Yannick Monnet, député "Gauche Démocrate et Républicaine" de l'Allier | La politique et moi
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- 0:01OuverteRéponse directe
Il incarne un communisme rural assez peu connu, mais bien implanté dans son territoire, l'Allier.
- 0:30OuverteRéponse directe
L'engagement politique partisan et l'engagement sur le terrain pour changer la vie des gens, notamment des réfugiés.
- 1:21FerméeRéponse directe
Vous étiez derrière l'idée d'intégrer les réfugiés par l'équipe de foot locale. Ça a fonctionné ?
- 2:02RelanceRéponse directe
Dans le reportage, certains joueurs refusent de jouer avec les réfugiés. Comment gérez-vous ces réticences ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Vous avez été éducateur de rue. C'est une vocation chez vous ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Quand on regarde votre famille, on comprend que ce n'est pas un hasard si vous vous êtes engagé en politique, notamment au Parti communiste.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50InvitéFait
« À Belnave, une des clés de l'intégration, c'est son club de football, vieux de presque 40 ans. »
- 1:35InvitéFait
« On avait utilisé de monter des petites structures, accueil de 15, 20 places dans des territoires ruraux, donc en collaboration avec les maires, en collaboration avec les habitants. »
- 2:45InvitéFait
« C'est un métier extraordinaire. »
- 4:10InvitéFait
« Du côté de mon père, oui. Vous avez des grands-parents, mais il y a même des arrières-grands-parents qui ont été maires, adjoints aux maires. »
- 6:50InvitéFait
« Cette tradition, dans ces territoires ruraux, cette tradition communiste, elle vient beaucoup de la résistance. »
- 8:01InvitéFait
« Moi, j'ai toujours considéré que, par exemple, l'intransigeance, le tout ou rien, c'est un peu le privilège des bien-portants. »
- 9:24InvitéFait
« En 2022, ce n'était pas tout à fait la même chose, LFI. On n'était pas tout à fait dans les mêmes comportements. »
- 11:14InvitéFait
« Manque de décret. »
- 11:57InvitéFait
« Pêche à la ligne. »
Temps de parole
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- Présentateur34 %
- ?5 %
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Il
incarne un communisme rural assez peu connu, mais bien implanté dans son territoire, l'Allié. Mon invité a notamment été éducateur de RU. Avant d'être élu député,
il
siège au groupe GDR à l'Assemblée.
Bonjour
Yannick Monnet. Bonjour. Alors l'engagement dans la vie peut prendre des formes assez différentes. Il y
a
l'engagement politique, partisan, on va en parler évidemment. Et puis il
y
a l'engagement sur le terrain, notamment pour changer concrètement la vie des gens, la vie des réfugiés en l'occurrence. On va regarder l'extrait d'un reportage qui a été tourné par Stade 2 à Belnave. C'était en 2016.
À Belnave, une des clés de l'intégration, c'est son club de football, vieux de presque 40 ans. Dans une région désertée, l'arrivée des demandeurs d'asile permet d'ouvrir une équipe B. Nous on fait des passes qu'il
y a
entre nous. Tout le monde a compris
? Oui,
non. Des fois c'est un peu compliqué sur le terrain. Mais bon, on arrive toujours à s'en sortir.
Et
puis même si,
de
toute façon, là, c'est le monde amateur, on ne
va
pas se prendre la tête non plus, on ne
va
pas se crier dessus.
Alors c'est vous qui étiez derrière cette idée, je crois, d'intégrer les réfugiés par l'équipe de foot locale. Ça a fonctionné ?
Ça a très bien fonctionné. En fait, on était partis, c
'était
à l'époque où il y
a
eu
beaucoup
de réfugiés syriens qui sont venus sur le territoire. Et avec la situation pour laquelle je travaillais, on avait utilisé de monter des petites structures, accueil de 15, 20 places dans des territoires ruraux, donc en collaboration avec les maires, en collaboration avec les habitants. Et ça avait très bien fonctionné.
Et
en tout cas, ça avait montré que les questions d'intégration se traitaient très bien aussi en question rurale, quand on était sur des populations en petit nombre, qui s'inscrivaient totalement dans la vie locale.
Après, dans le reportage, on voit quand même,
à
un moment, il y
a
l'entraîneur, il dit, bon, il
y
a quelques joueurs, ils refusent de jouer avec les réfugiés, alors on ne les met pas dans l'équipe, on les met dans une autre équipe. Mais bien sûr. Donc il y a les mêmes problèmes qui se posent quand même. Non,
mais souvent, on a peur de ce qu
'on
ne connaît pas. Et donc moi, je n
'ai
jamais reproché à quelqu'un de ne pas connaître ce qu'était un réfugié.
