đ "NOUS SOMMES PORTEURS DE SOLUTIONS" ClĂ©mentine Autain sur BFMTV LE 10/10/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Clémentine Autain, vous dites que la réunion de cet aprÚs-midi n'a pas fait bouger les lignes. Pourquoi ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi le président Macron ne propose-t-il pas de suspension de la réforme des retraites ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Une plateforme commune avec un gouvernement technique pourrait-elle aider la France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous proposez une taxe sur les ultra-riches. Pourquoi cette mesure ?
- 8:00RelanceRéponse directe
La dissolution est-elle une solution pour sortir de la crise ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Ădouard Philippe a critiquĂ© Macron. Que pensez-vous de cette intervention ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Clémentine AutainChiffre
« aujourd'hui seulement à peu prÚs 14 % des Français lui accordent encore une confiance »
- 3:00Clémentine AutainFait
« Je veux l'abrogation de la réforme des retraites. Vous le savez, la majorité des Français sont pour. »
- 5:00Clémentine AutainChiffre
« la taxe du Zukman. Vous savez c'est 20 milliards dans le budget pour nos services publics, pour des prestations sociales »
- 7:00Clémentine AutainFait
« une écrasante majorité de Français pense que il est temps de faire payer les grands groupes économiques et les ultra riches »
- 9:00Clémentine AutainPromesse
« il faut un premier ministre, c'est urgent. Il faut un budget pour la nation, c'est urgent pour la crédibilité de la France »
ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ClĂ©mentinotin dĂ©putĂ© collĂ©gie sociale de scĂšne Saint-Nico, fondatrice de la FR. On vous a pas appelĂ© pour prendre ce rĂŽle Ă Matignon, vous iriez pour ce grand 8. Ăcoutez, je crois que c'est c'est la fin d'un suspense pour celles et ceux qui ont espĂ©rĂ© que le prĂ©sident de la RĂ©publique pouvait atterrir et comprendre que l'issue Ă la crise euh tragique que nous traversons, qui est Ă la fois dĂ©mocratique, institutionnel mais aussi social et Ă©cologiste, et bien que le prĂ©sident de la RĂ©publique avait fait le choix de ne toujours rien changer, c'est-Ă -dire de s'entĂȘter Ă dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts d'une minoritĂ©, d'une carte dont il est l'un des portes drapeaux et qui cherche tous les moyens qui lui sont permis par la 5e RĂ©publique pour imposer ses choix, ses vues au peuple français qui n'en veut pas.
Je rappelle que aujourd'hui seulement à peu prÚs 14 % des Français lui accordent encore une confiance. Donc pour vous la réunion de cet aprÚs-midi n'a pas fait bouger les lignes cÎémanuel Macron. Je veux dire elle les a fait reculer encore une fois.
Je veux dire, le cirque continue, le spectacle incroyable que nous subissons depuis des semaines, des mois et en rĂ©alitĂ© depuis des annĂ©es continue. C'est-Ă -dire avec un prĂ©sident de la RĂ©publique qui a l'air enivrĂ© de son propre pouvoir, de sa propre tout-epuissance et qui alors qu'il s'isole jour aprĂšs jour, puisque sa propre famille politique est en train d'imploser, et bien continue Ă imposer ses vues et Ă prĂ©tendre qu'il pourrait y avoir un compromis sans proposer d'ailleurs aucune hypothĂšse de fonds qui laisse imaginer parce que mĂȘme la suspension de la rĂ©forme des retraites alors a priori il va y avoir une plateforme commune. Alors Ă quoi pourrait ressembler cette commune ?
Oui, mais pourquoi le qui tout de suite ? Pourquoi pas le quoi ? Pourquoi pas une plateforme commune, je ne sais pas, oĂč on pourrait effectivement s'accorder sur des mesures pour la France pour Ă©viter une solution parce que ça coĂ»terait trop cher.
Est-ce que ça par exemple une plateforme commune avec un premier ministre, voilĂ peut-ĂȘtre avec un gouvernement technique pour avancer jusqu'en 2027, vous vous pensez que ça peut aider la France ? Je pense exactement l'inverse. Je pense que ce dont nous souffrons aujourd'hui, c'est d'un dĂ©faut de grands dĂ©bat politique qui permettent aux françaises et aux françaises de choisir une voie et une voie politique sur le front.
