🔴 Nous préparons toutes les hypothèses ! - Conférence de presse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur Bupard, vous êtes en direct sur sur BFM TV. Qu'est-ce qui ressort de cette réunion qui a eu lieu avec les autres forces de gauche ? Bah, écoutez, c'était notre deuxième réunion depuis hier matin et l'objectif de ces échanges, c'est de préparer aujourd'hui toutes les hypothèses qui sont sur la table.
On était d'abord satisfait de voir que par rapport à hier, nous avions en plus des participants à la réunion d'hier, le représentant du groupe communiste, Stéphane Peu, qui est le président du groupe GDR à l'Assemblée nationale et qui a participé à cette à cette réunion aujourd'hui. Nous avons rappelé puisqueil y a eu ce matin quand même un certain nombre de déclarations, nous avons rappelé notre accord général large et collectif de censurer tout gouvernement qui serait un gouvernement de grande coalition, c'est-à -dire un gouvernement dans lequel on trouverait des ministres macronistes, des ministres de droite et tout gouvernement qui chercherait à inscrire sa politique dans la continuité de la politique d'Emmanuel Macron et de ses précédents gouvernements. Nous avons aussi convenu ensemble et nous l'avions déjà fait hier mais nous l'avons fait à nouveau.
Évidemment que le président de la République Emmanuel Macron pose porte l'entière responsabilité de la situation de de chaos et de blocage que connaît le pays aujourd'hui. et nous avons examiné ensemble les différentes prises d'opposition qui ont eu lieu depuis hier, appelant à son départ, à sa démission, notamment celle de l'ancien premier ministre Édouard Philippe que nous avons pu avoir hier matin. Et puis enfin, puisqu'il s'agit de préparer l'ensemble des hypothèses qui sont sur la table, nous avons mis en place des groupes de travail en cas de dissolution de l'Assemblée nationale pour pouvoir examiner l'ensemble des paramètres nécessaires et en particulier le programme du Nouveau Front populaire puisque nous nous sommes accordés hier sur le fait que notre objectif était en cas de dissolution de l'Assemblée nationale de préparer des candidatures porteuses du programme du Nouveau Front populaire sur l'ensemble des circonscriptions du pays que s'il n'y avait rien à retrancher à ce programme, il pouvait y avoir des choses à y ajouter et que donc il était nécessaire qu'on engage ce travail et donc nous avons décidé de mettre en place des groupes de travail pour pour préparer cette cette hypothèse de dissolution de l'Assemblée nationale.
Pourtant le Parti socialiste est toujours pas présent. Comment vous interprétez justement cette absence du du PS à cette réunion ? Écoutez, c'est au Parti socialiste qu'il faut poser cette cette question. euh notre demande, notre volonté de nous réunir euh telle qu'elle nous avait été exprimée par nous les insoumis lundi ou par Marine Todeli au nom des écologistes lundi s'adresser à toutes les composantes fondatrices du Nouveau Front populaire et de et de la NUPES.
Pour l'instant, le Parti socialiste refuse cette cette proposition. C'est à lui d'en assumer la responsabilité. Nous en tout cas nous continuons à travailler, à avancer parce que quel que soit le scénario qui va arriver demain, que ce soit le départ du président de la République ou que ce soit une dissolution et de nouvelles élections législatives, c'est notre devoir dans cette hypothèse d'être en mesure de pouvoir proposer un autre chemin au pays.
On a un programme qui nous regroupe tous, c'est le programme du nouveau Front populaire et s'il doit y avoir une élection présidentielle anticipée, nous le porterons à cette élection. Et s'il doit y avoir des élections législatives anticipées, nous les porterons avec le l'objectif de dire aux Françaises et aux Français qu'il y a une alternative possible à la continuité de la politique macroniste et qu'on peut avoir ce programme de rupture et empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Et justement, si demain c'est un premier ministre socialiste qui est nommé à Matignon, et c'est une hypothèse crédible, est-ce que vous censuriez socialiste ?
Je sais pas si elle est crédible mais Mathilde Panot qui à mes côtés la présidente du groupe parlementaire de la France assoumise était précisément ce matin sur votre hôtel et je crois répondu précisément à cette question et je l'ai redit et je l'ai redit à cet instant et je suis totalement d'accord avec elle. Nous censurerons tout gouvernement, je vais vous le redire, vous inquiétez pas. Nous censurerons tout gouvernement qui inscrit sa politique dans la continuité de la politique d'Emmanuel Macron ou tout gouvernement qui contiendrait en son sein des ministres de droite, des ministres macronistes.
Quant au reste, je ne crois pas que ce scénario soit aujourd'hui sur la table. Certains y croient manifestement et si ça devait arriver, vous inquiétez pas, vous nous demanderez notre avis et on réagira avec plaisir. Mais aujourd'hui, le président de la République est acculé.
Il est totalement responsable de la situation que l'on connaît aujourd'hui. Et la solution aujourd'hui, c'est pas la poursuite des tambouilles, des manœuvres auquel on assiste depuis des jours et des jours et qui honnêtement dégoûte tout le monde dans le pays. La question c'est son départ.
Vous avez aujourd'hui plus de 75 % des Françaises et des Français qui pensent que la solution c'est le départ du président de la République Emmanuel Macron. et nous sommes d'accord avec eux et nous agissons pour le départ du président de la République. Si par exemple demain Olivier Fort vous propose dans ce gouvernement d'être vous me poser des questions, je sais que en ce moment il est il est nécessaire de faire de la politique fiction mais vous me posez des questions auxquelles la personne dont vous parlez Olivier Fort a déjà répondu puisqu'il a déjà indiqué que dans cette hypothèse il ne voudrait pas de la France assoumise dans son gouvernement.
Donc vous voyez ne me demandez pas de répondre à une question qui n'existe pas. Elle n'est pas sur la table. Donc encore une fois, je ne suis pas intéressé pour commenter euh le le le bal auquel on assiste, des des petites manœuvres, des gens qui sortent par la porte et qui rentrent par la fenêtre.
Honnêtement, ça ne nous intéresse pas. Je pense que si on veut sortir de la situation de blocage qui est dans le pays aujourd'hui, monsieur Macron doit partir et c'est les Françaises et les Français qui doivent pouvoir trancher pour choisir librement leur avenir. Et donc c'est ce que nous souhaitons et nous agissons pour ça et nous sommes prêts dans ces hypothèsesl euh à pouvoir présenter notre programme aux Français et aux Français.
Et au-delà de ça, il y a Quelqu'un veut répondre après moi ? Allez-y, allez-y. Non mais au-delà de ça, on a vu depuis hier soir l'idée de suspendre la réforme des retraites.
C'est Ellisabeth Borne qui a proposé ça d'ailleurs hier soir. Est-ce que si le prochain gouvernement suspend la réforme des retraites, vous le censurerez ? Mais là aussi, je crois qu'on a largement répondu à cette à cette à cette question.
Nous sommes nous les insoumis et je crois toutes les personnes qui étaient aujourd'hui réunies favorables à l'abrogation de la réforme des retraites. La suspension de la réforme des retraites dont vous parlez revient reviendrez pour nous à renoncer à cette revendication pour nous aligner sur une revendication de d'âge de départ à la retraite à 63 ans. Ce n'est pas notre position.
Pour le reste, si maintenant les macronistes considèrent que cette réforme qu'ils ont passé en force par 493 n'est plus d'actualité, ils peuvent tout à fait la suspendre et convoquer une élection présidentielle anticipée. Nous nous y opposerons pas. Ça vous convient ?
Merci. Merci à vous. Bonne journée.
Manuel Bompard