Nicolas Dupont Aignan invité de RTL (6 mars 2020)
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Vous recevez ce matin le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
- 0:35OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des nouvelles du député du Haut-Rhin, Jean-Luc Redzer ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Vous recommandez de fermer l'Assemblée nationale ?
- 2:31RelanceRéponse partielle
Le Président, le Premier Ministre ne prennent pas les choses au sérieux ?
- 2:58RelanceRéponse partielle
Vous ne leur faites pas confiance ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut annuler les municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Toutes les régions sont désormais touchées par le coronavirus. »
- 0:21Invité politiqueFait
« Hier, le président Emmanuel Macron a reçu une vingtaine de spécialistes à l'Elysée. »
- 0:29Invité politiqueFait
« Et le stade 3 sera sans doute atteint en début de semaine prochaine. »
- 1:42InvitéFait
« En 2009, tous les médecins de France avaient reçu un kit de l'État avec les lunettes de protection, les gants, le masque FFP2. »
- 3:26InvitéFait
« Pourquoi on a un retard considérable dans la livraison des masques chirurgicaux ? »
- 4:48InvitéPromesse
« Je demande que les personnels soignants, hospitaliers, infirmiers de ville, les aides-soignantes qui vont voir les personnes âgées, aient les équipements nécessaires. »
- 4:57InvitéFait
« Pourquoi le gouvernement britannique a commandé les équipements à temps et que ce sont des entreprises françaises qui les livrent au gouvernement britannique ? »
- 7:05InvitéFait
« qui a collaboré avec les djihadistes, qui livrent des armes en Libye, qui a massacré les Kurdes. »
- 7:31InvitéFait
« je regrette que la France ait suivi l'Allemagne, qui ne veut pas de mesures de sanctions contre la Turquie pour des raisons de politique intérieure. »
- 8:56InvitéPromesse
« Il faut absolument refuser toute entrée en Europe. »
- 9:07InvitéPromesse
« plus d'importation de produits turcs, suppression des visas, et on peut mettre à genoux le régime turc très vite. »
- 9:35InvitéPromesse
« éviter la réforme des retraites, ça sera un des enjeux de 2022. »
Temps de parole
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- ?10 %
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Calibre
1.2 RTL Matin, Yves Calvi 7h44, excellente journée à vous tous qui écoutez RTL. Alba Ventura, vous recevez donc ce matin le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Alba Ventura.
Toutes les régions sont désormais touchées par le coronavirus. Hier, le président Emmanuel Macron a reçu une vingtaine de spécialistes à l'Elysée. L'épidémie, dit-on,
est
maintenant inexorable. C'est une question de jour. Et le stade 3 sera sans doute atteint en début de semaine prochaine. C'est ce que nous disait ce matin sur RTL le professeur Delfraissy. Avant toute chose, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous avez des nouvelles du député du Haut-Rhin, Jean-Luc Redzer ? Je sais qu'il fait partie, comme vous, de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée.
Oui, mais je n'ai pas de nouvelles. Non. Et donc, j'espère qu'il va guérir.
Vous l'aviez croisé ces derniers temps ?
Pas tout à fait récemment. Je ne crois pas qu'il était à la dernière commission. Mais il
y
a une semaine, je ne sais plus.
On
sait aussi qu'il
y a
un employé de la buvette et puis un autre salarié du restaurant de l'Assemblée qui sont concernés. D'ailleurs, la buvette et le restaurant sont fermés. On entend dire qu'il se pourrait que l'Assemblée ferme. Vous recommandez de fermer l'Assemblée nationale ?
Pas pour l'instant, mais je recommande, comme depuis fin janvier, car vous le savez, depuis fin janvier, j'alerte.
