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interviewyoutube.com· 17 janvier 2023

Florian Philippot sur CNews : entretien vérité !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. J'étais sur CNews chez Pascal Praud. C'était intéressant.

On a parlé de la réforme des retraites. On a parlé de...

Donc, j'en ai parlé. L'Union européenne, BlackRock, un peu Davos. Il faut aller au fond des choses.

Le mouvement de résistance, de l'efficacité en politique, comment on agit, y compris sur la sécurité. Et puis, qu'est-ce que l'indépendance de la France ? Pourquoi la souveraineté nationale ?

Pourquoi c'est si important en tout domaine ? L'avenir des patriotes, l'avenir du rassemblement des souverains. Bref, vous me direz ce que vous en pensez en commentaire, bien évidemment sous la vidéo.

Faites circuler la vidéo si vous voulez bien. Abonnez-vous pour cela à cette chaîne YouTube. Petit bouton en dessous, vous cliquez s'abonner.

C'est écrit comme cela. Vous cliquez dessus, c'est fait, c'est gratuit, c'est instantané. Je m'adresse à ceux qui regardent régulièrement les vidéos, qui ne sont pas encore abonnés à la chaîne.

Peut-être, même si vous n'avez pas l'habitude de vous abonner sur YouTube à des chaînes, peut-être faites une petite exception. Parce que vous donnerez de la visibilité mécanique à toutes ces vidéos. Plus on est abonné, plus les algorithmes de YouTube tournent et rendent visibles et font découvrir ces vidéos à des gens qui ne nous connaissent pas encore.

Grand merci à ceux qui vont s'abonner maintenant, à ceux qui l'ont fait récemment. Vous savez que je suis jeudi 26 janvier dans les Vosges. Ça va être formidable dans le cadre de mon tour de France de la Résistance.

Formidable, jeudi soir. Information, réservation, vous écrivez à référent88, tout collé, sans accent, arrobas, les-patriote.fr.

La semaine suivante, le 2 février, jeudi, je suis dans la Sarthe, référent72, tout collé, arrobas, les-patriote.fr, sans accent. Bien sûr, même chose, information, réservation.

Allez, je vous attends, patriote. Faites votre adhésion, rejoignez-nous ou réadhérez si vous avez adhéré il y a plus d'un an. Ou faites un don de soutien si vous le pouvez.

Tous les liens sont sous la vidéo en description. Le premier, c'est adhésion, réadhésion, c'est le même. Le deuxième, c'est juste en dessous.

Don, tout est défiscalisé au 2 tiers pour vous. Faites-le maintenant ou pensez-y en fin de vidéo. Mais faites-le, venez, venez nous rejoindre.

Vous n'allez pas le regretter. Si vous pensez comme moi dans cette vidéo, comme nous, dans nos combats, alors partout en France, on est présent, on est très présent sur le terrain, en métropole, outre-mer ou à l'étranger même, rejoignez-nous, n'attendez plus, on a tout l'oligarchie face à nous. On a un beau combat d'espérance à mener pour les générations qui viennent, pour notre belle France et notre humanité et nos belles valeurs.

Le lien pour adhérer, réadhérer, et le lien pour faire un don. Et le don sera particulièrement bienvenu aussi parce qu'on n'a pas eu un centime de financement public. Or, on fait, ça coûte cher.

Voilà, grand bravo, vraiment, aux nouveaux adhérents, grand bienvenu, et grand bravo aux réadhérents et aux donateurs. Je vous souhaite une bonne émission et vive la France. Bonjour Florian Philippot, vous venez de temps en temps nous voir.

Je dis à chaque fois parce qu'aujourd'hui, le temps de parole, le temps de parole qui est, comment dire, organisé notamment par l'ARCOM, dans le temps, c'était uniquement pour les élections électorales. Et aujourd'hui, c'est hors temps électoral. C'est-à-dire que vous venez aujourd'hui et vous avez un temps de parole.

Je ne peux pas vous inviter avant, pendant tout le trimestre. Vous venez sur ce plateau et on va voir le JT, mais c'est très intéressant parce que le public ne sait pas ça. C'est-à-dire que vous venez, je suis soumis à un temps de parole.

Donc, vous aurez le droit de parler là, mais après, je ne peux plus vous inviter pendant un trimestre. Mais Audrey Berthaud fait le journal et ensuite, c'est assez intéressant de connaître ça. Vous venez d'utiliser vos cinq minutes.

Non, mais trois secondes. Audrey Berthaud, le JT. Florian Philippot, vous n'avez pas de mandat électif aujourd'hui ?

Non, mais je crois que ça n'a aucun rapport avec le temps de parole. Et les patriotes ne représentent lors des élections pas grand-chose en termes de...

Nous sommes présents aux élections, aux élections législatives, nous étions dans 210 circonscriptions sous nos propres couleurs et plus de 400 en alliance. Très peu de mouvements politiques qui l'ont fait. Alors, on a fait en moyenne 2% et quelques, ce qui n'est pas rien.

Je veux dire, ce n'est pas rien du tout. Beaucoup de mouvements ont fait bien moins et on les voit à la télévision. Et nous avons 40 000 adhérents, plus que l'ARN, qui en a 36 000 selon son dernier...

