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interviewRMC· 19 juillet 2023

L'interview politique intégrale d'Alexis Corbière sur RMC

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. Il est 8h37 sur BFMTV et RMC.

Vous êtes députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. On va revenir dans quelques instants sur cette hausse des prix de l'électricité, des tarifs de l'électricité au 1er août. La hausse aussi à venir des taxes sur le vin et l'alcool.

Mais d'abord, Elisabeth Borne maintenue à son poste à Matignon, maintenue comme première ministre par Emmanuel Macron. Et ces mots du président hier soir en accueillant le gouvernement à dîner, sans doute pour la dernière fois dans sa composition actuelle, là où on nous prédisait le pire, dit le président. Le gouvernement a mené beaucoup de réformes.

On peut collectivement être très fier de ce qui a été fait ces derniers mois. Fin de citation. Est-ce que vous lui reconnaissez ce bilan à Elisabeth Borne à Matignon ?

Malgré tout ce qu'on prédisait, la majorité relative, le contexte incandescent, et bien mine de rien, les textes sont votés ? Si elle est fière d'elle-même, c'est le style. C'est même à ça qu'on la reconnaît, sans doute.

Mais moi, j'ai déjà dit que je trouvais logique finalement cette reconduction et on pourrait dire que Emmanuel Macron reconduit Emmanuel Macron. C'est-à-dire que, qu'est-ce que c'est qui s'est passé ? Elle reconduit Elisabeth Borne.

Oui, mais précisément, qu'est-ce que le bornisme, si ce n'est le macronisme en vérité ? C'est une méthode brutale qui consiste à imposer deux ans de plus de travail, notamment aux Français, sans même qu'une seule fois il y ait un vote à l'Assemblée nationale qui valide ou pas cela. On va parfaire le débat, mais il y a eu un vote au Sénat sur la réforme des retraites.

Donc vous confirmez ce que je dis, sans même qu'une seule fois à l'Assemblée nationale...

Et il y a une motion de censure qui a été rejetée à l'encontre de Elisabeth Borne. C'est un autre sujet, mais on va revenir sur ce débat. Je remercie, comme ça on peut le dire une troisième fois, sans même qu'une seule fois l'Assemblée nationale ait pu dire oui ou non si elle voulait que deux ans de plus les gens travaillent.

Et pour quelle raison ? Il n'y a pas eu de vote ? Parce que l'Assemblée nationale n'était pas d'accord.

Et donc on a un gouvernement qui est minoritaire. Ce que je veux dire par là, c'est que Mme Borne, c'est que Mme Borne, changer de politique, changer de politique. Vous n'attendez rien du remaniement ?

Je ne suis pas pour qu'on amuse les Français pendant l'été sur un soi-disant casting qui changerait pour continuer la même politique. Et comme la même politique...

Mais il faut bien comprendre que vous n'en attendez donc strictement rien du remaniement. Comme la même politique va continuer, voire même elle va continuer à empirer parce qu'il y a des projets de texte dangereux sur la question du travail durant l'année qui vient ou d'autres sujets. Mais de toute manière, on va continuer ce que je comprends, la méthode du 49-3.

Le 49-3, les Français ont empris ce que c'est. C'est-à-dire que c'est ce qu'il y a de plus antidémocratique de notre Constitution. Normalement, il y a la représentation nationale. 577 députés qui représentent la nation.

Eh bien, normalement, ils sont consultés, ils donnent l'avis. Ils ne peuvent pas le donner sur le budget. C'est fondamental le budget. 11-49-3 ont été utilisés durant l'année qui vient de s'écouler avec Mme Borne.

Et même sur la question du travail, c'est fondamental, Mme, de savoir si vous allez travailler deux ans de plus. On a vu, les corps susent. Beaucoup de gens à partir de 55 ans ne sont plus au travail.

Ça va aggraver la pauvreté, etc. Mais donc, vous n'attendez rien du remaniement ? C'est-à-dire que moi, je pense qu'il faut changer de politique.

Et je pense qu'Emmanuel Macron...

