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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 12 janvier 2012 49 min

Les Matins de France Culture - Jean Leonetti

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et à 7h42es l'invité politique de la semaine pour l'émission Hebdo politique de la campagne présidentiel avec la rédaction de France Culture c'est le ministre des affaires européennes jean-léonetti bonjour monsieur leéonetti bonjour alors un invité si je dire à faire à double facette parce que bien sûr nous parlerons avec vous et notamment par vos fonctions actuelles de ministre des affaires européennes de l'actualité européenne entre projet de taxtobine préparation du somet du 30 janvier prochain de la situation de la Grèce mais nous en profiterons aussi pour vous poser quelques questions questions d'éthique et de santé ce matin et vous n'êtes pas sans savoir que quelques scandal sanitaire secoue notre pays entre un plan Mamère défectueux médiator injection antiride dangereuse et que pas plus tard qu'hier le président de la République c'est félicité de sa politique de santé et de son action en matière de bioéthique l'occasion donc de commenter ce bilan avec vous jeanlonéti je rappelle que vous avez été président du comité de pilotage des états généraux de la bioéthique en 2009 et que vous avez été président de la Fédération hospitalière de France mais auparavant Hubert Huertas quelques question d'actualité chaude immédiatement politique oui et sur le climat politique dont je parlais tout à l'heure dans dans le billet Bernard àoyer qui nous transforme les présidentielles en guerre l'opposition en ennemi intérieur est-ce que vous approuvez cela ce ton vous le le l'homme de la droite humaniste ou encore Jean-François Copé qui se tarque de de rejouer Massacre à la tronçonneuse il y a deux éléments dans ce que vous posez comme question le premier élément oui je suis un modéré et je considère que la politique c'est pas la guerre et en tout cas que les adversaires politiques sont pas des ennemis je pense en revanche que nous sommes dans une période de crise comme la France n'a pas connu depuis 1929 et que cette crise n'est pas terminée et que nous n savons que nous pouvons par exemple voir l'Euro exploser l'Union européenne se défaire nos fondamentaux disparaîtent et donc effectivement lorsque l'on dit ça on dit voyez ils sont en train de dramatiser pour faire peur et puis quand on pose une question sur est-ce que vous pensez que l'euro va va survivre et que la réponse légitime elle est de dire non ça va bien se passer alors à ce moment-là le politique est accusé tout va très bien madame la marquise et bien je crois que il faut que les Français et ils l'ont ils l'ont fait prennent conscience que nous sommes dans une période cruciale et que les choix que nous allons faire maintenant choix des idées choix des idées choix des hommes seront des choix de société et que notre société elle peut en être ébranlée mais c'est pas le ton que nous avons entendu hier d'une façon générale c'est pas le ton de la campagne là vous nous faites une réponse humaniste on n pas l'impression que le ton de la campagne soit parti pour être très très très humaniste écoutez moi j'ai écouté plusieurs fois le président de la République à la fois en conseil des ministres et à l'extérieur dire qu'il fallait que nous nous battions sur les idées et qu'il était pas question d'attaquer les hommes ou ou ou d'avoir des caricatures donc je je continue à être dans l'axe du président de la République lorsque je vous fais une réponse à la fois modérée humaniste mais déterminée euh tiens mais une réponse déterminée je j'en appelle une à cette question Jean Leonetti pour nos amis du CSA que ce soit bien clair puisque cette émission se fait dans le C dans la campagne présidentielle euh vous êtes toujours bien à l'UMP et je vous allez je me demande pourquoi vous posez cette question et vous allez et vous allez voter pour qui soit bien clair je parle à l'atention de nos amis du CSA qui contrôle les temps de parole vous allez voter pour qui au mois de au premier tour au mois d'avril prochain et au second au mois d'AV au mois de mai prochain écoutez alors c'est terrible parce que vous êtes en train de me dire que si je dis la vérité c'est-à-dire que je suis à l'UMP que je suis ministre de Nicolas Sarkozi et que je voterai pour lui c'est en train d'être amputé du temps de parole de de ma formation poli l'utilis donc je je je vais continuer cependant à vous dire la vérité oui je n'ai pas changé sur ce point je pense que à la fois Nicolas Sarkozi a un bon bilan et qu'en même temps il est celui qui est capable en période de crise de garder nos fondamentaux et nos valeurs françaises et de faire en sorte que nous passion cette crise et que nous en stions plus fort alors vous vous lui dites quand même juste bon il faut se présenter maintenant il faut lui dire une fois pour toute ou pou pas ou ça on va attendre encore la petite comédie de la candidature qui est pas tout à fait une candidature bon c'est c'est terminé hein la même poliinelle serait dépassé c'est fait il il est candidat je suis pas d'accord avec vous euh lorsqu'il va y avoir un sommet européen le 30 janvier c'est le président de la République française qui va s'asseoir face à Angela Merkel et face à 27 autres chefs d'État les autres chefs d'État sont pas en campagne électorale et bien le notre il doit pas être fragilisé par une campagne électorale il est dans la campagne électorale enfin il est candidat sera il sera probablement candidat aujourd'hui il est président de la République et ça serait lui lev de sa force et de sa légitimité de président de la République s'il était le candidat qui va négocier vous pensez que Madame Merkel n'est pas au courant je pense que Madame Merkel s'est regardé le calendrier elle s'est regardé 2012 201 27 sont au courant il est pas handicapé il est candidat puis il est président puis c'est comme ça non je pense que les décisions que prend le président de la République elles sont prises aujourd'hui dans l'intérêt de la France et non pas dans l'intérêt d'un candidat et c'est donc une bonne chose qu'il soit président de la République et pas encore candidat bon et ben vous l'avez dit alors quelques questions peut-être sur B ce qui vous occupe en ce moment dans votre ministère Jean leéodetti l'Europe l'Europe et la fiscalité la taxe sur les transactions transactions financières alors donc ça y est la droite embrasse goulument les idées altermondialistes