Non
pas pour affoler,
mais
pour dire qu'il y
a
des mesures de précaution qu'il faut prendre. Et j'ai souvent eu le sentiment de le faire un peu dans le désert. Et pourquoi j'alerte ? Parce que depuis mi-janvier, il
y
a une épidémie très forte en Chine. Et j'ai eu le sentiment qu
'on
ne prenait pas toutes les mesures. C
'est-à-dire
? Des mesures simples. Je vais vous donner un exemple. En 2009,
tous
les médecins de France avaient reçu un kit
de
l'État avec les lunettes de protection, les gants, le masque FFP2. Le fameux masque qui est plus protecteur. Pour que les médecins qui sont au front...
Et
tout
de suite, on avait fait ça ? Oui,
bien évidemment. Et souvenez-vous, à l'époque, on avait beaucoup accusé Mme Bachelot d'avoir des excès de précaution. Et ensuite, il y
a
eu un avis du Haut Conseil de la Santé publique du 1er juillet 2011, que j'ai lu attentivement, parce que c'est mon rôle de responsable politique, et qui recommande, en cas d'épidémie, que l'on ait les masques FFP2, que tous les médecins les aient. Pourquoi ? Il faut que les Français comprennent pourquoi. Parce que si le médecin
ne
se protège pas
de
l'épidémie, ensuite, soit il va en quarantaine s'il attrape, soit, s'il ne le sait pas, il passe la maladie à ses centaines
de patients. Mais vous insignez quoi ? Que
le Président, le Premier Ministre ne prennent pas les choses au sérieux ?
Mais je n'insinue pas. J'ai dit, et je l'ai dit même à la réunion du Premier Ministre, j
'ai
posé des questions. C'était jeudi, il
y a
plus d'une semaine. Et j'ai dit, pourquoi cette année, cette fois-ci, les médecins n'ont pas eu les masques adaptés ? Mais
qu'est-ce que vous voulez dire, Nicolas
Dupont
-Hélan ? Mais ce que
je veux dire, c'est que je voudrais que le gouvernement accélère, et je regrette qu'il y
ait
eu du temps perdu. Mais le passé est mort.
Le passé, c'est fini. M. Dupont-Aignan, on a des
médecins et des spécialistes exceptionnels dans ce pays. Vous ne leur faites pas confiance ? Si.
À l'hôpital. Attendez, deux choses. Je fais confiance aux médecins de santé dans l'hôpital public, qui sont remarquables, pour soigner. Mais en revanche, il y
a
un dysfonctionnement majeur, il n'est pas normal. Et je ne comprends pas pourquoi. Et j'ai posé la question au Premier Ministre. Pourquoi ces masques de protection n'ont pas été fournis ? Pourquoi on a un retard considérable dans la livraison des masques chirurgicaux
? Vous imaginez que si nos
spécialistes avaient dit qu
'il
faut des masques, le pouvoir s
'y
serait opposé ? Non mais franchement,
M. Dupont-Aignan...
Non, mais ce
n'est pas les
spécialistes de décider. Il y a un avis du Haut Conseil de la Santé publique. Ce sont les plus grands spécialistes de France. 1er juillet 2011. Pourquoi cela n'a pas été appliqué ? Mais vous savez, ce n
'est
pas moi qui le dis seulement. Tous les représentants des syndicats de médecins libéraux le disent. J'ai été
dans l'Oise. Non, pas
tous. Ah, tous. Les trois. On dit pourquoi les médecins ne les ont pas. J'ai été dans l'Oise. Un médecin...
On en reçoit tous
les jours ici,
des médecins. Mais peut-être. Eh bien écoutez,
moi je peux vous dire, pourquoi les pompiers n'ont pas les masques adaptés ? Pourquoi à Paris, le SAMU ne peut pas trimballer les personnes très malades ? Parce qu'ils n
'ont
pas les masques.
Pourquoi il y a du droit de retrait ? Vous faites de la politique,
Nicolas Dupont-Aignan.
Non, je
m'occupe de la
santé publique de mes concitoyens. Et je vais vous dire,
Alba Ventura...
Et
les autres, personne
ne s'occupe
de
la santé
des concitoyens. Mais on peut avoir un avis
divergent. Et je vais vous dire, Mme Ventura, il s'agit de la vie et de la mort des Français. Et moi je ne me tairai pas. Et je ne me tairai pas pour
une chose simple. Vous n'en faites pas un peu trop là, M.
