Nicolas Dupont-Aignan dans les 4v de France 2 19/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
On va parler de la campagne présidentielle, il y a un sujet qui s'y invite depuis quelques jours, c'est l'avenir de la Corse.
- 0:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Mais est-ce qu'ils ne représentent pas selon vous les aspirations des habitants de l'île qui peut-être majoritairement souhaitent l'autonomie ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Les différents sondages vous accordent entre 1,5 et 2,5% des voix. La dynamique qui vous avait amené à en recueillir presque 2 millions en 2017 n'est pas là.
- 3:55OuverteRéponse directe
Vous êtes favorable à ce que la réforme des retraites à 65 ans soit rétablie à 60 ans ?
- 5:10OuverteRéponse directe
Dans votre programme, vous proposez que les bénéficiaires du RSA consacrent une journée par semaine à la réalisation de travaux pour la collectivité.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a trois semaines des élections, pour répondre à une situation tendue liée au drame qu'il y a eu à la prison d'Arles, où un djihadiste a agressé très gravement Yvan Colonna, signe un document comme ça, avec M. Simeoni, en urgence, en secret, l'autonomie. »
- 1:00Invité politiqueFait
« C'est une honte absolue. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Ça veut dire que toutes les lois seraient faites par l'autorité de Corse, à l'exception des fonctions régaliennes, la défense nationale, etc. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« J'avais exactement les mêmes sondages en 2017. »
- 4:13Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron les a accablés de CSG, les retraités. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Ensuite, il a désindexé les pensions de retraite sur l'inflation. »
- 4:59Invité politiqueChiffre
« notamment les fraudes à la carte vitale qui coûtent 20 milliards d'euros. »
- 5:25Invité politiquePromesse
« Je pense qu'une journée est une bonne chose. Je l'ai proposée depuis 10 ans, donc je me réjouis que l'idée fasse son chemin. »
- 6:22Invité politiqueFait
« Les personnes dont vaccinées, plusieurs millions, ont été traitées comme des chiens. »
- 9:54Invité politiqueFait
« On est en train de truquer l'élection présidentielle et les Français ont le droit de comparer les candidats. »
- 10:23Invité politiqueFait
« Selon vous, on est en train de truquer l'élection présidentielle. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan68 %
- Présentateur21 %
- ?11 %
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Bonjour
à tous, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Jeffy Themberg. On va parler de la campagne présidentielle, il y
a
un sujet qui s'y invite depuis quelques jours, c'est l'avenir de la Corse. Vous étiez sur place sur l'île de beauté hier, au moment même où Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, et Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse, signaient un document qui acte leurs échanges, qui pourrait déboucher à terme sur une possible autonomie de l'île.
Qu
'est-ce que vous en pensez ?
J
'y étais volontairement,
parce
que ce qui se passe est incroyable. Emmanuel Macron a trois semaines des élections,
pour
répondre à une situation tendue liée au drame qu'il y
a
eu à la prison d'Arles, où un djihadiste a agressé très gravement Yvan Colonna, signe un document comme ça, avec M. Simeoni, en urgence, en secret, l'autonomie.
Ce n'est qu'une
porte entre-ouverte.
Le document n'acte pas l'autonomie. Les affaires de l
'État sont suffisamment sérieuses pour qu'un président de la République et un gouvernement ne signent pas un papier sur l'autonomie de la Corse, n'importe comment. C'est une honte
absolue.
Pour être précis, le papier prévoit des échanges qui vont
commencer
et qu'il n'y a pas d'exclusives.
Il
n'annonce pas l
'autonomie. M. Darmanin est
allé en Corse, j'y étais en même temps, et a dit pourquoi pas le statut d'autonomie de la Polynésie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que toutes les lois seraient faites par l'autorité de Corse,
à
l'exception des fonctions régaliennes, la défense nationale, etc. Donc, il
y
a un moment, moi je dis, la campagne électorale ne doit pas conduire à faire n'importe quoi et à jouer avec les institutions. Et vraiment, je dis qu'Emmanuel Macron n'est pas sérieux dans cette affaire.
M.
