🔴Des fournisseurs de cloud devant la commission d'enquête sur les vulnérabilités numériques de la 🇫🇷
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
potes, monsieur Philippe Miltin, directeur général d'outscale d'asso système et de monsieur David Chassin, directeur de la stratégie, monsieur Octave Claba président directeur général de VH Cloud et madame Solange Viegas d'Osrece pardon, directrice juridique et de monsieur Damien Lucas, directeur général de de Skalway. Je vous remercie de vous être rendu disponible pour cette commission. Je vais je vais vous laisser la parole pour un proposiminaire de d'environ 5 minutes chacun.
Je vous demanderai de nous présenter succintement votre activité, de nous dire comment vous positionnez par rapport à la forte demande de croissance de du cloud dans le secteur public. Est-ce que la la demande publique amorce-t-elle celle du secteur privé ? La norme c'est que Num Cloud est-elle pertinente ?
Toutes ces questions sont aujourd'hui euh pour nous intéressantes. Je vous demanderai de d'être bref, même si ça ne doit pas obérer l'exhaustivité des propos, mais comme on est relativement nombreux, l'idée c'est de pouvoir ensuite pouvoir échanger sous forme de questions-réponses. Je vous remercie de nous déclarer au préalable tout intérêt public ou privé de nature a influencé votre déclaration.
Auparavant, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun dans l'ordre à lever la main droite et à dire je le jure. Merci beaucoup.
Je vais vous laisser la parole peut-être dans l'ordre de de de je sais pas comment on dit mais voilà en commençant peut-être par Cloud Temple du coup. Voilà. OK.
C'est l'accès au raisonnement, à l'analyse, à la décision elle-même. Il n'y aura pas d'IA souveraine sans clôte de confiance. Héberger des modèles d'IA sur des infrastructures que l'on ne contrôle pas, c'est externaliser nos données et notre capacité d'innovation simultanément.
Quand un hôpital confie ses protocoles à une IA non souveraine, quand un laboratoire pharmaceutique fait tourner ses simulations hors juréduction, quand un groupe industriel optimise ses processus critiques sur une infrastructure qu'il ne contrôle pas, ce n'est plus une question de confidentialité, ce n'est pas une question de risque de cybersécurité, c'est un risque de désindustrialisation cognitive. La souveraineté numérique est souvent représentée comme un bouclier. Je vous propose de la penser comme une stratégie de puissance offensive, pas défensive. 70 % des infrastructures mondiales ne sont pas encore dans le cloud.
La partie se joue maintenant. C'est probablement la plus grande opportunité industrielle de la décennie pour les acteurs européens. Et il existe un baromètre simple pour évaluer toute décision de politique numérique.
Est-ce que cette décision crée de la puissance technologique ici ? des emplois qualifiés sur notre territoire, une industrie qui irrigue nos secteurs stratégiques plutôt que de les fragiliser. Chaque décision d'achat qui choisit un acteur dont la chaîne de valeur garantit l'indépendance est un acte industriel.
Elle crée de la puissance ici, des emplois ici, de l'industrie ici. Cloud Tumle est né avec une conviction. Certaines infrastructures numériques doivent rester sous contrôle européen avec la plus haute exigence de sécurité.
Et car les budgets de cybersécurité n'avancent jamais aussi vite que la menace, la seule réponse viable dans le temps, une sécurité construite à l'échelle industrielle intégré dès la conception. Nous sommes un pur player sécurité du marché cloud français. L'intégralité de notre catalogue est qualifié cloud où ambitionne de le devenir.
Et nous finalisons actuellement PAMS PAMS qui est un autre référentiel de l'ANC pour les cas d'usage que Secnum Cloud ne couvre pas. Nous portons cette exigence à l'échelle européenne en passant les certifications équivalentes en Allemagne, en Italie et en Espagne. Nos clients couvrent les secteurs qui ne peuvent pas se permettre de faillir.
La défense, l'industrie, la finance, la santé. Parmi eux, la DGA, Naval Group, Framat, la Banque de France, EDF, Vololia, le SAMU. Pour eux, la sécurité est non négociable.
Nous sommes la preuve que des alternatives sont possibles. Merci de votre écoute. Merci beaucoup monsieur Alad.
Bonjour monsieur. D'accord. Bonjour mesdames, bonjour monsieur.
Euh en l'occurrence une souhaite a été écrit en 2023 pour répondre exactement au sujet qui nous réunit aujourd'hui. L'entreprise a été créée à l'initiative de la banque des territoires donc la caisse des dépôts d'Ocaposte Compe la poste d'asso système et BCOM. Donc l'idée de départ était d'offrir aux administrations et aux métiers régulés d'une façon générale ceux qui gèrent des données sensibles une alternative au au cloud américain et ou chinois.
Euh nous sommes aujourd'hui une entreprise cent très très tech, majoritairement ingénieur avec une proportion en augmentation de femmes. Euh on s'est aperçu assez rapidement que que ajouter une offre supplémentaire verticale de cloud français était peut-être diluatoire par rapport par rapport au marché et par rapport à sa taille. Donc on a décidé de de se positionner beaucoup plus comme une plateforme inclusive de l'écosystème.
Donc c'est comme ça en fait qu'on qu'on avance et qu'on évolue sur notre sur notre map. Donc l'idée c'est d'apporter un haut niveau de souveraineté grâce à la conformité de nos services. Sébastien en a cité quelques bien entendu bien entendu ISO 27001 HDS pour les données de santé et cloud et nous regardons avec beaucoup d'attention tout ce tout ce qui peut se passer au niveau européen.
On le fait avec un haut niveau d'autonomie et de de capacité de réversibilité pour pour nos clients et les institutions qui nous font confiance grâce à une approche 100 % peine source. Tout ce que nous faisons est en open source, nous n'avons pas de licence en fait euh dans le développement et la construction de de nos logiciels. On le fait de façon opérationnelle euh pardon avec une indépendance opérationnelle li au fait que nous n'avons pas de filial extrauropéennes ni d'organisation extrauropéenne.
Il n'y a pas de capital extraeuropéen. Et tout ça on le fait tout ça est développé en cohérence avec l'un de nos actionnaires qui est dans ce système. Donc nous développons euh la plateforme sur Infrastructure scale.
Euh euh toutefois nous avons fait de façon logique et cohérente avec une approche inclusive de l'écosystème. Euh nous faisons en sorte que notre plateforme soit portable sur d'autres types d'infrastructure. Donc de manière infrastructure française mais aussi infrastructure européenne ce qui nous permettrait effectivement une expansion européenne en s'appuyant sur les infrastructures locales de nos pays voisins.
On le fait aussi en en en anticipant anticipant pardon les les besoins en processeurs spécialisés d'IA qui sont extrêmement rares aujourd'hui. Donc cette capacité effectivement à pouvoir se poser sur des infrastructures spécialisées. Euh je parle de cluster de GPU en l'occurrence si vous en connaissez le terme.
Euh on le fait en en répondant aussi aux besoins des entreprises et des administrations qui ont beaucoup aussi investi sur des clouds privés internes et donc qui ont forcément des besoins d'hybridation. Donc hybridation entre les infrastructures sur lesquelles ont investi en en interne et la capacité de déborder de déborder sur euh de façon élastique avec agilité sur euh des cloud de public. En l'occurrence, c'est ce que peut apporter la plateforme du spot. l'ensemble des actionnaires, nos ingénieurs, nos partenaires, l'ensemble de notre communauté en privé rejoint ce projet parce que on a une conviction, c'est plus une fois par rapport à ce projet et par rapport à ces nécessités de souveraineté euh que Sébastien a largement présenté.
Je suis sûr que les successeurs vont le faire. Et en fait le message par rapport à ça, c'est est-ce qu'effectivement on pourra être suivi ? Est-ce que les pouvoirs publics qui nous qui nous accompagnent et qui nous supportent pourront aider à l'accélération en fait de ce marché qui est aujourd'hui objectivement par rapport au nombre d'acteurs présents relativement petit au niveau national et au niveau européen.
Merci. Merci beaucoup monsieur Milt, monsieur le président, madame la rapporteur, ben je vous remercie de nous recevoir dans le cas de vos travaux. Outscal est une marque de d'assau système créateur de valeurs industrielles au service de 400000 clients de toute taille tout secteur dans 159 pays.
Le groupe a enregistré l'année dernière un chiffre d'affaires de plus de 6 milliards d'euros et se positionne comme le premier éditeur de logiciel de logiciel français. Et d'asso système regroupe 13 marques parmi lesquelles à Houscale qui opère la plateforme cloudia du groupe pour l'ensemble de ses clients. Notre mission depuis 2010 est de démontrer qu'une souveraineté numérique effective est possible et réelle.
Nous avons répondu aux exigences les plus streetes. Premier cloud français intégralement certifié ISO 27001 certifié HDS TAX et enfin premier cloud public qualifié cloud depuis 2019. Aussi nous travaillons avec les sociétés les plus performantes et exigeantes au niveau mondial sur des cas d'usage sensible en leur proposant à la fois des services cloud et à la fois des services d'IA.
Outscal a donc la singularité de fournir des services cloud et à l'échelle mondiale pour des systèmes et servir ces 400000 clients. Élarger cette proposition de service auprès du secteur public. des acteurs de la santé et de la finance et développer des services d'A souveraines et d'Austriel connectés à la science.
Le sujet de votre commission d'enquête est l'une des plus stratégiques pour la France et l'Europe. C'est également une préoccupation mondiale. Le marché du mondial du cloud est structurellement déséquilibré.
Trois acteurs américains WS, Azure et Google Cloud représentent plus de des deux tiers du marché global. En France, les acteurs européens et français ont capté une part croissante de la commande publique. Le marché nuage public affiche une hausse de 62 %.
Mais la réalité de l'ensemble du marché privé reste largement gouvernée par les hyperscaleurs. Cette situation expose à des risques qui renvoient trois dépendances juridiques, opérationnelle et technologique. La dépendance juridique, d'abord, elle désigne la capacité d'une autorité étrangère à s'appuyer sur ses lois apportées extraterritoriales pour obliger un acteur du cloud, soumis à ce droit, de lui remettre des données même sans autorisation des autorités ou du client concerné.
Nous parlons communément des États-Unis, mais la Chine, l'Inde, le Canada, le Brésil, l'Australie sont tous des exemples de pays qui intègrent dans leurs droits des portés à loi extraterritorial. La dépendance opérationnelle désigne l'absence de maîtrise sur les opérations, les accès et les personnels qui administrent l'infrastructure. Elle se caractérise par une exploitation confiée à des équipes hors juridiction locale, sans auditabilité vérifiable, sans gestion des identités et des access et sans modèle de gouvernance cyber adapté aux exigences de l'organisation.
Cette opacité devient critique dans les situations de crise ou de contrôle réglementaire. Et enfin, la dépendance technologique qui désigne l'enfermement progressif dans des choix technique propriétaire, pile logiciel en boîte noire, format et API non interopérable. Plus une organisation construit ses services sur ses briques, plus le coût de migration augmente et la capacité à changer de fournisseur se réduit.
Cette dépendance expose au risque d'indisponibilité et entraîne mécaniquement une perte de résilience. Tolérer l'installation de ces dépendances revient à s'exposer à des risques accrus en matière de protection des données, de la propriété intellectuelle, de hausse des coûts et de continuité de service au temps de vulné qui peuvent servir des leviers de pression et d'affaiblissement de la position sur la scène internationale. En réponse à cela, depuis sa création, Autskale a construit une architecture qui adresse simultanément ses trois dimensions de dépendance.
Nous fondons notre approche sur trois piliers indissociables. La traduction de la lutte contre les dépendances que je viens de citer, l'autonomie juridicelle àquel est une entité française, marque de ceux système et société côté française. Notre structure capitalistique et organisationnelle nous place hors du champ d'application des lois apportées extraterritoriales.
L'autonomie opérationnelle, nos équipes, nos processus, notre gouvernance et notre support sont entièrement situés en France et en Europe. et l'indépendance technologique et financière. Notre système d'orchestration Cloud Tina OS est développé en interne à base de bric open source.
Il introduit une couche de virtualisation. Notre pile logiciel critique repose sur des technologies que nous maîtrisons et qui permettent l'interopérabilité et la réversibilité. Aussi, nous disposons de notre propre capacité d'investissement nous permettant d'assurer nos propres choix sans ingérence.
Enfin, une garantie nous distingue fondamentalement des hyperscaleurs. Nous ne facturons aucun frais de sortie. Un client qui souhaite partir le fait sans pénalité technique ni financière, c'est ce que nous entendons par réversibilité réelle et c'est une position largement partagée au sein de l'écosystème cloud français et européen.
