Nicolas Dupont-Aignan en direct de l'Edhec business school !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 53 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Souhaitez-vous rebondir sur un des points du micro-trottoir ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Sur quelles valeurs et idées ce ralliement doit-il se baser ?
- 9:33ComplaisanteRéponse directe
Dans cette prise de parole, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à n'importe quel homme politique de droite.
- 9:47OuverteRéponse directe
Quels sont les obstacles pour construire ces coalitions ?
- 20:38OuverteRéponse directe
Récemment, IFOP a sorti deux sondages qui vous donnent raison.
- 26:11OuverteRéponse directe
L'assimilation n'est-elle pas un abandon de ses racines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« 'il n'avait pas été fait au centre de l'île. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Vous faites le micro-trottoir dans ma circonscription en banlieue parisienne, à Vigneux par exemple, ville où il y a 47 nationalités. »
- 1:10Invité politiqueFait
« Je ne crois pas qu'on puisse gouverner un pays en laissant tomber les deux tiers du pays et les deux tiers des Français. »
- 4:00Invité politiqueFait
« C'était 2002, je ne sais plus, ou 2007, je ne sais plus. »
- 20:44InvitéChiffre
« Un premier sondage dit que 63% des Français ne se sentent plus vraiment chez eux. »
- 31:41Invité politiquePromesse
« On a 25 mesures sur notre site. »
- 31:56Invité politiqueFait
« Ce que j'appelle le protectionnisme intelligent. »
- 32:45Invité politiqueFait
« Et puis, dans certains cas, il y a du protectionnisme dur. »
- 33:20Invité politiqueFait
« Incitation à produire les cockpits d'Airbus. »
- 33:35Invité politiqueFait
« Ils n'en ont rien à foutre. »
- 35:31Invité politiqueFait
« Il y a l'Allemagne, il y a la France, il y a la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne. »
- 36:01Invité politiqueFait
« L'Irlande, qui nous emmerde sur le Brexit, alors qu'ils sont en train de profiter de tout, ils trichent avec toutes les règles fiscales. »
- 36:40Invité politiquePromesse
« On fait sauter les sanctions avec la Russie. »
- 37:52Invité politiqueFait
« Galiléo, et avec beaucoup de mal. »
- 38:07Invité politiqueFait
« Si vous allez aux Etats-Unis, c'est GPS. Si vous allez en Russie, vous prenez l'opérateur russe. Si vous allez en Chine, vous prenez l'opérateur chinois. »
- 46:25Invité politiqueChiffre
« 90% des médias en France dépendent de 10 milliardaires, dont la plupart dépendent des commandes de l'État. »
- 50:00Invité politiqueFait
« Je suis totalement hostile à la GPA parce que c'est la marchandisation. »
- 54:24Invité politiqueFait
« j'ai fait signer le CETA »
- 54:26Invité politiqueFait
« j'ai viré Hulot »
- 54:30Invité politiqueFait
« ils ont réduit les aides à l'isolation thermique »
- 55:44Invité politiquePromesse
« je pense au centralatorium sans déchets, sans risque »
- 1:01:46Invité politiqueChiffre
« on a 6 millions de chômeurs dans un pays »
- 1:02:36Invité politiqueChiffre
« ils ont un taux de renouvellement démographique de 1,2 »
- 1:10:22Invité politiqueChiffre
« il y a 400 000 chercheurs européens qui vivent aux États-Unis »
- 1:10:55Invité politiqueChiffre
« 14 milliards de fraudes à la carte vitale »
- 1:17:11Invité politiqueFait
« a publié des tweets inacceptables »
- 1:17:13Invité politiqueFait
« que même Jean-Marie Le Pen n'aurait pas accepté »
- 1:17:15Invité politiqueFait
« ni Marine Le Pen »
- 1:17:34Invité politiqueFait
« Charles Gave a dit des choses très intelligentes sur l'euro »
- 1:17:40Invité politiqueFait
« c'est de parler de capitalisme de connivence et pas de droite libérale »
- 1:17:47Invité politiqueFait
« il y a une certaine droite libérale qui est fascinée par Macron parce qu'elle est piégée par Macron »
- 1:17:51Invité politiqueFait
« nous sommes dans un système de dépense publique excessif »
- 1:17:57Invité politiquePromesse
« je veux qu'on recrée un écosystème de création de richesses dans notre pays »
- 1:18:03Invité politiqueFait
« je suis beaucoup plus libéral entre guillemets que Marine Le Pen par exemple »
- 1:19:55Invité politiqueChiffre
« 12-13% et qui sont passés à 5 »
- 1:20:01Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a très bien joué médiatiquement il a fait passer tous les gilets jaunes pour des casseurs »
- 1:20:07Invité politiqueFait
« les gilets jaunes c'était une révolte sociale avec des gens qui voulaient au contraire une France du travail »
- 1:20:18Invité politiqueFait
« j'ai eu un tort pendant cette campagne européenne »
- 1:22:29Invité politiqueChiffre
« on a perdu 0,2% des voix »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan83 %
- ?7 %
- Invité5 %
≈ 74,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur
Dupont-Aignan, bonjour et encore merci de venir et d'accepter notre invitation. Bonjour à tous. Bonjour
à vous. Pour
commencer, souhaiteriez-vous rebondir sur un des points du biais d'humeur ou ce micro-trottoir ?
Il
y a tellement de choses à
dire. Tellement de choses. D'abord deux choses. Ce micro-trottoir ne serait pas le même, du tout le même,
s
'il n'avait pas été fait au centre de l'île. Vous faites un micro-trottoir dans une petite ville moyenne
de
France.
Vous
faites le micro-trottoir dans ma circonscription en banlieue parisienne, à Vigneux par exemple, ville où il
y
a 47 nationalités. Vous faites... ça n'a rien à voir.
C
'est un micro-trottoir très typé, si je puis dire. Notamment, c'était intéressant sur la mondialisation.
Je
peux vous dire que les avis dans ma circonscription ne sont pas les mêmes. Vous faites le même dans le Pas-de-Calais, vous faites le même à Béziers, vous faites le même au fin fond du Cantal, ça ne sera pas pareil. Donc il y
a
une différence énorme.
Et
d'ailleurs, c'est le problème français entre une France des métropoles, une France qui va bien, une France qui... et puis une autre France qui souffre terriblement. Et je ne crois pas qu'on puisse gouverner un pays en laissant tomber les deux tiers du pays et les deux tiers des Français. Mais c'est la même problématique en Angleterre, c
'est
la même problématique en Italie, c'est la même problématique en Allemagne, c'est la même problématique aux États-Unis. Donc c'est un problème mondial.
Ça, c
'est le premier point. Deuxième point, je ne
vais
pas être long. Deuxième point, alors là, droite-gauche, c'est la bouillie pour chat.
Et
ça me fait hurler de rire. Ça me fait hurler de rire. Les ouvriers français votent majoritairement Rassemblement National. Est-ce qu
'ils
sont de droite
?
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça ne veut rien dire. L'homme de droite libéral au pourvoir, c'est Macron. Donc moi, je suis beaucoup plus à gauche si on prend les vieux critères politiques en plan économique que la plupart des ministres de ce gouvernement. Ça ne veut rien dire. Et puis le grand épouvantail de l'extrême droite, tout ça s'est complètement dépassé. Ça n'a aucun sens. Voilà. Mais ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aux tenants de l'ancien monde pour garder leurs privilèges et à l'oligarchie pour se tenir chaud et croire qu'ils peuvent garder le pouvoir et surtout garder leur porte-monnaie et leurs intérêts. Alors bien sûr, il y
a
des gens d'extrême droite dangereux. Bien sûr, il y
a
des gens d'extrême gauche catastrophiques. Bien sûr, il y
a des
centristes mous
qui
vont toujours près de la set au beurre. On les connaît par cœur. Moi, je suis gaulliste. C'est vrai que c'est dépassé pour certains. Mais quand vous dites socialiste, si vous faites le même micro-trottoir socialiste, c'est vieux quand même. Et puis libéral. Ça date d
'il
y
a
encore plus longtemps. Donc, en tout cas pour moi, ce qui est important, ce n'est pas la droite, la gauche, c'est la France, c'est les Français. C'est quand même l'évolution du monde aussi et la capacité qu'on a à ce que la politique soit utile. Voilà. Et ça fait quand même 20 ans ou plus que la politique est totalement inutile en France.
Et
c'est pour ça que les gens n'ont plus voté. Donc, pour moi, l'enjeu, ce n
'est
pas ça. Mais
il
y avait des remarques au demeurant très pertinentes, intéressantes et beaucoup à retenir de ce qui a été dit.
Vous avez toujours dit que vous vouliez une forme de ralliement autour de certaines valeurs, certaines idées. Donc, nous, on considérait un peu un ralliement des droites. C'était un peu pour ça qu'on a fait ce thème de conférence. Alors pour vous, sur quelles valeurs, sur quelles idées est-ce que ce ralliement doit se baser pour qu'il fonctionne
?
Alors, c'est là où il y
a
une ambiguïté. J'ai vu la fiche que vous avez mise pour moi. Et je sais que la plupart des gens disent que je suis droite.
D
'ailleurs, beaucoup de mes électeurs viennent de droite, mais pas tant que ça. En fait, quand on analyse les sondages, c'est très marrant. Les journalistes passent leur vie à me montrer comme le soutien de Marine Le Pen, déjà un type qui était bien à droite et qui est devenu très, très à droite. Vous savez quels sont mes électeurs
? Quand
on regarde, quand on fait les sondages sortis des urnes, en gros, l'électeur moyen de Debout la France, alors ça représente entre 3 et 5 %, il faut être honnête. C'est l'électeur Bayrou,
anti
-système, je ne
sais
plus quand il avait fait 17 %, là. C'était 2002, je ne
sais
plus, ou 2007, je ne
sais plus.
Qu'importe. 7. Et la plupart de mes électeurs, enfin des électeurs répétés de Debout la France, ce sont des électeurs modérés
qui
ne se reconnaissent ni dans la droite ni dans la gauche, mais qui penchent plutôt à droite, et qui sociologiquement sont plutôt des électeurs de classe moyenne et petite. Infirmiers, artisans, commerçants, policiers, etc. Donc c'est extrêmement fascinant de voir
comme
quoi dans notre pays,
et
d'ailleurs c'est pour ça que les gens ne regardent plus la télévision pour beaucoup, on plaque sur les hommes politiques les fantasmes d'une minorité parce que c'est tellement confortable. Voilà. Alors les valeurs, alors l'union des droites, la valeur des droites, bien sûr qu'il y a, en fait il y a deux
grands
clivages dans notre pays.
Il
y
a
un clivage droite-gauche qui continue à exister, c'est évident.
Je
ne dis pas qu'il n'existe plus. Mais il
y
a un autre clivage, qui est le clivage
patriotisme
-mondialisation, union européenne
-nation. Ce
clivage qu'a fait élire Johnson, Trump, Salvini et les autres. Et en fait les deux clivages s'entrecroisent.
Et
c'est pourquoi tout est très compliqué aujourd'hui, et que les gens sont perdus d'ailleurs. Alors vous me dites quelle valeur la droite
? Moi
j'ai toujours dit, quand on a créé les amoureux de la France, après le soutien que
j
'ai fait au second tour, j'ai toujours dit
les
valeurs des patriotes, ou, alors ce
n'est pas
des nationalistes, parce que le nationalisme je n'aime pas,
mais
des patriotes, de ceux qui croient encore que la démocratie a un sens, parce qu'elle s'exerce dans le cadre national.
On peut
tout dire, elle ne s'exerce que dans le cadre national. Ça ne
veut
pas dire qu'on n
'est
pas ouvert aux autres. Je voyais un type là, il n
'est
pas ouvert aux autres,
n
'importe quoi. Mais on en parlera. On peut être ouvert aux autres et aimer sa patrie. Le vrai enjeu, pour moi,
c
'est de faire l'union des patriotes.
Et
l'union des patriotes, ce n
'est
pas l'union des droites. Macron, c'est le Giscard d'aujourd'hui. Macron, c'est un homme de droite libérale qui est arrivé par la gauche. Mais il y a plein de gens de droite qui votent Macron. Les Yvelines, les Hauts
-de
-Seine, tous les quartiers bourgeois, sans doute ici aussi. Ils lisent le Figaro Magazine, ils sont heureux de Macron. Ils mènent la politique que même l'UMP n'a pas osé mener. Bon. Donc, en fait, dire l'union des droites,
ce
n
'est
pas satisfaisant pour moi. Parce que ce n'est pas juste. C'est l'union des patriotes. Et on commence par les patriotes de droite parce qu'il faut déjà commencer par quelque part. Et puis, il faut aller élargir à tous ceux qui aiment la France.
Et
beaucoup, d'ailleurs, viennent de gauche. D'ailleurs, l'électorat de Le Pen, en partie, vient de la gauche. Donc tout ça est aussi absurde. Pour moi, alors, les valeurs, c'est quoi ? Pour revenir à votre question, je vais être bref, vous me coupez parce que je suis très bavard. Très vite. Et vous me coupez, sinon vous n
'y
arriverez jamais. Les valeurs, c'est quoi ? C'est,
pour
moi, les valeurs de la République et de la nation.