Mais
on s'aperçoit qu'au départ, il y
a
un peu de réticence parce qu
'il
y
a
une appréhension particulière. Et puis en fait, quand les gens s'inscrivent dans la vie locale, au bout du bout, ça se passe très bien.
Et alors avant cela, vous avez aussi été, je le disais, éducateur de rue. C'est-à
-dire
que là aussi, il y a la volonté d'aider les plus fragiles, en quelque sorte. C'est une vocation chez vous ?
Je ne sais pas si c'est une vocation. En tout cas, ça, ça a été mon principal métier, éducateur de rue. C'est un métier extraordinaire. Vous
avez fait ça
où ?
À Moulins et à Vichy. Oui,
d'abord à Vichy, puis ensuite à Moulins. Et en fait, c'est un travail où on est susceptible de prévenir la marginalisation d'un certain nombre de populations. Ou de travailler avec des personnes qui sont en situation de marginalité. Voilà. Et c'est ma formation d'éducateur spécialisé qui m'a amené vers ce métier. Et ça a été un métier que j'ai... Mon métier de cœur, quoi. On est avec les populations, on travaille avec ce qu'elles sont, on n'a pas de mandat. On est obligé de travailler sur la libre adhésion. Voilà. Donc, les gens, ils viennent ou pas. Les jeunes, ils viennent ou pas travailler avec nous. Et on essaye de prévenir toute forme de marginalité, d'exclusion.
Et c'est un métier totalement passionnant et indispensable.
Quand
on regarde votre famille, on comprend que ce n
'est
pas vraiment un hasard si vous vous êtes engagé en politique.
Et
notamment au Parti communiste. Tu as envie de reprendre le titre du film. Tout le monde n
'a
pas eu la chance d'avoir des parents communistes. Absolument, oui. Alors, il y a deux choses.
Il y a mes parents, oui, qui ont été tous les deux des...
Alors,
c'était des militants communistes qui ont été au Parti communiste, certes. Mais c'est aussi très lié au département. L'allié, comme d'autres départements, mais c'est un territoire de résistance.
On va parler de ça, mais quand même,
il
y a vos parents, mais on peut remonter sur plusieurs générations. Alors, du côté de mon père, oui. Vous avez des grands-parents, mais il
y a
même des arrières-grands-parents qui ont été maires, adjoints aux maires. Vous avez une histoire familiale
d'engagement.
Mon grand-père,
qui était un
militant communiste, avait été dénoncé à l'époque par... Alors, je ne
sais
plus si c'était le curé du village, parce qu'il était au jeunesse communiste et donc c'était suspect. C'était à l'époque de
l
'occupation. Mais oui, j'ai des grands-parents qui étaient aussi... Mon grand-père paternal était très engagé. Il était adjoint au maire, effectivement. Voilà, donc je pense que ce n
'est
pas un hasard si je me suis engagé. Et ce n
'est
pas un hasard si je me suis engagé au Parti communiste. Et alors, chez vous, ça s'est fait assez jeune,
dès le lycée.
Il
y
a
même une photo assez étonnante de vous. Vous étiez encore lycéen. Cette photo-là, c'est la photo de la liste sur
laquelle vous vous êtes
présenté au municipal. C'est ça. Vous aviez 19 ans. J'avais 19
ans. Municipal à
Moulins. J'étais au lycée, donc avec un petit peu de retard. Et des cheveux un peu plus
longs qu'aujourd'hui. Et des
cheveux un peu plus longs qu'aujourd'hui. Et un peu moins de rides et moins de barbe. Mais oui, c'est la première candidature. 19
ans, c
'est très jeune quand même. Vous n'étiez pas tête de liste, mais quand même.
Non,
je n'étais pas tête de liste.
Je
devais être 34e, je crois.
Vous
parliez beaucoup politique à la maison ? Oui,
mais j'ai envie de dire, on parlait, mais enfin, tout est politique. Ce n
'est
pas forcément des conversations idéologiques. Mais on parlait beaucoup de faits
de
société. On commentait beaucoup l'actualité. On ne mangeait pas devant la télé, devant les informations en continu. Voilà, donc forcément l'actualité. Le temps de repas, par exemple, c'était un temps où on discutait de cette actualité-là. Ah, ça, c'est...
Et
donc, cette photo qu'on voit, là, c'était à
un congrès du Parti communiste, c
'est
ça ? Oui, marty 99. J'ai eu la chance de connaître André Lajoigny, de commencer à militer avec lui. Enfin, avec lui. Oui, parce que ma circonscription, c'était une partie de la sienne, en fait. Et en 99, il était député. Et président de la grosse commission des affaires et des échanges extérieurs faisait une grosse commission de l'Assemblée. Bref, et c'est quelqu'un avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir, j'ai beaucoup échangé, beaucoup écouté. C'est quelqu'un d'une intelligence remarquable, qui caractérisait ce communisme rural, peut-être qu
'on
peut l'entendre.
