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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 septembre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheBudget & impôtsTravail & emploi

#Direct 🔴 Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Economie et des Finances, invité du Grand Jury RTL...

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    La croissance est en berne, l'inflation repart. Le financement de la dette est devenu le premier budget de la France et le chômage repart à la hausse. Qu'est-ce que peuvent bien proposer celles et ceux qui ont participé à cette décennie Macron ?

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Les prix à la pompe, les prix du gaz et du fuel sont de nouveau au plus haut. Le gouvernement dit qu'il n'est pas possible d'aider davantage les automobilistes. Quelle est la solution Bruno Le Maire ?

  • 2:40RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire aider davantage Bruno Le Maire puisqu'il y a déjà des aides aujourd'hui en place ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Vous faites partie de ceux qui sont en train de nous dire que le prix des carburants ne baissera plus, que le choc est durable ?

  • 5:09OuverteRéponse directe

    Sur les mesures de court terme, c'est quoi le levier ? Quels sont les leviers qu'il faut actionner ?

  • 5:57OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un candidat à l'élection présidentielle peut éviter ce débat du poids des taxes, qui est très important en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Le financement de la dette est devenu le premier budget de la France »
  • 0:13PrésentateurFait
    « Le chômage repart à la hausse »
  • 1:59PrésentateurChiffre
    « On dépasse aujourd'hui les 100 dollars le baril »
  • 3:47PrésentateurChiffre
    « Les prix du diesel à la pompe vont dépasser les 2,30€, 2,35€, parfois 2,40€ »
  • 4:35PrésentateurFait
    « Quand on a eu un premier choc pétrolier il y a quelques années, j'avais déjà indiqué qu'il faut accélérer la décarbonation »
  • 5:24PrésentateurChiffre
    « Le carburant est taxé à 60% en France »
  • 7:32PrésentateurFait
    « Nous n'avions pas la majorité absolue en 2022 »
  • 14:13PrésentateurChiffre
    « Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%. Il est à 8,6% aujourd'hui »
  • 14:20PrésentateurChiffre
    « Les taux d'intérêt étaient à 1,1%. Ils sont à 4,4% aujourd'hui »
  • 14:28PrésentateurChiffre
    « L'écart de taux avec l'Allemagne n'a jamais dépassé 30 points pendant les 7 ans où j'ai été ministre de l'Économie et des Finances. Il est en train de dépasser les 100 points aujourd'hui »
  • 16:41PrésentateurFait
    « Il faut des mesures immédiates et puissantes »
  • 17:10PrésentateurChiffre
    « L'ensemble de ces mesures vous permet déjà d'économiser 15 milliards d'euros »
  • 40:28Invité politiqueChiffre
    « à l'entrée du CP, à l'âge de 6 ans, vous avez 30% des enfants qui ne comprennent pas correctement la langue française »
  • 41:55Invité politiqueFait
    « regardez ce qui s'est passé en Grande-Bretagne, meilleur résultat classement PISA »
  • 42:01Invité politiqueFait
    « les états des États-Unis qui ont garanti cette continuité entre la petite enfance et l'école sont ceux qui ont les meilleurs résultats scolaires »
  • 44:20Invité politiqueFait
    « j'utilisais ma voiture personnelle le week-end »
  • 45:12Invité politiquePromesse
    « les cabinets soient composés de 5 personnes et pas de 15 »
  • 45:16Invité politiquePromesse
    « tous les ministres sans exception quittent les palais de la République »
  • 54:22Invité politiqueFait
    « l'intelligence artificielle est une technologie qui pourrait nous tuer à la fin de la décennie »

Temps de parole

  • Présentateur81 %
  • ?7 %
  • Locuteur 93 %
  • Locuteur 83 %
  • Locuteur 72 %

≈ 43,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Le Maire

Bonjour Bruno Le Maire.

0:01
Présentateur

Bonjour Olivier Bost.

0:02
Bruno Le Maire

Vous êtes ancien ministre de l'économie et des finances. La

0:05
Locuteur

croissance

0:06
Présentateur

est en berne, l'inflation repart. Le financement de la dette est devenu le premier budget de la France et le chômage repart à la hausse. C'est dans ce contexte morose et inquiétant que le gouvernement doit boucler un budget pour 2027. C'est aussi dans ce contexte que commence la campagne pour l'élection présidentielle. Qu'est-ce que peuvent bien proposer celles et ceux qui ont participé à cette décennie Macron ? Bienvenue dans ce grand jury Bruno Le Maire. A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Steve Jourdain pour Public Sénat

0:39
Locuteur

et Stéphane

0:40
Bruno Le Maire

Vernet

0:41
Présentateur

pour Ouest France. Dans ce grand jury Bruno Le Maire nous parlerons budget mais aussi éducation. Là aussi la France décroche et vous avez une solution radicale qui a fait beaucoup réagir.

0:53
Locuteur

Ce

0:53
Présentateur

sera dans notre séquence questions des lecteurs.

0:57
Locuteur 2

Le grand jury sur le terrain.

1:00
Locuteur

Les

1:00
Présentateur

prix à la pompe, les prix du gaz et du fuel également sont de nouveau au plus haut. Largement plus de 2 euros par exemple pour le super. Le gouvernement dit qu'il n'est pas possible d'aider davantage les automobilistes. Quelle est la solution Bruno Le Maire

1:16
Locuteur

? La

1:17
Présentateur

solution c'est d'aider ceux qui travaillent,

1:19
Locuteur

qui

1:19
Présentateur

ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur voiture pour aller travailler. Je pense aux aides médicales, aux aides soignantes, aux infirmières, à tous ceux qui

1:27
Locuteur

ont

1:27
Présentateur

des métiers de service qui sont peu rémunérés et qui ont des dépenses qui sont très élevées. Je pense évidemment aux ménages modestes qui doivent remplir leur cuve de fuel

1:36
Locuteur

pour

1:37
Présentateur

préparer l'hiver et qui voient que les prix sont en train d'exploser. Cette aide elle est nécessaire, elle pouvait entre nous soit dit être anticipée. Parce que la flambée des prix du pétrole n'est une surprise que pour ceux qui n'ont pas regardé de près la situation géopolitique dans la région du Golfe. Je dis depuis le mois d'avril

1:54
Locuteur

que

1:55
Présentateur

les accords entre les Etats-Unis et l'Iran sont une mascarade.

1:58
Locuteur

Que

1:58
Présentateur

les prix du pétrole vont flamber. On dépasse aujourd'hui les 100 dollars le baril. Comment vous auriez anticipé

2:03
Locuteur

? En

2:03
Présentateur

préparant justement ces mesures et en préparant leur financement. Aujourd'hui qu

2:08
Locuteur

'est

2:08
Présentateur

-ce qui nous attend ? On voit que les outils ont bloqué le détroit de Bab-al-Mandab. Tout le monde ne le connaît peut-être pas mais c

2:14
Locuteur

'est

2:14
Présentateur

le deuxième détroit par lequel passe 10% du commerce de pétrole mondial.

2:18
Locuteur

Vous

2:18
Présentateur

avez déjà le détroit d'Ormuz qui est bloqué où il y a 20% du trafic de pétrole mondial qui circule. Ça veut dire que quasiment un tiers du trafic de pétrole risque d'être bloqué dans les semaines et dans les mois à venir. Donc comme il n'y a pas de perspective positive pour le moment, que les prix du diesel à la pompe vont dépasser les 2,30€, 2,35€, parfois 2,40€, il faut aider ceux qui travaillent. Est-ce que ça veut dire aider davantage Bruno Le Maire puisqu'il y a déjà des aides aujourd'hui en place ? Ça veut dire être capable d'inscrire cette aide dans la continuité et dans la durée parce que ceux qui ont des niveaux de salaire qui sont faibles,

2:51
Locuteur

ils sont obligés. Donc obligés,

2:54
Présentateur

ça c'est au gouvernement de mesurer ce qui est nécessaire. Je dis simplement que ce risque pétrolier étant un risque de long terme, il faut inscrire ces aides dans le long terme pour ceux qui travaillent et

3:04
Locuteur

qui

3:04
Présentateur

n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule. Et il faut là encore anticiper, comme nous l'avions fait je rappelle il

3:09
Locuteur

y

3:09
Présentateur

a quelques années, c'est-à-dire accélérer la décarbonation de l'économie française, soutenir le développement des véhicules électriques,

3:16
Locuteur

et

3:16
Présentateur

là nous avions fait beaucoup beaucoup de choses pour cela, développer massivement le leasing social pour que l'accès à un véhicule électrique qui coûte 3, 4 fois moins cher sur le plein permette à chacun de s'en sortir mieux. On reviendra plus tard sur les conséquences et notamment les conséquences sur la dette de

3:30
Locuteur

ces aides à ce moment-là. C'est très important, Olivier Bosse, que

3:31
Présentateur

la mesure de court terme

3:33
Locuteur

ouvre

3:34
Présentateur

une perspective de long terme qui est celle de l'accès de tous les Français

3:37
Locuteur

à

3:38
Présentateur

des conditions tarifaires acceptables à un véhicule électrique. Ça ne sert à rien de traiter l'urgence, on n

3:43
Locuteur

'est

3:43
Présentateur

pas capable aussi d'ouvrir des perspectives positives pour nos compatriotes. Qu'on comprenne bien, vous validez en quelque sorte les aides ciblées du

3:51
Locuteur 8

gouvernement, mais vous dites qu'il faut qu'elles s'inscrivent dans la

3:52
Présentateur

durée, c'est bien ça ? Il faut que chacun ait l'assurance que si les prix du pétrole tiennent 110, 120 dollars le baril, les plus modestes et ceux qui utilisent leurs véhicules pour travailler seront soutenus.

4:02
Locuteur

Et il faut avoir l'assurance aussi que le

4:04
Présentateur

gouvernement continuera à investir pour la transition climatique et pour le développement des véhicules électriques, parce que c'est ça la solution de long terme. C'est que chacun qu'il habite dans une ville ou qu'il habite dans les campagnes puisse avoir accès dans des conditions tarifaires acceptables à un véhicule électrique. Le leasing social que nous avons mis en place il y

4:22
Locuteur

a

4:22
Présentateur

quelques années, ça a été un immense succès. Développons-le encore plus vite, encore plus fort pour se libérer du pétrole. Vous faites partie de ceux qui sont en train de nous dire que le prix des carburants ne baissera plus, que le choc est durable ? Mais je le dis depuis des années. Quand on a eu un premier choc pétrolier il y a quelques années, j'avais déjà indiqué qu'il faut accélérer la décarbonation, développer massivement les véhicules électriques, et nous l'avions fait. Il faut garantir la liberté de la France

4:48
Locuteur

par

4:49
Présentateur

rapport à l'approvisionnement en pétrole. Décarbonation, développement de l'électricité décarbonée, construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Au passage, nous l'avions fait. Simplement, comme le temps presse, il faut aller encore plus vite. – Sur les mesures de court terme, parce que là vous parlez des mesures de long terme, sur les mesures de court terme, c'est quoi le levier ? Quels sont les leviers qu'il faut actionner

5:09
Locuteur 9

? Baisse des taxes, gel des tarifs, on est en plein débat sur la

5:12
Présentateur

question. Quelle est votre position ? – La position c'est qu'il faut cibler ceux qui en ont besoin.

