a une politique, on peut dire radicale, c'est pas un très C'est un peu péjoratif, mais il faut faire les choses avec sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. Et ça c'est très important. Je trouve que la gauche le fait mieux que la droite. Moi, je parle souvent, on en parlera peut-être plus tard, d'une future carrière politique, de peut-être être député, c'est un peu des grands
rêves. Une de mes inspirations, c'est Antoine Léoman. Genre, moi je trouve qu'Antoine Léoman, peu importe ses idées, je parle pas d'idées, je parle juste de posture. Il a tout compris à ce qui ce que doit être un député, il est proche de du peuple. Il est tout le temps en train de débattre de l'actualité, d'expliquer ce qu'il fait à l'Assemblée et surtout il se prend pas au sérieux mais sur le fond, il essaie de l'être. Après bon, c'est c'est les idées de gauche, les idées les filles, le marxisme, moi ça me plaît pas. Mais je dois reconnaître que c'est quelqu'un qui est inspirant pour moi. Il me fait croire que il y a il y a un espoir à retrouver un peu moins de rigidité dans les formes de d'entité politique qui sont les députés, les élus euh pour retrouver un contact et un peu plus de
démocratie parce que si on rapproche le peuple avec les élus, bah je pense que la démocratie va va renaître de ses cendres. Pourquoi vous avez eu besoin ? On parlait du risque industriel de de donner ces idées politiques qui plusaient de droite sur la plateforme Twitch, dans le monde du streaming. Comment vous expliquez avoir eu besoin de le faire malgré tout ? Alors moi, il y a deux choses. J'ai toujours pris ce risque depuis 10 ans parce que je ne peux pas vivre sans ma liberté et ma liberté c'est dire ce que je pense en permanence. Après, j'ai toujours fait un calcul qui est celui de à la fin croire en mes convictions et les assumer. Ça me vaudra sur le long terme beaucoup plus que de me cacher et de mentir. Je suis convaincu qu'aujourd'hui des gens déjà ont du mal
à s'endormir à force de répéter des choses dont ils sont pas convaincus en direct constamment à la télévision ou sur les réseaux sociaux. C'est que moi c'est déjà c'est un point de vue de santé. Moi, j'arrive à m'endormir très facilement. Je dors très bien et je pense que ça dû beaucoup à ça. Maintenant, je vais pas être hypocrite. J'ai été déjà euh cancel sur internet pour plein plein plein de choses. Les gens me détestent tellement queils ont construit autour de moi une image euh qui est désastreux, je dirais pas. Mais en tout cas, ils ont essayé de me détruire. Et donc, je suisenuis à un stade où j'ai plus rien à perdre. Et je pense que quand on a plus rien à perdre, c'est le meilleur moment pour exprimer ce qu'on ce qu'on ressent. mais aussi le grand piège, ne pas sombrer dans la
radicalité parce que plus on a rien à perdre, plus on peut se dire "OK, du coup autant y aller à fond". Mais en fait, c'est là où je pense qu'il y a un grand travail à faire et que plein de gens ne font pas. Il y en a plein qui sont déjà can étiquettes sur le dos et la gauche a transformé certains de leurs ennemis en diable parce que justement ils les ont tellement diabolisé que ils se sont dit quitte à diabolisé, autant y aller à fond. Et je pense que Zemour, c'est une incarnation parfaite de ça. Je pense qu'il a il a fait il a un zel absolument terrifiant à avoir des avis toujours plus divergent euh parce qu'il veut avoir raison et parce que justement il a il a raison de plein de choses mais parce que justement il se dit quitte à être diabolisé autant autant y aller à
fond. Mais moi je veux pas sombrer dans ça parce que je pense qu'il y a un entre deux à trouver. Euh il faut dire des vérités mais il faut il faut pas blesser le monde pour rien et euh faut apporter les idées qui permettent de faire évoluer la société dans le bon sens quoi. Et vous avez aussi beaucoup de personnes qui vous suivent et qui vous soutiennent bien sûr et puis il y en a aussi que je veux pas décevoir. Donc il faut que je reste droit et que je que je sombre pas à tout ça quoi. Qui est-ce que vous ne voulez pas décevoir ? Euh bah les gens qui croient en ma en la justesse de de et la et la recherche de la vérité. Il y en a plein qui ont beaucoup d'esprits critiques, qui sont très éthétiques et à cela, je veux vraiment une recherche, je veux vraiment
montrer une recherche de vérité et tout remettre en question tout le temps. Donc c'est pour ça que j'essaie de de pas de pas sombrer quoi. Vous parliez de cette diabolisation donc j'ai évoqué tous ces streamers qui ont pu vous attaquer. On a essayé de vous exclure du Z Event, le le plus grand événement en France de de streaming collectif. Cela vous a aussi valu des articles, des billets, des enquêtes y compris de la presse d'extrême gauche. Street press récemment vous a reproché vos comportements toxiques. Je caricature à peine mais il y a une partie qui est de au fait que vous criez un peu trop fort dans vos vidéos et puis une autre sur le comportement que vous auriez eu avec des femmes, avec des jeunes femmes. Est-ce que vous étiez préparé à ce grand déballement et sur le