Alors, où en sommes-nous ? Des progrès réels ont été accomplis, des actions sont à rafforcer. Chez Auscal, nous défendons une stratégie de la complémentarité du E plutôt que du Ouier les données sensibles et les traitements critiques à des offres souveraines sans s'interdire de recourir aux hyperscaleurs ou d'autres claudes de commodité pour des usages moins sensibles.
L'essentiel pour l'acheteur est d'être au clair sur les dépendances auxquelles il s'expose, les choisir en connaissance de cause. Il nous semble que cette prise de conscience est encore insuffisante et qu'il est possible de progresser vers une meilleure explicabilité des garanties proposées par chaque type d'offre. En témoignage le débat le débat autour de Sec Nunclaud lorsque la première offre hybride a été qualifiée qui se déplace désormais les enjeux de résilience vers les questions de dépendance technologique et de capacité à se protéger contre un risque de rupture de service.
La stratégie cloud de l'État et notamment la doctrine Cloud au centre ont produit des effets positifs. Nous reconnaissons qu'elle a joué un rôle important dans l'orientation de l'achat public vers des offres de marché souveraines. Les annonces publiques récentes en faveur d'une commande publique monsie B sont également positives.
Nous ne pouvons qu'encourager le renforcement des supports de sensibilisation d'accompagnement des achaturs publics de CL sur les enjeux de souveraineté numérique. Le lancement le lancement le 8 avril dernier du plan interministérial de réduction des dépenses extrauropéennes qui prévoit l'élaboration par chaque ministère d'une stratégie de réduction de ses dépendances numériques peut également servir de leviers structurants. Et nous remarquons que certaines grandes économies mondiales ne se gênent pas pour soutenir directement le champion technologique.
Nous devons faire la même chose en France et en Europe via une préférence assumé pour technologie en particulier sur les usages sensibles. Nous soutenons également que des progrès peuvent être faits dans la manière dont les centrales d'achat présentent et catégorisent les offres souveraines. Les modes de présentation actuels ne permettent pas aux acheteurs publics d'identifier rapidement quelles solutions offrent des garanties sérieuses de souveraineté et quelles offr elles exposent à des risques de dépendance.
Plus encore, cette confusion ne permet pas aux entités publiques soumises aux lois aux obligations de la loi seraine de distinguer clairement quel fournisseur de cloud leur permett de se mettre en conformité. Les offres de cloud seclud peuvent pour être assemblées et mises en avant dans les catégories dédiées des catalogues et sites des centrales d'achat. La réduction des dépenses numériques, tout particulièrement pour le service cloud est une condition pour notre autonomie stratégique.
Les solutions existent, elles sont matures est déjà disponible en France et en Europe. Nous en sommes la bonne preuve. D'ailleurs, le niveau européen est sans doute le plus pertinent pour traiter cette problématique car il offre assez de profondeur de marché pour permettre aux solutions souveraines d'atteindre une taille critique.
La France et l'écosystème ont été particulièrement moteurs sur ces questions de souveraineté, de protection des données sensibles, de résilience technologique et de réduction des dépendances. et les grands rendez-vous européens à venir comme la révision du cyberacte et et l'adoption du règlement CADA sur le clot souverain seront déterminants. Nous faisons donc le vœu que les ambitions de votre commission d'enquête puissent être aussi concrétisé au niveau européen.
L'enjeu est aussi d'ordre politique. Il s'agit de développer des conditions d'un choix éclairées et pleinement assumé outcale au côté de l'écosystème et prêt à y contribuer. Je vous remercie. [grognement] Merci beaucoup.
Et puis ensuite soit monsieur Claba soit monsieur Lucas dans l'ordre que vous voulez. Bonjour. Vous appuyez sur votre micro monsieur Milt ?
Ferm. Oui. Voilà.
Voilà. Bonjour euh monsieur le président, madame rapporteur. Euh ça fait 27 [raclement de gorge] ans, 28 ans je fais mon métier.
Euh j'ai créé la boîte en 99 avec vraiment cette euh euh idée de l'indépendance probablement pour des questions paranoïques au début mais qui m'ont servi très positivement dans le futur parce que très tôt nous avons investi dans les data centres. Donc on possède nos data centres. Très tôt, on a investi dans les lignes de production des serveurs.
Donc l'ensemble des l'infrastructure que nous déployons dans les data centres provient de nos usines de de fabrication dans lesquelles nous choisissons l'ensemble des composants qu'on utilise et on les teste, on les on les valide. Euh le software progressivement, nous avons fait différents niveaux de couches [grognement] additionnelles euh qu'on appelle aujourd'hui public cloud, private cloud, les différents autres euh typologies des cloud comme web cloud. Et donc le quelque part l'entreprise, elle s'est évolué euh avec cette envie en fait et cette nécessité des dépendances, de l'indépendance pour éviter de d'être bloqué dans son dans son déploiement, dans son dans son expansion.
C'était ça la motivation initiale. à travers l'open source, à travers les les différents développements des produits, nous avons pris conscience en fait et décidé d'investir dans le dans les dans les couches supplémentaires à partir d'environ 2010 où nous avons apporté des des des couches de du cloud additionnel par rapport à nos clients et on s'est étendu dans pas mal des pays en Europe euh et à travers le monde. Qu'est-ce qu'on a cherché derrière ça ?
C'est en fait une certaine masse critique des business. Les investissements sont tellement importants que vous pouvez pas compter uniquement sur un seul pays ou un seul vertical dans un seul pays pour pouvoir rentabiliser ces investissements là. Et donc vous devez chercher une masse critique à travers le nombre de clients, le nombre des pays, le nombre de go to market des différentes typologies des clients, aussi bien des consumeurs, aussi bien des professionnels, des grandes entreprises, les secteurs publics pour pouvoir assumer vos investissements.
Aujourd'hui, lorsqu'on parle de la commande publique cette année ou les années précédentes, c'est elle a évidemment évolué dans le sens positif surtout ces derniers 3 ans grâce notamment à Sec New Cloud. Mais le reste aujourd'hui au niveau de on parle en million d'euros, c'est très bien. On parle en million d'euros, c'est déjà mieux que ce qu'on avait il y a 5 ans, 10 ans, on parlait pas.
Euh mais pour faire du scale, il faut parler en milliard. Et aujourd'hui, c'est c'est ce qui est là, on l'entend pas aujourd'hui en Europe. On n pas on en a vu dans les une dizaine d'années, quinzaine d'années aux États-Unis où la commande publique a sponsorisé un certain nombre de développements des technologies auprès des hyperscalers grâce au notamment à différents contrats des plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Ce qui les a permis de créer des offres tant attendu européennes. Aujourd'hui, la commande européenne, elle est en millions ou dizaines de millions. Elle parle pas en milliard.
D'ailleurs, en Europe, il n'existe pas des deals en plusieurs dizaines plusieurs centaines de millions d'euros. C'est un ruisseau des ruisseaux en fait des des business où on vous parlait entre 100000 € et 1 million par an. Et donc quelque part la difficulté qu'on a en Europe pour pouvoir construire les les géants et que les pays qu'on a en a pas mal de pays, pas mal de langues, pas mal de curenci la complexité en fait derrière des de toucher ces marches là de pouvoir créer de suffisamment de revenus pour pouvoir ensuite réinvestir parce que derrière tout ceci est extrêmement segmenté, extrêmement subdivisé et vous devez être un peu près partout. avec des coûts que vous n'avez pas lorsque vous êtes un américain.
Donc parce que vos US, il suffit d'être de côté est côté ouest et vous avez tout l'ensemble des des US à votre porte en parlant en en anglais et avec des dollars et faisons les business en en dollar. C'estement ces francs là qu'on a aujourd'hui en Europe qui est structuré à l'Europe. J'ai pas de solution par rapport à c cette typologie de problématiqu sauf peut-être une un courage et une volonté de la part de différentes institutions ou de secteur privé.
Aujourd'hui, on existe en faisant 1,2 milliards de chiffres d'affaires, qui est ce qui est peu. 1,2 milliards de chiffres d'affaires dans le cloud, ça reste peu parce que ça permet de d'investir uniquement 350 millions par an, ce qui reste peu. Mais on est à une taille qui nous permet aujourd'hui d'envisager un certain nombre de développements supplémentaires et continuer à accroître auprès des auprès de nos clients.
Donc aujourd'hui en fait le on se situe dans un dans un mouvement et et dans un dans un moment assez opportun parce que l'administration américaine bah en fait elle montre ses ces intentions qui nous font peur autant que l'européen. ça forcément ça nous aide à rendre l'ensemble de l'ensemble de ce qu'on disait depuis une dizaine d'années de phénomènes qu'on appelle aujourd'hui la souveraineté, la dépendance et et notamment la commission aujourd'hui qu'on fait part c'est dans prolongement de toutes ces toutes ces événements là. Il y a des événements comme broadcom rachat des broadcom par VMR.
Ça constitue aussi un autre une autre honte de choc en fait qu'on a qu'on a vécu sur le marché qui a rendu en fait très nerveux euh très stressé l'ensemble de des acteurs du digital en Europe notamment des clients. Et donc aujourd'hui, on est dans ces moments-là assez opportun parce que c'est porté aujourd'hui cette discussion là elle est portée à la table maintenant il faut les transformer. Il faut les transformer pour créer des gens pour créer des gens qui savent faire 5 milliards, 10 milliards, 20 milliards de chiffres d'affaires.
Et la question est-ce que c'est possible de faire ? Vous prenez juste les exemples et ce sont des estimations, j'ai pas les chiffres exacts, mais si vous prenez les domaines publics en Europe, vous prenez l'ensemble des gouvernements européens plus Commission européenne, vous avez environ 10 milliards de chiffres d'affaires annuels qui partent chez AWS Azure Google Cloud et qui vont très peu dans les acteurs européens. La Commission européenne elle a bougé, elle a fait un appel d'offre. 180 millions, c'est super.
Il y a quatre acteurs, c'est un excellent démarrage. Je pense que ces genres d'initiative, on devrait en voir plus en Europe parce que c'est exactement de cette manière-là qu'on va pouvoir euh euh créer la masse critique en terme de business et permettre à ces entreprises là d'évoluer, d'investir. Donc moi, je suis plein d'espoir et par rapport à moment.
Bon, il a fallu plus de 20 ans pour attendre cees moments-là, mais enfin il est arrivé où on croit ce qu'on dit. Et au-delà de croire que ce qu'on dit c'est pas du mensonge, on croit que c'est possible de faire des choses et ça c'est encore plus important. C'està-dire qu'on est porté par l'ensemble de des des [grognement] acteurs du du marché, pas seulement de de notre côté. l'ensemble des clients, l'ensemble des des des des acteurs financiers comme quoi c'est possible aujourd'hui de créer et on a une vraie volonté de le faire.
Donc je vous remercie beaucoup pour permettre de d'en parler. Merci beaucoup monsieur Lucas, monsieur le président, madame le rapporteur, merci pour votre invitation et surtout sincèrement merci pour vos travaux. Je voudrais dire quelques mots euh quelques mots de Skelway.
Skalway, c'est une filiale du groupe Iliad. Pourquoi est-ce que c'est important ? Parce que le groupe Ilian, par la voix de son directeur général, Thomas Renault il y a quelques temps, a dit qu'il allait investir 4 milliards dans le cloud. 4 milliards, c'est le genre et en tout cas, c'est l'échelle des investissements dont on a besoin.
J'y reviendrai. Chez Scalway, on fait du clown public. Alors, excusez-moi si c'est si c'est évident pour tout le monde, mais je voudrais redonner cette image.
Le cloud public, contrairement au cloud privé, le cloud privé, c'est héberger des serveurs. Le cloud public, c'est fournir une boîte à outils à nos clients. Et évidemment, plus la boîte à outils est complète, plus nos clients seront efficaces dans leur construction.
Quand ils construisent les applications, ils seront efficaces si la boîte à outil qu'on leur propose contient tous les outils nécessaires et plus ils en plus cette boîte à outil en contient, mieux ce sera. On est également un cloud boosté à l'IA avec la plus grande capacité de calcul dédié à l'IA dans le cloud en Europe aujourd'hui et c'est important pour le futur. Et les perspectives de l'entreprise, parce que je pense que c'est important d'en dire un mot, les perspectives de l'entreprise sont bonnes voire très bonnes.
Nous recrutons plus nous pardon nous accroissons les effectifs de plus de 100 personnes tous les ans et aujourd'hui nous avons une croissance qui est probablement trois fois celle du marché. Alors notre proposition de valeur dans ce contexte notre proposition de valeur elle est double et je parlerai pas de souveraineté parce qu'on sait plus bien ce qu'on met sous le label de souveraineté. Peut-être il y a-t-il eu un peu trop de de souveraineté washing.
Donc je vais parler de deux choses. Je vais parler un d'immunité aux lois extraterritoriales. Et comme ces lois à porté extraterritorial, ces lois étrangères à porté extraterritorial évoluent, chez Skyway, on a un concept très simple.