Le
modèle français, l'exception française a un sens. C'est le patriotisme humaniste.
C
'est ce à quoi je crois de toutes mes fibres. J'ai commencé avec Séguin, Pasqua. J'ai déjà doré chevènement, bien qu'il vienne de la gauche. Pour moi,
c
'est cette exception française qui n
'est
pas un patriotisme de rejet,
qui
est un patriotisme d'assimilation.
Et
qui a été battu en brèche depuis 30 ans. Et c'est ça que moi, je propose de toutes mes forces. Avec incompréhension parfois, avec caricature, avec peut-être erreur de ma part. Alors c'est quoi ?
C
'est l'indépendance de la nation parce que la démocratie, elle est au niveau national. Tout le reste, c'est du pipeau. C'est pas la démocratie.
En
revanche, on peut avoir des coopérations européennes. Et j'aimerais qu'on parle Europe, je pense que ce serait intéressant. Et bâtir une Europe des projets. Ça, c'est passionnant. J'ai essayé aux Européennes, on s'est planté parce que ça n'intéressait personne. Mais c'est dommage. Deuxième point,
c
'est la force du travail et du mérite. C'est remettre la France au travail.
On
était tout à
l
'heure dans une boulangerie qui a gagné l'émission M6
pour
les Hauts-de-France. Rale-bol de la Sistana, rale-bol d'une France qui ne travaille pas. Comment remettre au travail les Français et comment relocaliser les productions en France.
Parce
que si on relocalise un million d'emplois, on n
'a
pas de problèmes sociaux et de retraite. Troisième point, c'est comment on a une société juste.
Comment
on redonne une chance à chacun.
Et
juste sur le plan social et sur le plan territorial. Et puis quatrième point, les valeurs de l'avenir. Comment notre pays, dans la mondialisation du XXIe siècle, n'est pas largué par la Chine et les États-Unis.
Et
comment on travaille avec nos voisins européens
pour
faire face aux deux grandes superpuissances qui veulent dominer le monde. Voilà, bon, je schématise.
Et
l'écologie est dedans pour moi.
Parce
que c'est par la science qu'on arrivera à résoudre la crise écologique. Bon, voilà, moi, mon fond de commerce, si je puis dire. Enfin, le fond de ma pensée. Alors,
c
'est vrai, comme le disait le monsieur un peu âgé, là, on ne sait pas trop ce qu'il pense. Parce que, il parle de moi, parce que ça ne plaît pas aux journalistes pour qui il
y
a les bons, les méchants. Eux, ils sont les bons et tous les autres sont des bouseux, populistes, racistes, xénophobes, etc. Ça, c'est chiant.
Et
c'est pour ça, d'ailleurs, qu'ils préfèrent les vrais xénophobes. Parce que quand ils ont un bon xénophobe, ils adoraient Jean-Marie Le Pen parce qu'ils adoraient. C'était formidable. Maintenant, c'est gênant. Donc, tout est fait pour nous détruire parce que le jour où les Français sauront
qui
on est,
qu
'on est patriote, mais qu'on n
'est
pas dangereux,
on
sera élu puisqu'on a déjà gagné la bataille idéologique. Dans le discours que...
Il
y a des questions après la salle.
Bien sûr, ça arrivera en dernière étape. Dans cette prise de parole que vous avez eue, là, j'ai eu l'impression, moi, d'avoir affaire à n'importe quel homme politique de droite, en réalité. Est-ce que... Mais quels sont les obstacles, en réalité, que vous avez pour construire ces coalitions
? Alors,
vous revenez à la tambouille électorale. Les obstacles,
ils
sont... Les obstacles, d'abord, la première chose, je pense, ça a été le drame du Rassemblement du Front National.
C
'est que la droite, ayant oublié la patrie, comme la gauche a oublié le peuple.
Et
le PS est mort de ça. Ce qui explique le succès de Mélenchon d'un côté et le succès de Macron de l'autre.
Mais
Macron, c'est différent. La droite classique, enfin, RPR, UMP, vous êtes trop jeunes, mais enfin, RPR, UMP, à un moment, est partie dans le délire européen,
c
'est-à-dire à abandonner le pouvoir à des oligarques, à des technocrates non démocratiques.
Et
à partir de ce moment-là, se sont engouffrées dans une mondialisation qui fait souffrir les pauvres. C'est tout. Et elle a perdu l'électorat populaire.
C
'est tout.
Et
à partir de ce moment-là, le Front National s
'est
développé. Et la droite a eu la stupidité
de
dire, le Front National, c'est des méchants, on ne travaille pas avec eux. Complètement absurde. Parce que si on avait travaillé au début avec eux, ils se seraient fondus dans un ensemble.
Et
très vite, on aurait récupéré les électeurs qui, légitimement, ne trouvaient plus au RPR,
qui
était devenu centriste, européiste, mollasson, ce qu'ils attendaient.
Et
puis après, le Front National avait aussi des excès et jamais j'aurais, par exemple, soutenu Jean-Marie Le Pen. Heureusement, le Front National a évolué, a muté.
Pas
complètement, mais en partie. Et puis de l'autre côté, il y a des gens aussi très bien qui sont prisonniers d'alliances avec les centristes, qui vont de l'autre côté. Moi, ma seule ambition,
et
c'était le sens de mon accord du second tour, c'était d'expliquer, comme Mitterrand l'avait fait avec les communistes, que la victoire de Mitterrand, elle a été faite parce qu'il a eu le génie à un moment
de
dire, arrêtons d'agresser nos électeurs communistes,
parce
qu'on a plus de choses en commun avec eux
que
de séparer.
Et
on ne
va
pas céder, Mitterrand a dit, on ne
va
pas céder à cette espèce de, comment dire, de pensée unique qui veut dire que les communistes sont très méchants parce qu'il y a eu Staline et les autres. Bien sûr qu'il y
a
eu Staline et que c'est un drame. Pour autant, on
ne
peut pas dire que le marché,
c
'était Staline, c'était ridicule.
Mais
qu
'est
-ce qu'il a pris dans la gueule ? On a oublié tout ça.
On
l'a traité de tous les noms. Il a été, il a vécu un enfer. Et moi, j'ai vécu un enfer quand j'ai soutenu Marine Le Pen. Un enfer familial, personnel, politique, médiatique et tout. Mais je l'ai fait
parce
que je suis absolument convaincu
qu
'on ne peut pas laisser 6 millions d'électeurs, qui d'ailleurs ne viennent pas de la droite pour une grande partie, viennent de la gauche aussi, 6 millions d'électeurs
en
apesanteur politique
à
l'extérieur, parce que c'est ça qui fait gagner le système.
Le
système a trouvé le truc génial. Le peuple s'exclut du suffrage. Et ces cons de droite, pardonnez-moi, ils anonnaient le truc, « Ah, on est de droite, mais on n'aime pas le FN. » Mais on peut ne pas aimer le FN sur certains points. Je ne
suis
pas d'accord avec tout et je me suis parfois frité. Et il
y
a des points où je ne transigerai jamais avec le FN. Pour autant,
je
ne vois pas au nom de quoi on a le droit de stériliser des millions d'électeurs. Et
une
fois qu'on a fait ça, ça ne suffit pas.
Il
ne
s
'agit pas de s'aligner sur le FN.
Il
s'agit de trouver un compromis
qui
rassemble des électeurs qui aiment la France, qui veulent la sortir de la difficulté, qui veulent lui rendre sa liberté démocratique, son exception, et qui veulent que les gens vivent bien.
C
'est-à-dire qu'on relocalise les emplois et qu'on partage les richesses.
C
'est ça, et qu'on prépare l'avenir. Et ça, ça viendra, j'en suis convaincu. Ça viendra parce que, d'abord, moi j'ai essayé de faire sauter la digue,
mais
ça ne suffit pas. Il faut aussi que le FN change aussi et ne pense pas à gagner tout seul. Il faut aussi que les LR, c'est bien parti, les LR nous rejoignent. Et moi je compte beaucoup sur les prochaines années. Je suis convaincu qu'il
y a
une partie des LR qui vont tous aller à l'assiette au beurre, les Bertrand, machin, vous verrez, les Pécresse, etc. Le jour où Macron leur proposera d'être Premier ministre, ils courront vendre à terre. Et bien très bien, qu'ils gouvernent ensemble, ils pensent la même chose. Et puis, heureusement, il y a beaucoup d'électeurs qui pensent comme nous, aux Républicains, qui comprendront qu'ils ont été, je ne
vais
pas employer un terme vulgaire, qu'ils ont été trompés pendant des années, comme les électeurs socialistes l'ont compris, et qui nous rejoindront. Et là, vous verrez qu'il y
aura
une unité qui se fera, qui sera le leader, personne n'en sait rien, peut-être quelqu'un qui n
'est
pas connu, peut-être un nous, mais qu'importe. Et là, on aura la victoire face au mondialiste qui est en train de détruire la France. Et c'est écrit. Alors, est-ce que c'est maintenant ? Est-ce que c'est dans 15 ans
? Je
n'en sais rien,
mais
c'est écrit. Et là, ce sera, alors vous, vous pouvez appeler ça l'union des droites.
Moi,
je ne
l
'appelle pas l'union des droites, parce qu'on aura, comme toujours dans l'histoire de France, les plus riches du côté des collabos, mais ce sera l'union du peuple
qui
défendront leur pays
et
qui créeront une internationale, parce que, vous savez, je vais parler comme les communistes, qui créeront une internationale des pays patriotes, et qui pourront bâtir un nouveau système mondial où on profite des bons avantages de la mondialisation, parce qu
'il
ne s'agit pas de l'arrêter, il y
a
des trucs fabuleux dans la mondialisation, et mais qui, en même temps, la réguleront, pour ne
pas
qu'on mange des merdes qui viennent de loin, qu'on pollue la planète avec des cargos qui ne servent à rien, et qu'on produise local, et que les gens puissent vivre de leur travail, que ce soit le paysan africain ou l'ouvrier français. Et c'est ça l'enjeu. Ce n
'est
pas simplement que les Français soient bien, c'est qu'on est à un équilibre entre mondialisation et fermeture. Et il faut trouver le juste équilibre entre la patrie
et
la mondialisation. Donc il ne s'agit pas de passer d'un excès à l'autre. Mais là, on est dans un excès de mondialisation inique, injuste, qui n'est plus supportable. Et ce que ne comprennent pas les gens finis, ce que ne comprennent pas ceux qui en profitent,
c
'est que ce système n'est plus tenable. Il est en train d'exploser. Et moi, ce que j'aimerais, c'est que des gens raisonnables,
moi,
je ne
veux
pas des bolsaneiros, je déteste ce type. Je veux que des gens raisonnables arrivent au pouvoir pour gérer la démondialisation.
C
'est ça l'enjeu. Et pour partager les profits. J'étais trop long, mais je veux vraiment vous expliquer ce qui motive ma pensée, du moins, et mon action politique.
D
'accord. Pour revenir rapidement,
ajoute à l'origine de ma question. Je n
'ai pas
répondu. Pas de souci.
Vous avez
identifié quelques obstacles. Vous avez parlé de la position européiste des Républicains actuellement.
Oui,
mais les Républicains, c'est fini. Les Républicains... Non, mais vraiment, comme les socialistes. Mais pourquoi ? Je vais vous dire. Vous ne pouvez pas promettre un truc
et
faire l'inverse pendant 20 ans. Les socialistes, pendant 20 ans, vous ont dit Europe sociale et ils faisaient une Europe ultra-libérale de destruction de tous les services publics.
À
la fin, les gens ne sont pas cons. Ils votent Mélenchon.
Ou
alors, s'ils volent ça, ils votent Macron. Les Républicains ont passé leur vie à parler contrôle migratoire, sécurité, machin, et tout, et ils ont ouvert toutes les frontières. Ils passent leur... Défense des zones rurales, machin, etc. Et ils ont détruit tous les services publics. Ils passent leur vie à dire Europe des nations et ils ont fait une Europe supranationale. Mais moi,
je
respecte Macron. J'ai discuté avec lui un jour. On s
'est
vu qu'une fois, deux heures à l'Elysée.
Il
m
'a
reçu une demi-heure. On est resté deux heures. Après la présidentielle,
et
je n
'ai
rien à cacher,
et
je lui ai dit, mais vous êtes cohérents. Il m
'a
dit, mais vous aussi
? Et
il m'a dit, mais ceux qui vont être morts dans les prochains mois et dans les prochaines années, c'est ceux qui sont incohérents. Les socialistes et les Républicains. Il a achevé les socialistes, il va achever les Républicains. Et il y a une partie des Républicains qui viendront avec nous, et puis il y
a
une partie des Républicains qui iront avec lui. Mais c'est normal. Moi, j'en veux à personne de ne pas penser comme moi. On est en démocratie. En revanche, j'en veux à ceux qui font semblant.
Et
c'est pourquoi les gens n
'ont
plus confiance dans la politique. Donc, pour résumer, le blocage, les Républicains ne sont pas encore morts.
Donc,
ils sont encore en train de tromper des électeurs.
Mais
ils sont de moins en moins nombreux. Bon, donc, il y
a
un moment, ils vont venir vers nous.
