Philippe Bas : « La France ne doit pas être un des pays les mieux-disants en matière d'immigration »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Une ligne politique claire peut-elle se dégager du discours de Barnier ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il augmenter les impôts face à l'état des finances publiques ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Les déclarations de Bruno Retailleau sur l'État de droit sont-elles une remise en cause ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Bruno Retailleau dit que l'immigration n'est pas une chance. Qu'en pensez-vous ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il réduire les budgets locaux pour financer les pompiers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Philippe BasFait
« le redressement financier du pays c'est le premier enjeu auquel il est confronté »
- 6:00Philippe BasChiffre
« il faut augmenter les impôts des plus fortunés je la partage intégralement »
- 7:00Philippe BasFait
« les fondamentaux de la réforme des retraites doivent bien sûr être maintenus et parmi les fondamentaux il y a les 64 ans »
- 13:00Philippe BasFait
« nul ne peut se prévaloir de ses origines ou de sa religion pour obtenir qu'il soit dérogé en sa faveur à la règle commune »
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on parle de l'actualité politique et l'actualité évidemment aujourd'hui c'est ce discours de politique générale de Michel Barnier qui aura lieu à 15h devant les députés il sera lu en même temps au Sénat on imagine que vous l'écouterez avec une grande attention est-ce qu'une ligne politique claire peut se dégager de ce discours dans la situation politique actuelle n'ayez pas de doute là-dessus nous avons un premier ministre déterminé mais qui est aussi un premier ministre libre le programme qui va qu'il va présenter c'est son programme c'est pas le programme des partis politiques et ça c'est la 5e République le programme est présenté et élaboré par le Premier ministre et il le propose ensuite le Parlement dispose je suis convaincu on dit toujours il n'a pas de majorité mais enfin on peut aussi avoir une majorité tacite même précaire une majorité implicite l'important dans cette il on trouvera texte par texte pour vous l'important dans cette déclaration de politique générale c'est qu'elle ne donne pas lieu à censure du gouvernement et comme qui ne dit mot consent et ça veut dire que le premier ministre bien sûr sur la souverillance du Parlement ce qui est normal c'est la fonction du Parlement et bien le Premier ministre disposera cette semaine d'une majorité tacite avec le rassemblement national il disposera d'une majorité tacite avec tous ceux qui n'auront pas censuré le gouvernement sur la base non pas d'un accord de parti avec aucun parti d'ailleurs mais d'un programme qui aura défini lui-même un programme qui sur lequel on peut bien sûr revenir parce qu'on imagine les lignes de force que nous attendons mais ce programme sera le sien il est attendu sur plusieurs sujets notamment la question de la fiscalité il y a une pression d'une partie de sa majorité pour qu'il n'augmente pas les impôts est-ce qu'on peut se passer d'augmentation d'impôts cont tenu de l'état des finances publiques le Premier ministre s'est exprimé dès sa prise de fonction sur ce sujet le véritable levier de réduction des déficits ce seront les économies mais il a dit qu'il n'écarterait pas il l'a dit le premier jour des mesures de justice fiscale ça c'est une vision équilibrée des ch c'est la V il faut augmenter les impôts des plus fortunés je la partage intégralement le redressement financier du pays c'est le premier enjeu auquel il est confronté dans son calendrier il supposera bien sûr des mesures fortes et que ces mesures convainquent nos partenaires européens d'une véritable rupture dans les gestions des finances publiques françaises pour qu'ils acceptent de lever le processus de déclaration des euh pays qui sont en grande difficulté financière nous devons nous inscrire dans un nouveau calendrier celui qui avait été été proposé par Bruno Le Maire avec des budgets qui ont été insincères et qui n'ont pas comporté les mesures de redressressement dont nous