écoutez je crois que la la droite est pr tique et elle constate d'une part que il y a une commission européenne qui remet un rapport en disant désormais c'est possible et non seulement elle dit c'est possible mais elle dit l'assiette elle dit le taux elle dit comment il faut le faire elle la France constate par ailleurs que l'Allemagne est d'accord que l'Italie emboîte le pas et qu'un certain nombre d'autres pays sont prêts à le faire ENF l'Allemagne a émis quelques réticenceces là récemment qu'elle n'avait pas sur le calendrier pas sur l'objectif sur le calendrier uniquement ça correspond exactement la proposition de la Commission européenne correspond exactement à la lettre franco-allemande alors s'il y a deux économies et peut-être trois économies les plus importantes la France l'Allemagne et l'Italie qui au niveau de la zone euro 60 60 à 6 % du PIB de la zone euro qui disent on va le faire on va le faire ensemble et que la France dit je veux le faire ensemble mais je veux le faire vite bien je pense que c'est une bonne idée de mettre en place c'est quoi le calendrier le calendrier parce que on entendun côté que ce serait fait pour avant la la fin du mois de janvier donc pour le sommet en l'occurrence ù d'autres disent ce sera avant la fin de l'année 2012 écoutez c'est pas tout à fait pareil tout le monde trouvait particulièrement imprudent que il y a une dizaine de jours lorsqu'on m'interroge sur ce sujet on me dit ça se fera en 2013 2014 je dis non ça se fera avant la fin 2012 et aujourd'hui maintenant on est en train de se dire ah ben quand même encore trop long ou revenons revenons à la stabilité ce qui doit se décider à la fin du mois de janvier c'est de mettre la taxe sur les transactions financières qui est juste économiquement politiquement et moralement de la mettre sur la table de voir si nous sommes d'accord et combien de pays peuvent peuvent être entraîné par l'axe franco-allemand et et si on voit qu'il y a beaucoup de pays et bien on les mettra en place avec des calendriés qui sont différents l'Allemagne a dit qu'elle le mettrait au printemps la France peut le mettre en place avant puisqu'il faut aller vite est-ce que c'était bien nécessaire de la ref faire voter en France puisqu'elle a déjà été voté le gouvernement josp par le gouvernement josp oui mais elle a pas été voté dans les mêmes termes et puis sous ce sous ce vocable vous avez bien vu qu'il y a plusieurs sujets on fait une taxe sur quoi sur les actions sur les obligations sur les produits dérivés à quel taux à 01 à 0,01 publiez vous publiez des décrets qu' préciseent il est important aujourd'hui et c'est un consensus national la droite et la gauche sont d'accord l'Europe est d'accord la Commission européenne est d'accord est-ce que vous ne pensez pas qu'à un moment donné en dehors de toute polémique politique comme vous l'évoquez tout à l'heure quand tout le monde est d'accord et qu'on pense que ça bien que ça se fasse et bien la France soit une fois de plus en avance et entraîne l'ensemble des pays européens à ce si près que si on n'est pas aussi optimiste que vous et que la France décide d'y aller toute seule les observateurs experts économistes disent que ça ne servira pas à grand-chose si on est se tout seul c'est d'y aller avant les autres et d'y aller le plus vite possible nous voulons y aller ensemble mais maintenant et lorsque Angela Merkel dit il est logique de passer de la parole aux actes elle dit pas des choses différentes de ce que dit le président oui mais si je puis me permettre monsieur le ministre elle dit aussi qu'il faudra tout de même qu'elle en parle et qu'elle convainque ses amis et l'allié libéraux allemand et ça c'est pas gagner ça c'est un problème vous vous le notez effectivement qui est un problème interne à la politique allemande c'est qu'il y a des et que le système allemand est pas le même que le système français le président de la République en France quel que soit le président de la République s'appuie sur une majorité et cette majorité elle est stable et donc il a pas besoin d'aller consulter tel ou tel parti de sa coalition de majorité pour savoir s'il peut continuer avancer et en France vous êtes absolument certain que ça a vraiment rien à voir avec le calendrier électoral ça n'a rien à voir Nicolas si a même pas pensé une seule seconde écoutez nous sommes dans une période qui est électorale quand vous faites rien on vous dit que vous faites rien parce que c'est la période électorale et quand vous prenez des initiatives on vous dit que vous prenez des initiatives parce que c'est la période éct initiative fondamentale par jour c'est pas le temps du fondement quand même on est au bout du mandat la TVA sociale la durée du travail monsieur vertas que sur des sujets clivants entre la droite et la gauche on puisse accuser le gouvernement le président de la République d'essayer de faire de la politique politicienne à court terme en cause des élections je puis le concevoir mais sur un sujet qui est consensuel qui est la taxe sur les transactions financières enfin la finance qui est en grande partie responsable de la crise va contribuer financièrement économiquement et moralement à résoudre le problème de cette crise tout le monde est d'accord non seulement en France mais dans les grands pays européens et bien c'est l'heure d'avancer et c'est la raison pour laquelle lorsque vous disiez tout à l'heure le candidat ou le président ben moi je préfère que le Président préside et le candidat à ce moment-là en temps voulu et bien il pour proposera aux Français un avenir sur les 5 ans qui vont venir aujourd'hui nous sommes dans l'action nous sommes dans l'intérêt général nous sommes dans l'intérêt de la France et de l'Europe un mot encore et sur cette taxe à qui et à quoi seraient affecté les recettes de la taxe oui ça c'est une bonne question parce que c'est toujours extrêmement facile d'affecter les recettes euh avant d'avoir perçu de les avoir perçu donc oui il faut taxer les transactions financières vous voyez qu'on est déjà la deuxème phase à quoi ça sert écoutez moi je vais vous donner trois hypothèses sans qu'elles aient été franchement décidées la première c'est qu'on a une politique du développement et cette politique du développement à l'extérieur de la France à l'extérieur de l'Europe elle doit être financée et c'est d'autant plus important que nous sommes dans une période où les printemps arabe ont amené un certain nombre de pays la démocratie et il faut les y aider la deuxième idée c'est de se dire