En tout cas, et c'est important parce que les téléspectateurs ne le savent pas toujours, nous sommes soumis à des règles très précises qui sont édictées par l'ARCOM, qui est une autorité indépendante qui est chargée du pluralisme et de faire... de regarder précisément qui parle à la télévision, en tout cas dans les médias.

Ce qui n'est pas vrai, par exemple, pour la presse écrite, mais ce qui est vrai pour la presse radio et télé. Et je l'ai dit tout à l'heure, là, vous avez un temps de parole, je crois que je peux vous accorder 40 minutes par trimestre. Mais il y a l'animation, si vous voulez, normalement, dans les critères de l'ARCOM, il y a l'animation du débat public.

Oui. En revanche, pardonnez-moi, je pourrais vous inviter avec d'autres politiques. Là, mais on ne le fait pas le matin.

Là, j'aurais le droit, si j'avais 4 personnes autour de la table, qui sont de sensibilité différente, là, vous pourriez être présent. Et là, les compteurs sont à zéro. Ça ne me pose pas de problème, ce n'est pas votre émission, mais ça me pose pas de problème, j'aime beaucoup le débat.

Mais il y a d'autres critères de l'ARCOM, normalement, et je ne comprends pas qu'ils ne les fassent pas respecter. L'animation du débat public, nous sommes un mouvement qui organise des manifestations, des meetings, des rassemblements, où il y a des milliers et des milliers de personnes, aucun autre mouvement politique ne fait ça. Nous animons les réseaux sociaux, nous animons le territoire, en métropole, outre-mer.

Donc, je veux dire, on devrait un peu dépoussiérer tout ça, si vous voulez, parce que ça me paraît très technocratique, très administratif, très figé. Et je pense que ça n'est pas bon pour l'avancée du débat dans notre pays. En tout cas, c'est bien de donner ces infos-là.

On va parler de la grève. Vous, vous dites que c'est...

Pourquoi vous dites que c'est l'Europe qui impose cette réforme de retraite ? Parce que c'est le cas. Pourquoi ?

Je n'aime dire que la vérité. Donc, si je le dis, c'est que c'est la vérité. Parce qu'il y a un plan de relance Covid qui a été annoncé en juillet 2020, où la France, vous savez, va recevoir 40 milliards et s'engage sur 80.

Donc, déjà, on est perdant. Mais en plus, c'est conditionné. Et j'invite tout le monde à taper sur Google maintenant.

Vous tapez West France, Clément Beaune, 2 septembre 2020. Il donne une interview. Et le journaliste lui dit quelles sont les réformes demandées en contrepartie par l'Union européenne.

Et il cite la réforme des retraites. Et donc, d'abord, ça avait...

Et à l'époque, il était secrétaire d'État aux affaires européennes. Et puis, vous avez des documents européens. C'est écrit.

C'est écrit en toutes lettres. Commission européenne, les plans pour la reprise et la résilience sont évalués par la commission en cohérence avec les recommandations par pays, etc. Et dans les recommandations de l'Union européenne, vous avez la réforme.

Notre système, il est en difficulté. Alors, on peut discuter. Certains disent que c'est dramatique.

D'autres, que ça pourrait passer, qu'on pourrait le financer autrement. Mais personne ne peut contester qu'on est dans le déséquilibre. Et ça, ce n'est pas l'Union européenne.

On est aujourd'hui...

Alors, là, cette année, on est en excédent. Vous le savez, on a quelques milliards d'euros en 2022 d'excédent. L'année dernière, on était en excédent de quasiment 1 milliard.

Il va y avoir quelques déficits. Mais enfin, écoutez, on a mis 300 milliards dans des bêtises comme les remboursements du confinement, qui ont été une catastrophe, etc. On a claqué du fric.

Là, on nous demande de trouver...

Les commerçants, ils étaient plutôt heureux, si vous me permettez, qui nous écoutent, ils étaient plutôt heureux qu'on les soutienne. J'aurais préféré, moi, qu'on ne fasse pas de confinement. Comme ça, on n'aurait eu à soutenir personne.

Je peux entendre ça, parce que je peux comprendre et entendre ça. Mais il n'empêche que les commerçants...

On a quand même claqué, 300 milliards. On est capable d'envoyer à M. Zelensky des milliards.

Je ne sais pas à quoi ça sert, si ce n'est à entretenir la guerre. Et on ne sait pas où ça part, si ce n'est dans les mafias de ce pays très gangréné par la corruption et les mafias. On met chaque année 10 milliards en plus dans le budget.

Attention, parce que vous avez un spécialiste de politique étrangère qui peut vous répondre. Vous n'irez pas le fait que l'Ukraine est un pays extraordinairement corrompu. C'est une notoriété publique.

Ce n'est pas le seul, vous me direz. On est parfaitement d'accord. Vous n'irez pas le problème.

On devrait même regarder chez nous. Vous n'irez pas la réalité, comme quoi c'est un pays aussi qui est occupé par une puissance étrangère. Oui, certes, mais est-ce que notre stratégie est la bonne ?

Ça, c'est un vrai débat. Est-ce qu'armer et envoyer des milliards permettra d'apporter la paix ? Je crois précisément l'inverse.