Pas d'actionnaire direct ou indirect en dehors de l'Europe, pas de filial en dehors de l'Europe et pas de staff en dehors de l'Europe. Ça permet de garantir à nos clients que leurs données seront protégées. Protégées contre l'ingérance de puissance extérieure.
La deuxième proposition de valeur dans le domaine, c'est l'indépendance technologique. Chez Scalway, on développe tous nos logiciels. On utilise évidemment de l'open source mais on ne dépend d'aucune licence tierce.
Ni de VMware, ni de Broadcom, ni d'IBM, ni de Reddat, ni de Microsoft, ni de Google, ni d'autres. Aucune dépendance à des licences tiers. Pourquoi est-ce que c'est important ? qui est important pour éviter le risque de kill switch parce que trop souvent on réduit le clown à la question de la protection de la donnée.
Mais plus important que ça, il faut protéger les workflow de nos clients, l'opération de nos clients. On le sait, quand il y a une panne chez Azure ou AWS, les avions européens sont cloués au sol. Si on coupe le cloud, plus rien ne fonctionne dans notre économie aujourd'hui.
Et donc oui, il faut protéger la donnée, mais il faut également protéger contre l'arrêt intempestif du clandre. Alors pour vous donner toujours quelques idées par rapport à ce marché, les investissements, on l'a dit, Octave vient de le répéter, ils sont très importants. 1 € de croissance, c'est 3 € d'investissement.
On parlait de correction de part de marché en milliards. Multiplier ce chiffre par 3 pour avoir les investissements nécessaires. Et la deuxième chose, c'est l'échelle.
Le cloud, particulièrement le cloud public, ce sont des ressources qui sont mutualisées. En mutualisant les ressources, évidemment plus on opère à une échelle importante, plus on peut tirer profit de ce facteur de mutualisation. La seule échelle viable pour un cloud provider aujourd'hui, un public cloud provider, c'est l'Europe.
Ça ne peut pas être l'échelle nationale en Europe. Alors euh quelques quelques remarques. Non, le combat du cloud n'est pas perdu.
C'est le lobbing des Américains. Non, il est pas perdu. Et non seulement il est pas perdu, il est plus important que jamais parce que aujourd'hui, on est trop dépendant.
Toute l'innovation européenne est dépendante du cloud ou presque toute l'innovation européenne. Et puis le cloud européen, c'est aussi des retombées locales. 1 € dépensé chez Scalway, c'est 68 centimes qui restent en Europe. 1 € chez dépensé chez les hyperscalers, c'est moins de 20 centimes qui restent en Europe.
Ça fait une grande différence. Alors ce lobbing américain, on l'entend répéter à qui veulent l'entendre que l'offre n'est pas haut niveau et que les clouds souverains sont plus chers. Les deux affirmations sont fausses.
J'en veux pour preuve. L'offre est disponible. Chez Scalway, on couvre 90 % des cas d'usage.
Et pour les 10 % restants, la bonne illustration, c'est ce qu'on fait à la demande de France Télévision. On développera pour France Télévision, en partenariat avec France Télévision les services qui manquent, les fameux outils nécessaires spécifiquement à la vidéo qui manque dans notre poîte à outil et dont France Télévision a besoin. Et la deuxième chose, en moyenne, nous sommes 30 presque 40 % moins cher que les hyperscalers.
Vous allez me dire quand on connaît leur niveau de marge, c'est pas le plus difficile. En revanche, reconquérir la chaîne de la valeur est effectivement complexe. Chez Scalw, notre métier, c'est le logiciel.
En dessous du logiciel, il y a le hardware. On n pas beaucoup de fournisseurs de serveur en Europe et ça manque pour pouvoir construire des clouds réellement souverains et réellement indépendants technologiquement parlant. En dessous des serveurs, il y a des data centers et aujourd'hui opérer dans des data centers européens à capital européen, c'est de plus en plus difficile.
Ça fait partie de notre promesse chez Skalou, c'est ce qu'on arrive à faire encore aujourd'hui, mais il y a de moins en moins de capitaux européens investis dans les data centers français. J'en veux pour preuve pour preuve la part des 109 milliards annoncés par le président Macron lors de Chose France qui soient des capitaux pardon les 109 milliards pour la construction de data center qui soient des capitaux européens. Mettre des cl européens dans des dans des data centers américains, c'est prendre le risque que les data centers soient coupés.
En un mot pour conclure, ce que nous attendons des pouvoirs publics, comme ça a déjà été dit, une commande publique exemplaire, c'est important et surtout une harmonisation réglementaire au niveau européen parce que c'est la seule échelle viable pour un fournisseur de cloud public. Merci de m'avoir écouté. Merci beaucoup.
J'aurais peut-être une première question avant de passer la parole à un rapporteur qui fait quoi est-ce que vous avez dit monsieur Lucas et j'aimerais bien voir votre vision à à tous les autres et criez pas tout de suite parce que c'est qu'on entend encore on a entendu à une époque le secrétaire d'état au numérique Cédric nous dire que le cloud était mort et qu'il fallait qu'on passe à autre chose. Le quantique, on a eu des auditions qui nous ont dit non et un peu comme monsieur Lucas, non, le cloud est pas mort, il faut investir dessus. La commission nous dit non et on pourra faire écho à ce qu' ce qu'elle a décidé sur son appel d'offre de 180 millions.
Mais on l'a quand même entendu dans les auditions pas plus tard que ce matin de la part de la BPI nous disant bah le cloud c'est fini et on on a perdu la bataille donc on peut pas c'est fini qu'on passe à autre chose. On l'a entendu de France digitale avec sa directrice générale il y a quelques jours qui nous a dit exactement la même chose. Euh alors première question c'est est-ce que vous partagez l' vie de monsieur Lucas de dire le cloud est pas mort ?
Je suppose que si vous êtes là, c'est que vous ne le pensez pas ou en tout cas sinon ça serait un peu enfin [grognement] ça serait dramatique. Mais surtout pourquoi au-delà du discours américain, pourquoi un cent de personnes aujourd'hui continue à avoir cette idée-là ? Et comment est-ce qu'on arrive à dire à faire ce que monsieur Claba a dit, c'est à retrouver un récit ou en tout cas une capacité à expliquer que ça n'est pas le cas.
Je monsieur Tab puisque je vous ai nommé en Oui, peut-être je juste pour mettre un peu l'éclairage en fait le cloud en fait c'est c'est un peu dit c'est un peu le la boîte des outils software avec toute une capacité du hardware. Vous pouvez pas faire aujourd'hui l'IA si vous avez pas toute cette boîte là des outils. Et aujourd'hui les les entreprises américaines qui font de l'IA, ils utilisent le cloud pour pouvoir le faire pour le faire bien et pour le faire scale sans faire des investissements parce que tout simplement leur leur métier même si c'est li c'est quand même très software et pas beaucoup à gérer les datac centres pas beaucoup à faire des capex c'est qu'il y a un autre typologie des métiers.
Donc aujourd'hui, vous pouvez bien sûr faire essayer de faire de l'IA ou de du quantique, mais l'ensemble de l'économie, l'ensemble de euh l'ensemble de workload, enfin tout ce qui tourne en fait qui dans notre économie et à la base des datas et ces datas là, il faut les stocker quelque part. Il faut pouvoir les transformer, il faut pouvoir les diffuser, il faut pouvoir peut-être les utiliser dans l'IA, peut-être les utiliser à d'autres égards. Si vous avez pas toutes ces capacités là pour pouvoir transporter et stocker les informations, vous avez pas tout le reste.
En fait, vous pouvez pas faire lire à l'intelligence artificielle et donc il n'y a pas l'un sans l'autre. D'accord ? Il y a pas juste il y a pas c'est pas deux choses différentes.
C'est l'IA est sur le cloud comme un complément des services des des boîtes à outils que les clients il demandent. C'est l'un l'un des services additionnels qu'on ajoute dans le cloud pour que les gens, nos clients, les développeurs qui puissent faire les développements des applications. Donc si demain vous proposez juste LIA, ils vont vous dire il manque tout le reste pour pouvoir faire des applications.
Alors monsieur Milan. Oui. Euh pardon.
Ouais. Donc je pense que il y a plusieurs sujets pour moi. Le premier sujet c'est que lorsque vous avez des personnes qui viennent vous dire que le cl mort effectivement ils ont été influencés par des acteurs américains qui disent la chose suivante qui est vraie on peut pas nous remplacer.
C'estàd qu'aujourd'hui effectivement quand vous avez la la profondeur du catalogue de service et quand vous avez des dizaines voir des centaines de milliards d'investissements en terme de capacité, est-ce que on peut nous remplacer ? Est-ce que l'ensemble des acteurs autour de la table peuvent les remplacer du jour au lendemain ? La réponse est non.
Maintenant, c'est pas le sujet. Le sujet aujourd'hui, c'est est-ce que nous sommes en capacité de développer des outils comme le la l'a rappelé Damien ou Octave sur en terme de logiciel pour pouvoir opérer un certain nombre de solutions et de solutions dites critiques ? La réponse est oui.
Et oui, on le prouve absolument tous les jours. On le prouve en France, on le prouve en Europe, on le prouve dans le monde. Aujourd'hui, chez d'assau système, je voudrais quand même prendre cet exemple parce que c'est quand même important.
Nous avons de plus en plus de pays qui nous demandent de fournir une solution dite souveraine en dehors des hyperscaleurs parce que nous avons toute cette capacité. On a cette capacité avant tout d'un point de vue logiciel. Donc nous opérons, nous avons la partie orchestrateur et et hyperviseur qui a été développée par HCAL et on a dit qu'aujourd'hui cette capacité à fournir une boîte à outil est un élément extrêmement important, ça on sait le faire.
On a toutes les capacités en terme d'engineerie système. Donc aujourd'hui, il faut avoir en tête que la mathématique française est une des plus les plus réputées. Nos ingénieurs sont très recherchés évidemment en France et à étranger.
Donc on a tout cette capacité à pouvoir développer. Et donc c'est toujours la le sujet de la complémentarité. Et donc si aujourd'hui on on entend la capacité de remplacer directement des hyperscaleurs qui qui génèrent plusieurs centaines de milliards en Europe, évidemment que non.
Aujourd'hui, on peut pas on peut pas le faire du jour au lendemain. Mais ce n'est absolument pas le sujet. Le sujet aujourd'hui, c'est comment on va faire en sorte de pouvoir opérer des solutions dites critiques, des données dites sensibles euh pour l'ensemble des opérateurs, pour l'ensemble des clients et aujourd'hui on a quand même de plus en plus de clients industriels qui viennent nous voir pour pouvoir développer des solutions complémentaires complémentaires.
Une fois de plus, on va pas remplacer du jour au lendemain l'ensemble des hyperscaleurs qui dépensent sur lequel même sur la partie commande publique he c'est des dizaines de milliards. Mais aujourd'hui, nous avons toutes les capacités, absolument toutes les capacités en terme de cloud public, en terme de de boîte à outils, de logiciel et évidemment d'infrastructure. En infrastructure aujourd'hui, on sait se se sourcer.
On a à chaque fois du double sourcing, que ça soit en Europe, que ça soit aux États-Unis, que ça soit en Asie. Donc, on a tous ces capacités là et c'est absolument invraisemblable de pouvoir entendre que aujourd'hui le cloud est un sujet qui est terminé. Au contraire, aujourd'hui c'est un sujet d'actualité en France, en Europe et dans le monde.
Monsieur Lucas, vouz rajouter Oui. Alors, peut-être une hypothèse de réponse sur la question du pourquoi. Mon hypothèse, le discours prend particulièrement bien parce qu'on a peur des investissements.
On l'a dit, le marché du cloud public en Europe, c'est au moins 80 milliards d'euros annuels. Il faut corriger au moins 50 milliards sur ces 80 milliards pour avoir une part de l'écosystème européen correcte. Donc 50 milliards de croissance pour les acteurs européens, 150 milliards d'investissements à trouver.
Cette équation là, je pense qu'elle fait peur à beaucoup de monde et c'est beaucoup plus facile de se dire on passe à autre chose. Mais pour répondre à votre deuxième question, on pourra passer à autre chose tant qu'on aura pas réglé le problème du cloud. Octave l'a expliqué, il y a pas d'IA sans data.
La data, elle est dans le cloud, donc il y a pas d'IA sans cloud. La transitivité est simple mais brutale. Et le quantique, je vais je vais faire appel à un autre élément.
Si vous regardez la complexité des infrastructures, il y a 10 ans, un serveur vous pouviez le metter pouviez le mettre dans le local ménage d'une entreprise et beaucoup le faisaient. C'était peut-être pas terrible pour la planète mais beaucoup le faisaient. Aujourd'hui, un GPU compte tenu de ce qui consomme et des technologies de refroidissement, vous avez pas d'autres solution que de le mettre dans un data center, voire même le mettre vraiment dans un cloud. après-demain, un ordinateur quantique.