avions besoin ne pourra pas être tenu mais nous devons maintenant nous inscrire de manière crédible dans un nouveau calendrier avec des mesures d'économie et avec la justice fiscale qui fera accepter les mesures d'économie en assurant une cohésion nationale et et même sociale autour de cet effort de redressement qui doit être partagé il y a une autre question sur laquelle il est attendu d'ailleurs il y aura des mobilisations aujourd'hui sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites Michel Barnier il a dit qu'il fallait rediscuter de cette réforme il faut ouvrir ce chantier mais il y a toujours des possibilités de prendre en compte de nouvelles situations qui appellent des mesures de plus grande justice de plus grande prise en compte par exemple des salariés qui ont eu des métiers péniible qui ont travaillé depuis avant l'âge de 18 ans et qui méritent d'être mieux pris en considération mais les fondamentaux de la réforme des retraites doivent bien sûr être maintenus et parmi les fondamentaux il y a les 64 ans pour vous il faut pas toucher au 64 ans qui a le plus besoin d'une réforme des retraites ceux qui vivent des dividendes de leurs actions des propriétés immobilières qu'ils ont acquis ou ceux qui qui n'ont que leur porion de retraite pour vivre le déséquilibre financier pénalise avant tout les plus démunis d'entre les Français et c'est donc une mesure de justice sociale de tenir compte de la nécessité de travailler davantage parce qu'il y a de moins en moins d'actifs qui cotisent et de plus en plus de retraités qui profitent d'un régime de retraite qui en France est particulièrement favorable ne l'oublions pas Michel Barnier également entendu sur les questions d'immigration alors que les récents propos de son nouveau ministre de l'Intérieur Bruno retaill ont fait réagir jusque dans la macronie on en parle avec Alex Poussard qui nous [Musique] rejoint bonjour Alex bonjour Arian bonjour Philippe B bonjour et Alex les dernières déclarations du ministre Bruno retaillot crée la polémique notamment sur l'état de droit mais oui c'était le weekend dernier dans les dans les colonnes du Journal du dimanche dans le contexte dramatique du meurtre de Philippines le ministre de l'Intérieur a estimé qu'il voulait renverser la table et il a fait cette déclaration je le cite l'État de droit ça n'est pas intangible ni sacré c'est un ensemble de règles une hierérarchie desnmes un contrôle judirectionnel une séparation des pouvoirs mais la source de l'état des droit c'est la démocratie c'est le peuple souverain une déclaration qui a fait beaucoup réagir à gauche mais aussi au sein du bloc central chez les macronistes écoutez la présidente de l'Assemblée nationale yelbrun Pivet était assez inquiète hier lorsque j'ai vu les déclarations du ministre de l'Intérieur lorsqu'il dit l'état de droit est ni intangible ni sacré il faut savoir que l'État de droit c'est ce qui protège nos concitoyens l'État de droit c'est le principe de séparation des pouvoirs entre l'exécutif le législatif et le judiciaire l'État de droit c'est l'égalité de tous devant la loi moi je crois que lorsque la situation est tendue lorsqu'il y a des crises il ne faut surtout pas remettre en cause l'État de droit l'État de droit c'est ce qui protège notre démocratie PhIP B est-ce que br de dire ça à l'état de droit n'est pas intangible ni sacré je crois qu'on s'est un peu précipité pour faire des interprétations erroné de son propos quand on dit que l'État de droit n'est pas intangible on veut dire simplement qu'il n'est pas figé il est évolutif l'État de droit est fondé sur notre Constitution qui organise la séparation des pouvoirs mais qui fixe aussi un certain nombre de principes fondamentaux de libertés fondamental et naturellement ce socle là est un socle qui est un héritage que nous devons absolument préserver mais il n'est pas interdit de le faire évoluer regardez dans les 25 dernières années la parité n'existait pas on l'a créé le la Charte de l'environnement n'existait pas elle est désormais adossée à la constitution la garantie de la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse n'existait pas elle est désormais inscrite dans la Constitution donc l'état