Mais je crois que ce n'est pas le débat du jour. Il faut qu'on laisse mourir les Ukrainiens. Non, mais enfin...

Alors là, j'ai l'impression d'être du temps du Covid. Quand je disais arrêtons le masque obligatoire et le pass, on me disait il faut laisser mourir les gens du Covid. Ça, c'est du terrorisme intellectuel.

Je ne suis pas d'accord avec cela. Moi, je suis pour la paix. Je suis pour la paix.

Et donc, on fait des négociations. On regarde les accords de Minsk. On s'occupe du statut de neutralité d'Ukraine.

Et on arrête de mettre de l'huile sur le feu pour jouer le jeu américain de la guerre et le jeu de l'eau dedans. Mais je reviens au débat. Donc, on a mis beaucoup d'argent.

Donc, je dis, on peut mettre un peu d'argent chaque année quand même pour les retraites, pour assurer qu'on n'arrive pas au-delà de l'espérance de vie en bonne santé. Pour les hommes, elle est de 62 ans en France. Pour les femmes, elle est de 64 ans.

Et là, je veux dire, les gens ne sont pas des bêtes de somme. Espérance de vie. En bonne santé.

En bonne santé. Bonne santé. Ah ben, c'est important.

Les gens ne sont pas des bêtes de somme. Notre pays est capable de financer quand même des retraites dignes. On a créé un fonds de réserve sous Jospin.

Pourquoi on ne l'utilise pas ? Enfin, je veux dire, il y a plein de choses à faire. Et là, non.

Parce qu'en réalité, c'est une privatisation déguisée. Donc, moi, je dis, vous savez, il y a le forum de Davos qui a ouvert hier en Suisse. Allez voir ce qui se dit et se passe là-bas.

C'est l'essentiel. Vous aurez tout compris. Vous avez BlackRock qui est présent là-bas, qui est un énorme fonds américain, qui présente des milliers de milliards de dollars.

Monsieur BlackRock, le jour...

Enfin, il ne s'appelle pas comme ça. BlackRock, le jour où la retraite en France ne sera plus atteignable par personne, vous vendra une retraite privée. Voilà, c'est ça qui est prévu.

Et Ursula von der Leyen déroule le plan. Et Macron s'exécuta. Merci d'abord d'être avec nous.

Simplement, vous connaissez le jeu de notre émission. Même si vous êtes invité, vous ne pouvez pas parler tout le temps. Je prends mes trois minutes à lui.

Celui qui parle tout le temps, c'est moi. Mais en revanche, Florian Philippot, qui est avec nous ce matin. Votre modèle idéal, vous, de retraite, par exemple, les régimes spéciaux et le service public, vous attaquez ?

Je pense qu'il faut regarder au cas par cas, mais je n'ai pas d'obsession du tout sur les régimes spéciaux. Ça veut dire quoi, pas d'obsession ? Je pense qu'on les brandit souvent comme trophée électorale.

On va un peu par ressentiment, on va aller attaquer le régime spécial des autres. Comme ça, vous aurez le sentiment de gagner plus. Alors, vous ne gagnez rien de plus.

Vous aussi, vous gagnez moins. Mais en fait, comme le voisin gagnera encore moins que vous, vous serez content. Bon, 1200 euros de mètre à 1200 euros, la pension minimum, c'est plutôt une bonne chose ?

Ben, 1200, d'abord brut. Oui, mais là, aujourd'hui, c'est moins. Ah oui, oui, mais c'est… Aujourd'hui, c'est parfois 800, 900.

Oui, mais 1200 brut, c'est quand même pas grand-chose. Ensuite, il faut avoir la carrière pleine, si vous voulez. Ce qui sera le cas de moins en moins de monde avec les 43 ans, voire 44 pour certains.

Ça va être quand même extrêmement compliqué. On est, vous savez, je le disais, on est dans un registre où, en fait, on va vers une privatisation déguisée. C'est ça le non-dit.

C'est qu'on rend les choses de plus en plus inatteignables. Ça va être très compliqué d'avoir une carrière pleine. Monsieur Grimaud, par exemple, qui est un spécialiste que j'ai reçu ici, un des meilleurs spécialistes, Maximis Retraite, il va revenir vendredi.

Il nous explique que mécaniquement, si nous travaillons plus longtemps, les pensions vont augmenter de 10 ou 12 %. Oui. C'est mécanique et c'est un des plus grands spécialistes.

Pourquoi ? Parce que la carrière sera plus longue. Parce que comme on gagne mieux, généralement, à la fin de notre vie professionnelle et que c'est calculé sur les 25 dernières années, a priori, on gagnera plus.

Alors, il oublie, à mon avis, quelque chose, c'est que souvent, les seniors travaillent moins. Quoique, nous a-t-il dit vendredi, fake news, il n'y a que simplement entre 7 et 10 % des seniors qui ne travaillent pas et qui n'ont pas de job. Alors que tout le monde dit, les seniors ne travaillent plus.

Et ce n'est pas tout à fait vrai. C'est que quand on rentre précisément, c'est ce qu'il nous a dit. Et c'est un des meilleurs spécialistes, Monsieur Grimaud.