C'est pourquoi moi je vous dis trÚs trÚs tranquillement ce soir une seule chose hein, c'est que maintenant il faut pas simplement commenter les délires du président de la République et cet exécutif qui est parti dans une folie furieuse, il faut se préparer à gauche. C'est-à -dire qu'il faut rassembler nos forces sociales écologistes et il faut dire aux françaises et aux Françaises ce que nous ferions si nous accédons au pouvoir à l'issue donc vous partez déjà en campagne. Moi je pense que c'est notre tùche aujourd'hui que de préparer la suite, l'alternative l'issue cette stratégie de de la campagne permanente.
C'est la seule stratégie qui va et je vais vous dire aujourd'hui c'est je ne peux pas passer de plateau en plateau à commenter la 1e répétition générale du président de la République qui continue à emmener le pays droit dans le mur. Je veux dire ici que nous sommes porteurs de solution. J'ai proposé avec ma collÚgue Evassas la taxe du Zukman.
Vous savez c'est 20 milliards dans le budget. pour nos services publics, pour des prestations sociales, nous voulons l'abrogation avec une nationale et le sénat sur les français. Certes, mais c'est pourquoi je vous dis qu'il faut une autre majorité et c'est pourquoi je veux soumettre ce projet aux françaises et aux français parce que une écrasante majorité de Français pense que il est temps de faire payer les grands groupes économiques et les ultra riches.
Je veux l'abrogation de la réforme des retraites. Vous le savez, la majorité des Français sont pour. Je veux des moyens pour nos services publics.
Je veux qu'on soit capable aujourd'hui de dire aux françaises et aux Français qu'il y aura un esprit public au sommet de l'Ătat. La dissolution dont dont vous parlez est peut-ĂȘtre inulctable. Peut-ĂȘtre peut-ĂȘtre inulctable, mais est-ce qu'elle va rĂ©soudre le problĂšme du pays ?
Je ne crois pas parce que elle va amener le pays au bord du précipice, soit dans les mains de l'extrémisme politique, dans les mains de monsieur Bardella, soit va donner une assemblée nationale de nouveau ingouvernable. Et aprÚs ? Et aprÚs, quel est le sort du pays ?
Est-ce que on peut s'intéresser à l'avenir de notre pays ? Il faut un sursaut républicain. C'est absolument urgent.
Regardez comment la presse étrangÚre parle de la France. Cette semaine, on a donné un spectacle affligeant de notre démocratie. La démocratie, on doit la protéger.
Et donc il faut que les partis qui ont la culture du gouvernement s'entendent au moins sur un budget avec un nouveau premier ministre encore une fois à court terme et ensuite il faut un sursaut républicain et le président de la République et la clé de vous de nos institutions. Il faut remettre nos institutions à l'endroit et la dissolution ne réglera rien. Absolum.
Mais par exemple le spectacle qu'a donnĂ© Ădouard Philippe cette semaine en un ancien ministre qui poignarde le chef de l'Ătat en l'appelant Ă prendre ses responsabilitĂ©s. Ăa pour vous ça pas rajouter aussi un peu de chaos. Il fallait pas qu'il reste un peu sage au-dessus de la mĂȘlĂ©e.
C'est c'Ă©tait intĂ©ressant de le voir justement un homme d'Ă©tat dit la vĂ©ritĂ© au français et la vĂ©ritĂ© c'est que ni la dissolution ni les changements successifs de premier ministre ne vont rĂ©soudre la crise. Donc Ădouard Philippe a dit deux choses simples cette semaine. Il a dit il peut avoir un premier ministre au-dessus des contingences partisanes pour qu'il y ait un budget pour la France et ensuite qu'il appartient au prĂ©sident de la RĂ©publique s'il le souhaite puisque c'est dans ses mains de trouver une solution pour que le pays s'en sorte et que les Français puissent en tout montrĂ© constructif quand mĂȘme pendant la rĂ©union on nous dit le service politique qu'il n'a pas pris la parole pour s'exprimer ça c'est pas forcĂ©ment ĂȘtre constructif et chercher des partants qui disent que premier ministre absolument que l'entourage d'ou Philippe Dem.
Donc soyons trĂšs prudent depuis le dĂ©but de cette nouvelle lĂ©gislature de 2024, Eddouard Philippe n'a cessĂ© de plaider pour la stabilitĂ©. Il n'a cessĂ© mĂȘme avant 2024, dĂšs 2022 alors que la majoritĂ© n'Ă©tait correlative pour construire une coalition. En 2024, lorsque cette assemblĂ©e est arrivĂ©e, il a proposĂ© une coalition.