Alors justement, j'aimerais qu'on en parle, ce communisme rural, parce que dans l'imaginaire collectif, le communisme,
il
est associé, en tout cas les bastions du communiste, ils sont associés à des villes de banlieue, ouvrières. Et vous êtes élu, vous, d'un territoire plutôt rural, plutôt aussi, qui vote à droite, mais avec une tradition communiste forte. Comment ça s'explique ? D'où ça vient ?
Mais je pense que cette tradition, dans ces territoires ruraux, cette tradition communiste, elle vient beaucoup de la résistance. Les francs-tireurs partisans ? Bien sûr. Moi, sur ma circonscription, j'inaugure chaque année un nombre important de maquis. Tous n'étaient pas communistes, mais beaucoup de militants communistes ont été dans la résistance, ont organisé les mouvements de résistance. Ça vient de là aussi, ce communisme rural. Mais aussi, ma circonscription,
c
'est aussi le berceau du syndicalisme agricole. C'est plus qu'une tradition,
c
'est un état d'esprit. C'est-à-dire que ce n
'est
pas un militantisme où... Ce n
'est
pas péjoratif, je veux dire, mais où on va crier très fort. C'est-à
-dire
que
le
communisme rural, c'est plutôt un engagement de besogne,
où
on travaille, où on met en œuvre plus que l'on revendique.
Au Régional de 2021, vous avez montré un autre aspect de votre personnalité, un peu plus inattendu. Vous avez refusé l'alliance que le Parti communiste avait nouée avec la France insoumise dans la région. Et vous avez préféré monter votre propre liste, une liste unitaire, mais avec le Parti socialiste et les radicaux de gauche. Pourquoi
? D
'abord, parce
que je
ne
suis
pas quelqu'un de tout le temps docile. Et si j'ai des convictions, même vis-à-vis de ma propre famille politique, je n
'ai
pas de soucis pour m'opposer à elle. C'est parce que moi, j'ai toujours considéré
que... Moi,
je suis un nostalgique un peu de la gauche plurielle,
qui
a fait des choses intéressantes. Et je n'aime pas cette brutalité dans la vie politique.
Vous
avez été suspendu de votre parti à cette occasion. J'avais été suspendu symboliquement, sachant que c'était l'ensemble de la fédération, l'ensemble des communistes de l'Allier, qui avait soutenu la démarche que je portais, en fait.
Donc, un petit côté rebelle et en même temps un côté modéré. Vous expliquez que, pour vous, le grand soir, ce n
'est
pas renverser la table, c'est se préoccuper du quotidien des citoyens. Comment arriver à améliorer progressivement leur existence ? C'est ce que vous disiez un peu, mais on est quand même loin de l'idée qu'on se fait du communisme.
Mais on se fait beaucoup de fausses idées, en fait, du communisme. Parce que... Moi, j'ai toujours considéré que, par exemple, l'intransigeance, le tout ou rien, c'est un peu le privilège des bien-portants.
Et
qu'aujourd'hui, moi, mon engagement, il repose sur une seule obsession. Comment est-ce qu'on peut faire avancer
un
certain nombre de sujets,
un
certain nombre de choses, pour que ça profite aux gens qui en
ont besoin ? Gagner des petites
victoires qui changent le
quotidien des gens. Je
préfère mille petites victoires qu'une grosse. Voilà. C'est-à-dire comment on avance en travaillant avec les habitants.
Vous êtes en désaccord avec LFI, mais vous avez quand même été élu et réélu en 2024, grâce à deux accords électoraux qui incluaient LFI. Bien sûr. On peut s'opposer aux idées d'un parti et s'allier avec lui quand on a besoin d'être élu ? Alors,
en 2022, ce n'était pas tout à fait la même chose, LFI.
On
n'était pas tout à fait dans les mêmes comportements. 2022, il y
a
eu un accord national. Moi, je succédais à Jean-Paul Dufresne, qui était député sortant, qui était mon suppléant. Il y
a
eu un accord qui est passé nationalement. On s'est glissé dans cet accord. J'ai envie de dire, les points de divergence avec LFI n'étaient pas à ce point-là. En 2024...
En 2021, ils vous ont empêché de faire campagne avec eux.
Oui, mais en l'occurrence, là, on était dans le cadre d'un accord national. Mais même 2024, on s'est beaucoup questionnés si on allait dans cet accord ou pas.
On s'est beaucoup questionnés. Et 2027,
alors
?
Pour ma part, il n
'y en
aura pas.