Le temps de travail général de la France, soit on le regarde par personnes qui travaillent déjà et on va les faire bosser de plus en plus, mais ça n'est plus jouable au bout d'un moment. Soit on se dit, il y a trop de poches. Je vous signale qu'avant 80, on bossait jusqu'à 65 ans et ça posait un sujet à personne.

Sauf qu'entre-temps, on a détruit l'industrie française. Ça ne vous a pas échappé. En 81, on avait 25 % de notre PIB qui était industriel.

Aujourd'hui, c'est 10 %, 11 %. Donc, c'est là qu'il faut agir. On a détruit tant de millions d'emplois qui, s'ils étaient occupés, pourraient cotiser pour la retraite.

On n'aurait pas à se poser la question des déficits ou de faire travailler plus les gens, etc. parce que notre pays cotiserait suffisamment. Il faut recréer un tissu industriel.

Par exemple, la politique du libre-échange qu'on met en place depuis des décennies, qu'on n'a pas eu le droit. Là, c'est récent. Maintenant, ça a changé.

On peut en parler. Mais maintenant que les Américains sont devenus protectionnistes, il n'y a plus de souci. Mais pendant longtemps, c'était la vache sacrée.

Le libre-échange, c'est bien ça. Ça a juste flingué l'industrie française. Ça a tué l'agriculture française aussi.

Donc, on a détruit des millions et des millions d'emplois. Notre pays, qui était un pays d'innovation, de savoir-faire, etc. De plus en plus, aujourd'hui, on n'est plus capable de créer des peluches pour les Jeux olympiques.

J'ai vu ça. Alors qu'à l'époque, on lançait Ariane, le TGV. Je suis d'accord avec vous, mais votre costume, il vient d'où ?

C'est probablement qu'il n'est malheureusement pas totalement fabriqué en France, voire pas du tout. Je n'en sais rien, à vrai dire. Mais est-ce que c'est encore faisable ?

C'est encore faisable. C'est-à-dire que c'est le consommateur qui est prêt à payer moins cher, surtout, ou qui veut payer moins cher ? D'acheter français, est-ce que c'est faisable ?

Puisqu'il n'y a plus de production française. Donc moi, je dis, je ne vais pas culpabiliser le consommateur. Mais c'est plus cher.

Sinon, il va mettre des prix terribles pour acheter français. C'est recréer une industrie française, recréer une agriculture française digne de ce nom. On en est parfaitement capable, mais il faut changer les politiques.

Et là, une fois que vous aurez réamorcé la machine France, vous verrez qu'il n'y aura aucun problème des retraites, aucune question de se dire on va bosser jusqu'à 64, 65, 70 ans. Je ne veux pas de ce modèle de société. Et la natalité.

Et la natalité qui est un autre problème. La politique familiale, la politique nataliste, vous avez parfaitement raison qu'on doit accentuer. Mais je pense, si vous voulez, que c'est ce problème-là qu'il faut aborder et non toujours dire ceux qui bossent déjà, on va les faire bosser de plus en plus.

C'est inhumain. On va parler de Clémentine Autain dans une seconde. Vous, vous êtes dans la rue jeudi avec les Patriots ?

Vous savez très bien. Alors nous, on y était samedi d'abord. On n'a pas attendu jeudi.

On y est régulièrement. Mais jeudi, jeudi. Sauf que nous, on parlait aussi du Frexit, si vous voulez.

Non mais attendez, on est cohérents. Je vous pose une question. Jeudi, vous y êtes dans la rue ?

Vous pensez que moi, si je me pointe un défilé de la CGT, j'ai une expérience de vie de deux secondes, trois secondes ? Non mais enfin, on va être sérieux. Ceux qui veulent y aller, allez-y.

De chez nous. Et alors samedi, vous m'avez dit...

Si vous voulez grossir les rangs de la contestation, vous avez bien raison. Samedi, vous y êtes. Mais malheureusement, ces gens sont tellement sectaires, les chefs, les chefs sont tellement sectaires qu'ils cassent la gueule littéralement de gens avec lesquels ils ne sont pas d'accord pour le reste.

Et vous le savez. Ah non, moi, je n'ai rien contre les rangs de la CGT. Alors c'est dommage, parce que plus les Français seront divisés entre eux.

Pour tout vous dire, je préfère que ce soit la CGT. Plus Macron et l'oligarchie riront. Je préfère que les syndicats encadrent la contestation plutôt que ce que j'ai vu avec parfois ces dernières années.

Je trouve qu'il y a un cadre avec la CGT et qu'on peut quand même discuter, même si je suis le premier à souligner les dérives des uns et des autres. Je ne veux pas s'aborder la contestation. Faites grève, faites la gravée générale, mobilisez-vous.

Clémentine Autain. C'est tout ce que je dis. Juste une chose.

Oui, mais Clémentine Autain, d'abord. Je vais le dire après. Vous le direz après.

Clémentine Autain, formidable. Clémentine Autain. Alors elle était à Toulouse ce week-end.

Et puis elle attendait son train. Donc elle était agacée, énervée parce que le train de Madame n'était pas arrivé. Donc elle a fait un petit tweet. « Train hackait depuis un bon moment et cette voix qui annonce un retard de deux heures.