Qui sont les entreprises qui pourront se payer et héberger un ordinateur quantique ? Pas beaucoup. Aujourd'hui, qui sont les entreprises qui peuvent se payer et héberger un ordinateur quantique ?
Les cloud, ce sont les seuls et demain, ça sera pareil. Pas de cloud, pas de quantique. Si on veut fournir de la capacité de calcul quantique aux entreprises européennes, il faut des cloud providers.
Merci monsieur Adelle. Oui, je je vais essayer de donner un un propos euh [raclement de gorge] un peu nuancé euh parce que en fait ça ça peut être perçu comme vrai en fait hein que le que le cloud le cloud c'est fini. en fait, il se transforme.
C'est qu'en fait le le CL tel qu'il a été développé euh du point de vue technique et commercial à partir des années fin des années 2010, c'est finalement ce qu'on appelait du move de classe et qu'en fait pour des raisons économiques, on transféré des cas d'usage ou des applications vers l'extérieur, donc vers un cloud un cloud externe et les [grognement] Américains ont ont d'une façon gère ont bien capté cette valeur puisqu'ils ont été capables avec les différentes économies d'échelle que qui ont été rappelés par mes confrères euh à offrir en fait une offre qui permet de capter cette ce transfert à un prix moyen plus bas grâce à des contrats puriannuels avec plusieurs dizaines plusieurs centaines de millions de de d'euros qui leur permettaient en fait de quelque part de de faire en sorte de garder de capter capter leurs clients. Ce marché effectivement je pense qu'il est il est en train de se se termine en tout cas il est quelque part en décroissance par rapport à par rapport à ces premières années. Par contre en même temps, il y a un nouveau marché du cloud qui qui se développe, ça a été très largement cité, c'est celui de la data de l'I.
Et bonne nouvelle pour nous européens, c'est que la data ça veut dire si c'est data si c'est donné c'est souvent donné les sensibles. Alors le curseur il est soit subjectif soit objectif mais d'une façon générale on trouve quand même on a toujours de bonnes raisons de considérer que la donnée est sensible et auquel cas [grognement] donc il faut effectivement que cette donnée elle soit elle soit gardée elle soit traitée de façon locale ou en tout cas au niveau au niveau européen. Et c'est pour ça qu'effectivement je pense que et on le voit nous euh à notre échelle euh la plupart des cas d'usage prob 2/3 sont des cas d'usage demandé par les clients et les institutions de type donné et il y a donc toute cette nouvelle technologie en fait qui nous permettent d'augmenter euh d'augmenter la productivité, d'augmenter la relation avec les clients ou avec les citoyens.
Tout ça c'est une offre en fait qui est finalement une opportunité pour nous européens. C'est une opportunité. Euh donc il faut surtout pas se laisser endormir par ce cloud.
C'est fini. Oui, l'ancien cl défini mais le nouveau il est fantastique, il est formidable et il faut il faut capter cette valeur très très rapidement. Je voudrais rajouter un point par rapport à ce qui a été dit par Octave et je pense Damien aussi, c'est que probement la clé du succès, c'est la mutilisation, la consolidation et la capacité à monter à l'échelle du point de vue infrastructure.
Donc il faut absolument qu'on maîtrise la citoyenneté de nos data centers et qu'on puisse gagner en échelle sur cette sur la notion d'infrastructure. Après qu'on soit plusieurs avoir des offres de valeur en fait au-dessus de cette infrastructure qui est mutualisée et que qu'on soit aidé, c'est un autre c'est un autre sujet. Ben l'infrastructure objectivement si c'est pas à l'échelle européenne et si c'est pas à l'échelle de une si c'est pas dans une avec une capacité à pouvoir se grouper à porter cette capacité d'infrastructure pour un nombre important d'offreurs notamment de logiciels et de plateformes, ça ça va être compliqué en comparaison avec la capacité capitalistique qu' les Américains ou les Chinois.
Merci madame la rapporte. Monsieur Lescope, vous vouliez rajouter sur cette question puis très très brièvement, on pourrait poser la question différemment, c'est est-ce que ce combat du cloud en fait peut-il être perdu ? Il y a deux mouvements en fait qui se qui sont qui se réalisent en parallèle.
Alors le premier, je vais paraphraser mes confrères. Le cloud fait aujourd'hui tourner l'économie du numérique diptech inclus. Euh et ça c'est important de le comprendre.
Donc sans cloud en fait demain même si on a les meilleures innovations applicatives, on saura pas les faire tourner. on aura besoin en fait on aura pas cette liberté d'action. 2è mouvement il y a un transfert de plus en plus fort de la valeur métier en particulier de nos secteurs stratégiques qui porte aujourd'hui le PIB français vers le numérique et du coup qui quitte le territoire français puisque les français sont aujourd'hui des pauvres producteurs en fait de de numérique.
Donc ce qui est important en fait c'est c'est de il y a il y a deux impacts en fait à perdre cette cette guerre. En tout cas, pour l'instant, c'est une bataille et on est tous confiants autour de la table sur ce combat générationnel. Il y a un impact économique qui est fort parce qu'en fait euh ça va draîner énormément aujourd'hui, bah demain euh de euh l'économie française, ça va être ça va créer de la valeur économique.
Et deuxième chose en fait, c'est pour nos secteurs stratégiques, c'est aussi un critère de liberté. liberté de pouvoir décider en fait leur futur. Si une partie de leur capacité décisionnelle de capacité de production et numérisée et qu'elle n'est plus détenue en fait par des acteurs français.
En fait, on peut se poser la question en fait de la pérennité de leur capacité de décider d'innover. Merci madame la rapporteur. Merci et merci à vous pour votre présence et vos propos pour continuer la question du président et vos réflexions dans vous l'avez dit he dans les arguments qui sont utilisés pour dire que la bataille du cloud était perdue, c'est leur offre de service.
Euh et ce qui le revient beaucoup, c'est de dire euh dans les offres européennes ou françaises, nous n'avons pas les mêmes niveaux de services. Euh ça rejoint d'une certaine manière le bilan de la doctrine au cloud au centre qui a été fait là au mois de février par la DINUM qui a dit qu'aujourd'hui les besoins concernent la couche de service managé à développer. Donc qu'est-ce que vous le enf voilà, qu'est-ce que vous pensez de de cette analyse et qu'est-ce que vous répondez sur cette question de besoin de peut-être détendre les services associés aux offres cloud françaises et et européennes ?
Je veux bien prendre la parole sur le sujet. Je pense que il y a un côté historique. La France, l'Europe ont été pionniers en matière d'hébergement de serveur.
En 99, au VH SK quelques autres, on était devant les Américains. Et peut-être l'Europe a un peu trop tardivement construit cette couche qu'on appelle dans notre jargon le pass. les services managers, plateforme à service en langage technique.
Peut-être l'Europe a un peu tardé à développer cette offre de passe, mais ce constat, s'il était vrai il y a 5 ans, ne l'est plus aujourd'hui. Alors aujourd'hui, tous autant qu'on est, on a développé cette offre de service managé. Tus au compant qu'on est seul ou en consortium, on sait répondre aux besoins de la Commission européenne et c'est ce qui a été annoncé vendredi.
On sait répondre aux besoins de la DINUM et c'est ce qui a été annoncé par la DINUM. On sait répondre aux besoins des grandes entreprises françaises qui font ce choix peut-être courageux de ne pas choisir les Américains. Alors, il y a 20 ans, on disait "Nobody got fired for choosing IBM".
Je pense que aujourd'hui, on pourrait l'appliquer en changeant les trois lettres d'IBM par AWS. Ça serait assez facile, mais la réalité c'est que les offres elles sont là et que ça a été démontré à plusieurs reprises et que le lobbing américain lui, il est très fort. Mais pour en donner une idée, les services managers d'AWS, c'est probablement 600 services.
Quelles sont les entreprises qui ont envie de vendre le benchmark service par service sur 600 services pour se rendre compte de est-ce que chez Scalway, chez OVH, chez Outscale, chez Numpot ou chez Cloud Temple, les 600 services sont présents. C'est beaucoup plus facile de rester là où on sait qu'ils sont. Merci madame la rapporteur.
Merci. On continue après les services revenir peut-être sur dans vos propos. Vous avez évoqué deux sujets sur la question des offrire hybrides.
La sujet de la dépendance technologique qui était aussi évoqué avec le risque du kill switch. Euh peut-être est-ce que vous pouvez euh développer un peu les risques qui sont contenus dans cette dépendance technologique et dans et dans le kill switch dans certaines des auditions qu'on a pu avoir euh ces risques-là ont pu être temporisés. Donc ça m'intéresserait d'avoir votre analyse.
Et sur l'autre sujet, la question des data centers et des capitaux. Euh en quoi c'est pour vous important de pouvoir émerger, vous savez dans des data centers à capitaux euh européens ? Quelle est la quel est l'enjeu euh qu'il y a derrière ?
Si si je peux me permettre sur la partie kill switch, moi je voudrais surtout prendre l'angle de tout ce qui est la partie pricing power, c'est-à-dire que au-delà du kill switch parce que effectivement pour l'instant c'est arrivé, on a eu dernièrement sur la cour pénale internationale un exemple, mais le sujet qui est absolument majeur, c'est l'augmentation permanente des prix qui est faite euh par les éditeurs américains. sur lequel il y a une dépendance de plus en plus forte vis-à-vis d'entreprise européenne. Et donc au-delà de tous les sujets qu'on vient d'évoquer, au-delà des sujets aussi d'IA qui vont devenir absolument essentiels, je pense que se dégager de cette dépendance vis-à-vis desiteurs américains qui augmente alors il y a eu l'affaire VMR Broadcom mais au-delà de tout ça, il y a des augmentations significatives permanentes annuelles sur lequel aujourd'hui il y a une dépendance qui est extrêmement forte et donc d'avoir des solutions alternatives sur lequel on a parlé des 600 services de AWS, mais lorsque vous êtes vous avez développé l'ensemble de ces de vos solutions autour des services à WS pour en sortir, c'est extrêmement compliqué.
Donc la réversibilité, euh l'interopérabilité, c'est absolument pas des sujets aujourd'hui qui sont maîtrisés par nos amis américains. Euh et aujourd'hui, ces sujets-là sont absolument majeurs. Donc au-delà de pouvoir permettre à une économie européenne bah de perdurer parce que effectivement ça a été dit c'est c'est vital je pense pour l'Europe la la partie du pricing power pour moi est la plus déterminante.
Merci monsieur Adad. Revenir quelques minutes par rapport à à la votre première question en fait. Euh je pense qu'effectivement le euh quelque part les 600 services ou les 200 services en fonction de l'offre américain, c'est plus un faire valoir euh contractuel.
C'est un faire valoir. Euh et donc là, je rejoins ce que ce que dit Philippe. C'est un fervaloir pour euh euh créer une adhérence entre l'offreur américain en l'occurrence et puis euh et puis l'acheteur.
Et donc on parle beaucoup d'adhérence technologique, beaucoup de l'adhérence technologique, mais je pense qu'il y a une très forte surtout une très forte forte adhérence économique qui est liée en fait à l'achat et l'achat sur plusieurs années des ce contrat. et ces contrats et l'une des façons de faire valoir en fait bah je fais un très bon dit je fais un très bon projet projet d'achat avec mon offreur c'est effectivement cette quantité de service qui va pas être utilisé qui va pas être utilisé très peu vont être utilisés et donc au final Damien a tout à fait raison la panoplie de service que nous proposons est très largement suffisante très largement suffisant et quand c'est et quand c'est pas suffisant on effectivement ça a été si Damien l'a cité on s'arrange avec le client pour lui développer à deux façons sont adoc ce dont il ce dont il est nécessaire pour pour compléter. Mais c'est pas le vrai sujet.
Le vrai sujet c'est effectivement la la capacité qu'ont les Américains avec le leur capacité d'échelle de négociation de bâtir des grands contrats pluriannuels. Le faire valoir étant le nombre de services. Le faire valoir étant la capacité à diminuer le coût en fait apparent diminuer le coût apparent sur le volume.
Mais l'adhérence est d'autant plus forte. Donc c'est extrêmement difficile au-delà de l'adhérence technologique de sortir d'un contrat sur lequel vous êtes engagé ça 4 à 5 ans. C'est une réalité.