5:16
Locuteur

–

5:16
Présentateur

Mais comment

5:16
Locuteur

? –

5:16
Présentateur

Vous voyez bien, ça ne vous a pas échappé, que ce n

5:18
Locuteur

'est

5:18
Présentateur

pas un moment où il faut jeter l'argent public. –

5:20
Locuteur

Mais sur le

5:20
Bruno Le Maire

levier fiscal,

5:21
Présentateur

c'était la question de Stéphane,

5:22
Locuteur

sur le levier fiscal. – Oui, le levier

5:22
Présentateur

fiscal est un

5:23
Locuteur

très mauvais levier.

5:24
Bruno Le Maire

– Le carburant est taxé à 60% en

5:26
Locuteur

France, est-ce que pour revoir notre modèle ? – D'accord, mais si vous baissez les taxes sur le carburant,

5:28
Présentateur

tout le monde va en profiter. Est-ce que vous pensez que c'est le bon moment pour jeter l'argent public par les fenêtres ? Donc je vois tous ceux qui disent qu'il faut baisser les taxes, il

5:35
Locuteur

faut

5:35
Présentateur

baisser les assises,

5:36
Locuteur

il

5:36
Présentateur

faut baisser la TVA. Très bien, d'abord ça va aller dans la poche du distributeur, pas dans la poche de celui qui en a vraiment besoin. Et en deuxième lieu, vous allez arroser le sable, parce que vous allez aider celui qui roule avec un 4x4, qui a un gros V8 et qui consomme beaucoup d

5:47
Locuteur

'essence ou

5:47
Présentateur

beaucoup de diesel, il va bénéficier de votre aide. Est-ce que vous pensez vraiment que c'est de

5:51
Locuteur

l

5:51
Présentateur

'argent public bien employé ? Donc je propose des aides ciblées, c'est d'ailleurs ce qu'a retenu le gouvernement aujourd

5:56
Locuteur

'hui, plutôt

5:57
Présentateur

que des baisses de taxes.

5:57
Locuteur

– Est-ce qu'un candidat

5:57
Présentateur

à l'élection présidentielle peut éviter ce débat du poids des taxes, qui est très important en France, parmi les plus élevées, 60% dans les prix de l'énergie ? Même François Hollande dit aujourd'hui, il faut baisser la TVA sur l'énergie.

6:12
Locuteur

– Je

6:12
Présentateur

n'évite pas le débat.

6:13
Locuteur

Je

6:14
Présentateur

vous dis au contraire que je pense qu'il n'y

6:16
Locuteur

a

6:16
Présentateur

pas d'idée plus contraire à l'intérêt supérieur de la nation française

6:20
Locuteur

que

6:20
Présentateur

de baisser les taxes sur les produits pétroliers. Parce qu'au contraire, nous devons nous libérer du pétrole, être indépendants

6:28
Locuteur

du

6:29
Présentateur

pétrole venu des pays du Golfe, et que baisser les taxes, c

6:32
Locuteur

'est

6:32
Présentateur

accroître notre dépendance. Donc moi, si j'ai de l'argent public à mettre quelque part, je le mets sur la décarbonation, sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. On en a prévu six, je pense qu'il en faut davantage. Sur l'investissement sur les réacteurs modulaires de petite puissance, sur l'aide aux ménages les plus modestes qui trouvent légitimement qu'un véhicule électrique c'est trop cher, sur l'installation de bandes de recharge, pas simplement sur les autoroutes, mais aussi dans la ruralité, dans les zones rurales. Voilà où je mets l'argent public, dans l'avenir dans la France,

7:01
Locuteur

et

7:01
Présentateur

pas dans son passé. Dans notre indépendance, et pas dans notre dépendance. Et pour revenir sur le passé, juste un instant, vous aviez dépensé vos 7 milliards d

7:08
Locuteur

'euros

7:08
Présentateur

d'ennemis pour compenser la hausse des prix à l'époque du pétrole, quand vous étiez ministre de l'économie et des finances. Pourquoi c'était une bonne politique à l'époque, et c'est aujourd'hui une mauvaise politique ? Parce que c'est une politique qui était demandée par tout le monde. Tout le monde réclamait d'avoir des aides directes au carburant. Je rappelle que j'ai divisé la facture par deux, par rapport à ce que demandaient toutes les

7:29
Locuteur

oppositions. À ce moment-là, vous aviez une majorité.

7:32
Présentateur

Il ne

7:32
Locuteur

s

7:32
Présentateur

'agissait pas de composer avec la

7:34
Locuteur

nationale nationale d'aujourd'hui. Nous n'avions pas la majorité absolue

7:35
Présentateur

en 2022, je le rappelle. Et donc nous avions composé, notamment avec l'UMP, qui exigeait 15 milliards d

7:41
Locuteur

'euros de l'aide. Les Républicains, oui.

7:42
Présentateur

Et bien sûr,

7:43
Locuteur

que

7:43
Présentateur

chacun balaye devant sa porte. Sortons de cette idée que le ministre de l'économie et des finances a tout pouvoir, c'est lui qui décide tout seul, du haut de Bercy, de son sixième étage, je vais faire ceci. Il y a un parlement, il y a des parlementaires, et quand ceux qui travaillent avec vous, à l'époque l'UMP, réclament le double sur l'aide au carburant, c'est compliqué de leur claquer la porte au nez.

8:04
Locuteur

Vous auriez pu vous y opposer.

8:06
Présentateur

Vous auriez pu vous y opposer à ces 7 milliards. Mais vous négociez, je suis opposé aux 15 milliards, on est arrivé à 7, mais on voit bien, je l'avais déjà dit à l'époque, que l'essentiel,

8:15
Locuteur

c

8:15
Présentateur

'est de se libérer du pétrole, de garantir notre indépendance, et d'investir, notamment dans le nucléaire. Vous sentez, vous redoutez un retour des gilets jaunes, ou c'est pas du tout le même contexte

8:24
Locuteur

? C

8:25
Présentateur

'est exactement le même contexte. C'est un contexte où beaucoup de Français

8:28
Locuteur

souffrent.

8:31
Présentateur

Oui,

8:31
Locuteur

mais

8:31
Présentateur

à l'époque,

8:31
Locuteur

c

8:31
Présentateur

'était une réaction à une taxe décidée, certes

8:35
Locuteur

par le gouvernement

8:36
Présentateur

précédent, mais pas supprimée par votre

8:38
Locuteur

gouvernement.

8:39
Présentateur

Aujourd'hui, il

8:39
Locuteur

y a

8:39
Présentateur

une situation internationale. Je suis d'accord, mais regardez où en étaient les prix de l'essence et les prix du diesel à l'époque. Infiniment plus bas, vous avez parfaitement raison. Aujourd'hui, les gens ne manifestent pas pour leur plaisir,

8:50
Locuteur

ils

8:51
Présentateur

manifestent parce qu'ils crèvent, parce qu'ils ne s'en sortent pas. Vous avez des agriculteurs qui se retrouvent avec 600 euros de revenus, qui voient que le prix des intrants va monter parce que les prix du pétrole et les prix du gaz augmentent, qui voient qu

9:03
Locuteur

'ils

9:03
Présentateur

ne s'en sortent pas. Vous avez des ménages modestes, âgés dans les zones rurales, qui se disent « mais comment je vais payer ma facture pour ma cuve de fioul ? » Vous avez des aides-soignantes qui viennent de démarrer dans la vie, qui

9:13
Locuteur

ont

9:13
Présentateur

24-25 ans, qui font 80-100 km par jour, et qui se

9:17
Locuteur

disent

9:17
Présentateur

« je ne

9:17
Locuteur

peux

9:17
Présentateur

pas payer 150 ou 200 euros de plus par mois

9:20
Locuteur

».

9:20
Présentateur

C'est ça la réalité de la France. Donc inventer l'avenir, c'est très important. Fixer cette perspective des véhicules électriques et de l'électrification de tous les usages, c'est l'essentiel. Mais la réponse d'urgence,

9:31
Locuteur

c

9:32
Présentateur

'est tout simplement une question de justice. Stéphane Vernet. Vous disiez tout à

9:35
Locuteur

l

9:35
Présentateur

'heure que le ministre de l

9:36
Locuteur 9

'Économie ne peut pas tout. Aujourd'hui, on voit un gouvernement qui se félicite que Patrick Pouyanné, le patron de Total, a décidé de plafonner ses propres prix à la pompe. Est-ce que ça, c'est une bonne politique ? C'est une bonne façon de gérer la chose ?

9:48
Présentateur

Bien sûr. Et je salue la décision de Patrick Pouyanné. Mais en même temps, on se met dans les mains de la décision de Patrick Pouyanné ? Oui, mais enfin, ne soyons pas contradictoires dans nos approches. Moi, j'entends tous ceux qui, matin, midi et soir, crachent à la figure de Patrick Pouyanné et de Total.

10:04
Locuteur

J

10:04
Présentateur

'ai toujours défendu cette grande entreprise, parce que j'ai toujours considéré que c'était quand même mieux

10:09
Locuteur

d

10:09
Présentateur

'avoir un géant pétrolier qui soit français et qui, précisément dans ce genre de situation, nous permette de nous en sortir. Donc moi, je salue la décision de Total, je salue la décision de Patrick Pouyanné. Je l'invite évidemment à maintenir ce plafonnement en dessous des 2 euros, mais qu'on arrête d'un côté d'insulter et de l'autre de tendre la main.

10:29
Locuteur

En général, ça ne marche pas très bien.

10:31
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, quand Patrick Pouyanné dit « Si vous instaurez une taxe sur les super profits, on arrête le plafonnement », est

10:36
Locuteur

-ce

10:36
Bruno Le Maire

que ce n

10:36
Locuteur

'est

10:36
Bruno Le Maire

pas un peu du chantage ?

10:38
Présentateur

Ça, c'est au gouvernement de négocier. Je dis simplement qu'on est plus fort

10:41
Locuteur

quand

10:41
Présentateur

on a un producteur ou un distributeur de pétrole qui est français,

10:46
Locuteur

plutôt

10:47
Présentateur

que quand on le laisse partir vers les États-Unis en le couvant d'eau propre. Une taxe sur les super profits,

10:51
Locuteur

c

10:51
Présentateur

'est une mauvaise idée, selon vous ? J'ai toujours maintenu l'impôt sur les sociétés au même niveau pendant 7 ans.