Dupont
-Tagnes. L'affaire de la Corse est suffisamment grave, et j'ai proposé en Corse des États généraux pour mettre tout sur la table, six mois de travail. Les élus corse ont eu déjà beaucoup de
responsabilités, c'est déjà le
quatrième statut. Mais est-ce que je peux vous poser une question ?
Ce sont des élus nationalistes qui dirigent aujourd'hui l
'île.
Alors,
ils n'ont pas
mandat. Mais est-ce qu'ils... Non, la question est plutôt, est-ce qu'ils ne représentent pas selon vous les aspirations des habitants de l'île qui peut-être majoritairement souhaitent l'autonomie ? Est-ce que c'est une question qui se pose, M.
le
Président ? Il y a un
mandat pour élire un conseil régional, une collectivité de l'autonomie. Ils gèrent la Corse. Les Corses ont estimé qu'ils la géraient mieux que les autres. Pour autant, on n'a pas le droit de jouer avec les institutions. Ça ne veut pas dire qu'il n
'y a
pas des problèmes en Corse à régler. Mais que les élus corses, je l'ai dit très franchement aux Corses, exercent déjà les responsabilités énormes qu'ils ont. Et puis s'il y a des adaptations, pourquoi pas ? Mais je suis très surpris de la manière dont ça se passe.
On
va parler donc de votre campagne présidentielle. On est à trois semaines maintenant du premier tour. Les différents sondages, encore un aujourd'hui publié par France Télévisions et de
l
'Institut Ipsos, vous accordent entre 1,5 et 2,5% des voix. La dynamique qui vous avait amené à en recueillir presque 2 millions en 2017 n'est pas là. Mais
ce n'est pas
vrai ça. J'avais exactement les mêmes sondages en 2017.
Vous avez les mêmes sondages à trois semaines du premier tour et vous avez fini à
4,7%.
Mais l
'élection n'est pas jouée.
Je veux dire aux Français, est-ce que ce sont des sondages sur Internet, sur 900 personnes ou 1000 personnes qui vont décider du scrutin ? L'élection, contrairement à ce qu'on fait croire et ce que Emmanuel Macron veut faire croire, c'est que l'élection n'est pas jouée du tout.
Et
les Français ont en leurs mains le bulletin de vote. Ça
peut tout changer. Alors qu'est-ce qu'il manque
pour que vous connaissiez
une dynamique ? Moi je vais vous dire, j
'étais en Corse, tu as un accueil extraordinaire, parce que les gens savent que j'ai un projet sur la liberté de la France, l'indépendance de la France, ce n
'est
pas de la Corse, c'est de l'indépendance de la France, pour qu'on retrouve les leviers pour résoudre nos problèmes. Contrôle des frontières, premier point, arrêter les délocalisations, relocaliser l'emploi, augmenter le pouvoir d'achat. C'est votre
programme.
Oui, mais je vois la réforme que propose M. Macron, la retraite à 65 ans. Vous êtes favorable à ce qu'elle soit rétablie
à
60 ans ? Non, on maintient comme c'est, parce que je ne peux pas payer 60 ans. En revanche, augmenter à 65 ans, il faut que les Français sachent ce que ça veut dire. Emmanuel Macron les a accablés de CSG, les retraités. Ensuite, il a désindexé les pensions de retraite sur l'inflation.
Et
maintenant, il va passer à 65 ans, ça veut dire que comme les gens sont au chômage à 58 ans,
à
60 ans, à 61 ans, ça veut dire qu'ils auront des retraites de misère, parce qu
'ils
ne pourront partir qu'à 65. Et on nous dit que
ça
fait des économies. Mais ça ne fera pas d'économies, puisqu'on va payer de
l
'aide sociale, le RSA
pour les retraités. Donc vous êtes pour le
maintien,
puisqu
'il faut parler de votre programme.
Oui, mon programme,
justement, c'est d'augmenter le pouvoir d'achat des retraités par l'indexation sur l'inflation, de maintenir à 62 ans, ce qui n
'est
déjà pas facile pour beaucoup qui partent au chômage, à 58, et d'augmenter le pouvoir d'achat de tous les Français en faisant des économies
sur les gaspillages, et notamment les
fraudes à la carte vitale qui coûtent 20 milliards d'euros. Je veux redistribuer cet argent vers les retraités et ceux qui travaillent.