On peut pas vouloir plus de stabilité. On n' pas eu les personnes autour de la table pour construire cette coalition. Nous avons soutenu des gouvernements alors qu'on éétait pas toujours d'accord avec ce qu'il faisait ou ce qu'il disait pour protéger le pays.
Aujourd'hui, ce que nous disons c'est que maintenant il faut un premier ministre, c'est urgent. Il faut un budget pour la nation, c'est urgent pour la crédibilité de la France en Europe et dans le monde. Et protéger les Français parce que personne n'en parle, protéger les Français d'une crise financiÚre qui couvre s'il y a pas de budget.
Et ensuite ce qu'il a dit, c'est une chose simple, que le prĂ©sident de la RĂ©publique avait aussi une possibilitĂ© d'agir dans l'intĂ©rĂȘt de la France Ă moyen terme pour essayer de redonner de l'Ă©lan au pays pour qu'on se protĂšge dans un monde qui devient de plus en plus dangereux alors que la France est de plus en plus friable et aux mains des extrĂ©mistes potentiellement. Vous avez des informations prendre un peu de recul et de hauteur quand on ce qu'on est en train de vivre lĂ Ă 19h35 l'entourage du chef de l'Ătat fait savoir, je vous le disais qu'il existe un chemin pour tisser des compromis, Ă©viter la dissolution ce qui est en parfait dĂ©calage avec ce que l'on est en train de vivre en ce moment mĂȘme sur ce plateau et des rĂ©cits qui nous ont Ă©tĂ© faits de cette rĂ©union qui a encore une fois durĂ© 2h30 Ă l'ĂlysĂ©e avec des participants, avec des chefs de partie avec vous reprĂ©sentant qui nous explique franchement que ça ne passe pas. Visiblement, ce qu'a mis sur la table le prĂ©sident de la RĂ©publique ne satisfait absolument personne dans son propre camp avec un Gabriel Atal qui a fait notamment un rapport, un dĂ©brifim comme on dit Ă ses troupes et Ă ses dĂ©putĂ©s en expliquant encore ce soir qu'il va falloir que le chef de l'Ătat comme il a dĂ©jĂ fait apprenne Ă partager le pouvoir. un Ădouard Philippe absolument peu locas mais semble-t-il pas complĂštement convaincu par la dĂ©monstration qu'a faite le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă ses conclusions des partis de gauche avec qui finalement c'Ă©tait Ă eux qu'il fallait principalement s'adresser pour toper un accord de non censure qui disent ce soir attons de voir le attendons de voir le discours d'une politique gĂ©nĂ©rale mais en aucune en aucune mesure il y a une garantie de non censure.
Franchement, il est difficile de parler de non échec de cette réunion assez inédite dans l'histoire politique également. La parole à à l'optimiste en général, Allain Duel, vous voyez là là non là c'est fini là . Non, vous pouvez pas dire ça.
Euh depuis que on travaille ensemble, je crois pas avoir Ă©tĂ© optimiste une seule seconde. Quelque fois vous dites il y a quand mĂȘme une voix de passage. Vous l'aviez dit par exemple pour François BaĂŻou pour la confiance pour SĂ©bastien le Cordu.
Vous disiez peut-ĂȘtre il va y arriver. Oui le premier jour il faut donner en dĂ©mocratie le premier jour il faut donner sa chance Ă chacun et le deuxĂšme jour il faut ouvrir les yeux et voir si cette chance peut [rires] se rĂ©aliser ou pas. Je vais vous dire, je vais vous dire en deux mots.
Euh d'une part, ce soir, j'ai eu quand mĂȘme le drĂŽle de sentiment puisque je suis lĂ depuis le dĂ©but euh je veux dire depuis le dĂ©but de ce soir. Euh j'ai eu le drĂŽle de sentiment de d'assister, comme ça m'est beaucoup arrivĂ© dans ma vie, Ă une soirĂ©e Ă©lectorale et beaucoup plus que Ă une discussion Ă l'ĂlysĂ©e. Et la deuxiĂšme chose, c'est que j'ai eu le sentiment pas trĂšs heureux de quelque chose qui ressemble Ă un bal d'apprenti sorcier.
Ăa fait ça fait un peu froid dans le dos quand mĂȘme. Et les apprentis sorciers, ils mĂšnent rarement au Nirvana. H apprenti sorcier de gens que vous avez trouvĂ© comment dire Ă©goĂŻste c'estĂ dire mon programme seulement mon programme chacun chacun ce qui est lĂ©gitime dĂ©fendant ses propres idĂ©es ses propres objectifs sa propre stratĂ©gie ils sont lĂ pour ça mais le rĂ©sultat au total puisqu'ils ont pris leur position qu'ils les ont affichĂ©s et que ils les endossent le rĂ©sultat c'est que j'ai le sentiment d'ĂȘtre devant des apprentis sorciers qui vont tout droit vers le rĂ©sultat que au monde il dĂ©testent le plus.