10:58
Locuteur

Je

10:59
Présentateur

n'ai jamais augmenté les impôts. Jamais. J'ai fait, en 2017, une réforme fiscale qui est sans doute une des plus importantes depuis plusieurs décennies. En ramenant l'IS, l'impôt sur les sociétés, de 33,3% à 25%, et donc en garantissant ce qui est l'essentiel, la compétitivité des entreprises. Maintenant, on aura l'occasion d'y revenir dans une situation financière qui est grave.

11:21
Locuteur

Il

11:21
Présentateur

faut regarder toutes les options

11:23
Locuteur

et

11:24
Présentateur

garantir aux Français que nous allons reprendre le contrôle de nos finances.

11:27
Bruno Le Maire

Alors justement, Bruno Le Maire, pour élargir au-delà des prix du carburant et du retour de l'inflation, la croissance de la France a été revue cette semaine

11:36
Présentateur

à 0,4-0,5% pour cette année. C'est tout simplement deux fois moins que prévu. Le pays emprunte aujourd'hui à des taux d'intérêt de plus de 4% pour financer une dette colossale et le chômage est à la hausse. Est-ce qu'on est au bord du précipice

11:50
Locuteur

? On

11:52
Présentateur

est dans une situation qui est grave et nous sommes pris à la gorge.

11:57
Locuteur

Donc

11:57
Présentateur

il n'y a qu'une solution. L'action. L'action résolue, ferme, immédiate. Pris à la gorge, c'est pour la dette. Pris à la gorge, c'est pour les finances publiques, c'est pour les taux d'intérêt, c'est pour le déficit public qui est en train de déraper. Tout ça est hors de contrôle. Donc il faut reprendre le contrôle. Et vous ne reprenez le contrôle que dans l'action.

12:18
Locuteur

Une

12:18
Présentateur

action qui soit forte, une action qui soit totalement déterminée. Je rappelle que les conséquences de ces taux d'intérêt qui flambent, ce ne

12:26
Locuteur

sont

12:26
Présentateur

pas des conséquences qui sont théoriques. Ça veut dire que les jeunes qui vont à la banque aujourd'hui, qui vont demander à emprunter pour s'acheter un logement, vont avoir des taux d'intérêt qui vont être à plus de 6%. Ça veut dire que nos entreprises, nos PME, nos ETI, nos artisans, nos commerçants, quand ils vont emprunter pour développer leur activité, ils vont trouver porte-close. Vous allez avoir sur les assureurs crédits

12:48
Locuteur

un

12:49
Présentateur

véritable choc, parce que les assureurs crédits vont dire que

12:50
Locuteur

c

12:50
Présentateur

'est beaucoup trop dangereux. Donc on n'assure plus le crédit des entreprises. Les entreprises vont se retrouver en grande difficulté. Je réinsiste sur ce sujet. Le temps est venu d'agir fortement, fermement et rapidement. La France est-elle en train de décrocher en Europe ? Parce que pour le coup, si on regarde chez nos voisins européens, leurs résultats sont meilleurs, que ce soit sur la dette, sur la croissance, sur l'emploi. Est-ce qu'il y

13:14
Locuteur

a

13:14
Présentateur

une spécificité française aujourd'hui ? Oui.

13:18
Locuteur

Les

13:18
Présentateur

chiffres le disent.

13:20
Locuteur

La

13:20
Présentateur

France, elle décroche depuis 2024.

13:22
Locuteur

Et

13:23
Présentateur

depuis cette funeste dissolution.

13:25
Locuteur

La dissolution restera

13:27
Présentateur

pour moi comme un jour noir dans l'histoire de la politique française.

13:31
Locuteur

Elle

13:31
Présentateur

décroche parce qu'elle n'a plus de politique économique cohérente.

13:34
Locuteur

On

13:34
Présentateur

augmente les impôts.

13:36
Locuteur

On

13:36
Présentateur

n'a plus de réduction de déficit qui soit claire. On n'a plus de trajectoire qui soit claire. Je rappelle que la dernière année pleine où j'ai été ministre de l'économie et des finances, en 2023, la croissance a été révisée par l'INSEE à 1,9.

13:50
Locuteur

Près

13:50
Présentateur

de 2%.

13:51
Locuteur

Aujourd

13:52
Présentateur

'hui, on n'est pas loin de la récession. Les taux d'intérêt étaient à 1%. On avait déjà un sujet de dette. Vous avez assuré...

13:58
Locuteur

D'accord, mais nous

13:59
Présentateur

avions...

13:59
Locuteur

Olivier Boss,

14:00
Présentateur

remettons un certain nombre de points sur les i parce que cette fable que tout le monde raconte matin, midi et soir sur...

14:06
Locuteur

Il

14:06
Présentateur

y a une dette qui a absolument explosé. Il y

14:08
Locuteur

a

14:08
Présentateur

un seul homme qui est responsable. Je prends mes responsabilités. Mais je voudrais simplement qu'on revienne aux chiffres. Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%. Il est à 8,6% aujourd'hui. Les taux d'intérêt étaient à 1,1%. Ils sont à 4,4% aujourd'hui. L'écart de taux avec l'Allemagne n'a jamais dépassé 30 points pendant les 7 ans où j'ai été ministre de l'Économie et des Finances. Il est en train de dépasser les 100 points aujourd'hui. Donc remettons les choses à l'endroit si on veut véritablement apporter des bonnes réponses. Non, mais la situation dans laquelle on est aujourd'hui, c'est aussi le résultat d'une accumulation. Et vous avez...

14:41
Locuteur

Vous

14:42
Présentateur

êtes... Et vous avez

14:43
Locuteur

participé à cette accumulation.

14:45
Présentateur

Je reprends votre terme d'accumulation qui est juste. C'est l'accumulation d'erreurs depuis 40 ans d'un modèle économique qui distribue des richesses alors qu'il n'en produit pas suffisamment. C'est l'échec d'un modèle où on a promis aux Français de travailler moins et de gagner plus en partant à la retraite. Donc vous

15:02
Locuteur

dites aujourd'hui qu'il faut avoir du courage. Maintenant, Olivier Boss, quel courage

15:04
Présentateur

il faut avoir et que vous n'avez pas eu à l'époque quand vous étiez ministre ? Mais le courage, nous l'avons eu. Enfin, pardon, tout ce que je pouvais faire d'un

15:11
Locuteur

point de vue réglementaire. Pas sur le redressement des

15:12
Présentateur

finances publiques. Non, non. Je ne laisserai pas passer ce genre de choses.

15:15
Locuteur

Ça

15:15
Présentateur

fait trop longtemps que j'entends ça. Et je pense que les Français ont droit à la vérité. En 2024, quand il fallait rétablir les comptes tout ce qui était dans mon pouvoir, je l'ai fait. Réduire de 10 milliards d'euros les dépenses de l'État, je l'ai fait. Augmenter les franchises sur les médicaments, je l'ai fait. Supprimer, supprimer l'aide à l'électricité, je l'ai fait. Quand il a fallu aller plus loin, il fallait des mesures législatives, de la loi. J'ai proposé en avril 2024 au président de la République, à la majorité de l'époque et aux oppositions, un plan de redressement des comptes.

15:46
Locuteur

Au

15:47
Présentateur

lieu d'avoir ce plan de redressement des comptes qui nous permettrait aujourd'hui d'être libres

15:51
Locuteur

et

15:51
Présentateur

avec un déficit qui baisse, il y a eu la dissolution. Exit le ministre des Finances et exit le plan de redressement des comptes publics. Maintenant que nous en sommes là, que faut-il faire ? La situation, c'est beaucoup aggravé. Je vous ai donné les chiffres et les comparaisons.

16:08
Locuteur

Il

16:08
Présentateur

faut juste du courage.

16:09
Locuteur

Il

16:09
Présentateur

faut avoir le courage de dire aux Français nous allons prendre

16:12
Locuteur

jusqu

16:13
Présentateur

'à ce que la France soit revenue sous les 3% de déficit public un certain nombre de mesures qui sont indispensables pour notre liberté et pour notre indépendance. On va en parler, mais là la question, c'est de trouver notamment 30 milliards d'euros pour le budget de l'année prochaine. Si vous aviez 3 mesures à recommander

16:29
Locuteur

? Mais

16:30
Présentateur

je ne

16:30
Locuteur

vais

16:30
Présentateur

pas vous proposer 3 mesures. Je vais être beaucoup plus explicite et beaucoup plus détaillé que

16:34
Locuteur

ça. Je vais vous donner plus. Plus que 3

16:35
Présentateur

mesures. Ça, vous allez être satisfait.

16:37
Locuteur

Il

16:38
Présentateur

faut des mesures immédiates et puissantes. Je propose la désindexation d'un point

16:43
Locuteur

de

16:44
Présentateur

toutes les pensions de retraite sauf le minimum vieillesse.

16:48
Locuteur

Je

16:49
Présentateur

propose la désindexation de toutes les aides sociales sauf le RSA.

16:53
Locuteur

Je

16:54
Présentateur

propose de faire également la suppression de l'abattement à 10% sur les revenus des retraités.

16:59
Locuteur

Je

16:59
Présentateur

propose de geler le point d'indice des fonctionnaires.

17:01
Locuteur

Et

17:02
Présentateur

je propose de geler l'avancement

17:05
Locuteur

des

17:06
Présentateur

fonctionnaires. L'ensemble de ces mesures vous permet déjà d'économiser 15 milliards d'euros. Voilà ce que j'appelle des mesures précises, courageuses et à la hauteur de la gravité de la situation. Je les complète. Je maintiendrai la surtaxe à l'impôt sur le revenu

17:22
Locuteur

et

17:22
Présentateur

à l'impôt sur les sociétés. Pourquoi

17:24
Locuteur

?

17:25
Présentateur

Parce que rien n'est acceptable

17:26
Locuteur

si

17:27
Présentateur

ce n'est pas juste.

17:28
Locuteur

Et

17:28
Présentateur

la justice, c'est que si vous demandez un effort aux Français, un effort à ceux qui sont à la retraite, il est indispensable que les entreprises elles aussi puissent continuer à contribuer et que les plus fortunés puissent continuer à contribuer. Donc Total

17:41
Locuteur

serait

17:42
Présentateur

éventuellement inclus dans cette surtaxe ? Bien sûr.

17:45
Locuteur

J

17:45
Présentateur

'ajoute une troisième mesure qui me paraît indispensable.

17:49
Locuteur

Aujourd

17:49
Présentateur

'hui, le niveau de vie moyen de la France

17:52
Locuteur

est

17:52
Présentateur

devenu inférieur au niveau de vie moyen des Européens.

17:56
Locuteur

Donc

17:56
Présentateur

il n'y a aucune raison que nous ayons une contribution au budget de

17:59
Locuteur

l

17:59
Présentateur

'Union Européenne qui soit aussi élevée.