fond, qu'est-ce que vous répondez à ces éléments et à cette enquête ? En fait, il y a pas d'enquête. Ils ont juste repris des trucs par-ci par là qui traînaient. La plupart sans preuve. C'est tellement nul, je trouve, de d'aller balancer un gros titre comme ça. Bon, le gros titre finalement, il vaut pas grand-chose parce que ça fait longtemps que j'ai ces étiquettes, mais j'ai ces étiquettes à au départ parce que je suis détesté et queon veut donner une raison au fait de me détester. Et plutôt que de m'attaquer sur les idées, on trouve deux trois trucs par-ci par-là. Mais dans les faits, en fait, je veux dire, vu le nombre de personnalités aujourd'hui, politiques, même euh qui ont des plaintes, des dizaines de plaintes sur le dos, mais même une, déjà, c'est très
grave. Euh moi, on n'a jamais porté plainte contre moi. Toutes les personnes concernées par ces histoires me défendent. En fait, c'est ça qui est fou. Je suis clivant, les gens me détestent et donc ceux qui m'apprécier ou m'apprécie ont du mal à accepter euh de de se rapprocher de moi, de me défendre et ce monstre. Du coup, ils veulent pas ils veulent pas se faire dévorer par ce monstre. Donc, ils doivent un petit peu rejeter publiquement ce que je dis. Pour autant, en reconnaissant que en privé, je suis quelqu'un de bah de de bah je pense de gentil et de et d'attentionné. Donc c'est c'est ça qui un peu on utilisé le mot diable, le mot monstre. Comment on devient un diable et un monstre sur la base de stream ? Ça peut paraître un peu démophore, un peu
incroyable. Est-ce que c'est parce qu'il y a des codes que vous n'avez pas respecté ? Est-ce que comment vous expliquez être devenu à ce point un objet de détestation ? En en fait cette haine que j'avais à la base, c'est pour parce que je rche sur les jeux vidéos quoi. Parce que je vais traiter le mec avec qui je joue. C'est comme si j'étais au football et le mec qui est un ailier droit qu'on m'a filé au hasard. Je vais dire qu'il a mal il a mal joué parce qu'il a pas voulu courir et que il se il est il faisait il branlait rien en défense au lieu d'attaquer. Enfin bref, je je me plaignais de mes alliés sur un jeu vidéo de stratégie qui faisait que les gens me voyaient comme quelqu'un de profondément malveillant. Donc toute cette haine, elle a été transvasée à une
époque où en fait on n pas rien sans rien, où on peut pas se faire détester pour aucune raison. C'est forcément pour parce qu'on a dit des choses qui sont extrêmes, sauf que les choses extrêmes aujourd'hui je les ai pas dites. C'est ça le truc. Et on peut on peut on me donne par des billets de confirmation des des propos extrêmes que j'aurais tenu en paraphrasant des trucs en hors contexte. Mais au final quand on creuse, il y a rien. Et et ça ne marche que parce qu'on pense que je suis détesté. Et tout ça, c'est uniquement spéculatif. Donc en fait, ce jeu s'entretient de lui-même et euh c'est ça qui fait qu'aujourd'hui ça marche encore alors que mes avis sont profondément modérés. Je le je le je le crois. Il y a une autre chose qui m'a frappé dans l'enquête et peut-être qu'elle dit
quelque chose de cette génération et de des jeunes qui fréquentent Twitch. Non mais elle est sur la flaque sans déconner mais elle est sur la flaque. J'ai anticipé tout le fight. Le que je le rate, je sais même pas comment mais je quand même RCAN. Heureusement On peut en effet convenir que vos propos sont pas toujours élégants compris quand vous énervez. J'ai je travaille. Mais il y a une forme aussi de grande susceptibilité. C'est-à-dire que bon quelqu'un qui en effet jure parce qu'il a perdu une partie, ça semble pas quelque chose non plus d'insurmontable ou de ou de profondément toxique. Est-ce que finalement ces réactions elles montrent elles disent aussi quelque chose de cette génération ? Je pense que ouais, on a on a une génération qui a du mal à voir ce qui
est bon et ce qui est mauvais, qui a du mal à avoir des valeurs réellement. Euh on on n pas de on n pas de modèle en fait. On n pas de modèle. Donc c'est dur de d'établir un plan de ce qui est bien ou ce qui est pas bien. À l'époque, c'était la religion qui faisait ça. Aujourd'hui, on l'a plus. Ça pourrait être aussi un rapport familial d'autorité qu'aujourd'hui on a plus. Euh ça pourrait être une patrie auquelle on se rattache et des personnalités de notre patrie au qu'on a plus. Je veux dire, on n pas de président ou de ministre qu'on idolâtre comme ça pouvait être à l'époque de grands politiciens qui parlent bien à la télé. Personne aujourd'hui ne peut être notre modèle. Donc dans une société où les modèles sont perdus, on a tendance à avoir des à définir les valeurs avec des clichés.
