Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseLe Parisien· 8 septembre 2025 5 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Chute de François Bayrou : 9 mois et 40 minutes sans convaincre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « Le réel demeurera inexorable. Les dépenses continueront d'augmenter plus encore et le poids de la dette déjà insupportable sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher où notre pronostic vital est engagé. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Vous n'avez pas été au rendez-vous. N'avou eu que désinvolture, manœuvre dilatoire, frusse promesse et vraie tarrahison. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Ce que je propose, c'est un accord, un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles, pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « il n'a pas de choix que de nommer quelqu'un issu des rangs du Nouveau Front populaire. »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui. »

Temps de parole

  • François Bayrou99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Bayrou

Le gouvernement Bairou vient de chuter. C'est la fin du suspense et c'est aussi loin d'être une surprise. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique général conformément à l'article 50 de la Constitution. Le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. Il prend la sortie ce lundi après un vote de confiance qui n'a pas obtenu la majorité nécessaire à l'Assemblée nationale. On revient sur cette journée. À 15h, le nouveau ex-premier ministre a donné un discours d'une quarantaine de minutes pour convaincre l'Assemblée de le laisser en poste.

Un discours qui ressemblait beaucoup à toutes ses prises de parole ces dernières semaines. Mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel. Le réel demeurera inexorable. Les dépenses continueront d'augmenter plus encore et le poids de la dette déjà insupportable sera de plus en plus lourd et de plus en plus cher où notre pronostic vital est engagé. Dans la foulée, c'était autour des présidents de groupe de l'opposition de réagir comme Boris Vallot du PS. Monsieur le premier ministre, vous n'avez pas été au rendez-vous. N'avou eu que désinvolture, manœuvre dilatoire, frusse promesse et vraie tarrahison.

Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance. Les socialistes prennent la responsabilité d'affrimer qu'ils sont prêts. Avec la gauche et les écologistes à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale. Nos choix ne sont pas les vôtres. Laurent Voquier DLR : "Vous m'aviez dit que vous étiez prêt à entendre la parole et à clarifier la position. Cette parole, nous l'avons attendue et nous ne l'avons jamais entendu. Et je le regrette, je vous le dis avec la même franchise parce que si vous aviez écouté la France qui travaille, vous auriez aujourd'hui le soutien unanime de les des députés de la droite républicaine.

Ce que je propose, c'est un accord, un accord d'intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles, pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l'impuissance publique. Oui, nous avons 18 mois pas pour réécrire l'histoire, pas pour promettre une révolution à crédit, 18 mois pour chercher des convergences d'intérêt général, trancher les urgences. Après ça, rebelotte François Baou s'est exprimé avant le vote. Je n'ai pas cité à la tribune les membres du gouvernement, mais je veux simplement leur dire à chacune et chacun d'entre eux que ces 9 mois ont été pour le Premier ministre euh des mois de profond bonheur.

Nous avons réussi contre tous les pronostics à former une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourds et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension. Et les députés sont finalement allés aux urnes aux alentours de 18h30 pour voter une question simple pour ou contre la confiance envers le gouvernement Baou. Voici le résultat du scrutin pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée.

Même si l'on est habitué à la chute des Premier ministres depuis un an, François Bairou marque quand même l'histoire. Il est le premier et le seul premier ministre de la 5e République à devoir démissionner à la suite d'un vote de confiance. J'espère que l'électrochoc créé par ce qu'a dit François Baïou et par ce qu'il a voulu dire ces dernières semaines permettra peut-être de d'éveiller les consciences et de faire en sorte que désormais demain après-demain euh les voies du compromis soient trouvées. Le pays a besoin de compromis. Les Français attendent ce compromis et donc nous sommes en responsabilité de trouver ce compromis.

Désormais et comme Gabriel Atalou, Michel Barni avant lui, François Baou devra remettre sa démission à Emmanuel Macron demain. Il restera quand même à Matignon pour s'occuper des affaires courante en attendant que la situation n'évolue. C'est donc loin d'être fini, surtout parce que plusieurs options sont sur la table. En d'autres termes, personne ne sait ce qui va se passer dans les prochains jours. C'est évidemment à Jordan Bardella d'aller à Matinigou. Et donc il reste une solution, c'est le nouveau Front populaire. Et donc le président de la République, il a plein de noms à sa disposition.

Voilà, c'est lui fait de l'article 8 de la Constitution qui doit nommer un ou une première ministre et je le dis, il n'a pas de choix que de nommer quelqu'un issu des rangs du Nouveau Front populaire. Le PS lui a déjà présenté un plan de budget pour montrer qu'il était prêt à gouverner. Je crois que seul la gauche et les socialistes qui souhaitent prendre leur part sont demain la solution. D'autres comme le RN appellent déjà depuis plusieurs semaines à la dissolution immédiate de l'Assemblée nationale.

C'est sûr que si monsieur Macron ne veut tirer aucune conséquence de la situation et ne pas dissoudre ou partir ou démissionner, évidemment, ça peut être un jour sans fin comme la l'agonie et c'est aussi le sens du discours de Marine Pen, l'agonie de la 4e République et à gauche les filles mise plutôt sur autre chose. Et j'espère très sincèrement que il n'y aura pas derrière je ne sais quelle combinaison pour essayer de maintenir en vie le macronisme et que tout ça va ouvrir sur un retour au peuple. Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui.

Et dès le 10 septembre, nous serons partout au côté des Français et des Françaises qui bloqueront l'économie du pays pour dire maintenant ça suffit.

5:14
Non speech

[Musique]