18:01
Locuteur

Je

18:02
Présentateur

demande qu'il y ait un rabais sur la contribution française au budget de l'Union Européenne comme le Danemark en a un, comme l'Allemagne en a un.

18:12
Locuteur

C

18:12
Présentateur

'est effectivement une contribution qui est de 25 à 28 milliards d'euros par an. Donc c'est beaucoup beaucoup d'argent. Je pense qu'un rabais de 5 milliards d'euros sur la contribution de la France à l'Union Européenne au regard

18:22
Locuteur

de

18:22
Présentateur

notre situation financière

18:24
Locuteur

et

18:25
Présentateur

au regard du niveau de vie des Français, elle sera à la fois juste et efficace. L'ensemble de ces mesures que je viens de présenter... Excusez-moi, c'est votre dernière mesure, c'est le mauvais élève qui demande au professeur de remonter sa note, là. Non, c'est tout simplement le reflet de la situation économique du pays. Moi, je pense à la France

18:42
Locuteur

matin, midi et soir. Et je me dis aujourd'hui, il

18:45
Présentateur

est temps de reprendre les choses en main. Vous voyez bien qu'en l'espace de deux minutes, vous pouvez présenter un plan de redressement qui soit clair, simple, équilibré et qui vous permette d'atteindre plus de 30 milliards d'euros d'économie dès le budget 2027. J'ajoute deux points qui sont très importants. Ça ne sert à rien de faire tout ça. D'abord, si ce n'est pas juste, j'insiste sur cette question de justice qui est fondamentale, mais surtout si vous ne dites pas aux Français, ça, c'est une bonne fois pour toutes. Il faut leur donner un calendrier. Moi, je dis trois ans jusqu'à ce qu'on revienne sous les 3% de déficit.

19:17
Locuteur

Il

19:18
Présentateur

faut en deuxième lieu leur garantir que c'est une fois pour toutes qu'on ne va pas tous les 5 ans, tous les 10 ans se retrouver dans cette situation-là. On va mettre de côté ces 40 ou 50 années de déséquilibre des finances publiques en prenant des mesures structurelles.

19:31
Locuteur

La

19:31
Présentateur

réforme des retraites, une réforme en profondeur de l'État en sachant ce qui relève de l'État, pour moi, sécurité, santé, éducation et tout le reste qui ne relève pas de l'État.

19:42
Locuteur

Et

19:42
Présentateur

en troisième lieu, si on veut vraiment sécuriser tout cela, il faut que vous ayez

19:46
Locuteur

une

19:47
Présentateur

nouvelle procédure budgétaire. J'ai fait passer 7 budgets

19:51
Locuteur

en

19:51
Présentateur

7 ans au Parlement. Je peux vous dire que notre procédure, elle est complètement obsolète.

19:56
Locuteur

Si

19:56
Présentateur

vous voulez vraiment être efficace, il faut réduire

19:58
Locuteur

le

19:59
Présentateur

pouvoir d'amendement des parlementaires sur le budget. Ce que j'ai constaté, c'est un constat de fait, qu'en cette année, à chaque année, j'avais droit à entre 70 et 100 milliards d'euros de propositions de dépenses supplémentaires, jamais d'économies. Donc, réduisons le pouvoir d'amendement des parlementaires,

20:16
Locuteur

vous réduirez les dépenses. Est-ce

20:17
Locuteur 8

que c'est très démocratique, ça

20:18
Locuteur

?

20:19
Présentateur

Mais ce qui est démocratique, c'est d'avoir un budget équilibré.

20:21
Locuteur

Ce

20:22
Présentateur

qui est démocratique, c'est d'avoir un vrai débat de fond, plutôt que d'aller pointer les uns les autres en disant c'est la faute des immigrés, c'est la faute des plus pauvres. Regardez les sommes qui sont en jeu et avoir l'honnêteté de vous dire ce que je vous dis ce matin. Enfin, toujours dans les choses structurées, il est indispensable que le ministre des Finances en France soit, comme en Allemagne et comme en Grande-Bretagne un vice-chancelier ou un vice-premier ministre qui a un droit de veto sur les dépenses.

Que je peux vous dire d'expérience que quand vous vous êtes cassé la bibine pour faire 100 millions d'euros d'économies et que le matin vous allumez RTL et que vous entendez qu'il y

20:53
Locuteur

a

20:53
Présentateur

un ministre qui fait 4 milliards d'euros d'annonces, très franchement c'est un peu décourageant. Donnez un droit de veto au ministre des Finances pour qu'il puisse bloquer les annonces, les dépenses inutiles qui ensuite mettent la France dans le mur. Je voudrais revenir sur la dette et sur un débat qu'on a depuis la rentrée sur la question de geler la dette. Jean-Luc Mélenchon dans son discours à la fête de l'humanité hier vous a cité vous lui auriez dit c'est ce qu'il dit à la tribune quand vous étiez ministre que ça n'était pas la peine de demander que la dette devienne perpétuelle c'est son idée aujourd'hui elle l'est déjà nous ne la payons jamais. C'est vrai que vous avez dit ça

21:29
Locuteur

?

21:30
Présentateur

Non. Mais Jean-Luc Mélenchon il peut lui arriver de dire des choses qui soient inexactes fallacieuses et très souvent provocatrices. L'idée de l'annulation de la dette est ce qu

21:40
Locuteur

'on

21:40
Présentateur

soit mais qu'on aille jusqu'au bout du raisonnement. Ça veut dire la sortie de la France de l'Union Européenne. Pensez vraiment que nos partenaires

21:48
Locuteur

de

21:49
Présentateur

jeu au sein de la zone euro qui nous protègent vont nous dire librement qu'ils ont raison les Français ils empruntent c'est des cigales et ils se payent tout ce qu'ils veulent des dépenses ici des dépenses là des aides sociales en veux-tu en voilà et puis quand il faut rembourser rembourse pas. Il faut nous dire ne remboursez pas très bien mais nous on ne veut plus de l'euro et on est plus comptable des dépenses françaises. L'annulation de la dette française

22:11
Locuteur

c

22:11
Présentateur

'est la fin

22:12
Locuteur

de

22:12
Présentateur

l'euro et j'ai toujours considéré que l'euro était probablement un des plus beaux accomplissements de l'Europe au cours des 30 dernières années et certainement la protection la plus forte contre les risques économiques qui pèsent sur la nation française. Emmanuel Moulin gouverneur de la Banque de France qui a été aussi votre ancien directeur de cabinet a dit vendredi matin sur RTL que la solution du gel de la dette elle était illégale dangereuse et inutile. Déjà première question est-ce que c'est au gouverneur de la Banque de France d'intervenir dans le débat public bien sûr politique plutôt d'ailleurs.

Bien sûr c'est son rôle que chacun exerce son rôle c'est un moment où il est bon que chacun s'exprime les chefs d'entreprise les patrons de PME tous ceux qui ont quelque chose à dire qui le disent c'est un moment débat démocratique donc oui le gouverneur de

22:57
Locuteur

la

22:57
Présentateur

Banque de France est légitime pour prendre la parole et je souscris évidemment à

23:01
Locuteur

ce

23:01
Présentateur

qu'il vient de dire je pense que c'est très important de parler aux français de leur expliquer la situation d'apporter des solutions à quelquel ils seront d'accord ou pas d'accord c'est le jeu démocratique mais au moins de dire clairement quelles seraient les conséquences de telle ou de telle décision pourquoi je vous dis qu'il est absolument essentiel qu'il y ait un budget pourquoi je soutiens les efforts du Premier ministre pour avoir un budget

23:23
Locuteur

mais

23:24
Présentateur

tout simplement parce que si vous n'avez pas de budget non seulement vous risquez d'avoir un vrai accident financier

23:28
Locuteur

c

23:29
Présentateur

'est à dire qu'à un moment donné c'est la banque centrale européenne

23:31
Locuteur

qui

23:32
Présentateur

nous prêtera l'argent à la place de nos créanciers mais elle le fera à ses conditions elle exigera une baisse des pensions elle exigera une baisse des traitements des fonctionnaires donc elle exigera des choses que je ne veux pas voir imposées aux français c'est pas le budget qui est en cause dans les mois qui viennent

23:48
Locuteur

c

23:48
Présentateur

'est notre liberté nationale

23:50
Locuteur

Stéphane

23:50
Bruno Le Maire

Vernein

23:50
Locuteur 9

vous ne voulez pas voir un gel des pensions et un gel du traitement des fonctionnaires en même temps dans la première partie de votre programme vous annoncez un certain nombre de mesures qui sont des mesures d'austérité en fait sur les retraites sur les salaires des fonctionnaires vous êtes vous-même sans le dire en train de proposer une série de mesures un électrochoc économique sur les finances publiques à la France

24:19
Présentateur

l'austérité c'est le mot qu'on brandit à chaque fois qu'on ne

24:21
Locuteur

veut

24:21
Présentateur

rien faire je l'ai entendu pendant des années je

24:24
Locuteur

suis ici pour

24:27
Présentateur

vous parler avec beaucoup de coeur

24:28
Locuteur

mais

24:29
Présentateur

aussi beaucoup de liberté

24:30
Locuteur

j

24:30
Présentateur

'ai 7 ans d'expérience comme ministre de l'économie et des finances à chaque fois que j'ai voulu faire une économie dans les dépenses on m

24:35
Locuteur

'a

24:35
Présentateur

dit austérité vous voulez baisser d'un euro telle prestation sociale austérité vous voulez réduire une action de l'Etat austérité ça suffit à force de dire cela on ne prend pas les mesures nécessaires et vous voyez bien qu'on part dans le décor

24:48
Locuteur

avec

24:48
Présentateur

des taux d'intérêt qui sont à 4,4

24:50
Locuteur

qui

24:51
Présentateur

dépasseront très prochainement les 5% qui empêcheront les français d'emprunter qui vont peser sur les économies qui vont peser sur les entreprises qui vont empêcher les PME d'investir c'est ça qu'on veut donc je vous le dis avec toute la liberté qu

25:04
Locuteur

'est

25:04
Présentateur

la mienne maintenant je ne propose certainement pas l'austérité je propose la responsabilité je propose de regarder les choses en face quand ça dérape

25:11
Locuteur

il

25:12
Présentateur

faut activer le frein d'urgence quand les événements vous prennent à la gorge pour prendre le mot de Churchill il vaut mieux les prendre par la main donc les mesures que je propose c'est tout simplement prendre par la main la situation difficile de nos finances publiques se donner 3 ans c'est pas pour l'éternité

25:28
Locuteur

la

25:29
Présentateur

possibilité de les redresser et ensuite nous ouvrirons la possibilité pour le pays de réinvestir de retrouver sa grandeur de se réindustrialiser de redevenir un grand pays de production vous pensez vraiment qu'on peut redescendre sous la barre les 3% de déficit public en 3 ans ? je pense que si vous faites de 30 à 40 milliards d'euros d'économie pour revenir sous les 3% de déficit public en 2029 et pourquoi j'insiste sur la date ? parce que là aussi j'ai vu les choses déraper