ClĂ©mentin oui pour moi la responsabilitĂ© pleine et entiĂšre est celle du prĂ©sident de la RĂ©publique jamais et entier qui ne bouge en rien. C'est-Ă -dire que effectivement chacun vient dire quelles sont ses lignes rouges, quelles sont ses aspirations. Mais dans la situation de blocage dans laquelle on est, c'est au prĂ©sident de la RĂ©publique de dire sur quoi il est prĂȘt Ă faire des concessions Ă bouger.
Bon le discours de politique gĂ©nĂ©rale de mardi ça. Ăcoutez pour l'instant rien du tout. Bah non, on n'est pas mardi.
Rien du tout. On verra mardi mais franchement on sait déjà ce qu'on va voir. Faut au moins faut au moins écouter.
Oui. Laisser comme comme vous diriez laisser sa chance au produit. Je dirais pas ça mais on peut euh entendre et décider ou pas d'écouter mardi.
Oui. On peut aussi on peut aussi ne pas ĂȘtre naĂŻf. Comprendre surtout quand on a de l'expĂ©rience.
Il faut pas ĂȘtre naĂŻf effectivement, mais euh il faut regarder sur piĂšce et sur piĂšce c'est le discours de politique gĂ©nĂ©rale de mardi. LĂ , on verra s'il y a des ouvertures, si oui, jusqu'oĂč, est-ce qu'elles sont susceptibles de modifier des comportements ? Peut-ĂȘtre pas, sans doute pas.
Mais bon, mais monsieur Damel, je pense qu'on a un le désaccord de fond que j'ai sans doute avec vous, c'est que je ne crois pas que la stabilité puisse revenir dans notre pays s'il n'y a pas un changement profond d'orientation politique. Les Français sont pris à la gorge aujourd'hui. La vie est trop chÚre.
Les salaires ne permettent pas de vivre dans la dignitĂ©. Vous avez des services publics qui sont en train d'ĂȘtre rabouis. Et on nous dit la dette, la dette, la dette qui est un prĂ©texte, un chantage Ă la rĂ©duction de la dĂ©fense alors c'est d'ailleurs assez Ă©tonnant compte tenu de la situation dans laquelle se trouve la France, le mot dette n'a pas Ă©tĂ© prononcĂ© en euh 2h40 Serge, mais il a Ă©tĂ© prononcĂ© par monsieur le cornu au 20h en disant une phrase qui m'a Ă©normĂ©ment marquĂ© parce que au fond, il prĂ©fĂšre abaisser le niveau de rĂ©duction de la dette que d'aller chercher l'argent dans la poche de ceux qui sont aujourd'hui milliardaires ou qui font des profits extraordinaires et ça ça dit beaucoup.
Il l'a dit, c'est ce qu'il a dit. Non mais ça sera peut-ĂȘtre lui. H c'est c'est ce qui semble se dĂ©gager.
Mais pas mais mais que ce soit monsieur le cornu 2 ou euh son clone, son frĂšre, sa sĆur ou je ne sais qui, en fait la messe est malheureusement dite. Et c'est pourquoi je pense que le message essentiel en tout cas que moi je souhaite faire passer ce soir, c'est que le peuple de gauche, la gauche et les Ă©cologistes soient au rendez-vous de l'histoire et donc soi capable de se mettre autour d'une table, de se tourner vers les Françaises et les Français et de dire comment nous pensons qu'une issue progressiste est non seulement souhaitable. Alors vous rejoignez ClĂ©mentin quand mĂȘme pour vous aussi la messe Ă©dite ce soir ?
Non, moi je ne dis jamais la mĂ©lite surtout surtout 3 jours avant ce qui sera de toute façon un moment, je dis pas un moment essentiel, peut-ĂȘtre un moment secondaire mais un moment quand mĂȘme. Et je rĂ©pĂšte ce soir ce que je retiens mais bon je peux me tromper hein, mais ce que je retiens c'est que il y a beaucoup d'apprentis sorciers parmi les responsables politiques sur tous les rangs et tous les bancs. Mo, je voulais rebondir sur ce que disait ClĂ©mentin sur ce soir SĂ©bastien le cornu ou ou un clone.