Ça ne passera pas par un changement d'équipe ? Non, parce que ce qu'est le macronisme, c'est le présidentialisme exacerbé. C'est la cinquième République à plein.

Il décide de tout. On a même vu que c'était lui, quelques heures avant la dernière utilisation du 49-3, qui avait décidé que finalement, Mme Borne allait utiliser le 49-3. C'est une exécutante.

Alors, il y aurait pu avoir l'exécutante à exécuter. On apprend que ce n'est pas le cas. Mais ça ne change rien sur le plan de la politique.

On a même vu que M. Macron a dit à Mme Borne-Pivet qu'il fallait aussi empêcher qu'à l'occasion d'un débat, lors d'une niche parlementaire, je ne sais pas si les gens se souviennent, parce que c'est l'été, le groupe Liot voulait qu'on revienne sur la réforme. Je pense qu'il s'en souvient à l'exécutante.

Et Yael Brun-Pivet, je précise, tout de même président de l'Assemblée nationale. Bien sûr, président de l'Assemblée nationale. Vous n'attendez rien de ce changement d'équipe.

Est-ce qu'il y a quand même des figures que vous regretterez ? Parmi les noms qui sont le plus cités, parmi les sortants, beaucoup de figures de gauche. Par exemple, Marlène Schiappa, Papandiaï.

Je vais en parler, mais justement, moi, je ne veux pas accabler les personnes. Je viens de cibler Mme Borne, mais quelque part, comment dirais-je, ce n'est pas elle le problème, une fois de plus. Il eût été quand même piquant, voire même cruel, que celle qui exécute les ordres du président, qui reste en place, en quelque sorte dégage, si je puis dire, parce que l'humeur du président, après avoir dit beaucoup de mal, notamment auprès de vous, les journalistes, qu'elle n'était pas bien, qu'il fallait la changer.

Alors après, vous me citez des noms. Certains que je connais, d'ailleurs, c'est ça qui est paradoxal. Monsieur Papandiaï, je l'ai connu comme étant un universitaire, respecté, respectable.

Quand il a été nommé à ce même micro, vous nous aviez dit, je le respecte. Oui, je le respecte parce que je le connais comme intellectuel, comme homme qui a notamment travaillé sur la question noire. Il avait fait un ouvrage là-dessus.

Je l'ai connu directeur, je ne sais plus qu'il a été senti, sans titre exact du Musée national de l'histoire de l'immigration. C'est un homme dont j'appréciais les travaux et la personne. Quand il a été nommé, il y a quasiment un an, jour pour jour, je n'ai plus la date en tête, j'ai contacté son cabinet et je lui ai dit, voilà, il y a 12 députés de la Sainte-Saint-Denis qui sont de l'UPS, nous venons d'être élus, et qui veulent vous recevoir sur la question scolaire en Sainte-Saint-Denis.

On estime en Sainte-Saint-Denis qu'il y a près d'une année entière de scolarité sur la totalité de la scolarité des enfants qui n'a pas lieu parce que des professeurs ne sont pas remplacés. On le reçoit, il nous dit qu'il est sensible à tous ces problèmes de remplacement. On lui évoque le cas, vous savez, les AESH, les aides éducatives aux enfants qui souffrent de handicap, qui sont particulièrement précarisées, etc.

Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il ne s'est rien passé, rien de significatif. Il a un mauvais bilan ?

Oui, il a une absence de bilan, et il a même, même si ce n'est pas totalement en plus son ministère, mais il est relié, la réforme des lycées professionnels qui va être un des grands scandales de la rentrée prochaine, qui va affaiblir encore plus la formation professionnelle, qui va faire encore plus aligner cette formation indispensable. La formation professionnelle, on n'en parle pas souvent, c'est 700 000 enfants, c'est les enfants de la classe ouvrière, c'est ce que nous avons de plus précieux, c'est ce qui permet que nous ayons une manœuvre qualifiée. Eh bien, l'enseignement professionnel, qui était la fierté de notre pays, va être aligné sur l'apprentissage, qui, lui, a des taux d'échec plus importants aux diplômes.