25:57
Locuteur

on parlait de 2030 en 2024

25:59
Présentateur

le plan de redressement que j'avais proposé fixait le retour sous les 3% de déficit en 2027 pourquoi c'est important ces 3% ? c'est pas un fétiche c'est tout simplement parce qu'on parle de la France

26:11
Locuteur

et

26:11
Présentateur

que c'est notre crédibilité auprès des autres acteurs

26:14
Locuteur

européens vous étiez au pouvoir

26:15
Présentateur

en 2024 monsieur le maire mais le plan de redressement que je proposais incluait ces mesures et permettait parce que la situation était moins grave à l'époque de revenir sous les 3% de déficit en 2027 donc je veux bien qu'au regard du dérapage depuis la dissolution et de la perte de contrôle complète de la vie politique française depuis la dissolution on se dise bon 2027 c'est trop dur on va faire 2029 mais à un moment donné on va pas dire 2030 ou 2031 on va passer pour des miquets mais c'est déjà le

26:41
Locuteur

cas

26:41
Présentateur

on parle déjà d'un déficit qui sera pas réduit en dessous de la barre des 3% avant 2030 et

26:47
Locuteur

même au-delà parce que

26:48
Présentateur

je regarde les propositions qui sont faites ici invitez n'importe quel responsable politique de France et de Navarre sur votre plateau et trouvez-en un seul qui vous fait une liste aussi précise et chiffrée

27:00
Locuteur

des

27:01
Présentateur

mesures qui permettent vraiment

27:02
Locuteur

de

27:03
Présentateur

reprendre le contrôle de nos finances publiques moi je le fais devant vous parce que je pense qu'il en va de l'avenir de notre pays de son indépendance et que je ne veux pas voir le jour

27:11
Locuteur

où

27:12
Présentateur

d'autres que des français décideront de l'avenir des français

27:20
Locuteur

avec

27:20
Présentateur

une règle importante des réponses par oui ou par non pour ou contre pour ou contre la transparence salariale oui pour mais dans des conditions enfin c'est un sujet qui est très important mais dans des conditions qui ne sont pas celles qui sont prévues aujourd'hui

27:34
Locuteur

Steve

27:35
Présentateur

Jourdain

27:35
Locuteur 8

le grand remplacement est-il un débat politique c'est une question suite à la position polémiste de polémique de la ministre Orberger

27:44
Locuteur

je

27:44
Présentateur

pense qu'il

27:45
Locuteur

y a

27:45
Présentateur

de bien meilleurs débats à voir en France notamment sur la démographie sur la production en France je pense que tous les débats

27:54
Locuteur

qui

27:55
Présentateur

sont animés par la peur

27:56
Locuteur

et

27:57
Présentateur

par les fantasmes sont de mauvais débats Stéphane Verdet oui ou non avez-vous reçu un mail des impôts vous apprenant que vos données avaient été piratées non

28:06
Locuteur

est

28:06
Présentateur

-ce que vous trouvez cette fuite choquante révoltante difficilement évitable

28:10
Locuteur

elle

28:10
Présentateur

est profondément inquiétante

28:13
Locuteur

et

28:13
Présentateur

elle montre l'importance qu'il y

28:14
Locuteur

a

28:14
Présentateur

à investir de manière beaucoup plus massive sur la cybersécurité non seulement dans l'Etat mais aussi dans les entreprises

28:21
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire on va marquer une pause dans ce grand jury on se retrouve dans un instant et on parlera bien sûr de 2027 êtes-vous

28:27
Présentateur

candidat ou non à tout de suite

28:30
Locuteur 5

le grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6

28:47
Locuteur

mai

28:49
Présentateur

1963 une victoire politique d'un homme qu'on n'attendait pas Michel Debré devenu député de la Réunion à plus de 9000 km du pouvoir parisien une victoire symbole d'une politique qui a façonné modernisé une île

29:04
Locuteur

mais

29:04
Présentateur

aussi révélé les zones d'ombre d'une ambition républicaine

29:07
Locuteur

dans

29:08
Locuteur 9

l'une des plus vieilles et anciennes colonies de l'Empire la Réunion on pourrait résumer la politique de Michel Debré à la Réunion de deux manières soit la fin justifie les moyens soit nécessité fait loi pour le député la transformation de l'île n

29:20
Présentateur

'est alors possible qu'accompagnée d'une vraie politique migratoire

29:23
Locuteur

ça

29:24
Locuteur 8

ne pose aucun problème qu'on arrache les enfants à leur famille et qu'on les envoie à 9000 km de chez eux

29:32
Présentateur

des notables à la fois médecins et élus locaux vont invoquer la politique de contrôle de natalité pour légitimer des avortements forcés ils ne savent pas ce qu'on a vécu ils ne savent pas ce que l'on a pu subir

29:43
Locuteur 2

Michel Debré et la Réunion dérivent d'une ambition républicaine vendredi prochain à 22h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr

29:52
Locuteur

il

30:03
Locuteur 8

manque au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et des lycées en ce début d'année

30:09
Locuteur

nous

30:09
Locuteur 7

sommes au collège d'olto massivement en grève aujourd'hui on vient simplement pour demander des moyens pour l'entraînement public

30:17
Locuteur

on

30:18
Locuteur 5

sait qu'encore une fois on va bricoler parce que l'éducation nationale est la plus grande enseigne de bricolage de ce pays c

30:24
Présentateur

'est compliqué de les orienter parce qu'on leur demande à 15 ans de savoir ce qu'ils veulent faire bien sûr que le système

30:30
Locuteur 8

éducatif il est d'une complexité folle

30:32
Locuteur

dans

30:32
Locuteur 2

le troisième c'est la dernière ligne droite il

30:35
Locuteur

faut

30:35
Locuteur 2

y aller là

30:35
Locuteur 8

l

30:36
Locuteur 7

'orientation c'est un labyrinthe délirant depuis la réforme du bac il faut choisir tout le temps mais tu sais le jour de l'heure et le jour de la rentrée

30:44
Locuteur

non

30:44
Locuteur 7

il faut aller sur le site de Sophie Germain

30:46
Locuteur

parce

30:47
Locuteur 7

qu'ils ont oublié de donner les papiers moi quand j'étais petite il pleuvait toujours le jour de la rentrée donc s'il pleut demain c'est une bonne rentrée voilà Daron

30:54
Locuteur

Daronne

30:55
Locuteur 8

dans le labyrinthe scolaire samedi prochain à 21h sur Public Sénat et sur

30:59
Locuteur 2

publicsénat.fr

31:13
Locuteur 8

les anciens égyptiens nous ont légué de mystérieuses inscriptions

31:17
Locuteur

elles

31:17
Locuteur 8

nous révèlent leur grande histoire les hiéroglyphes

31:24
Locuteur 5

les hiéroglyphes sont probablement l'écriture qui a été utilisée le plus longtemps dans l'histoire de l'humanité

31:31
Locuteur

qu

31:31
Locuteur 8

'est-ce que c'est le mouvement

31:32
Locuteur

? il

31:33
Locuteur 2

mène une tête

31:36
Locuteur

ah

31:37
Présentateur

c'est un message direct

31:37
Locuteur

il

31:38
Présentateur

me demande de rétablir

31:41
Locuteur

ce

31:41
Présentateur

qui est abîmé

31:42
Locuteur

il faut

31:43
Présentateur

faire quand même

31:43
Locuteur

le

31:45
Locuteur 7

palais des hiéroglyphes sur les traces de Champollion

31:47
Locuteur

aujourd

31:48
Locuteur 7

'hui à 13h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr

31:52
Locuteur

c

32:03
Présentateur

'est une promesse simple dans un monde toujours plus complexe 90 minutes deux débats un objectif donner du temps à nos experts pour qu'ils donnent du sens à l'actualité vous pouvez participer à l'émission en posant vos questions et je vous donne donc rendez-vous du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat

32:35
Locuteur 5

pour

33:13
Locuteur 9

vous faire découvrir la magie de la saison froide dans celle qu

33:16
Locuteur

'on

33:16
Locuteur 9

surnomme la belle province du Canada alors je vais vous montrer que cette saison est bien plus qu'un décor c'est une véritable façon de vivre la route jusqu'à vous elle est magique ouais c'est beau hein

33:27
Locuteur 3

je trouve que c'est un endroit unique au monde de voir le brut de la nature se déchaîner fait qu'on se sent humain à

33:35
Locuteur 4

la ville de Québec on accorde une

33:36
Locuteur 8

très grande importance à la préservation mais aussi à la promotion de la langue française Québec ça représente l'équilibre on a en fait le fleuve et les montagnes on a l'histoire et la nature et pour moi ça forme un équilibre qui fait que quand les gens nous visitent ça les émerveille on n

33:54
Locuteur

'a

33:54
Locuteur 8

jamais assez de temps pour visiter Québec

33:55
Bruno Le Maire

c'est pas chaud ce matin il y

33:56
Locuteur

a

33:56
Bruno Le Maire

moins de 30 au Québec on dit qu'il

33:58
Locuteur

n'y a

33:58
Bruno Le Maire

pas de mauvaise température il n

33:59
Locuteur

'y

33:59
Bruno Le Maire

a que des gens mal amis

34:02
Locuteur 8

Destination

34:02
Locuteur

Francophonie le

34:03
Locuteur 5

11

34:19
Présentateur

septembre 2001 l'attentat le plus meurtrier de l'histoire allait bientôt marquer New York et l'Amérique au fer rouge

34:26
Locuteur

j

34:27
Présentateur

'ai voulu savoir ce que le 11 septembre a changé chez ceux qui eux étaient sur les lieux même de la tragédie

34:32
Locuteur

l

34:33
Présentateur

'épreuve qu'ils ont subie fut immortalisée par des photographes après des mois d'enquête

34:37
Locuteur

j

34:38
Présentateur

'ai retrouvé quelques-uns de ces anonymes passés à la postérité sur papier glacé

34:41
Locuteur

toutes

34:42
Présentateur

et tous sont des survivants

34:43
Locuteur

des

34:44
Présentateur

miraculés

34:45
Locuteur

en rencontrant

35:04
Présentateur

ces survivants du 11 septembre

35:05
Locuteur

j

35:06
Présentateur

'ai été impressionné par leur bienveillance

35:08
Locuteur

leur

35:09
Présentateur

courage

35:10
Locuteur

leur

35:11
Présentateur

résilience

35:11
Locuteur

comme

35:12
Présentateur

un défi à la haine

35:14
Locuteur

et

35:14
Présentateur

à l'incompréhension

35:42
Locuteur

Bruno

35:43
Bruno Le Maire

Le Maire ancien ministre de l'économie et des finances et notre invité ce dimanche Stéphane Vernet de West France et Steve Jourdain de Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger

35:56
Locuteur

Bruno

35:57
Présentateur

Le Maire votre idée de faire entrer les enfants de maternelle dès l'âge de 1 an pour faire face à la chute du niveau scolaire a fait beaucoup réagir première question des lecteurs Stéphane Vernet oui on a eu beaucoup de réactions des réactions surprise enfin de surprise Bernard de Saint-Hermine en Vendée nous écrit monsieur le maire êtes-vous tombé sur la tête

36:16
Locuteur 9

cet été en disant je me permets cette question parce que j'ai entendu votre proposition de scolarisation des enfants à 1 an que je ne comprends pas on a Bintou d'Evry-Courcouronne dans l'Essonne qui nous demande comment voulez-vous faire une rentrée scolaire à l'âge d'un an alors même qu'il y a moins de postes d'enseignants est-ce qu'il faudra verser également la location scolaire de rentrée aux parents dès que leur enfant a un an et où est-ce qu'on trouvera les moyens pour financer par exemple les assistants qui accompagneront les enfants handicapés à

36:44
Présentateur

partir d'un an dans les écoles autrement dit est-ce que vous avez chiffré votre proposition

36:48
Locuteur

c

36:48
Présentateur

'est pas le plus important le plus important c'est de répondre aux inquiétudes

36:53
Locuteur

aux

36:53
Présentateur

remarques que vous avez mentionné

36:57
Locuteur

j

36:58
Présentateur

'ai quatre enfants

36:59
Locuteur

ils

36:59
Présentateur

sont beaucoup plus âgés

37:01
Locuteur

mais

37:01
Présentateur

ces quatre garçons ont tous eu un an

37:04
Locuteur

et

37:04
Présentateur

je sais ce que c'est qu'un enfant d'un an

37:06
Locuteur

j

37:06
Présentateur

'ai accompagné avec leur mère Pauline je les ai élevés nourris soignés je leur ai raconté des histoires je les ai bercés donc je sais ce que c'est qu'un enfant d'un an il n

37:17
Locuteur

'y a

37:17
Présentateur

rien de plus important d'ailleurs à mes yeux

37:19
Locuteur

donc

37:20
Présentateur

ma proposition n'est évidemment pas de transformer les enfants de un an

37:24
Locuteur

en

37:24
Présentateur

écolier ma proposition et volontairement j'ai pris une formulation qui peut surprendre pour ouvrir ce débat et tant mieux si ce débat a lieu ma proposition c'est d'offrir une solution de garde à toutes les familles

37:37
Locuteur

dès

37:37
Présentateur

l'âge de un an c'est pas la même chose que de scolariser les enfants à un an si ça a été compris comme ça je le redis il est hors de question pour moi de scolariser les enfants à un an que les choses soient bien claires j'ai employé cette formule pour dire voilà ça devient un droit

37:49
Locuteur

de

37:49
Présentateur

la même façon que la maternelle est un droit moi je veux que dès l'âge de un an comme ça existe dans d'autres pays en Europe vous ayez droit à un mode de garde qui garantit à vos enfants

38:01
Locuteur

qu

38:01
Présentateur

'ils auront accès au langage qu'ils entendront les mots français

38:05
Locuteur

qu

38:05
Présentateur

'ils auront un éveil au comportement avec les autres oui parce que pour qu'on comprenne bien Bruno Le Maire c'était quand même une réaction au classement PISA où la France dégringole

38:14
Locuteur

bien sûr je vais y venir

38:15
Présentateur

pour dire quel est l'enjeu mais je veux d'abord qu'on comprenne bien quelle est ma proposition parce que je ne

38:19
Locuteur

suis

38:19
Présentateur

pas là pour créer des inquiétudes supplémentaires dans un pays qui a suffisamment d'inquiétudes et là je m'exprime en père de famille

38:26
Locuteur

qui

38:27
Présentateur

aime profondément ses enfants et qui a adoré avoir des enfants de un an

38:30
Locuteur

mais

38:31
Présentateur

j'ai eu la chance qu

38:31
Locuteur

'ils

38:31
Présentateur

soient gardés dans des crèches des crèches absolument formidables avec des éducatrices des puéricultrices

38:38
Locuteur

exceptionnelles

38:39
Présentateur

simplement ce que je constate c'est que si vous habitez dans les campagnes dans les zones rurales vous n

38:43
Locuteur

'avez

38:43
Présentateur

pas forcément accès à ces solutions là je veux simplement qu

38:46
Locuteur

'on

38:46
Présentateur

se dise c'est tellement important les mille premiers jours de l'enfant de zéro à trois ans qu'il faut que dès l'âge de un an chacun la garantit que en crèche publique

38:55
Locuteur

en

38:56
Présentateur

crèche privée

38:57
Locuteur

en

38:57
Présentateur

crèche associative il aura une place alors qu'on sait bien que dans les grandes villes et dans les zones rurales c'est une galère pour trouver une place que nous nous appuierons sur des assistantes maternelles sur les réseaux des assistantes maternelles qui font un travail remarquable mais que personne

39:10
Locuteur

ne

39:11
Présentateur

sera obligé s'il souhaite avoir une autre solution de garder son enfant chez lui parce qu'on ne lui a pas offert la solution nécessaire la

39:19
Locuteur

deuxième

39:19
Présentateur

chose sur le décrochage scolaire on dit que c'est en partie à cause des écrans des réseaux sociaux etc là pour le coup ça se joue pas entre un an et trois ans cette question là bien sûr que si c'est là que je trouve que c'est important d'ouvrir des débats d'avenir plutôt que de se raccrocher systématiquement au passé j'ai vu le classement PISA alors les réactions pas vous le viennent d'un côté on vous dit il faut plus d'autorité et de l'autre on vous dit il faut plus de moyens moi j'essaie de voir les choses différemment je vois qu'en matière de sciences cognitives on a fait quand même beaucoup beaucoup de progrès et qu

39:50
Locuteur

'on

39:50
Présentateur

sait que la maîtrise du langage dès 0 à 3 ans la manière dont vous parlerez aux enfants la manière dont vous vous adresserez à eux personnellement

39:59
Locuteur

pas

40:00
Présentateur

en groupe

40:00
Locuteur

les

40:01
Présentateur

mots que vous emploierez la précision de ces mots là définira la capacité des enfants à s'exprimer correctement à comprendre le français à lire le français et à écrire le français

40:13
Locuteur

c'est ça que je veux garantir avec ma proposition d

40:15
Présentateur

'ailleurs les évaluations elles ont été faites il

40:17
Locuteur

n'y a

40:17
Présentateur

pas ce plan PISA il y

40:18
Locuteur

a

40:18
Présentateur

une évaluation qui a été faite sur la maîtrise de la langue française en 2025 par l'éducation nationale elle a donné des résultats qui sont sans appel à l'entrée du CP à l'âge de 6 ans vous avez 30% des enfants

40:31
Locuteur

qui

40:32
Présentateur

ne comprennent pas correctement la langue française ma proposition vise donc à offrir une solution à chacun la solution la plus appropriée

40:39
Locuteur

est-ce qu'il y a un

40:40
Présentateur

référentiel commun pour tous les enfants de France donc il s'agit de pallier des carences pour le coup des parents

40:45
Locuteur

entre un an et trois ans c'est une solution de garde c

40:47
Présentateur

'est une faculté ça n'est pas une obligation c'est un droit la première responsabilité de l'éducation des enfants

40:55
Locuteur

c

40:55
Présentateur

'est les parents évidemment mais vous

40:57
Locuteur

avez des parents qui sont en

40:58
Présentateur

situation en situation difficile vous avez des femmes qui sont seules qui partent travailler tôt le matin je veux qu'à l'âge de un an chaque famille chaque femme seule puisse avoir une solution

41:08
Locuteur

de garde qui

41:09
Présentateur

garantissent que nos enfants ces enfants-là maîtriseront correctement la langue française et de manière plus structurelle je termine juste là-dessus parce que le sujet est trop important pour qu

41:18
Locuteur

'on

41:18
Présentateur

le balaye trop vite

41:20
Locuteur

je

41:20
Présentateur

veux changer de modèle

41:22
Locuteur

nous

41:22
Présentateur

avons un modèle de rupture vous avez zéro à trois ans

41:25
Locuteur

puis

41:26
Présentateur

la maternelle trois ans à six ans puis le CP six ans et au-delà

41:29
Locuteur

je

41:30
Présentateur

pense que ce modèle n'est pas le meilleur qu'il y a d'autres modèles et les classements de PISA le montrent d'ailleurs très bien où il y a une continuité entre la petite enfance et l'école c'est exactement ça que je veux bâtir non seulement un droit de garde approprié pour tous les enfants dès l'âge de un an pour que plus personne ne soit en galère pour trouver une solution de garde mais aussi un modèle complètement différent où on assure la continuité de la petite enfance à l'école regardez ce qui s'est passé en Grande-Bretagne meilleur résultat classement PISA regardez ce qui s'est passé dans certains états des Etats-Unis les états des Etats-Unis qui ont garanti cette continuité entre la petite enfance et l'école sont ceux qui ont les meilleurs résultats scolaires c'est ça que je propose quand le ministre de l'éducation Édouard Geffray dit je n'y crois pas un enfant sur deux ne sait pas marcher à cet âge-là mais Édouard Geffray fait semblant de ne pas comprendre

42:18
Locuteur

il

42:18
Présentateur

sait très bien que le modèle sur lequel nous vivons ne va plus alors il n

42:21
Locuteur

'est

42:21
Présentateur

pas bien placé pour transformer complètement l'éducation nationale il lui reste 6 mois mais au-delà de cette continuité que je veux introduire entre la petite enfance et l'école il est évident qu'il faut aussi transformer en profondeur l'éducation nationale donner l'autonomie aux établissements avoir des libertés de recrutement beaucoup plus importantes avoir une évaluation beaucoup plus régulière transférer

42:42
Locuteur

l

42:43
Présentateur

'ensemble de l'enseignement professionnel qui va devenir vital parce que l'intelligence artificielle va amener de nouveaux métiers

42:48
Locuteur

non

42:49
Présentateur

plus à l'éducation nationale mais aux régions c'est ça les grandes transformations indispensables pour que notre pays soit prêt pour le 21ème siècle moi je vais vous dire je fais de la politique depuis 30 ans

42:59
Locuteur

et

42:59
Présentateur

j'en ai assez d'entendre les mêmes rengaines il

43:02
Locuteur

y

43:02
Présentateur

a des mauvais résultats PISA là encore autorité moyen j'essaye d'ouvrir une voie différente et je pense qu'elle est meilleure pour le pays autre question