Monsieur Dupont-Aignan, dans votre programme, on en parle, vous proposez que les bénéficiaires du RSA consacrent une journée par semaine à la réalisation de travaux pour la
collectivité. Est
-ce que dans ce sens, vous approuvez, puisque Emmanuel Macron l'a faite aussi, cette proposition de faire 15 à 20 heures de travail hebdomadaire
? Je pense qu'une journée est une bonne chose. Je l'ai proposée depuis 10 ans, donc je me réjouis que l'idée fasse son chemin, mais 15-20 heures me paraît beaucoup. Déjà une journée, parce qu'il faut pouvoir accueillir les personnes, leur faire faire un travail intéressant, et que ça n'empiète pas sur le travail des fonctionnaires ou autres. Donc moi, je pense que mon projet est le plus solide sur ce
point.
Que
vous apporte finalement, puisqu'il y a aussi une question d'espace politique et de stratégie politique ? Vous avez fait cette semaine l'alliance avec Florian Philippot. Qu'est-ce qu'elle vous apporte, cette alliance ? C'était l'ancien lieutenant de Marine Le Pen. Il a une notoriété, mais aujourd'hui un parti politique qui n'a pas d'élus nationaux.
Mais pourquoi vous avez fait cette alliance ? Je
n
'ai
pas une
alliance, il me soutient, j'en suis ravi. Et pourquoi il me soutient ? Parce que je suis le seul candidat. Mais qu'est-ce qu'il représente,
Florian
Philippot ? Pour moi, il représente quelqu'un qui a défendu la liberté sur le plan sanitaire. On a eu la manipulation par la peur du Covid. Les personnes dont vaccinées, plusieurs millions, ont été traitées comme des chiens. Et aujourd'hui, je suis le seul candidat qui dit clairement que j'abolirai tous les passes, parce que le pass sanitaire est maintenu à l'hôpital.
On
ne peut pas rentrer
à l'hôpital. Mais la fin
du pass vaccinal, vous en êtes
satisfait
? Non,
non, attendez,
il n'est que suspendu.
L
'état d'urgence est maintenu. Et pour entrer à l'hôpital, il y a toujours le pass sanitaire. Je le supprime et je réintègre les soignants qui ont été exclus, parce qu'on manque de soignants à l'hôpital. J'ai un cas là, aujourd'hui, une personne en état grave pourra être opérée à Paris que le 7 avril, parce qu'on manque de soignants. Et on a exclu des milliers de soignants. Je veux les réintégrer. Et donc, ça me fait plaisir que Florian Philippot et beaucoup d'autres me soutiennent, parce que si nous sommes des millions à se porter sur ma candidature, ça sera un avertissement très fort vis-à-vis du
pouvoir.
Mais est
-ce
que
vous êtes en
phase sur le sujet du pass, du Covid ? Est-ce que vous êtes en phase aussi sur les sujets internationaux ? Vous savez que M. Philippot a une lecture très particulière de la guerre lancée par la Russie. Le 4 mars dernier, je le cite, il écrivait qu'il refusait d'idolâtrer le président ukrainien et les nazis d'Ukraine. Il emploie le même vocabulaire que Vladimir Poutine.
Non, il n'a
pas dit ça comme
ça.
Dans un tweet,
le 4 mars. Il n'a pas dit exactement ça comme ça. Il a dit ça dans un tweet. Mais ça, c'est sa responsabilité. Mais ça ne vous dérange pas de faire alliance
avec
M. Philippot ? M.
Philippot me soutient. Et sa position sur l'Ukraine n'est pas celle que vous dites. Il dit simplement, ce que je n'essaie c'est de dire,
c
'est que l'agression est russe, je la condamne à 100%. En
revanche, il
y a des commandants Azov qui sont des commandants des minorités très graves.
Mais vous savez que c'est la
rhétorique aussi
de la Russie et
de Poutine. Mais on regarde la réalité en face. Et moi je dis, je vous le dis, c'est qu'on est en train là aussi d'instrumentaliser le conflit ukrainien en France. C
'est
-à-dire ? C'est-à-dire que si l'Ukraine acceptait la neutralité,
l
'Autriche est neutre. Est-ce que l'Autriche n'est pas un pays souverain ? La Suède est neutre. La Finlande est neutre. La Suisse est neutre. Et ce que je demande, c'est qu'on évite le martyr des Ukrainiens. On a un compromis possible. Israël le demande. Donc c'est l'Ukraine qui doit reculer si on vous
écoute bien. Mais ce n'est pas
reculer.
C'est un compromis pour la paix. Parce que si on
continue... Ce n'est pas accepter les conditions de la Russie. La Russie, elle s'emparait de l'Ukraine.
Ce
que je demande, c'est un compromis. Et qu'on aurait pu avoir dès le début et on aurait évité cette guerre dramatique. Et moi, je dis que ceux qui soufflent sur les braises, qui engagent la France en Ukraine, ne rendent pas service, ni aux Ukrainiens, ni aux Français. Et qu'il
y a
un plan de paix possible. Il est proposé par Israël. Il est proposé par quantité de pays. Et la France est plus indépendante. Je dis aux Français de se méfier. Parce qu'on est en train de les engager dans un conflit. Je suis solidaire des Ukrainiens. Je trouve qu'il
y a
un formidable élan de générosité. Mais la plus grande
des
générosités... Vous savez ce que c'est ?
C'est de résoudre le problème. Et c'est d'avoir
un plan de paix. Et c'est pas de mettre le doigt dans un engrenage qui va faire disparaître l
'Europe.
C
'est
quoi l'engrenage ? Est-ce que Vladimir Poutine
est un criminel de guerre ? Comme le dit le président américain. C'est la question que je vous
pose. Alors, une fois qu'on a dit ça, on fait quoi
? Je
vous
pose la question. Est-ce que pour
vous, c'est un criminel de guerre ? Mais
en revanche,
en attendant... En attendant,
en attendant, ce que je veux, moi,
c
'est qu'on arrête cette guerre pour arrêter de faire souffrir les Ukrainiens. Et la seule façon de le faire, c'est d'avoir un compromis de paix. Et on y arrivera. Et le seul possible, c'est l'autonomie pour le Donbass, c'est les accords de Minsk qui n
'ont
pas été respectés. Et c'est la neutralité de l'Ukraine comme l'Autriche, la Suède, la Suisse, la Finlande. Et
est-ce qu'on n'a pas le droit de dire ça en
France ? Est-ce qu'on n
'a
pas le droit de dire ça en France ? Mais vous l'avez dit ce matin. Et
je le dis.
Et je dis aux Français, attention. Et j'aimerais qu'il y
ait
aussi un débat, je vous le dis avant qu'on conclue. Il n'y
a
pas de débat dans ce pays avant les élections.
Mais il y a en tout cas une expression. Non, M. Macron
refuse un débat entre tous les candidats. Comme ses prédécesseurs présidents sortant. On
ne va pas ouvrir le débat là-dessus, justement.
C'est très grave ce qui se passe. On est en train de truquer l'élection présidentielle et les Français ont le droit de comparer les candidats. Et si M. Macron ne veut pas venir, vous avez le devoir, vous, télévision, d'inviter
les autres. Vous avez fait passer le message. Nous nous sommes prêts à venir.
Et vous êtes venus ce matin, en tout cas. J'aimerais qu'on puisse échanger et que les Français
nous voient échanger.
Et
pourquoi la
télévision n'organise pas un débat ? C'est un sujet
dont on débattra peut-être dans les prochains jours. Oui, dans les prochains jours.
Après le 10 avril. Merci beaucoup, M. Dupont-Aignan. Vous vous êtes exprimé ce matin.
Je vous remercie. Et c'est la suite de Télématin.
Selon vous, on est en train de truquer l'élection présidentielle. Merci, M. d'être venu ce matin.
Nicolas Dupont-Aignan