C'est aussi ça que M. Papendiaï a accompagné, au niveau du remplacement des professeurs, ce n'est pas significatif. Mais c'est raisonnable de changer la ministre de l'Éducation à un mois et demi de la rentrée ?

Ah ben ça, vous en parlerez aux responsables. Moi, ce que je veux dire fondamentalement, et je l'avais vu avec M. Papendiaï, c'est qu'il arrivait, mais le directeur de cabinet de M.

Papendiaï était un homme de l'équipe Blanquer. Et je le dis, je ne veux pas que M. Indiaï le prenne mal.

Il a servi, en quelque sorte, de prétexte, de vitrine. M. Blanquer était tellement un personnage grossier, grossier, ce que j'ai pensé, c'est qu'il ne cessait d'inventer le thème du wokisme à l'université, qui en réalité, tout ça, était un gros pipeau, un personnage brutal, que M.

Macron avait sans doute compris que le personnage était trop problématique. On a voulu remplacer Papendiaï, qui était en quelque sorte, un peu l'inverse, un homme plus calme, plus de dialogue, mais comme la même politique, après, on continuait. C'est-à-dire, on continue à avoir une situation de difficulté dans l'état d'histoire scolaire, de non-remplacement des enseignants, de sous-paiement et de précarisation de ce qu'il y a de plus précieux, ces AESH notamment, etc.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Alexis Corbière, j'aimerais qu'on revienne sur un message réécrit à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, c'est toujours un mentor pour vous.

Moi, je n'aime pas ce mot, Jean-Luc est un compagnon de combat depuis 25 ans, mais le mot mentor, ça infantilise celui qui serait mentorisé. Je vous cite le tweet qu'il a écrit ce week-end, après un discours du président du Conseil représentatif des institutions juives de France, au cours d'une cérémonie de commémoration, qui vous accusait de prendre des libertés avec l'arc républicain. Jean-Luc Mélenchon lui répond, « Le président du CRIF utilise la cérémonie à la mémoire des victimes de la rafle des Juifs par la police française pour me prendre à partie.

Abject, l'extrême droite n'a plus de limites. » Pour bien comprendre, est-ce que Jean-Luc Mélenchon est en train de dire que le président du CRIF est d'extrême droite ? Non, je ne crois pas.

Moi, je ne le pense pas. Vous ne le pensez pas ? Oui, il vous a dit que ce n'était pas ce qu'il voulait dire.

Je n'ai pas eu le temps d'échanger avec Jean-Luc Mélenchon, mais ce n'est pas le sens du message. Il n'a donné aucune explication à ce message. Et de toute manière, M.

Harfi, je ne le classe pas comme un homme d'extrême droite. On va dire...

M. Harfi, le président du CRIF. Il y a un Tarnarfi.

Je ne le connais pas et je profite de ce micro pour dire une chose. Je suis prêt, moi, à le rencontrer et à discuter, avec d'autres d'ailleurs. Je pense que ça intéresserait les députés de la France insomite.

Reprenons le fil en essayant d'aller vite. Vous nous dites ce matin, après ce tweet...

Moi, je pense que ça vaut le coup si c'est un homme de dialogue et on me dit que oui, j'ai des connaissances communes, que nous puissions échanger pour voir où est le problème. Maintenant, j'aimerais qu'on reprenne juste...

Je vais aller très vite chronologiquement. Là où moi, je suis monté en soutien, y compris à ne pas comprendre la prise de parole de M. Harfi d'abord.

Nous sommes à l'occasion de ces journées d'anniversaire Raph du Veldiv qui est une date qui a mis du temps à émerger dans le calendrier des commémorations qui est une date importante. 13 000 personnes juives arrêtées par la police française, raflées et pour l'essentiel qui termineront dans la mort des camps de concentration. C'est une date qui, pendant longtemps, la communauté nationale et en particulier les personnes juives se sont battues pour qu'elles existent alors qu'elles avaient été effacées.