Dupont-Aignan ?
Non, parce que quand des médecins dans l'Oise...
Vous n'êtes
pas un peu
trop alarmiste
? Non.
Je
demande
que, justement, pour que la vie continue, pour ne
pas
qu'il y
ait
d'affolement, je demande que les personnels soignants, hospitaliers, infirmiers de ville, les aides-soignantes qui vont voir les personnes âgées, aient les équipements nécessaires. Et je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a commandé les équipements à temps et que ce sont des entreprises françaises qui les livrent au gouvernement britannique. Et
pourquoi on a tant de retard
à
réquisitionner,
mais très tard. Et ce que je demande, ce n
'est
pas d'accuser le gouvernement. Ce que je demande,
c
'est qu'on donne aux soignants, aux médecins, les moyens d'accueillir les malades. Car la grande erreur du plan d'aujourd'hui, c
'est qu'on l'a
dimensionné autour... Mme Ventura, je finis ma phrase. On l'a dimensionné autour de l'hôpital public, qui est remarquable. Mais si la médecine de ville
n
'est pas prête pour filtrer, accueillir, soigner, faire les tests de dépistage, eh bien, je regrette, on aura perdu du temps.
On a commandé 200 millions de masques.
Oui,
mais ils ne sont pas livrés. Mme Ventura, soyons
précis, ils ne sont pas livrés.
Est-ce qu'il faut annuler les municipales,
vous pensez ?
Non. Si les personnes qui
tiennent les bureaux de vote ont leurs masques, si on se lave bien les mains... Moi, je ne suis pas ni affolement, ni naïveté. Or, on est malheureusement dans beaucoup de légèreté, et les professionnels de santé...
Vous savez,
vous avez fait preuve de légèreté, vous avez mis votre masque à l'envers
devant tout le monde. Oui, et je vais vous dire, ça a
beaucoup amusé les médias. Mais les médias auraient mieux fait de s'amuser, entre guillemets,
c
'est-à-dire de
regarder... Non, mais il faut devoir faire du
buzz,
M. Poignan. Soyons un peu sérieux, quoi. Mme
Ventura, je préfère avoir mis mon masque à l'envers et que vous en ayez parlé, plutôt que de faire l'omerta sur le fait que la France est l'un des seuls pays occidentaux où les professionnels de santé n'ont pas les masques parce que le gouvernement est léger. Ok.
Merci. On passe à une autre actualité, une autre crise qui concerne des dizaines de milliers de migrants poussés par la Turquie, du président Erdogan vers la Grèce. Ça fait de 7 jours que la situation est tendue. À la frontière où des dizaines de milliers de migrants, la plupart venant de Syrie, ne savent pas quel va être leur sort. Alors, je résume, le président Erdogan demande l'aide des Européens dans sa guerre avec la Syrie. Il dit « Vous ne me soutenez pas assez » et il exerce donc envers l'Europe un chantage aux migrants. Qu'est-ce qu'il faut dire à Ankara ?
Il faut mettre des sanctions contre Ankara immédiates, supprimer les aides
en
milliards d'euros. Nous avons versé 8,5 milliards d'euros à
l
'Union Européenne, dont les Français, à Ankara qui se livrent à un chantage, qui a collaboré avec les djihadistes, qui livrent des armes en Libye, qui a massacré les Kurdes. Alors moi, je dis une chose et je l'ai dit au ministre des Affaires
étrangères. C'est vrai,
c'est un membre de l'OTAN.
Et alors ?
La Syrie, c'est un pays
tampon entre nous et la Syrie.
Mais dans l'histoire du monde, quand on a cédé à des tyrans
qui
se livraient à des chantages,
ça
a toujours très mal fini. Et je l'ai dit au ministre des Affaires étrangères, vous pouvez retrouver la vidéo à la fameuse commission des Affaires étrangères, mercredi, il ne faut pas céder,
il
faut des mesures de sanctions. Et je regrette que la France
ait
suivi l'Allemagne, qui ne veut pas de mesures de sanctions contre la Turquie pour des raisons de politique intérieure. C'est très dommage. Car si on n'arrête pas Erdogan, on aura le feu au Moyen-Orient et surtout on aura un problème migratoire aigu. Donc il faut dissocier Erdogan du peuple turc.