Ce
que je ne voudrais pas, c'est qu'ils soient prisonniers du seul fonds national, rassemblement national. Pourquoi
? Parce
que Macron a compris
que
le rassemblement national est le meilleur allié.
Et
c'est pourquoi aussi, ils ne veulent surtout pas qu'on émerge.
Parce
que le rassemblement national a ses défauts, ses excès, comme le Parti communiste à une époque.
Et
qu'il faut modérer tout ça, professionnaliser, crédibiliser. C'était l'intérêt de notre alliance au second tour avec Marine Le Pen. Ça n
'a
pas suffi. Il y
a
eu un débat un peu rock'n'roll et qui ne
m
'a pas fait plaisir.
Je
ne
vais
pas être franc avec vous. Je n
'ai
pas accablé le jour même et je n
'ai
rien dit. J'ai serré les dents. Et une fois que vous avez fait un choix, vous continuez. Et je ne le regrette pas, ce choix. Il fallait le faire. Mais j'ai essayé d'en tirer les leçons après.
Et
toute l'action de Debout la France,
c
'est d'essayer de bâtir un patriotisme crédible et sérieux.
Et
évidemment que Macron n'a pas intérêt à ça. Et ce patriotisme crédible et sérieux, il vient d'un rassemblement de républicains, mais aussi de gens qui viennent de ce que j'appelle ni droite ni gauche, des sapires.
Vous
avez reçu sapire ? Brillantissime. De chevènement s'il était un peu courageux. Des gens comme ça.
Il
y en a plein dans les électeurs. On a beaucoup d'électeurs qui viennent de l'immigration, d'ailleurs. Parce que votre ami caricaturait tout. Pas du tout.
Moi,
j'ai fini après. J'ai été sauvé. Vous savez comment j'ai été sauvé aux législatives ? Tout le monde m'accablait.
De
partout. Tous les bourges de ma circonscription me tournaient le dos. Tous ceux qui votaient pour moi avant. C'est les quartiers populaires de ma circonscription. C'est tous les gens issus de l'immigration
qui
venaient me voir et qui disaient « Monsieur, vous avez raison. On n'en peut plus de cette immigration. On est issus de l'immigration.
On
n'a pas envie que notre fille soit voilée. On a quitté l'Algérie pour qu'elle soit libre.
Et
maintenant, il y a plus de salafistes en France qu'en Algérie.
Mais
quand est-ce qu'on va nous libérer ? »
Et
c'est les gens de Vigneux, cette ville dont je vous parlais tout à l'heure, qui ont voté à 48% pour moi. Et c'est les gens de la France insoumise qui ont donné des consignes de vote aussi et qui
ont
voté contre le candidat de Macron. Donc ça veut dire que tout ça... Et les journalistes parisiens venaient pour voir le méchant fasciste qui allait être battu aux législatives.
Et
c
'est
les quartiers populaires issus de l'immigration qui m'ont élu triomphalement. Donc ce que je veux dire par là,
c
'est que tous ces schémas qui sont faits pour distraire, pour caricaturer, ras-le-bol. Et heureusement qu'il
y a
Internet, Facebook et les autres pour que les gens puissent s'informer librement dans notre pays.
Vous avez terminé votre point sur l'immigration, justement, qui est un des points importants de votre programme. Récemment, IFOP a sorti deux sondages qui vous donnent plutôt raison. Un premier sondage dit que 63% des Français ne se sentent plus vraiment chez eux.
Et
que l'autre sondage, qui se concentre plus sur la population musulmane de France, disait que 49% d'entre eux considéraient que c'était à la République de s'adapter à la religion. Mais comment est-ce que vous expliquez, justement, cette forme de nouveau communautarisme qui, en fait, émerge en France
?
Par la faiblesse des gouvernements depuis 30 ans, moi, je vais être clair.
L
'immigration peut être une chance dans un pays.
La
France s'est nourrie de vagues successives d'immigration
qui
ont formé le pays. On a eu des résistants, on a eu des combattants. Et dans cette région minière, on sait combien la France, c'est une terre d'accueil.
Bien
évidemment.
Et
je déteste les identitaires. Voilà. Je suis assimilationniste. Mais,
quand
on vient en France,
on
épouse les règles de la France. Point.
Si
on veut voiler sa femme et ses filles, on va vivre en Arabie Saoudite. On ne vient pas en France.
Si
on veut,
on
vient en France, on respecte la France. Point. Et faute d'avoir
fait
respecter ce principe depuis 20 ans par faiblesse, on a créé un problème migratoire monstrueux. J'ai relu,
et
je vous invite à le lire, le livre « Soumission » de Houellebecq. En fait, j'avais lu rapidement quand il est sorti, et je l'ai relu cet été. C'est fascinant.
Parce
que c'est exactement la lâcheté française. Vous avez vu l'affiche de la FCPE. La confusion des valeurs, lamentable.
Je
respecte la laïcité, je fais une sortie scolaire voilée. Non, mais je rêve. Je rêve. Confusion des valeurs, démagogie, communautarisme ambiant. Voilà. Ça tue l'immigration, et ça tue d'ailleurs les étrangers en situation régulière qui aiment notre pays. Il y en a plein.
Moi,
ma suppléante est berbère. Voilà. Elle est venue en France.
Elle
veut être respectée comme française. Je déteste la charité paternaliste des socialistes et de toute cette branche française et aussi d'une certaine droite. La droite,
c
'est différent. Il les esclavagise. On les met dans les cuisines, dans les cuisines des restaurants et ça fait baisser les salaires. Voilà. Moi, je ne crois pas à ça. Je crois à l'assimilation. On peut être étranger en France, mais on doit avoir une immigration choisie.
On
choisit qui vient dans notre pays. Deuxièmement, ceux qui viennent y travaillent. Troisièmement, ils respectent nos lois. Et quatrièmement, ils sont français, comme nous. Quelles que soient leurs couleurs, leurs religions, je m'en fiche complètement.
Mais
ils sont français.
Et
ils se comportent comme un français.
Voilà.
Ça, si on avait respecté ça depuis 25 ans, il n'y
aurait
aucun problème migratoire en France.
Et
il
n
'y aurait pas de problème de communautarisme. Alors, plus on attendra, plus ce sera tragique.
Et
si on n'agit pas vite, ça finira en guerre civile.
Et
quand le peuple français va se réveiller, ça fera très mal.
Et
il est en train de se réveiller.
Et
d'ailleurs, Macron a compris, puisqu'il refait un jeu de communication pour dire, j'ai compris, il
y a
un problème. Mais, ce qui est terrible,
parce
que moi, je n'en veux pas, quelqu'un qui a été élevé, ce n
'est
pas de sa faute, un jeune qui a été élevé dans une mosquée salafiste de Roubaix,
il
ne comprend pas. Pourquoi, moi, je vais lui dire, tu ne dois pas porter le voile, ta femme doit être libre
? Il
ne comprend pas. Il annonne un truc qui lui dit que ce n
'est
pas le cas. Moi, je ne lui en veux pas. J'en veux aux dirigeants français qui ont laissé la gangrène du communautarisme dans notre pays. Ce n
'est
pas la France.
Si
on veut le communautarisme, on ne vient pas en France. Donc, il va falloir redresser le tir. Ça va être très dur.
Parce
qu'il ne faut pas non plus, et j'insiste là-dessus, et il
y
a une vieille droite que je n'aime pas et qui met tous les étrangers dans le même sac. Et ça, je ne veux pas de ça.
Parce
que vous avez des étrangers, des étrangers devenus français, ou qui ne sont pas encore français, qui sont remarquables, qui travaillent bien, qui sont infirmières, avocats, médecins, ouvriers, et qui sont l'honneur de l'immigration.
Et
donc, la difficulté des années qui arrivent devant vous et vous allez les vivre,
c
'est comment on sépare le bon grain de l'ivraie, comment on dit dehors à ceux qui doivent partir,
et
comment on dit bravo,
vous
êtes un super français, il n
'y
a aucune différence, quelle que soit la couleur de notre peau. Eh bien, ça, ce n
'est
pas facile à faire et c'est très difficile à faire quand on arrive à cet état,
comment
dire, de rejet mutuel.
et
on n'en est pas loin parce qu'on a perdu du temps. Donc,
c
'est un des dossiers majeurs. Il y
a trois
dossiers majeurs pour l'avenir, pour moi, dans le pays,
qui
sont terribles. Il y a ce problème de la cohésion nationale et de l'immigration et du communautarisme islamique, il faut appeler un chat un chat,
et
qu'il va falloir dompter. Et il n
'y a
pas de secret, il faut le faire. Avec, d'ailleurs, les gens d'origine étrangère qui veulent les dompter aussi, parce qu'il n
'y a
aucune raison que les imams fassent la loi dans les villes.
Le
deuxième enjeu, c'est comment on relocalise en France. Et le troisième enjeu, c'est comment on prépare la révolution scientifique et écologique.
Pour
moi, voilà les trois grands défis.
Vous avez parlé d'assimilation, c'est un terme qui est repris notamment par M. Zemmour dans ses propos, qui l'oppose à intégration.
Il
dit que l'assimilation, en fait, c'est d'abandonner tout son passé, finalement, toutes ses racines, pour pouvoir, justement, être, du coup, accepté dans son pays. Est-ce que le fait justement d'abandonner toutes ses racines, ça ne nous préverait pas d'une forme de richesse culturelle ? Et ça pourrait aussi créer... En fait, ce qui m'interroge, c'est pourquoi est-ce que la différence fait peur aujourd'hui
? Alors,
je vais vous dire, Éric Zemmour va un peu loin parfois,
parce
que l'assimilation, Malika Sorel, je ne
sais
pas si vous connaissez Malika Sorel, c'est une femme qui a écrit des livres très bien là-dessus, qui, je crois, est la plus juste, si on est le plus objectif possible. Et elle dit très justement
que
le devoir du politique, c'est l'intégration, favoriser l'intégration,
et
que l'assimilation
ne
se décrète pas et le résultat n'a processus. Donc, moi, je dis que la mission du politique, c'est de donner les conditions de l'intégration pour qu'il y ait assimilation. Mais l'assimilation, vous ne pouvez pas décréter, tu es assimilé et je vais t'assimiler de force. Bon, même si le petit breton, on lui tapait sur les doigts quand il n'apprenait pas le français, ce qui avait du mérite et ce qu'il faut faire. Mais, je veux dire que ça ne se décrète pas. Et c'est là où je suis parfois en nuance avec Éric Zemmour et je pense qu
'il
va un peu loin. L'assimilation ne se décrète pas, c'est un objectif. L'intégration
doit
être une exigence. Voilà. Deuxièmement, il
y
a la sphère privée et il y
a
la sphère publique. Tous les étrangers qui se sont intégrés en France
et
qui se sont assimilés ont toujours dit à leurs enfants
à
la maison, tu peux faire ce que tu veux, à la maison, on est heureux. Puis, il
n'y a
pas que les étrangers. Il y a les confessions différentes. Moi, j
'ai
une forte communauté juive dans ma ville. Ils m'invitent chaque année à Kippour. Il y
a
le Kiddush à la synagogue. Et bien, quand j'étais mère 22 ans, j'allais à la paroisse, j'allais voir le truc, j'allais au temple protestant. C'est la richesse de la France. Moi, je ne demande pas aux gens d'abandonner leur croyance, leur spécificité, leur origine, leur faite de famille. On s'en fiche. C'est la sphère privée.
En
revanche,
l
'école de la République, l'hôpital de la République, l'entreprise, tout ça, dehors les affaires religieuses, dehors les affaires privées, c'est la sphère privée. Et à force d'avoir laissé empiéter
la
sphère privée sur l'espace public comme un instrument de conquête, parce que c'est un marqueur de conquête, eh bien, on a été faible.
Et
c'est là où je fais la différence. Donc, vous voyez, je ne suis plus nuancé qu'Éric Zemmour, mais il a au moins le mérite
de
poser les problèmes avant qu'il ne soit trop tard, si ce n'est pas déjà bien tard.
Alors,
vous avez parlé d'un axe important, donc, du coup, qui était la mondialisation et la relocalisation d'un million d'emplois, un chiffre que vous affichez plus souvent. Moi, ma question, c'est comment est-ce qu'on relocalise les emplois ? Est-ce que c'est par du protectionnisme ? Et si c'est par du protectionnisme, ne craignez-vous pas qu'on, finalement, on soit victime ensuite de représailles et que ces représailles, justement, nous fassent perdre plus d'emplois que ce qu'on en crée
?
Alors, je dirais que le protectionnisme,
c
'est la dernière limite quand on a échoué à relocaliser par l'incitation. Premier point. Il y
a
du protectionnisme par l'incitation, par exemple ? Tout à fait aussi, j'allais y venir. En fait, tous les pays sont protectionnistes, sauf la France. Ce que je veux dire, il n
'y a
pas plus protectionniste qu'un Allemand. Simplement, il le fait discrètement.
