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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 avril 2023 116 min

Métiers féminisés : des risques pour la santé plus importants, mais moins connus

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

madame la Présidente Mesdames les rapporteurs mesdames très heureux et de parmi vous aujourd'hui merci pour cette invitation et pour l'attention que vous avez pu porter à notre étude mais plus globalement pour la tension que vous allez porter à la santé des femmes du Caire enfin vous l'avez dit madame la Présidente en introduction elle représente entre 70 et 90 % des des personnels qui prennent soin des Françaises des Français au quotidien et qui mécaniquement à travers leur implication dans le service public de santé participe à la cohésion nationale et un un sujet qui est un sujet de préoccupation majeure de nos concitoyens qui est l'accès à la santé et donc on sait très bien des études le prouvent on y reviendra que des professionnels de santé en bonne santé prennent mieux en charge leur patients l'inverse étant exact également il est intéressant de s'intéresser à leur état de santé alors je vais rentrer un peu directement dans le vif du sujet vous avez déjà planté le décor oui l'état de santé des femmes qui travaillent dans le secteur de la santé ou plus largement dans le secteur du Caire et préoccupant et voir très préoccupant je pense que préoccupant est encore un euphémisme quand on regarde les indicateurs qu'on peut ressortir des différentes études dont on va être amené à parler alors moi je vais accès mes propos sur une population en particulier qui celles des Hospitalières parce que la mutuelle que je représente protège les agents du service public hospitalier et donc mécaniquement on a une visibilité particulière sur cette population là et donc mon propos ne traitera pas d'autres populations comme les aides à domicile ou là pour le coup j'ai pas de données à vous partager et donc ça mériterait peut-être d'être creusé avec des acteurs des acteurs complémentaires alors pour nous vous l'avez rappelé la santé au travail vous avez rappelé l'étude de la nacte et l'étude de la DARES l'hôpital en réalité c'est un miroir grossissant de la société sur les difficultés de santé que peuvent rencontrer les femmes au travail et sur vous l'avez dit la sous-évaluation en tout cas la manque de considération qui peut y avoir au risque spécifique auquel elles peuvent être exposées dans le cadre de leur exercice professionnel au-delà de ça si on a on note des différences dans les études qu'on mène sur l'état de santé entre les femmes hospitalières et les femmes actives en général il faut bien prendre en considération qu'on a aussi des inégalités de santé au sein même de la population féminine à l'hôpital la réalité de la santé d'une médecin n'est pas la même que la réalité d'une femme qui est aide-soignante ce n'est pas la même que la réalité d'une femme qui est infirmière qui est enfin pardon agent de service hospitalier ou qui est à joindre administrative et donc c'est avec cette complexité là qui va falloir regarder les choses et on va voir que si des études scientifiques traitent du sujet de la santé des médecins et même si c'est encore parcellaire à ce stade la santé de certaines professions comme les aides soignants comme les agents de service hospitaliers sont à peu près complètement inexplorés par la recherche scientifique et donc manque totalement de données objectiver sur leur état de santé en y reviendra alors vous avez cité l'Observatoire qu'on a été amené à publier avec l'Institut doxa et et le Figaro moi je vais revenir sur quelques enseignements clés déjà deux enseignements généraux qui concernent à la fois les hospitalières et les Hospitaliers quand on interroge les la population hospitalière sur leur appréhension de leur propre santé avec le BIC pour représenter un sondage mais en tout cas c'est une interrogation qu'on leur a adressé un quart des hospitaliers se déclare être en mauvaise santé et quand on les met en miroir avec la population active c'est deux fois plus que la population active quand on commence à un panel représentatif d'actifs de nous dire dans quel état de santé il se trouve ils sont que 13% à nous dire qu'ils se sentent en mauvaise santé contre 25% enfin 24 pour les hospitaliers et quand on interroge des populations plus spécifiques on voit que le risque augmente la population aide-soignante nous déclare être à un tiers en mauvaise santé donc c'est au-delà de la moyenne des Hospitaliers donc vous voyez plus on descend je parlais tout à l'heure des inégalités socioprofessionnelles qu'on va pouvoir retrouver à l'hôpital on le retrouve dans les données quand on explore des questions plus spécifiquement avec certaines populations ils sont plus de 70% à me dire que leur métier fatigant c'est c'est 25% de plus que la moyenne générale et là encore quand on regarde les les différentes professions et qu'on interroge la population encore une fois aide-soignante s'en est plus à 70% qui nous disent que leur métier fatiguant mais on approche les 90 et donc on voit bien que là on a une réalité qui est différente et diverses en fonction de la population interrogée alors si on fait un zoom sur les hospitalières et qu'on les met en regard des actifs en général puisque c'est le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui vous l'avez dit 73 % des Hospitalières qu'on a interrogé se déclare enfin déclare que leur travail à un impact négatif sur la retraite de santé c'est 36 points de plus que les actifs en emploi en général elles sont 82% à nous dire qu'elles sont victimes où ont été victimes d'incivilités d'agressivité et de violences au travail c'est deux fois plus que les actifs en emploi en général donc on a vraiment des indicateurs très clairs sur le sujet et quand les interroge est-ce que l'impact de votre travail sur votre santé vous amène à réfléchir sur votre parcours professionnel elles sont 60% à nous dire que elles ont envisagé de quitter leur travail à cause de l'impact que ça sur leur santé et quand on voit la réalité de la composition démographique des professions de santé composée très majoritairement effectifs féminins et qu'on voit que on est à des proportions de telles qu'elles sont plus de la moitié envisager de quitter leur métier à cause de l'impact que qu'il a sur leur santé on a des interrogations à avoir quand on compare ces 20% de plus avec les actifs en emploi en général toute population confondue je vais pas faire une longue liste une longue litanie de chiffres mais je tiens à votre disposition tous les chiffres de l'Observatoire et les années ce qu'on peut être amené à faire sur les différentes questions qu'on a pu être amenées à poser je vous les adresserai si vous le souhaitez apost terrorisme notre réunion nous on a essayé de regarder finalement c'est intéressant des sondages mais ça présente un certain nombre de billets on a essayé de creuser un petit peu ce que la littérature scientifique pouvait nous dire sur l'état de santé de cette population là en partant du principe que si elle déclarait être un mauvaise santé il était possible qu'on retrouve dans la littérature scientifique des éléments qui corroboraient les constats qu'on a été amenés à faire via des sondages alors là on a on a on a un peu étonné enfin même grandement étonné donc c'est on a missionné notre fondation d'entreprise pour mener ses études bibliographiques et en réalité il y a quasiment aucune étude sur la population professionnelle de santé qui existe il y a quelques études à l'international qui commence à dater un petit peu que sur la population féminine la propre en parler à la santé des femmes de santé on a quelques études notamment une étude à Taïwan sur les questions du cancer des médecins on a une étude américaine sur la surexposition au burn-out on a voilà quelques publications mais en réalité rien de bien étayé quand on compare à d'autres populations exposées à des risques particuliers et ce qui nous fait ce qui nous interroge c'est à dire que les professionnels de santé sont toute la journée en train de produire avec leur équipe hospital universitaire des études sur l'état de santé de différentes populations et sur ces populations là mon sèche un petit peu alors les quelques études qui existent corroborse qu'on peut noter dans les dans les dans les observateurs qu'on a amené à faire mais en réalité on retrouve les mêmes problématiques sociaux professionnels c'est que plus on essaye de creuser certaines strates professionnelles de l'hôpital moi on trouve d'études il y a quelques études sur la population médicale les internes il y a quasiment aucune étude sur la profession infirmière il n'y a absolument aucune étude sur les aides-soignantes et je vous parle même pas des agences hospitalières enfin des agents de service hospitaliers etc donc ça nous a amené à réfléchir sur le sujet et à se dire qu'en fait il fallait peut-être étayer et accompagner la recherche sur ces sujets et ce qui nous a amené dernièrement à publier un appel à manifestation d'intérêt comment entre notre fondation et l'adresse pour que des équipes de hospitalie universitaires puissent croiser deux bases de données l'INSEE et le snds pour mener des études exploratoire sur un certain nombre d'items dont la santé des femmes de santé pour essayer de détayer avec des données on va dire scientifiques à proprement parler avec la réalité des chiffres que ce que de ce que ce qui va pouvoir sortir de la base snds notamment on va essayer de sortir un petit peu est-ce que les constats qu'on est amenés à faire dans les sondages et dans les quelques études qui peuvent être publiées soit spécifiquement sur quelques professions de santé soit sur la population générale sont cohérentes avec son peu constater vis-à-vis d'une population spécifique qui est celle de de la des professions de santé et là encore si jamais c'est revu bibliographiques vous intéressent on peut les mettre à votre disposition et sont déjà été rendus publics et on peut vous les adresser si vous le souhaitez pour avoir un peu un état des lieux sur quelques items ladictologie la santé mentale ou encore la santé des femmes de santé les résultats de quelques études qu'on a pu être amenées à à constater alors maintenant qu'on a dit ça finalement on est sur un tableau assez pessimiste ou assez négatif c'est dommage de commencer une journée comme ça mais qui pointe un élément c'est qu'en fait le temps du constat est un peu dépassé aujourd'hui et la question c'est qu'est-ce qu'on fait et comment on agit efficacement pour améliorer la situation nous récemment on a on est en train de produire un ouvrage là que qui vous sera adressé à l'été à peu près où on allait interroger une douzaine de professionnels le S de santé avec la diversité des métiers à l'hôpital pour leur demander enfin voilà pour les interroger donc c'est un cahier d'interview que vous allez recevoir deux personnes qui vivent l'hôpital au quotidien et et en réalité leurs paroles que je relai ici c'est de nous dire que finalement tout ça on le savait c'est peut-être pas été lié ça mérite peut-être d'être précisé enfin on y reviendra vous y reviendrait peut-être tout à l'heure dans vos propos ça mérite de des éléments complémentaires mais que tout ça on le sait maintenant la question c'est l'attente des professionnels d'une vérité de d'action véritable et d'une véritable politique publique en réalité d'amélioration de leur état de santé et ça nous à la mutuelle vous avez dû le recevoir il y a pas longtemps on a produit quelques propositions sur le sujet de la santé des professionnels de santé vous avez peut-être dû le recevoir il me semble la semaine dernière et si jamais vous souhaitez qu'on vous l'aurez adresse je vous adresse sans difficulté on essaye de mettre sur la table justement comment pourrait se structurer cette politique de santé pour les Hospitalières en tout cas pour la population qui nous concerne parce qu'on pourra pas compter indéfiniment sur leur résilience incroyable et incontestable aujourd'hui on travaille dans des conditions assez particulières avec un faisceau de déterminant qui a qui aboutit cette situation alors qu'est-ce qu'on fait finalement nous ce qu'on constate c'est qu'il y a une pluralité d'initiative qui sont déjà en place en réalité quand on va fouiller un peu à l'hôpital et qu'on essaye d'interroger les Hospitaliers sur les initiatives qui sont prises pour améliorer la santé des professionnels il y a déjà des initiatives l'hôpital est pas muet sur le sujet la question centrale qui nous occupe aujourd'hui c'est qu'il en réalité il n'y a pas de priorité fixée sur les actions qu'il faut mener c'est-à-dire qu'elles sont les trois ou quatre sujets prioritaires qu'il faudrait mener sur la santé des femmes hospitalières est-ce que c'est le cancer du sein du l'utérus et du coup la question du travail de nuit est-ce que c'est la grossesse et l'incidence du travail sur la grossesse est-ce que c'est l'endométriose est-ce que c'est des pathologies plus enfin partagées entre les femmes et les hommes etc etc est-ce que c'est la santé psychologique bref la question c'est qu'aujourd'hui on a besoin de savoir et d'avoir une politique publique qui est tournée très très clairement sur l'action sur quels sont les quatre cinq priorités que vont se fixer l'ensemble des acteurs pour essayer d'arrêter la déperdition d'énergie qu'on peut constater un peu partout qui que tout le monde fait un peu une initiative dans son coin et qu'en réalité on n'a pas de direction commune sur lesquelles l'assurance maladie les complémentaires santé les employeurs les partenaires sociaux les pouvoirs publics orientent l'action pour essayer d'analyser un état des lieux mener des actions expérimenter et analyser l'impact qu'on peut avoir ça pour ça nous on appelle à ce que on ne crée pas des nouveaux outils il existe déjà des outils j'y reviendrai pour terminer mon propos introductif avant de qu'on puisse passer à la suite de l'interpire des interventions mais en réalité il y a déjà des outils qui existent à l'hôpital et qui peuvent être utilisés au service de cette politique de santé nous globalement quand on regarde et c'est