D'accord ? surtout quand le commercial revient vous voir de l'hyperscal en occurrence revient vous voir un ou deux heures avant pour commencer à renégocier parce que c'est dommage que vous pourz profitiez pas de de de capacité de diminuer vos prix sur le volume puisqueeffectivement il y a beaucoup d'usage et et donc comme vous êtes un bon acheteur vous allez faire en en conséquence de en sorte de signer un bon contrat et donc en fait cette logique d'adhérence au-delà de la logique d'adhérence technologique elle se poursuit de façon indéfinie donc c'est pour ça que objectivement s'agissant du privé, c'est extrêmement compliqué au-delà du fait que le mouft tout clown entre guillemets est en train de s'étioler. C'est extrêmement compliqué effectivement pour des acteurs tels que nous de pouvoir avoir un argument un argument réel quoi.
Il y a il y a une vraie difficulté. Donc c'est là où effectivement l'État a un rôle d'exemplarité pour montrer que c'est possible. Donc on sort de ces logi de ces logiques d'achat, on profite des nouvelles des nouveaux cas d'ag où il y a un vrai besoin de gestion euh de la donnée sensible, un vrai besoin de souveraineté et de et de créer une rupture avec ces adhérences économiques et et des services agents.
Merci. Pour prolonger la question de leur rapporteur, est-ce que euh c'est c'est l'exemple de ce qui s'est passé avec la Commission européenne et avec le l'appel d'offre de 180 millions qui a été enfin qui a été attribué à quatre personnes dans les quatre, ce qui est assez impressionnant et c'est dans un premier temps, ce sera peut-être pour mais vous pourrez tous en parler, c'est les consortiums que vous qui ont répondu à ces offres. C'estàd que il y a très peu parmi les quatre de personnes enfin de de d'entreprises qui ont répondu de façon individuelle.
Euh il y en a deux mais sur les deux autres notamment au VH. Vous avez répondu avec Clever Cloud et avec et avec un autre partenaire. On l'a vu un petit peu sur le Data Hub sur la solution intermédiaire où il y avait quelques consortiums qui s'étaient qui s'étaient enfin qui s'étaient fait.
Donc j'ai deux questions en une, c'est est-ce que aujourd'hui vous avez cette logique et vous avez intégré cette logique de consortium pour pouvoir justement améliorer l'offre de service en profitant chacun les uns des autres de ces de ces services complémentaires que vous pouvez avoir ? Et du coup, est-ce que vous avez sans parler d'entente décidé de temps en temps de travailler ensemble sans que vous vous voyez en concurrent ? Et est-ce que vous avez le sentiment que les acheteurs sont dans cette logique d'accepter de plus en plus de consortium au lieu d'avoir une seule tête et deux oreilles pour pour parler trivialement, mais d'avoir un seul contrat avec une seule personne qui fournit l'intégralité des services.
Est-ce que ce changement de paradigme, il est vous le sentez ? Et ça, ma question c'est privé et public. Euh dans dans ce cas-là, euh pour répondre à à la question euh en fait sur la Commission européenne, nous avons enfin euh nous avons répondu en Corsortium pour une raison assez simple, c'est que euh on avait une relation établie avec DIP depuis 2 3 ans.
D'ailleurs, Dip, il est venu sur notre pour témoigner sur un certain nombre de développements que nous avons fait avec eux et ont fait pour eux euh parce qu'ils ont une certaine ambition de du cloud au Luxembourg et il s'est trouvé en fait que ils étaient ils avaient répondu, ils avaient fait un corsortium avec l'Avercloud euh pour répondre à à la Commission européenne et puis comme on s'entend très bien avec DIP et on s'entendit et on s'entend très bien avec Clever B, j'ai décidé euh de regarder comment on peut justement travailler dans un dans un cadre assez innovant pour nous. C'est très innovant, c'est très disruptive pour une boîte comme VH de travailler dans un dans quelque chose où on essaie de construire à trois. Euh c'était extrêmement intéressant euh pour répondre à cet appel d'offre à travailler déjà à tr et devoir se mettre d'accord sur un certain nombre de choses.
Maintenant, bon les vrais les vrais le vrai travail, il va commencer justement démarrer parce que là c'est juste l'ouverture du contrat, la partie légale, la partie billing, mais maintenant il faut aller voir toutes les agences et puis il faut il faut travailler chaque deal et cetera. Et mais c'est ça qui moi j'ai essayé en tout cas ça m'a intéressé d'explorer euh et regarder où est-ce que ça peut nous emmener. C'est une certaine prise de risque pour nous euh parce qu'on pouvait très bien répondre seul.
D'ailleurs, nous on a on s'est fait euh référencer comme possible candidat en fait à cette réponse là et et on a retiré notre candidature pour justement rejoindre rejoindre le coursum. Et pour répondre à votre deuxième question, c'est une question très intéressante en fait parce que on voit les comportements qui sont un tout petit peu différents des part et d'autres. Souvent les cloud providers sont répondre avec un partenaire euh et on n'est pas ce qu'anduit en prime, c'estàd c'est c'est pas cloud provider qui répond à un appel d'offre mais c'est le partenaire et lui il embarque de de de un cloud provider auquel nous on répond.
Euh il nous arrive de temps en temps, là actuellement de plus en plus où on nous demande d'être prime euh et on nous demande de prendre la responsabilité pas seulement du cloud mais aussi du développement en top du cloud euh pour répondre à besoins du client. on est en train d'expérimenter ces typologies de réponse pour voir un petit peu ce que ça fait, ce que ça euh qu'est-ce que ça veut dire juridiquement, qu'est-ce que ça veut dire en terme de délivrerie ? Est-ce que les expériences sont sont bonnes ?
J'ai pas aujourd'hui d'avis est-ce que c'est bien ou pas bien. Les club providers souvent ils sont en arrière de la boutique. On est en support en fait de d'un d'un partenaire. très rarement, on est en avance parce que on prend pas la responsabilité finale de du produit livret parce que on ne livre pas ces produits là.
C'est notre partenaire qui utilise le cloud pour l'assembler pour pour développer la solution que le client final il a besoin et surtout le partenaire, il connaît très bien le client lui-même. Il a passé beaucoup de temps et investi beaucoup de dans la relation au final avec le client au final lorsqu'on parle des affaires publiques ou même des des corporat privés. Et donc nous, on n'est pas censé en tout cas dans dans dans la chaîne des valeurs d'avoir cette intimitél euh euh avec les clin financs, mais c'est en train de changer et notamment dansfin euh je vous ai parlé en fait de de 1,2 milliards de chiffres d'affaires qu'on réalise avec un une ambition d'aller à deux.
Euh on se pose ces questions là en fait. Quel est notre rôle en fait dans la chaîne des valeurs ? jusqu'où cette rôle là en fait on doit la remettre légèrement en question où est-ce qu'il y a les rôles des partenaires et réinventer ces rôles des partenaires d'une nouvelle manière et et d'arrêter d'être peut-être un acteur passif en fait dans cette relation là mais d'être un peuateur un peu plus actif parce que certains clients le demandent.
Monsieur Luc merci. Peut-être pour revenir sur la question des offres hybrides, je voudrais revenir sur un point parce que il y a soit quelque chose que j'ai pas compris, soit je vais être extrêmement jaloux. Euh, j'ai entendu de certaines offres hybrides qu'ils imaginaient en cas de coupure de la mise à disponibilité des mises à jour, pouvoir faire fonctionner le cloud pendant 1 an, même sans recevoir de mise à jour de la part des partenaires américains.
Alors là, je dis je sais pas comment ils font. Moi chez Scalou, on fait 72 mises à jour par jour et une proportion non négligeable de ces mises à jour sont des mises à jour de sécurité. Donc je vois deux options.
Soit ils ont une technologie incroyable que je connais pas, soit [grognement] ils connaissent toutes les mises à jour, toutes les failles de sécurité qui seront découvertes dans les 12 prochains mois. Et elles sont déjà patchées ces failles de sécurité qui seront découvertes dans les 12 prochains mois. Mais là, il y a quelque chose que j'ai pas compris et donc je pense qu'on a pas poussé l'exercice jusqu'au bout sur ce sujet.
Peut-être que c'est parce qu'ils ont misos en avant de en avance de phase et qu'ils ont tout expérimenté. Je sais pas, c'est une solu enfin bien fait de venir aujourd'hui. [rires] Je vous en prie monsieur Lucas.
Continuez. [grognement] Par ailleurs sur votre question concernant les data centers. Tous cloud providers que nous sommes, nos services tournent dans des data centers.
Ces data centers, c'est extrêmement simple de les éteindre. Pour le coup, c'est un vrai switch. avoir des data centers dont l'entreprise dont le capital de l'entreprise qui les détient n'est pas européen, c'est soumettre tous les workflow à cette menace de pouvoir couper.
Et là, j'interviens et oui, je suis évidemment d'accord avec Philippe, cette question du kill switch ne sera peut-être jamais utilisé, mais pensez au soft power que représente la seule menace de pouvoir couper et garder en tête que la plupart des data centers en Europe sont de nationalité étrangères. Et donc on n pas s'il décide d'éteindre les data center, on n pas grand-chose qui nous permettent de l'empêcher. Et sur votre dernière question concernant les consortium, alors là je suis désolé, je serai peut-être un petit peu le mouton noir de de de l'assemblée ici.
Chez Scalou, on n'y croit pas au consortium. C'est trop compliqué. Nos clients ils cherchent une alternative à AWS, à GCP ou à Azur.
Ils cherchent pas un conglomérat de multiples petites entreprises. Un un acteur pour la partie France, un acteur pour la partie Belgique, un autre pour l'Allemagne et un autre pour l'Italie et un autre pour la Suède. Il cherche pas un consortium avec un acteur pour l'infrastructure, un acteur pour les services managers.
Il cherchent juste une alternative crédible à l'échelle à leur fournisseurs actuels qu'ils aiment bien parce que reconnaisson-le en dehors du prix qui est un problème en dehors des pratiques commerciales où le droit européen est régulièrement bafoué. Le service proposé il l'adore nos clients. Le service proposé par les AWS, les GCP et les Azur, ils veulent juste des alternatives européennes qui respectent le droit commercial. en Europe.
Ben c'est bien d'avoir une un avis différent. Moi ça me va bien. Monsieur Mil euh pardon monsieur non non non pardon monsieur Adad vous avez très rapide très je laisse ensuite Philippe.
Non je je enfin je pense que la notion enfin peut-être que moi je la comprends la notion du consortium c'est c'est contextuel en fait en fonction du bah je pense que le cas européen appel d'offre européen est contextuel. À chaque cas contextuel de clients d'appel d'offre on peut effectivement travailler au corps social. Enfin, en tout cas, nous chez nativement, on le fait hein.
Au-delà même la la structure capitalistique, je pense que c'est bien euh au service des clients de se constituer en consortium partenaire, peu importe, en écosystème être capable de d'avoir une réponse qui soit intelligente pour les clients et je pense que ça doit s'arrêter là. après que ça puisse se poursuivre de façon plus structurée, j'en sais rien, mais en tout cas de façon contextuelle pour répondre à un marché et en tout cas pour être plus fort face à des entreprises qui sont très organisées et beaucoup plus fortes capitalistiquement que Free en l'occurrence. Euh c'est pas c'est pas stupide.
Voilà. Monsieur Milan ou je voulais juste rajouter que effectivement si si en ce moment que ça soit la Commission européenne ou que ça soit des acteurs privés sont prêts à aussi étudier le sujet du consortium c'est que effectivement ce sujet devient tellement critique pour eux que toutes les solutions sont envisageables. effectivement, avoir un seul fournisseur, c'est ce qui est mieux.
Mais euh de temps en temps, pouvoir prendre plusieurs acteurs pour couvrir plusieurs pays avec plusieurs offres de service, c'est des choses qui sont envisagées aujourd'hui. Et si elles sont envisagées et si elles sont prises, c'est que aujourd'hui ce sujet est tellement important que les choses se font. Je voudrais juste rajouter un complément sur les data center.
En fait, faut savoir que les data centers, c'est qui revendent l'électricité. Euh et aujourd'hui, on a la chance en France d'avoir une une offre d'électricité qui est compétitive et qui est décarbonée. Et du coup, il y a une question sur cette préemption à la base, à la source, cette captation de valeur, à la source en fait de la valeur française de ces data centers étrangers dans lesquels demain il y aura peut-être des fournisseurs de cloud.
Euh et s'assurer en fait bah finalement que cette valeur sera bien redistribuée à l'écosystème tech mais également finalement au consommateur. Euh voilà, c'était une ouverture en fait. Je je pense qu'aujourd'hui on a suffisamment de de capacité en data center, je parle sur les trois prochaines années et donc pour avoir une émulation, une compétition qui nous permet en fait de pas être face à une augmentation significative de nos prix d'électricité.
Et qu'est-ce qu'il en sera demain quand on commencera à avoir peut-être une saturation du marché ? Merci madame le rapporteur. Merci.