Depuis la privatisation de la SNCF, on sait quand on part, jamais quand on arrive. Depuis l'Angleterre de Thatcher, et comment ça finit ? Par une renationalisation.

Tout ça pour ça. Bon, il se trouve que Madame Clémentine Autain, qui est députée de la République, elle n'est pas au courant que la SNCF est l'actionnaire. C'est l'État à 100%.

À 100%. Donc vous avez une dame qui dit juste n'importe quoi. Et que les Français rendent flou.

Oui. Tout contribue à le Français. Tout le fait fiscal fait 1 700 euros par an.

C'est quand même sidérant parce qu'on peut effectivement ne pas tout savoir, bien évidemment, mais qui ne sait pas en France que la SNCF et tout le monde sait ça, sauf Madame Autain. Et ces gens-là parlent, parfois prennent des décisions et l'idéologie commande Madame Autain. Donc qui commence par travailler ses dossiers et puis...

Mais non, c'est vrai. Elle a confondu la fin du monopole avec la libération, la liberté de la concurrence. Non, mais là, vous avez raison.

Si ce n'est pas une privatisation, il ne faut pas écrire privatisation. Vous avez parfaitement raison. La SNCF est publique.

Mais il y a eu une libéralisation. Et ce que ne dit pas Clémentine Autain, c'est qui a fait la libéralisation ? L'Union européenne et les gouvernements qu'elle a soutenus, qui ont appliqué les directives de l'Union européenne.

Donc je veux dire, au bout d'un moment, Clémentine Autain, elle n'est pas cohérente. Soit elle nous dit, je veux comme moi, quitter l'Union européenne et on refait un vrai service public national de qualité, performant, à l'heure, sécurité, technologie, etc. Soit on reste dans ce système-là et on pourra toujours pleurer et mettre des bêtises sur ses tweets.

C'est ça le fait. En tout cas, on va marquer une pause. Mais moi, je ne suis pas sûr que ce soit bien pour la France de quitter l'Union européenne.

En revanche, et c'est pour ça qu'il faut être parfois un peu nuancé, moi j'ai été plutôt convaincu par les gens de la CGT d'ailleurs, sur leur argument que la SNCF est plutôt un monopole naturel. Bien sûr. Voilà.

Ça fait partie de l'aménagement du territoire. Est-ce qu'il est tout à fait normal que les francs de l'aménagement du territoire ? Non mais...

Voilà, je le dis sans arrêt ici. La boîte est en faillite. Mais ça, c'est un autre chose.

Qu'il faille...

Pourquoi être en faillite ? Mais non. Parce qu'on l'a coupé en trois morceaux.

On a fait la RFF, SNCF...

Qu'il faille mettre de l'ordre là-dedans, oui, mais je vous répète que si vous mettez de la concurrence à la SNCF, les gens viendront sur les grandes lignes. La concurrence viendra sur les grandes lignes, Paris-Lyon, rentables au nom de l'aménagement du territoire...

Mais ce ne sont pas des petites lignes. Vous avez...

Écoutez, il y a 15 jours, c'est l'effet de Noël, il y a 200 000 personnes qui sont restées sur les quais. Et chacune de ces personnes, chaque foyer fiscal en France paye 1 700 euros par an pour enflouer la SNCF. Vous ne pouvez pas pleurer sur les conséquences des causes que vous chérissez.

Excusez-moi. Si on se met à citer Bossuet ou Boileau...

Vous ne pouvez pas...

Non mais c'est vrai. La libéralisation, ce n'est pas que la concurrence. C'est qu'on a coupé, démantelé la SNCF comme on va le faire avec EDF si on les laisse faire.

Je précise que Bossuet, ce n'est pas Kevin Bossuet qui vient ici. Je le dis pour les jeunes générations. De la même manière que Beethoven n'est pas simplement le nom d'un chien.

Je le dis aussi pour la jeune génération. La pause à tout de suite. Parlez de la rue Watteau dans une seconde.

Mais une question toute simple, Florian Philippot. Vous n'êtes pas député, vous n'êtes pas élu. Vous avez un mouvement, je crois, il y a 5 salariés.

Mais vous-même, vous vivez de quoi ? Je vide mes livres par exemple. Je me débrouille.

Mais vous n'êtes pas salarié. Non, je n'arrive pas à ne pas être salarié du mouvement. Mais on a 5 salariés.

Mais des livres, vous ne faites pas des tirages importants ? Si, non mais pardonnez-moi de poser cette question. Je vais vous dire un truc.

Ce n'est pas parce que les médias ne viennent pas dans nos manifs. Mais les livres, par exemple, vous les vendez à combien vos livres ? Vous les trouverez sur le site des Patriotes si vous intéresse. les-patriotes.fr Non mais par exemple, le dernier livre que vous avez...

Je le vends 9 euros. Non mais vous en avez vendu combien surtout ? Je ne sais pas.

Des milliers, des milliers. J'en vends. Ah, des milliers, des milliers.

Ah oui, parce que pour vivre de ces livres, il faut...

J'ai l'intime...

Enfin, je suis sans vouloir...

Je pense qu'ils sont intéressants parce qu'ils disent des choses. Ce qui manque en politique, c'est qu'on ne dit plus rien. On ne dit plus rien.