de droit doit être absolument respecté la démocratie sans l'État de droit ça n'est plus la démocratie chacun le sait bien Bruno retaillot ne ne fait pas de d'entorse à cette approche qui est est-ce qu'il aurit pas dû dire l'état du droit l'état du droit n'est pas intangible et pas l'état de droit on peut dire ce qu'on veut mais on ne doit pas faire de mauvais procès car en réalité ce qui est tout à fait euh admissible et même nécessaire dans certains cas c'est de savoir faire évoluer l'État de droit qui n'est pas figé mais qui est nécessaire et en effet on peut trouver d'autres formulations celle qui a été énoncée a donné lieu de mon point de vue à des interprétationsus je connais bien Bruno retaillot je n'ai absolument pas de doute sur sa conception de l'État de droit mais s'il est nécessaire de le faire évoluer alors oui il faudra le faire avec toutes les garanties constitutionnelles d'ailleurs dans les procédures qui sont utilisées vous savez pour réviser la constition faire évoluer le droit la Constitution et bien il faut des procédures qui supposent l'accord du Premier ministre du président de la République de l'Assemblée national du Sénat et du peuple français ou à défaut du Congrès donc l'état de droit sera préservé en France et c'est heureux car la France est une démocratie et la démocratie ne fonctionne pas sans l'État de droit justement le ministre de l'Intérieur qui montre qu'il a envie d'utiliser toutes les voies réglementaires pour pouvoir prendre certaines mesures vraiment d'épuiser ces voies réglementaires est-ce que vous ne craignez pas qu'il contourne cet État de droit qu'il contourne notamment le Parlement non je ne le crains pas il s'agit de donner un coup d'arrêt à l'immigration irrégulière les mesures les plus fortes viendront nécessairement de la loi vous savez le Parlement a adopté au 2 tiers dans chaque assemblée des dispositions qui n'ont pas été censuré par le Conseil constitutionnel parce que elles étaient sur le fond contraire à l'état de droit mais pour des raisons de procédure sur la recevabilité des amendements il y a donc un consensus du Parlement pour faire évoluer la législation afin de donner un coup d'arrêt à l'immigration irrégulière que les Français attendent qui est nécessaire la France ne doit pas être parmi les les pays les mieux disants en matière euh de de d'immigration il est très important naturellement que cette politique de fermeté soit mise en œuvre mais que elle est pour corollaire aussi pour tous ceux qui veulent s'intégrer dans notre société et sont en situation régulière d'avoir une politique d'intégration ambitieuse respectant nos principes républicains par exemple l'état l'égalité des chances mais aussi de lutter contre le communautarisme qui est une forme d'enfermement des communautés les unes par rapport aux autres et qui n'amène pas à un surcroix de cohésion nationale que nous attendons on en parle puisque dimanche soir Bruno rotillo s'est de nouveau exprimé Alex était sur LCI il est allé plus loin sur sa vision de l'immigration et de l'intégration et oui avec des propos sans ambigué je le cite je pense que l'immigration n'est pas une chance ni pour des immigrés qu'on n pas capable d'accueillir ni pour des individus qui peuvent être dangereux brun rotillot qui est même allé plus loin que le sujet de l'immigration il a évoqué la société multiculturelle je pense qu'une société multiculturelle comporte des risques de devenir aussi une société multiciste alors il défendait à ce moment-là le modèle républicain français qui vise à dissocier le citoyen de ses origines et de sa culture mais en même temps dans la même interview il rappelle bien je le cite que notre culture est judéo-chrétienne le creusé français se fait à Jérusalem il se fait à Athène il se fait fait à Rome Philippe B en disant que l'immigration n'est pas une chance est-ce que Breno rotaillo ne dénigre pas tous ces Français qui sont issus de l'immigration je ne crois pas que ce soit ni le contenu ni l'intention du propos il vise en réalité la difficulté sociale de l'intégration quand il y a des communautés d'origine étrangère inspiré par d'autres valeurs que les valeurs de la République qui coexistent avec les communautés