J'aurai deux types de de questions. Premier sur les investissements. Dans plusieurs de vos propos est revenu la question de l'investissement et de la masse d'investissement à faire selon vous parent portés ces investissements ?
Est-ce qu'il y a nécessité d'avoir un apport de fonds public dans ces investissements ? Est-ce qu'à l'inverse c'est la structuration de de capacité d'investissement de capitaux privés européens ? et quelle est votre part à vous également dans euh dans ces investissements ? globalement pour vous pour passer à la à la à la mesure des investissements nécessaires, est-ce que c'est un peu d'étroit euh et qui doit finalement amorcer, même s'il y a déjà des investissements en cours, permettre l'augmentation de manière significative des investissements.
Ma deuxième question sont sur les référentiels. On a un référentiel Secnom Cloud qui a un cloud qui a un référentiel assez unique en Europe. Est-ce que déjà pour vous il est satisfaisant ? qu'aujourd'hui il est il est il est stabilisé et il permet effectivement de de stocker notamment les données les plus sensibles des des administrations.
Euh deuxièmement, comment envisagez-vous l'évolution ? Effectivement, on a une réglementation européenne qui va arriver sur les questions du cloud, mais jusqu'à présent dans le schéma européen de certification des services cloud, nous n'avons pas réussi à avoir un aspect de souveraineté dans la question de la certification. Euh on va dire queil y a on a raté la première étape, espérant ne pas rater la la deuxème.
Essayie de voir je sais pas si vous avez vous des échanges au niveau européen et quelles sont les ouvertures ? Est-ce que l'appel à projet c'est peut-être déjà une prise en compte queil y a une nécessité de euh de mettre plus en avant les questions de souveraineté ? Et ma troisème question sur les référentiels, est-ce que à votre avis euh avoir des davantage de référentiels qui incluent la notion de souveraineté ?
Je pense par exemple la certification des hébergements de données de santé qui a un certain nombre d'éléments mais pas le fait d'être développé par des compagnies qui sont françaises ou européennes pourrait permettre d'orienter une partie notamment de la commande privée vers du cloud français ou européen. Pour pour juste un complément de question, est-ce que la fusion ou le rapprochement d'HDS vers SNC serait une bonne solution ou pas ? En gros, euh d'abord sur les investissements, je je pense pas en fait, ça c'est vraiment une conviction que c'est au domaine public de de porter des investissements des boîtes privées euh parce qu'en fait il y a une il y a une part des risques que les entreprises doivent porter, c'est vraiment leur métier.
Et aussi, il faut bien savoir qu'il y a plein d'argent en fait qui qui est en circulation que les gens ils demandent à investir pourvu qu'il y ait des projets avec du revenu. Et les vraies problématiques en fait qu'on a, c'est que bah il faut euh bah il faut du revenu tout simplement. D'accord. et et d'avoir des engagements de revenus sont suffisants pour pour pouvoir porter les investissement sur en equity, en dette importe en fait les moyens.
Et donc quelque part le euh on parle des milliards investis par les Américains, mais attendez, lisez bien en fait correctement leur PNL parce qu'en fait on mélange deux choses et les investissements, il y en a deux types. Il y a les investissements qui sont juste business à usuel, vous devez les faire sinon vous aurez pas des clients sur des produits existants. Et donc vous devez juste renouveler des choses comme des serveurs, ils ont une certaine obsolescence et vous avez une certaine croissance que vous devez ajouter de nouvelles ressources.
Donc les investissements qui sont faits globalement 90 % même plus sont représentatifs de la croissance ou de business qui est qui est fait. Donc le les chiffres qui peuvent donner un peu de tournie sur les investissements en fait c'est leur business. C'est tout simplement le business.
En fait, il y a pas il y a pas cette notion là. En tout cas, c'est c'est pas dans leur bilan la notion de la prise des risques ou de de des choses qu'ils existaient pas avant qui prennent des des risques démesurés en train de faire un investissur dans dans quelque chose qui qui n'existe pas encore, qui va exister plus tard. Non, c'est juste l'investissement pour qu'ils puissent avoir de nouveaux clients et de la croissance de leur revenus sur des produits existants.
Euh et donc le quelque part bien en distinguant cette partie-là euh enfin notre niveau, par exemple, nous on a c'est cette typologie d'investissement à 350 millions. Dedans, sur ces 350 millions, vous avez environ 70 millions qui sont investis dans le software. Ça y est public he nos informations sont public la boîte de côté.
Donc ça veut dire quoi ? Bah ce sont les people, ce sont les développeurs. J'ai 1000 développeurs dans la boîte, d'accord ?
J'ai 3000 personnes, un peu plus de 3000. J'ai 1000 développeurs, 1000 personnes dans les data centres production et j'ai 1000 personnes qui sont dans les dans le commerce. J'ai mis le développeur en fait, il y a environ 70 millions par an que je capitalise et donc c'est là que je développe des nouveaux produits et c'est à la hauteur des 70 millions par rapport à les 350.
Le reste c'est les data cent, c'est les hardware en fait que je renouvelle que je fais de la croissance là-dessus. D'accord ? sur le sur New Cloud et et les autres réglementations, juste pour vous donner mon avis, c'est que New Cloud est complexe à implémenter.
Pourquoi il est complexe à implémenter ? Et moi j'aime bien. D'accord, je vous dis complexe mais vraiment très intéressant parce qu'en fait il est porté sur la cybersécurité techniquement parlant en fait, chose que les autres réglementations ne le font pas.
Ils imposent des processes que les choses doivent se faire d'une certaine manière. et vous devez suivre des processes. Donc vous avez différents niveaux de de des réglementations des audits pour pouvoir voir si vous suivez les process.
Dans le cas de Secll, il n'y a pas que ça. Il y a toute une grosse partie sur la manière dont vous allez faire l'infrastructure, la manière dont vous par exemple vous chiffrez les données, la manière dont les clients ils doivent accéder et il est contraignante c'està dire que vous avez pas vraiment la toute la liberté sur la manière dont vous voulez construire le produit. Euh c'est que Newcloud vous impose de construire le produit d'une certaine manière.
C'est ça qui fait que les délais d'obtention en fait de ces new cloud sont long. C'est pas l'audit et cetera, c'est le temps que vous devez prendre pour adapter une techno qui marche de manière standalone. Vous le proposez à tous les clients, vous l'appelez public cloud et l'adapter par rapport à ce que sont les exigences de de cheque new cloud.
Et c'est en ça que c'est très intéressant et personne d'autre ne le fait. En Europe, vous n'avez pas d'autres autorités, ni en Allemagne, en Italie, ni dans les autres pays qui imposent une manière de faire le les choses. Cette manière-là, elle vient de de Lancy qui on a vu plein de choses et qui on a fait, on va dire, un manuel de bons de bons procédés pour éviter tout un tas de choses qui se sont passées dans les hôpitaux, des romware, des différents autres trucs.
Et donc c'est c'est un c'est un manuel entre guillemets de de bon sens quand vous construisez un cloud que vous voulez le faire tourner pour l'État pour les données extrêmement sensibles, pour les besoins militaires, pour les d'autres typologies des besoins. Et c'est en ça que moi je trouve qu'il y a une valeur incroyable à ce qui a été construit par l'anci et que nous on utilise de cette manière-là. Bon, bien sûr, on essaie d'avoir des certifications et puis commercialement monétiser tout le travail qu'on avait fait.
Mais ce travail là en fait de des cybersécurité est extrêmement intéressant à reverse engéer à travailler là-dessus, d'aller plus loin et donc de de d'élaborer en fait des offres dans cet état d'esprit. Après pour le mélange de HDS et New Cloud, si vous le faites euh bon moi je serai très content parce que j'ai SNC, mais je pense qu'il y en aura beaucoup d'acteurs qui vont raller parce que HDS n'est pas très complexe à obtenir. Euh vous avez ISO 27000 et puis vous faites deux trois process en plus et vous avez HDS.
Euh c'est que New Cloud c'est une autre affaire, d'accord ? C'est vraiment un autre une autre échelle. C'est vraiment une approche militaire du cloud.
C'està dire que quand vous avez votre cloud qui est sur un champ d'opération, d'accord, et vous perdez les containers dans lesquels vous avez le cloud, tu vois, il y a des drones, il y a des trucs, il y a des opérations, vous perdez le le container avec le cloud. Si l'ennemi saisit ces containers là, il est toujours en fonctionnement. Est-ce qu'il peut récupérer les datas ou pas ?
Est-ce qu'il peut utiliser ce qui était tourné là-dessus ou pas ? Et donc qu'est-ce que vous mettez en place pour que personne puisse récupérer des informations, y compris avec un tournevis, y compris avec ce que vous voulez pour pouvoir extraire les informations ? C'est ça en fait le niveau des sec club et c'est unique.
Merci. Mais enfin l'actualité nous montre qu'il y a quand même quelques questions en terme de cybersécurité qui qui émergent tous les jours. Donc c'est c'est aussi une demande sur les données les plus sensibles.
Monsieur Lucas, alors peut-être pour commencer sur la question des investissements comme l'a très justement dit Octave à l'instant. Il y a deux types d'investissement pour un cloud provider. Il y a l'investissement dans les people pour développer les technologies d'avenir et puis il y a l'investissement dans les infrastructures pour héberger tous les workflow de nos clients. sur la partie people effectivement les différentes initiatives y compris l'appel à projet renforcement de l'offre de service cloud sont bienvenus puisque ça aide à continuer à investir et à développer des nouveaux produits innovants.
Mais la très grande majorité des investissements sont des investissements d'infrastructure. Et ces investissements d'infrastructure, je crois pas qu'il soit sain, qu'il soit financé par de l'argent public. Ils doivent être adossés à des promesses de commande.
Ils doivent être adossés à un marché florissant pour pouvoir être financé par de la dette ou par des fonds publics à moindre risque parce que le carnet de commande suit. Et donc c'est en s'engageant sur des montants de commande comme l'a fait la Commission européenne qu'on crée la capacité à financer avec de l'argent privé, de la dette ou de l'investissement privé des conditions favorables pour permettre cet investissement là. Et ça je pense que c'est très intéressant comme montage pour aider à développer l'offre beaucoup plus que de l'argent public.
Encore une fois, on parle de dizaines de milliards d'investissements. Je crois pas que ça soit sain aujourd'hui pour les différents euh États-membres de l'UE d'engager ces dépenses-là alors qu'elle pourrait l'être au niveau privé à condition d'avoir le carnet de commande. Pour revenir sur la question euh des différents certifications, qualification et des différents référentiels, la première demande, comme je l'avais dit euh dans mon propinaire, c'est l'harmonisation au niveau européen.
Rappelez-vous, il y a pas d'échelle viable en dehors de l'Europe. Si la France à SNC, que l'Allemagne avec BSI AC5, que l'Italie ACN level one et cetera et cetera et cetera, ça veut dire que pour un cloud provider, il faut passer 27 fois dans le pire des cas les certifications. Aucun d'entre nous sur cette âme ne peut se le permettre.
Les seuls qui peuvent se le permettre, ce sont des géants. Et vous voyez à qui je fais allusion. Donc aujourd'hui, la fragmentation des différents référentiels retarde le déploiement du cloud européen et favorise les géants étrangers. [grognement] Donc un, c'est l'harmonisation et de je pense que ce qu'il ne faut pas faire c'est avoir un seul label.
Oui. Non. Un seul label.
Oui. Non. Qu'est-ce que ça veut dire ?
So on met la barre très très très haut comme Secnum Cloud qui est un bon référentiel et ce qu'elle on serait ravi mais du coup le nombre d'offreurs en Europe va être extrêmement limité soit pour qu'il y ait suffisamment d'offre en face de la demande on abaisse le niveau et on se met à autoriser des offres hybrides voir des AWS Soverein Cloud dont on se demande d'où il tire le nom Soverein en Allemagne mais Là, on crée un problème. Et donc moi, je suis un fervant défenseur de ce que la commission a fait avec le Cloud Sovereignity Framework qui permet d'accesser sur différents axes de manière à ce que ensuite les différentes entités ou les différentes entreprises puissent faire leur choix en bonne compréhension en fonction de la cricité des des données et pas avoir num cloud ou rien parce que sinon on aura pas assez d'offres. pour répondre à la demande.
Merci monsieur Milan. Donc donc pour vous dire queévidemment je suis je suis complètement en phase à ce que vient de dire Octave et Damien. Euh l'investissement doit être privé absolument.
Si je prends le cas d'Outscale, on a la chance d'être financé par un leader mondial dans le domaine du software et donc sur lequel aujourd'hui bah c'est des centaines de millions d'investissements pour pouvoir favoriser justement le développement du du SAS. Et ce qui est intéressant en tout cas dans cette situation, c'est que ce que Dasso Système fait, c'est-à-dire c'est l'implémentation de l'IA pour tous ces clients en mode sas partout dans le monde. Aujourd'hui, ces technologies, on va les distribuer après en France et en Europe.