l'objet de la documentation qu'on vous a produit nous on appelle à ce qui est 4 priorité qu'il soit fixé la première c'est je reviens de la recherche qui a eu un vrai forfait sur la recherche non pas pour reconstatter que les Hospitaliers vont mal mais pour comprendre quelles sont les déterminants sur lesquels on peut prioritairement agir typiquement est-ce que le cancer du sein on sait les fin des études internationales nous démontre qu'il y a un surrisque d'être diagnostiqué tardivement pour les femmes les femmes de santé est-ce que c'est corroboré par de la recherche qui nous indique que oui les femmes de santé sous consomment les politiques de prévention de l'assurance maladie en matière de dépistage du cancer du sein à partir de 50 ans si oui comment on fait pour que tous les acteurs adressent les éléments sur le sujet donc ça c'est le premier élément c'est la recherche le deuxième vous en avez parlé le virage préventif je pense qu'il faut aller plus loin que la FSS tel qu'elle a été définie pour 2023 elle enclenche le virage préventif il faut aller plus loin à travers une vraie politique de prévention et des dispositifs qui facilitent la prévention au travail et ça on a un vrai sujet de complémentarité assurance maladie et complémentaire santé sur le sujet on a un troisième sujet qui est je vais y revenir sur la santé des Hospitalières à proprement parler et la quatrième priorité pour nous qui est commune aux hospitalières aux hospitaliers qui leur santé psychologique et là nous le constat c'est que on est en surconsommation mais je pense que Madame cornibert pourrait y revenir plus précisément que moi parce que c'est un sujet qu'elle regarde avec beaucoup beaucoup d'attention aujourd'hui nous en termes de consommation de soi on note sur la santé psychologique on a une surconsommation inexplosion de la consultation fin des consultations psychologues dès qu'on se fait des hospitalisations en psychiatrie etc sur la population qu'on couvre versus la population générale alors qu'est-ce qu'on peut utiliser mais finalement on peut utiliser déjà ce qui existe on a parlé des campagnes de dépistage aujourd'hui nous on suppute que il puisse y avoir une sous-consommation des campagnes de dépistage donc la question du aller vers les professionnels de santé et on parle notamment des professionnels de nuit est un vrai sujet comment on met en place une action qui permet de promouvoir les campagnes de dépistage du cancer du sein du Conseil du col du l'utérus etc vis-à-vis de population pensait être surexposée à ce risque vous avez les plans égalité famome aujourd'hui qui sont en cours de déploiement l'hôpital public qui peuvent être de véritables outils dans lesquels on peut traiter de la santé alors soit par un prisme parcours professionnel soit par un prisme de moments de vie typiquement les plans égalité fameux peuvent traiter du sujet de la grossesse du moment de la grossesse son impact sur l'évolution professionnelle on peut très très bien envisager qu'on puisse traiter de la prévention santé de la femme enceinte dans ces plans là au travail et faire en sorte que le travail des femmes de santé ne soit pas un obstacle alors projet familial ou en tout cas à leur santé est assez dans leur enfant à naître ce qui est un vrai sujet aujourd'hui typiquement le même sujet sur l'endométriose même sujet sur la surveillance d'un cancer la question de la prévention du maintien dans l'emploi et du retour à l'emploi sont des sujets qui peuvent être traités par le prisme santé dans les plans égalité fameux [Musique] et on a d'autres outils et je terminerai par là par exemple le document unique des risques professionnels d'évaluation des risques professionnels dans les établissements de santé qui aujourd'hui encore malheureusement c'est pas le cas partout mais beaucoup vécu comme un document administratif peut être un vrai outil dans lequel on peut avoir une approche genrée des risques professionnels objectiver les risques en fonction du sexe et de la population professionnelle qui exposée je pense que on pourrait revenir au cours des débats pour le coup il y a des établissements qui sont saisis de ces deux plans des établissements hospitaliers qui sont en point de sur ces sujets et je pense qu'il y a une maturité aujourd'hui en tout cas il y a une prise de conscience que ces documents au-delà d'être document obligatoire doivent être des documents mis au service de l'amélioration de l'état de santé et plus globalement de la prévention des risques professionnels auxquels sont exposées les femmes de santé voilà moi je suis à votre disposition pour répondre à vos questions après les différentes interventions et puis je vous remercie une nouvelle fois de l'attention que vous pouvez porter à ce sujet merci madame la Présidente Mesdames les rapporteurs mesdames messieurs je vous remercie de votre invitation alors la demande qui n'est faite aujourd'hui est de présenter des recherches sur les temps de travail atypiques notamment sur le travail de nuit pourquoi mais parce que c'est le temps de travail atypique ne sont pas anodins qui ne sont pas sans risque sur la santé parce qu'ils sont fréquents voire habituelles dans les métiers du Caire notamment du soin et parce que ce secteur est fortement féminisé donc c'est donc par cette porte d'entrée celle des horaires que je vais aborder la santé des femmes dans les métiers féminisés lors de cette table ronde la santé mais également le travail qu'elle fond dans les services et qui leur permet de préserver leur santé je précise que le point de vue adopté dans mon propos liminaire se place d'une part dans le cadre d'une expertise collective menée à l'enss l'Agence nationale de sécurité sanitaire entre 2012 et 2016 avec 17 autres experts dont Florence chaper que vous avez accueilli il y a quelques semaines je crois ici au sujet des risques sanitaires et liés au travail de nuit d'autre part le point de vue adopté dans ce propos liminaire se place également dans le cadre de mes activités de chercheuse en ergonomie c'est à dire en fait dans le cadre de recherche action que je mène dans les situations de travail en contexte avec des analyses ciblées qualitatives qui vise à repérer à comprendre les réalités du travail et ses exigences et ce dont dans le secteur du Caire depuis le début de ma carrière notamment dans le secteur hospitalier alors tout d'abord le travail du MI des femmes le poids des horaires sur la santé peut-être quelques définitions définir d'abord ce que sont les horaires atypiques donc ce sont des horaires en fait qui renvoient à une multitude de réalité qui passe par le travail tôt le matin tard le soir la nuit mais également par le travail du samedi du dimanche par le travail les longues journées de travail plus de plus de 11 heures plus de 12 heures ce qui arrive souvent les de 127 hospitalier sont assez ont beaucoup de succès mais également le droit imprévisibles donc une un ensemble de réalité en fait autour de son englobées par ce terme très général autre définition c'est le travail de nuit qui est donc une des formes de temps de travail atypique il est défini donc dans le code du travail comme tout travail accompli entre 21h et 6h du matin cette période les gars du travail peut-être remplacée par une autre période négociée et définie par corps collectif de branches étendues au parcours d'entreprise ce qui est souvent le cas incluant obligatoirement la plage compris entre minuit et 5 heures du matin alors les données donc les données à disposition concernant le travail de ratypique alors j'ai cherché les études en fait qui alliés horaires atypique femmes et secteur du soin juste rappeler peut-être une étude que vous devez connaître de l'adresse sur le uniquement sur le travail de nuit qui a été publié à quelques temps mais qui me semble intéressantes en 2014 qui montre en fait sous des données de 2012 que 15% des salariés travaillent travailler la nuit en 2012 donc ça fait à peu près 3,5 millions pardon de personnes cette étude de la DS montre que le travail de nuit se cumule avec d'autres formes de ratypiques des horaires alternants des horaires variables d'une semaine sur l'autre du travail du soir du travail de fin de semaine et cette étude montre également que les métiers du Caire du soin font partie des cinq familles professionnelles comptant le plus de travailleurs de nuit ils identifient en fait les conducteurs de véhicules en premier les policiers les militaires puis viennent ensuite les infirmières les aides-soignantes voilà au niveau des personnes les plus concernées par ces horaires particuliers plus récemment une autre étude de la déesse qui était publiée donc en 2022 sur des données 2017-2019 analyse les temps de travail par métier et elle nous apprend donc parmi les infirmières et les sages-femmes 22% d'entre elles travaillent à nuit elle travaille également le samedi le dimanche je présente pas les chiffres peut-être dans le détail et parmi les aides-soignantes 15% également travaillent la nuit sachant que bien sûr vous l'avez dit la large la majorité 91% d'entre elles sont des femmes alors la question du travail de nuit est dédiée avait la santé a été abordé dans littérature scientifiques depuis assez longtemps on a des travaux depuis un certain temps qui nous montrent qu'en effet le travail de nuit a des effets sur la santé pourquoi parce que travailler la nuit perturbe l'alternance veille sommeil et des synchronises nos rythmes biologiques notamment ce qu'on appelle les rythmes circadiens c'est-à-dire les rythmes qui ont une période sur une journée de 24 heures ces rythmes là ils sont contrôlés par une horloge interne au corps au coeur pardon de notre cerveau qui règle toutes les grandes fonctions de notre organisme et qui chaque jour en fait est remise à l'heure elle est remise à l'heure à cette horloge d'une part par l'alternance de la lumière et de l'obscurité du jour et de la nuit et elle est remise à l'heure également par des repères temporels de vie sociale les heures d'ouverture des crèches des écoles des commerces les heures du repex etc or la situation de travail de nuit provoque un conflit en fait entre ces différentes temporalités puisqu'elle oblige les travailleurs les travailleuses en l'occurrence de nuit à dormir pendant leur journée biologique et inversement être actif pendant leur nuit biologique et c'est cette désynchronisation biologique des rythmes associés à une dette chronique de sommeil due au travail de nuit qui provoque des effets sur la santé alors les conclusions de l'expertise collective de l'inceste dont je vous parlais mais en évidence des effets avec différents niveaux de preuves je vais passer assez vite un niveau de preuve avéré qui est le plus haut niveau en fait qui montre que le travail de nuit a des effets sur la somnolence sur les troubles du sommeil et sur le syndrome métabolique des effets probables sur la santé psychique ou par l’identité de dépression de Burnout sur les performances cognitives sur l'obésité la prise de poids le diabète et les maladies coronariennes et des effets possibles sur l'augmentation des épices dans le sang l'hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux ça fait pas rêver alors considérant le cancer puisque c'est un peu la demande de l'expertise conclue un effet probable du travail de nuit sur le risque de cancer et plus particulièrement du coup je voulais vous présenter une étude qui a eu lieu suite enfin qui est plus récentes que le rapport anceste qui a été publié en 2018 qui a été mené par Pascal guenel spécialiste ces questions là qui d'ailleurs faisait partie du groupe de lances et qui apporte cette étude de nouvelles informations sur l'association entre travail de nuit et risque de cancer du sein donc cette étude en fait ré-analyse 5 études qui ont été menées en Australie au Canada en Allemagne en Espagne et en France qui permettent de retracer l'exposition au travail de nuit de 13000 femmes la moitié d'entre elles ayant eu un cancer du sein l'autre moitié étant saine en bonne santé les analyses qui ont été menées à partir de cette grande base de données montre premièrement que le travail de nuit augmente de 26% le risque d'avoir un cancer du sein second élément important cette étude montre que le risque croit augmente chez les femmes qui ont travaillé plus de deux nuits par semaine pendant plus de 10 ans précisons que le cirque Centre International de la recherche contre le cancer qui est une agence de l'OMS qui avait déjà classé en 2007 le travail de posté avec lui comme agent probablement cancérogène a conclu en 2019 sur la base d'indications limitée que le travail de nuit posté non seulement était un facteur de risque du cancer du sein mais également de celui du cancer de la prostate et du cancer colorectal alors concernant le cancer du sein et la question de la reconnaissance vous vous en parliez en effet vous l'avez rappelé début février 2023 une infirmière habitant en Moselle qui a travaillé à l'hôpital durant 28 ans a obtenu la reconnaissance en cancer du sein comme maladie professionnelle c'est une décision inédite jusqu'à cette décision en fait février 2023 et malgré les pathologies associées à ce type d'horaire il n'y avait pas en France de il y avait jamais eu en France maladie professionnelle reconnue comme étant liée au travail de nuit le seul exemple d'une indemnisation obtenue par des salariés liés à cette à cette contrainte du travail nous nous venait d'une Danemark qui a accordé en 2008 indemnités à 37 femmes à atteinte d'un cancer du sein pouvant être lié au travail de nuit des infirmières également ainsi le cas de cette infirmière française pourrait faire jurisprudence et permettre à d'autres atteintes de cette maladie d'être indemnisée les enjeux sont colossaux pour les victimes et pour les employeurs alors maintenant je vais faire un zoom beaucoup plus près du réel des réalités des services hospitaliers des métiers du Caire parce que au-delà donc au-delà des déterminants physiologiques du temps de travail de leurs effets sur la santé que j'ai essayé présenté dans la première partie de cette présentation d'iminaire il est important quand même de souligner que travailler la nuit à l'hôpital dans un EHPAD ou c'est pas seulement