Il
n
'y a
pas plus protectionniste qu'un Japonais. Il n
'y a
pas plus protectionniste qu'un Chinois. Les Américains l'ont été, mais par intérêt, comme selon la phrase de Lénine, ils sont prêts à vendre la corde qui va les pendre, ont un déficit commercial monstrueux et tout le monde se fiche de Trump, mais il a totalement raison. Les États-Unis ne peuvent pas continuer à avoir, je ne
sais
plus combien, une centaine de milliards de déficit commercial. C'est colossal. Et qu'à un moment, un pays ne peut pas acheter tous les produits qu'il consomme. Et ils n'ont plus, grâce à l'effet dollar, etc. Donc, on a été trop loin. C'est évident. Et il y a une petite classe, j
'ai
un discours marxiste, presque, il
y
a une petite classe qui profite de la mondialisation.
C
'est tellement facile d'aller fabriquer à 1 euro une chemise et de la vendre sur une marque à 50 euros ou à 100. Il y
a
du fric à faire.
Mais
à la fin,
tout
le monde est content d'acheter sa chemise moins chère. Mais s
'il
n
'y
a plus de boulot pour l'acheter.
Alors,
on part que les gens dans des ghettos.
On
vit en centre-ville. On a des trottinettes. On a des vélibes. Et on ne les voit pas. On voyage. On fait des belles études comme vous, comme moi. Et puis, on ne veut pas voir les pauvres.
Et
puis, après, il n
'y a
plus de consommation. Alors, on fait marcher la planche à billets. Pour qu
'il
y
ait
de la consommation. Mais cette consommation, elle va dans la finance, dans une minorité qui gagne toujours plus. Et puis, tous les autres, ils crèvent. Et vous croyez que vous allez rester tranquille, là, dans votre beau campus ? Je ne
vous
en veux pas. Vous en sortez. C'est bien. Et vous travaillez dur pour ça. Mais ce que je veux dire, c'est que vous êtes citoyen aussi. Et ça ne peut pas durer.
Donc,
ce système est en train de s'écrouler.
Alors, comment
on fait pour relocaliser ? Moi, je pense qu'il y a plusieurs catégories. Et on a 25 mesures sur notre site. Vous les trouvez.
Il
faut d'abord mettre les mesures élémentaires que font tous les pays, même libéraux.
Vous
allez en Suisse.
Ce
n
'est
pas un pays fasciste.
Ils
ont des mesures protectionnistes pour leur agriculture. Ils ont des mesures protectionnistes, intelligentes. Ce que j'appelle le protectionnisme intelligent.
Ils
défendent leur industrie stratégique. Ce que font tous les pays du monde. La Corée du Sud. Et nous, incapables. Parce que vous avez à Bercy une espèce d'oligarchie corrompue, mentalement déjà, qui a tout abandonné. Vous avez à Bruxelles des gens qui ont pris les décisions et qui sont en train d'éradiquer l'industrie européenne. Ils sont fous. Ils sont fous. Ce sont des fous dangereux. Et déjà, on reprend quelques points. L'étiquette Made in France. Que les gens puissent savoir ce qu'ils consomment. des baisses d'impôts pour ceux qui investissent en France.
C
'est-à-dire une prime,
ce
qu'a fait Trump aux Etats-Unis et qui a dopé l'investissement aux Etats-Unis. C'est-à-dire
favoriser
des baisses d'impôts quand on produit en France. Faire une incitation. Et puis, dans certains cas, il y a du protectionnisme dur. Quand vous avez un secteur en danger, notamment sur les secteurs en forte croissance d'avenir, il faut avoir une vision stratégique pour, dans la bataille technologique, qu'on ait les meilleurs robots en France, qu'on puisse avoir l'intelligence artificielle, etc. Vous croyez que Singapour... J'étais à Singapour. C
'est
un modèle, Singapour et tout. J'ai beaucoup étudié Singapour. 3 millions d'habitants. Libéral. Formidable. Et tout. Tu parles.
Ils
ont fait une politique hyper-protectionniste. Hyper-protectionniste. Ils m
'ont
raconté comment ils ont piqué l'Airbus. Incitation à produire les cockpits d'Airbus. Incitation. Débauchage des meilleurs ingénieurs. Superprime.
Vous
croyez qu'ils ont eu une commission à la comte de Bruxelles qui est venue leur dire « Ah, attention, il y
a
un crédit qui est mis là pour avoir le meilleur ingénieur. Vous n'avez pas le droit. Attention, il
y
a un déficit public. Ils n'en ont rien à foutre.
Ils
veulent être les meilleurs.
»
Eh bien, c'est ça, la mondialisation. La mondialisation, ce n
'est
pas d'être les pigeons. La mondialisation, c'est de se battre. Et vous croyez qu'il n
'y
a pas de fierté nationale à Singapour ? Vous croyez qu'il
n'y a
pas de fierté nationale en Chine ? Vous croyez qu'il n
'y a
pas de fierté nationale en Australie
? Et
il y a les Français, B.A., avec des journalistes débiles qui ne sont pas sortis de Paris, 6e arrondissement, pas tous heureusement, qui, eux, évidemment,
ils
vivent au crochet du contribuable. Le milieu de la culture, qui vit le cinéma français protectionniste.
Et
ce sont eux qui m'insultent les acteurs en disant que je suis un méchant fasciste. Ils vivent au crochet des crédits
publics. Mais
l'ouvrier, l'agriculteur, lui, il n
'a
pas le droit. Donc, ce que je veux, c'est un protectionnisme mesuré, intelligent. C'est-à-dire que dans la bataille mondiale, c'est une guerre économique mondiale, eh bien, on accepte le libéralisme, le libre-échange, mais on veille à nos intérêts.
Et
si on va trop loin de déficit commercial,
on
corrige le tir.
Et
c'est la seule solution. Alors, après, vous avez raison,
il
faut faire attention à ce qu'on ne parte pas dans un cycle entre deux guerres
où
on remet tout en cause. Ce serait absurde. Mais l'économie mondiale est tellement intégrée
qu
'on en est très loin. Il faut simplement revenir à démondialiser un peu, ne serait-ce que pour protéger la planète et éviter de polluer comme on pollue.
Et du coup, vous voulez sortir du multilatéralisme, c'est-à-dire les grandes institutions, et revenir à du bilatéralisme ?
Je ne pense pas que ce soit l'intérêt de la France de sortir du multilatéralisme. C'est l'intérêt des États-Unis, bien sûr. L'intérêt de la France, ce
n
'est pas de sortir du multilatéralisme. L'intérêt de la France,
c
'est de ne plus jouer ce jeu
et
de dire stop.
Et
de dire à nos partenaires européens, on ne joue plus.
On
ne joue plus. Voilà.
Vous
pouvez nous donner toutes les amendes de la Terre, on renégocie les traités européens. Et c'est de faire en sorte, et c'était tout le projet européen,
qu
'on discute avec les vrais pays européens.
Il
y
a
quoi comme pays en Europe ? Je vais vous choquer, mais je vous provoque un peu ce soir.
Il
y a l'Allemagne, il y
a
la France, il y a la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne.
Bon,
le reste, ils dirigent, ils font de la figuration et ils nous donnent des leçons.
Ils
font du dumping fiscal.
Moi
aussi, je peux prendre un département français. Allez, on prend l'Allier.
Je
fais un trait et je fais comme le Luxembourg. Je pompe tout. C'est quoi le Luxembourg
? Le
Luxembourg,
c
'est un paradis fiscal qui triche avec toutes les règles du jeu.
Et
on accepte ça
?
L'Irlande,
qui
nous emmerde sur le Brexit, alors qu'ils sont en train de profiter de tout, ils trichent avec toutes les règles fiscales.
Et
ils font en sorte que nos petites entreprises sont accablées d'impôts parce qu'il y a des multinationales qui ne payent pas.
Donc
je reprends en main l'Europe
avec
nos amis, allemands, italiens, espagnols, les grands pays.
Et
on arrête de se faire diriger par des incompétents, corrompus. Et on retrouve les nations qui travaillent ensemble. Il ne
s
'agit pas de la France toute seule.
Et
on réforme le multilatéralisme.
Et
vous verrez que de toute façon, l'avenir, c'est le G20. Et on travaille avec les grands pays, l'Inde, la Russie. On fait sauter les sanctions avec la Russie. Macron commence à comprendre. On travaille avec ces grands pays et on se met d'accord.
Et
on sauve le monde. Et bien sûr qu'il y
aura
des tensions, des heurts, mais on arrête un multilatéralisme qui est en fait dominé par les multinationales. On reprend en main politiquement la mondialisation. Avec des accords, des désaccords, de toute façon,
il
y aura une mondialisation. On ne bloquera pas la mondialisation. Simplement, on essaye de la gérer autrement pour éviter l'explosion sociale
dans
nos pays.
Voilà
ce que j'ai envie de dire.
Mais l'Europe, dans cette perspective de guerre économique, est-ce qu
'elle
a encore du sens, cette Europe qui s'appuyerait que sur des nations
? Mais
l'Union européenne n'a aucun sens puisqu'elle ne défend rien.
Donc,
il y a une confusion entre l'Union européenne et l'Europe.
Moi,
j'adore l'Europe. Je déteste l'Union européenne.
Voilà.
L'Union européenne a trahi l'Europe.
L
'Europe ne peut fonctionner que sur les démocraties. L'Europe ne peut fonctionner que sur les projets. Alors oui, je n'ai cessé pendant la campagne européenne d'essayer d'expliquer quels sont les 15 projets européens qu'on doit monter. les 15 projets qui permettront de faire face à la Chine et aux Etats-Unis. Alors là, oui, j'aime l'Europe.
Qu
'est-ce qu'a fait l'Union européenne ? Zéro. Galiléo, et avec beaucoup de mal. Et en plus, en n'imposant pas l'usage de Galiléo pour les entreprises européennes. Alors que si vous allez aux Etats-Unis, c'est GPS. Si vous allez en Russie, vous prenez l'opérateur russe. Si vous allez en Chine, vous prenez l'opérateur chinois. Donc, moi, je ne suis pas contre l'Europe. Je suis pour que les Européens reprennent en main l'Europe. Et je suis pour que l'Europe se concentre sur les projets du XXIe siècle. Intelligence artificielle, robotisation, bioéthique, recherche des génétiques, nanotechnologie, programme pour l'Afrique.
Car
l'enjeu, bien sûr, c'est de stabiliser la population africaine.
Ça
veut dire là, il va falloir mettre le paquet. Alors là, l'Europe est utile.
Mais
en revanche, faire des normes à la con qui embêtent tout le monde, avoir une politique complètement absurde, industrielle, de destruction de la valeur dans l'industrie européenne, contrôler les budgets de recherche des pays parce qu'ils dépensent trop,
ça
n'a aucun sens. Donc, mais comment expliquer ça quand la propagande de l'Union européenne envahit les cerveaux des Français, matin, midi et soir
? On
a eu ça pendant la campagne européenne. Donc, oui, l'Europe, on en a besoin. Mais les grands projets européens, Ariane et Airbus,
ils
ne sont pas nés de la Commission européenne.
et
on vit toujours sur les projets du général de Gaulle de 1960.
On
vit encore sur les projets du général de Gaulle. Quels sont les projets que les grands européistes qui sont venus ici vous faire leur grand cinéma, qu'est-ce qu'ils ont créé, les Juppé, Fillon et autres ? Qu'est-ce qu'ils ont créé comme projet européen
qui
permet à l'Europe de peser dans le XXIe siècle face à la Chine et aux États-Unis ? Rien. Nada. Voilà la réalité. Donc, moi, ce que je veux, c'est qu'on fasse un projet avec l'Allemagne sur la pharmacie, on fasse un projet avec l'Espagne et l'Italie sur le solaire, on fasse un projet avec la Russie sur autre chose, sur l'espace, on fasse un projet avec les Américains, d'ailleurs, pourquoi pas, sur autre chose. Mais,
en
fait, vous vivez, enfin, on vit en France, particulièrement en France, c'est très français, si vous lissez la presse internationale, ils n'en sont plus là. On vit en France sur une vision de l'Europe, ma fille qui est née au XXIe siècle, la deuxième me dit toujours que c'est du XXe siècle
et on
vit sur l'Europe des années 50. En fait, on n
'est
pas sortis de Jean Monnet et c'est répété, c'est comme la ligne Maginot,
c
'est complètement toujours la même chose, alors on vous rabat les oreilles avec ça. Mais, ce monde-là est différent, c'est un monde agile de réseau et de rapidité.
Et
ce n
'est
pas la taille qui compte,
c
'est la rapidité. C'est ce qu'a compris l'Angleterre et vous verrez que le Brexit, ça va être très dur pendant 10 ans, mais qu'après, vous allez voir ce qu
'ils
vont nous faire. Ils vont faire prendre un sacré coup de vue à l'Europe continentale.
Alors, vous avez parlé des médias avec lesquels vous êtes parfois un peu frités, il y
a
eu quelques coups d'éclat. Est-ce que ça fait partie d'une stratégie pour vous ou c'est juste des réactions à chaud ?
Le pire,
le pire,
c'est que c'est naturel. Incontrôlable ? Non, pas toujours. Parfois, c'est calculé, parfois, ça ne l'est pas. J'ai parfois été trop loin.
Mais
c'est tellement insupportable et tellement dur à supporter que parfois, je craque. Non, il y a eu plusieurs faits.
Quand
je dis que
c'est
insupportable, qu'est-ce qu'est insupportable ? C'est l'injustice.
C
'est l'affaire TF1.
Pourquoi
l'affaire TF1 ? Je suis parti, ça c'était calculé. C'était une représaille, mais je le paye toujours, ils ne sont pas contents toujours. Pourquoi je suis parti ? Parce que,
est
-ce que vous trouvez normal dans une démocratie
qu
'un directeur de TF1 décide au début d'une présidentielle qu'il y
a
5 vrais candidats
et
que le reste n'existe pas
? Est
-ce que vous trouvez normal
qu
'on vous téléphone, d'abord qu
'on
vous le cache
et
qu'on vous téléphone en vous disant « Ah ben, on ne
vous
a pas invité. Oui, c'est vrai, on aurait dû vous mettre parce que ça fait 6. Honnêtement, on pourrait vous mettre. Ça ferait 3 à droite, 3 à gauche. Mais il y
a
eu des pressions pour que vous ne s'y soyez pas. » Voilà.
Et
que les membres de l'oligarchie sont intervenus pour que Dupont-Aignan n'y soit pas parce que si Dupont-Aignan y était, ça pouvait gêner François Fillon ou Marine Le Pen. Alors qu'à gauche, on avait le droit d'en avoir 3. Et qu'on vous dit « Oui, les sondages permettaient de vous mettre.
»
D'ailleurs, ils m'ont mis au débat de LCI à 7
pour
les européennes. Il faut être honnête, TF1 était très correct au débat de LCI qu'il
y a
eu sur les européennes. Alors que les autres ne m
'ont
pas mis. Vous avez une réaction de révolte intérieure.
Vous
ne pouvez pas imaginer ce que c'est dur pour l'équipe, pour les gens qui me soutiennent, pour le million d'électeurs qui votent pour moi régulièrement. Se dire, dès le départ, immédiatement, la FP, tous les journaux, la Voix du Nord, tous les journaux,
il
n
'y a
plus que 5 candidats.
Et
les programmes, il n'y
en
a plus que 5. Et vous, vous disparaissez à la trappe.
J
'étais le plus petit des grands et le plus grand des petits.
Et
on vous met avec des gens qui font 0,0,0 et dont les signatures ont été données par des grands. Moi, j'appelle ça une république bananière.
Qu
'est-ce que je peux faire
?
Je me dis, la seule chose à faire, c'est d'alerter les Français. Comment je peux alerter les Français
? Je
fais du judo, je suis invité au journal parce qu
'ils
me donnent un pourboire. Et je me dis, je vais partir, au moins les gens le sauront.
Vous parlez justement des conglomérats. On entend souvent de votre part que les journalistes, du coup, ne sont plus indépendants. Vous aviez,
vous
êtes aussi un peu écorché avec Patrick Cohen sur le bateau de...
Ouais, là,
j'ai été un peu maladroit. ...en disant qu'il était un peu au service de la Macronie. Donc du coup, ma question, c'est la suivante. Est-ce qu'il y
a
encore des journalistes indépendants
? Oui, oui, il y
en a plein. Je pense à
Mediapart,
par exemple. Oui, enfin, Mediapart.
On
a reçu Fabrice Harfi l'année dernière.
Oui, oui, non, mais
Mediapart, ils sont indépendants sur les sujets où ils peuvent l'être.
Oui,
ils veulent l'être. Mais c'est autre chose, c'est plus du sectariste que de l'indépendance. Attention, soyons précis.
Tous
les journalistes ne sont pas pourris, ce n
'est
pas vrai. Comme tous les juges ne sont pas laxistes et que tous les hommes politiques ne
sont
pas malhonnêtes, heureusement. Soyons précis. Il y a deux problématiques.
Il
y
a
d'abord la confusion entre les éditorialistes et les journalistes. Un éditorialiste,
il
prend parti. Ça ne me choque pas qu'il
y ait
des éditorialistes qui prennent parti. En revanche, j'aimerais qu'il
y ait
un peu de diversité éditoriale.
C
'est-à-dire que tous les éditorialistes ne pensent pas tous pareil.
Et
je ne pense pas honnêtement qu'Alain Duhamel, à 80 ans, soit obligé de faire l'émission de BFM. On m
'a
dit, je n
'ai
pas vu qu'il prenait du service.
Je
veux dire, moi, je veux bien. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il y a 10 éditorialistes à Paris
qui,
entre nous, j'aimerais qu'ils publient leurs déclarations de revenus sur les ménages qu'ils font pour les grandes entreprises, etc. Parce que nous, on nous demande d'être parfaits. Moi, j'espère l'être. Et nous publions tout maintenant. Mais moi, j'aimerais que les grands éditorialistes qu'on sache d'où vient leur revenu. Ce sera très intéressant, les week-ends à Marrakech payés par des grandes entreprises. Donc, qu'on nous raconte bien tout ça. Mais vous verrez, vous comprendrez beaucoup de choses. Voilà. Sur les vaccins, sur l'industrie pharmaceutique, sur les ménages, vous savez, les colloques qu'ils animent. Parce que si on dit tout, on lâche tout.
Et
on verra. Bon, bref. Donc, en France, vous avez déjà une camarilla des éditorialistes. Et c'est curieux, ces éditorialistes, d'ailleurs, ils survivent si longtemps parce qu'ils sont toujours du côté du Manche.
Puis,
à la fin des quinquennats et des septennats, ils crachent à mort sur le type qui va perdre.
Ils
ont lâché Hollande, ils ont lâché Chirac, ils ont lâché Mitterrand.
Mais
ils ont toujours... François-Olivier Gisbert, c'est le pur prototype.
Il
a plat vent devant les présidents quand ils sont élus et il leur fait un brûlot quand ils y perdent. Et ils passent de président en président. C'est ce que j'appelle les serpillères du pouvoir. Et ça ne renforce pas le métier. Et puis, vous avez plein de journalistes très honnêtes, super bien, qui font leur métier comme ils peuvent.
Et
c'est pas facile.
Et
ils font comme ils peuvent. Et ils ne sont pas parfaits comme moi, je ne
suis
pas parfait. Deuxième problématique
sur
la presse, et j'en parle dans mon bouquin Résistance, que je vous invite à acheter.
C
'est le problème de la propriété des journaux.
Je
suis convaincu qu'il faut inventer une fondation, un système de fondation pour la presse, pour les médias, car il n'est pas normal que... Je ne
sais
plus les chiffres, mais c'est énorme. 90% des médias en France dépendent de 10 milliardaires, dont la plupart dépendent des commandes de l'État. Voilà.
Je
ne dis pas qu'ils sont tous malhonnêtes. Je ne dis pas qu'ils sont... Mais ce n
'est
pas normal. Même au Brésil,
c
'est interdit. Aux États-Unis, en Allemagne. Et c'est pourquoi, d'ailleurs, en France, vous n'avez pas de grand groupe de médias. Parce qu'en fait, chaque oligarque achète quelques médias pour peser sur le pouvoir. Et ce n
'est
pas sain, car vous ne pouvez pas avoir une vraie démocratie s'il n'y
a
pas de liberté de la presse et de liberté médiatique. Donc je suis le premier protecteur de la liberté des médias. Mais je constate que les Français n'ont plus confiance dans leur journalisme. Et c'est normal. Ils voient bien que tout est biaisé. Alors il y en a des biens, heureusement, plein.
Mais
je peux vous dire que certains, on les rappelle vite à l'ordre quand ils dépassent une ligne.
Et
voilà pourquoi les gens sont sur Internet, avec les excès aussi d'Internet, parce qu
'il
n'y
a
pas Internet merveilleux et les journalistes méchants. Il y
a
un mélange et les Français sont un peu paumés et essayent de
savoir
comment se démerder avec cette information. Qu'est-ce qu
'est
la vraie ?
Qu
'est-ce qu'il faut ? C'est extrêmement difficile.
Pour continuer et en finir sur cette question des médias, on va vous proposer quelques articles d'actualité sur lesquels on vous propose de réagir afin d'avoir
quelques
aspects de l'actualité actuelle.
Assez brièvement.
Allez-y. Le problème, c'est que je n
'ai
pas mes lunettes, donc je ne vois rien. Je
n'ai pas
mis mes
lentilles. J'ai des
lentilles d'habitude et je n
'ai
pas eu le temps de la mettre.
C'est un article du Point PMA pour toutes les parlementaires sur la ligne de départ.
Très bien. Moi, je voulais ma pensée là-dessus, c'est ça
? Oui,
voilà, une réaction rapide.
Très rapide. Moi, j'étais prêt à voter un
texte,
si surprenant que ça puisse paraître. Je comprends que deux femmes aient envie d'élever un enfant. Je comprends qu'elles puissent donner de l'amour.
D
'ailleurs,
il
y a des femmes seules qui élèvent des enfants et des couples de femmes qui élèvent des enfants. En revanche, je n'accepte pas
la
position qu'a choisie le gouvernement, qui est une position extrême, alors qu'il passe sa vie à dire, il faut apaiser le débat, qui est de mettre mère 1, mère 2
sur
l'état civil
et
de nier
le
père.
Et
je pense que là, on va au-delà d'une limite que je ne peux pas accepter.
C
'est-à-dire qu'il y
a
une chose de se poser la question de savoir si deux femmes peuvent élever un enfant. Moi, je pense que ce n
'est
pas le débat.
C
'est possible.
Mais
en revanche, on ne peut pas élever un enfant, même quand on est seul, s'il ne sait pas d'où il vient. Et élever à deux femmes un enfant ne veut pas dire exclure le père de l'imaginaire de l'enfant. Ça veut dire la question de la filiation.
Et
dans ce débat sur la PMA, on confond tout. On confond l'égalité des droits
et
le repère de l'enfant.
Et
donc, moi, j'ai fait une proposition.
Je
trouvais qu'il devait y avoir père
et
mère.
le
père, la mère. Il peut y avoir après un système juridique qui associe une mère numéro 2. Mais l'enfant, il a un père. Et je suis pour la levée de l'anonymat. L'enfant doit connaître ses origines. Et dans beaucoup de pays, il n
'y a
qu'en France où il y a cet anonymat. C'est de la folie furieuse. Et toute personne qui a manqué d'un père ou d'une mère sait de quoi je parle. On va passer au prochain article. Donc, pour revenir... Et dernier point, je vais quand même en parler. Dernier point, sur la GPA. je suis totalement hostile à la GPA parce que c'est la marchandisation et il y a des femmes dans cette assistance. Comment les femmes peuvent accepter d'être transformées en usine
?
Comment au nom de cette folie, cette folie, cette folie de la marchandisation des corps des femmes
?
Mais comment on peut accepter ça ? Il faut être complètement fêlé. Voilà. Donc là-dessus, je suis radicalement hostile. Ce qui
n
'interdit
pas à deux hommes
d'élever un enfant. Dernier point, non mais j'en parle parce que c'est tellement important. Et sur l'adoption, pourquoi on ne parle pas de l'adoption ?
Il
faut revoir l'adoption en France qui permettrait d'abord aux couples hétérosexuels qui n'ont pas d'enfants de
ne
pas procéder par la PMA mais de pouvoir adopter tellement d'enfants malheureux qui n'ont pas de famille d'adoption et qui sont placés de famille d'accueil où c'est devenu une affaire de fric
et
pourquoi pas une adoption par une femme seule ou un couple homosexuel si on lui donne de l'amour et qu
'il
n
'a
pas de parents mais il sait qu'il a eu un père et qu'il a eu une mère. Désolé d'avoir été un peu long.
Je rappelle juste la PMA et la GPA n'est pas encore sur le débat et il n'est pas
en train de
passer sur le débat. Mais une fois qu'on aura fait la PMA mère 1 mère 2 je ne
vois
pas pourquoi il n
'y a
pas père 1 père 2 d'autant plus que l'État légalise
la
transcription sur les actes d'État civil de celles qui sont faites à
l
'étranger. Alors en gros c'est très faux cul c'est exploitons les femmes indiennes en Inde comme ça on ne
voit
pas trop et puis on ramène après l'enfant en France et on a bonne conscience. C'est un peu facile exploiter la misère loin
pour
avoir bonne conscience à Paris.
Le prochain article c'est sur Greta Thunberg qui attaque la France et 4 autres pays pour une action climatique.
C
'est
écrit gros j'arrive à lire le début. Donc
je
suis partagé sur cette Greta Thunberg
parce
que d'un côté elle correspond à l'époque et on est dans une époque où
comment
dire la rationalité l'information raisonnable ne passe pas. Vous savez je fais une conférence de presse sérieuse
alors
il y
a
quand même maintenant il y
a
quand même des journalistes qui viennent ils viennent au QG notre QG là on fait une conférence de presse par exemple sur les projets pour l'Europe scientifique, industriel et tout c'est quand même intéressant on avait bossé Jean-Philippe Tanguy ici qui était 3ème de
liste
avait bossé et tout on fait une super conférence de presse mais vraiment on avait un truc sympa
ils
viennent
ils
regardent leur iPhone ils discutent entre eux ils écoutent et
puis
à la fin alors monsieur Dupont-Aignan sur l'incendie de Notre-Dame tatati tatata alors monsieur Dupont-Aignan sur madame Le Pen ou monsieur Bardella qui a dit ça voilà alors pourquoi je vous dis ça parce qu'on est tellement dans l'immédiateté dans l'émotion dans le refus de la rationalité
mais
il y
a
des journalistes sympas qui me le disent ils me disent on parle politique étrangère l'audi matchude donc moi j'ai mon rédacteur en chef qui me dit il faut pousser un truc
que
la Greta Greta machin elle est sympathique mais non mais elle est sympathique elle est indignée elle dit des choses
justes
ça va vous surprendre mais moi je regardais dans la voiture parce que j'avais pas vu la deuxième vidéo et c'est émouvant ce qu'elle dit et l'histoire des hommes et des femmes elle est faite de moments d'émotion
l
'appel du 18 juin c'est un moment d'émotion c'est pas rationnel il
y a
un mec à Londres qui prend un micro personne l'écoute personne pense que ça va marcher et il change le destin d'un pays Churchill pareil donc je veux dire par là Greta elle représente l'époque on a besoin de ça
parce
que face à la puissance des intérêts
il
faut arriver à cette émotion pour peut-être que les gens se disent tiens c'est débile de faire traverser toutes les marchandises du monde entier de brûler l'Amazonie etc bon
et
puis après elle dit
alors
ce qui est très marrant j'y viens ce qui est très marrant c'est que tous les oligarches tout le monde les médias sont ravis elle est géniale cette jeune fille de 13 ans je crois qu'elle a
l
'âge de là non 12 ans 13 ans 16 ans elle est un peu plus âgée elle fait jeune et en même temps elle est très mûre un petit air illuminé mais sympathique mais ce
sont
les illuminés qui changent le monde mes amis soyez pas trop raisonnables dans votre vie sinon on ferait rien et alors sympathique mais alors ils sont pris à leur propre piège tous
parce
que maintenant elle les engueule
elle
leur dit mon petit père Macron tu crois que tu fais le malin à faire semblant de faire ton discours mais t'es nul
tu
vaux pas elle le met dans le même sac que Bolsa Nero et lui il a fait le mariole pendant tout l'été au G7 pour dire je suis différent j'aime l'Amazonie
je
suis génial j'ai fait signer le CETA je prépare le Mercosur en douce j'ai viré Hulot j'en ai absolument rien à faire là tiens aujourd'hui ils ont réduit les aides à l'isolation thermique
vous
savez ça ? le gouvernement réduit les aides à l'isolation thermique
une
usine à gaz pour réduire les dépenses
donc
et donc il fait le mariole au G7 il fait le mariole à la tribune de l'ONU il réduit les aides à l'isolation thermique alors vous savez que l'isolation thermique c'est le défaut français c'est le problème majeur
c
'est plusieurs tranches nucléaires donc bon je vous passe sur le nucléaire décision absurde les éoliennes complètement inutiles tout ce délire bon
et
donc le père Macron il est complètement pris au piège de Greta il a cru la manipuler elle leur dit mais vous êtes dans le même sac tous donc
si
ça peut être utile pour qu'on aille au bout des choses
qu
'on parle commerce international qu'on parle énergie renouvelable et nous à Debout la France on va sortir des trucs qui vont vous surprendre sur la vraie écologie
la
vraie écologie c'est l'écologie humaine
la
vraie écologie c'est pas les gadgets la vraie écologie c'est qu'est-ce qu'on mange
la
santé et l'alimentation on fait un colloque là-dessus et vous verrez qu'on se rend en pointe la vraie écologie c'est arrêter cette aberration de lutte contre le nucléaire alors même que c'est ce qui permet à la France de respecter Kyoto et ça veut pas dire que tout le nucléaire est parfait ça veut pas dire qu'on peut pas l'améliorer je pense au centralatorium sans déchets sans risque
qui
est mon dada
et
le projet avance avec la Russie et d'autres et nous la France on est en train de louper ça la vraie écologie c'est la science qui va nous permettre de franchir un stade donc bref si en France on peut sortir de l'écologie comment dire folklorique
et
passer à la vraie écologie
et
notre rôle politique c'est d'apporter la vraie écologie
et
je suis convaincu que c'est un défi majeur
qu
'elle a raison mais que maintenant nous notre boulot c'est pas simplement de faire des marionnettes ici ou là c'est vraiment d'avoir les mesures qui permettront d'orienter l'économie et d'avoir une économie verte
avec
des défis considérables notamment sur l'isolation thermique sur les nouveaux moteurs on a un plan avec Jean-Philippe Tanguy de passage à véhicules électriques
comme
le fait la Norvège
vous
croyez que ça a intéressé les médias ? rien à foutre on leur a envoyé dix fois
rien
à foutre pourquoi la Norvège va réussir la transition complète écologique de son parc automobile et pourquoi la France n
'est
pas capable de le faire
voilà
donc on est capable de faire des choses
on
a tous les ingénieurs notre pays est merveilleux on a plein d'atouts simplement il faut les mettre en ordre de bataille il faut voir les priorités et la France est un très grand pays et peut arriver à beaucoup de choses pas tout mais pourquoi la Norvège réussit des choses Singapour et les autres et pourquoi nous on n'y arriverait pas parce que c'est dans la tête voilà prochain article
alors
c'est le mur de Trump le pentagone débloque 3,6 milliards de dollars pour construire le mur
le
fameux mur du Mexique
et
oui mais moi je
comprends
je comprends s'il n
'y
arrive pas autrement
voilà
c'est dommage mais il
y
a un moment il vaut mieux il faut être clair c'est dommage c'est dommage mais parce qu'on en arrive là en fait c'est très intéressant cette photo
on
en arrive là parce qu'il y a eu une démission des hommes politiques qui
n'ont
pas été capables de réguler l'immigration dans ce pays moi je n'aime pas les murs
mais
vous savez on a mis un mur autour de la tour Eiffel transparent parce qu'on n'a pas de frontière la frontière c'est quoi c'est pas un mur c'est la peau
c
'est un filtre
un
être humain sans peau il est écorché vif
voilà
donc moi je veux des frontières je ne
veux
pas des murs
mais
quand il n
'y a
pas de frontières il y
a
des murs voilà c'est du spectacle bon moi je ne
suis
pas un avocat de Trump la personnalité est un peu curieuse c'est pas ma tasse de thé du tout mais si vous voulez les Trump arrivent
quand
les dirigeants abdiquent
et
ne gouvernent plus pour les peuples
et
en démocratie
il
faut gouverner pour les peuples ou alors on supprime le peuple c'est ce qui est en train d'être fait en France
c
'est l'union européenne
vous
envisagez d'être notre Trump panneau du coup ? non je n
'ai pas
cette prétention d'abord je n
'ai
pas l'argent c'est dommage d'ailleurs parce que ça m'aiderait ça serait plus facile j'espère pas avoir la vulgarité ça peut aider et puis les américains heureusement les français ne sont pas des américains
c
'est notre chance quand même même si j'aime beaucoup les Etats-Unis j'y ai vécu donc je les connais bien j'étais un des rares à prévoir la victoire de Trump deux ans avant j'ai dit il va gagner la primaire il sera élu on m'a dit t'es complètement dingo mais j'ai vécu aux Etats-Unis quand j'étais étudiant comme vous j'ai vendu à 20 ans je suis parti en troisième année
et
j'étais en charge de Brooklyn pour les vins français
et
donc je faisais le représentant de commerce à Brooklyn pendant six mois pour vendre des vins français c'est très amusant et donc je connais l'âme américaine et j'aime ce peuple c'est un grand peuple très courageux et je suis en désaccord c'est comme les anglais je suis en désaccord sur plein de trucs avec les anglais mais j'aime leur liberté et leur force et j'aimerais que la France reprenne un peu de vigueur et que les français aiment la France et la défendent
enfin
surtout que leurs dirigeants parce que les français ils aiment la France mais ils sont un peu apathiques
il
faut les réveiller
bon
bref je ne sais plus pourquoi je vais vous raconter ça oui est-ce que vous êtes un Trump non c'est pas la question mais
c
'est terrible non la seule réflexion que ça me fait c'est terrible
qu
'on soit obligé d'en arriver là
pour
redresser le tir alors que je suis convaincu que les français aspirent à des solutions de bon sens sans excès
voilà et mais
le système est tellement verrouillé les intérêts sont tellement puissants le parti européen au sens mauvais du terme qui dirige parce que vous savez derrière c
'est
des luttes de pouvoir c'est des grandes entreprises qui ont mis la main basse au détriment des PME des innovateurs
si
vous voulez c'est pas la question des salariés contre les entreprises c'est qu'il faut redonner de l'esprit capitaliste au sens noble du terme libéral les PME la création locale la recherche il
y a
le crédit d'impôt recherche qui a bien marché en France ça c'est une mesure intelligente de Sarkozy
qui
a des conséquences ce qu'on a fait sur le crédit d'impôt recherche il faut le faire sur le crédit d'impôt production bref remettre les français au travail baisser les aides sociales arrêter l'immigration massive des choses simples mais j'avais proposé à l'époque 5 référendums on a 80% des voix
le
problème c'est d'arriver au pouvoir
ça
c'est le plus difficile notre dernière question concernera également il n'y
a
pas
la
salle comment ? si avant la salle elle concernera du coup un sujet d'actualité la réforme des retraites il
y
a le rapport Delvoix qui est sorti il
y
a quelques semaines avec une proposition notamment qui était de repasser une retraite par points il y a eu beaucoup de rejets sociaux les syndicats à part la CFDT se sont opposés à cela vous quelle est votre opinion sur même si il
n'y a
pas encore de propositions très concrètes
deux
choses
la
question des retraites en France ce n
'est
pas la question des retraites en Allemagne en Italie en Espagne
nous
avons une démographie équilibrée c'est notre chance
et
donc pour moi il n
'y a
pas de problème des retraites contrairement à
ce
qu
'on
dit
c
'est faux on vous manipule on vous endoctrine
il
y a un problème de l'emploi
quand
on a 6 millions de chômeurs dans un pays oui on ne finance plus une retraite
quand
on commence sa carrière professionnelle avec un CDI à 30 ans
et
qu'on est mis à la poubelle à 49 ans
est
-ce que vous croyez qu'on peut payer qu'on va pouvoir avoir une retraite
donc
dire aux gens il va falloir travailler plus 43, 44, 45 ans formidable c'est des gens qui ont une retraite de président de la république qui osent dire ça donc c'est n'importe quoi la question en France c'est la question de la relocalisation des emplois
nous
avons calculé c'est pas moi avec un million d'emplois relocalisés c'est rien ça veut dire qu'on passe de 6 millions de chômeurs 5 millions 8 exactement à 4 millions 8 il en reste
il
n
'y a
plus aucun problème de financement des retraites en Allemagne en Italie en Espagne oui ils ont un taux de renouvellement démographique de 1,2
alors
là il y
a
un sacré problème de retraite
et
là ils sont obligés de travailler beaucoup plus longtemps en France non donc
mais
on a mis dans la tête des français pour les culpabiliser
d
'avoir une retraite
parce
qu'il faut que les gens partent à la retraite pour que les jeunes aient du boulot et il ne s'agit pas non plus d'avoir des privilèges ça c'est le premier point donc 1 le problème des retraites c'est