est-ce que ça pourrait pas alimenter le budget européen on voit bien que le budget européen dans un débat aujourd'hui on dit nous il faut dépenser mieux plutôt dépenser plus et bien si on pouvait avoir cette alimentation supplémentaire par la taxe ça serait utile et puis pourquoi ne pas utiliser cette taxe pour la dette des pays souverains et de faire en sorte que dans la boucle morale économique et politique ceux qui ont provoquer la crise économique financière et sociale d'aujourd'hui viennent en partie la réparer un un un mot tout à fait autre chose sur la Hongrie avant avant que nous terminions cette première partie dans dans pas très longtemps et nous y reviendrons d'ailleurs tout à l'heure si vous voulez développer mais enfin la Hongrie donc avec nouveau gouvernement nouvelle loi nouvelle Constitution mise en place par Victor Orban c'est une mise à l'épreuve pour l'Europe des droits de l'homme Jean Leonetti vous avez déclaré le 9 janvier dernier il faut rendre l'Europe populaire pour qu'elle ne devienne pas populiste vous faisiez allusion à la Hongrie non je faisais allusion à ce qui existe dans tous les pays dans le notre aussi une poussée des de l'extrême droite de la démagogie du populisme on s'end on s'attend à un sondage catastrophique publié dans le monde de cet après-midi avec des chiffres de sympathie etou d'empathie envers les idées d'extrême droite épouvantable je n'en sais pas plus j'attends le monde éout écoutez je je je pense que je suis pas suspect de ne pas avoir combattu l'extrême droite et donc lorsque je vous dis que l'Europe sera populaire ou populiste je vous dis simplement que dans les périodes de crise le populisme et la démagogie elle fleurit sur le terau de la difficulté de la crise de l'angoisse et que donc nous devons donner des perspectives mais ces perspectives elles nécessitent la lucidité le courage et je crois que le président Nicolas Sarkozi en est capable 8h1 minutes c'est l'heure du débat et de l'introduction à ce débat par bris couturier bonjour bris bonjour marcch Bon alors vous voulez dire devant le ministre jean-léonetti enfin la campagne commence mais oui parce que jusqu'à présent franchement nous avons vécu une situation étrange à presque 100 jours d'une échéance électorale décisive on avait l'impression que les programmes des deux principaux candidats étaient encore en cours d'élaboration il y a pourtant le feu à la maison la boule de neige de la dette publique menace d'échapper à tout contrôle il n'y a pas de consensus franco-allemand sur les moyens de mettre fin à la crise de l'euro la désindustrialisation de notre pays condamne au chômage un pourcentage extravagant de nos concitoyens notre système de protection sociale prend l'eau depuis des années et ne tient lui aussi que grâce au recours à l'endettement il faut savoir que nous allons devoir emprunter cette année 40 milliards de plus pour en financer la dette l'électeur réclame des solutions on lui offre jusqu'à présent des postures nous avons un président qui fait semblant de gouverner comme s'il ignorait que son bilan s'apprête à passer devant le verdict des urnes et nous avons un candidat de l'opposition qui semble en être encore à tester quelques ballon d'essas afin de dégager les axes d'un futur programme qui sera bouclé nous diton le 26 janvier sont au moins apparus deux projet qui pourrait bien embriller sur le volet de la réforme fiscale un thème qui devrait être en effet prioritaire et ces deux projets sont l'un et l'autre en rapport direct avec la politique familiale et c'est sans doute la raison pour laquelle ils sont l'objet d'une très grande vigilance la France est commencelle l'un des très rares pays en Europe à ne pas être en train de commettre un suicide démographique et c'est probablement à cette sage politique familiale qu'elle le doit or voici qu'à gauche on annonce vouloir s'attaquer au ccient familial et qu'à droite on voudrait dispenser les employeurs du financement de la branche famille de notre sécurité sociale dans les deux cas nous avons eu droit à une très belle cacophonie cautient côté cautient familial c'est Manuel valz porte-parole du candidat socialiste qui annonce sa suppression pure et simple et son remplacement par un crédit d'impôt de 607 € par enfant la gauche a fait ses comptes sur les 36000 pardon sans les 36 millions de foyers français la moitié ne paient pas d'impôt sur le revenu du tout leurs revenus sont donc sont trop faibles du coup ceux d'entre eux qui élèvent des enfants ne bénéficie pas de l'équivalent du cootient familial or celui-ci même plafonné avantage bien plus les foyers aisés que les familles au revenus moyen dans la première version du projet socialiste les familles bénéficiant du costum familial devaient reverser 3,5 milliards d'euros à celles qui ne sont pas imposables afin de financer ce crédit d'impôt clairement les familles riches n'auraient pas été les seuls à y perdre les familles au revenus moyen aussi d'où un recadrage du projet de réforme par le candidat on s'oriente désormais vers un nouveau plafonnement des avantages fiscaux du cocient familial et non pas vers sa suppression pure et simple à droite donc on cherche des moyens d'alléger les charges sociales pesant sur le travail afin de favoriser l'emploi tout en taxant davantage les produits importé et on croit avoir trouvé un moyen de combiner les deux avec cette fameuse TVA sociale mais pourquoi faire financer pour enfin on pose la question pourquoi faire financer la branche famille de la sécurité sociale par les entreprises pourquoi ne pas en charger euh pourquoi ne pas en charger la taxe plutôt sur la consommation la TVA donc sans doute sans doute mais reste cette évidence massive ce sont les foyers les plus modestes qui consomment la plus grande part de leurs revenus et les plus aisés qui peuvent épargner tout relèvement de la TVA se traduira donc mécaniquement par une baisse de la consommation populaire et c'est pourquoi la gauche préfère elle un relèvement de la CSG par ailleurs une baisse marginale des cotisations pesant sur le travail nous répète le patronat lui-même ne règlera pas la question décisive de la perte de notre compétitivité de la perte de compétitivité de nos produits sur les marchés mondiaux en tous les cas réjouissons nous réjouissons-nous que la campagne électorale daigne enfin s'ouvrir Jean Leonetti ministre chargé des affaires européennes réaction commentaire je vous ai vu prendre plein de notes à la crique de bris non c'est intéressant en fait votre votre commentaire