Donc tiens, il a crié très fort, donc c'est quelqu'un de mauvais. Euh tiens, il a dit que euh bah ouais, je sais pas que que accueillir toute la misère du monde c'était pas bien. Donc c'est un C'est vraiment aussi bête que ça. Pour revenir au fait de de rager sur les jeux vidéos, il y a il y a un deuxième truc, c'est que je pense aussi les gens ne sont plus libres de faire ce qu'ils font, ce qu' ce qu'ils veulent aujourd'hui de dire ce qu'ils veulent. Ils savent qu'ils ont réellement pied et ma main liés vis-à-vis de leur opinion et de leur liberté d'expression. Et ça, ça fait qu'il y a un peu aussi une part de jalousie. Je pense les gens aussi peuvent être simplement jaloux de voir que moi mes journées, c'est littéralement dire ce que je pense, m'énerver si j'ai envie, être heureux
aussi si j'ai envie, pleurer de joie, pleurer de tristesse. Et ça ça aussi ça peut peut-être évoquer, je pense quelque chose chez les gens, une part de jalousie de il peut s'exprimer comme il a envie quoi. Depuis le début, on parle beaucoup de vos convictions de droite. En regardant vos prises de position, elles semblent plutôt libérales dans certains portraits. On peut même lire libertarienne peut-être plus sur le modèle de ce qui se fait aux États-Unis ou dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui vous anime finalement ? Moi ce qui m'anime effectivement c'est la liberté, la liberté économique mais évidemment pas au détriment des plus pauvres. Euh c'est trop facile de dire on va être dans un anarchiste capitaliste. Tout le monde a 100 % de son brut de son super brut dans sa
poche. On donne rien à l'état. Il y a pas de régalien. La justice et cetera, c'est privatisé. Euh c'est l' du plus fort. Et si tu sais pas gérer ton argent à 50 ans, tu as pas de retraite, tu es dans la merde. Ça c'est la la vision très très euh caricaturale de la gauche. Euh quand on parle de d'idée libertarienne ou d'idé libérale, déjà prendre les États-Unis en exemple, c'est stupide parce que dans les classements de liberté économique, les États-Unis doivent être 30 ou 33e, là où la France est 37e, je crois, ou quelque chose comme ça. Et moi mes modèles, ça va être la Suisse qui est trisème, ça va être Singapour qui est premier, ça va être certains pays du nord qui sont pourtant très collectivistes comme le Danemark ou la Norvège qui sont beaucoup plus
libéraux. Moi, mon objectif, c'est juste de faire comprendre aux Français que ils se sont peut-être un petit peu trop enfoncés dans le socialisme. Et c'est pas quelque chose de de radical de dire ça ou d'extrême droite. Le socialisme, c'est de la collectivisation. C'est le fait de de de mettre en place un état fort qui va prendre beaucoup de place dans la vie des gens, qui va décider pour beaucoup euh des de ce que les gens feront de leur argent sans qu'ils aient leur mots à dire. C'est qu'aujourd'hui un français, on lui prend en moyenne en position 45 % de son argent. En part de dépenses publiques au pourcentage de PIB, c'est 57 %, c'est le record mondial. La plupart des pays que moi je vise sont pas à 0 %, ils sont pas à 15 %, ils sont pas à 30 %. Ils sont à 40 %
45 %. On n'est pas dans l'anarchie capitaliste ultralibéral, néolibéral comme les gens adorent l'appeler avec des mots qui font peur même sans parler de la collectivisation et de combien d'argent on veut donner à l'État et combien d'argent on va décider l'état de de de ce qu' ce qu'il vont faire. Qu'est-ce que cet argent ? Comment on le dépense cet argent ? Est-ce qu'on peut redonner un peu au français le droit de de se dire "J'aimerais que mon argent soit dépensé au moins autrement ou mieux tout simplement mieux." Ça passe par moins de normes, ça passe par moins de de une une plus grande flexibilité du travail. Je veux dire, le code du travail aujourd'h 3000 pages, en Suisse, c'est 80. Et pourtant, je pense que ils peuvent retrouver du travail assez facilement ou en tout cas pas plus
difficilement qu'en France. Je pense pas que on soit dans une anarchie capitaliste en Suisse. On peut pas passer d'un modèle à l'autre, ça c'est sûr, mais on peut questionner en tout cas notre modèle. Et aujourd'hui notre modèle, je pense qu'il est en train de mourir, que l'État providence est en train est à l'agonie. Aujourd'hui, on est dans une retraite par répartition. C'est un de mes grands combats. Euh, il faut que les politiciens s'y mettent, comprennent que aujourd'hui la démographie n'est plus dans le même sens. On a plus, on est dans une zéroontocratie. On a beaucoup plus de personnes âgées que de personnes jeunes. Donc bah, on est passé de quatre actifs pour un retraité à 1,8 ou 1,7 actifs pour un retraité. Donc bah du coup, passer l'argent des actifs au retraités,
ça marche plus. Il y a plus le monéquilibre. Donc bah on a besoin du marché, on a besoin du capital, on a besoin d'investir sur les entreprises françaises, que cet argent il soit pas d'un rapport de 1 sur un entre les retraites et les actifs, mais d'un des rapports de bah bah de 3 sur 1 ou de 4/ 1 selon l'inflation. Et en plus aujourd'hui, bah les fonds d'investissement, ils vont beaucoup plus loin que l'inflation. C'est pas 3 4 %, c'est 9 %, en Suède c'est 12. Il y a des pays, ils sont à 89. Et ça veut pas dire tout mettre sur la capitalisation. Et demain, s'il y a une grande crise comme 2008 les subprime, on est foutu. Déjà, c'est faux. les mecs qui ont investi en 2000 et aujourd'hui en 2020, ils ont plus malgré la crise de 2008 que en 2000, ils ont fait beaucoup plus
d'argent grâce à la capitalisation qu'ils en auraiit fait en répartition. Mais ce que les politiciens mettent de dire et même mes plus mais les gens que je soutienne, c'est comment on va faire comment on va faire cette transition. Et c'est tellement un sujet compliqué qu'aujourd'hui on en est encore à est-ce qu'il faut une retraite par capitalisation ? Oui ou non ? On a des politiciens qui nous disent non mais c'est bon la retraite par répartition non seulement c'est bon ça suffit. le modèle va tenir si on augmente la productivité, je sais pas quoi, mais en plus on va descendre l'âge de retraite. Donc on va passer d'un rapport de 1 sur 1,7 actif à un retraité à 1,4 1,5. Donc [rires] le déficit de l'État, il va être multiplié par 10 mais il y a pas de problème. Non, pas par 10 mais par il y
aura + 30 % plus 50 % de déficit. Mais on est chez les fous en fait. On est chez les fous. Et cette ce socialisme ambiant, il permet d'éviter certains débats qui sont lunaire. En 1999, on devait faire une réforme de retraite par capitalisation en même temps que la Suède qui a réussi à faire un 5050 et aujourd'hui qui s'en sort à l'équilibre parfait. Et 27 ans plus tard, la réforme n'est pas passée à cause d'une dissolution de l'Assemblée nationale qui a fait annuer cette enfin vraiment c'est un effet papillon de malade où on a dissolu, on a dissou l'Assemblée nationale. La la réforme n'est pas passée et aujourd'hui on paye l'époque cassé d'un truc d'un monstre qu'on a vu grandir et que le socialisme nous a empêché de de combattre. Mais ce combat c'est pas juste décider oui ou non la
capitalisation c'est débattre avec tous les politiques de la scène française de oui de comment on va faire cette transition parce que la transition faut la financer et aujourd'hui on est tellement endetté que la transition comment on la finance même David Lisnard qui est le mieux calé sur le sujet il nous explique comment faire mais ça coûte de l'argent et je pense qu'il y a un vrai débat à voir avec toute la scène politique française et c'est comme l'immigration c'est pareil je veux pas faire d'amalgame mais l'immigration ça devrait jamais être un est-ce qu'il faut l'immigration ou pas ça devrait être comment on fait pour l'immigration. Et en fait le socialisme aujourd'hui c'est tellement de démagogie, tellement de populisme, tellement de enfin ouais de vouloir toujours plus de voix sans
jamais se poser les vraies questions et en fait au lieu de de débattre de comment on fait est-ce que faut faire ou pas ? On veut juste que les débats aient lieux qu'on puisse les avoir avec des gens qui comprennent les problèmes du pays qui ont lu des bouquins d'économie. Je veux dire, c'est pas normal que moi, streamer de League of Legends, un jeu vidéo à la con, en l'espace de 2 mois, j'ai lu un petit peu sur l'école autrichienne euh quelques livres bah de l'époque de j'ai lu des ébauches de Piketti sur les inégalités. Le mec est à côté de la plaque complet. Je sais que ça paraît pédant de fou que moi j'y connaisse rien en économie, que je lise et que je comprenne tout de suite qu'il y a des choses logiques dans l'école autrichienne. Euh, Mises, AEK, euh, Selle et que j'ai l'impression
réellement que les constats ont été faits sur des 50 sur 50 ans par tout le monde. Tout le monde est d'accord et je suis pas dans une bulle hein, mais nos politiciens ne font pas l'effort de s'intéresser à réellement comment notre société a évolué. Et aujourd'hui, on a un débat absolument abominable euh de est-ce qu'on doit faire ou pas au lieu de savoir comment on va faire. C'était un cri du cœur. Ouais. Là, je suis sur la partie économique. Vous parlez aussi un peu d'immigration. Est-ce qu'il y a d'autres sujets qui vous intéressent ? Comment vous vous définiriez ? Est-ce que vous êtes également euh conservateur ? Le but estant pas seulement de vous définir, mais de savoir ce que vous pensez derrière. Conservateur, identitaire peut-être. Alors déjà, moi
je pense que les débats politiques sont un luxe des pays solvables. C'estàd que vraiment si on n'est pas solvable, ça sert à rien de débattre de qu'est-ce qu'on veut faire en politique. C'est impossible. On a on a 3500 milliards de dettes. Au bout d'un moment, il faut arrêter de dire "Oui, qu'est-ce qu'on va faire ? Tiens, comment on va faire pour l'éducation nationale pour l'IA ? Quelle norme on va mettre pour l'IA avec notre ministral qui est top 50000 des IA du monde. Non, c'est pas c'est pas entendable. il faut que le pays soit réindustrialisé, que on ait des licornes qui commencent à apparaître dans le pays, qu'on mette moins de pression fiscale et là quand on commencera à avoir une économie qui sera saine, qu'on aura une réelle productivité parce que
la pensée kénienne de de ou marxiste de Mélenchon de dire "On va donner plein d'argent aux français, ils vont le dépenser puis ça va faire une boucle rétroactive où les gens vont avoir plein d'argent, on va créer de l'argent." Non, tu crées de l'argent parce que tu es dans une tu es dans un monde. Tu es dans le monde. Ton pays, il va générer de la richesse s'il arrive à vendre un produit dont les gens ont besoin dans le monde. Si tu es si tu es français et tu leur donnes plus d'argent mais qu'ils achètent à l'étranger, ton argent, il va disparaître du pays. Ça n'existe pas. Il y a pas un ratio de 1 et lui il pense qu'il y a un ratio de 1 quelque chose déjà c'est un fou. Et donc là, on arrive dans un scénario où si on arrive pas à reproduire de la richesse, on pourra pas
débattre de tout ça. Maintenant, évidemment que j'ai des convictions. Évidemment que aujourd'hui, si on partait du principe que la France va bien, qu'on a plus de dettes, que on a des sociétés, des entreprises qui sont extrêmement pérennes et que on arrive à à générer un budget à l'équilibre, ce qui n'a pas ce qui n'est pas arrivé depuis 74 he je crois, bah évidemment que j'ai envie d'une France dans laquelle on met en avant l'éducation euh l'esprit critique très jeune. J'ai envie d'une France qui ne crache pas sur ce qui a fait son identité, donc qui met en avant son patrimoine culturel, qui n'a pas honte de le faire. J'ai pas envie d'une fr d'une France ethnoazochiste. Euh j'ai pas envie d'une France non plus qui accepte toute la misère du monde et qui devient une offre extrêmement
compétitive dans le marché de l'immigration. C'est-à-dire quand quelqu'un qui habite dans l'Afrique noire ou en Afghanistan, il se dit "OK, où est-ce que je pourrais aller demain pour faire ma vie Ils se disent "Bah super, l'Europe, la France, ça va super bien se passer." Moi, je parlais avec quelqu'un qui habite à Kinshasa dans mon chat hier encore et c'est pour ça aussi que c'est bien d'avoir des gens dans mon chat. le monsieur me dit "Ma mère enfin enfin on coutie à beaucoup de gens dans la ville qui ont cette vision de de toute façon on parle français la France est un pays qui saura donner de l'avenir à mes enfants et le rêve européen comme il y a eu le rêve américain il existe." Donc en fait ce message si on l'envoie à l'étranger, non seulement c'est
destructeur pour les pour notre pays parce que on est amené à accueillir toujours plus d'immigration de façon à contrôler et on aura on narrivera jamais à sauver la misère du monde. Et surtout, ils ont cette envie de "mon fils est intelligent, il fera sa carrière en France au lieu de le faire dans mon pays." À long terme, c'est quelque chose de destructeur pour les deux pays. Donc en fait, ça ne marche plus ce débat. On doit l'avoir avec avec la gauche. Et c'est hallucinant qu'aujourd'hui, je sais pas, moi j'ai pas vécu cette époque, mais il y a 50 ans, la gauche, elle était pas autant immigrationniste. Elle elle se questionnait quand même sur comment est-ce qu'on gère des frontières, quoi. D'où vous viennent vos idées politiques ? Comment vous vous êtes construit ?
Est-ce que c'est de la transmission familiale ? Est-ce que vous aussi vous avez été influencé par des figures médiatiques de votre jeunesse ? Pas du tout, pas du tout familial. Mon père était un doomer. Doom, c'est-à-dire qu'en gros, il avait aucune foi la politique. Voter pour lui, ça servait à rien. L'État lui prenait tout. il a il a il a laissé tomber il a laissé tomber la politique très tôt et euh moi j'ai eu tout le temps cette vision de de toute façon ça sert à rien ça ser rien de s' intéressé donc j'ai été occulté de toute pensée politique jusqu'à mes 25 30 ans. Mais pour autant j'ai toujours eu des intuitions mais par contre ouais je suis quelqu'un qui me construit moi-même comme je l'ai expliqué j'aime bien aller au brique élémentair construire les
axiomes et après à partir de mon modèle d'axium qui peut être vrai ou pas qui peut être le bon ou pas euh je construis ma pensée. Après, évidemment, je suis influencé, mais comme j'ai un esprit extrêmement contradictoire, dès que je lis quelque chose, j'ai envie de j'ai envie de fouiller, de savoir le fond de ma pensée. Et aujourd'hui, avec Lia, c'est exceptionnel. On se moque de moi parce que j'utilise Lia, mais les gens sont complètement fous. Aujourd'hui, je vais lire un truc, instantanément, je vais m'intéresser à est-ce que réellement je suis pas en train de dire une bêtise ? Genre avant de faire certains tweets, j'ai un doute. Je me dis "OK, je vais le fact checker Alia, je vais lui demander de de de m'insulter comme si elle me détestait. qu'est-ce
qu'elle pourrait dire sur mon tweet ? Et là, elle me sortent tous les arguments de pourquoi mon tweet est faux. Euh, je réapprends, je comprends et c'est comme ça que je construis ma ma vision. Ouais. Et des figures, on a beaucoup parlé dernièrement d'Alain Soral qui a formé toute une génération de de jeunes de notre génération, hein. Il y a eu aussi Éric Zemour dans un autre registre notamment grâce à l'émission On n'est pas couché qui marqué aussi une génération. Vous, est-ce que vous avez des figures comme ça qui vous ont marqué ? Moi, j'étais sur les forums à l'époque, très jeune, très jeune. J'étais sur des forums au début, des forums pas politiques, des trucs un peu de d'ado. Quand j'avais 10 12 ans, je postais mais des dizaines de milliers de messages. C'était déjà mon truc d'être
comme sur X, de poster toujours des messages. Euh moi, je suis arrivé sur les forum jevideéo.com qui sont un peu un peu spéciaux et il y avait vraiment Sora les émours, beaucoup qui mais c'était des mêmes en fait, c'était des mêmes. C'estàd que on les utilisait comme des des grandes caricatures de la politique et moi je les voyais pas pour le fond, je les voyais pour la forme. J'ai alors ça m'a forcément influencé mais c'était plus les les postures, le faux le savoir de Soral, ça me faisait rire et j'utilise encore certaines expressions aujourd'hui. C'est pour ça quand je vois Bardella qui se fait afficher par Mediaart parce qu'il reprendrait des expressions de Soral, ça me tue de rire parce que moi Soral, je le considère comme un antisémite complètement malade et pourtant ces
expressions me font rire culturellement. C'est c'est trop drôle. Enfin, je les les jeunes qui ont été sur internet dans les années 2010 euh l'ont tous connu. Et donc ça m'a je pense pas que ça m'a influencé parce qu'aujourd'hui je suis aux antipodes des idées de euh de Soral par exemple. Mais euh est-ce que ces figures m'ont m'ont influencé ? Je pense que quand je regarde certains débats, il y a en 2020, j'avais commenté un débat entre Zemour et Chapa qui avait fait pas mal de vues sur sur YouTube et et en fait effectivement, je pense que de toute façon quand on entend quelqu'un dire des choses et avoir un argument qui est construit forcément ça nous influence. Maintenant ce qui est intéressant c'est de revenir faire un peu comme ce qu'on appelle en jeu vidéo
du backtracking. On revient un peu sur nos pas et on essaie de de se dire "OK, est-ce que j'avais vraiment bien compris ce qu'il a dit ?" Oui ou non ? et de petit à petit se construire une idée plus pertinente. Mais oui, c'est sûr que ça a eu de l'influence. Euh moi, je je vais pas me flageller parce que j'ai écouté des interviews de Soral ou de Zour. Au contraire, je trouve ça marrant de savoir qu'on s'est construit sur des idées aussi autant aux antipades l'une de l'autre. Mais mais pour autant c'est super intéressant. Vous donc qui connaissez bien ces audiences, ces forums. Oui, c'est important de comprendre d'où d'où les gens viennent aussi. Ouais. pour pas les caricaturer. Et justement Soral, est-ce qu'il a pas aussi quand même intoxiqué une toute une
génération au-delà ? Vous vous le prenez avec beaucoup de recul, c'estàdire vous êtes marqué plus par ses formules. Est-ce que est-ce qu'il a pas quand même eu un effet quand même terrible sur toute une partie de notre génération ? Mais Soral, mais alors c'est l'argumentaire du 1000 feuilles. C'est un sophisme connu qui dit qu'en gros si on accumule plein de petits arguments de merde, on arrive à faire croire n'importe quoi, n'importe qui. Et comme il faut il faut démonter chacun des petits arguments, c'est ce qui se passe pour les théories du complot sur la Lune, sur les World Trade Center et cetera et enfin les tours jumelles. Et en fait c'est c'est ce truc là, c'est vraiment ce qui est incarne Soral. Il a plein de phrases très longues, très compliquées sur plein de choses et les