la
création d'emplois la baisse des charges sur les PME la création d'un cercle vertueux positif de création d'emplois en France la suppression de
l
'assistanat le stop à l'immigration c'est de remettre la machine en marche
et
là vous réglez votre problème de retraite premier point deuxième point c'est le problème de la politique familiale Hollande et Macron ont saccagé la politique familiale et donc font baisser notre taux de renouvellement démographique qui va devenir un problème de retraite après
ça
c'est le premier point donc préoccupons-nous peut-être des recettes à un moment
parce
que c'est clair que si on ne se préoccupe pas des recettes il faut réduire les retraites des français
mais
elles sont déjà réduites
puisque
les gens n'ont pas leur durée de cotisation deuxième point sur la fusion des régimes moi j'étais plutôt pour
j
'ai proposé la présidentielle un système à points mais
où
Macron a été trop loin dans le système à points et de le voir et alors là c'est rétro-pédalage ils ne savent plus comment s'en sortir
c
'est que le système Macron c'est la spoliation des régimes autonomes
c
'est à dire que vous avez des régimes de cadres d'avocats bien gérés qui ont fait des réserves on leur pique tout
et
on crée un système bureaucratique national uniforme qui est le tonneau des danaïdes
mais
là ça va être la révolution et c'est pourquoi ils sont très mal ils vont être obligés de rétro-pédaler parce que ça va être la révolution puisque c'est la spoliation ce qu'ils ont déjà fait sur les retraites complémentaires
ça
veut dire la bureaucratisation or il y a régime
et
régime que dans certains régimes spéciaux
on
arrête avec des privilèges oui
parce
qu'un artisan qui est sur le toit un couvreur il va partir à 63 ans et un type qui est dans les bureaux la RATP il va partir à 54 ans avec la retraite pas à taux plein il ne
faut
pas non plus les accabler
là
-dessus parce qu'on raconte beaucoup de choses fausses mais qu'importe donc oui une égalité mais l'égalité ne veut pas dire que tout le monde est à condition égale parce qu'il y a des situations différentes et là la grande erreur de Levoy et vous allez voir ça va très mal finir cette histoire mais à mon avis ils vont rétro-pédaler parce qu'ils sont partis dans un truc ingérable il y
a
eu un très bon article dans le Figaro économique de monsieur Robin qui a très bien expliqué l'amateurisme de Levoy et de Macron sur ce dossier
mais
ils vont rétro-pédaler alors en gros justice oui supprimer les privilèges oui en revanche gardons de l'autonomie et de la flexibilité et deuxièmement préoccupons-nous absolument de le seul enjeu qui vaille c'est de relocaliser de l'emploi pour recréer de la richesse dans le pays car vous ne pouvez pas partager de la richesse que vous perdez et ça c'est à mon côté économe c'est que je considère que l'enjeu c'est de recréer de la richesse dans le pays pour la partager
et
il
y
a ceux qui ne veulent pas la partager et puis il
y
a ceux qui ne veulent pas la créer
et
en général c'est curieux c'est ceux qui ne veulent pas la créer qui la partagent et ceux qui ne la créent que pour eux qui ne veulent pas la partager il faut les deux c'est le gaullisme social
merci
d'avoir répondu à une autre question on va maintenant donner la parole au public
parce
qu
'ils
sont très polis très bien élevés et je pense que dans le public ils sont plus toniques
non
pas que vous n
'êtes
pas toniques je vous en remercie
bonjour
monsieur bonjour si vous pouvez vous présenter juste je m'appelle Pierre Lou je suis en première année BBA ici voilà
alors
j'ai une question vous parlez qu'un de vos piliers dans vos idées c'était la transition scientifique et numérique et je voudrais savoir quelles sont vos idées par rapport à ça et si vous prévoyez de faire dans l'avenir pour la France pour que ça marche pour nous merci
c'est
compliqué
plusieurs
choses
d
'abord créer un climat favorable aux entrepreneurs
qui
produisent en France moi je veux des bons points des carottes pour ceux qui produisent en France des bâtons pour ceux qui délocalisent
c
'est binaire
c
'est ce qu'a fait Trump aux Etats-Unis en exonérant d'impôts le premier million investi sur le territoire américain c'est une mesure que j'avais proposée depuis 10 ans à tous les ministres qui passaient de droite de gauche qui me riaient au nez évidemment c'est interdit par Bruxelles alors circuler on ne fait pas mais j'estime qu'un chef d'entreprise qui produit en France doit avoir un bonus
et l
'innovation technologique elle viendra aussi s'il y
a
des pépites qui naissent
parce
que les grands emplois de demain et les grandes innovations technologiques j'ai vu un fabricant de robots au salon du Made in France le type il a fait un robot absolument fabuleux ils sont deux écoles d'ingénieurs ils ne peuvent pas trouver un financement ils partent au Canada ces monstres ce qui se passe dans notre pays là-dessus les banques ont un comportement irresponsable c'est des bureaucraties qui pensent qu'à jouer sur les marchés et pas financer les entrepreneurs donc il
y a
un vrai problème d'écosystème alors il y
a
des mesures qui ont été prises il faut être honnête les business angels etc etc mais
il
faut vraiment qu'on développe l'esprit d'entrepreneuriat avec un bonus pour ceux qui restent en France sinon
on
passera notre vie à faire des plans technocratiques
qui
passent au-dessus de la perte de substance c'est bien d'aller à
l
'étranger moi j'ai fait six mois aux Etats-Unis vous allez aller j'imagine dans vos cursus à l'étranger c'est très intéressant et c'est très bien parce qu'on voit comment ça marche ailleurs mais on ne peut pas avoir que les meilleurs étudiants de France partent s'expatrier et restent à l'étranger
ça
veut dire que l'élite du pays au sens noble
va
faire la fortune des autres pays et vivre comme des expatriés c'est à dire tirailler entre leurs pays qu'ils aiment les pays d'accueil voilà c'est pas possible ça donc il faut recréer un écosystème mais pas un écosystème comme le fait Macron ah je vais favoriser les très riches donc ça va être super il y aura le ruissellement non il faut faire remonter vous voyez c'est différent dans mon esprit c'est vraiment faire remonter de ce qu'il y a en France et permettre aux gens d'investir en France deuxième point il faut des grands plans stratégiques parce que ça a toujours marché comme ça en France on en fait 10 il y
en
a 5 qui se plantent mais il y
en
a 5 qui marchent et ces plans stratégiques doivent être
faits en
pensant franco-français mais avec des partenariats étrangers
c
'est ce qu'on a fait pour le secteur nucléaire en France le secteur nucléaire vous savez le général de Gaulle ça n
'a
pas marché tout seul il a dit faisons un accord avec Westinghouse américain et puis on va pomper
comme
font les chinois très bien vous savez c'est très intéressant j'étais en Chine il
n'y a
pas longtemps à Hong Kong et ailleurs et j'ai beaucoup discuté les chinois ils ont fait une politique ils m'ont dit gaulliste des années 60 écosystème pour produire en Chine investissement massif dans les infrastructures financées par la banque centrale à 0% plan stratégique
de
conquête économique et puis avec la blanche à billets ils nous achètent
c
'est formidable d'ailleurs les américains aussi ils nous achètent avec leur planche à billets et nous ah non en Europe on n
'a
pas le droit on est en train de se faire spolier
le
continent européen est en train d'être d'être réduit à 0
parce
qu'on a des trucs dans la tête absurde donc des plans stratégiques d'investissement massif les chercheurs alors je ne
vais
pas vous dire parce qu'il
y
a le fake news qui va commencer à faire leur cinéma sur ah il a dit quelque chose qui n
'était
pas juste mais je crois que le chiffre alors sous réserve de vérification je crois qu'il y
a
400 000 chercheurs européens qui vivent aux Etats-Unis de mémoire mais c'est peut
-être
pas 400 000 vous trouverez le bon chiffre
c
'est le problème majeur
voilà alors
combien est payé un chercheur en France
voilà donc
est-ce qu'il vaut mieux payer l'AME
pour
que les migrants irréguliers soient soignés gratuitement est-ce qu'il vaut mieux payer des dépenses sociales délirantes pour que tous les migrants d'Europe viennent en France et que l'Allemagne garde ceux qui travaillent est-ce qu'il faut avoir 14 milliards de fraudes à la carte vitale 14 milliards de fraudes à la carte vitale cachées par le gouvernement il
y
a un nouveau rapport une sénatrice centriste
c'est
pas une sénatrice d'extrême droite
bon
il y a combien de millions de centenaires je sais plus est-ce qu'on continue comme ça
ou
est-ce que cet argent on l'investit dans la science
voilà c'est
tout
mais
c'est pas problématique toujours d'opposer justement l'AME
mais parce
que
mais parce que il y
a
un moment alors c'est vrai que c'est de la provocation mais parce qu'il y
a
un moment trop c'est trop
moi
je suis élu de banlieue je sais ce qui se passe
je
sais ce qui se passe
il
n
'y a
qu'à voir l'hôpital ce n'est plus possible on ne peut pas avoir le système social le plus généreux du monde
les
allemands sont très forts ils ont un problème démographique ils font venir un million cinq cent mille immigrés chez eux
ils
font des contrats à un euro de l'heure
ils
assignent à résidence les migrants dans leur ville
si
vous n'êtes pas inscrit sur le registre municipal vous perdez tous les droits madame merkel supprime l'aide sociale pendant cinq ans pour les migrants
qui
ne travaillent pas
mais
si un homme politique français proposait ça on le traite de fasciste et de vichy c'est que c'est vichy c'est la collaboration et que
c
'est ceci
elle
le fait elle garde ceux qui bossent
et
ceux qui ne bossent pas ils vont où ? ils vont en France dans nos services sociaux parce qu'ils savent que c'est open bar désolé de vous le dire brutalement cet argent là il est pris où ? il est pris sur les petites retraites il est pris sur ceux qui bossent étrangers aussi d'ailleurs
il n
'y
a
pas de différence
et
il est pris sur l'avenir les dépenses d'avenir notre pays a un déficit de combien ? 3% ? 2,6
si
ce déficit servait à
l
'investissement génial
on
s'en fout
un
déficit pour investir c'est positif
on
emprunte pour investir
mais
c'est un déficit pour payer une submersion migratoire
mais
on est fou
je
vous provoque mais au moins que ça serve à quelque chose si je viens ici il y a un moment il faut arrêter mais les premiers qui vous le disent ce sont les gens qui habitent dans les cités et qui vivent ça moi j'ai une dame tiens une dame c'est elle qui m'a énoncé qui est algérienne algérienne elle habite ma ville elle est venue me voir elle m'a dit j'en ai marre quand même qu'on vienne consommer le RSA en France je lui dis c
'est
quoi ce soir ? elle me dit comme le RSA n'est pas contrôlé des gens ouvrent un compte bancaire en France des
gens ouvrent un compte bancaire en France des
pharmaciens d'Alger des médecins des médecins
chercher
son chèque
une
fois par mois au moins ça évitera déjà tous les RSA qui sont payés à des gens qui vivent à l'étranger
mais c
'est quand même l'argent des français c'est l'argent du travail des français quand je dis des français je n'exclus pas les étrangers en situation régulière
je
n'exclus pas les français de toute origine j'en ai rien à faire je veux dire par là qu'une nation qui ne sait plus gérer son budget qui ne sait plus faire les choix du fonctionnement et de
l
'investissement n'est plus une nation libre alors oui si vous voulez qu'on gagne la bataille scientifique faire revenir les chercheurs développer des microclimats d'entreprise revoir le fonctionnement du système bancaire créer des partenariats avec ceux qui sont en avance parce que maintenant on est en retard voilà faire des choix parfois se planter parfois réussir éviter la spoliation d'Alstom par la haute technostructure qui va pantoufler à la Banque of America qui va les combines de M.