euh de notre de notre pays donc vous êtes d'accord l'immigration n'est pas une chance aujourd'hui il a il y a s'il vous plaît pour moi une nécessité ne pas renoncer à intégrer ça je crois que c'est vital deuxièmement il y a une deuxième nécessité c'est lutter contre le communautarisme là ça n'est pas rendre service euh aux personnes qui sont inspirées par d'autres cultures que notre culture que de les laisser s'enfermer dans leur communauté j'ai proposé il y a quelques années le Sénat l'a voté d'inscrire dans notre Constitution vous voyez l'État de droit peut évoler il n'est pas figé que nul ne peut se prévaloir de ses origines ou de sa religion pour obtenir qu'il soit dérogé en sa faveur à la règle commune ça veut dire que au fond tous ceux qui veulent adopter nos modes de vie sont en situation irrégulière travaill en France il élèv leurs enfants doivent respecter les modes de vie les lois de la République et s'intégrer avec ce beau principe qui est celui de l'égalité devant la loi qui implique l'absence de discrimination mais en retour ces beaux principes doivent pouvoir correspondre à une véritable volonté d'intégration et non pas à la volonté de se réfugier dans dans le communautarisme depuis le début depuis qu'il est arrivé au ministère de l'Intérieur Bruno retillot il ne mâche pas ses mots il va loin qu'est-ce que vous pensez du style retaillot est-ce que ça va trop loin et le style retillot nous le connaissons bien et nous l'appréons nous au Sénat et nous savons aussi que c'est un homme d'ouverture et de dialogue il a aujourd'hui à exercer une autorité et à agir très vite pour que les Français aient confiance dans la possibilité de redresser la situation tant sur le plan de la sécurité que sur le plan de l'immigration c'est sa fonction dernière question Alex alors il dénonce la société multiculturelle le multiculturalisme et en même temps il rappelle que nous sommes issus de la culture judéo-chrétienne finalement qu'est-ce qui distingue dans son propos un brenurotillot d'un Éric Zemour qui parle aussi de de de cette civilisation judéo-chrétienne l'esprit républicain le fait que la France c'est un creuset c'est pas un pays anglosaxon où coexiste des communautés différentes c'est un pays qui est fondé sur l'égalité de toute personne quelle que soit sa race son origine son lieu d'habitat sa classe sociale c'est ça la France et bien la France ça ne peut pas être un paysage éclaté en communautés différences c'est un paysage qui repose sur l'unité d'une nation où s'applique l'égalité devant la loi et ça s'appelle la République merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on va continuer à parler des dossiers de Michel Barnier parmi les dossiers prioritaires il y a le dossier calédonien l'archipel connaît des violences depuis 4 mois 13 morts sont à déplorer la semaine dernière une délégation d'élu calédonien est venue au Sénat Adrien pin les a suivi indépendantiste loyaliste ces aidus calédoniens sont au Sénat pour porter le même message d'urgence il réclam plus d'IDE de l'État 4 mois après les émeutes qui ont plongé l'archipel dans une crise économique et sociale on a besoin d'écoute on a besoin de s'écouter Michel Barnier a fait de la Nouvelle-Calédonie une de ses priorités mais la délégation n'a pas encore obtenu de rendez-vous avec le nouveau Premier ministre ce qu'on attend je pense du du Premier ministre ce qu'il disent que que que le dossier calidonien revient à ce qu'a fait l'histoire c'està-dire revienne à matigon s'il y a pas un plan quingénal véritable 2024 2029 pour nous aider au niveau des collectivités au niveau des entreprises et au niveau des Calédoniens privé d'emploi à partir de ce moment-là on va vers une insurrection sociale un message que le président du Sénat est allé porter directement à Michel Barnier à l'issue des échanges le dossier de la Nouvelle-Calédonie il doit faire partie de l'agenda et j'allais dire du projet que va nous présenter dans sa déclaration de politique générale en début de semaine prochaine le Premier ministre voté fin août par le Congrès calédonien le programme de reconstruction demandé s'élève à 4,2 milliards d'euros des attentes qui seront au cœur de l'examen du budget