Il n
'y
aura pas. C'est un engagement que vous prenez aujourd'hui
? Non,
mais ça ne correspond pas. Ou alors, il faudrait qu'on ait une organisation politique. Enfin, ce n
'est
pas vraiment une organisation, mais qui change radicalement
cette
façon de faire de la politique. Donc, vous ne referez pas alliance avec LFI pour la
prochaine
législative ? Au municipal, d'ailleurs, au dernier municipal, à Moulins, il n
'y a
pas eu d'accord. Il n'y
en
aura pas. On n'a pas la même façon de faire de la politique.
Alors, justement, votre façon de faire de la politique est de concevoir votre mandat de député. Vous expliquez, vous êtes un député à l'ancienne qui reçoit beaucoup de monde à sa permanence. C'est une part importante, vraiment, pour vous, du mandat ? Parce que parfois, les gens, ils imaginent qu'un député, c'est avant tout à Paris, ça vote la loi. Et il n
'y a
pas que ça.
En
fait, pour voter les lois ou pour faire des lois, faut-il encore être solidement ancré sur son territoire ?
C'est ce qui vous a inspiré, cette loi que vous avez réussi à faire passer ? Totalement. Sur l'accès aux soins, plus précisément, pour améliorer le remboursement des femmes qui sont atteintes, touchées par un cancer du sein. Donc, cette loi, elle a été votée. Mais alors, le problème, c'est que ça a été voté en janvier 2025 et un an et demi après, elle n'est toujours pas appliquée.
Alors, elle n
'est
pas encore appliquée. Comment ça se fait ? Alors, ça, c'est un peu la difficulté. C'est-à
-dire
qu'on a passé la dernière année où beaucoup de lois ont été votées et pas appliquées. Manque de décret.
Vous
n'avez aucun pouvoir,
vous, député. Non,
nous, on ne maîtrise
pas. Une fois que la loi est votée, elle est promulguée immédiatement par le président de la République, ce qui a été le cas avec cette loi. Et ensuite, c'est aux ministères et aux administrations de mettre en œuvre via des décrets d'application. Là, a priori, j'ai bon espoir qu
'avant
la fin de l'année, l'intégralité de la loi soit appliquée. Vous avez
quand même lancé une
pétition pour obtenir
l
'application de votre
foi.
C'est invraisemblable. Mais ça fait réfléchir sur les vrais pouvoirs des députés. Mais
oui,
mais oui. C'est un vrai souci. Et on n'a pas la main sur les décrets.
On
n'a pas la main sur ces décrets et c'est un vrai problème. C'est un vrai problème.
Alors,
on va conclure l'émission avec notre quiz. C'est un quiz qui a pour but de mieux vous connaître. On commence, c'est parti. Vous êtes plutôt pêche aux voies ou pêche à la ligne ? Pêche à la ligne. Sans aucun doute. Sans aucun doute. Quel type de pêche vous pratiquez ?
Toutes les pêches. Enfin, toutes celles que je peux pratiquer dans mon département. Pêche au cou, pêche au toc, pêche au leurre si je veux pêcher le carnassier et me promener le long de cette formidable rivière qu'est l'allié.
Est
-ce que vous êtes plutôt Harley-Davidson ou Kawasaki Ninja H2R ? Alors, moi,
je
suis triomphe. Mais dans la choisir,
je
suis plutôt Harley-Davidson.
Plutôt Harley-Davidson. Parce
qu'on va avoir photos peut-être de
ces deux motos qui n'ont rien à
voir. Donc, plutôt les vieilles motos. un peu... Plutôt vieilles motos vintage, oui. Et enfin, est-ce que vous êtes plutôt Bourbonnet ou Auvergnat ? Je suis Bourbonnet. Bourbonnet, avant tout ! Ça n'a strictement rien à voir. Vous faites quand même partie de la région Auvergne. Oui, mais on est Bourbonnet, quand même. C'est quoi la différence entre un Bourbonnet et un Auvergnat ?
C'est... J'allais dire une vacherie, donc je ne le dirais
pas. Mais si,
allez-y. Mais non,
non.
Un Bourbonnet, c'est un Bourbonnet. C'est quelqu'un qui vit dans le Bourbonnet. C'est comme si... Je vous demande est-ce que vous
êtes... Je
ne
sais
pas... Enfin, ce n
'est
pas la même chose. C'est
pas la même chose. Non, non,
mais... Si vous le dites. Non,
plus franchement, il y a une identité
culturelle très forte dans le Bourbonnet. D'ailleurs, le rattachement à l'Auvergne est un peu bizarre. On va se le dire. Nous, on est un peu à l'intersection de différentes régions culturelles. C'est pour ça qu'on a cette authenticité.
Eh bien, merci à vous, Yannick Monnet, député communiste et bourbonné, donc, d'être venu dans La Politique et moi. Merci.