c'est de dire la campagne est enfin ouverte enfin et c'est bien tard vu l'état du pays et c'est bien tard mais je vais vous vous rétorquer en fait le gouvernement continue à agir et qu'est-ce qu'on dirait si le gouvernement c'était arrêter et face du verbe au lieu de l'action et en revanche de l'autre côté du côté de l'opposition vous avez soit des refus refus par exemple le Parti socialiste français est le seul qui refuse la règle d'or dans toute l'Europe tous les partis socialistes sont d'accord il y a que le Parti socialiste français qui est contre ou bien il fait des propositions et quand il fait une proposition c'est une cacophonie monsieur Vals dit une chose Monsieur sapin en dit une autre et Monsieur Hollande arrive pas à arbitrer entre les deux et que finalement on se trouve dans une situation où ils avancent un peu ils modifient ils reculent et donc il n'y a effectivement une action qui continue pour la majorité et puis pour l'opposition il y a aucune proposition qui émerge or le Parti socialiste ça fait 5 ans qu'il est dans l'opposition ça fait 5 ans qu'il dit vous allez voir ce que vous allez voir ça fait 5 ans qu'il dit vous allez voir nous allons faire des propositions innovante nous avons réfléchi ils ont toujours pas réfléchi ils sont toujours pas d'accord et ça c'est une marque forte tout à l'heure on parlait la crise la crise c'est vous l'avez dit il y a le feu à la maison dans votre commentaire et j'ai pris cette note oui il y a le feu à la maison et bien ça réclame de l'action ça réclame du courage ça réclame de la lucidité ça réclame de la détermination je ne vois aucune de ces qualités dans l'opposition actuelle vous êtes certain que dutas que l'action que vous engagez soit une action concrète quand on lance un un chantier comme la TV sociale la TVA sociale c'est en fait une réforme fiscale une réforme fiscale c'est colossal très sérieusement on a le temps en 3 semaines de mener une réforme fiscale ou bien on a le temps de lancer l'idée dans une campagne électorale jean-léonetti c'est un peu plus qu'une idée parce que il peut y avoir un collectif budgétaire et un collectif budgétaire il peut il peut décider quand vous avez en main la responsabilité de la France et dans une période dans lequel mais pourquoi pas l'avoir fait avant vous avz 5 Ann ça vous prend un mois avant on va faire comme ça une session extraordinaire sachant que le contexte est ce qu'il est que vous allez avoir une opposition V debout vous allez pas y arriver très clairement donc vous le dites pour le dire vous vous dites qu'on va pas y arriver moi je dis vous dit qu'on va y arriver et en même temps vous tout à l'heure on disait c'est de la démagogie mais c'est pas facile d'avoir un une décision de la part du Premier ministre François fon Fillon de faire un plan de rigueur vous trouvez que c'est électoraliste de faire un plan de rigueur mais parce que c'est l'intérêt général de la France et parce que c'est nécessaire on fait un plan de rigueur et et ça ça vous pouvez pas dire vous le faites pour faire semblanc vous le faites pour parler parce que si on avait pu s'en passer je vous garantis monsieur Bartas qu'on se serait passé du plan de rigueur mais seulement on a des engagements et ces engagements c'est que oui on réduise la dette le le le cancer de ce pays hein de nos pays c'est une dette cumulée une régulation financière insuffisante et bien on va réguler la finance et on va éponger la dette et pour la première fois pour la première fois depuis 45 en volume la dépense de l'État a diminué pour la deuxème fois les dépenses de sécurité sociale ont été stabilisées ça veut dire que les efforts qu'ont fait les Français les le courage qu' a eu ce gouvernement bien il porte ses fruits et il est pas question de s'arrêter en chemin jeanléonetti je voudrais maintenant parler au au ministre des affaires européennes et je vais rebondir comme vous l'avez fait j'ai bien entendu la phras de Briss il y a le feu à la maison je préfère que soit lui qui l'ai dit parce que si je l'avais dit on aurait dit vous dramatiser normalement ah non on pourrait aussi vous dire que c'est votre responsabilité après 5 ans au pouvoir oui mais sauf sauf que la situation internationale de la crise elle est pas directement suscité par le pouvoir en place ENF c'est à propos du du du feu à la maison d'abord question de de de contexte de ce qu'on entend il y a un mois clairement il y avait le feu et le discours c'était il y a le feu il y a le feu il y a feu et c'était presque nous allons brûler tous ensemble sauf si enfin c'était extrêmement dramatique on est maintenant le 12 janvier il y a plus le feu on en entend plus parler qu'est-ce qui s'est passé ça ça ça va ça va bien tout attendez attendez que S se dégrade la France mardi par exemple et on ver on parle plus on on en parle plus et d'ailleurs on va en reparler parce que dans dans le dans la deuxème question que je voudrais que nous trations et que nous avons décider de traiter la Grèce mais d'abord cette question avant le 9 décembre il y a un sommet qui va va se qui va se présenter dans ce sommet s'il n'y a pas de traité nouveau s'il n'y a pas cet équilibre entre la discipline budgétaire qu'on impose à tous et la solidarité au travers on va dire d'un fond monétaire européen pour simplifier les les les termes et bien oui l'Europe l'Europe peut se défaire et l'euro peut exploser et personne ne peut contester que s'il n'y avait pas eu d'accord le 9 décembre et bien on on aurait abouti à une situation explosive et donc ce 9 décembre effectivement il y a une intensité dramatique et comme vous le dites ben il y avait le feu il y a pas eu de d'accord concret il y a un accord qui est annoncé et qui doit être mis en uvre l'accord est fait l'accord il tient sur la convergence et c'est pour ça qu'il y a une une une une organisation sur la TVA avec une diminution du coût social du travail euh une convergence entre les pays en particulier la France Allemagne il y a une gouvernance économique imaginez il y a 5 ans qu'on disent on va faire une gouvernance économique européenne personne n'y aurait l'aurait imaginer il y a une discipline budgétaire c'est la règle d'or pour laquelle tout le monde est d'accord sauf le Parti socialiste français et puis ben il y a la il y a il y a une solidarité qui fait que lorsqu'un pays est en difficulté et bien au travers des mécanismes mis en place on vient à son secours parce qu'il a adopté la discipline ça veut dire que tout ça c'est un le 9 décembre ça se décide à la fin du