43:09
Locuteur

dans un

43:10
Présentateur

tout autre registre Sébastien de Salon dans le Calvados vous demande si vous ne trouviez pas normal que les hommes et les femmes politiques affichent publiquement leur salaire et les avantages qui vont avec c'est facile de dire que les français doivent se serrer la ceinture mais combien reste-t-il à la fin du mois aux élus à celles et ceux qui demandent des efforts aux autres en fait

43:29
Locuteur

mais

43:30
Présentateur

le revenu des parlementaires le revenu des ministres est public chacun peut le consulter le patrimoine des ministres il est recueilli par la haute autorité sur la transparence d'avis public il est accessible sur internet donc il y a la transparence il est public mais la question de

43:46
Locuteur 9

Sébastien de Salon c'est de dire en comptant ou en intégrant les avantages qui sont afférents aux différentes fonctions il parle de reste à charge

43:55
Présentateur

les logements de fonction je n

43:56
Locuteur

'ai

43:56
Présentateur

jamais occupé de logements de fonction j'ai été 12 ans ministre j'ai toujours refusé

44:00
Locuteur

je

44:01
Présentateur

vous pose la question de manière générale je ne vais

44:05
Locuteur

pas juger

44:05
Présentateur

pour les autres je dis simplement que mon salaire pendant cette année de mise d'économie et des finances a été transparent que je n'ai jamais utilisé de logement de fonction ni comme ministre de

44:14
Locuteur

l

44:14
Présentateur

'agriculture rue de Varenne ni comme ministre de l'économie et des finances à Bercy que j'utilisais ma voiture personnelle le week-end et que d'ailleurs je n'ai plus strictement et c'est bien normal aucun avantage aujourd'hui d'ailleurs quand je vois qu'on propose aujourd'hui de réduire le salaire des ministres vous

44:30
Locuteur

allez

44:30
Présentateur

venir Sébastien Lecornu propose de baisser enfin veut baisser le salaire des ministres et des collaborateurs c'est de la démagogie ou c'est symboliquement important dans l'époque

44:40
Locuteur

?

44:41
Présentateur

Moi je ne pense pas que ce soit la bonne idée

44:42
Locuteur

je

44:43
Présentateur

pense que la bonne idée aujourd'hui on a déjà baissé avec François Hollande le salaire des ministres de 20%

44:48
Locuteur

donc

44:49
Présentateur

on peut continuer comme ça et dans le fond ce que voudraient les gens c'est qu'on finisse par ne plus payer du tout les ministres mais tout travail mérite salaire

44:57
Locuteur

en

44:58
Présentateur

revanche je considère qu'avoir 30, 35, 40 ministres c'est complètement inutile je propose et c'est une économie beaucoup plus importante

45:05
Locuteur

que

45:05
Présentateur

l'on réduise le nombre de ministres à 10

45:08
Locuteur

que

45:09
Présentateur

ce nombre de ministres soit fixé à la constitution que les cabinets soient composés de 5 personnes et pas de 15 que tous les ministres sans exception quittent les palais de la République

45:18
Locuteur

et

45:19
Présentateur

qu'ils soient tous regroupés dans un lieu où ils pourront travailler de manière plus sereine plus neutre sans ces ordres de la République qui souvent montent à la tête de beaucoup croyez-moi ces économies sont beaucoup plus importantes beaucoup plus structurelles

45:31
Locuteur

vous supprimez l'Elysée quoi vous

45:33
Présentateur

supprimez l'Elysée je vous parle des ministres je

45:35
Locuteur

ne parle pas du président de la République

45:37
Présentateur

je dis simplement qu'on a besoin d'un gouvernement décent réduit

45:41
Locuteur

à

45:42
Présentateur

l'essentiel

45:43
Locuteur

et

45:44
Présentateur

qui travaille de manière efficace

45:47
Locuteur

de

45:48
Présentateur

manière dépouillée dans les lieux où on travaille de manière efficace et de manière plus collective c'est-à-dire d'autres choses que les palais de

45:56
Locuteur

la

45:56
Présentateur

République

45:58
Locuteur

Le

45:58
Locuteur 5

grand jury quel président à l

46:00
Locuteur

'Elysée Donc

46:01
Présentateur

on en vient à l'Elysée question très simple Bruno Le Maire serez-vous ou êtes-vous candidat à l'élection présidentielle Je peux le répéter sur tous les plateaux de télévision je ne suis pas candidat au moment où je vous parle et nous verrons de quoi l'avenir sera fait Vous aviez indiqué que vous diriez peut-être au mois d'octobre si vous êtes candidat pourquoi cette échéance qu'est-ce qui Nous sommes en septembre Pourquoi vous êtes fixé le mois d'octobre ? Vous verrez ce qui se passera à

46:27
Locuteur

l

46:27
Présentateur

'automne pour l'instant je défends l'idée que je me fais de la France et l'idée que

46:31
Locuteur

je

46:31
Présentateur

me fais de la France c'est un pays qui une fois qu'il aura rétabli ses comptes retrouvera toute sa grandeur et toute sa puissance j'ai la conviction absolue qu'une fois qu'on aura mis de côté toutes ces difficultés financières et accessoirement ce bazar politique où on ne s'y retrouve pas si on trace une voie pour le pays pour les 30-40 prochaines années qu'on dit que nous pouvons redevenir une grande nation de production et pas de consommation qu'on précise où on va investir qu'on peut investir dans le nucléaire pour être le pays qui a l'énergie décarbonée la moins chère en Europe qu'on va investir dans l'intelligence artificielle dans les semi-conducteurs dans la tech dans les data centers parce que nous avons tout pour réussir et pour être le seul acteur de l'intelligence artificielle en Europe avec MISRAL que nous investirons dans les transports ferroviaires parce qu'il y a beaucoup d'endroits notamment dans le centre de la France qui en auront encore besoin et qu'avec ça nous simplifions la vie des entreprises nous leur permettons d'investir dans de meilleures conditions nous nous appuyons sur une union

47:26
Locuteur

des marchés du capitaux pour lever l

47:27
Présentateur

'argent nécessaire pardon de le dire avec beaucoup de beaucoup de puissance et d'entrain je crois dans la France mais profondément et je crois dans les français je

47:39
Locuteur

dis simplement et c'est l'objet de mon

47:40
Présentateur

manifeste Une Autre France que chacun peut consulter sur mon site internet une Autre France pour un faire il faut changer de modèle le modèle sur lequel nous vivons il est complètement dépassé si vous prenez un autre modèle production plutôt que consommation la prospérité plutôt que l'appauvrissement On

47:56
Locuteur

croirait entendre Emmanuel Macron

47:58
Locuteur 8

parfois Bruno Le Maire dans ce que vous venez de dire est-ce que

48:01
Présentateur

vous seriez le candidat de la rupture ou de la continuité avec Emmanuel Macron ? Je suis le candidat de la rupture avec le modèle tel qu'il existe depuis 40 ans si un jour je devais être candidat je ne le suis pas aujourd'hui pourquoi

48:15
Locuteur

? parce

48:16
Présentateur

que le moment où nous sommes

48:18
Locuteur

est

48:19
Présentateur

un moment où chacun doit mettre carte sur table

48:20
Locuteur

et

48:21
Présentateur

dire comment il voit l'avenir du pays moi j'ai posé une vision elle repose sur trois piliers la prospérité par la production et le travail l'autorité par la redéfinition de la place de l'Etat un Etat puissance plutôt qu'un Etat providence qui dilapie de l'argent public et une fédération d'Etat

48:35
Locuteur

-nation qui

48:36
Présentateur

donnera la puissance face à la Chine aux Etats-Unis d'abord débattons de cela moi

48:40
Locuteur

je suis

48:40
Présentateur

candidat à porter une vision du pays qui soit généreuse juste forte Bruno Le Maire est-ce que vous trouvez que Edouard Philippe puisque vous voulez du débat des idées est

48:52
Locuteur

-ce

48:52
Présentateur

que vous trouvez qu'Edouard Philippe Gabriel Attal dans le bloc central auquel vous appartenez participe à ce débat d'idées suffisamment bien sûr qu'il participe mais j'appelle chacun sortir du bois avec plus de clarté c'est-à-dire ?

49:03
Locuteur

c

49:03
Présentateur

'est-à-dire sur le rétablissement des comptes sur l'ambition industrielle sur l'école comme je viens de le faire vous les

49:09
Locuteur

trouvez trop

49:10
Présentateur

prudents ? vous trouvez par exemple qu'Edouard Philippe est trop prudent

49:12
Locuteur

sur ses propositions ? mais chacun est

49:13
Présentateur

libre de faire les propositions qu'il souhaite mais ça n'est pas vous dites il faut sortir

49:17
Locuteur

du bois 2027

49:17
Présentateur

n'est pas l'élection où nous allons choisir le Premier ministre

49:21
Locuteur

c

49:22
Présentateur

'est une élection où les Français vont choisir

49:24
Locuteur

qui va

49:25
Présentateur

donner un destin à notre pays

49:28
Locuteur

notre

49:28
Présentateur

pays a un destin je l'ai toujours profondément cru

49:31
Locuteur

il

49:32
Présentateur

n

49:32
Locuteur

'est

49:32
Présentateur

pas simplement un pays de comptable

49:34
Locuteur

donc

49:35
Présentateur

le

49:35
Locuteur

rôle c'est pour Edouard

49:35
Présentateur

Philippe ça c'est pour Edouard Philippe c'est pour personne du tout c'est ce que je crois profondément que je défends depuis des années je pense que notre pays a un destin mais le destin il doit s'écrire avec une vision de long terme et vous voyez que ma vision je n

49:46
Locuteur

'ai

49:46
Présentateur

pas besoin de 50 minutes pour vous la présenter de la prospérité de l'autorité et une fédération d'éternation en Europe ça

49:53
Locuteur

prend

49:53
Présentateur

5 secondes c'est ça une vision de la simplicité et de la puissance ce qu'on voit aussi Bruno Le Maire c'est que pour l'instant la campagne présidentielle est dominée par le vote radical est-ce qu'il faut une forme de radicalité de la part des candidats dits modérés pour gagner l'élection les partis de la raison comme l'écrit cette semaine par exemple un éditorialiste des Echos doivent-ils se résoudre à mentir comme les populistes mais certainement pas

50:16
Locuteur

en

50:16
Présentateur

revanche nous n'avons aucune chance

50:19
Locuteur

dans

50:19
Présentateur

les mois qui viennent si nous ne renouons pas avec un récit pour les français pour la nation française

50:25
Locuteur

nous

50:26
Présentateur

n'avons aucune chance si dans le fond ce que nous suggérons

50:29
Locuteur

c

50:30
Présentateur

'est qu'on va continuer peu ou prou la même chose

50:32
Locuteur

notre

50:33
Présentateur

modèle est mort

50:34
Locuteur

modèle

50:35
Présentateur

économique social politique ne donne plus les résultats que les français sont en droit d'attendre