dans quelques jours nous serons particulièrement sensibles et attentifs au chiffrage parce que vous l'avez compris il en va de l'avenir tout simplement de la Nouvelle-Calédonie du redémarrage économique le Sénat mais aussi les différents groupes de l'Assemblée nationale la délégation calédonienne essaie de rencontrer tous les partis politiques d'après le Congrès calédonien les émeutes ont causé 2,2 milliards d'euros de dégâts soit 1/4 du PIB de la Nouvelle-Calédonie bah vous les avez rencontré ces élus calédoniens la semaine dernière vous avez travaillé ici au Sénat sur ce dossier calédonien est-ce que vous croyez à une reprise du dialogue et un apaisement des tention dans l'archipel non seulement j'y crois mais ici au Sénat on veut participer à cette évolution qui est absolument indispensable vous ne l'avez pas mentionné mais notre président de la commission des Lois du Sénat est devenu ministre des outremères François Noël buffet et c'est un homme qui qui a fait de nombreux déplacements en Nouvelle-Calédonie et qui connaît parfaitement la situation il a abordé le dossier comme on dit en Nouvelle-Calédonie où c'est très important avec respect et avec humilité et nous avons reçu en effet avec le président du Sénat toutes les parties calédoniennes et il y a une évolution remarquable c'est que toutes les forces politiques du congrès de Nouvelle-Calédonie ont adopté le 28 août dernier une une résolution qui marque pour la première fois depuis longtemps un accord entre ell pour demander à l'État l'intervention d'une solidarité massive en faveur de la Nouvelle-Calédonie dont l'économie est aujourd'hui détruite par les événements qui se sont produits à partir du 13 mai dernier mais aussi par la fermeture de l'usine de du Nord du nickel si bien que aujourd'hui vous avez en Nouvelle Calédonie un tiers un tiers des salariés qui sont sans travail là donc la priorité c'est pas uniquement la réforme institutionnelle c'est aussi de gérer la situation économique exactement c'est la priorité que les parties calédoniennes ont exprimer sur laquelle ils se réunissent et c'est de ceci que nous avons parlé et c'est de ceci que les Calédoniens qui sont aujourd'hui et depuis la semaine dernière à part veulent parler avec le gouvernement et effectivement on attend du gouvernement une reprise en main de ce dossier qui a été délaissé dans les années précédentes au niveau du Premier ministre avec un état qui sera à la fois impartial et actif qui ne rentrera pas dans des démarches unilatérales imposant en quelque sorte par la loi des solutions qui n'en sont pas mais qui cherchera l'accord et le dialogue entre les partis calédoniennes c'est comme ça que la Nouvelle-Calédonie après les événements de 1988 et puis 10 ans plus tard avec les accords de Nea a réussi à permettre que on fasse la paix entre les communautés et ça c'est c'est le plus important on va chez vous dans la Manche on va voir l'actualité de votre département à hô bonjour Édouard frémi merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef adjoint à la Manche Libre on va parler d'un autre sujet avec vous des sapeurs pompiers le Congrès des sapeurs pompiers s'est tenu ce weekend en présence d'ailleurs du Premier ministre des pompiers dont la mission est de plus en plus difficile dans les territoire oui absolument bonsoir bonjour Orian et bonjour monsieur le sénateur il y a un sujet qui agite le département de la Manche mais qui je pense est commun à tous les les territoires ruraux de l'Hexagone c'est que les pompiers sont écrasés par de plus en plus d'intervention par de plus en plus d'inflation comme pour tout le monde par de plus en plus d'obligations réglementaires et il demande aux collectivités que sont les intercommunalités et le département qui les finance il faut le savoir c'est les les intercommunalités et le département qui finance les pompiers dans chaque département il demande une hausse importante de la participation financière pour le Service Départemental d'Incendie de secours il demande une hausse de près de 7 % par an pendant 5 ans alors ça fait au final sur notre département comme ailleurs plusieurs millions d'euros en moins dans les poches des collectivités locales pour le