Et ce qui est évident, c'est que aujourd'hui de plus en plus les la demande qui est faite par l'ensemble des clients privés parce que là on parle de clients privés qui ont besoin de technologie DIIA, de cloud souverain hein parce qu'aujourd'hui une fois de plus la souveraineté elle est locale donc c'est on parle pas uniquement de France et d'Europe c'est c'est au niveau au niveau mondial c'est des choses aujourd'hui qui se qui sont financées parce que derrière il y a un business he c'est c'est un business sas et Donc là-dessus, c'est c'est normal et ça doit ça doit se faire. euh la partie appel à projet pour pouvoir nous aider à accélérer en terme de développement, c'est évidemment important, mais ça il faut pouvoir aussi le flécher de façon euh sur quelques champions. Le le le morcellement aujourd'hui est mortel quelque part, hein, parce que une fois de plus, on a besoin si si on on a besoin d'aide, bah faisons-le de façon significative et et pas de façon dispersée.
Je pense que ça c'est extrêmement important. Et puis le dernier point que je voulais rajouter, je suis complètement aussi d'accord sur sur le fait d'avoir une certification et une certification euh européenne et on n pas les moyens de de d'avoir les toutes les artifications européennes. Mais c'est de rajouter aussi quelques référentiels parce que euh à un moment ou un autre dans le référentiel le le critère de qui intègre les exigences d'indépendance technologique par exemple, c'est un des critères importants.
Vous avez entendu aujourd'hui que il nous semble important que en terme de résilience et en terme de pring power, on ne soit pas dépendant. Et donc c'est vrai que de repeindre en en pleu blancrouge ou en Europe des technologies américaines n'enlève aucune indépendance sur cette technologie. Et donc je pense que dans les critères au-delà de la partie cyber parce que je pense que Octave l'a bien rappelé, c'est un élément extrêmement important, c'est des c'est des critères qui doivent être ajoutés.
Monsieur Adad s'agissant du de cette team club, je pense que c'est c'est une vertu, c'est que ça clarifie le marché, ça ça guide l'acheteur, ça permet de objectiver en fait une situation par rapport notamment au au ça a été cité je pense par mes confrères au Souverne Washing donc qui est un marketing agressif et qui consiste à dire je suis souverain et s'agissant d'Aws ou d'autres acteurs je pense que c'est une façon effectivement d'objectiver les choses et les rendre de façon euh très claire en tout cas pour pour pour les acheteurs. Euh est-ce qu'il faut euh euh jumeler un HDS ? Pardon ?
Oui, HDS et puis euh et puis c'est Kim Cloud d'autres types de certification, je crois pas. Je pense c'est plutôt pas mal de de garder un nivellement. C'est plutôt intelligent de garder un nivellement parce qu'il y a un marché pour tout le monde et différents types d'acteurs.
Effectivement, comme a dit Octave, c'est extrêmement coûteux. extrêmement coûteux du point de humain et et financier en fait de de et du point de vue de l'ingénierie de développer en SECUM cloud. Donc c'est tout le monde n'est pas prêt à le faire.
Euh est-ce qu'il faut une qualification européenne ou certification européenne ? J'aimerais bien maintenant je suis assez objectivement je je suis pas ça de près mais je le suis d'une façon de façon indirecte. Je pense que c'est très ambitieux vu la fragmentation en fait des positions en Europe.
Donc si au moins on avait un référentiel un référentiel ça peut être si vous êtes certifié ou qualifié cette équivalent dans le pays vous et peut-être un ou deux autres critères ça peut être suffisant entre guillemets pour qu'on puisse avoir une expansion européenne qui soit pas trop onéreuse. Voilà donc je pense qu'il faut être réaliste. On a on a plutôt une bonne certification, une bonne qualification qui est celle qui cloud, elle tient la route, elle répond pas à tout.
Euh et contrairement à des fois ce qui est écrit dans les journaux, euh enfin il y a beaucoup d'amalgames. Donc c'est important aussi de clarifier à quoi ça sert, à quoi ça répond. Euh est-ce que il faut une qualification européenne ?
J'aimerais bien. Mais si au moins on avait un référentiel, ça peut être moins ambitieux mais ça nous permet au moins et d'amir la la cité. Je pense que c'est un ce qui a été fait récemment.
Je me souviens plus l'acronyme, c'est une bonne façon en fait de critériser en fait un appel d'offre et faire en sorte que les acteurs qui ont investi sur la souveraineté, sur l'autonomie numérique puissent être qualifié de façon objective. Merci monsieur lescope. Alors concernant [raclement de gorge] les les financements publics, je voudrais juste revenir sur la dépendance technologique avec les les hyperscaler.
On se rend compte aujourd'hui qu' a il y a deux vitesses. Il y a les nouveaux projets chez les clients où en fait la loi renide beaucoup en fait justement pour qu'il y ait pas de coût de réversibilité, pour qu'il y ait pas également de crédit cloud. Néanmoins, il y a tout l'existant et l'existant en fait aujourd'hui c'est quand même la plus grosse partie du marché.
Et lorsqu'un client a ses équipes qui sont formées sur une technologie propriétaire, lorsque les applications sont développées avec des API qui sont propriétaires, bah ça devient extrêmement coûteux de quitter en fait l'hyperscaleur. Donc un des moyens et un des seuls moyens, je dis pas qu'il faut l'utiliser, mais un des seuls moyens qui pourrait être utilisé pour réduire cette dépendance en fait, c'est de la financer. Donc en augmentant artificiellement la compétitivité des acteurs français et européens. concernant HDS, alors qu' on connaît le monde de la santé, il est assez fragmenté.
Donc c'est vrai que imposer une rigueur, imposer des exigences comme Seclud au monde de la santesse, ça pourrait être destructeur en terme d'innovation. Néanmoins, en fait, qui dit données de santé en fait ça n'empêche pas que la donnée peut être sensible. Donc il y a certaines données de santé.
On peut parler par exemple de base de données de santé qui concerne peut-être un pourcentage français, 100 millions de français, j'en ai aucune idée, et qui pourrai être considérés comme des bases de données s sensible parce que elles peuvent entraîner des cyberattaques, elles peuvent mettre à pied peut-être un gouvernement où j'en ai aucune idée. Mais en tout cas euh il faut pas évacuer. Les deux les deux référentiels peuvent à certain moment en fait être appliqués pour pour une même application, pour les mêmes données.
Secll, nous ce qu'on peut se rendre compte, on est on est un pur player en fait de ce référentiel. Donc naturellement en fait on est plutôt propagoniste. On c'est en train de venir un un standard de marché en tout cas en France.
On se rend compte qu'il y a un véritable engouement autour de la qualification cloud et là si Vincent Trubel en parle très bien. Et ce qu'on peut se rendre compte nous en tant que fournisseur c'est que lorsqu'on intègre en fait les exigences au moment de la conception en fait les surcûts de production en fait ne sont pas si importants que ça. Merci.
Madame la rapporteur, merci. J'aurais deux types de questions différentes. Je voudrais vous poser différemment la ma dernière question sur AGS.
J'ai bien compris que le fait de fusionner les deux labellisations serait probablement contre-productive et serait très compliqué par certains acteurs à l'inverse des acteurs français qui cherchent à faire valoir leur spécificités par rapport à des concurrents extraeuropéens. euh qui sont plus petits, qui arrivent à avoir HD, nous disent "Bah, c'est quand même dommage de pas avoir un volet de souveraineté sur des données de santé." Donc est-ce que sans arriver sur le volet cybersécurité de ces clom cloud, il y aurait un intérêt à dire les données de santé ? parce que c'est déjà on a des données de grande qualité, elles sont quand même s'il y a des différents degrés de sensibilité, c'est des données spécifiques, ben on va choisir en fait dans ce domaine là de favoriser des acteurs européens ou français en disant bah voilà HDS ça comprend aussi une dimension de souveraineté ou est-ce que globalement pour pour vous même ça ça reste complexe au vu du marché aujourd'hui et mais ma deuxième question absolument rien à voir c'est sur la question du développement des D center et de l'impact environnemental.
Vous avez euh mentionné la question de la consommation énergétique. Euh c'est vrai que la question et de consommation énergétique et de consommation d'eau fait partie des préoccupations euh aujourd'hui grandissantes et il y a un enjeu de se dire comment est-ce qu'on a des infrastructures en France et de l'autre côté comment on arrive à réduire l'impact environnemental de ces infrastructures. En sachant qu'on parle aujourd'hui, on était en échange avec la Commission européenne hier, il disent voilà au niveau européen, si on fait x 3, ce qui est leur objectif en terme de de data center, on est en terme de consommation énergétique à plus que ce que la France produit aujourd'hui en terme de capacité installée nucléaire.
Donc on est quand même sur des sur des des des quantités qui sont importantes. Donc peut-être vous demandez aujourd'hui où est-ce que vous vous en êtes de cette réflexion sur l'impact environnemental de ces infrastructures qui sont énergivor et puis la question de l'eau qui reste sensible. Alors j'ai vu plein de mains se lever donc je vais faire je faire mon rôle de président.
J'adore ça. Euh, je vais distribuer la parole monsieur Claba puis monsieur Lucas qui ont les levé les deux premiers puis ensuite mais ça changera après, vous inquiétez pas. Je poserai une question qui vous permettra de de commencer.
Bon, je vais je vais essayer de répondre à la deuxième question en fait sur les data centres. Bon, nous nous avons fait le choix assez tôt puisque c'est à partir de 2004 de posséder le terrain, le bâtiment et faire tout ce qu'il y a à l'intérieur des data cent pour une raison assez simple, c'est que on avait on a on voulait faire des data centes plus écologiques, plus moins consommateur de d'énergie. Aujourd'hui, en fait tout l'ensemble de nos data centres, il fonctionne avec nos systèmes de refroidissement water cool où on a 500000 500000 serveur physique partout dans le monde qui sont refroidis avec notre water cooling.
Euh qu'est-ce que ça nous apporte ? Ça nous apporte la réduction d'environ 50 % de la facture énergétique. Les chiffres sont public donc je peux vous les donner.
Aujourd'hui, la facture énergétique de VH représente environ 5 % de notre chiffre d'affaires. Si on avait pas water cooling, ça représenterait 10 %. Donc pour nous, c'est c'est cette approche là que nous avons depuis 20 ans euh nous permet de faire des économies qu'on reverse à nos clients puisqu'on est moins cher euh vis-à-vis de de nos confrères, de nos concurrents.
Euh parce que ces ces 5 % de différence des prix bah font font un un très bon argument commercial. pendant très longtemps, ça été décrié par nos concurrents, qu'on était pas cher parce que bah on faisait pas de la bonne qualité ou ce genre de truc. Ben en fait, c'est qu'il y a structurellement nous avons euh mis en place des choses qu'en fait qui qui permettent de de réduire cette facture.
Euh on a tout on a tout un système aussi euh autour de refroidissement de enfin tout ce qui est circulation d'eau. Et l'avantage en fait de de ces gens là, c'est qu'on a des ingénieurs qui travaillent là-dessus. C'est pas des des technos qu'on achète à l'extérieur.
On a des gens qui font de la méclu chezovage, on a des gens qui font la tuyauterie. On a des gens des experts dans dans tous les métiers qu'on fait puisqu'on construit nos data centres. D'accord ?
Donc on sous-traite l'exécution de la construction du data centre à des acteurs locaux. Et donc pour avoir des l'impact local, si on déploie demain un data centre en Pologne ou en France ou en Italie, on travaille avec des sous-traitants locaux petits pour que derrière justement ça puisse fluer l'argent dans la région. Et donc on aime bien travailler et d'avoir de l'impact social régional lorsqu'on construit des data centres.
Mais toute la technologie vient de chez nous. toute la techno. En fait, on a on a l'ensemble des des people en fait qui qui qui la maîtrise.
On a les mêmes typologie des services en fait même on en a pas parlé mais c'est autour de l'obsolescence des serveurs en fait. C'està dire que les serveurs bah ils fonctionnent pendant 9 ans max. Enfin, il va avoir des des cas de figure où ça fonctionne pendant 2 ans 13 ans, mais au bout d'un an, il faut le sortir le serveur, il faut le en faire quelque chose.
Donc nous avons euh tout un département qui récupère tout l'ensemble des des pièces détachées et on les recycle, on les fait circuler à travers des différentes filières. Euh c'est quelque chose que nous avons mis depuis en place depuis en moins 12 ans 13 ans et qui flue l'ensemble des cycles et des investissements. Donc d'un côté on investit à travers nos usines et on construit nos serveurs, on construit nos RAC, on les envoie dans les data cent et ensuite on déracle l'ensemble et on le repasse par les mêmes usines pour pouvoir recycler l'ensemble des pièces.