Ce jour-là, il faut du recueillement. Et j'ai en mémoire...

Il y en a eu ? Oui, mais j'ai en mémoire Robert Bannater, en 1993, qui a accompagné François Mitterrand, qui a été pris à partie à l'occasion d'une des premières cérémonies par des gens qui lui reprochaient des choses, qui avaient même crié Mitterrand à Vichy. Et Robert Bannater était intervenu au micro pour dire à ces gens qui étaient souvent de confession juive et qui faisaient des reproches à François Mitterrand, il leur avait dit « Aujourd'hui, les morts nous écoutent et vous me faites honte d'utiliser cette cérémonie pour faire des reproches. » Ce que je veux dire par là, c'est que si M.

Harfi a des reproches à nous faire, il y a d'autres occasions sans doute pour le faire. Mais ce qu'il dit, il l'avait dit à d'autres occasions, pour le coup, le message qui a été le tien et ce n'est pas ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Quand Jean-Luc Mélenchon dit « L'extrême droite n'a plus de limites », il évoque d'un côté ce que vous évoquez à l'instant, c'est-à-dire le moment qui a été choisi, mais il va encore plus loin.

Vous ne l'auriez jamais écrit ce tweet, vous ? Mauvais moment. Vous l'auriez écrit ce tweet ?

Vous l'auriez écrit comme ça ? Non, mais attendez, moi je ne suis pas là pour prendre le débat comme ça. Je vais vous dire.

Mais la formulation est ambigüe à l'Étipa-Rabière. Non, non, mais moi je vais être très clair. À travers vous, je m'adresse à M.

Harfi. C'est une mauvaise chose de choisir cette date. C'est une date de recueillement pour nous cibler.

Deuxièmement, comme moi je suis un homme de dialogue et on me dit que M. Harfi aussi peut être un homme de dialogue. Parlons-nous.

Moi j'ai écouté, j'ai lu dans la totalité du discours M. Harfi. Une grande partie est consacrée à dénoncer l'extrême droite et sa progression.

Notamment il dit qu'il est bon de rappeler que Mme Le Pen est la dirigeante d'un parti qui a été fondé par des antisémites et M. Harfi a raison. Bon, ceci dit, je pense qu'après il nous reproche, si j'ai bien compris, une mauvaise façon de lutter contre l'extrême droite.

Eh bien, discutons de comment on lutte contre l'extrême droite. Le message est passé à l'extrême droite mais pourquoi est-ce si compliqué de dire que le tweet de Jean-Luc Mélenchon est ambigu, s'il gagnerait à s'expliquer que pourquoi est-ce qu'il ne dit pas je n'ai pas voulu faire de parallèle entre Jonathan Harfi et l'extrême droite. Ça valait quelques mots sur Twitter, ça n'a pas existé ce week-end.

Ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est que...

Mais c'est difficile de dire ce tweet n'aurait peut-être pas dû exister dans cette formule-là. Pardon, je le dis sur BFM mais moi je suis contre la valorisation des arguments. On vient de dire à tout ou n'importe quoi contre la France insoumise.

Et d'un certain point de vue...

Enfin, c'est pas tout ou n'importe quoi l'extrême droite n'a plus de limites. La critique de M. Harfi n'est pas rigoureuse sur ce que nous sommes.

C'est une critique qu'on entend régulièrement sur cette chaîne concurrente par des gens qui sont des militants d'extrême droite pour certains arguments. On ne peut pas dire tout ou n'importe quoi. D'accord ?

L'islamisme, le communautarisme et tout ça, c'est des arguments qui ne servent pas à la lutte contre l'extrême droite. Et je fais le pari que M. Harfi sera d'accord avec moi.

Donc c'est grave. Qu'est-ce que c'est qui fait monter l'extrême droite ? Quand après 5 ans d'Emmanuel Macron, entre 2017 et 2022, l'extrême droite a progressé de 3 millions de voix, c'est quand même pas Jean-Luc Mélenchon qui en est responsable.