mois de janvier ça se ça se finalise en mars le traité est signé si vous trouvez queon attend beaucoup euh il y a une petite contradiction si je peux me permettre dans ce que vous dites ou bien vous dites vous n'agissez pas assez et moi je vous prouve qu'on est en train d'agir et d'agir efficacement ou bien vous dites mais vous êtes en train de faire de la fumée et en réalité il y a pas le feu à la maison et alors vous êtes en contradiction avec ce qu'a dit intelligemment bris t bris couturier BR Coutu coutuer allez allez un un des très bons observateurs de la politique européenne est inquiet c'est Valérie Giscard desestin il publie une chronique dans le point qui sort aujourd'hui qui est très alarmiste et qui met le doigt sur un des problèmes qui a pas été traité en réalité et qui explique pourquoi ça continue euh on on le sait bien une monnaie une monnaie unique une monnaie commune exige forcément un environnement économique qui va qui aille avec qui soit homogé qui homogène et unifié or dit Valérie giscardestin ce qui s'est passé en rédité au cours du sommet que vous don vous parler c'est que ce sont les instances de l'Union Européenne à 27 qui ont pris le pouvoir sur la monnaie et et Giscard dit lui que on aurait bien mieux fait de s'entendre entre les 17 qui pratiquent la monnaie commune et que si ça ne marche pas enfin je résume un un article qui est long et ambigu comme tout ce qui écrit giscar mais qui est intelligent comme tout ce que fait giscar aussi euh il il il il insiste sur le fait que pour gérer l'environnement économique de la monnaie unique il faut se mettre d'accord entre les 17 et non pas laisser comme il dit le lobby européen c'est gisc qui parle ça du lobby européen de Bruxelles s'insérer dans la gestion de la zone euro qu'est-ce que vous avez à répondre à cela vous qui êtes ministreanet voilà on va essayer de rester intelligent tout en sortant de l'ambigué hein j'ai beaucoup de respect pour Valérie giscardesttin je dis simplement que aujourd'hui on a une monnaie unique et on a pas une gouvernance économique unifiée et que c'est ça la faiblesse de l'Europe il y en a pas d'autrees elle est meilleure sur tous les plans par rapport à la monnaie américaine par rapport à la monnaie chinoise par rapport au développement par rapport au à la compétitivité il y a une faiblesse il y a une monnaie unique et il y a pas de gouvernance de cette monnaie unique alors la deuxième question c'est oui c'est les 17 qui doivent décider c'est pas notre faute si lorsque le président de la République propose quelque chose avec anguella Merkel pour les 17 et ben il y en a 26 qui disent qu'ils sont d'accord donc on va pas les mettre à la porte et en même temps il y a un poids lourd qui dit je reste moi je reste dehors la grand le PO lourd qui dit je reste dehors il est isolé et il demande immédiatement à venir se rasseoir à la table comme observateur comme observateur pour continuer à travailler et bien oui nous avons une Europe à deux vitesses on va l'assumer on va assumer qu'il y en a qui veulent plus d'Europe c'est la France c'est l'Allemagne c'est d'autres pays il y en a qui en veulent moins d'Europe c'est la Grande-Bretagne il y en a qui veulent plus de régulation des marchés financiers c'est la France il y en a qui en veulent moins c'est la Grande-Bretagne pour protéger la City et bien oui il va y avoir de vitesses et oui il va y avoir une Europe plus intégrée et puis ça n'empêche pas qu'il y a une Europe avec un marché euh intérieur avec une organisation mais les 10 qui sont pas dans les 17 peuvent pas décider à la place des 17 vous êtes un fédéraliste qui souffre jean-léonetti fédéraliste convaincu qui qui qui qui souffre je suis pas un ultra fédéraliste je continue à penser que le respect des états et le respect des nations dans leur diversité fait la force de l'Europe et donc je ne suis pas pour une gouvernance par une commission je préfère que ce soit qui a un ancrage politique tout à l'heure on disait il faut pas que l'Europe soit populiste il faut qu'elle soit populaire pour qu'elle soit populaire elle s'appuie sur un parlement elle s'appuie sur des dirigeants qui ont été élus au suffrage universel lorsque Nicolas Sarkozi prend une décision il la prend parce qu'il a la légitimité du peuple français derrière lui et lorsque il se retourne vers le Parlement européen c'est des gens qui ont été lu par des peuples si on fait un système de fédéralisme dans lequel on a l'impression que c'est une technocratie bruxelloise qui décide à la place des peuples alors là oui vous aurez du populisme et vous aurez de la démagogie et un jour l'Europe se défra et nos valeurs en même temps vous nous avez dit que tout à l'heure donc le 9 décembre on a été un l' incendie le 30 janvier on va en quelque sorte remettre les meubles dans la maison et puis en mars ok tout va être calé vous êtes pas un petit peu optimiste si j'ai bien lu quelques dépêches quelques reportages si je suis bien informé avec la Grèce c'est pas calé du tout hein on en est où alors exactement monsieur le ministre des affaires européennes alors permettez-moi quand même une fois de plus une remarque vous avez dit tout à l'heure que je dramatisais que j'étais pessimiste vous êtes en train de dire que maintenant je suis excessivement optimiste donc essayons d'avoir la lucidit un tout petit peu de provocation pour avir RP normal mais ça rappelle quand même que lorsqu'on dit la vérité qu'elle est dur à entendre on est accusé de pessimiste et lorsque on trace des perspectives d'espoir on est optimiste la Grèce est un pays qui est en grande difficulté elle a d'abord un plan de redressement qui est sévère et que courageusement et à la suite d'une transition politique le gouvernement grec est en train de mettre en place avec l'aide du peuple grec et permettez-moi de faire une petite remarque je constate que chaque fois qu'un gouvernement change dans l'Europe même en situation de grande crise il remet au pouvoir un gouvernement qui est pour l'Europe et pour l'Euro le deuxième point c'est que l'Europe aide la Grèce et elle l'aide parce qu'elle a la discipline il peut pas y avoir de discipline simple sans solidarité il peut pas y avoir de solidarité simple sans discipline c'est ce couple discipline solidarité le temps va être long long c'est pas demain que la Grèce va sortir de la difficulté dans laquelle elle se trouve parce que il faut de la croissance et la croissance générera l'emploi mais il faut passer par cette phase et bien il y a un accompagnement par la