être bousculé de façon passive par ces rythmes biologiques c'est aussi pour certaines un choix extrêmement satisfaisant un sentiment de gagner du temps sur sa vie un gain financier une opportunité pour s'occuper de ses enfants aller les chercher à l'école les ramener à l'école les couchers avant de partir travailler et aussi c'est l'opportunité de travailler dans un environnement qui est plus calme d'apprendre et de toute façon dans les métiers dans ces métiers là du clair à la question des horaires est une contrainte connue et acceptée dès la formation pour d'autres ou les mêmes personnes mais à d'autres moments de leur vie travailler de nuit va être plus difficile parce que les problèmes de santé vont commencer à paraître parce que les enfants vont arriver et que du coup la conciliation la vie personnelle va être plus compliquée dans tous les cas pour tenir l'équilibre entre ces différentes dimensions les salariés les personnels soignants vont mettre activement en place dans le réel du travail et dans le réel du hors travail ce qu'on appelle des processus de régulation qui vise à minimiser les impacts des horaires sur la santé et donc c'est ce que je vais un petit peu illustrer s'il me reste un petit peu de temps voilà avec mon regard d'ergonome et les analyses de terrain que je mène dans les services hospitaliers voilà je vais vous présenter quelques résultats qui montrent que le travail qui est mis en oeuvre dans le réel peut être bien différente du prescrit parce que adapter à la fois à l'état fonctionnel à l'Etat dans lequel sont les personnes lorsqu'elles travaillent et la nuit le matin tôt le matin ou tard le soir et adap TER bien sûr aux exigences de leur travail et donc à la à la préservation de la santé du soigner alors premier type de stratégie identifié dans l'activité de travail c'est une stratégie qui vise à anticiper et à se réserver des marges de manoeuvre pour faire face aux mieux aux aléas ça c'est un exemple qui a été la violence étudiants qui ont montré ce cette stratégie là mais un exemple que je vous donne a été mené dans une service de pneumologie pardon où les infirmières vont s'assurer dès le début de poste que les prescriptions médicales permettent de prendre en charge l'éventuelle anxiété nocturne des patients un service autonomie il y a beaucoup de patients sont extrêmement des pathologies très lourdes ils sont extrêmement anxieux la nuit elles vont également s'arranger pour faire la tournée des chambres plutôt possible afin de rencontrer un maximum de patients éveillés et elles vont ainsi se construire une représentation précise de leur état de santé afin d'être en mesure d'anticiper au mieux le déroulement de la nuit en suivant un autre résultat sur le réel du travail de nuit concerne le fait de pouvoir transférer certaines tâches les avancées les cumuler au cours du poste même si ça va l'encontre des prescriptions dans un service de réanimation par exemple nous avons montré que les soignants avancent un maximum de tâches en début de poste comme l'étiquetage des bilan sanguins la préparation d'israingue ou le relevé des constantes parce que prendre de l'avance leur permet d'avoir une vision précise de la charge de travail à venir et de se rendre disponible pour gérer les urgences potentielles et l'augmentation de leur somnolence je reviens sur l'idée que c'est stratégie finale que l'on met en visibilité ce sont des façons de travailler qui leur permettent de préserver leur santé de mieux soigner les patients et donc de préserver leur santé c'est le lien que vous avez fait également dans votre dans votre intervention autre stratégie identifiée au niveau du collectif au niveau du collectif de soignants le collectif constitue une ressource capitale pour pour maîtriser les risques notamment en situation de travail de nuit au moment du pic de fatigue et là par exemple dans un service de néonatologie nous avons montré que lorsque des actes infirmiers nécessitent une concentration maximale à 3 ou 4 heures du matin systématiquement ces actes sont faits à trois à deux personnes ou trois personnes pour plus de sécurité auprès du patient et pour voilà pour être pour plus de fiabilité collective également et enfin autre exemple lorsque le travail le permet on observe également bien souvent des stratégies de repos voire de prise de sieste pour essayer de gérer la fatigue et la qualité des soins c'est ce que nous avons montré dans un service de soins intensif dans lequel les personnels soignants avaient la possibilité de prendre du repos ou même de faire une sieste parce que il y avait une tolérance voir des encouragements de la cadre c'est qu'un ce qui est très rare et dans cette étude on montre que si dans 25% des cas les personnes soignants ne peuvent pas prendre ni repos ni sieste parce que de toute façon la nuit est trop chargée lorsque ils peuvent leur se prendre une sieste ou une période de repos est possible dans 16% des cas alors le niveau de somnolence remonte significativement en fin de poste lorsque le poste de nuit dure 12 heures c'est important ce qui engage de fiabilité pour notamment pour la relève sans parler du gage de fidélité pour le retour en voiture au domicile en fin les horaires de travail définissent de fait aussi les horaires du hors travail de la vie personnelle de la vie familiale et les études montrent que les activités de ces activités de conciliation mise en place pour pour gérer le travail et le leur travail sont différentes selon le genre avec des difficultés majeures pour les femmes alors il existe des travaux dans la littérature depuis longtemps sur le sujet ils ont identifié des stratégies particulières notamment auprès de personnes qui travaillent en 3-8 et ennui ces stratégie se manifeste d'une part par à la maison vous parliez de la diversionelle de la vie familiale et de ce qui se passe à la maison je pense que en effet c'est très important des stratégies qui se manifestent par une organisation individuelle très rigide autour de la prise de repas et de la prise de sieste et d'autre part par des accords qui sont trouvés au sein de la famille avec la conjointe des enfants qui vivent au rythme au plus près du rythme du travailleur posté ou de nuit du père alors je parle de père parce que ces travaux portent majoritairement dans auprès de personnes auprès de prud'hommes pardon pour une population masculine dans l'industrie lorsque l'individu sera typique ou de nuit est une femme alors on n'a pas du tout on observe pas du tout les mêmes stratégies de conciliation pour les raisons qui sont liées au stéréotypes au rôle sociaux induit par le genre on observe des stratégies de stratégie des stratégies de choix d'horaires particuliers pour être en mesure de s'occuper des enfants en journée ou en semaine c'est ce que je disais tout à l'heure c'est de soignantes des infirmières qui vont choisir de travailler la nuit pour s'occuper des enfants en journée bon comment dans ces conditions de trouver du temps pour récupérer autre type de stratégie on observe dans pendant le temps de travail lorsque il y a assez de souplesse dans la situation une gestion des responsabilités familiales du pendant le temps de travail c'est-à-dire des personnes voilà qui vont appeler à 23h pour vérifier que les enfants sont bien couchés que le dîner a bien été il y a pas le feu à la maison parce que voilà c'est le grand qui a fait des pâtes donc voilà c'est il y a un auteur espagnol qui parle de double présence on va se faire personnelle du travail et qui amène souvent les femmes à une sensation de double absence avec un sentiment d'impuissance dans les deux sphères donc on voit aussi en quoi ça va être source d'épuisement alors pour pour conclure au niveau des des recommandations là par rapport aux recommandations que qui ont été évoquées avant donc vous l'aurez compris par rapport aux travaux que je mène l'idée plus amener des choses au niveau de la prévention primaire et au niveau d'analyse plus contextualisée pour identifier dans le réel les déterminants de la santé au travail parce qu'on se rend compte en fait que par exemple même avec des mêmes horaires de travail même avec dans les mêmes services hospitaliers mais dans les réalités on n'a pas la même chose qui se joue donc l'idée en fait pour conclure à ces deux de mettre de faire des études de poursuivre les études et c'est ce qu'on a aussi poussé au niveau de la au niveau de la ne cesse pour rendre visible ces analyses et ses stratégies que les soignants et les soignantes surtout mettent en place pour maintenir cet équilibre et à partir de là moi je propose en tout cas je vous présenterai je vous présente de différents niveaux d'action qui peuvent être investigués conjointement me semble-t-il le premier c'est le travail sur la modification du système horaire alors bien sûr dans le secteur du Caire supprimer le travail de nuit donc dans ce dans ces actions sur les conditions de travail du contenu de travail il y a beaucoup de choses je vais peut-être pas tout développer mais c'est en lien les recherches que j'ai présenté juste avant les choses autour de l'anticipation de l'augmentation des marges de manœuvre la question de pouvoir anticiper des périodes de repos l'importance de soutenir le travail collectif quand on voit qu'on a les équipes de nuit on vide les équipes de nuit dans le secteur hospitalier c'est quand même la catastrophe avec des des dans les EHPAD n'en parlons pas et qu'on voit l'importance la dimension collective la nuit donc des actions autour de des activités de l'activité collective ensuite toute une série d'actions autour de l'activité de conciliation entre la vie de travail la vie hors travail et enfin juste bien sur développer un petit peu plus une action que je n'ai pas trop parler une action au niveau des parcours professionnels il me semble essentiel travailler sur les parcours professionnels et sur la gestion des ressources humaines parce que maîtriser le risque lié aux horaires atypiques c'est aussi l'envisager sur l'ensemble de la carrière professionnelle afin d'éviter de maintenir les salariés dans ce type d'horaire de trop longues années dans un contexte d'allongement des carrières dans le cadre de la réforme des retraites ce dernier levier me semble essentiel voilà je vous remercie de votre attention merci pour ces questions alors sur le dépistage tardif c'est une étude internationale donc ça représente des billets parce que les campagnes de dépistage sont pas tout à fait les mêmes à l'international que que qu'en France mais globalement ça fait la démonstration que une femme médecin à 2,64 fois plus de risques d'être diagnostiqué d'un cancer de stade 4 au moment de son diagnostic que la population générale parce qu'il y a une participation moindre en tout cas dans cette étude on vous la transmettra si si nécessaire il y a une participation moindre campagne de dépistage et donc on se fait dépister à partir du moment où on commence à avoir des problématiques de santé qui s'expriment et donc mécaniquement on se surexpose à un risque de cancer avancé comparativement à la population générale est-ce que c'est la question du travail de nuit de l'équipe vie Provis perso est-ce que c'est sur d'autres problématiques ça les études ne le disent pas et c'est bien toute la problématique que j'exposais au départ de mon propos qui on manque de données un peu plus exploratoire sur les déterminants qu'est-ce qui fait aujourd'hui qu'un soignant se soigne moi ou partie moins en campagne de dépistage que la population générale aujourd'hui la littérature est un peu on va dire muette sur le sujet et ça mérite d'avoir des études complémentaires qui soient quantitatives et qualitative madame parler des études qualitatives tout à l'heure sur l'ergonomie au travail et la réalité plus concrète sur le terrain mais effectivement on va avoir un double regard à mener c'est un peu l'objet des travaux que que va mener notre fondation avec avec l'adresse pour avoir des études quantitatives sur le taux de recours effectif à ces campagnes ensuite on aura des études plus qualitatives à mener sur pourquoi vous y allez pas si jamais on vous avez une réalité [Musique] un peu plus malheureusement ils font tenir compte c'est que globalement les inégalités socio-démographiques ou socioprofessionnelles qui s'appliquent à la population générale ça pique aussi à la population hospitalière et que certaines catégories professionnelles qui sont plus exposées des problématiques d'inégalités sociales ou de rémunération ont des préoccupations qui ne sont pas en priorité sur leur état de santé et qui sont sur d'autres problématiques et donc on retrouve des billets en population générale qu'on va retrouver dans la population hospitalière une aide-soignante la sa principale préoccupation du quotidien c'est pas son diagnostic du cancer malheureusement c'est possiblement [Musique] sa qualité de vie en général son logement son transport et son pouvoir d'achat c'est des vrais sujets sociétaux sociaux à tenir compte dans le sujet après sur l'analyse en fonction de la taille des établissements la typologie non les échantillonnages qu'on a ne nous le permettent pas parce que c'est pas des questions de discriminantes qu'on pose on pose la question sur la profession pas sur la nature de service et effectivement les les réalités sont différentes on parlait de la prise en charge psychologique on a enfin on suit avec beaucoup d'attention ce qui peut être fait sur la maison des soins sur ce soutien aux professionnels la réalité du soutien psychologique qui apportait aux professionnels c'est pas la même en psychiatrie vous avez une culture de la prévention psychologique des professionnels qui est beaucoup plus importante que dans d'autres services de pardon voilà exactement il y a une culture de la supervision collective ou individuelle qui est beaucoup plus prégnante parce qu'on sait que l'activité a un impact très fort sur la psychologie et donc il y a une diversité une pluralité de notre il faut tenir compte mais nos études nous permettent pas aujourd'hui sur la question du manque de personnel mais c'est un peu le serpent qui se mord la queue en réalité enfin aujourd'hui cette question elle est centrale c'est à dire que moi vous