Madame Autain dit des bêtises parce qu'elle ne va pas sur le sujet. Elle ne va pas...

Il manque une radicalité au bon sens du terme. Vous savez ce que ça veut dire radical ? Étymologiquement.

Ça veut dire aller à la racine des choses. Moi, dans mes livres, dans mes interventions, dans nos manifestations, dans notre projet politique aux Patriotes, on va au fond des choses. On parle de l'OTAN, de la sortie de l'OTAN.

On parle de la sortie de l'Union européenne. Mais sauf que vous n'êtes pas suivi à chaque fois que vous allez dans une élection. Vous faites...

On a fait beaucoup d'élections sous nos propres couleurs. J'étais au Régional seul. Mais la dernière fois...

Non, non, attendez. Au Régional Grand Est en 2021, j'ai fait 7%. Mais au Législatif...

C'est pas rien. On a fait un tiers du RN. Et ça n'est pas rien.

C'était la première fois que vous se présentez aux élections. Je ne vous dis pas, mais sur le terrain sur lequel vous êtes aujourd'hui, il y a Reconquête, il y a un peu le Rassemblement national, il y a Nicolas Dupont-Aignan, il y a des passerelles quand même entre les 4 personnes qui vous les citent. Il n'y a pas de similégalité.

Moi, je ne tirerai pas sur ces mouvements parce que je tire sur Macron. C'est lui qui est au pouvoir. Je pense que dans ces mouvements, il y a plein de gens qui adorent la France et donc je ne veux pas leur tirer dessus du tout.

Mais enfin, les Patriotes, ce n'est pas la même chose. Nous, on se bat sincèrement sur la sortie de l'Union européenne et de l'OTAN parce qu'on pense que ce sont des clés pour la paix, la prospérité, la sécurité et l'avenir de la France et sa grandeur. Ce n'est quand même pas rien.

On s'est battus sur les libertés avec le Covid comme personne n'était là. Ils avaient tous déserté. Je suis d'accord avec vous.

On parle de la question de la dictature numérique comme personne n'en parle. Or, c'est un grand sujet qui va arriver très bientôt. Bon, c'est quand même sidérant.

Moi, ce que j'aimerais, c'est un homme politique qui arrive, qui dit vous voyez les points de deal. Dans deux ans, il n'y en aura plus un en France. Et puis, s'il y en a encore un, je démissionne tout de suite.

Voilà. J'aimerais un engagement de ce type. La première partie de la phrase, vous l'avez souvent eue.

Vous verrez, je viens, il n'y en aura plus, etc. Je vais passer au quartier. La deuxième phrase, vous l'avez moins.

Oui. Et vous avez raison. Moi, j'aimerais ça.

S'il y a un point de deal, attention avec l'appareil législatif qui va avec. Parce que là encore, les dealers, c'est sanction XXL. XXL, ce n'est pas t'es relâché tout de suite.

Tu deal, tolérance zéro et sanction très importante. L'appareil législatif, nous l'avons. Ce qui manque, c'est l'appareil judiciaire.

Oui, j'ai entendu ce que vous dites. Non, mais ce qui manque, c'est juste l'appareil législatif. On l'a, c'est la justice, comme d'habitude.

Qu'est-ce qui leur arrive ? Rien. Ce n'est pas que la question.

Parce que sur les stups, en particulier, pour le coup, la réponse pénale est plus forte que sur d'autres choses pour les gros dealers. Le problème, c'est toute la chaîne du dessous, en fait. C'est tout...

Ah si, si, j'ai suivi beaucoup de dossiers, les gros, ils partent...

On préfère vraiment ouvrir une salle de shoot plutôt que de...

Mais ça, c'est pour...

Justement, c'est pour les...

Ça, c'est pour toute la chaîne où en effet...

Mais encore une fois, qui est responsable ? Qui écrit la politique pénale en demandant que pour les petites peines soient systématiquement choisis des alternatives ? Le gars qui fait son trafic, qui est chopé à 15 ans sur un point de deal qui fait le chouf.

Vous lui dites on va te mettre un bracelet chez toi. Non mais c'est quoi cette blague ? Il est donc chez lui, il peut continuer son trafic, son bracelet à la cheville.

Il ne nous prendra jamais au sérieux. Donc la première peine qui est évidemment extrêmement importante à 12, 13, 14 ans, elle n'existe pas. Donc tout se poursuit et ensuite vous êtes pris dans un système où il y a de l'argent et par ailleurs, là, je ne sais pas où est l'extrême gauche, mais là, en termes de capitalisme agressif, on est au top du top.

Au top du top. Le mec, vous parlez, il vous tire dans les jambes. Vous reparlez, il vous tue à 14, 15 ans, peu importe, au point de deal du coin.

Comment voulez-vous que ces gens-là aient peur de la police ? Ils ont peur de leur dealer mille fois comme ils ont peur de la police. Et c'est normal, on n'a même pas le minimum de fermeté.

Je ne demande évidemment pas de prendre leur méthode, que les choses soient claires. Simplement, on n'a pas le début du commencement de la fermeté très jeune quand ils sont happés par ce système et derrière, c'est au fisc que d'aller bosser là-dessus. Il faut les ruiner, en fait.