Banque centrale européenne par le Fond Monétaire International et par le le l'Europe qui accompagne dans les réformes la Grèce les réformes elles vont pas donner du jour lendemain un résultat il semble que les choses soient un petit peu plus difficiles que ce qu'on laiss compé après chement de gouvernement elles le seront et elles le seront pendant longtemps et de même que vous ne me ferez pas dire que lorsque le traité sera signé en mars le problème sera définitivement réglé parce que le moyen c'est la discipline budgétaire pour pas creuser la dette et la solidarité entre les États européens pour avoir une gouvernance économique mais l'objectif c'est la croissance et l'emploi et la croissance l' mais qui quand même la grande oublié hein régulièrement par de temps en temps secent ga droitequ de rigur pour sortir de la crise on se concentre sur l'outil et on oublie l'objectif l'outil c'est la discipline budgétaire et la solidarité au travers du Fond Monétaire Européen l'objectif non mais le Fond Monétaire c'est quand même pas la rigueur c'est l'aide c'est la solidarité mais l'objectif c'est la croissance et l'emploi et pour la croissance et l'emploi et bien je vais vous donner ma version qui est personnelle je crois que au moment où l'ensemble des États membres sont dans des difficultés de plan de rigueur et bien l'Europe c'est une Europe de la relance qu'il faut mettre en place une Europe de la compétitivité une Europe dans laquelle la réciprocité c'est-à-dire des règles de de de commerce avec le reste du monde sont plus strictes on sort d'une Europe naïve on rentre dans une Europe réaliste mais c'est une Europe compétitive qu'on est en train de construire alors une Europe réaliste dans quelques instants nous abordrons avec vous jean-léonetti des questions de santé je rappelle que vous êtes médecin et et que vous avez tout autorité pour parler de ces questions là qui secoupent pas mal aussi en ce moment l'opinion je rappelle voilà que vous avez été président de la Fédération hospitalière de France notamment mais pour l'URE à 8h34 la réalité européenne donc c'est le coup d'œil de Thomas Clusel sur le Paris Match de cette semaine voilà absolument avec un un article pardon de de Jean-Christophe Ruffin alors que nous dit l'Académie française de l'Académie française écrivain ancien diplomate médecin alors que nous dit-il les dictatures comme les robes suivent la mode dans les années 30 souvenez-vous la tendance était plutôt au coup d'État mais à présent c'est vrai il est loin le temps où Hitler et qu' sort chercher leur inspiration chez malapart en lisant technique du coup d'État l'après-guerre a mis les révolutions au goût du jour maoisme castrisme il y en eu à l'époque pour toutes les bourses et aujourd'hui et bien aujourd'hui alors que la météo c'est vrai n'est pas clémente pour les autocrates et bien les tyrans sont contraint dit-il de se montrer plus rusé la bonne méthode de nos jours pour tous ceux que tentent le pouvoir absolu et de se déguiser en démocrate il faut faire des élections quit à les truquer nommer des commissions électorales que l'on déclarera aussitôt indépendantes respecter la Constitution après avoir bien sûr pris soin de la retailler à sa mesure l'heure on ne vous le dira jamais assez est à la démocratie alors voilà qu'au cœur même de notre vieille et croyons-nous très démocratique Europe nous avons justement un exemple parfait de ce que l'on pourrait appeler une dictature à visage démocratique ou si l'on veut une démocratie en voie de métamorphose autocratique la Hongrie de l'inénarable Victor Orban alors Orban Victor comme on dit à Budapest peut faire l'Ingénu comment on ose nous critiquer nous avons été élus par le peuple notre Constitution et toutes les lois que vous contestez ont été régulièrement votées par les députés et c'est qu'il a raison le bougre tous ces arguments sont véridiques et pourtant et pourtant il se moque de nous écrit encore Jean-Christophe Ruffin car son projet est authentiquement tyrannique il est en train sous notre nez d'installer un pouvoir à vie mais il a en effet l'intell igence de le faire à la mode d'aujourd'hui donc c'est-à-dire en respectant la forme de la démocratie pour mieux en trahir le fond bien sûr ce petit pays n'est ni la Russie ni l'Iran sauf que le danger du régime orbane n'est pas dans ses moyens d'action international mais dans son exemplarité il y a risque de contagion aujourd'hui car l'ennemi des démocraties ce n'est plus un modèle concurrent comme à l'époque soviétique non le danger c'est la caricature la subversion par l'intérieur la transformation de la démocratie en son contraire par l'action de parti qui se présente comme démocratique mais nourrisse en réalité un projet qui n'a rien de républicain l'expérience hongroise au cœur de l'Union européenne est un exemple plus que fâcheux mortel voilà pourquoi il est nécessaire de le démonter et de faire tomber les masques et Jean-Christophe eu fin de conclure j'espère que l'Union européenne saura utiliser les armes dont elle dispose pour faire échouer le holdup d'Orban sur la Hongrie un commentaire on a déjà un peu évoqué cette question en première partie mais un commentaire sur cet article de Jean-Christophe Ruffin jean-léonetti le premier le premier commentaire c'est de dire que la Hongrie effectivement les hommes au pouvoir n'ont pas été au pouvoir par des élections truquées et donc vous avez utilisé deux mots démocratie et République c'est intéressant de de différencier l'un de l'autre on peut amener au pouvoir par la volonté du peuple des pouvoirs autocratiques autocratique et il est pas incompatible de dire oui il y a un pouvoir fort il y a un pouvoir qui éteint en partie l'opposition les médias mais en même temps il a la légitimité démocratique je me permets de le rappeler nous nous sommes une république une république des valeurs et effectivement on peut être démocrate on peut élire des gens euh de manière démocratique qui n'ont pas des valeurs républicaines cette parenthèse est en fait et importante que doit faire la France que doit faire l'union européenne c'est ça la question le ministre d'État Alain Jupé a évoqué ce problème mais en même temps ça n'est pas à la France en fonction des traités parce qu'on respecte les traités et les accords internationaux c'est pas la France à simisser à l'intérieur des affaires on doit alerter et la semaine prochaine je je rencontrerai le secrétaire d'État aux Affaires étrangères après avoir rencontré la ministre des Affaires étrangères gère parce que