avez de personnel plus vous faites peser de la charge sur ce qui reste plus vous créez de l'impact du coup mécaniquement sur l'état de santé plus vous rendez les écarrières une attractive et donc moins vous attirez le monde et on est un peu dans le cercle infernal qui fait que aujourd'hui qui le fout de la poule à générer le problème ça on saura pas mais en tout cas il y a un vrai sujet aujourd'hui démographique et c'est pas que sur la population médicale c'est sur toutes les professions avec un vrai sujet de revendre je sais plus qui en parlait tout à l'heure la question du sens mais remettre aussi un peu de positif dans la façon dont on traite la question hospitalière et la question des métiers du soin parce qu'aujourd'hui c'est vrai que parler à un jeune du soin quand dans tous les reportages à la télévision dans les médias qui peut consulter sur Internet on ne parle que du marasme à l'hôpital et que de la situation catastrophique bien qu'il faille en tenir compte le propos c'est pas de dire qu'il faut le nier mais on aura absolument pas ces métiers attractifs en tout cas on participe alors une attractivité donc il y a un vrai sujet de campagne de promotion de ces parce qu'on aura rendra pas les carrières attractives quand on nous vend des places il faut aussi qu'il y ait des jeunes pour remplir on voit des promotions par exemple en pharmacie aujourd'hui qui sont incomplètes des promotions infirmières vous avez 30% de déperdition entre le moment où vous rentrez dans l'école et le moment où vous en sortez et que ça interroge quand même sur l'attractivité des métiers enfin sur la mission santé des soignants oui on est on est on a été interrogé on avait en fait partie du du tour de table sur ce sujet comme beaucoup d'organisation et je pense que c'est c'était le propos initial que je tenais c'est on a besoin aujourd'hui que la pluralité des initiatives qui sont prises par les acteurs associatifs privés non lucratifs publics etc soit coordonnées par une vraie politique publique qui donne des priorités des extrémités et qui mettent tout le monde j'ai envie de dire dans une dynamique de même sens qu'on soit pas sur des initiatives typiquement Catherine en parler tout à l'heure sur le soutien psychologique aujourd'hui il y a un besoin qui criant est-ce que c'est le soutien à une initiative qui est portée par la puissance publique qui vous êtes opéré par un opérateur associatif mais qui est généralisé à l'échelle nationale où est-ce qu'on va attendre qu'il y ait une démultiplications d'initiatives locales qui va faire que bon normalement un professionnel entre son ordre l'association SPS la structure enfin ça complémentaire santé et l'assurance maladie son établissement il va possiblement avoir la possibilité d'avoir recours à une structure de soutien psychologique donc c'est les axes prioritaires qui va falloir définir pour mettre en oeuvre et en coordonner tout le monde et sur les enquêtes sur le taux d'encadrement non et on est malheureusement pas la fin malheureusement pour votre question pas la bonne organisation interrogée sur ce sujet je pense que c'est plutôt les fédérations hospitalières interrogé sur le taux d'encadrement que nous puisque on ne perd pas nous de soins donc c'est pas des sujets qu'on est en capacité d'explorer merci beaucoup donc je vais passer la parole à Annick chaque mère apporteur et peut-être Laurence Rossignol toutes les deux si vous pouvez noter les questions puisque on a une deuxième table ronde après non alors juste Annick chaque mail et puis on passe merci madame la Présidente et bien merci déjà tous les trois pour pour vos exposer donc je prendrai mes questions dans l'ordre des intervenants monsieur mort vous nous avez parlé qui avait un nombre conséquent de personnels hospitaliers qui avait envisagé de changer de travail et ce que vous avez le pourcentage de ceux qui l'ont fait et pourquoi les autres ne l'ont-ils pas fait est-ce que finalement c'est parce qu'ils aiment leur métier c'est un problème de financement de courage un manque d'accompagnement voilà est-ce que vous pouvez nous préciser ça et vous avez parlé effectivement des incivilités auxquelles ils sont confrontés avec un pourcentage très nettement supérieur aux autres salariés est-ce que les autres salariés vous les vous englobez tous les métiers ou est-ce que vous avez fait la distinction avec les salariés qui sont contactés du public c'est quand on est seul dans un bureau on a moins de risques travail qui sont intégrés dans ce dans ces statistiques et escam votre connaissance puisqu'on a beaucoup parlé du dépistage qui est beaucoup moins bien fait pour les personnels de santé ce que il y a des propositions de dépistage qui sont faits en interne puisque finalement j'allais dire ça peut être facilité et c'est d'autant plus surprenant que finalement ils sont contact avec les malades donc ils voient ils voient pour beaucoup les conséquences d'un nom dépistage et d'une prise en charge tardive de ces maladies madame cornibêche je vous remercie d'avoir parlé des vétérinaires parce que ça a été ma profession toute ma vie et effectivement je confirme que dans nos métiers il y a énormément de suicide mais qui s'explique aussi parce qu'on a tous les produits à domicile donc avec envie de se suicider à la facilité technique et matérielle j'allais dire mais effectivement oui c'est très connu de notre profession que c'est une des problématiques alors vous avez parlé de la moyenne d'âge dans la plateforme d'écoute des 43 ans est-ce que vous pouvez nous préciser ce que vous avez analysé pourquoi c'est autour de cet âge là où c'est cette moyenne là qui ressort et on a parlé monsieur vous avez parlé tout à l'heure de la poule et de l'oeuf je poserai la même question entre la vie personnelle et la vie professionnelle parce que ce mal-être dont vous avez parlé en énumérant tout le contexte l'environnemental aussi bien la guerre la crise les gilets jaunes l'essence et puis la perte d'envie l'anxiété due à l'environnement finalement est-ce que qui influence ou sur l'autre est-ce que c'est la vie perso qui influence sur la vie professionnelle ou est-ce que c'est la vie professionnelle qui influence sur la vie perso ou est-ce que c'est un mixer deux enfin est-ce qu'on appuie identifier voilà quelle est l'origine et puis madame Bart vous avez pas mal parlé du travail atypique notre organisation du travail fait que il faut des personnes qui travaillent le jour la nuit pour beaucoup pour les continuer tes soins etc est-ce que vous avez des préconisations à faire est-ce que c'est une question de durée vous avez parlé de 10 ans par rapport à l'impact sur le cancer du sein alors est-ce que on a des chiffres qui pourraient orienter pas plus de X années pas plus de X jour pas plus enfin voilà merci merci donc une dernière question avec leur rapporteur Laurence Rossignol je vais présenter mes excuses à nos intervenants d'être arrivé autant en retard et en franchement la seule bonne raison que j'ai à donner c'est que d'habitude c'est 8h30 et j'ai pas regardé que j'ai pas observé que cette fois ci était 8 heures par espèce de reproduction mécanique de mon emploi du temps du jeudi matin voilà donc je risque de remarques d'abord sur les soignants enfin sur les problèmes de personnes juste pour vous dire que le Sénat a voté il y a peu de temps une proposition de loi sur les ratios patients soignants votez à l'unanimité cette proposition de loi et qu'on avait à ce moment-là dans les travaux préparatoires à l'adoption d'approvisionnement même bien identifié tous les mécanismes d'éviction et de fuite des hôpitaux qui concernaient l'ensemble des des personnels soignants et hospitaliers et que on déplore que cette proposition de douane soit pas inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale comme ça devrait l'être parce que il y a quand même on peut toujours se poser la question effectivement sur la poule et l'oeuf mais on aurait quand même déjà un début de réponse si on donnait aux soignants un cadre de travail qui soit dans le travail sécurisant sur les années à venir puis après on pourrait se poser la question de l'oeuf vous pouvez commencer par quelque chose c'est commencer par un bon ratio patience soignante permettrait déjà de voir beaucoup plus clair je ça c'était la première remarque que je voulais faire la deuxième c'est concerne les suicides mais peut-être comme je suis arrivé en retard j'ai raté la réponse à la question et j'en suis désolé si c'est le cas sur les le taux de suicide chez les soignants toute profession confondues est-ce que vous avez donné la statistique j'en reste c'est-à-dire est-ce qu'il y a une prévalence des suicides chez les femmes par rapport aux hommes tout en par type de profession en sachant que certaines professions sont infiniment plus féminisées que les autres voilà et par ailleurs merci Madame barda d'avoir insisté sur le fait que les femmes qui travaillent de nuit concernent totalement la charge mentale de la vie domestique et que c'est un travail de nuit c'est la triple journée en fait merci beaucoup donc je vous laisse vous organiser en sachant qu'on a une autre audition derrière à 9h30 donc si vous pouvez être concis mais n'hésitez pas à répondre aux questions également du questionnaire que vous aviez reçu si vous souhaitez nous adresser des mails complémentaires ils seront les bienvenus à vous madame Marthe est-ce que je peux merci par rapport à votre question madame jacomé comment diminuer l'impact des horaires dans un cadre comme ça où il y a une continuité 24/24 des soins justement les actions en fait en tout cas que que moi que je propose sont des actions plus contextualisées plus au niveau au niveau de la situation de travail parce que on se rend compte que lorsqu'on accompagne les établissements les services sur un changement d'horaire et qu'ensuite bien sûr le changement d'horaire c'est une force d'entrée en fait et qu'ensuite on travaille la question de la coordination entre les médecins et les personnels soignants qu'on travaille la question des des flux patients qu'on travaille la question des du temps passé auprès du patient voilà c'est des choses qui permettent aussi de de reprendre un peu le pouvoir sur le travail de et de préserver sa santé enfin c'est vraiment des actions au niveau local je pense en tout cas qu'ils sont importantes à mettre en place ensuite sur votre question sur le chiffre seuil en deçà duquel on n'aurait pas de cancer du sein on l'a pas on l'a pas par contre il y a une voilà il y a pas d'études en effet qui montre que bon là si on fait que deux ans si on fait que trois ans on a alors on a moins de risques en effet la durée d'exposition augmente le risque de cancer et des autres pathologies par contre il y a un consensus scientifique qui dit qu'en effet 10 ans est un seuil maximal voilà concernant le travail de nuit je sais pas si j'ai répondu à votre question je vais essayer de faire très rapide vu la contrainte horaire sur la première question qui est celle de du changement de carrière professionnelle alors je vais pas pouvoir étayer plus que ça les propos je pense qu'il y a d'autres organisations qui seront plus à même de le faire les ordres notamment qui peuvent avoir une vision sur l'installation ou le parcours professionnel au sein de la profession et puis Pôle emploi ou des organismes tels que tels que Pôle emploi qui peuvent vous Orient enfin avoir une incidence sur quel est le changement de métier vers lequel se dirige les professionnels nous en tout cas on sait qu'elles ont une volonté de changer de la combien on passe le pas le taux de rotation des effectifs de la fonction publique hospitaire je crois des 8 et des à peu près 8% avec beaucoup de plus en plus de contractuels donc il y a un vrai sujet mais j'ai pas la donne soit les incivilités alors effectivement on a pris un panel représentatif des actifs en emploi donc mécaniquement dedans il y a pas que des personnes qui sont concernées par l'exposition à du public il n'empêche qu'on n'a pas interrogé que sur les violences auxquelles on s'expose du fait du public c'est les violences du fait du public mais c'est aussi des voleurs violences au sein du travail et on sait que les violences que subissent les soignants ne sont pas uniquement que des violences issues des patients il y a aussi une violence inhérente au métier avec qui vous êtes enfin pour lequel vous êtes confrontés au quotidien à des difficultés sociales à la mort enfin à la tristesse des émotions tristes et des situations compliquées donc il y a un vrai sujet et donc cette violence elle est où globale sur les dépistages je vous suis effectivement il y a une offre une possibilité d'avoir recours en interne à du dépistage la question et c'est la même pour la santé psychologique qui a soulevé Catherine tout à l'heure est-ce qu'on soignant veut se faire diagnostiquer de son cancer par le praticien avec qui il y a des jeunes tous les jours au self c'est idem sur la médecine du travail c'est idem sur le soutien psychologique est-ce qu'on veut démontrer sa pathologie sur le sujet et ensuite enfin sur son lieu de travail donc il y a un vrai sujet de coordination et puis par ailleurs cet accès direct à du dispositif qui vous permet de faire du diagnostic il est très inégal dans la fonction publique hospitalière il y a 20% des effectifs qui travaillent en structure médico-sociale il y a pas de plateau technique donc il y a un sujet d'accessibilité globale aux campagnes de dépistage et enfin je terminerai mon propos là dessus sur une réaction que vous avez eu madame la rapporteur Rossignol sur le sur la question de la charge mentale on a un vrai sujet à traiter sur la charge mentale y compris des femmes en santé qui est dans le cadre de l'équipe vie personnelle vie professionnelle un vrai sujet de préoccupation qui a un sujet sociétal mais sur lequel on a une focale en santé avec 80% de femmes qui ont à supporter en plus de la charge professionnelle une charge mentale très forte issue d'un historique qu'on connaît et qu'on n'aura pas traité aujourd'hui vu le temps qui nous est imparti je voulais vous remercier et j'ai le plaisir de pouvoir partager avec vous ces résultats concernant la grande distribution alimentaire donc