50:40
Locuteur

donc

50:40
Présentateur

il faut en réinventer un autre c'est une fois encore ce que je propose dans mon manifeste à cette condition

50:46
Locuteur

et

50:47
Présentateur

à cette unique condition que les français soient convaincus au moins une majorité d'entre eux que oui on a tiré les leçons de nos échecs parce qu'on a connu des échecs

50:55
Locuteur

oui

50:55
Présentateur

nous reconnaissons que nous ne sommes pas allés assez loin dans la transformation du pays et que parfois on s'est contenté d'une réforme technique ici d'une réforme technique là ça ne fait pas un projet pour la France à cette condition là je pense et je crois que nous pouvons gagner collectivement ces élections de 2027 je vais retomber sur du concret vraiment concret mais est-ce que vous pensez qu'il faut une primaire dans le bloc central est-ce que ça va finir comme ça pour départager entre Edouard Philippe Gabriel Attal peut-être vous c'est au parti de le décider je ne suis pas chef de parti ça me donne beaucoup de liberté mais ça me permet de ne pas me prononcer là-dessus je dis simplement qu'en démocratie

51:31
Locuteur

il

51:31
Présentateur

est toujours bon

51:32
Locuteur

de

51:33
Présentateur

préférer les électeurs aux sondeurs il y

51:37
Locuteur

a

51:37
Présentateur

des petites phrases qui peuvent rester longtemps et parfois même faire une élection ou en tout cas être importante dans la campagne Edouard Philippe a dit cette semaine et ça a été instrumentalisé notamment par le rassemblement national moi j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai et prend ses fonctions en septembre le temps de se reposer de décompresser c'est une erreur d'avoir dit ça c'est un très mauvais procès qu'on fait à Edouard

52:00
Locuteur

Philippe

52:01
Présentateur

très mauvais

52:02
Locuteur

qui

52:02
Présentateur

montre aussi la dégradation du débat public où on a une réflexion la réflexion d'Edouard Philippe est une réflexion sensée et puis on a des formes on la passe à la moulinette des réseaux et ça ressort sous forme de monstre c'est pas comme ça qu'on aura un débat public serein apaisé et utile pour les français vous voulez dire que c'est un bosseur Edouard Philippe

52:21
Locuteur

je

52:21
Présentateur

veux dire que ce qu'il a dit n'est absolument pas ce qui a été retranscrit et que par ailleurs n'importe quelle personne un tout petit peu sensée sait que dès le premier jour après son élection

52:31
Locuteur

lui

52:32
Présentateur

tomberont dessus une avalanche de décisions à prendre Bruno Le Maire une question un peu personnelle vous êtes conseiller senior d'un cabinet de conseil américain après tout ce qui a été dit écrit et même polémique sur les cabinets de conseil vous n

52:46
Locuteur

'avez

52:46
Présentateur

pas peur d'être critiqué sur ce sujet là je suis libre

52:49
Locuteur

je

52:50
Présentateur

suis très fier d'être d'abord c'est mon activité principale conseiller de l'entreprise à SML qui est la première entreprise de tech en Europe qui fait des semi-conducteurs vous voulez être encore aujourd'hui je suis encore aujourd'hui c

52:59
Locuteur

'est

52:59
Présentateur

mon activité principale au passage je rappelle que grâce aux règles qui ont été édictées je ne peux travailler pour aucune entreprise française pendant trois ans

53:06
Locuteur

puisque

53:07
Présentateur

je les ai toutes aidées pendant le Covid avec efficacité au passage et par conséquent

53:11
Locuteur

je ne peux pas travailler pour elle donc si vous avez un

53:13
Présentateur

grand cabinet de conseil géopolitique dans lequel vous avez l'ancien secrétaire général de la chancellerie allemande vous avez d'anciens ministres vous avez des américains des danois des allemands des français qui font des analyses géopolitiques avisées qui permettent ensuite de savoir exactement ce qui se passe dans le monde je suis très fier de faire partie de ce cabinet et je pense que c'est utile ça me permet en avril quand tout le monde chante les louanges de l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en disant c'est formidable et les prix du pétrole vont baisser d'avoir suffisamment de contacts suffisamment de relations avec les uns et les autres pour pouvoir dire bullshit cet accord c'est une mascarade et les prix du pétrole vont remonter ça permet d'anticiper

53:58
Locuteur

Dans

53:58
Présentateur

la semaine un message sur le réseau X a été vu plus de 160 millions de fois c'est l'annonce de la démission d'un chercheur qui a travaillé pour OpenAI et Anthropik deux entreprises d'intelligence artificielle il estime que l'intelligence artificielle est une technologie qui pourrait nous tuer à la fin de la décennie est-ce que vous partagez ces craintes on a vu également le patron d'Anthropik dire qu'il fallait ralentir le développement de

54:21
Locuteur

l

54:21
Présentateur

'intelligence artificielle

54:22
Locuteur

je

54:23
Présentateur

partage évidemment ces craintes parce que vous travaillez pour ACML qui notamment crée des machines qui font des semi-conducteurs qui impriment les circuits sur

54:32
Locuteur

les semi

54:32
Présentateur

-conducteurs qui sont quelque part le carburant de l'intelligence artificielle c'est pour

54:36
Locuteur

ça je partage

54:37
Présentateur

ces craintes mais là aussi prenons un tout petit peu de recul historique

54:41
Locuteur

dans

54:42
Présentateur

l'histoire des civilisations

54:44
Locuteur

toute

54:45
Présentateur

nouvelle technologie

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Locuteur

prépare

54:48
Présentateur

le meilleur

54:49
Locuteur

et

54:50
Présentateur

le pire l'extinction d'espèces le nucléaire prenez l'exemple du nucléaire le nucléaire c'est le meilleur une énergie décarbonée qui nous permet d'être puissants en termes industriels

54:59
Locuteur

et

54:59
Présentateur

c'est le pire c'est-à-dire la capacité à détruire des villes entières et des nations entières dans le cadre de l'intelligence artificielle l'intelligence artificielle c'est exactement la même chose c

55:06
Locuteur

'est pas

55:06
Présentateur

plus vertigineux quand même c'est tout aussi vertigineux parce que ça touche notre intelligence ça touche ce qui nous définit comme être humain la capacité à penser la capacité à s'élever au-dessus de nous-mêmes la capacité à échanger entre nous

55:21
Locuteur

donc

55:21
Présentateur

il faut évidemment être capable d'encadrer les choses lisez l'encyclique du pape c'est probablement le texte le plus abouti sur la nécessité d'encadrer ce que donne l'intelligence artificielle mais j'ajoute un point très important vous

55:34
Locuteur

ne maîtrisez une

55:35
Présentateur

technologie que si vous la produisez et donc il est absolument essentiel que l'Europe non seulement se mette aux avant-postes de la régulation de

55:43
Locuteur

l

55:43
Présentateur

'intelligence artificielle mais se dote les moyens d'avoir sa propre intelligence artificielle

55:47
Locuteur

j'ai

55:47
Présentateur

toujours eu ce discours parce que sur la régulation vous disiez il n

55:51
Locuteur

'y a

55:51
Présentateur

pas si longtemps que ça que ça empêchait l'innovation que c'était un frein à l'innovation j'ai toujours dit et je vous le redis je suis en général assez constant dans mes positions l'innovation avant la régulation pourquoi

56:01
Locuteur

?

56:01
Présentateur

parce que le jour où vous n'avez pas de supercalculateur vous n'avez pas votre propre stockage de données vous n'avez pas vos propres algorithmes vous pouvez toujours dire que vous régulez mais comme vous n'avez pas la main dans la boîte noire

56:11
Locuteur

vous

56:12
Présentateur

ne régulez rien donc je pense qu'il est très important que l'Europe investisse massivement dans l'intelligence artificielle et dans la tech

56:19
Locuteur

j

56:20
Présentateur

'ai la conviction absolue que nous avons tout pour réussir et dans le destin que je souhaite à la France je considère que le pays le mieux placé en Europe pour être le leader de l'intelligence artificielle dans les 30 à 40 années qui viennent c'est la France

56:33
Locuteur

là

56:33
Présentateur

encore libérons-nous les difficultés financières retrouvons notre souveraineté et investissons dans ce qui fera la puissance française demain l'intelligence artificielle ou humaine merci beaucoup Bruno Le Maire pour ce grand jury bon dimanche à tous on se retrouve la semaine prochaine

56:49
Locuteur 5

le grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6

56:54
Locuteur

il

57:12
Locuteur 8

manque au moins un enseignant dans plus de la moitié des collèges et des lycées en ce début d'année

57:17
Locuteur

nous

57:18
Locuteur 7

sommes le collège Dolto massivement en grève aujourd'hui on vient simplement pour demander des moyens pour l'enseignement public

57:25
Locuteur

on

57:26
Locuteur 5

sait que encore une fois on va bricoler parce que l'éducation nationale est la plus grande enseigne de bricolage de ce pays c

57:32
Présentateur

'est compliqué de les orienter parce qu'on leur demande à 15 ans de savoir ce qu

57:36
Locuteur

'ils

57:36
Présentateur

veulent

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Locuteur 8

faire bien sûr que le système éducatifide est d'une complexité folle

57:40
Locuteur

dans

57:41
Locuteur 2

le troisième c

57:42
Locuteur

'est

57:42
Locuteur 2

la dernière ligne droite il faut y aller là

57:43
Locuteur 7

l'orientation c'est un labyrinthe délirant depuis la réforme du bac il faut choisir tout le temps mais tu sais genre l'heure et le jour de la rentrée non il faut aller sur le site de Sophie Germain

57:55
Locuteur

parce

57:55
Locuteur 7

qu'ils ont oublié de donner les papiers moi quand j'étais petite il pleuvait toujours le jour de la rentrée donc s'il pleut demain c'est une bonne rentrée voilà

58:12
Locuteur

je

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Locuteur 7

pense que le théâtre vivant

58:14
Locuteur 8

avec l'IA et tout ce qui se passe pour le coup est vraiment source d'avenir c'est à dire que les gens vont aller de plus en plus vers ce vrai contact on sait que ça peut pas être fake ça peut pas être

58:28
Locuteur

dévié,

58:28
Locuteur 8

manipulé ce qu'on voit se passe vraiment maintenant elle est une actrice discrète et pourtant elle

58:33
Locuteur 7

enchaîne les rôles elle joue elle interprète mais elle adapte aussi et puis elle écrit surtout Mélanie Page est notre invitée dans Un Monde,

58:40
Locuteur

Un

58:40
Locuteur 7

Regard Un Monde, Un Regard vendredi prochain à 17h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr

58:49
Locuteur 5

Avec la Banque Postale la banque pour avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire la Banque Postale Citoyenne

58:56
Locuteur

C'est un Monde, Un Monde, Un Monde