Donc moi, avec les gens de bonne volonté, discutons. Comment on fait en sorte que ce pays ne bascule pas dans l'extrême droite ? Qu'est-ce que c'est qu'elles ne sont pas exactes dans ce qui est reproché ?

Voilà ce que moi, Alexis Corbière, si je puis dire, c'est une initiative personnelle ce que je dis. Parce qu'on me dit que M. Harfi est un homme de dialogue, etc.

Eh bien, discutons. Je ne parle pas là maintenant. Là, on est dans l'été, mais pourquoi pas ?

C'est quoi l'extrême droite pour vous, Alexis Corbière ? Le Rassemblement national, reconquête. Est-ce qu'on a l'impression par moment, dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, toute personne qui n'est pas d'accord avec lui est d'extrême droite ?

Non, ce n'est pas vrai. Éric Zemmour, c'est une force politique, ce sont des forces politiques qui progressent. Maintenant, après, il y a un autre débat.

Et je profite là, après vous avoir laissé à 10h, je serai avec les journalistes du JDD. C'est qu'il y a des émetteurs, des acteurs, des militants d'extrême droite qui sont dans une démarche aussi de diffusion dans le monde des médias. Et notamment, la rédaction du JDD s'oppose à la nomination de l'ancien rédacteur en chef, je crois, ou directeur de publication de Valeurs Actuelles, qui a été expulsé de son journal parce qu'il a été jugé comme trop d'extrême droite et qui rejoindrait la rédaction du JDD.

Les journalistes du JDD, malgré le cas reproche que je peux leur faire, ont raison de dire que si un grand hebdomadaire passe entre les mains d'un homme qui est dans une croisade d'extrême droite, je nomme là M. Geoffroy Lejeune, d'un homme structuré, intelligent, mais qui est clairement dans un combat civilisationnel, identitaire, bon, là, il y a un problème. Ça, c'est l'extrême droite qui progresse.

C'est l'extrême droite qui progresse, les idées qui se répandent dans le pays, que c'est la faute à l'immigration, que nous sommes aujourd'hui sous la pression de gens d'une vague qui remettra en cause l'identité même du pays. RMC et BFM TV. Oui, je vous remercie.

On a appris hier des hausses significatives dans plusieurs domaines. Plus 10% pour les prix de l'électricité au 1er août, la hausse du pass Navigo, c'est le pass pour prendre les transports en Ile-de-France. Donc ça, c'est à partir du 1er janvier prochain.

Et une nouvelle taxe à venir sur les alcools et les vins. Est-ce que l'une de ces augmentations est justifiée pour vous plus 10% ? Je vais parler du prix de l'électricité en particulier.

Ça fait depuis 2019, je crois, 31% d'augmentation. Ça aurait dû être près de 75% si on écoutait la commission de régulation de l'électricité qui faisait des recommandations au gouvernement. Et si on écoutait la France Insoumise, je suis pour le blocage des prix.

D'accord ? Donc si on a un gouvernement énergique qui pense au peuple et pas à je ne sais trop quoi, on aurait des solutions. Qu'est-ce que c'est qui ?

Là, on n'a pas le temps de développer, mais le prix de l'électricité n'est pas fixé sur le prix de la production. Il augmente parce qu'il y a un système d'un prix européen de l'énergie qui est indexé sur le gaz. D'accord ?

Donc on en vient à une situation où l'électricité ne coûte pas plus cher. C'est ce qui nous permet quand on n'a pas beaucoup de production d'électricité d'importer, de bénéficier aussi de la solidarité. Un phénomène de solidarité européenne qui fait qu'il y a aussi un marché de l'électricité.

Avouez qu'il est absurde qu'il y a un effet mécanique que l'électricité 1 800 euros. C'est quasiment un mois de salaire supplémentaire qui va partir pour payer l'électricité qui ne coûte pas plus cher mais parce qu'elle est indexée sur le marché européen. Sur l'année ?

C'est 500 euros par mois ? Sur l'année, j'entends bien. Pour nos auditeurs et nos téléspectateurs.

Un mois de salaire sur l'année, on aura compris. Merci de préciser. Mais c'est qui ?

Tout le monde est pris à la gorge. Là, on vient d'avoir une inflation de 4% sur les prix, 13% sur les produits d'alimentation, les salaires qui ne suivent pas. Selon l'OFCE, une perte de pouvoir d'achat de près de 2% à la fin du mois.

Et en même temps, c'est mon petit effet, mon ami François Ruffin l'a fait avant, magazine de challenge, les 500 premières fortunes qui, elles, augmentent comme on n'a jamais vu. Aujourd'hui, 40% du PIB, l'équivalent de 40% du PIB est entre les mains des 500 personnes les plus riches. M.

Bernard Arnault a vu sa fortune personnelle augmenter de manière exponentielle. Donc, on est dans un pays quand on est républicain. Quand on est républicain...

Quand on est républicain, quand on est républicain, vous dit, « Mais la France, ce n'est pas un paradis fiscal. On a des taux d'imposition qui sont parmi les plus élevés. » Ça, c'est la blague du mois de juillet de M.

Attal. C'est un farceur qui, si lui venait à ne plus faire partie du prochain gouvernement, peut faire du stand-up. Mais on arrête de dire des bêtises.

Les plus fortunés de ce pays sont moins imposés que l'ensemble de la population. D'accord ? Quand on est républicain, qu'est-ce que ça veut dire la République ?

La République n'est pas un régime neutre. C'est un État qui organise justement l'égalité entre les citoyens. Le principe, c'est que les petits payent petit, les gros payent gros.

Moi, c'est ma règle, justement. Quand on a l'honneur de pouvoir accumuler une fortune, certains le doivent d'ailleurs à leur talent ou je ne sais trop quoi, mais on participe plus à l'effort national. Et notamment par des réformes fiscales, on permet que nous puissions vivre mieux.

Et sur l'alcool, est-ce qu'il faut augmenter la taxe sur les alcools ? Votre collègue Fabien Roussel, le communiste, il dit que c'est une taxe anti-classe populaire. C'est aussi une taxe de santé publique ?

Non, mais qu'il y ait des politiques de santé publique qui soient menées de prévention, il ne faut pas fumer, il ne faut pas abuser d'alcool, je suis d'accord. Maintenant, on voit bien là que dans le contexte dont je suis en train de parler, c'est-à-dire que tout augmente et on continue à créer des conditions que tout ce qui est de la consommation populaire est de plus en plus lourde. Redvenons à la hauteur de la situation.

Il faut bloquer les prix, il y a eu des effets d'aubaine, on en a plus tant d'en parler, de quelle manière à grande distribution a profité de la situation. Et vous reviendrez pour nous en parler sur RMC et BFM TV. Merci beaucoup.

Il est 8h53 sur RMC et BFM TV. Merci beaucoup Alexis Corbière. Bonne journée à tous.

Dans un instant, nous irons dans les Alpes de Haute-Provence être commune ce hameau du Auvergne qui est toujours coupé du monde. Nous sommes 11 jours après la disparition du petit Émile, deux ans et demi, toujours aucune piste, toujours aucun indice. En tout cas, officiellement, le point complet sera avec nos envoyés spéciaux et mes invités sur le plateau.

A tout de suite. Nouvelle Volkswagen ? Oui, bien vu.

Elle est électrique. C'est courageux. Tu sais, l'autonomie, la recharge rapide, c'est pas encore ça.

Salut Emma. Alors, cet essai ? Écoute, super.

Papa, t'as vu ? C'est une électrique. Il faut que je parle à maman une minute.

En France, on va toujours de l'avant. On y va avec toute notre assurance. L'assurance des lèvres tôt, des couches tardes, des couches tardes qui se lèvent tôt, des grands bosseurs, des petits travailleurs.

Notre assurance, c'est celle de tous les Français. Ici, là, partout, même là. L'assurance qui vous accompagne dans vos projets, vos combats, vos envies, vos galères.

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