vous remercier pour cette invitation alors j'ai prévu quelques diapositives peut-être vous vous rappelez où vous présenter ce qu'on appelle une maladie professionnelle c'est important pour bien comprendre la suite des résultats le terme de maladies professionnelles est défini par la loi et correspond aux conséquences directes de l'exposition d'un travailleur merci à un risque ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité professionnelle alors on entend souvent parler des données de l'assurance maladie les accidents du travail les maladies professionnelles qu'on appelle les maladies professionnelles indemnisées et qu'il faut l'objet de tableaux de maladies ou parfois lorsque les conditions ne sont pas suffisantes ou qu'il n'y a pas de tableau il y a un système de complémentaire de reconnaissance donc ça c'est des données qui sont assez visibles sur la réparation par les régimes de sécurité sociale donc j'ai mentionné la CNAM mais aussi par exemple la MSA pour le monde agricole ça c'est souvent la face immergée de l'iceberg et si on considère toutes les maladies professionnelles il y a des maladies qui sont pas reconnues parce qu'il n'y a pas de tableau de maladie professionnelle ou que elles font pas l'objet d'une demande par le salarié de reconnaissance et ça ça représente finalement on verra par la suite un j'allais dire un corpus important de maladies professionnelles alors c'est là c'est justement l'objectif de notre programme de travail à santé publique France c'est de surveiller et de rendre visible ces maladies plus globalement à caractère professionnel donc depuis 2003 on a mis un programme en place sur la surveillance de ces maladies à caractère professionnel alors la maladie de la notion de maladie à caractère professionnel a été défini avec la mise en place du premier tableau donc c'est ancien ça date de 1919 et normalement tout médecin et notamment les médecins du travail doivent déclarer une maladie qui présente à son avis d'après son expertise un caractère professionnel donc ça c'est prévu par le code de la sécurité sociale il y avait pas de de décret d'application ou de modalités pour j'allais dire organiser ce signalement et donc le code de la santé publique a donné la charge à santé publique France depuis 2003 en partenariat avec l'inspection médicale du travail et les observatoires régionaux de santé de donc monter ce système de centralisation des données concernant les maladies à caractère professionnelle alors quelles sont les objectifs de ce programme c'est bien d'estimer les prévalences de ces maladies chez les salariés donc on organise avec les médecins du travail de quinzaine par an pour justement faire remonter ce type de pathologie c'est évidemment d'avoir un suivi historique et c'est très important de contribuer à l'estimation de la sous-déclaration qui est très importante pour les maladies professionnelles indemnisables et puis de faire évoluer les tableaux aussi et enfin la finalité de santé publique c'est bien évidemment d'orienter les politiques de prévention en milieu professionnel alors quelques chiffres sur la grande distribution pour rappel ou pour présentation donc la grande distribution est définie par l'ensemble des grandes moyennes et petites surfaces de commerce de détails et de bien et évidemment après dominance alimentaire donc d'après les dernières données que j'ai pu recenser un peu plus de 40 44000 points de vente alimentaire existe sur l'ensemble du territoire et c'est un gros pourvoyeur d'emploi puisque selon les chiffres entre 660 000 et 750 000 salariés travaillent dans ce secteur là comme vous l'avez souligné ce secteur là est très féminisé en plus de 60% environ 60% du secteur donc comprend des femmes et puis c'est un secteur plutôt jeune avec une population qui par exemple inclut un peu un peu moins de 40% de de salariés qui ont moins de 35 ans ça a été aussi également souligné ces salariés et notamment ces femmes salariées sont soumis à une multi-exposition notamment des contraintes biomécaniques physiques répétition de mouvement manutention organisationnel force donc avec une fragmentation des horaires du travail et des contraintes aussi psychosociales très fortes notamment en termes de management mais surtout de contact avec le public avec parfois des tensions violences avec le public en termes de maladies indemnisées c'est un secteur qui est caractérisé par un lourd fardeau donc une sinistralité assez forte à la fois en accident du travail mais aussi en termes de maladies professionnelles et enfin il y a très peu de données d'études épidémiologiques qui s'intéressent en profondeur à ses salariés du secteur alors sur les résultats je me concentrer uniquement sur les résultats donc qui concernent les femmes salariés et sans rentrer dans le détail évidemment des résultats le point important qui me semble à souligner c'est que les femmes donc salariés de la grande distribution présente des troubles musculus des troubles pardon musculo-squelettiques plus important de manière plus importante que les autres secteurs et ce pour toutes les localisations donc on va pouvoir regarder le coût l'épaule le rachis c'est-à-dire la colonne vertébrale les mains les mains les poignées etc à chaque fois par rapport à toutes les femmes salariées qui font partie de notre programme de surveillance les femmes qui travaillent dans la grande distribution ont une prévalence à un taux plus élevé de signalement de troubles musculo-squelettiques sous la sur la souffrance psychique par contre là c'est l'inverse on voit qu'il y a un signalement moins important mais on sait que il y a possiblement un biais de déclaration en tout cas le point important qu'il faut retenir c'est qu'il y a une souffrance psychique qui est déclarée dans ce secteur là et qu'elle est environ égale ou un peu inférieur par rapport à l'ensemble des salariés femmes de qui font l'objet d'une surveillance dans le cadre de notre programme ce qui nous semblait aussi intéressant c'est d'avoir un focus plus particulier sur les caissières et ce qu'on appelle les employés de libre-service donc c'est tout ce qui c'est notamment les femmes qui n'ont que assurent le rayonnage donc qui remplissent les rayons enfin voilà et donc quand on regarde plus particulièrement ce type de métier donc de caissières ou d'employés de livres services là encore elles ont une une tendance à avoir un risque plus important de TMS par rapport aux autres métiers de l'agrand distribution et par rapport comme je le dis tout à l'heure au secteur d'activité donc ça c'est vrai à la fois pour les caissières et à la fois pour les employés de libre-service [Musique] alors en termes de tendance c'est ça aussi l'intérêt du programme c'est que on voit qu'il y a une tendance à la baisse significative de la prévalence des TMS chez les salariés donc femmes de l'agrand distribution alimentaire et les hypothèses qu'on a qu'on a posé donc que c'est une étude qui avait été réalisée entre 2009 et 2016 c'est notamment l'implantation de plus en plus forte de caisse dites automatique à partir de 2007 qui a un intérêt effectivement pour limiter les TMS mais qui qui est en tout cas montre par certaines études qui a un report en fait là de pression psychosociale puisque avant la caissière était plutôt en relation avec le client et maintenant elle est plutôt en surveillance avec le client puisque vous savez sur les caisses automatiques sur les îlots n'assure pu ce rôle de caissière mais plutôt de surveillance également une évolution des conditions de travail donc il y a une un effort important qui a été fait en termes de limitation du port de charge et puis un certain nombre d'actions de prévention qui ont été mises en place notamment par la Caisse nationale d'assurance maladie par contre pour la la souffrance psychique ce qu'on voit c'est clairement une augmentation à partir de 2010 et ce qu'on prévoit est-ce qu'il faudrait qu'on fasse c'est une actualisation pour voir si cette tendance se prolonge après 2016 ma dernière diapositive concerne un peu une ouverture pour alors aujourd'hui on va discuter principalement la grande distribution alimentaire et de l'entretien alors on n'a pas fait de travaux malheureusement sur l'entretien mais j'ai bien noté ça pourrait faire l'objet notamment dans notre programme de travail d'une plaquette ou d'une analyse particulière mais il me semble intéressant aussi d'illustrer avec d'autres travaux puisque à chaque fois on fait des analyses genre et on avait on a publié récemment une plaquette sur des résultats qui concernent les femmes aident à domicile et là encore une fois on voit que les femmes aident à domicile alors pour le coup de manière caractéristique sont plus âgées plus souvent à temps partiel et elles sont exposées aussi à des contraintes physiques très fortes ou biomécaniques notamment de port de charge aussi on y reviendra j'imagine par la suite une exposition à des produits chimiques donc notamment des agents nettoyants et puis en contact aussi avec des agents biologiques puisque souvent elles aident un certain nombre de personnes qui sont atteintes malades donc voilà potentiellement à des agents infectieux et elle présente encore une fois plus souvent des affections de l'appareil locomoteur donc des TMS des allergies cutanées ou des élargies respiratoires en lien avec les produits et puis plus fréquemment aussi de la souffrance psychique la deuxième plaquette qu'on a publié aussi récemment et qui va faire écho à la première table ronde j'imagine de ce matin c'est les professionnels de la santé humaine et de l'action sociale et là on retrouve clairement chez les femmes et là une tendance vraiment durable et historique plus de TMS on voit que c'est un métier vraiment très dur notamment dans la santé humaine également plus d'irritations et d'allergie chez les femmes salariées en santé humaine et puis une forte hausse de la souffrance psychique on voit bien avec les tensions de l'activité notamment hospitalière comme vous l'avez souligné on va sortir des résultats avec une profondeur historique de 2012-2018 le 18 avril donc je manquerai pas de vous les faire suivre et je finirai juste mon intervention par deux points d'attention c'est que souvent cette inégalité de genre se double par une inégalité sociale de santé puisque clairement pour pour à la fois pour les femmes et à domicile la santé humaine et l'action sociale et aussi la grande distribution alimentaire ce sont les femmes ouvrières ou employées qui sont plus impactés que les professions intellectuelles ou au cadre évidemment ça se comprend par le métier qu'elles font mais il y a un vrai gagnant social doublé de ce de cette inégalité de genre et un point important puisque ce programme est le seul programme en France qui permet de mesurer de quantifier la sous-déclaration pour vous donner un chiffre qui est assez constant c'est environ 75% des TMS qui correspondent à un tableau de maladie de professionnels existant donc il pourrait faire l'objet d'une déclaration une réparation donc ne font pas l'objet d'une déclaration donc c'est un chiffre vraiment très important et les les raisons qui sont souvent invoquées c'est que souvent le salarié ne connaît pas le dispositif de réparation il peut y avoir un refus du salarié pour des raisons qui sont par exemple de conserver son emploi et donc de pas déclarer la maladie professionnelle ou pour remplir les conditions du tableau de maladie professionnelle par exemple s'il manque une radio il manque un examen médical voilà les critères ne sont pas satisfaits et il n'y a pas de réparation merci de votre attention merci beaucoup monsieur donc le deuxième intervenant de cette table ronde et Monsieur François-Xavier déveter professeur des universités à Lille et auteur d'un ouvrage consacré au métier de la propre thé à vous cher Monsieur j'espère ne pas avoir écorché votre nom non non tout est parfait j'en profite juste pour un changement de statut où je suis également faire face à un nombre de litres l'institut de recherche économique et sociale mais c'est tout récent alors effectivement moi je vais vous parler de des métiers de la de la propreté plus spécifiquement du secteur de la propreté avec peut-être un un point de préambule sur l'organisation justement de ces métiers qui sont un peu découpés en deux gros paquets on pourrait même faire plus de division si on le si on le souhaitait mais entre ceux qui sont qui relèvent des prestataires de services les entreprises de la branche et puis les salariés qui s'occupent de des questions d'entretien de nettoyage de propreté mais au sein d'une entreprise d'une AD éventuellement qui ne relève pas de la branche de la propreté voilà c'est deux paquets importants de salariés connaissent les conditions de travail et des conditions derrière de santé qui peuvent être assez différentes je vais pas avoir le temps de rentrer à chaque fois dans le détail de la différence mais on y reviendra éventuellement sur sur les questions sur le cœur de mon intervention elle se déroulera en quatre points je commencerai par une deux brèves illustrations anecdotes en quelque sorte mais qui ont une valeur probablement qui va au-delà de la dimension anecdotique ensuite je point très quelques chiffres ou quelques données statistiques qui rejoindront largement peut-être de manière un tout petit peu moins précise mais qui rejoindront ce qu'a dit Monsieur bollongé avant je m'arrêterai ensuite un instant sur les raisons qui expliquent selon moi et selon mes collègues qui avons mené ses recherches pourquoi on en est dans cette situation là et je terminerai par quelques pistes éventuellement de réflexion alors les deux premières le premier point c'est une deux anecdotes la première est la suivante ça un échange sur les réseaux sociaux entre Philippe Jouanny président de la Fédération des entreprises de propreté et Alexandre Belletti chef d'entreprise de ce même secteur Alexandre Belletti au poste un court message sur ces réseaux en disant je le cite dans la propreté la pénibilité est forte dans l'hôtellerie la pénibilité est très forte le premier donc Philippe Jouanny lui répond dans très très rapidement dans la propreté la pénibilité forte depuis quand vous avez une stat je suis