gens écoutent ça. C'est un peu un SMR, c'est l'enle de la SMMR. C'estàd qu'on met ça en fond et on écoute. Moi, je me suis surpris à mettre des discours de Mélenchon en fond parce que il a une façon de parler qui est qui passe. C'est c'est agréable. Je pense que moi aussi quand je parle les gens, il y a un flow donc ils écoutent. Le problème c'est que quand on l'écoute vraiment, il a construit une génération de gens qui qui attribuent à tous les problèmes de notre société le fait d'être juif. Non mais c'est un truc de fou. Mais genre mais moi des fois je peux pas débattre avec des gens dans mon chat. Je les ai dans mon chat ces gens-là. Je je parle de de du libéralisme. Je dis que dans un pays en France par exemple, il y a tellement de taxes différentes. On a 350 taxes
différentes. Là où le deuxième pays au monde c'est 130. Je dis voilà à cause des taxes, on a une on a des entreprises qui travaillent moins, qui sont moins proactives. Et les mecs me disent "Mais Sardoch, tu ne comprends pas tout ça c'est à cause des juifs. Mais mais c'est vrai réel, ils sont là, il y en a des centaines de milliers en France. convaincu que le problème c'est les juifs et mais on peut on peut pas leur faire entendre raison parce queils vont nous ressortir des trucs de machin de un moment donné il y a un mec qui a fait un truc mais c'était c'est de la folie et il y en a et oui et je pense que Soral est en grande partie responsable de ça mais il y a ça avec l'Europe aussi les fantasmes sur on quitte l'Europe on a tout gagné instantanément en ne
comprenant pas que nos politiciens tu je diverge mais que nos politiciens ne font aucun effort à essayer de s'imposer à l'Europe c'est aussi un autre problème. Il y a un fond de vérité pour l'Europe mais clairement voilà ça c'est c'est pas possible en fait. On peut pas débattre du fond quand il y a une diversion qui est faite sur les juifs ou l'Europe en permanence. Moi ça me rend fou. Ouais. On a parlé de de l'intérêt de David Lisnard et d'Éric Zémour pour euh pour votre personne. Euh deux hommes politiques de droite plutôt conservateur. On peut être un peu étonné euh qu'il euh drague quelqu'un qui euh joue aux jeux vidéo toute la journée pour le pour le pour le résumer ainsi. Est-ce que vous n'avez pas peur d'être instrumentalisé ? C'est un peu le jackpot de mettre la main aussi sur
votre communauté. Non, c'est pas du tout un jackpot. Je pense moi, c'est plus une démarche personnelle de "J'ai envie de m'intéresser à la politique" avec des gens qui étaient proches de ces personnalités qui a fait que petit à petit, je me suis rapproché d'elle et c'est le fait d'avoir échangé avec elle qui a fait qu'on s'est rapproché idéologiquement avant de se dire "Tiens, il y a une stratégie, un truc à faire, moi je peux avoir du buz toi aussi." Quand j'ai été approché par David Lisnard via un de ses proches de sa campagne, le but c'était vraiment de se dire "OK là Sardos, ça fait 3 mois que tu es en train de parler de libéralisme, en train de combattre les idéaux marxistes sur Twitter. On apprécie ce que tu fais. C'est pas parce que je suis un mec connu de jeux vidéo. Le but
c'était de me donner la parole, d'échanger et de montrer aussi une volonté profonde de vouloir s'approcher des nouveaux médias, de vouloir donner leurs paroles à des gens qui sont à la base qui peuvent se prononcer que sur Twitter pour leur montrer que on leur donne de la visibilité à l'échelle politique. Quel est celui dont vous vous sentez le plus proche quand je dis celui ? Je parle des candidats à élection présidentielle aujourd'hui. Bah en fait, j'étais encore en recherche dans toute la droite évidemment. Euh, j'ai évidemment sondé mais ça va de Atal à à Marine Le Pen, à Zemour, Lisnard, Knafo évidemment et aujourd'hui je pense que ma ligne elle est évidente. J'ai plus aucune honte à le dire et alors ça va me fermer des portes, je le sais. J'aurais mieux fait de rester
électon libre mais je pense qu'on a plus assez de temps malheureusement euh pour avoir une chance de gagner si on commence pas tout de suite à être militant. Et c'est David Lisnard. David Lisnard. Euh je je avant je disais que j'étais pas à politique parce que j'étais de droite, mais je disais que j'étais à partisan. Aujourd'hui, je suis partisan. J'ai deux raisons pour lui pour le pour le soutenir. C'est que bah déjà on est très aligné en terme d'idée. Euh c'est un libéral convaincu, un vrai libéral. C'est quelqu'un qui veut faire une vraie rupture avec une droite macroniste ou centre droit macroniste. Une vraie rupture, c'estàd que on a évidemment été beaucoup à voter pour Macron, moi aussi. Euh et on peut pas dire aux gens "Vous avez voté pour Macron ? 60 % de la France a voté pour
Macron en fait. Et tous ceux qui ont pas voté ont voté pour Macron puisquil a été élu. Donc vous ne pouvez pas reprocher aux gens d'avoir voté pour Macron. C'est comme ça. On a vu ce que ça a donné. On a tous cru à un élan libéral alors que le mec était ministre de François Holland Parti socialiste. On est complètement con. Mais c'est comme ça. Aujourd'hui, on est un peu plus critique, on prend un peu moins de distance avec la politique, on est plus investi et on est capable de crever le CV de creuser le CV des gens. Et quand le CV des gens, c'est l'Amérique de Cane qui euh a vu une politique budgétaire exceptionnelle dans les espaces de ces derniers mandats, que le gars réélu à 85 %, euh queil fait le meilleur score de tous les maires de France, élu comme un
dictateur le gars que de manière générale tout le monde est content de sa politique. Moi j'ai pu aller à Cann, j'ai vu les gens montrer à quel point ils aimaient leur mère quoi. C'est mais c'est choquant. C'est presque il le voit comme une figure paternelle. On parlait tout à l'heure de modèle. Il est le modèle de beaucoup de gens en mode le mec, il doit il a dû serrer les mains à tous les entrepreneurs de la ville, tous les commerces de la ville. Il doit connaître tout le monde. Et donc ça c'est la première chose. Donc déjà je le vois comme quelqu'un en qui je peux avoir confiance. Peut-être je me trompe mais en fait comme j'ai dit, on a plus le choix que de miser sur quelqu'un. Et la deuxième chose c'est que contrairement et ça je le déplore mais à Zemour qui a fait évoluer beaucoup
d'idées de la droite qui a déplacé la fenêtre d'Overton à droite pour permettre à des idées nationales comme celle de Marine Le Pen d'émerger et d'être dédiabolisé. Euh c'est quelqu'un qui peut être élu au second tour. Aujourd'hui, quand on regarde les taux de mécontentement, ouais, quand on regarde les taux de mécontentement de Zemour, il est à 67 %. Je crois que le seul candidat qui a plus de mécontentement, c'est êtes-vous, serez-vous, seriez-vous mécontent si vous voyez cette personne en président ? 67 % disent "Oui, je serai mécontent pour Zemour". 69 % disent "Oui, je serai mécontent pour Mélenchon". C'est les deux plus gros scores de la scène politique française. Donc ce que ça évoque, c'est qu'aujourd'hui si ces personnalités sont au second tour contre
une Marine Le Pen qui est aujourd'hui à 54 % de mécontentement, c'est des gens qui vont perdre au second tour forcément parce qu'aujourd'hui les gens ne votent plus pour un candidat, ils votent contre un candidat. Donc les gens, ils vont aller mettre leur bulletin pour dire "Je ne veux pas que cette personne soit élue, donc je vote contre elle, je fais barrage." C'est le barrage aujourd'hui qui a entraîné le fait qu'on a une France du statut quo, une France du laxisme qui empêche des parties d'agir plutôt qui pousse des parties à agir. Et donc le pour moi le le score de confiance, c'est un score de mécontentement inférieur à 50 %. Et c'est la personne qui a le score de mécontentement le plus bas, c'est David Lisnard. Il est à 45 ou 44 %. Et ça va faire que descendre. Ça ne fait que
descendre au fur à mesure que les gens le connaissent. Parce que les gens qui le connaissent de loin sont en mode "Ouais, c'est un macronisme machin." Les gens qui comprendront que ce n'est du macronisme, c'est l'invers du social étatisme dans lequel on baigne depuis 50 ans, ils vont avoir envie de voter pour lui. Tous les gens qui voient leur fiche de paix et voi la différence entre le super brut et le net, ils vont se dire "Mais c'est une évidence, une évidence." Et à partir du moment où on comprendra ça, le vote utile ce sera lui pour le premier tour parce que ce sera un candidat qui peut gagner. Lisar, c'est un mec a la chance d'avoir d'abord parler d'économie avant de parler d'immigration, qui a une politique d'immigration qui ira sur la droite mais qui ne fait pas de ça son sujet
principal. Donc qui ne met pas une partie de la population sur le bas côté en mode "Regardez mon programme, la première chose que je veux c'est parler d'immigration, c'est vous pointez du doigt vous les descend immigrés qui foutent le bordel en France." Bah non, c'est pas du tout ça le problème de Lisenard. Il est dans son programme d'une importance capitale de parler d'immigration mais il ne le fait pas parce que c'est pas le sujet. notre notre pays doit d'abord se relever économiquement et c'est pour ça que je pense qu'il peut rassembler tous les Français. Je suis d c'est très il y a beaucoup de proitistes dans mes paroles mais c'est juste que là je suis vraiment c'est un outsider donc je me permets euh je pense qu'il peut émerger et si c'est une proposition qui fait euh dans les
sondages quand il sera sondé vraiment souvent à 10 15 % de d'intention de vote, les gens comprendront tout de suite qu'il est à 3 4 % de passer au second tour et de gagner forcément les les présidentiels. Il se passerait pas quelque chose avec David Lissnard ? Moi je pense qu'il se passe quelque chose. Bah en gros là, moi je suis un primo adhérent de nouvelle énergie. C'estd que pour la première fois j'ai pris j'ai pris ma ma carte. Ça vaut ce que ça vaut mais en gros il y a 60000 personnes là je pense au moment où la parce que c'est 2000 adhérents par jour. Euh c'est à peu près la même dynamique qu'avait eu Reconquête en 2022. Euh sachant que Zemour avait eu 15 ans de médiatisation avant de lancer son parti. On parle pas quelqu'un qui commence à se faire connaître vaguement. Mais c'est
super marrant parce que en fait on est en train de vivre un truc, c'est que les gens se politisent et peut-être queils vont trouver cette vérité. Elle est beaucoup plus accessible je trouve la vérité. Il faut avoir envie de la chercher maintenant. Une question sur cette viralité de David Lissard que l'on peut d'ailleurs retrouver dans l'émission Empreunte du Figaro TV en entretien avec Vincent Trémolet. Cette campagne très virale, on l'a un peu connu, vous en parliez vous-même, chez Eric Zemour en 2022. Beaucoup d'engagement sur les réseaux sociaux, un score au final honorable mais peut-être un petit peu en décalage avec cette viralité. Vous qui connaissez bien ce monde virtuel des réseaux sociaux, est-ce que cette viralité, elle ne peut pas déboucher aussi sur quelque chose d'un
peu décevant ? Est-ce que finalement on n'est pas sur quelque chose de très superficiel ? Alors, je vais prendre mon exemple pour parler de la viralité d'un profil qui fait consensus. À une époque où je disais des choses incroyablement trashes, plus trash qu'aujourd'hui, les gens arrivaient à faire la pub de mon profil auprès de leur quotidien en disant "Oh tiens, regarde ce streamer, il est super connu, machin, il est marrant." Et je gagnais des audiences tous les jours parce que j'avais pas encore été étiqueté comme un diable alors que je disais des choses folles. Et quand j'ai eu cette étiquette de diable, j'ai vu que ma popularité était la même. Les gens étaient aussi fervants de mes idées mais n'arrivaient plus à faire valoir mon point de vue et ma visibilité auprès de leur entourage.
Donc la viralité, elle était spéculative mais en réalité dans dans la vraie vie quand les gens commençaient à parler de moi à leurs potes, ils disaient "Non mais attends, tu suis pas ce mec quand même, c'est pas possible." En fait, cette c'est c'est ce barrage, cette ce blocage social qui qui ront toute possibilité de viralité nationale à un candidat. Je pense c'est exactement la même chose pour Zemour et Lisnard. Lisnard, c'est quelqu'un qui dit des vérités, qui dit des choses un petit peu radicales, qui font mal entendre mais qui a pas cette étiquette de diable qui font que on le décrédib on le on le on lui on lui enlève tout de suite la possibilité de de l'emporter. Donc les gens seront amenés à écouter ce qu'il a à dire. Donc à partir du moment où cette case politique est libérale est
socialiste et que il y a un candidat qui se présente comme libéral, je pense qu'encore une fois le vot utile, il va être évident pour la plupart des gens de droite. Est-ce qu'il vous a promis un poste de député David Lisnerard ? Pas du tout. J'ai rien j'ai rien à gagner. C'est c'est un enfer parce que moi j'ai toujours ce truc de faire les choses par passion. En vrai, je suis déjà bien au niveau argent. J'ai en fait c'est ça qui est trop bien. Je pense que aujourd'hui pour avoir des gens dans la sphère politique qui sont entendables et crédibles, je pense qu'il faut des gens qui ont la fuck monnaie. la fuck monnaie et la fuck et la fuck, excusez-moi pour les termes mais c'est le mot et ouais la fuck fame en fait enfin le fait d'être connu pour autre chose que la politique
et le fait d'être riche pour autre chose que la politique. Moi j'ai je suis pas richissime mais j'ai j'ai de l'argent de côté, je suis bien, j'ai mon appartement limite demain député c'est pas pour l'argent que je le ferai, c'est pour le l'étiquette et dire regardez on peut le faire. Mais non, il m'a rien promis. Je le fais par passion, je le fais par amour du game comme on le dit. Et euh et mais j'espère que ma que mes que tout ce que je fais perra un jour. Bien sûr, j'aimerais j'aimerais pouvoir un jour que si ça va où j'ai envie que ça aille et que ça permette aux idées de d'avancer que on se rappelle que j'étais là pour les défendre un peu contre vent des démarrer pendant des années des années quoi. Mais cette volonté d'être député, c'est sérieux ? Euh ouais bien sûr. Ouais bien
sûr. Je pense que c'est la suite logique. Maintenant il y aurait beaucoup de travail à faire mais je pense quand même que faut pas déconner, il y a quand même des gens qui sont députés aujourd'hui que je considère 1000 fois moins crédibles que moi en politique. Je suis peut-être un streamer qui s'est mis il y a pas longtemps à lire sur l'économie, à m'intéresser au sujet de société et à réellement les creuser. Mais alors quand je vois la la démagogie et la l'absurdité du des propos de certains à l'assemblée, je me dis non, c'est j'ai ma place là-bas, c'est certain. Et en plus, je pense que j'aime beaucoup parler de ça, mais les métiers de streamers et de députés sont assez proches. Bien parler, c'est important dans les deux. Comprendre la vie des gens et y être confronté au quotidien,
c'est extrêmement important pour les deux. Moi, j'ai un chat avec qui je débat. C'est pas comme à la télé hein. J'ai des gens qui réagissent en direct à ce que je dis et je vois leurs messages et ils sont ils ont une vision du monde très pluraliste. Donc, je peux voir tout de suite si je dis une folie ou si je vexe la sensibilité de certains. Être au quotidien confronté à des sujets dans lesquels on ne peut pas se permettre de dire n'importe quoi parce qu'on a une responsabilité. Euh donc cette responsabilité, elle nous revient à la gueule très vite quand on se permet de dire n'importe quoi. Euh la liberté aujourd'hui, c'est aussi la recherche de culpabilisation, de responsabilisation de l'individu. C'est avant tout ça. Aujourd'hui, on déresponsabilise beaucoup. On enlève des libertés aux
gens parce qu'on ne veut pas les responsabiliser. Mais moi au quotidien quand je dis un truc et je suis tout de suite responsable de mes mots et on me le fait savoir immédiatement il y a un clip hors contexte ou pas qui va sortir avec un petit extrait de ce que j'ai dit et si j'ai dit une bêtise on va on va me faire passer pour un énorme con. Et quand toute ta vie on t'a fait passer pour un énorme con quand tu as dit des bêtises et ben tu creuses le sujet avant de dire des trucs. Tu t'intéresses un minimum au sujet que tu abordes et en tout cas tu essayes de le faire le plus possible pour pas te retrouver dans cette situation à nouveau. Et ça c'est un devoir que ne font pas assez les députés. Merci Sardoch. Merci beaucoup.
David Lisnard