Je vais vous dire, mais alors alors qu'il est alors qu'on attend le nom du premier ministre, je n'ai toujours pas compris pourquoi Emmanuel Macron a tenu cette rĂ©union Ă l'ĂlysĂ©e puisque jusqu'ici les discussions Ă©taient portĂ©es par un chef de gouvernement qui de fait pouvait soit revendiquer une filiation, soit une distance avec l'ĂlysĂ©e. C'est l'avantage du Premier ministre dans la 5e, c'est que de fait lui qui cheffe le gouvernement et lorsqu'il mĂšne les discussions avec les groupes parlementaires, il est dans un dialogue de chef de gouvernement qui est responsable devant le parlement et qui peut et qui peut subir la censure. Mais il est dĂ©missionnaire.
Il a Ă©tĂ© remissionnĂ©. Sauf que, sauf que Alain, Sauf que Alain, si je puis me permettre, le fait qu'Emmanuel Macron soit lui-mĂȘme en quĂȘte de la plateforme laisse Ă dire qu'il aura un Premier ministre qui arrivera avec une feuille qui a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e Ă l'ĂlysĂ©e et que de ce point de vue-lĂ , pour un prĂ©sident qui veut prĂ©cisĂ©ment dĂ©coller la contrainte de la destitution, des appels Ă la dĂ©mission et cetera, reprendre la main de cette façon-lĂ pour conduire la feuille de route de son futur chef de gouvernement est Ă mon sens peut-ĂȘtre une erreur politique et comme en ce moment il y a beaucoup de jalons qui sont posĂ©s pour 2027, je pense que la rĂ©union d'aujourd'hui est importante de ce point de vue-lĂ et risque d'exliquer un certain nombre de chos un premier ministre lĂ pour faire un budget au-dessus des contingences partisanes, un homme ou une femme de qualitĂ© qui aurait une expĂ©rience, on a citĂ© le gouvernant de la Banque de France, on a citĂ© d'autres personnalitĂ©s qui pourraient construire un budget et permettre au groupes socialistes LR horizon modĂš Renaissance de beautĂ© un budget, ça serait dĂ©jĂ un premier pas technique pour vous, c'est-Ă -dire un gouvernement technique pour faire la mĂȘme politique Non, pour la France, vous vouz pas de budget pour la France. Bien sĂ»r que je veux un budget pour la France mais pas le vĂŽtre.
Est-ce que vous mettez derriĂšre technique que vous mettez derriĂšre technique signifie la prolongation des mĂȘmes logiques politiques. Non, parce que sa mission serait justement d'entendre votre point de vue, d'entendre le mien et d' budget pour la France. Mais oui, mais l'assemblĂ©e ne permet pas de faire le budget, le vĂŽtre ni le mien. d'un mot euh d'un mot, moi ce qui me frappe dans ces Ă©changes, pas simplement celui-ci, dans les Ă©changes de la soirĂ©e avec des personnalitĂ©s diffĂ©rentes, euh c'est on est vraiment au cĆur d'une crise de la 4e RĂ©publique, c'est-Ă -dire les partis.
C'est les parties, on entend les partis. Alors ça prouve ça prouve d'abord l'échec terrible de la 5e République puisqueelle a été construite justement pour mettre fin au régime des partis. C'est pas moi qui l'invente, c'est le général de Gaulle qui l'a sineré avant de de revenir au pouvoir et une fois qu'il était revenu au pouvoir.
Bon et on on y est. Moi, il se trouve que je suis le seul ici à avoir assisté à ça, hein, à la au régime des partis à la fin de la 4e République. Euh, je me retrouve, je suis pas mécontent, je me retrouve à 18 ans.
Moi, je je veux juste répondre là -dessus si vous me permettez parce que je crois exactement l'inverse. Je pense que la crise aujourd'hui est celle de la 5e République parce que le président de la République a tout pouvoir. Et d'ailleurs nous sommes suspendus, suspendus parfois par ces silences qui sont assourdissants et en tout cas toujours à ses décisions et ses caprices. quand il a fait la dissolution il y a un an et demi, il a décidé seul de faire la dissolution.
Le rĂ©sultat lui a pas plu. Il a continuĂ© avec la mĂȘme politique au mĂ©pris de ce qui est sorti des urnes. Et lĂ , on recommence.