preneur suit un smiley interrogatif face à cette position très forte de son collègue monsieur belliti renvoie alors aux publications de la d'Arès du ministère du Travail ce à quoi Monsieur Joigny lui répond que ces statistiques sont contestés par la Fédération des Entreprises de la propreté et que je cite par ailleurs il n'y a pas de notion de pénibilité inscrite dans la nomenclature actuelle des métiers référencés comme pénible cet échange nous rappelle combien la pénibilité est une question de convention sociale de discussion et une question aussi sociopolitique au-delà d'un strict d'une strict observation je retiens de si de ce qui était présenté juste avant que peut-être que l'on pourrait considérer des métiers à caractère pénible et non pas directement pénible au sens juridique du terme la deuxième anecdote et celle de outre le deuxième histoire et celle de Badia agent d'entretien 50 ans depuis 20 ans elle travaille elle travaille le matin de 6h30 à 9h dans pour la saucisse pour une société et de 14h30 à 20h pour une autre société au 31 décembre de l'année dernière le chantier de la société de la première celle du matin et repris par la société de l'après-midi un premier problème apparaît son temps de travail cumulé dépasse le temps plein l'entrepreneur ne l'entreprise ne veut donc pas reprendre intégralement son contrat des pressions des difficultés elle finit par abandonner une partie de ses heures de travail le problème majeur pour nous n'est pas là le second problème survient quelques jours plus tard le 5 janvier elle est victime d'un accident du travail aujourd'hui trois mois après elle n'est toujours indemnisée que sur la base de son premier contrat de travail ou ce seul contrat de travail savoir de 2h30 par semaine elle est depuis trois mois à 400 euros par mois alors qu'elle occupait normalement un temps plein la prise en charge des accidents du travail par l'assurance maladie dans ce secteur est rendu particulièrement complexe par l'organisation économique de de du travail et notamment par la sous-traitance alors ces deux histoires on peut les compléter par des statistiques nombreuses on l'a évoqué précédemment c'est comme pour la grande distribution une difficulté à dénombrer le nombre de salariés selon les sources vous serez de 300 000 à quasiment 800 000 est-ce qu'on compte des postes c'est ce qu'on compte des personnes est-ce qu'on compte des temps plein est-ce qu'on compte des salariés qui sont là tout au long de l'année est-ce qu'on compte des contrats courts donc ça renvoie une précarité forte qui est un défi compris aux analystes statistiques c'est au moins de tiers si ce n'est plus de femmes c'est environ 40% a aussi avec des comptes difficiles et une forte concentration de ceci en Île-de-France c'est une moyenne d'âge vous l'avez rappelé qui était levé plus de 49 ans et soit au moins 8 ans de plus que la moyenne des actifs toutes les enquêtes statistiques celles notamment de la DARES sur les conditions de travail ou de ou l'enquête SUMER également renvoie à un état de santé déclaré mauvais des inaptitudes fréquentes selon l'Enquête Emploi entre 60 et 72 ans ce sont 50% des salariés ou anciens salariés de la propreté qui déclare des limitations pour effectuer les gestes de la vie quotidienne contre un peu moins de 30% pour l'ensemble de la population active les licenciements pour inaptitude sont fréquents voire très fréquents les nettoyeurs représentent à eux seuls environ 7% des licenciements pour inaptitude alors qu'ils ne représentent dans la même base de données que 1,7 à 1,8% des CDI donc c'est à peu près x 4 cette situation s'explique évidemment par une exposition à de multiples mauvaises conditions de travail on a parlé de polyexposition tout à l'heure on retrouve exactement la même chose 96% déclare des postures debout prolongées plus des deux tiers des mouvements douloureux pas sur pénibles etc on peut aligner ici les chiffres qui sont bien connus le risque chimique est également très présent mal mesuré mais par contre les études épidémiologiques montrent des problèmes respiratoires et dermatologiques largement sur représentés dans ces populations sachant que la plupart des études épidémiologiques en la matière sont des études plutôt internationales que dans le cadre français mais sur cette question je pense que ma collègue reviendra de manière bien plus précise et pertinente que moi les difficultés sont également d'ordre temporels les des journées hachées une densité de la journée de travail qui est faible juste un chiffre à nouveau si on rapporte le temps de travail payé à l'amplitude de la journée de travail c'est sur le point sur lequel j'insisterai qui est extrêmement marqué et un management le plus souvent assez marqué par par la discipline [Musique] un dernier risque lié à la santé qui a un impact important sur la santé c'est le risque de pauvreté on est sur des rémunérations horaires faibles on peut prêt au niveau du SMIC un temps de travail qui est à temps partiel résultat on a selon les sources entre un tiers et la moitié des salariés qui sont des travailleurs pauvres et elles l'ensemble des travailleurs de la pauvreté constituent un paquet le plus important de ces travailleurs pauvres troisième point de mon intervention plus bref à quel pourquoi on est-on arrivé là j'insisterai sur un point qui joue un rôle particulièrement négatif pour les pour les salariés concernés c'est le fait qu'elle soit rejetée le plus souvent hors de la commune dotée de travail du site sur lequel elles interviennent c'est à dire qu'elles sont déléguées voire relégués à des prestataires spécialisés qui dit prestataire dit une faible marge de manoeuvre et l'obligation de faire pression pour les salariés pour retrouver ces marges financière juste une illustration à nouveau prenez un bâtiment 2006 22h30 en 2006 22h30 de nettoyage quotidien pour entretenir ce bâtiment aujourd'hui 2023 12h30 de nettoyage quotidien c'est une règle assez courantes voilà on a par le renouvellement des marchés une diminution du volume de travail qui est accordé pour des bâtiments qui sauf vérifications n'ont pas tendance à se réduire avec le temps c'est juste un doublement des cadences qui est évidemment pénible pour les pour les salariés qui dit spécialisés dit également une absence de diversité des métiers et des tâches l'impossibilité de reclassement lorsque l'on a des TMS c'est le licenciement pour inaptitude souvent qui s'impose c'est aussi du coup la peur pour les salariés d'aller voir la médecine du travail comme vous l'avez dit tout à l'heure la médecine du travail est pas perçue comme un soutien et perçu plutôt comme une autorisation à travailler c'est à dire plus comme un outil de contrôle que d'accompagnement évidemment c'est d'une manière un peu tranchée il faudrait être plus nuancé à cette branche on peut ajouter le fait que son fonctionnement via l'article 7 qui organise les transferts conventionnels fait disparaître la notion d'employeur et fait disparaître la responsabilité de l'employeur y compris en termes de santé dernier point ce sera mon mot de conclusion quelle évolution quelque sorte percevoir ou envisagé j'en dégagerai trois on a un enjeu essentiel sur les rémunérations et qui dit rémunération dit dans ce secteur comme dans l'aide à domicile une question de temps de travail je le dirai de manière très simpliste quand on nettoie à 28 heures semaine on est à temps plein en termes d'usure professionnelle donc les calculs ici du temps qui devrait probablement être modifié le deuxième élément ce sont les conditions de travail au sens propre et ici l'enjeu principal à mon sens mais il y en a évidemment d'autres c'est l'enjeu des cadences or les cadences sont d'une opacité totale aujourd'hui alors qu'elles sont pour le coup relativement objectivable au-delà de 300 mètres carrés à l'heure on est dans un travail qui n'est pas soutenable troisième point c'est l'exclusion l'invisilisation des salariés elle pourrait le plus souvent être dans la communauté de travail couverte par la Convention c'est que santé sécurité au travail du donneur d'ordre elle pourrait le plus souvent travailler en journée elle pourrait également se voir appliquer la convention collective du donneur d'ordre comme ça se fait par exemple dans l'intérim qui n'est pas un secteur particulier bien protégé pour autant c'est transformations concernent donc les employeurs mais concernent également les donneurs d'ordre les pouvoirs publics à ce titre représentent environ un tiers du chiffre d'affaires du secteur on a une circulaire de mars 2022 sur l'achat publique responsable qui est une avancée assurément mais qui reste peu appliquée et avec peu d'éléments concrets derrière pourtant pour une grosse partie des salariés ou pour au moins cette partie là des salariés les pouvoirs publics sont en tant que donneur d'ordre et régulateurs les détenteurs de l'intégralité des leviers pour changer la situation de ces travailleurs je remercie de votre attention et j'espère ne pas avoir trop explosé merci Monsieur donc troisième intervenante ce matin madame Annie Thibault money sociologue de la santé et spécialiste des sujets de santé au travail co-auteur d'un rapport sur l'identification et la prévention des expositions au cancérogène dans les produits de nettoyage et qui a également travaillé sur les conditions de travail des femmes en grande surface vous êtes accompagné par Marie-Christine Liman ancien infirmière du travail et membre comme vous du gyscope 84 qui travaille sur les cancers d'origine professionnelle je vais vous laisser la parole et j'espère je n'ai pas oublié un titre à votre présentation ça va très bien merci beaucoup donc je vais vous parler de l'invisibilisation du travail des travailleuses et des mots du travail dans ces activités de nettoyage en prenant vraiment le relais par rapport à ce que vient de nous exposer à d'accord ça va comme ça donc jusque je regarde comment ça marche non je sais pas faire marcher ça il faut appuyer sur quoi non c'est pas gagné merci donc très brièvement le plan de ce que je vais présenter un travail invisible des risques ignorés à partir de des données de la DARES la démarche de recherche DJ scopes pour justement tenter de briser cette invisibilité des cancers professionnels avec une expertise des parcours professionnels pour identifier les expositions à des cancersènes avérés et puis je viendrai sur les inégalités de genre et la question du nettoyage un travail invisible en fait c'est un travail sous-traité comme la vie François-Xavier de Water un travail sous-traité ou un travail invisible du point de vue de la fonction de nettoyage dans des entreprises pour tout ce qui est travail sous-traité c'est à contrario des rythmes et on l'a bien vu avec ce que ce qui vient d'être présenté et puis travail précaire à temps partiel et c'est un travail éminemment confié aux femmes la division du travail fait que c'est majoritairement les femmes qui sont concernées des risques ignorés en fait la DARES a un ensemble d'enquêtes qui permet quand même de pointer le risque chimique en particulier je vais arrêter sur celui là et dans les métiers du nettoyage c'est au moins 61% mais je dirais que c'est au moins parce que là il y a une invisibilité sur laquelle d'ailleurs nous travaillons donc les groupes en intérêts scientifiques sur les cancers d'origine professionnelle c'est une en fait un groupement d'intérêt scientifiques réunis un certain nombre d'institutions c'est celle qui était sur la diapositive initiale qui se mettent ensemble pour soutenir institutionnellement scientifiquement et financièrement un programme de recherche sur quelque chose qui ne fait pas du tout partie des thématiques officielles je dirais de la recherche scientifique donc depuis 2002 officiellement en Seine-Saint-Denis ce programme existe et sous la forme d'une enquête permanente auprès de patients atteints de cancer alors pour la Seine-Saint-Denis c'est les cancers respiratoires et les cancériginaires nous travaillons avec des services hospitaliers et nous faisons la reconstitution des parcours professionnels systématiquement de tous qui sont atteints de cancer primitif dans ces services donc au fil du temps c'est 1200 patients entre 2002 et 2023 pour lesquels nous avons des réconstitutions de parcours professionnel le giscotte 84 c'est depuis 2017 et c'est plutôt les cancers et les cancers hématologiques nous travaillons avec le Châ le centre hospitalier d'Avignon et le service hospitalier sur les hémopathies cancéreuses donc cette démarche elle est partie du constat d'une triple invisibilité des cancers professionnels l'ignorance toxique malheureusement il y a énormément de substances qui sont mises en milieu de travail et en production sans avoir été testé pour la toxicité on évaluait dans les années début des années 2000 à moins de 10 % le nombre de substances qui sont évaluées en comprenant y compris les les mélanges je dirais et cette ignoranceoxique elle est plus forte pour les femmes que pour les hommes et je viendrai un peu sur les raisons de cette ignorance toxique pour les femmes l'invisibilité physique c'est que la plupart des cancers gènes ne sont pas perceptibles pour les ceux qui les manipulent les respires une fibre d'amiante ne se voit pas le benzène est totalement inodore et de nombreuses substances toxiques n'ont aucune les rayonnements ne se perçoivent pas donc l'invisibilité physique joue pour maintenir dans l'ignorance les travailleurs et j'aurais de multiples exemples mais je vais pas prendre de temps pour ça et l'invisibilité sociale c'est le fait que il n'y a pas de véritable traçabilité des expositions en milieu de travail on ne connaît pas les expositions et il y a une invisibilité sociale évidemment par l'importance sous déclaration des cancers professionnels mais aussi d'autres maladies professionnelles qui pourraient alerter sur justement le risque de cancer alors dans nos enquêtes le cancer était appréhendé comme un événement Sentinel pour chaque patient on considère que la maladie permet d'accéder en rétrospectif aux expositions professionnelles qu'il a subi au cancérogène avéré donc par rapport à une liste de cancérogènes donc il y a un premier temps qui est la réconcitution du parcours professionnel un deuxième temps qui est l'expertise de ces parcours professionnels par des collectifs d'experts qui ont l'expérience des conditions de travail de la toxicologie de l'ergotoxygologie enfin c'est ce sont des collectifs très pluridisciplinaires qui permettent d'identifier les cancérogènes et les résultats que je vais vous donner sont donc le résultat de cette expertise et puis il y a une phase prospective qui est que ces collectivités d'experts se prononcent sur la possibilité ou non de faire une déclaration de maladies professionnelles pour le patient et ensuite il y a un suivi de la reconnaissance pour analyser les les obstacles au sein même du processus de déclaration reconnaissance donc c'est une recherche action avec ce que je viens d'évoquer du point de vue un peu structurel les grandes tendances que nous retrouvons dans ces deux enquêtes qui concernent maintenant environ 1600 patients au total c'est que on est massivement sur elle avec des patients dont les parcours sont marqués par la précarisation sociale de l'emploi du travail et de la santé ce qui montre que les risques d'exposition à des cancérogènes sont massivement sur ces publics une fréquence du travail ouvrier sous-traitée avec les fonctions maintenant nettoyage gestion des déchets une fréquence de l'exposition cancérogène dans l'activité de travail dans nos enquêtes nous avons plus de 85% des patients de ces services qui ont été exposés et massivement exposés à des cancérogènes avec une prédominance de la polyexposition c'est à dire c'est pas un cancérogène c'est jusqu'à 10 15 cancérogènes au cours d'un parcours professionnel alors j'ai choisi de focaliser les les résultats sur ce qui se passe en dans le Vaucluse parce que c'est les résultats les plus récents que nous ayons et on a des résultats par sexe qui permettent de voir justement comment se construit l'invisibilisation des cancers professionnels chez les femmes donc très rapidement les parcours les patients inclus c'est tous les patients dans la file active du service les parcours c'est ce qu'on a pu expertiser c'est-à-dire 318 sur 555 le l'écart est lié souvent à la gravité de la maladie qui rend impossible l'entretien avec le malade donc 188 hommes et 130 femmes ce qui veut dire un extracieux de 1,5 environ là dessus vous on a 85% d'exposer moins que ça chez les femmes on n'a pas mis le cette ligne là mais elle est importante parce que c'est là où on voit que chez les femmes il y a beaucoup moins de connaissances des risques toxiques parce que il y a pratiquement pas d'épidémiologie je dirais qu'il y a une extrapolation de l'épidémiologie sur les hommes vers les femmes mais sur des métiers comme le nettoyage par exemple il n'y a aucune étude nettoyage cancer donc de ce fait là et là il y a des études scientifiques qui ont été faites en Canada au Canada en France pour montrer qu'il y a un déficit énorme de connaissances épidémiologiques et toxicologique sur les métiers féminins ensuite donc à partir de la connaissance des expositions quelle orientation vers la déclaration de maladies professionnelles on voit que pour les hommes c'est 126 sur 188 et pour les femmes 38 sur 130 donc déjà il y a trois fois plus en proportion d'hommes pour lesquels les experts considèrent que la déclaration de maladies professionnelles est possible et trois fois moins pour les femmes ensuite l'engagement dans la déclaration on voit que les femmes hésitent beaucoup plus à s'engager malheureusement et en reconnaissance on a encore un déficit supplémentaire qui fait que le sexe ratio arrive à 11,5 en termes de reconnaissance en fait si on reprend ce que ça signifie les hommes et les femmes n'occupent pas les mêmes places dans la division sociale du travail c'est un peu tout ce que montre nos trois présentations d'ailleurs il y a une invisibilité des risques cancérogènes et une invisibilité des cancers professionnels il y a un énorme angle mort qui est le nettoyage pour lesquels là pour le coup on est presque à 90% sur une population féminine donc c'est ce qui a motivé la création du groupe de travail nettoyage ogiscope 84 avec des experts et des membres de l'équipe pour rechercher les expositions cancérogènes c'est à dire faire une veille documentaire analyse de produits et puis revenir sur la connaissance des parcours travail et d'exposition pour essayer de briser semble mort sur les substances je dirais que la première démarche qui a été faite sur 18 mois 2 ans montre la présence de ces sept cancérogènes qui sont pas des cancérogènes exceptionnels le formaldéhyde c'est un des produits les plus utilisés dans le nettoyage et il a été interdit en 2013 mais remplacé par des produits qui sont qui contiennent des libérateurs de de formaldéhymes donc ça veut dire que même si l'exposition a beaucoup diminué elle reste présente or un cancérogène c'est une substance avec absence de seuil de toxicité donc le formal des idées là et dans des situations de polyexposition évidemment la présence du formatéhyde joue certainement un rôle dans la possibilité de des cancers ensuite alors je vais pas tous les détailler je voudrais m'attarder sur deux autres la silice qui est très présente dans l'Ajax le CIF et un certain nombre de d'autres produits pour lesquels il y aurait d'ailleurs là aussi des substituts possibles la silice et sur le tableau 25 et c'est un des polluants les plus connus depuis peut-être deux siècles et puis l'oxyde d'éthylène l'oxyde d'éthylène est utilisée dans la stérilisation beaucoup en milieu hospitalier mais aussi dans des dans d'autres milieux et je pense à une entreprise d'Annonay qui a stérilisé pendant des années et le nettoyage était évidemment concerné par la pollution extensive dans cette entreprise par exemple je prends cet exemple là une entreprise qui s'appelle tetramédical ou le nettoyage était fait dans des lieux où étaient entreposés les objets stérilisés pour un dégazage en fait ça s'appelle une désortion mais on a y compris chez les personnels de nettoyage les femmes des cancers et on va tenter évidemment de les faire reconnaître en maladie professionnelle donc rien que sur ces trois cancérogènes on est sur une situation très préoccupante du point de vue de la l'exposition ignorée des travailleuses et nettoyages alors la connaissance des activités de travail et d'exposition il y a en plus les conditions réelles de travail dans le nettoyage avec la multiplicité des produits utilisés donc des mélanges donc des effets de synergie probable l'utilisation de produits interdit dans le ménage à domicile des activités de travail exposantes c'est-à-dire des postures et on a à travers la démarche d'ergot toxicologie on sait que les postures la respiration les contacts cutanés vont accroître la possibilité d'exposition et puis le travail en milieu confiné et sur l'écho-exposition et expositions successives c'est à dire que en fait il y a bien sûr les produits de nettoyage mais il y a aussi les surfaces nettoyées et là je voulais attirer l'attention sur l'amiante on a la situation catastrophique du point de vue de l'exposition des travailleurs du nettoyage à l'amiante à travers les sols amiantés qui s'appelle le dalami qu'on trouve dans beaucoup de locaux publics y compris des écoles des hôpitaux etc et il y a une technique de nettoyage qui s'appelle l'usage des monobrosses qui fait que ça remet en suspension des fibres d'amiante or dans ce cas là les nettoyeuses devraient être équipés avec les équipements du utiliser dans tout ce qui est chantier de désamiantage et malheureusement nous n'avons pas obtenu jusqu'à présent que la DGT se prononce là-dessus il y a une recommandation de lactable qui est plus ou moins sur cet aspect là mais on devrait avoir une interdiction des monobrosses et je le dis fort parce que je pense que si votre groupe de travail votre commission peut s'exprimer là-dessus ça nous aiderait nous au niveau des chercheurs en santé publique quand nous donnons ce type de préconisations en conclusion nous notre démarche nos démarches montrent une identité de problèmes qu'on pourrait certainement décliner sur toutes les régions de France malheureusement donc il y a urgence à briser l'invisibilité du rôle du travail et de la division sociale et sexuelle du travail dans l'épidémie de cancer il faut agir sur les causes du non recours au droit à la réparation parce que ça vraiment il y a une situation très très préoccupante parce que les femmes ignorant les risques sont beaucoup plus frileuses même quand on leur on essaye de les convaincre qu'il y a des risques elles sont tellement convaincus qu'il y en a pas parce que elles peuvent pas imaginer qu'on les met dans une situation de danger aussi grave que elles ne font pas la démarche de déclaration même quand elles y en aura et puis la prévention est un domaine vierge jusqu'à présent alors que s'il y a un domaine où la substitution est possible c'est le nettoyage on a ce que disait Marie-Christine souvent il y a le savon noir il y a tous les produits de substitution non toxiques qui existent et qui pourrait être vraiment utilisé il y a cette interdiction aussi du des monobross dans le nettoyage des sols amiantés et malheureusement on en a encore pour longtemps parce qu'il y en a partout il y a eu 80 kg d'Amiens de par habitant apporté en France et on en a peut-être enlevé un dixième donc vous voyez ce qui reste donc il y a un problème d'information de formation et il y a aussi la nécessité d'alerter les acteurs de prévention c'est ce que nous essayons de faire au travers des institutions avec lesquelles qui sont membres des deux vis dont la DGT les drets les inspecteurs du travail la Carsat et les services de santé au travail mais aussi en premier lieu laissez ceux les syndicalistes parce que sur les lieux de travail et les syndicalisés donneurs d'ordre c'est très important il faut que ils aient cette information sur les dangers cancérogène du nettoyage et puis il y a quelque chose auquel je tiens beaucoup c'est le droit au suivi pour les personnes exposées au cancérogène mutagène toxiques pour la reproduction en activité et le suivi pose professionnelle et malheureusement c'est suivi que ce soit en activité ou en post professionnelle ne sont pas mis en oeuvre madame Thébault Mony vous avez parlé des des appareils monobross alors ça m'a interpellé parce que il est vrai que dans beaucoup de collectivités et d'entreprises aujourd'hui pratiquement tout le ménage est fait avec les monobrosses je dirais aussi par l'influence des commerciaux et enfin c'est pas négligeable non plus les entreprises commerciales et puis parce que peut-être qu'au départ c'est les personnes qui font l'entretien ont vécu ça comme un soulagement comme un apport je dis pas que c'est le cas mais comme rendant leur travail peut-être plus technique et donc une certaine une certaine alors valorisation entre guillemets de de ces métiers moi je suis très étonnée je découvre que ça ça fait remonter des sols l'amiante et je dirais que ça devrait nous interpeler oui que les sols avec camion tout mais par le biais des monobrosses ça remonte et vous avez parlé notamment dans les écoles qu'il y en avait beaucoup aussi de ces soldats je suis quand même assez étonné que ça n'est pas plus interpellé alors qu'on a quand même des enfants enfin voilà on a beaucoup de de personnes qui fréquentent nos écoles donc c'était par rapport par rapport à la mono brosse et vous l'avez évoqué très rapidement mais sinon peu long évoqué les EPI on n'a pas parlé des EPI est-ce que c'est justement par rapport à la négligence du travail effectué par par ces femmes qu'on leur propose pas des EPI est-ce que c'est parce qu'il n'y a pas suffisamment de formation pour expliquer en quoi ça peut ça peut les prévenir de toutes ces toutes ces maladies vous avez parlé on a parlé de l'amiante quand on regarde les métiers les métiers dans le bâtiment on a vu que pour que la reconnaissance de l'amiante notamment pour les peintres en bâtiment etc soit reconnu tous ces métiers là ça a mis des décennies j'espère que ça n'en mettra pas autant par rapport aux produits qui sont aujourd'hui utilisés et puis monsieur boulanger tout à l'heure vous nous avez parlé d'études pardon concernant la baisse significative de la prévalence des TMS moi je suis quand même j'aimerais avoir des précisions parce que vous avez évoqué le fait que c'était limité dans la mesure elle avait aujourd'hui plus un rôle de surveillance puisque on avait de plus en plus de cases dites automatiques mais alors pour le coup je me dis dans ces conditions là on a aussi moins de de de femmes de salariés qui sont sur les caisses les caisses historiques on va dire et pour le coup est-ce que ça contrarie pas votre étude dans la mesure où si vous avez moins de femmes qui sont dans ces métiers répétitifs comment vous faites la part des choses entre la baisse parce qu'on le sait ça a eu des conséquences quand même sur la baisse du recrutement et puis vraiment l'impact l'impact de ces caisses automatiques c'est tout merci je retiens juste pour moi très intéressante c'est qu'en fait il y a pas d'épidémiologie c'est Madame Thébault Monique il a évoqué tout à l'heure je crois il y a pas d'épidémiologie sur les substances chimiques utilisées dans les métiers à dominante féminine et on travaille uniquement par extrapolation à partir des métiers masculins et c'est tellement comparable à ce qui se passe de manière générale en termes de santé voilà c'est trop la même chose en fait c'est une espèce de permanence qu'il faudra à mon sens noter dans notre dans notre rapport c'est à dire que c'est enfin donnez-moi l'expression toute la santé publique de la santé Fallot centrée quoi voilà donc elle doit et on travaille que par exemple je trouve ça assez intéressant à vous à vrai dire pas penser et juste une question peut-être de la marge mais quand même bien sûr on est des substances cancérogènes sont celles dont on connaît pas le niveau des fan dont on connaît on n'a pas de seuil d'exposition j'ai bien compris c'est on a voilà et surtout les substances du nettoyage dont vous parlez est-ce qu'il y a une étude qui est faite sur les mères au foyer les femmes au foyer vous savez les femmes qui nettoient toute la journée à la maison parce que ça concerne si ce n'est la santé si ce n'est la santé professionnelle des femmes ça concerne aussi quand même la santé des femmes juste voilà merci beaucoup chers collègues peut-être que les femmes en foyer ne nettoie peut-être pas toute toute la journée quand même elles ont sûrement d'autres cripations très intéressantes donc je vous laisse vous organiser comme vous le souhaitez pour répondre à nos collègues rapporteurs madame tes Bonnie ensuite monsieur François-Xavier déveter et si monsieur Guillaume boulanger souhaite compléter il le fera merci [Musique] alors sur les sur les monomoross en fait il y a un problème préalable qui malheureusement là aussi pas suffisamment évoqué c'est le problème de l'évaluation des risques et du repérage de l'amiante avant travaux le diagnostic technique amiante ça a été instauré en 96 il devrait être à disposition de toute personne qui veut savoir ce qu'il y a comme sol ou est-ce qu'il y a de l'amiante dans le bâtiment parce que il y a par exemple 85% des écoles pour lesquelles on pense qu'elles sont encore amiantes que ce soit quel que soit le niveau d'enseignement donc le DTA devrait être à disposition et en fait ce DTA devrait conditionner ensuite toute démarche de travaux quel qu'il soit y compris le nettoyage bien sûr et donc quand on sait qu'il y a du dalami quelque part il y a une deuxième démarche qui est le repérage de l'amiante avant travaux c'est quelque chose qui a été introduit en 2012 et la même chose pour le nettoyage c'est comme si ça n'existait pas il y a un troisième niveau c'est que lorsqu'il y a une situation de sous-traitance il doit y avoir un plan de prévention établi entre le donneur d'ordre et le sous-traitant le sous-traitant est pas censé forcément savoir que il travaille sur du dalami c'est donc dans le cas du plan de prévention que ça devrait être évoqué avec quels sont les équipements de protection nécessaires pour éviter l'exposition à l'amiante ça c'est j'irai l'architecture de la prévention et bien demander à une femme de ménage qui se retrouve dans une école ou dans un hôpital où il y a un où il y a du dalami et c'est mais c'est du chinois pour elle elle sait même pas que ça existe tout ça et c'est même pas qu'il y a de la viande dans le sol donc ensuite la question sur les EPI moi je la dis la diviser en deux sur l'amiante il est évident que pour ces ce secteur là il devrait y avoir équipement à partir du moment on utilise des monopros c'est tout si on veut utiliser des monobrosses ce que je trouve pas une bonne idée d'ailleurs très franchement à partir du moment où on sait qu'il y a de l'amiante il faut pas les utiliser c'est tout parce que là on met en suspension un nuage de fibres absolument invisible mais extrêmement nocif parce qu'en plus elles sont fraîchement émises donc elles sont encore plus réactives du point de vue de leur toxicité donc les équipements devraient automatiquement être mis à disposition avec les conditions du port de l'équipe 1 c'est à dire que ces équipements sont très fatigants il y a des dispositions même sur le temps pendant lequel les travailleurs portent cette équipement la question des poses ensuite il y a la question des vestiaires etc donc on devrait être dans le cas de figure d'un chantier amianté c'est tout bon après il y a la question des EPI pour tout ce qui est les substances toxiques que j'ai évoquées et là je vais laisser Marie-Christine qui a beaucoup loué d'expérience par rapport à ça expliquer comment en fait ça se passe dans la réalité pour les les nettoyeuses et puis elles répondra aussi sur les femmes de ménage les femmes au foyer oui bonjour pour ce qui est des EPI moi j'aimerais qu'on remonte un peu en amont avec les principes généraux de prévention du Code du travail les EPI ne devraient intervenir quand en fin de liste et d'abord il faudrait tout faire pour la substitution c'est quand même le principe le plus important on a notre dispositions des produits non dangereux ce serait quand même dommage de continuer d'utiliser des produits qui sont allergisants irritants on l'a pas évoqué et quand ces rejets mais ces produits irritants et allergisants vont bombarder vont agresser régulièrement le système immunitaire et donc peuvent favoriser le développement d'un cancer ces produits irritants et allergisants dans les produits de ménage ce sont des colorants pour faire joli et des parfums pour sentir bon le savon noir ne présente pas ces inconvénients le vinaigre blanc bon on a l'air un peu et on chasse l'odeur le bicarbonate de soude le nettoyage à la vapeur tout ça ce sont des techniques des procédés et des produits non dangereux on s'est malheureusement fait avoir depuis des décennies par les fabricants de lessive qui ont voulu nous vendre de belles choses mais malheureusement et là je rejoins vous dites les femmes au foyer et je dirais plus largement les consommatrices nous achetons en supermarché ou en droguerie des produits donc on se dit c'est en vente libre donc c'est pas dangereux donc première représentation à combattre ensuite il y a la question des représentations par exemple des personnes âgées qui vont exiger de l'aide à domicile qu'elle utilise de l'eau de javel alors que ça leur est interdit parce que voilà les gens âgés ont une représentation de la javel produit miracle contre tous les méchants microbes donc ça veut dire former l'aide à domicile pour qu'elle puisse argumenter auprès de la personne âgée en disant non je n'ai pas le droit d'utiliser l'eau de javel pour telle et telle raison mais ça veut dire aussi que le service d'aide à domicile va porter ce message de prévention de sensibilisation et d'informations aussi directement auprès des bénéficiaires lorsqu'ils se montrent très réticents de manière à ce que l'aide à domicile ne soit pas seul face à un bénéficiaire qui lui a mis la bouteille d'eau de Javel sous l'évier les travailleuses les consommatrices les femmes au foyer donc on est tous confrontés à cette même difficulté et quand on achète un produit en supermarché et bien si on n'est pas toxicologue on ne sait pas que le deux Bromo 2 ni trop propane un 3e et cancérigène donc il y a l'étiquetage il y a la lecture de l'étiquette des fois elle est même pas lisible et puis il y a aussi l'absence de la mention d'un produit cancérigène parce que dans la réglementation quelqu'un a décrété que si c'était présent à moins de 5 % on le notait pas sur l'étiquette alors nouvelle fausse représentation parce que ça laisse entendre que si c'est à 4% c'est pas dangereux donc on ne note pas et si c'est pour 6% c'est dangereux alors on le note alors que ceci pour cent 5% pardon ne repose sur aucune donnée scientifique et que donc on nous on a visibilité une information importante sur un produit potentiellement cancérogène donc on est confronté à tout ce faisceau d'invisibilité qui fait que nous sommes démunis et c'est une raison pour lesquelles les femmes ne se sentent pas légitimes à faire une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle voilà j'ai utilisé du CIF en poudre j'ai utilisé des berlingots de minimir ah c'était pas dangereux et ben peut-être bien que si donc on travaille sur les compositions des produits disponibles actuellement mais on a difficulté à retrouver les informations sur la composition des produits des années 80-90 2000 voilà pour les ce qui est des EPI encore faut-il qu'il soit fourni adapté et porter porter mais là encore ça renvoie à la formation des aides des personnels de nettoyage ça renvoie adapté au choix des des entreprises vous pouvez avoir des gants qui sont commandés seulement dans la grande taille comme ça ça ira tout le monde ben non quand vous avez une petite main le gant il va pendouiller ça va vous énerver il va tomber dans le seau et vous allez pas le porter vous avez des aides à domicile qui n'ont pas accès aux boîtes de gants le week-end parce que le week-end leur siège social est fermé donc il peut arriver que le samedi elsaillent s'acheter elle-même une boîte de gants en urgence en dépannage et puis adapté On vous fournit des gants mais sont-ils vraiment adaptés est-ce qu'ils sont pour eux est-ce que le produit va passer à travers le gant est-ce que le gant est trop court et le produit va se faufiler entre le le gant et la peau voilà c'est toutes ces questions la cadence aussi voilà est-ce qu'on peut se changer il y a plusieurs chantiers il y a plusieurs bénéficiaires est-ce qu'on peut se changer des pieds à la tête quand on va quand on sort de chez Monsieur Martin pour aller chez Madame Dupont c'est toutes ces questions là qui sont à travailler donc retenons bien le grand principe de la substitution parce qu'après on descend dans le détail et on se retrouve confrontés à beaucoup de problèmes la substitution c'est important rappelez aux employeurs leurs obligations ils ont obligation en matière de santé et sécurité au travail ils ont obligation de moyens et de résultats or s'il y a des cancers c'est que le résultat n'a pas été atteint merci beaucoup pardon juste un point sur les tableaux de maladies professionnelles ils ont été pensés au masculin les mines la chimie le bâtiments travaux publics il faut penser maintenant les tableaux de ma vie professionnelle au féminin l'hôpital général la propreté etc etc merci beaucoup madame Liman monsieur François-Xavier dévêter rapidement un mot d'abord pour inciter sur ce que a dit Madame l'imam il faut rappeler aux employeurs leurs obligations et pour ça focier des employeurs pas uniquement sur le plan formé mais qui soit présent et c'est vrai que la sous-traitance se fait disparaître l'employeur et c'est vrai que le particulier employeur On a j'ai pas évoqué la partie domicile mais il y aurait beaucoup à dire et évidemment de ce côté là également et là pour le coup le système du particulier employeur est une négation tout simplement de l'idée même d'un employeur responsable le plus souvent il y a pas de CHSCT derrière il y a pas de CO derrière il y a pas de collectif de travail il y a pas d'accompagnement etc donc c'est forcément des des suivis à la fois médicaux de sécurité etc qui sont qui sont plus que plus que des faillons un résultat très souvent les choses sont renvoyées à la responsabilité individuelle à la prise de conscience de la salariale même et je pense que ça c'est un point sur lequel on peut insister parce que ça concerne à la fois les les EPI et la façon dont on les met je ne l'aimais pas ça concerne également les formations ou la prise de conscience que l'on a de ce qui est dangereux de ce qui est ce qu'il est pas et il est évident qu'il y a la première étape c'est cette prise de conscience individuelle sauf que renvoyer au niveau individuel semble un peu décalé dans le sens où on sait très bien que cette prise de conscience individuelle est extrêmement dépendante du contexte organisationnel dans lequel le travail s'effectue est effectué c'est à dire qu'effectivement on ne sait pas par soi-même on sait parce qu'on a une formation on sait parce qu'on a des collègues de travail on sait parce qu'on a un accompagnement un encadrement etc etc donc encore une fois les situations de sous-traitance d'emploi direct sont des situations qui par nature par leur mode organisationnel eux-mêmes ni ses possibilités là je prendrais juste un exemple très et qui se décale un petit peu mais quand même celui des assistantes maternelles dont on a vous avez peut-être parlé à d'autres moments et un élément qui qui est intéressant parce que aussi ça montre les leviers éventuels de transformation possible ou dès que tout est pas perdu quoi d'avance les assistantes maternelle en 2005 dans l'enquête conditions de travail déclare extrêmement majoritairement ne pas porter de charge lourdes quand les auxiliaires depuis hericulture portent des charges lourdes comme moi je suis économie j'en ai déduit que les enfants gardaient à la crèche étaient beaucoup plus lourd que les autres puis en fait en 2013 et 2019 cet écart se réduit considérablement c'est à dire que la prise de conscience du fait qu'un enfant s'y merveilleux soit-il souper cette lourd 15 16 20 kg même avant 3 ans est venu progressivement le contexte de travail a permis et l'accompagnement de la Carsat des syndicats des particuliers employeurs aussi sur ce plan là ont permis de prendre conscience d'une pénibilité qui n'était pas vécue auparavant et sur les questions de nettoyage et de produits chimiques toxiques etc c'est également extrêmement important un dernier mois le point sur les EPI c'est aussi un support de d'économie pour les entreprises il y a pas de petits profits en quelque sorte là dessus donc c'est un une démarche sur lequel on peut récupérer un petit peu sur la mono brosse il y a un paradoxe on voit très bien qu'elle est fortement utilisée normalement la mono brosse dans la classification de la branche c'est automatiquement un passage en AS2 et les AS2 statistiquement sont pas majoritaires très très très très loin de là c'est donc la l'usage et la reconnaissance de son usage en fait est très très décalé parce que ça a des implications normalement en termes de coûts qui ne qui devrait aussi être répercuté sur les sur les deux les deux en ordre derrière voilà juste du coup peut-être appeler un tout dernier point c'est que ces effets de de coût il y a des enjeux économiques là derrière extrêmement important mais on voit bien aussi à travers tout ce que l'on a pu dire les uns et les autres là qui a des coûts publics enfin qui sont reportés sur les finances publiques de manière majeure les coûts des inaptitudes le coût sur l'assurance santé sur l'assurance maladie etc qui ne sont pas intégrés dans les calculs lorsque une décision d'externalisation par exemple est faite on oublie que au final c'est bien les derrière la collectivité publique qui récupérera la dépense merci madame Annie Thibault money souhaitait redire un petit mot et après je vous laisse la conclure monsieur juste pour dire par rapport à la question des coûts que tous les cancers professionnels qui ne sont pas reconnus sont portées au comte du régime général et de l'assurance maladie et pas à la charge des employeurs or il y a moins de 0,5% de tous les cancers qui sont reconnus en maladie professionnelle [Musique]