Macron qui sera un jour puni de haute trahison pour ce qu'il a fait dans l'affaire Générale Électrique quand il quittera le pouvoir parce que vous verrez qu'il y aura un procureur qui ira le chercher parce que ce qu'il a fait c'est de la haute trahison et je pèse mes mots sur l'affaire Générale Électrique Alstom c'est à dire les meilleures entreprises qui ont les technologies d'avenir qu'on laisse acheter par des par des groupes étrangers mais il faut être complètement cinglé voilà désolé d'être franc
pour
autant on
ne
sera pas obligatoirement les meilleurs on aura la Chine on aura les Etats-Unis mais on aura la capacité à agir on a de très bons ingénieurs
une
autre question du public peut-être bonjour bonjour comme j'entendais le son là je me suis vous
êtes où ? ici à gauche
excusez-moi il y a de la lumière
donc
Mathieu en l'année pré-master donc moi je vais avoir une question un petit peu en deux axes donc tout d'abord je suis adhérent de boule à France peut-être plus pour longtemps ah
bon c'est dommage
et
donc ma question c'est en fait vous avez beaucoup parlé de Macron libéral qui faisait du mal et
de
droite libérale mais en fait comment dire qu'une personne est libérale quand on est dans le pays où il y a le plus haut taux de prélèvements obligatoires ça vous avez raison ce serait plutôt du capitalisme de connivence
vous
avez raison et pour rebondir dessus vous
avez raison justement
un vrai libéral qui est Charles Gave donc économiste qui était tout
à fait un petit peu
autour de vous tout
à fait
il y a un an quand vous étiez à 10% dans les sondages et pour moi il faisait un petit peu partie justement de l'union des droites que vous avez défendu avec de nombreuses autres personnalités donc ma question elle est simple c'est est
-ce
que vous pensez pas que ce que vous ce que vous prétendez vouloir
vous
ne
l
'aviez pas il y a un an et vous ne
l
'aviez pas finalement détruit de vous même en éliminant un à un Charles Gave Emmanuel Gave Jean-Frédéric Poisson aujourd'hui on voit que même Daniel Lempereur il n'est plus trop présent autour de vous je
ne sais pas s'il est en vacances rassurez
-vous il est là et donc toutes ces personnalités qui faisait cet élan de dynamique que vous avez perdu ont coïncidé avec votre chute et votre votre arrivée à 3%
alors
vous posez une vraie question
je
pense qu'il
y a
certains points où je ne négocierai pas
c
'est pourquoi j'ai demandé à Emmanuel Gave de partir
voilà moi
je n'accepte pas les propos xénophobes
voilà et
au delà d'une limite le ticket n'est plus valable c'est clair
je
suis gaulliste républicain humaniste patriote assimilationniste dur sur certains propos sur l'immigration les dépenses sociales etc mais je ne serai jamais xénophobe
et
je ne commenterai jamais les gens en fonction de leur race de leur histoire de leur éthique de tout ce que vous voulez de leur identité etc je déteste ça et Emmanuel Gave a publié des tweets inacceptables inacceptables que même Jean-Marie Le Pen n'aurait pas accepté ni Marine Le Pen donc moi ne me demandez pas
ne
me demandez pas
pour
faire l'union des droites
de
rassembler ce qui pour moi est impensable
voilà je
différencie Charles d'Emmanuel
très
clairement
elle
assume ses tweets elle assume ce qu'elle a fait Charles Gave a dit des choses très intelligentes sur l'euro et vous avez raison
sur
un point c'est de parler de capitalisme de connivence et pas de droite libérale
ce
que je veux dire c'est qu'il y
a
une certaine droite libérale qui est fascinée par Macron parce qu'elle est piégée par Macron et vous avez raison que nous sommes dans un système de dépense publique excessif mais vous avez vu quand j'aurais répondu à la question sur la science
que
je veux qu'on recrée un écosystème de création de richesses dans notre pays donc je ne suis pas un collectiviste
je
suis beaucoup plus libéral entre guillemets que Marine Le Pen par exemple je me situe je pense à un juste milieu donc voilà quant à Jean-Frédéric Poisson qui avait mon estime mais qui a soutenu Emmanuel Gave a voulu faire une liste avec elle etc j'ai été honnête
j
'ai été honnête au sens
que
moi je n'allais pas faire élire député européen finalement on n
'a
eu personne donc voilà mais je n'allais pas faire élire quelqu'un mettre sur ma
liste quelqu
'un qui avait trahi les siens et qui allait soutenir quelqu'un qui assumait une xénophobie insupportable pour nous
voilà
et je pense insupportable pour les français
et
si la droite croit revenir en rassemblant tous les gens qui vivent dans un autre monde et qui ne prennent pas la France telle qu'elle est
et
qui veulent revenir à une France nauséabonde ça sera sans moi
voilà
et je ne pense pas qu'elle gagnera c'est pas comme ça qu'on y arrivera parce que la France c'est un patchwork la France c'est un un rassemblement de personnes différentes
et
la force de la France c'est justement qu'on aille tous dans la même direction sans commencer à dire celui-là il est comme ci il est comme ça
en
revanche je pense avoir été clair
on
doit adopter le modèle français
la
France c'est pas simplement
comment
dire une identité c'est une identité mais c'est une civilisation c'est une dynamique c'est une exception c'est un c'est liberté égalité fraternité etc voilà alors après des députés Marie-Josie Mermann Jean-Louis Masson et d'autres qui nous ont rejoint donc voilà non moi je pense qu'on a baissé aux européennes très simplement pour une chose très simple
il
y a eu la crise des gilets jaunes
et
beaucoup de gens n
'ont
pas compris mon soutien aux gilets jaunes
il
faut être clair
et
notamment les personnes âgées parce que c'était chez les personnes âgées qu'on a beaucoup baissé qui votaient à 12% pour moi 12-13% et qui sont passés à 5
pour
une raison très simple
c
'est que Emmanuel Macron a très bien joué médiatiquement il a fait passer tous les gilets jaunes pour des casseurs
les
gilets jaunes c'était une révolte sociale avec des gens qui voulaient au contraire une France du travail
et
pas de la cistanat et qui voulaient être récompensés de leur travail et avec les images de violence
le
tort que j'ai eu j'ai eu un tort pendant cette campagne européenne
c
'est que je pensais que les français ne tomberaient pas dans le piège de la manipulation
et
je pensais que je pensais qu'il verrait bien que la petite retraitée ou l'artisan de Carpentras qui était sur un rond-point il n'avait rien à voir avec le black box de Jean-Elysée et je n
'ai
pas assez d'énoncer les violences
je
pense ça c'est ce que je me reproche le plus
parce
que j'aurais dû à chaque émission dénoncer les violences parce que pour moi c'était évident qu'on n
'est
pas pour les violences mais
dans
l'esprit des gens beaucoup de gens gilets jaunes violences
et
donc les gens comme moi qui soutenaient les gilets jaunes dans leur révolte sociale saine pour qu'on change les choses
on
a dévissé premier point deuxième point il y
a
eu l'effet très bien fait d'Emmanuel Macron vote utile il faut que Macron soit premier il faut que Le Pen soit premier
ça
n'avait aucun sens parce que c'est un scrutin
de liste et
troisièmement
et
j'en viens à ce que je vous disais tout à l'heure qui est le plus grave et qui m'inquiète le plus
moi
je vais pas vous faire de langue de bois ce soir
c
'est que les gens qui ont manifesté sur des ronds-points pendant des mois sous la pluie la neige et j'en ai rencontré beaucoup qui étaient des gens bien je vous assure
et
bien ils ont été capables de manifester des dizaines d'heures sous la pluie
et
ils ont pas été capables de voter un quart d'heure un dimanche
et tout
cet été
et
pris des vacances et beaucoup de gens sont venus vers moi
ils se
disent ah c'est bien ce que vous faites parce que les gens qui viennent en général me voir ils disent c'est bien ceux qui veulent m'insulter ils m'insultent pas ils partent
c
'est bon signe et il me disait ah
c
'est bien c'est sympa vous avez voté aux européennes ? ah non on vote pas aux européennes
ah
vous avez manifesté ? ah oui oui on a manifesté et puis on est d'accord avec vous et tout on est d'accord avec Mme Le Pen on est d'accord avec Mélenchon on est d'accord avec la droite on est d'accord avec M. Poisson on est d'accord avec qui vous voulez
mais
on va pas voter on n'y croit plus
et
je leur
dis
mais comment voulez-vous changer les choses si vous votez pas
? et
là vous aviez le choix même pour vous défouler
?
non et moi voyez ce que j'ai retenu c'est pour l'affaire Poisson qui connaît M. Poisson ou Mme Gave c'est pas le problème après il y
a
des électeurs de M. Poisson qui ont pas envie qui étaient pas contents contre moi c'est sûr on a perdu 0,2% des voix
mais
c'est pas le problème le problème c'est pourquoi des 20 millions de français
qui
sont pas contents de ce qui se passe
ne
vont pas voter et pourquoi j'ai pas été capable
de
les inciter à voter vous voyez ça c'est mon examen de conscience avec mon équipe
et
c'est l'examen de conscience de tout le monde et si on croit
que
en faisant des tweets xénophobes ou en allant voir Mme X ou M. X ou M. Dupont-Aignan on va faire simplement voter les gens ça suffit pas
et
tout l'enjeu
en
tout cas la tâche noble de la politique ce qui me fait repartir parce que vous savez par moments c'est dur
c
'est de me dire
j
'aime mon pays je veux pas qu'il y
ait
20 millions de français qui se disent on en a rien à foutre c'est foutu comment on fait pour qu'il y
en ait
au moins un million de plus qui votent allez 2 millions 3 millions c'est ça que j'aimerais faire avec ceux qui veulent
et
c'est bien plus important que toutes les petites histoires
politiciennes
merci M. Dupont-Aignan d'avoir répondu à nos questions et de vous être prêté au jeu aussi aux questions du public il
y a 2 questions
du
public c
'est parce qu'on a un peu pris par le temps je suis
trop bavard il n
'y
en a pas une dernière quand même
on
peut faire une dernière question du public dans
ce cas là parce que ce n'est pas qu
'il y
a
de frustration est
-ce
qu
'il y a une question vous battez pas
alors on en groupe allez on en groupe 3 je réponds pas et vous groupez 3 questions parce que je trouve qu'il n
'y a
rien de plus frustrant quand on vient à un truc
de
pas pouvoir poser la question donc si ça vous ennuie pas je voudrais pas me mêler ce qu
'ils
me regardent pas mais j'ai toujours tendance à le faire si vous pouviez poser 3 questions
et
je réponds en bloc pour conclure parce que comme ça au moins il n
'y a
pas de pas de
problème ils ont
eu la gentillesse de venir
sur la question de l'immigration je voudrais savoir pourquoi est-ce que en tant que souverainiste on pense l'immigration comme la nécessité de fermer une frontière au lieu de penser comme quelque chose de symptomatique parce qu'en fait les gens ne choisissent pas de venir en France ils sont obligés de fuir le pays
et
donc pourquoi est-ce qu'en fait on s'interroge pas sur les conséquences donc c'est-à-dire en fait les causes qui sont liées à l'immigration c'est-à-dire le fait que la France n'est pas indépendante et qu'elle suit la politique belliciste des Etats-Unis par exemple pourquoi est
-ce
qu'on n'interroge pas ça plutôt pourquoi est
-ce
qu'on interroge directement la nécessité de fermer les frontières
très
juste on va en parler
autre
question
bonjour je m'appelle Benjamin Veil je suis en première année vous parlez de relocaliser revenir en France
aujourd
'hui avec des avec des monopoles comme on en a aux Etats-Unis les gros groupes les GAFA dont on parle beaucoup en ce moment
vous
ne pensez pas que la meilleure solution pour répondre à ces gros groupes c'est l'Union Européenne parce que justement vous dites que économiquement
il
faut être indépendant il ne faut pas
parler
avec l'Union Européenne bonjour alors moi j'avais une question je m'appelle Johan je suis en deuxième année moi j'avais une question par rapport à votre départ du RPR et de l'UMP ensuite
j
'avais une question est-ce que vous pensez que l'implosion de la droite française c'est surtout parce qu'il n
'y
a plus de figure comme pouvait l'être Nicolas Sarkozy à son époque
alors
je réponds très vite pour ne
pas
vous prendre trop de temps sur Nicolas Sarkozy il n'y
a
pas de figure pourquoi parce qu'elles ne peuvent pas émerger d'un parti
qui
dit tout le contraire de tout Nicolas Sarkozy avait eu le talent de mélanger tout et de passer entre les gouttes en faisant croire à la fois aux gaullistes qu'il arriverait à rendre la France puissante et en même temps en signant les traités de Lisbonne
mais
il fallait le talent d'illusionniste de Nicolas Sarkozy pour que ça marche un coup le problème c'est que ça n
'a
pas marché deux fois
peut
-être qu'à un moment il faut dire aux français ce qu'on pense et c'est à eux de choisir démocratiquement voilà pourquoi il ne peut pas émerger quelqu'un sauf quelqu'un qui est clair je pense à Julien Aubert qui est clair au moins c'est pour ça que je le soutiens républicain parce que lui il est un peu sur la même ligne mais c'est pas simplement sur ma ligne mais au moins c'est clair bon voilà deuxième question sur l'Union Européenne vous posez la question fondamentale bien évidemment moi je rêve d'une Europe
qui
peut poser d'une voix
bien
évidemment
mais le
fait même qu'on soit à 28 dans un système ingérable bureaucratique corrompu etc fait que elle ne pèse pas d'une voix elle pèse par dilution et la seule voix qu'elle pèse c
'est
la soumission
à
ce monde alors il y a l'exception de la commissaire danoise je sais qui commence etc mais on est très loin du compte et c'est plutôt une dilution qu'une percée pourquoi ? parce qu'on raisonne à 28 dans un système supranational alors qu'à mon avis il faut raisonner à 3 ou 4 pays fort le jour où l'Allemagne et la France s'entendent pour taxer pour taxer les bénéfices et j'ai pas répondu sur le numérique tout à l'heure pour avoir une vraie justice fiscale je peux vous dire que l'Irlande et le Luxembourg ils existent plus donc si la France n'avait pas signé le traité avec l'Allemagne alors même que l'Allemagne veut aller refuser la taxe sur le numérique enfin c'est quand même tu es réaliste
l
'Allemagne refuse envoie balader Macron et le maire sur la taxe numérique et 8 jours après Macron accepte de signer un traité avec Merkel
comment
voulez-vous que l'Allemagne nous respecte
?
des pouvoirs c'est donnant-donnant et moi je crois à des coopérations des grands états
et
j'ai fait un rapport sur la faute fiscale un des éléments d'égalité fondamentale c'est de créer des groupes européens numériques bien évidemment mais ça se fera à 2 ou 3 pays pas plus comme Airbus c'est fait à 3 ou 4 pays mais pas à 28 ça ne peut pas marcher vous avez fait un exposé ici à 28 élèves
? vous
connaissez un exposé ? vous avez fait une boîte à 28
vous
avez fait une junior entreprise à 28 élèves
? bon
courage
il
y
a
zéro rien bon donc la France et l'Allemagne la France et l'Italie la France et la Grande-Bretagne ne peuvent pas travailler ensemble sur des projets c'est ça l'avenir de l'Europe
et
dernier point mademoiselle a tout à fait raison j'étais quand même un des seuls à la présidentielle à avoir un plan pour l'Afrique qui n'intéressait personne
la
barrière sahélienne la barrière verte l'agriculture africaine la Côte d'Ivoire a fait un protectionnisme sur le poulet pour éviter qu'on envoie nos poulets pas chers et qu'on retrouve une agriculture vivrière vous avez tout à fait raison c'est la clé de tout
l
'Afrique va doubler de population prendre 1 milliard en 30 ans
si
on ne change pas le fonctionnement du régime africain et si on ne revoit pas le fonctionnement de l'Afrique c'est l'explosion alors on peut faire toutes les barrières de la terre c'est évident que ça ne servira à rien
donc
vous avez tout à fait raison
merci
monsieur du Nupont-Aignan
merci à vous de votre invitation d'être resté
l'Agora souhaite remercier l'EDEC et son administration la régie et l'équipe des appariteurs pour leur aide logistique nous voulons aussi remercier nos partenaires le Crédit du Nord la Croix du Nord la Massif SAD le Journal des Grandes Écoles Grandly TV CNews Matin et la Manufacture pour leur confiance merci à vous d'être venus et d'avoir assisté à cette conférence avant de quitter la salle veuillez laisser monsieur Dupont-Aignan quitter la salle pour des raisons de sécurité
oh
bah moi j'ai pas peur d'eux à moins que je leur fasse peur
bonne
soirée à tous merci à vous
merci à vous
Nicolas Dupont-Aignan