la France tient un langage de vérité et en même temps c'est l'intérêt à mon avis du gouvernement hongrois qui est en grande difficulté économique le deuxième point c'est que il y a un certain nombre de points la Constitution nomination des juges la banque qui n'est pas indépendante tout cela est pas conforme au traités européen et bien puisque ça n'est pas conforme la Commission va émettre un certain nombre de rappels à l'ordre avec toute une procédure qui est une procédure connue et qui est une procédure qui peut aller jusqu'à la sanction et donc effectivement la procédure est en place maintenant si vous me posez la question qu'est-ce que c'est l'Europe et bien je vais vous répondre l'Europe c'est tout sauf uniquement un problème économique un problème financier l'Europe c'est une c'est une civilisation c'est une culture c'est l'établissement de valeur et quand vous regardez le traité et l'article 2 du traité ben l'article 2 du traité parle de droits de l'homme de droits fondamentaux de démocratie de liberté de pluralisme et bien oui l'Europe qui se construit elle doit être vigilante sur ce point parce que ça ne servirait pardon de le dire de cette façon un peu caricaturale à rien que l'Europe s'en sorte économiquement si en même temps elle était pas porteuse de culture de civilisation et de valeurs ce qui veut dire que vous êtes favorable à ce qu'on hausse le ton vis-à-vis de la de la Hongrie je suis favorable à ce que on emprunte que les méthodes et les voix qui sont les voies des traités c'est à la Commission à faire respecter les traités c'est la Commission qui do donc que c'est affreusement compliqué que ça peut durer très longtemps et que ça peut ne pas aboutir non ça aboutira parce qu'en même temps la Hongrie a besoin de l'Europe et le peuple hongrois a besoin de l'Europe et donc je suis bien persuadé que un le dialogue est indispensable et la concertation avec le gouvernement que de la Commission doit faire son travail et elle le fait et amener la Hongrie à respecter le traité et puis trois on doit avoir une solidarité vis-à-vis du peuple hongrois je rappelle que ce peuple a beaucoup souffert dans le passé et qu'il a subi un totalitarisme de not d'un autre aspect mais d'un notre monde et qu'il faudrait pas oublier que c'est une jeune démocratie qu'il faut aider à continuer à aller vers l'Europe plus intégrée la démocratie et le respect de des droits de l'homme oui ENF là où sans faire de politique fiction là où ça risque de se compliquer c'est si au fond au cours des élections diverses et variées que les pays européens vont traverser chaque pays voit son extrême droite arriver dans les urnes avec quoi 17 20 % d'intention de vote ou de vote réel ça va compliquer sacrément la donne de donner des leçons à ceux qui sont déjà en train de fonctioner comme ça j'ai la certitude que les peuples ces peuples sont des sont des vieilles démocraties qui ont vécu des des des chaos euh de de des situations de l'histoire et que l'extrême droite et le populisme il fleurit sur l'impuissance des politiques et bien nous devons avoir ce qui vous décourage parfois ce qui vous pas du tout au contraire ça m'encourage parce que vous vous êtes mère d'anti vous êtes bien vous connaissez bien la le sujet si je dire d'être confronté à son à son à sa droite à son extrême droite dire au Front national ouial oui B le Sud-Est est un endroit dans lequel effectivement l'extr droite peut exister bien moi je pense que il faut ni caricat uré ni stigmatiser les électeurs un électeur qui vote pour les extrêmes et d'ailleurs qui vote pour Monsieur Mélanchon ou qui vote pour Marine Le Pen c'est quelqu'un à qui à un moment donné on a qu'on a désespéré et donc il faut lui redonner le chemin de l'espoir le chemin de l'espoir ça passe par l'action la santé la santé il faut vraiment pas hbert vous voulez nous parler de bon je voulais dire un un mot de d'ailleurs d'un d'une étude d'un sondage qui se va être publié cet après-midi dans dans le dans le monde et qui indique que les idées du frond national continuent s'installer je voulais simplement vous demander puisque vous êtes dans le sud-est que le sud-est c'est avant vous vous êtes la droite humaniste et mais il y a surtout la Droite populaire dans le sud-est est-ce que vous pensez que le travail de la Droite populaire vos amis Lucas Thierry Mariani combat le Fond national ou bien l'aide à s'installer en popularisant ses idées plutôt que de poser le problème en ces termes je vous dirais est-ce que qu'est-ce qu'attend le peuple le peuple il attend de l'autorité et de l'humanité on n pas besoin de moins d'autorité on a besoin de plus d'autorité mais quand on donne plus d'autorité il faut avoir plus d'humanité s'il y a que de l'autorité et pas d'humanité vous avez un système qui est brutal si vous avez que de l'humanité et pas d'autorité vous avez un système qui dro populaire c'est trop d'autorité et pas assez d'humanité non ce que je trouve c'est que il y avait la Droite populaire elle parlait elle avait raison de parler ce qui notre tort à nous c'est de pas de pas exprimer not notre opinion la majorité doit être équilibrée entre humanité et autorité et je crois que il y a pas un qui doit compenser l'autre il y a a plus d'autorité à avoir parce que c'est un une période dans laquelle il faut qu'il y ait une direction et qu'elle soit assumée mais en même temps plus d'humanité parce que c'est une période dans laquelle les plus fragiles et les plus vulnérables souffrent le plus et on doit avoir une attention particulière pour eux les affaires concernant notamment la la santé le scandale des prothèses mère PIP jean-léonetti le gouvernement a préconisé au 30000 femmes qui portent des prothèses fabriquées donc par la société PIP de les faire retirer dans l'année car ces prothèses on le sait donc qu'tienne un gel qui pourrait être dangereux pour la santé d'un point de vue éthique quel regard vous portez sur cette actualité et puis ensuite qui va et qui devra débourser l'argent nécessaire pour réparer ce ce scandale Xavier Bertrand a raison il a pris ses responsabilité et il assume les difficultés de ces femmes qui se trouvent devant ce risque et il est pas question de courir un risque maintenant permettez-moi d'évoquer l'idée quand même que la médecine n'est pas un commerce et que à force de développer le quantitatif le le bien-être factise et bien on en finit par oublier le qualitatif et euh l'acte médical réfléchi et donc je voudrais attirer l'attention des uns et des autres sur le fait que la médecine