Le
peuple turc n'en peut plus d'Erdogan. On doit être ferme. L'Union Européenne doit cesser de donner des visas aux Turcs, doit mettre des sanctions financières et commerciales contre ce pays.
Nicolas Dupont-Aignan, en attendant, on a des milliers de gens qui fuient la guerre avec des enfants dans les bras, ciblent parfois de tirs de gaz lacrymogènes. La Grèce menace même de suspendre le droit d'asile.
Mais qui emmène
ces enfants par autocar ? Vous assumez cette image en tant qu'Européen ? Mais quelle
est l'image ? Qui instrumentalise la misère humaine ? Qui a mis dans des autocars ces pauvres malheureux ? C'est le président Erdogan. Donc il
y a
un moment, on ne doit pas faire la diplomatie de l'image. C'est terrible, mais il faut s'attaquer aux causes des problèmes. Et moi je demande qu
'on
s'attaque aux causes des problèmes, c'est-à-dire qu'on mette fin à cette faiblesse de l'Europe depuis des années. Ça ne cesse depuis des années. Et Erdogan franchit à chaque fois une nouvelle étape. Et qui paye justement ces misérables et ces enfants ? Donc la
vraie générosité... Il faut être ferme. On les laisse là au milieu, à la frontière ? Il faut être
ferme absolument. Si l'Europe lâche, ce sera un déferlement migratoire. C'est le tragique de l'histoire. Il faut être ferme.
Donc
on leur refuse l'entrée en
Europe
?
Il
faut
absolument refuser toute entrée en Europe, mais pour éviter de les laisser dans cette situation
dramatique.
Et
donc les
Turcs les poussent, les Grecs les repoussent
? Eh bien c'est pourquoi il faut s'attaquer aux Turcs. C'est-à-dire qu'il faut dire aux Turcs maintenant plus d'importation de produits turcs, suppression des visas, et on peut mettre à genoux le régime turc très vite.
Une dernière question. On est votre idée de grande primaire de la droite des Républicains et des Patriotes ? Dans
le contexte du coronavirus et de la crise migratoire, je crois que j'ai mis un peu de côté cette affaire. On verra un peu plus tard. En tout cas, je maintiens
qu
'il faut en finir avec Emmanuel Macron le plus vite possible. Et ça veut dire que pour
gagner
en 2022, éviter la réforme des retraites, ça sera un des enjeux de 2022. Si les Français veulent continuer avec Emmanuel Macron, ils auront la réforme des retraites. Il faut choisir le meilleur candidat, la meilleure, le meilleur candidat.
Ça pourrait être
Marine Le Pen pour vous la meilleure ?
Pour moi, il faut que ce soit les électeurs qui refusent cette mondialisation, cette financiarisation de la France, qui aillent des Républicains au Rassemblement National et même à une partie de la gauche, et que ces électeurs choisissent le meilleur candidat parce que justement, je pense que les Français ne veulent pas revoir le match Macron-Le Pen.
La dernière fois, vous aviez choisi Marine Le Pen
au deuxième tour
et cette fois ?
Mais il y
a
un premier tour avant un deuxième
tour. Elle
est candidate, elle l'a dit.
Et c'est pourquoi j'ai proposé une primaire où il y aura plusieurs candidats et ce sont les électeurs qui devront choisir car je pense
que les Français... Elle ne sera pas dans la primaire.
Mais vous n'en savez rien. Elle. Mais vous n'en savez rien.
Elle l'a dit.
Il y a du temps. Et les Français ne veulent pas revoir le match Le Pen-Macron.
Merci Nicolas Dupont-Aignan.
Merci Alba Ventura.
Et l'intégralité de cet entretien est à retrouver comme chaque jour sur le site rtl.fm.
Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan