Aller au contenu
Tous les transcripts
Débatfranceinfo (sur YouTube)· 14 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Le RN va-t-il sauver Sébastien Lecornu pour le budget 2027 ? Gaëtan Dussausaye face à Richard Ramos

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:20RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous assumez de regarder vers le RN pour faire adopter le budget ?

  • 4:50OuverteRéponse partielle

    Quelles seraient vos lignes rouges pour une éventuelle censure du budget ?

  • 5:20RelanceÉludée

    La mesure contre les retraités à partir de 1270 € constitue-t-elle une ligne rouge ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui constituerait une ligne rouge pour le Modem dans les concessions au RN ?

  • 10:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas indexer la prime d'activité sur l'inflation ?

  • 12:23OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous le contre-budget du RN avec 140 milliards d'économies et 30 milliards de baisses d'impôts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Fait
    « il fallait faire beaucoup d'efforts pour que la France réussisse enfin à redonner confiance à ses créanciers »
  • 1:46Promesse
    « la baisse de la TVA sur l'intégralité des énergies, la TVA0 sur un panier de sans produits première nécessité »
  • 1:46Promesse
    « le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui n'ont pas un casier judiciaire à leur actif »
  • 8:56Chiffre
    « les multinationales par des mécanismes de défiscalisation, ils payent que 7 »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Vous êtes les sauveteurs de la Macronie. Bon, Mathilde Panot connaît trop bien le fonctionnement de l'Assemblée nationale pour savoir queelle raconte malheureusement n'importe quoi dans cette intervention. Hier, ce n'était pas un vote pour ou contre le budget, c'était un vote pour savoir si oui ou non on accepte d'en débattre. Et nous, on veut justement débattre. on veut allais dire aux français ce que l'on trouve de bien, ce que l'on trouve de pas bien, ce qui ressemble à des punitions, ce qui ressemble à des privations dans le budget de Sébastien Lecornu et surtout de profiter aussi de cette tribune pour faire valoir nos propositions parce que je pense que c'est tout ce qu'attendent justement les Français à l'égard de ce débat budgétaire, d'autant plus que la

0:33

situation est d'autant plus pénible. On a vu encore la déclaration de la présidente du FMI, la directrice du FMI aujourd'hui [raclement de gorge] nous expliquer que il fallait faire beaucoup d'efforts pour que la France réussisse enfin à redonner confiance à ses créanciers et à ses prêteurs notamment. Donc il y a beaucoup de boulot et le débat va servir à ça. On reviendra sur vos propositions tout à l'heure qui font euh qui font beaucoup réagir. Le fait est qu'au-delà de cette motion de rejet Marine Le Pen a dit voilà il vaut mieux un budget imparfait que pas de budget du tout. En face, les oppositions de gauche dénoncent un budget qui est fort avec les faibles et faible avec les forts. Les retraités, les étudiants, les familles qui vont devoir contribuer, mettre la main à la

1:12

poche. Pour celles qui se veut la candidate du pouvoir d'achat, est-ce qu'il y a pas là une forme de contradiction ? Mais là, nous n'en sommes qu'à la première étape des discussions. C'està-dire qu'on est en première lecture à l'Assemblée nationale, donc nous, on n'est pas on n pas le tempérament pessimiste ou fataliste. On espère pouvoir faire avancer un certain nombre de nos propositions. La baisse de la TVA sur l'intégralité des énergies, la TVA0 sur un panier de sans produits première nécessité. Pourquoi pas également le permis de conduire gratuit pour tous les jeunes qui n'ont pas un casier judiciaire à leur actif. Des propositions qu'on a formulé à l'occasion de cette campagne présidentielle et qu'on va continuer à défendre. Pendant oui, mais on a aussi

1:46

des propositions d'économie, on pourra y revenir. Donc en fait, on n'est pas pessimiste, au contraire, on se dit qu'on va peut-être pouvoir aussi changer cette copie budgétaire et convaincre le gouvernement de la changer. Cette discussion comme une tribune pour présenter votre programme. Mais néanmoins, juste une dernière petite réflexion, on sait pertinemment que c'est un budget éphémère. C'est un budget qui aura cours jusque dans les 6 prochain jusque dans les 6 prochains mois de l'année prochaine parce que le président de la République, quel qu'il soit l'issue de l'élection, évidemment voudra un nouveau projet, un nouveau projet de budget avec une nouvelle majorité. Et ce que dit Sébastien Lecnu, c'est que la plupart des dispositions budgétaires pourront être modifiées par par simple

2:20

décret et pas forcément par une voie parlementaire. Richard Ramos, l'année dernière, Sébastien Lecnus était tourné vers le Parti socialiste pour faire adopter son son budget. Cette fois-ci, est-ce que vous assumez au bloc central de regarder vers le vers le RN ? C'est avec eux qu'il faudra discuter pour pour tenter de trouver une voie de passage ? Non, mais on vit à l'Assemblée nationale, en couple à trois. C'estàd que avant vous aviez la gauche, la droite, il y avait une majorité et cetera. L'Assemblée nationale, les Français l'ont compris. Il y a il y a deux blocs, deux grands blocs, leur Assemblée nationale, on va dire le bloc de gauche et puis le le bloc du milieu. Et donc de toute façon, pour passer le budget, nous n'avons pas la majorité. Hm hm.

2:57

C'est clair. La dernière fois, le Parti socialiste avait voté avec nous avec le retrait des retraites. Aujourd'hui, c'est la course à la à la présidentielle. Quand madame Panot parle tout à l'heure, c'est pas quelqu'un qui nous parle du budget de la nation pour que les Français aient un budget. C'est quelqu'un qui est porte-parole du candidat Mélenchon et qui fait de la politique politicienne puisque de toute façon sans avoir vu le budget, LFI a dit "Je le voterai pas". alors qu'il l'avait pas vu. Et donc on est dans un on est dans un une posture qui est une posture post-présidentielle. Mais donc vous allez du coup devoir vous mettre entre les mains du rassemblement. Mais c'est pas entre les mains parce que sans si on n pas nos voix à nous déjà et nous des

3:34

fois c'est un peu compliqué entre le modem renaissance et cetera. Donc déjà fa d'ailleurs on sait jamais comment vous positionnez quand on vous en plateau. Et donc mais d'ailleurs moi je vote les textes. Je suis de ceux qui votent les textes. Il m'arrive même de de prendre des amendements du Rassemblement national et il m'arrive même de d'aller avec des gens de chez LFI. Oui. Donc c'est pas un problème pour vous discuter avec le R. Non non, pour moi c'est est-ce que c'est dans l'intérêt des Français ? C'est ça qui compte. Et quand on est parlementaire, on doit on doit se dire est-ce que c'est dans l'intérêt des Français aujourd'hui je pense que les Français quand vous regardez bien les sondages, ils veulent un budget, même un budget imparfait. Et donc je pense que

4:11

il faudra discuter avec la gauche. Moi je l'espère qu'on qu'on arrive avec la gauche. Oui. Oui. Vous avez vu par exemple que François Hollande a dit que lui il présente pas le PS non plus mais il est il est il peut que je sache et je pense qu'il a aussi autour de lui des gens qui peut convaincre. Donc moi je pense qu'on va présenter notre budget et que de toute façon si on veut un budget pour la France dans l'intérêt des Français parce qu'ils le veulent il faudra discuter avec le Rassemblement national et avec la gauche et au regard prenons un exemple. Je veux je veux qu'on baisse contributions à l'Europe par exemple. Et bien est-ce que pour pouvoir passer ce budget dans l'intérêt des Français, est-ce qu'on sera prêt ou pas négocier avec eux sur cette affaire

4:50

là ? C'est c'est le Parlement, faut arrêter de penser que c'est la présidentielle. Le Parlement, d'abord on vote, vous seriez prêt vous seriez prêt vous à baisser les contributions pour l'Europe ? Comment ? Non, moi je suis un centriste, donc je j'ai pas fair, mais c'est les discussions qui vont s'ouvrir. Mais alors justement alors justement les discussions qui vont s'ouvrir, les lignes rouges parce que on on en est évidemment là au Rassemblement national. Dans quel cas de figure ? Qu'est-ce qui constituerait pour vous une ligne rouge qui amènerait à une censure de ce budget ? Alors, il y a énormément de choses qui ne vont pas dans le budget de Sébastien Lecornu. Alors, ça va être difficile de vous dire exactement lesquelles constituent des lignes rouges. En fait,

5:20

nous pour l'instant, on est encore dans la première étape de la discussion. On est encore en train d'essayer de corriger la copie du gouvernement et on verra lorsque le texte nous reviendra du Sénat quelles sont les décisions sur lesquelles le gouvernement a tranché et dans quel sens. Moi je me rappelle quand même des listes de courses de Marine Le Pen les années précédentes. Cette fois-ci vous avez du tout la même stratégie. Mais il y a encore de quoi aujourd'hui vous prenez par exemple la punition contre les retraités contre les Français qui ont travaillé. Alors celui-ci par exemple quand vous regardez alors à l'époque on nous a dit on va faire contribuer uniquement les retraités très aisés. Après, on a appris un peu plus tard dans l'été que ce serait à partir

5:51

des pensions de retraite à 2000 € c'est-à-dire un peu plus de 45 % des retraités français. Et maintenant, on nous dit qu'en fait même à partir de 1270 € et quelques, l'indexation ne sera pas totale à partir du moment où la portion de retraite ne suit pas euh le le prix de la vie et l'inflation, c'est donc vous avez une perte de pouvoir d'achat et c'est comme ça qu'on sitation. Alors, allons allons au bout de de vos propos. Est-ce que ça ça constitue une ligne rouge si le gouvernement ne cède pas là-dessus ? C'est un motif de censure mais nous nous ferons tout pour faire tomber cette mesure là au cours des discussions et ensuite à la fin des fins on verra ce qu'il reste dans la copie du gouvernement et on verra si on censure ou si on ne censure pas. Cette décision

6:27

elle se prendra à la dernière minute aujourd'hui. Il est malheureusement trop tôt et on ne va pas faire une liste de courses de 10 ou 15. Oui, mais on est encore une fois dans une situation qui est différente par rapport aux autres. C'est pas ça. C'est que là, on est dans une situation financière tellement euh catastrophique. Vous l' vous l'avez vu, hein, les taux d'intérêt notamment sur les OAT, sur les taux d'emprunt à 10 ans pour la France qui maintenant frô les 5 % qui pourraient s'aggraver euh si la France n'est pas capable de redonner de la confiance notamment à ceux qui lui prêtent. Tout ça fait que évidemment il faut prendre aussi ses débats budgétaires avec sérieux, avec crédibilité parce que le but c'est qu'on ait une élection présidentielle qui ne

7:00

soit pas perturbé par le comportement des marchés financiers et par la réaction des marchés financiers. Qu'on puisse avoir une campagne présidentielle qui se tient en en ordre à l'endroit pour qu'à la fin le président de la République et je l'espère la présidente de la République puisse enfin pouvoir changer la politique et redonner confiance justement également aux marchés financiers mais surtout aux Français qui décident de ce budget. Et du côté du modèem, qu'est-ce qui constituerait une ligne rouge dans les concessions qui pourraient être faites au au Rassemblement national ? Non, nous on a on a des des lignes, c'est Jean-Paul Math chez nous qui est qui est au budget, à la manœuvre. Nous par exemple au modem déjà dans le bloc central, on veut une contribution des plus riches.

7:38

Ce qui était pas toujours évident dans le bloc dans le bloc central notamment sur les sur les sur les retraites. Je pense alors là, il y avait eu un curseur à 2000 € nous on pense que c'est 4000 et 6000 pour un couple mais je pense que des gens qui gagnent seul 4000 € à la retraite et un couple 6000 € à la retraite, il faut les il faut qu'il participe à l'effort national. Et toute la difficulté de ce budget-là, c'est de pas dire euh on va aller sur les retraités, on va aller sur tel endroit euh sur les APL, c'est que tout le monde puisse se sentir euh comme quoi les Français, vous savez, ils sont ils sont conscients queil y a de la dette qu'il falloir faire un effort. Simplement, ce qu'ils veulent, c'est que l'effort soit juste. Et puis, il y a un petit côté français. Et

8:18

est-ce qu'il est juste en l'État l'effort ? Non, je pense qu'il est pas juste. Je pense que moi, par exemple, et je je discutais ce matin avec Jean-Paul Matri euh sur sur le budget, je pense qu'il faut aller faire chercher un peu plus d'argent à des gens qui sont des notamment des retraités qui sont au-dessus de 4 € par des retraités ou vous parlez d'une façon plus générale générale. Est-ce que vous croyez que c'est normal l'impôt sur les sociétés que nos petites PME, nos artisans quand ils payent l'impôt sur les sociétés, ils sont à 20 25 et que les multinationales par des mécanismes de défiscalisation, ils payent que 7. Moi, je veux qu'on aille chercher l'argent là où où de temps en temps les multinationales s'arrangent par des mécanismes d'optimisation pour pas payer d'impôts

8:56

en France. Donc moi, je veux que ceux qui ont les moyens, ils fassent un effort. Et le modème a toujours été sur ce sujet-là, notamment avec Jean-Paul Mati, très attentif à ces sujets-là. Donc c'est ça qu'on va bagarrer notamment dans le budget. Donc par exemple, typiquement la taxe Zucman qui est mise sur la table par les socialistes, c'est quelque chose que vous pourriez voter. Alors moi je la regarde sauf qu'il y a un problème, j'ai juste un problème avec l'attaque Zukman. c'est que dans l'attaque zumane, quand par exemple un actionnaire familial dans nos ETI hein qui font tous les emplois de nos territoires, euh on a des parts dans une société, dire que la la fortune de la personne, elle est de 100 à ce moment-là, ça peut dévisser de 10 en moins d'un an. Et donc attention à

9:33

garder l'outil productif en dehors de ce que l'on doit taxer chez les plus riches. Moi, je suis notamment dans la transmission au moment de l'héritage comme on dit. Et bien là pour le coup que les haut patrimoine on les fasse contribuer davantage pour une meilleure répartition. Attention à pas toucher, pardon, à l'outil de production. Si on touche trop à l'outil de production, alors on va mettre nos entreprises en danger. C'est-à-dire que quand vous allez céder votre entreprise à vos enfants qui est une belle entreprise familiale, vous n'aurez pas les moyens de payer la succession et donc on aura des prédateurs fonds de pension américain qui viendra acheter nos entreprises françaises. C'est ça qu'on va bagarrer dans le budget. Vous vous parliez de la la justice fiscale et

10:08

notamment de ces mécanismes pour lutter contre la suroptimisation qui parfois d'ailleurs frôlent un peu avec la fraude fiscale en ce qui concerne les grandes multinational. Là-dessus, on se rejoint parfaitement. D'ailleurs, je souviens des débats qu'on avait eu à l'automne dernier avec monsieur Mati, le député Mati notamment où on avait retrouvé une alliance de circonstan entre le Rassemblement national et le modèle. À l'époque, malheureusement, le bloc central et la minorité gouvernementale aujourd'hui n'avaient pas retenu cela et l'avait énormément dénoncé. Alors, ça va être tout l'intérêt de ces débats budgétaires, c'est de trouver les points sur lesquels on peut se retrouver. Il y a il y en a un autre par exemple où je pense qu'on en arrivera à être d'accord

10:39

euh c'est sur le fait d'avoir aujourd'hui le gouvernement euh qui veut s'attaquer aux Français qui bossent et notamment en ne revalorisant pas la prime d'activité, en indexant pas la prime d'activité sur euh l'inflation. Ça c'est quelque chose que je ne comprends pas parce que encore en janvier dernier, il y avait le ministre du travail Jean-Pierre Farandou qui disait que la revalorisation était nécessaire parce que c'était un geste qui était apprécié, qui était entendable à ceux qui ont fait le choix du travail. Aujourd'hui, quand on se rend compte que le gouvernement veut s'attaquer à la prime d'activité qui concerne plus de 4 millions 4 millions de foyers, c'est-à-dire 8 millions de français si vous prenez en compte les conjoints et les enfants et

11:10

parmi lesquels vous retrouvez en plus de ça 21 % de familles monoparentales, c'est-à-dire des maères isolées principalement. Désolé mais c'est une décision que je ne comprends pas et je pense qu'on trouvera une majorité à l'assemblée pour corriger justement cette erreur. Une des difficultés, on a un budget, on l'a dit tout à l'heure, qui est presque près présidentiel. Donc dans le calcul des votes des budgets, vous aurez les candidats qui regarderont leur intérêt électoral pour la présidentielle. Mais il y a quelque chose qu'il faut dire au français, c'est que jusqu'à présent dans le budget, on avait assis finalement les recettes sur les actifs et ça, on arrive à la limite de cette affaire là. C'est-à-dire que comme il y a moins d'actifs par rapport à des retraités,

11:46

vous avez des gens qui sont aujourd'hui des travailleurs prouvent et qui se lèvent tous les matins. Et ça c'est insupportable. Donc nous ce qu'on va essayer dans ce budget-là, c'est peut-être arrêter de faire porter trop la charge sur les actifs, sur ceux qui qui se lèvent pour aller peut-être chercher là où il y a trop de prestation sociale à des gens qui euh notamment pourraient aller travailler et puis faire participer les plus riches et notamment et ça c'est pas la mode ça, on se fait mal voir les retraités les plus riches mais je dis bien les plus riches à 2000 € on n'est pas riche quand on est retraité hein. C'est c'est Richard Ramos ces discussions égal aussi disait il y a un instant, c'est aussi une tribune pour les oppositions à quelques mois de la

12:23

présidentielle pour faire valoir leur leur programme et chacun aujourd'hui c'était la France insoumise qui a présenté son contrebudget il y a quelques jours, c'était celui du Rassemblement national qui a suscité beaucoup de réactions. On a entendu parler d'un budget camoulou incantatoire inapplicable escroquerie intellectuelle. Ça c'est ce que disent vos opposants politiques et les charges sont très sévères aussi vis-à-vis des économistes. Comment vous vous qualifiez le contrebudget du Rassemblement national qui prévoit 140 milliards d'économies sur 5 ans et en même temps 30 milliards de baisses d'impôts ? Non mais c'est c'est un budget présidentiel. C'estàd qu'à la fois c'est à la fois c'est en même temps le père Noël et en même temps le père Fouettard.

13:00

C'estàd que on fait des cadeaux pour électoraux d'un côté et puis de l'autre on essaie d'imaginer là où on va pouvoir aller récupérer. Et donc aujourd'hui pour moi et ce sera la discussion qu'on aura le budget du Rassemble national est un budget présidentiel. C'est pas un budget réaliste. Vou dire un budget politicien. C'est un budget politicien. Un budget politicien. Donc c'est c'est dommage parce que le le débat était sympa. On était sur les points positifs sur lesquels on pouvait se trouver et puis là dans un coup on sais que le modèle le mod et le RN ont visiblement beaucoup de points communs mais j'imagine que évidemment je comprends totalement et d'ailleurs sur les les fameux experts spécialistes et cetera. Bon j'ai vu que vous aviez notamment Terranova qui avait émis toute

13:40

sa réserve sur le projet et la trajectoire financière. Exactement. Bon Terranova, je rappelle quand même que c'est une officine association très hatchée et un tingk du Parti socialiste revendiqué. Je n'attends pas de Terranova à ce qui nous adresse les lauriers. concernant notre trajectoire financière. Oui. Oui. Non mais bien sûr euh si vous voulez euh pourquoi d'abord cette trajectoire financière ? C'est quand même important de le dire hein. Il y a euh avant l'été on a cin ou si cinq économistes je crois dans mes souvenirs qui ont répondu à une mission qui venait du premier ministre Sébastien Lecornu et qui a été aussi téléguidé par par Ber qui consistait à dire faites-nous un état des finances publiques, faites-nous un état de la santé de nos comptes publics et dites-nous ce qu'on doit

14:16

faire. Ils se sont tous mis d'accord sur un chiffre, c'est celui de 120 milliards d'euros. Ce chiffre de 120 milliards d'euros, c'est quoi ? C'est une trajectoire finalement de réduction des dépenses budgétaires et c'est un ajustement budgétaire que l'on doit faire à Horizon 2032. Si on veut éviter à tout prix ce qu'on appelle l'emballement de la dette, c'est le moment où votre dette augmente plus que la croissance. Oui, mais si vous voulez c'est ça qui est important parce que aujourd'hui sur cette trajectoire financière, c'est qui qui justement à la fin août à lors de l'université d'été du MEDEF a mis en place ce chiffre sur la table en disant moi j'ai entendu ce que nous ont dit les économistes, j'ai entendu ce qui nous oblige pour les cinq prochaines années et donc on va

14:51

travailler là-dessus et faire des propositions. C'est Marine Le Pen. Les autres n'ont strictement rien dit. Alors je veux bien qu'il soit très de mode d'aller attaquer la moindre proposition du Rassemblement national. qu'on sera décortiqué au microscope sur l'intégralité de nos propositions, c'est pas grave, on aura tout le temps de les défendre, les présenter pendant la campagne présidentielle, mais il faut surtout rappeler à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle que c'est de leur responsabilité aussi de faire valoir des propositions. Vous citez vous citez les économistes et ce que vous disent les les économistes et et là je parle pas de Terranova. Quoi que c'est intéressant parce qu'ils ont pris des exemples chiffrés mais là je ne vous parle pas de Terra Nova, je vous

15:21

parle de de Eric et lui ce qu'il dit c'est un un budget qui est schizophrénique parce qu'à la fois vous proposez une cure d'austérité avec 66 milliards d'euros d'économie sur les dépenses publiques et en même temps dès la première année et en même temps un rebond de la croissance. Il dit mécaniquement c'est pas possible en fait. Alors vous n'avez pas qu'un rebond de la croissance. Attention parce que en fait quand vous faites un budget vous faites des choix. Le budget d'ailleurs c'est la traduction en terme de compte public des choix politiques que vous faites et du programme politique que vous voulez porter. Alors nous on assume. Oui, il va y avoir des efforts, mais qui va peser sur qui vont peser ces efforts ? L'État d'abord pour commencer parce qu'il y a un train de vie de l'État qui

15:51

aujourd'hui est hors de contrôle. On a le 1 feuille administratif d'un côté, le 1000 feuille territorial de l'autre. On a l'agencification aussi de l'État et des missions de l'État qui a explosé. On a aujourd'hui, c'était le chiffre de François Bairou, 1244 agences et opérateurs publics. Il y a de quoi aller chercher d'abord sur ce gros bout de gras qui est le train de vie de l'État. Et puis ensuite, il y a toutes les dépenses pour lesquelles les Français n'ont pas été concertés, n'ont pas été finalement n pas approuvé. la contribution sur l'Union européenne, l'immigration, la force dans un parti politique où le mon chef François Baïou, il a été démis sur le budget et les économies pour la France. C'estàd que François Baou, il vient devant l'Assemblée nationale, il dit il faut 40

16:29

milliards d'économies et on lui dit ben non voilà parce que il avait dit deux choses. Il avait parlé de la dette et on est devant là dans quelques jours. Peut-être que on aura encore des taux qui vont augmenter. Et le deuxième le deuxième le deuxième élément qui est qui était le sien, c'était vous rappelez les boomers et parce qu'il disait que c'est la faute des boomers, donc il disait on est en train de sacrifier la jeunesse et il a eu raison deux fois. Et donc aujourd'hui de toute façon, il faudra faire des économies et donc c'est mentir aux Français que dire qu'on les fera pas. Le débat, il doit être cet effort là et cet effort-là, il devrait être collectif. Je le répète, les Français, ils ont ils ont compris qu'il faudra faire des efforts, mais comme

17:10

d'habitude, je voudrais que l'effort de mon voisin soit peut-être un peu plus fort que le mien. Et donc soit ce budget-là il arrive à prendre la globalité des efforts et on arrivera à le passer, soit on va sectoriser et ça ne marchera pas. Et là aujourd'hui, moi je trouve que votre budget, je l'ai dit tout à l'heure, je l'ai résumé en disant que c'est le mélange du père Fard et du père Noël. C'estàd que c'est pas réaliste, c'est pas une feuille de route qui permet, je dirais, de dire très clairement, courageusement où est-ce que vous faites les économies parce que vous c'est assis, les économies sont assis notamment sur une croissance qui est très hypothétique. Alors, évidemment, il faut regarder la croissance, c'est-à-dire comment on redonne à nos PME un avantage concurrentiel, comment

17:52

on fait que dans les marchés publics, on puisse avoir un marché public qui donne quand même l'avantage aux produits français ou européens, ce qui est pas le cas et c'est ce que font pourtant les Chinois et les Américains et nous on se couche de temps en temps. Mais il n'empêche que il y a pas de visibilité dans comment vous équilibrez votre budget avec les dépenses que vous voulez faire. Si si si vous me le permettez, il y a il y a plusieurs choses. En effet, dans notre trajectoire financière, il n'y a pas que du salé. Certes, il y a d'abord toutes les mauvaises dépenses justement qui d'ailleurs ne sont plus supportées par les Français. On a parlé du 30 de l'État, on peut parler de la contribution au budget de l'Union européenne qui va encore augmenter de

18:23

plus de 2 milliards d'euros cette année. Il y a le coût habissal évidemment de l'immigration, le coût de la fraude sociale, le coût de la fraude fiscale. Donc là-dessus, on a fait un ensemble de propositions qui sont d'ailleurs disponibles directement sur internet et auxquels je renvoie l'intégralité des Français à aller se référer. Mais ensuite, il doit aussi y avoir des choix politiques parce que si vous coupez juste un peu partout, en effet, vous n'apportez pas les réformes structurelles dont on a besoin. Non et je vous en ai parlé les 30 villes de l'État feuille territorial les PCI par exemple les agences tout ça on sait très bien que c'est pas pardon on sait très bien que c'est pas avec le train de vie de l'État et les agences même s'il faut le faire François l'a dit qu'on

18:59

équilibre qu'on qu'on équilibre 100 milliards 120 milliards territorial peut-être partager cette idée avec ce que ce que certains ont appelé des provinces avec le mélange des conseils départementaux et régionaux avec moins d'élus pourquoi pas mais ça fait pas La maille c'est pas qui en français à qui vous faites des à qui vous demandez de faire un effort ? Regardez, je je vous donne un exemple très concret. Les les je prends un risque. Je dis que les retraités qui sont à plus de 6000 € on doit on doit leur en prendre un peu, il doivent faire un effort à qui vous prenez on a l'impression de prendre la Commission européenne les voyz-moi de vous répondre un exemple très concration. Vous savez bien vous savez bien que quand on va sortir d'ici si on

19:43

prend un taxi ou un Uber ce sera un immigré. Quand on y si on va manger au restaurant, on aura besoin d'immigration. On a besoin d'une immigration par le travail. Non mais je suis désolé, il est 19h30 et c'est la fin du débat. Je vous avais dit c'est c'est 20 minutes mais on vous invitera de nouveau pour parler de budget et pour et pour prolonger cette discussion autour du contrebudget du Rassemblement national