elle doit s'adresser au malade elle doit s'adresser bien sûr au plus vulnérables elle doit continuer comme c'est le cas dans notre pays d'être extrêmement performante et en même temps extrêmement assumée sur le plan social mais pour autant nous devons avoir une réflexion un peu approfondie sur le le le la pertinence de l'acte pourquoi on fait un acte voilà al oui ça c'est je entend le médecin qui qui parle mais enfin alors bien sûr mais je suis très heureux d'ailleurs que que Frédéric Valtou le président de la Fédération hospitalière de France et posé des des des questions très pertinentes sur ce sujet là aussi là aussi peut faire moins et mieux mais cela dit comment à la fois faut-il réformer ou donner une une nouvelle vie une nouvelle jeunesse à à nos autorités de dépistage de prévention de contrôle du médicament qui quand même on a le sentiment laisse passer régulièrement euh des choses énormes je vais pas revenir sur le médiateur on est en train de là le monde nous alert hier sur les injections antirides qui contiendrai des trucs épouvantables donc il a cette affaire de prothèse Mamère alors on a bien vu que on dit pique pendre du marché de ces affreux libéraux que sont les Américains mais enfin la Food and drog administration qui se charge de ces affaires là avait plusieurs fois notamment alerter les autorités françaises de ce que notamment les protestes PIP n'étaient pas franchement à la hauteur et puis bon on a laissé passer je crois qu'il faut est-ce est-ce qu'on a un problème avec la avec la la régulation la précaution avec l'autorité sanitaire j'en h dans ce pays on a on avait un problème je crois que les mesures qui ont été prises récemment par Xav sont des mesures qui vont dans le bon sens il faut que cfin entre temps on a 300 femmes qui ont des prothèses dans le Vidal qui est le bouquin un petit bouquin rouge dans lequel il y a des médicaments vous verrez qu'il y a beaucoup de médicaments dont l'utilité est contestable et la nocivité avérée et bien je crois qu'il faut rentrer là aussi dans une autre ère non pas de la toute permissivité mais de la précaution efficace un médicament c'est pas quelque chose d' d'Odin une chirurgie c'est pas quelque chose d'anodin il faut arrêter de faire penser à l'ensemble de nos concitoyens que tout ça peut avoir un énorme bénéfice et et un risque nul quand vous avez un bénéfice par un médicament vous avez un risque obligatoire il y a pas de médicament qui soit efficace et qui n'it pas d'effet secondaire sinon c'est un place c'estbo en tant qu'ancien président de la Fédération hospitalière de France vous connaissez bien les problèmes liés à l'hôpital aujourd'hui en France on a pu lire notamment dans les écho des propositions choc des hôpitaux pour la présidentielle comment observez-vous vous aujourd'hui cette actualité vous avez vous mis en place entre autres cette réforme de l'hôpital public je pense que les propositions qui sont faites par Gérard Vincent et et Frédéric valetou qui sont à la tête de la Fédération hospitalière de France sont sont frappés au saut du bon sens mettre les pieds dans le plat notamment la Fédération halire de France suggère qu'en cas de carence constaté les hôpitaux soient autorisés à organiser au sein du territoire le maintien d'une offre de soins ambulatoire oui c'est pour éviter quoi que les vétérinaires s'y mettent c'est ça comme on a pu voir enas non mais j'ai on rien VT il doent avoir frment un savoir médical certain étrange quoi vous avez un endroit qui est désertifié voilà il y a pas de médecin à cet endroitl bon et il en faut bon qu'est-ce que vous allez faire première solution solution proposée par les socialistes on oblige le médecin à s'y installer ça marche pas ça fonctionnera pas et le médecin n'ira pas bon la 2iè solution c'est de trouver comme la réforme l'a mis en place euh des mesures incitatives par exemple je paye les études à un étudiant en médecine il devient médecin et il doit en terme de remboursement s'installer dans une zone désertifiée 3è 3è solution quand euh on se trouve dans une zone où il y a une forte intensité médicale on oblige quand même le médecin à rester dans un secteur de rembours ement total secteur 1 et puis 4è solution il y a vraiment personne qui veut y aller on a fait toutes les mesures incitatives et bien qu'il a une maison de santé publique qui vienne suppléer la carence constatée de manière évidente par les autorités sanitaires ça me paraît une bonne chose pour la population et vous approuvez toujours Frédéric Valtou Jean leéodetti je rappelle président de la Fédération hospitalière de France qui tout de même là met dans sa ligne de mire la fameuse a la tarification à l'activité dont il n'avait pas désapprouvé au départ forcément la la mise en place et dont il dit maintenant en fait que franchement vu que c'est au volume d'acte que les choses sont jugées il juge que tout ça n'est plus pertinent et qu'il faut et que la T2A ne peut plus servir de socle principal de financement parce qu'elle est inflationniste dit-il alors là bon c'était la fameuse VO Bachelot hein la T2A c'est utile quelqu'un qui opère un bloc opératoire qui opère 20 malades par semaine il doit avoir plus de moyens que celui qui opère un malade par semaine oui mais c les plus adaptés aux exigences de santé publique dit Val tout puisque prise en charge des malad chronique des précaires les personnes dépend Mar je suis d'accord avec Valour ou pas ça me permettra d'effectivement d'aller dans le deuxème commentaire ça n'est pas tout ne confondons pas le moyen avec l'objectif l'objectif c'est de bien opérer des gens qui en ont réellement besoin donc ça veut dire très clairement oui la T2A c'est un indicateur mais c'est pas le seul indicateur le qualitatif la pertinence de l'acte la qualité des soins doivent être des éléments qui doivent autant pris en compte autrement dit et pour le dire de manière plus brutale si vous avez opéré 20 malades de la vésicule pendant la semaine et que un notre personne a opéré qu'un malade vous devez avoir 20 fois plus de moyens mais si vous avez opéré 20 malades et que les suites opératoires sont mauvaises et que il y a cinq malades qui auraient pu ne pas être opérés et bien à ce moment-là vous voz bien que vous avez un autre élément que le quantitatif c'est le qualitatif et pourquoi parce que en réalité vous avez un système qui est inflationniste si vous ne payez que l'acte que vous ne payez que l'activité vous poussez à l'acte vous poussez à l'activité et là on peut faire mieux en faisant moins