Tout ça c'est intégré. C'est intégré à l'intérieur de l'entreprise et c'est tous les métiers que nous faisons pour pouvoir scale. Donc c'est vrai que par an construit 70 75000 serveurs physiques dans nos deux usines qu'on a en Europe et et au Canada euh qui nous permet d'avoir la masse critique pour pouvoir le faire.
Mais c'est rare. Une autre usine que je connais, c'est celle des bulles en France. Sinon, il existe pas. et nous sommes l'un des plus gros euh acheteurs de RAM, disque dur, des pièces détachées et constructeur de des serveurs en Europe.
D'accord ? que toute cette métier là qu'on a qu'on a ajouté dans notre portefeuille en fait des des skills des des savoir-faire aujourd'hui nous sert justement à cet endroit-là parce que on fait des économies parce qu'on est plus écologique parce que grâce à ça on peut se déployer et je peux vous donner un exemple par exemple à Singapour vous avez un vous avez une interdiction de construction de nouveaux data centre depuis 3 ans 4 ans 4 ans je crois et en VH a obtenu euh l'autorisation de construire les data centes parce que nos data centes sont watercollé. Donc on a eu des dérogations parce que on a démontré que l'impact en fait qu'on avait bah il est moindre et on nous a autorisé de construire à Singapour.
Donc ce genre de d'exemples, c'est un avantage euh on va dire qu'on ne montre pas. Pendant très longtemps, on en a pas parlé parce que on se faisait insulter si jamais je j'envoyais un email en disant mais tu mets de la flotte dans les B. dans la la l'informatique mais complètement dingue.
Bah, il se trouve qu'aujourd'hui avec Delia, vous avez l'obligation de le faire parce que tout simplement avec l'eau, vous pouvez récupérer nettement plus déjà chaleur et c'est devenu obligatoire dans les dernières générations des des GPU, chose que nous faisons à vraiment un autre une autre échelle et un autre coût depuis une vingtaine d'années. Merci. Donc monsieur Lucas après j'avais promis euh alors je vais pas répondre à votre première question et je vais vous dire pourquoi.
Sur la question de est-ce qu'il faudrait intégrer un critère de souveraineté au HDS au référentiel HDS ? Je crois pas que ça soit une question pour les cloud providers, c'est une question pour les citoyens. Est-ce que les citoyens français acceptent que leur données de santé soi hébergé sur sur des clouds qui ne soient pas européens ? [grognement] Moi, j'ai un avis évidemment, mais j'ai un avis en tant que citoyen, pas en tant que directeur général de Scalway puisque en tant que directeur général de Scalway, on offre HDS, on offre pas HDS, les nos services sont globalement HDS et je crois pas que ce soit ça la question.
La vraie question, c'est la prise de conscience par le peuple français et le peuple européen de manière plus générale du risque sur leur donné sur leur données de de santé. Sur la question sur la question des data centers, plusieurs plusieurs éléments. La le premier donc chez Skelway contre à l'opposé complètement de ce qu'Octave a fait, nous on a décidé très tardivement d'arrêter de faire des data center.
Donc donc on en a fait beaucoup par le passé et on a travaillé à en faire des data centers. très efficace en terme d'énergie. On considère que aujourd'hui, on préfère choisir les partenaires les plus efficaces en terme d'énergie pour notre expansion.
Euh et du coup, deux éléments. Le premier, en France, on est à cours de data center. Il y a plus de capacité. il y a plus de capacité et on est obligé d'aller déployer à l'étranger.
Et donc ça, je pense qu'il faut le noter et c'est et en particulier il y a plus de capacité dans des data centers alors sur le sol français, ça c'est la première chose, mais dans des data centers européens sur le sol français, alors là il y a plus rien du tout. Donc petit 1, s'il y avait de la capacité, ça sera ou quand il y aura de la capacité, ça sera probablement chez des étrangers sur le sol français. et petit de court terme pour 2026 2027, il y en a plus de la capacité et c'est un problème parce que du coup on est obligé d'aller à l'étranger et à l'étranger de manière générale je parle pas spécifiquement mais de manière générale la situation elle est beaucoup moins belle qu'en France parce qu'en France on a de l'électricité hautement décarbonée et quand quelques Américains construisent des projets à l'échelle du gigaw en brûlant du gaz de chist dans des turbines, c'est pas très décarboné.
Mais ça en France, c'est interdit de le faire et heureusement. En France, on a de l'électricité et de la bonne électricité. On parlait de consommation d'eau.
En France, il y a quelque chose qui est interdit pour les data center, c'est de refroidir avec les tours qui utilisent de l'eau de manière ouverte, donc de l'eau qu'on ne récupère pas. Vous savez ces fameuses tours que vous voyez sur les centrales nucléaires sur le bord des autoroutes. On voit le nuage de vapeur qui s'en échappe parce que c'est la seule ou une des très rares industries où en France on a le droit d'utiliser de l'eau de manière ouverte pour refroidir.
Savoir on prend l'eau du fleuve, on le passe sur le chaud, ça évapore et puis l'eau elle a disparu et puis c'est c'est pas grave. Pour les data centers, c'est interdit de le faire. aux États-Unis, c'est comme ça que c'est refroidi pour beaucoup et donc c'est évidemment beaucoup plus consommateur d'eau.
Donc en France globalement les data centers, ils sont pas trop consommateurs d'eau. Ils utilisent de l'énergie globalement décarboné mais il faut des années et des années pour avoir les autorisations pour les construire. à cause de ces années d'autorisation pour construire des data center et ben on construit pas, on en manque, on est obligé de déployer dans des pays voisins.
Et honnêtement aujourd'hui, c'est quand même dommage de devoir déployer dans des pays où l'électricité est beaucoup plus carbonée, dans des pays où l'électricité est beaucoup plus dépendante de l'approvisionnement en gaz, beaucoup russes, alors qu'on a l'électricité en France et qu'on pourrait le faire en France. Voilà ce que je voulais dire sur la data center. Madame la rapporteur, votre micro.
Je vous connaissez combien de projets aujourd'hui qui sont en attente de d'autorisation ? Au moins 5 de tête mais la question c'est pas tant les projets que la que la puissance totale associée au projet. Et donc pour savoir au moins 5 de plus de 100 MW chacun, ce qui représenterait quasiment un doublement de la capacité existante sur le territoire français et ce qui est probablement le besoin aujourd'hui mais qui sont en attente d'obtenir les fameuses autorisations d'exploiter, les études 4 saisons et cetera et cetera. au moins 2 ans je pense.
On on sera preneur si vous pouvez mettre deux têtes sur papier ces ces cinq ces cinq cas qu'on puisse nous les investiguer mais pas de on vous enverra tous ces détails sur le papier. Merci monsieur [grognement] Milin. J'avais promis.
Oui, non, je j'ai pas tellement de choses nouvelles à ajouter par rapport à ce qu'a dit Octave et Damien parce que nous aujourd'hui aussi on utilise des data centers extérieurs, on multiplie en tout cas nos nos fournisseurs. Effectivement le le 100 % décarboné est quand même un élément extrêmement important. L'urbanisme aussi maintenant des nouvelles salles avec l'IA est aussi absolument clé. et Octave l'a rappelé, il y a peu aujourd'hui de fournisseurs d'infrastructure.
Donc nous on travaille avec Bull parce que c'est eux qui vont nous fournir nos infrastructures d'IA parce qu'on on va développer ce qu'on appelle des IA Factory en dehors du cloud parce que aujourd'hui c'est un sujet majeur qui ne qui demande effectivement un refroidissement à eux he ça c'est c'est de base mais qui ont des caractéristiques aussi différentes. Et donc c'est évident que aujourd'hui le sujet des datas center décarboné optimisé à refroidissement à eau, c'est une évidence et c'est évident que on a pas suffisamment en France et que aujourd'hui en France et en Europe d'ailleurs, bah c'est un sujet sur lequel il y a tous les sur tous les projets, on est tous en contact avec les promoteurs en tout cas qui qui les utilisent. C'est vrai que le temps de mise en œuvre reste un sujet majeur et juste que je voulais rajouter sur la partie HDS tout à fait d'accord avec Damien, c'est effectivement un sujet pour les citoyens mais je pense que aujourd'hui de combiner HD et SACUM Cloud reste quand même pour des zones de santé quand même un élément de sécurité indispensable.
Voilà. Merci. Ça me permet de poser une question, comme ça on changera de l'ordre des intervenants, mais je rigolais à peine avec Mythos tout à l'heure parce que c'est quand même quelque chose qui qu'on voit.
On a vu la le la réserve fédérale américaine convoquer les banquiers américains pour que leur expliquait qu'ils p on pouvait trouver des failles. Euh la BCE a fait la même chose semble-t-il le weekend dernier. On voit que l'IA arrive avec des capacités particulières et sur la cybersécurité qui était un argument qui a été beaucoup mis en avant par un certain nombre de promoteurs des solutions américaines notamment de cloud en disant ce sont dans ces solutions là qu'il y a le plus de cybersécurité. donc aller vers ces entreprises américaines.
On a une on a une une concentration assez forte des entreprises de cybersécurité et notamment de rachat de ces entreprises européennes par des Américains. Est-ce que là vous y voyez pour vous et pour votre activité une dépendance à venir ? Quelque chose qu'il faut qu'on arrive à à inverser ?
Enfin comment est-ce que vous voyez les choses avec cette concentration du des entreprises de cybersécurité et notamment de de capacité US ? Alors [raclement de gorge] déjà pour parler de de mythos en fait est-ce qui était découvert ? De ce que j'ai compris c'était principalement ce qu'on appelle des vulnérabilité donc souvent des des des J0 qui étaient pas patchés.
Faut savoir que le référentiel Secloud impose en fait que toutes les mises à jour en fait soient réalisé dans les temps. En tout cas l'ANC s'y engage lors de ces ça fait partie des vérifications qui sont standard. Deuxième chose euh sur le fait que un partenaire puisse changer de bannière, est-ce que c'est un risque ?
Bah je pense que c'est surtout un risque pour la France et son économie. Après le risque pour le consommateur d'un fournisseur de cloud, tout dépend en fait de comment ce fournisseur de cloud gère en fait ses partenaires. Aujourd'hui chez Cloud Numle, on a construit une couche logicielle d'abstraction qui permet en fait de ne de pas retranscrire en fait la technologie qu'on utilise auprès du consommateur final.
C'est-à-dire que demain euh si on est en désaccord stratégique financier où il y a un rachat en fait bah il peut y avoir l'effet broadcom qui se passe, on est capable de garantir pour nos clients un plan de continuité de service. Euh et ça c'est l'engagement qu'on prend auprès des clients. Donc oui, on préfère ne pas avoir besoin de lancer ces chantiers s'il n'apporte pas une valeur ajoutée pour nos clients.
Néanmoins, on s'est déjà prémuni dans la conception de de la plateforme pour pouvoir en fait y subvenir si besoin est. nous n'avons pas de identifié de vulnérabilité pardon ou de dépendance par rapport à ce type de ce type de menace parce qu'en fait nous dévelop tout tout en open source en système ouvert. Euh donc en fait on maîtrise complètement ce que nous développons.
Il y a pas de licensing par rapport à des acteurs américains en l'occurrence. jusqu'à présent, vous n'utilisez absolument aucune solution de de de soc de DR de quoi que ce soit qui soit le le soc le SOC que nous avons c'est celui de la poste. Donc vous avez un SOC, c'est celui de la poste.
D'accord. D'accord. Euh donc il est externalisé mais en interne enfin pour notre plateforme en fait tout ce que nous utilisons y compris pour les aspects de cyber security c'est le pan source.
Madame la rapporteur, est-ce que vous avez des questions complémentaires parce que je vois que le temps passe. Y a-t-il un sujet qu'on a pas abordé que vous voudriez aborder ? C'est la question rituelle de fin.
Bon, je sais que vous vous suivez les auditions. Donc s'il y a des sujets qui au cours des auditions arrivent et sur lequel vous voulez réagir positivement ou négativement parce que c'est une bonne proposition et que vous vous la soutenez ou c'est une mauvaise proposition et que vous voulez apporter, n'hésitez pas à contribuer par écrit. Euh et puis comme le le c'est c'est retransmis sur le site de l'Assemblée nationale, c'était pour dire que vous êtes parmi les clouder.
Il y en avait d'autres qui pouvaient être invité mais on a essayé de limiter voilà mais ça veut pas dire que vous n'êtes que les seuls mais voilà mais c'était bien de vous avoir quand même c'est pas le sujet mais je préférais expliquer pourquoi vous étiez tous les cinq enfin les cinq entre étaient là mais que voilà [grognement] merci en tout cas de votre présence et puis je je lève la séance. Ohoh.
Benjamin Haddad