Les têtes de réseau, il faut les ruiner. Les dealers, ils font un raisonnement économique. Évidemment.

Rapport, coût, avantage. Combien ça me coûte ? Rien.

Combien ça me rapporte ? Beaucoup. Il n'y a aucune raison qui s'arrête.

Il faut parler de la décision du Conseil constitutionnel sur les douanes il y a quelques mois. Article 60. C'est une catastrophe.

Il y avait un papier dans le monde hier. C'est extraordinaire. Il entrave le travail des douaniers comme jamais.

C'est incroyable. Donc ne demandons pas l'impossible non plus aux policiers. Il y a un sujet là-dessus.

Si en amont, on ne peut plus contrôler nos frontières, on ne peut plus utiliser nos douanes, on ne peut plus rien faire, comment voulez-vous que ça résolve le problème ? Il y a une page complète dans le monde hier. Ma grande surprise d'ailleurs.

C'est-à-dire que c'est anticonstitutionnel la loi qui permettait aux douaniers de fouiller les voitures. Je résume. Qui date de 48 ans.

La loi n'était pas assez précise. Oui. Condition d'intervention.

Alors ça rejoint un peu ce qu'on disait tout à l'heure, c'est que les juges ont pris le pouvoir en France surtout, donc la loi est anticonstitutionnelle. C'est très intéressant. Parce que les policiers vous savez que ces policiers...

Le conseil constitutionnel est un autre gros problème. Oui, mais...

Général. Les policiers de manière générale, vous savez...

Le conseil constitutionnel est devenu...

À la base, il devait voir les articles de la constitution. Oui. À partir de 71, il a dit je crée moi-même mes principes généraux constitutionnels.

Oui, nous sommes d'accord. Et le mode de désignation des membres, copinage, etc. crée un énorme problème.

Vous savez que la police...

Mais ils ont peur de croire. Je ne fais pas que des amis. France Inter, France Inter, par exemple, on nous soulignons souvent ce qu'ils traitent, mais aussi ce qu'ils ne traitent pas, comment ils le traitent.

Par exemple, Florian Philippot, vous êtes invité sur le service public. Je voulais en parler. Non, je suis totalement interdit de France Inter.

Depuis, je ne sais pas combien d'années. Mais je veux dire, c'est...

Alors, si je me fais insulter régulièrement par leur pseudo humoriste, là, mais régulièrement, mais même quand je leur envoie un texto, etc., c'est impossible d'y aller. C'est-à-dire que vous payez de l'argent pour cette radio, il n'y a pas qu'elle.

France Info, c'est le même tonneau. Et vous n'avez pas le droit d'avoir la représentation, la diversité d'opinion. Donc, Madame la Ministre...

C'est sidérant quand même, Gérard. Ce monde...

Je t'assure, je vous prends un témoin, Gérard, parce que vous êtes...

Effectivement...

Vous les défendez, c'est pour ça que je vous prends un témoin. Mais si, vous les défendez. Mais je vous assure, moi, je dis tous les matins la même chose.

Tous ceux qui veulent venir sur notre plateau et qui représentent une tendance politique peuvent venir. De l'extrême-gauche à l'extrême-gauche. Tous.

Je le dis vraiment tous. Souvent, ils ne veulent pas venir. Monsieur Mélenchon, il ne veut pas venir.

Il y a plein de gens qui ne veulent pas venir. Les Verts ne veulent pas venir de temps en temps, etc. Mais c'est sidérant.

Et les gens qui sont journalistes, qui ont fait les mêmes écoles que nous, etc., qui...

Ah oui, non, mais c'est le diable. Florian Philippot, c'est le diable. Non, moi, je l'écoute.

Je ne suis pas d'accord avec lui, d'ailleurs, sur plein de choses. Je ne pense pas qu'il faille sortir de l'Europe. Franchement, je ne pense pas qu'il faille sortir de l'Europe.

Non, mais je veux dire...

Je pense même qu'effectivement...

En revanche, il faut peut-être réformer les choses, mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose. L'Angleterre n'est pas pour le moment un succès. Le Brexit n'est pas un succès.

Convenons-en. On va pas avoir le débat ici sur le Frexit. Mais ceci dit, vous convenez avec moi, ça fait partie, ça devrait faire partie...

Oui, mais c'est important. Si vous nous emmenez...

Ça doit faire partie du débat démocratique. Du temps des manifs anti-pass sanitaires, etc., ce discours-là était totalement interdit sur Radio France en général.

C'était impossible. Il fallait adorer la politique vaccinale, sanitaire, Covid-19. Bien sûr, bien sûr.

Au gouvernement. Il fallait l'adorer. Et moi, j'étais perçu, et je le suis toujours, comme un diable, etc.

Le climat et le Covid...

Même quand on apprend qu'en fait, sur plein de points, j'avais évidemment raison. Avec tout ce qui sort en ce moment. Le climat, le Covid, c'est deux sujets qui ne supportent pas.

Le climat et l'Union. Je crois d'ailleurs que c'est dans la charte de Radio France. On n'a pas le droit de remettre en cause dans la charte de Radio France.

Oui, ils ont ajouté ça. C'est sidérant comme système. Tous les journalistes de France ont envie quand même...