développement économique pour la famille l'enfance les seniors pour la culture pour les transports bref pour tout ce qui fait le quotidien des habitants de de nos territoires euh ma question à Philippe Bas est la suivante est-ce qu'il faut se résoudre à avoir moins d'argent pour le quotidien des habitants de la Manche et des autres territoires ruraux afin de pouvoir maintenir euh les services de de secours qui sont bien souvent les derniers services présents sur euh sur sur les territoires philiipa les crédits pour les sapeurs pompiers ce sont aussi des des crédits pour les habitants de la Manche on ne doit pas opposer les différentes fonctions du département les unes par rapport aux autres ce qui est absolument vrai c'est que ces pompiers que nous appelons les soldats du feu aujourd'hui ne sont que pour une minorité d'intervention des soldats du feu puisque les interventions sont les incendi représente 6 % des interventions des pompiers en fait les pompiers ce sont des soldats de la santé et au cours des dernières années leurs interventions ont été en effet de plus en plus nombreuses parce que d'autres services que ce soit des services euh sociaux des services de santé n'assur plus la prise en charge comme il le faisait auparamment auparavant dans nos territoires ruraux des problèmes de de santé et de plus en plus de personnes isolées d'ailleurs appelle les pompiers pour des interventions qui consistent simplement à les relever parce qu'elle n'y arrive pas au milieu de la nuit et donc vous voyez que là il faut pas simplement se contenter d'enregistrer l'augmentation des interventions il faut aussi faire en sorte que l'écystème des services à la personne soit revivifié rétabli et que les pompiers n'interviennent que là où ils ont réellement de la valeur ajoutée et vous verrez que ainsi on maîtrisera à la fois le F fnement et les dépenses des pompiers et on améliorera la qualité des services à la personne un dernier mot Édouard oui il y a un autre sujet qui est peut-être plus grave encore c'est la question des pompiers disponibles du volontariat on a une caserne sur le territoire de la Manche qui va peut-être fermer les les les pompiers ont convoqué une grande réunion publique y a quelques mois dans cette caserne d'une commune rurale en disant écoutez s'il y a pas de volontaire on va fermer cette caserne alors ça c'est un enjeu peut re encore plus encore plus encore plus difficile encore plus grave comment recréer de l'engagement et de l'envie de d'être au service des autres et il faut bien sûr rassurer nos concitoyens de la Manche il n'y aura pas de caserne qui fermeront dans la Manche mais vous avez tout à fait raison de dire qu'il y a un problème de vocation c'est de plus en plus difficile de concilier vie professionnelle et engagement de sapeur pompier ça va la nuit et les weekends mais pendant la journée de travail c'est plus difficile en effet pompier la dépense flambe c'est à la une de la Manche Libre merci beaucoup merci Édouard fréy d'avoir été avec nous un dernier mot sur vous évidemment Philiipe B on a envie de savoir les départs au Sénat de Bruno retaillot et de François Noël buffet ont laissé des postes vacants un poste de vice-président le poste de président de la commission des lois est-ce que vous allez briguer un des deux moi je suis absolument tranquille d'abord que nous avons les ressources nécessaires pour que de nouveaux collègues occupe euh ses fonctions et quant à moi vous me permettrez de réserver la primeur de ma décision à mes collègues vous savez la fonction de président de la commission des lois c'est à ça que vous pensez j'en suis certain bien cette fonction est une fonction difficile elle exige bien sûr de l'expérience et elle est encore plus difficile en ce moment parce que nous devons avoir un rôle à la fois de soutien d'initiative beaucoup de doités pour trouver des solutions beaucoup de fermeté pour que ces solutions so des solutions vous dites pas non ben non j'ai pas dit non ça vous intéresse ça vous intéresse mais vous voulez vous voulez absolument davantage que ce que je peux vous dire je vous ai dit je réserverai la primeure de ma décision à mes collègues merci filiba [Musique]
Bruno Retailleau