Face-à-Face : Sandrine Rousseau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 8h33 sur RMC et BFM TV bonjour Sandrine Rousseau vous êtes député Europe Écologie Les Verts de Paris vous étiez en première ligne pour discuter de la réforme des retraites et en débattre et vous serez sans doute devant votre poste de télévision tout à l'heure à 13h pour écouter Emmanuel Macron mais on a déjà quelques éléments ni référendum ni remaniement ni dissolution qu'est-ce qui reste mais il reste le pourrissement ou l'incident et c'est ça que cherchent Emmanuel Macron en réalité c'est le pourrissement ou l'incident mais je lui dis c'est une stratégie dangereuse parce que là ce qui est ce qui est sorti dans les rues les personnes qui vont manifester tous les soirs maintenant ce sont des personnes qui cherchent vraiment à vivre qui cherche une autre société qui cherche un presque une utopie de société j'ai envie de dire et je pense que ça dépasse même la question des retraites aujourd'hui ce mouvement les jeunes commencent à sortir dans la rue et finalement enfin moi je le trouve très salvateur ce mouvement parce que on a besoin de réfléchir à quelle société nous voulons j'ai l'impression que vous préférez les manifestations d'aujourd'hui aux manifestants d'hier non dans des rassemblements qui parfois sont rassemblement dit sauvages c'est à dire sans que ce soit des manifestations ni organisées ni cadrées par contre hein avec les manifestations qui ont lieu depuis deux mois qui étaient des manifestations beaucoup plus suit à la suite des syndicats ils appellent des syndicats beaucoup plus calme d'ailleurs alors pas du tout parce que dans les deux cas et ça c'est vraiment très frappant ce sont des manifestations joyeuses joyeuses heureuses enthousiastes ce sont des manifestations pacifistes contrairement aux images qui sont montrées en général c'est à la fin des manifestations quand les policiers commencent à charger que c'est que ces images-là arrivent mais ce sont vraiment des manifestations vous étiez une petite place de la République oui j'étais place de la République j'étais Place d'Italie enfin j'ai fait à peu près toutes les manifestations mais vraiment il y a quelque chose de l'ordre de d'une joie à se retrouver sur les places publiques et à essayer de définir un nouveau monde donc oui écoutons cette rue parce qu'elle est alors justement vous évoquiez à l'instant la question des policiers on va y revenir puisqu'il y a des accusations de violence policière même si de l'autre côté il y a eu aussi beaucoup d'interpellations mais si on reste sur ces mots ni référendum ni remaniement ni dissolution vous vous dites au fond Emmanuel Macron cherche le pourrissement volontairement oui cherche le pourrissement c'est ce qu'il a fait pour les gilets jaunes et on voit bien que en fait il n'est incapable mais vraiment il est incapable de se remettre en question il est incapable d'entendre qu'il a tort il est incapable d'avoir le moindre geste alors s'il va nous sortir les éléments de langage qui nous sort à chaque fois savoir il y a une nouvelle méthode il faut faire preuve de pédagogie mais les gens qui sont dans la rue là ont très bien compris la réforme des retraites ça n'est pas une question de pédagogique c'est profondément une question d'opposition au projet qu'il présente et j'ai envie de vous dire que Emmanuel Macron a un seul mandat légitime absolument qui est de faire barrage au RN et il fait tout le contraire en réalité le seul programme sur exactement à peine au second tour et là en laissant pourrir le le mouvement parce que c'est ce qui se c'est ce qui s'annonce dans ces annonces à 13h et bien il fait exactement l'inverse est-ce que là ce qui va pour qui n'est plus en colère aujourd'hui dans la société ce mouvement et ben non j'ai fait vous dites quand même Charles III va arriver vendredi la vie va reprendre son coup alors ça aussi parlons je crois pas que ça va je crois pas que ça va pourrir notamment parce que les étudiants des des universités sont en train de sortir et sont en train de sortir pour véritablement changer quelque chose de notre monde et donc non ça ne va pas pourrir mais en plus j'ai envie de lui dire maintenant regardez Emmanuel Macron regardez dans la rue regardez la société française qui aujourd'hui n'est pas en colère qui aujourd'hui n'est pas en colère contre vous à part en effet sans doute les personnes qui sont les plus les plus âgés qui se trouvent bien inquiète par les évolutions de la société mais c'est les seuls quand vous parlez des jeunes Sandrine osso vous avez travaillé vous avez même été dans la direction d'une des universités de la région Nord est-ce que aujourd'hui vous vous dites s'il y a des universités bloquées s'il y a des lycées bloqués tant mieux oui tant mieux parce que là leur avenir aujourd'hui est incertain assez jeune aujourd'hui on est en train de détruire la planète détruire les conditions de vie détruire le modèle social et on détruit tout là on est on est dans une espèce de folie destructrice pour faire de l'argent on est capable de tout détruire pour faire du profit on est capable de détruire et nos conditions de vie sur la planète et nos conditions de protection sociale là évidemment qu'il faut qu'ils y aille évidemment qu'il faut qu'ils sortent des universités c'est presque une question de vie de monde donc non seulement vous soutenez les manifestants mais vous soutenez les blocages on sait qu'aujourd'hui au moment où on se parle il y a 40% manifestations essence des Bouches-du-Rhône qui sont à sec est-ce que tant pis si ça continue est-ce que vous êtes du côté de ces bloqueurs ou est-ce que vous dites bon l'état aussi doit quand même remettre de l'ordre et les réquisitions sont légitimes il faut bloquer et il faut en fait que le pays s'arrête et que le que Emmanuel Macron entendent que ça n'est pas possible de continuer comme ça de continuer à faire des réformes pour les marchés financiers la lui-même dit que cette réforme était faite pour les marchés financiers faut pas exagérer il a dit que c'était pour l'équilibre financier vous pouvez pas lui faire dire ce qu'il a pas dit non non il a dit que c'était pour satisfaire les marchés sinon les marchés à laisser fonder enfin les marchés de toute façon s'effondre et on a l'impression que Emmanuel Macron c'est une espèce de trader là il est hors de contrôle pour moi c'est quelqu'un qui devient hors de contrôle sur la société n'arrive plus à contrôler celui qu'elle a élu à la tête Emmanuel Macron que il fera en effet des propositions pour un changement de méthode mais que pour l'instant il considère qu'il s'agit d'une victoire le mot a été utiliser non seulement par l'Elysée mais aussi par par la première ministre qui dit au fond on a le droit d'employer le mot de victoire il y a eu un vote nous avons gagné ce vote techniquement c'est pas faux-près certes mais enfin c'est inouïe et moi je dirais pas que c'est une victoire mais je dirais que ça n'est pas une réussite et que en l'occurrence il est des victoires qui coûtent plus cher à ceux qui les ont remporté que les défaites et ils seraient allés au vote ils auraient perdu ce vote sur les retraites très bien et bien on passait à une autre séquence politique là nous ne passons pas à une autre séquence politique donc vous auriez davantage respecté à ce moment-là oui parce qu'ils auraient osé parce qu'en fait ils sont dans une forme de de retranchement dans une tour d'ivoire aveugle et sourde à ce qui se passe à l'extérieur et le respect c'est aussi de s'affronter aux difficultés et il ne s'y affronte pas au contraire il fuit il fuient par le 49.3 le 49.3 était une fuite de la démocratie ils n'ont pas voulu regarder l'opposition qu'il y avait à leur projet ce ne sont pas des gens cou contrairement à ce qu'ils disent partout ce sont des gens qui au contraire fuient la difficulté de manière de manière constante depuis qu'ils ont été la foule n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers ses élus vous devriez être satisfaite de cette phrase-là puisque les élus c'est vous la foule quand on parle de foule alors qu'il s'agit d'un mouvement social depuis des semaines que des gens perdent des journées de salaire que des gens même sont angoissés et stressés à l'idée de devoir travailler deux ans de plus parce qu'ils ont mal partout que ce sont des gens qui tous les soirs vont manifester qui risquent de d'être interpellé de manière sauvage comme on l'a vu ces derniers temps et de quoi parle-t-on là de quoi parle-t-on quand il utilise le terme foule on a l'impression d'une espèce de horde de sauvage mais nous ne sommes pas une heure de sauvages nous sommes un mouvement social et ça se respecte et c'est un mouvement social qui est depuis un moment organisé par l'intersyndicale c'est-à-dire par des syndicats qui ont été créés par la Waldeck-Rousseau en 1884 mais je précise mais je préfère en effet l'Élysée qui a donné aussi le contenu de cette réunion entrée manuel Macron et ceux qui étaient face à lui notamment les députés de la majorité il leur est parlé des meute au départ les éléments qu'on donnait l'Élysée c'était les meutant de mots avant de rectifier et de dire qu'il ne s'agissait que de l'émote est-ce que ça malgré tout vous constatez qu'il y a en effet des émeutes non mais ni l'un ni l'autre il y a un mouvement il y a un mouvement social un mouvement enthousiaste un mouvement nombreux massif et un mouvement qui ne demande qu'une seule chose c'est le retrait de ce texte au nom de quoi traite-t-on ce mouvement de de horde de horde de meute de sauvage enfin au nom de quoi utilise-t-on ces mots quel est quelle est sa responsabilité sa responsabilité c'est de tenir une cohésion sociale est-ce qu'il pense vraiment pouvoir la tenir en mettant des mots comme cela qui qui est-il en fait au nom de quoi parle-t-il je voudrais qu'on écoute ce que dit Laurent Nunez puisque vous avez évoqué ces fins de manifestations qui effectivement jour après jour donc depuis l'usage du 49-3 se termine dans des moments de violence avec effectivement des destructions dans la rue avec aussi d'ailleurs des permanences d'élus on va y revenir qui ont été ciblées Laurent Nunez il était sur BFM TV hier et voilà ce qu'il dit le préfet de police de Paris vendredi à la Concorde nous avons eu 6 fonctionnaire de police gravement blessé dont deux qui ont pris des pavés en pleine figure donc voilà il faut aussi recontactualiser les choses ce ne sont pas ce ne sont pas des cortèges pacifiques enfin quand nous intervenons nous ne sommes pas confrontés à des cortèges pacifiques c'est faux je crois avoir démontré depuis je suis préfet de police que les forces de l'ordre n'interviennent que quand il y a des exactions on est toujours au plus loin et on intervient quand il y a des exactions mais on le fait et ce sont les instructions du ministre de l'intérieur on le fait avec la fermeté qui est celle de l'ordre républicain l'ordre républicain nécessite aussi qu'il y ait une fermeté à la fin des manifestations voilà ce que dit leur ennuier ce qui justifie parfaitement les activités les gestes de ces policiers et ça ne nécessite pas qu'on balance des grenades de lacrymo sur sur la tête de manifestants ça ne nécessite pas qu'on fasse des charges sauvages comme c'est actuellement et je rappelle quand même que par exemple il n'y a eu aucune espèce de vitrine de cassée il y a eu il y a eu des feux de poubelles oui il y a eu des feux de pou il n'y a eu aucune espèce de dégradation matérielle autre que des feux de poubelles et bien on est où là dans la répression dans la répression il y a des feux de poubelle voilà oui c'est spectaculaire on voit des flammes etc il n'y a pas de cas aujourd'hui qu'il y a eu 6 fonctionnaires de police gravement blessé donc deux qui ont pris des pavés en pleine figure oui moi je suis allé voir des jeunes en garde à vue de dans un commissariat il y en avait un qui avait un œil au beurre noir comme ça alors que juste il était en train de me manifester pacifiquement on a vu hier des images de quelqu'un qui était assis à une terrasse de café un homme de 50 ans à une terrasse de café les interpellé de manière privée de ce qui se passait enfin je veux dire là on a une responsabilité il a une responsabilité qui est qu'il n'y ait pas d'incident et je lui dis êtes-vous capable d'assurer qu'il n'y ait pas d'incident parce que on sent un changement de doctrine dans le maintien de l'ordre et bien le préfet Nunès qui a assuré que il n'y avait pas d'incident dans les premières manifestations qui a assuré la pacification de ses premières manifestations la change d'attitude et dit lui-même il assume par exemple manifestants il assume par exemple qu'il y ait des nasses ce qui a été interdit par le Conseil d'État donc en fait on est dans une zone de noix c'est pas parce que la police a le monopole légitime de la violence qu'elle doit l'utiliser et c'est cela en fait le sujet des manifestations aujourd'hui il y a un maintien de la paix à organiser parce que c'est une révolte légitime du peuple français également aux manifestants il n'y a pas de responsabilité des violences du côté des manifestants je rappelle quand même que encore une fois il n'y a pas eu de casse il n'y a pas eu de casser quand même des permanences notamment qui ont été prises pour cible il y a eu la permanence du député Eric Ciotti il y a eu aussi celle du député Eric Poget vous avez sans doute vu les images il les a d'ailleurs mis sur Twitter ma permanence a été caille assez cette nuit après le vote et on voit un pavé qui a donc travers la vitrine de sa de sa permanence est-ce que ça vous considérez que c'est pas des c'est pas des caillassages est-ce que ça vous considérez que c'est pas des mises en danger il y a deux vitrines de députés très bien bon je regrette qu'elles aient été cassées je ne pense que je pense que ça n'est pas une manière de faire très bien après les autres images que j'ai vu c'est des tags sur des vitrines franchement on s'en remet je crois que là on est dans un mouvement historique c'est-à-dire qu'en fait bon c'est deux ah bah si on avait eu 10 vous auriez dit que c'était grave s'il y en a deux vous dites c'est pas très grave et puis si c'est des tags ça va et puis on ne le fait pas après je vous dis aussi on est dans une bascule démocratique là et ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'on oblige les gens à travailler deux ans de plus et c'est elle est là la violence et c'est une violence qui va toucher de la vie de millions de personnes et cette violence là c'est une violence sociale qu'on ne regarde jamais comme une violence or c'est une violence donc là c'est là que se situe aujourd'hui la question là où vous ne la vous ne la condamné fermement est-ce qu'il y a pas un moment où le rôle des élus c'est aussi de dire bon cette créativité dont vous parliez au début elle est importante mais trouvons aussi les mots pour apaiser et bien je vous dis que vous essayez le remaniement ministériel c'est tout ce qu'il ne fait pas c'est tout ce qu'il ne fait pas alors précisément il a cette responsabilité d'apaiser aujourd'hui et de retrouver la cohésion sociale et il fait tout l'inverse mais même allons à la dissolution de l'Assemblée nationale allons à la dissolution en fait il a prévenu qu'en fait il avait mal expliqué qu'on n'avait pas compris qu'on était encore des imbéciles et que lui dans sa toute grande puissance et intelligence avait tout compris mais non nous ne sommes pas dans cette situation là il y a un peuple qui se révolte contre une mesure qui est une violence sociale c'est tout et il a entendre ce peuple puisqu'il en est à la tête et entendre vous passez une solution c'est prendre une mesure c'est du un remaniement ministériel c'est une dissolution c'est le retrait du texte c'est les trois en même temps c'est les trois en même temps et sur la suite lorsqu'il dit que s'il n'y a pas de majorité atteignable à l'Assemblée alors il pourrait envisager passer par d'autres processus et l'on comprend qu'il s'agit plutôt de décret ou d'ordonnance est-ce que vous estimez que ces tensions pouvoir et que c'est légitime non mais là après les 49-3 on va avoir les décrets ordonnance voilà donc en fait on aura un président de la République sur une cinquième république qui arrive à sa fin qui s’essouffle à faute de démocratie et donc on va avoir un président dans cette situation démocratique qui va passer après les 49-3 par décret c'est-à-dire qu'on zappe complètement le Parlement on zappe complètement la démocratie nous ne voulons plus de cette 5e République à vous ça ressemblerait à mais c'est une république parlementaire c'est une république parlementaire c'est une république du compromis parlementaire c'est une république du pouvoir au Parlement c'est une république non la Quatrième République c'était une une république qui n'a pas permis de trouver de majorité là on le fait d'ailleurs dans toutes les communes mais on le fait dans tous les conseils régionaux on le fait dans tous les conseils départementaux la réalité c'est que ça se passe très bien ça se passe toujours donc fond ça aurait pu être le ça aurait pu être le cas quand on se retrouve avec comme c'est le cas aujourd'hui une majorité qui a une majorité relative ça aurait pu entraîner ce dont vous rêvez bien c'est à dire des formes de grandes coalition de consensus de compromis mais clairement ça pas été le cas mais ça c'est aussi la responsabilité des députés non ah c'est la responsabilité du gouvernement nous nous avons proposé plein d'amendements sur tous les textes qui ont été présentés depuis le début de la mandature au Parlement nous n'avons jamais obtenu le moindre soutien du gouvernement sur le moindre de nos amendements pourquoi pourquoi ils n'ont pas cherché à faire le moindre des compromis ni avec le PS ni avec nous ni avec le PC ni avec LFI pourquoi les seuls avec lesquels ils parlent c'est les républicains ça fait des semaines et des semaines qu'il y a un mouvement social il n'y a pas eu un seul dialogue avec les forces syndicales il n'y a eu aucun appel à recevoir les forces syndicales mais vous vous imaginez vous imaginez l'Allemagne travailler comme ça par exemple vous imaginez par le mot ça n'a pas été le cas non mais il n'y a eu aucun appel à les recevoir là pendant tout le conflit social les syndicats sont des corps intermédiaires sont des forces qui permettent de faire le lien entre la rue et le gouvernement et à relayé les revendications de la rue il y a eu tous les éléments tout à fait précis les syndicats ont été reçus avant le début du débat politique à l'Assemblée ils ont ensuite demandé à être reçu à nouveau et à être reçu par Emmanuel Macron la porte de l'Elysée c'est fermé mais ils ont dit non il reste la porte ouverte au gouvernement celle-là il n'en n'ont pas voulu non mais il n'y a eu aucune espèce d'appel d'Elisabeth borne disant solennellement je vous invite venez tel jour etc il n'y a jamais eu ça les seules choses qui sont restés vague ça que vous voulez dire mais bien sûr et le président de la République a refusé de les recevoir alors que on avait plus de 3 millions de personnes dans les rues mais non mais vous vous imaginez quand même de la forteresse jusqu'à quand c'est à dire Sandrine Rousseau quand finalement il y avait toutes ces manifestations avec une perspective qui était le moment du vote à l'assemblée il n'y a pas eu de vote il y a eu un 49 francs c'était la nouvelle perspective aujourd'hui officiellement la loi elle est adoptée certes il reste le processus du Conseil constitutionnel mais est-ce que ça veut dire que ces manifestations auxquelles vous avez participé ces derniers jours elles doivent se poursuivre quoi qu'il arrive quelques temps qu'il faille sans horizon jusqu'à quand ah ben continuons ces manifestations et j'ai envie de vous dire créons quelque chose créons quelque chose et les colères ce sédimentent plus personne plus personne n'en veut de cette société qui qui détruit qui qui détruit nos corps qui détruit la planète qui détruit tout nous n'en voulons plus donc créons quelque chose créons un mouvement qui s'installe dans le temps créons quelque chose de l'ordre de notre dignité retrouvée parce que c'est cela qui est en train de se jouer dans les rues actuellement c'est quelque chose de l'ordre de notre dignité retrouver quand les éboueurs refusent de de ramasser les poubelles il parle de leur dignité il parle de leurs conditions de travail ils parlent de leur corps ils parlent de parce que les Parisiens se plaignent des odeurs très bien eux ils sont dans les odeurs non-stop 365 jours sur 365 il parle en fait de ces métiers qu'on a applaudis à des moments et au moment du coup on a totalement oublié [Musique] puisque Charles III le nouveau roi d'Angleterre va être reçu par Emmanuel Macron avec un dîner d'État à Versailles oui je vois qu'il devait les yeux aussi incroyable incroyable c'est-à-dire qu'on va avoir Emmanuel Macron le monarque républicain qui va recevoir Charles III qui va descendre des Champs-Élysées qui va aller dîner à Versailles pendant que le peuple dans la rue est en train de manifester on se rend compte là de ce qui est en train de se passer on se rend compte de de l'incroyable déni de démocratie dans laquelle nous sommes et on se rend compte de annuler une visite comme ça qui est organisée très à l'avance ça vous paraît vous aurez annulez ce qu'il faut annuler c'est le projet des retraites en fait là donc discutons avec les syndicats qui discutent avec les syndicats qu'il arrête de parler de victoire qu'il arrête de parler cette cette rencontre cette visite de Charleroi enfin pardon mais là il se passe quelque chose dans le pays est-ce que vraiment la priorité c'est de recevoir Charles III à Versailles mais non non là il se passe quelque chose dans la société française donc qui l'entende cette société il en est le il en est le président de la République la priorité ça n'est pas cher le 3 la priorité c'est de discuter avec cette société qui se soulève oui soulevons-nous oui continuons à occuper les places Charles III ou pas Charles III Sandrine Rousseau député Europe Écologie Les Verts de Paris merci d'être venu répondre à mes questions il est 8h52 sur la mcbfm TV
Sandrine Rousseau