C'est incroyable d'avoir peur de l'altérité. Vous savez que moi, quand je parle à des...

Je parle à des responsables politiques étrangers, par exemple américains, etc. On connaît plein. Ils me disent « Mais votre système, il est incroyable.

Qu'est-ce que c'est que ce système ? » Non, mais attendez. Les universités américaines, aujourd'hui...

Je ne parle pas des universités. Vous aimez ou vous n'aimez pas. Elles sont d'opinion ou pas.

Elles invitent tout le monde. Bien sûr. Non, mais je veux dire, tout le monde acte.

Alors, il faut privatiser tout ça et c'est notre ami Stéline Anouna hier qui l'a dit. Excusez-moi, ce n'est pas mieux. Et on va l'écouter, Stéline.

Ce n'est pas mieux sur BFM TV. Oui. Non, alors...

Non, ce n'est pas mieux. Non, non. Et quand une réactrice en chef nous dit « Sur le Covid, on a suivi la politique gouvernementale... » Qui vous a dit ça ?

Il y a une vidéo d'une réactrice en chef qui dit « Sur le Covid, on a suivi le discours gouvernemental pour qu'il n'y ait pas de problème. » Excusez-moi, voilà. Moi, pour moi, privé ou public, BFM ou France Inter, c'est pareil.

D'abord, je souhaite bonne année à la chaîne que vous avez citée qui longtemps a été performante le matin et qui est plus en difficulté désormais et qui est souvent...

Mais ce sont des amis. Je vous rassure, ça n'engage que moi. Ce sont des amis et je leur souhaite une bonne année à nos amis.

Moi aussi, je souhaite bonne année à tout le monde. Vraiment, je trouve sidérant, ce n'est pas une position idéologique, mais ce que je trouve sidérant, c'est qu'il y a plein de courants de pensée qui n'ont pas le droit de venir sur le service public. Sans arrêt, je pose la question à ceux que je reçois le matin.

Est-ce que vous serez...

Non. Vous, vous me dites non. Vous êtes un courant de pensée.

On peut ne pas être d'accord avec vous, bien évidemment. Je ne demande pas, France Inter, de vous inviter tous les jours, loin de là. Nous, on vous invite quoi ?

Deux fois par an ? Moi, je vous invite deux fois par an. J'espère un peu plus.

Sur le plateau, ici, la dernière...

Non, ici, peut-être deux, trois fois. Oui, donc, voilà, c'est tout. Je ne dis pas que je veux...

Donc, on fait une heure et demie tous les matins, je vous invite deux fois par an. Ne serait-ce que France Inter m'inviterait une à deux fois par an, ce serait peu, ce serait des miettes, mais ce serait déjà un peu normal. Là, ce n'est même pas le cas.

Mais au-delà de moi, il y a plein d'autres personnes qui sont concernées. Donc, alors, effectivement, il y a le problème de l'argent. C'est un vrai sujet que Cyril Hanouna, mais il y a des médias privés qui, encore une fois, ne font pas mieux.

Donc, je ne suis pas certain que ce soit la simple question du public. Il y a beaucoup de gens qui vous...

Nous sommes une chaîne d'information avec du débat contradictoire et pluraliste qui est mis en place et l'expression de cette émission. On termine avec vous, puisque vous êtes venu aujourd'hui. C'est quoi votre avenir ?

C'est quoi mon avenir ? Oui, l'avenir de votre mouvement. C'est quoi l'avenir de votre...

C'est quoi l'espace de votre mouvement ? Mais manifestement, il est assez large, on a du monde. C'est de défendre l'avenir de la France, parce que je pense que notre pays est à l'agonie.

Et moi, je souhaite là travailler pour le rassemblement de tous les souverainistes. Voilà, c'est à ça que je veux travailler. Mais avec des alliances possibles ?

On a les européennes en 2024, il faut des alliances. Je veux que tous les souverainistes soient intelligents. Qui est souverainiste ?

Marine Le Pen, elle est souverainiste ? Elle l'est de moins en moins. Excusez-moi.

Éric Zemmour est souverainiste. Elle veut rester dans l'Union européenne, la CEDH, l'OTAN, Schengen, l'euro. Ça fait beaucoup quand même.

Qui est souverainiste ? Je ne sais pas comment elle va s'en sortir. Qui est souverainiste ?

Souverainiste, ça veut dire ceux qui considèrent que la France est un pays indépendant, qui doit être indépendant, qui peut décider de son destin et de son avenir. Et là, je peux vous assurer qu'on pourra commencer à redébattre de choses simples. Éric Zemmour ?

On pourra débattre d'immigration, on pourra débattre de politique industrielle et commerciale, on pourra débattre de politique monétaire. Nicolas Duponténien ? Oui, bien sûr.

Mais après, les patriotes, c'est un outil. C'est un outil magnifique. Parce qu'il y a une philosophie, il y a des gens qui s'en sentent très bien, il y a une doctrine humaine.

C'est un mouvement qui n'est vraiment pas comme les autres parce qu'on est énormément sur le terrain tout le temps. Et on se bat pour l'indépendance de la France pour pouvoir nous en sortir et aider les générations qui viennent. Merci en tout cas de venir parler au nom de ce débat contradictoire.

Merci infiniment à vous.