C'est-Ă -dire qu'on est suspendu au bon vouloir d'un prĂ©sident de la RĂ©publique qui dĂ©cide seul et tellement seul d'ailleurs que mĂȘme quand sa propre famille politique envoie des signaux, et bien il Ă©crase toute possibilitĂ© de changer de braquet. Donc moi, je crois exactement l'inverse et je pense que il faudra donc passer Ă une 6e rĂ©publique, il faut passer Ă une nouvelle RĂ©publique qui permette de la respiration et surtout qui permettent que les Français et les Français soient souverains. Souverain parce qu'aujourd'hui on est soumis aux caprise d'un prĂ©sident de la RĂ©publique.
Marie Chantille, il est bientĂŽt 8h. Est-ce que vous pouvez nous faire revivre pour les tĂ©lĂ©spectateurs qui nous rejoignent le le fil de la journĂ©e, le le compte-rendus de cette rĂ©union ? Mission compliquĂ©e Paola parce qu'on a quand mĂȘme l'impression d'avoir vĂ©cu trois journĂ©es en une qui commence quand mĂȘme par cette information de cette rĂ©union qui donc s'organise Ă 14h30 de ce qu'on comprend dans la plus grande improvisation avec une invitation par mail qui est quand mĂȘme envoyĂ©e dans la nuit Ă ses chefs de parti patron de groupe parlementaire Ă 2h du matin.
On apprend mĂȘme au rĂ©veil Ă certains de ces participants qu'ils ont reçu cette invitation et donc cette rĂ©union qui s'organise Ă 14h30 dans le mĂȘme temps. Je pense que c'est aussi important Ă mentionner Marine Le Pen qui n'a pas calĂ© son agenda avec cette rĂ©union mais qui n'est pas conviĂ©e et qui a prĂ©vu d'aller au M. D'oĂč ces image.
Franchement, on est revenu, on a vécu ces moments avec Naïa Latrousse à la mi-journée. C'était vraiment le choc des images et le match finalement d'une Marine Le Pen qui était en train de faire des selfies, signer des autographes, tout sourire. Et finalement, certains nous disent aussi dans ce bloc central, en tout cas ce qu'il en reste que c'est du carburant pour Marine Le Pen et son parti de Rassemblement national trÚs haut dans les sondages et qui pour le coup est parfaitement cohérente dans ce qu'elle dit et redit.
Elle dit aujourd'hui le seul et la seule solution c'est la dissolution. Vient ensuite cette rĂ©union 2h30 oĂč les portables sont confisquĂ©s et Ă leur sortie ça ne manque pas de ça ne manque pas de piquant. Juste avant que tout le monde n'arrive, on comprend quand mĂȘme que la piste trĂšs privilĂ©giĂ©e par le chĂąteau, c'est une renomination de le corps nu.
Mais on comprend aussi dans la matinĂ©e Ă quel point cette hypothĂšse-lĂ crispe au sein mĂȘme des soutiens d'Emmanuel Macron, au sein mĂȘme des soutiens de SĂ©bastien Lecornu. On l'a considĂ©rĂ© trĂšs bon au 20h de France 2. Mais franchement, quelle image envoyĂ© Ă l'opinion publique, quel message quel symbole certains considĂ©rant que ce serait dĂ©sastreux.
Mais cette rĂ©union se passe, chacun parle euh chacun s'exprime aussi Ă la sortie et euh la parole la plus attendue est Ă©videmment les parties de gauche et on les a entendu, on ne peut plus rĂ©server pour eux le compte n'y est pas euh notamment dans la voix d'Olivier Fort en disant en gros on ne garantit pas du tout aujourd'hui de ne pas censurer mais pour le chef de l'Ătat en tout cas son entourage il y a un chemin et un compromis possible maintenant on est sur le qui quand sera nommĂ© ce premier ministre sur ce point-lĂ l'ĂlysĂ©e le dit Il reste sur les dĂ©lais qu'ils nous ont fixĂ©s depuis 48 he maintenant. Donc c'est Ă suivre. C'est ce soir.
H dans les prochaines ce soir, ça peut-ĂȘtre Ă 20h dans un petit quart d'heure. LĂ , ça peut-ĂȘtre encore dans un prochain dans les prochaines minutes et avant 20h. Euh on a des bruits un peu contradictoires, vous savez dans ces moments-lĂ Paola, euh bon, il y a aussi de la forme, il faut envoyer tout ça, prĂ©venir tout le monde.
Bon, je je je restons trĂšs prudent. Encore une fois, j'aime cette formule. l'histoire nous l'a appris Ă l'ĂȘtre et que parfois un tir de barrage peut venir contrarier des plans annoncĂ©s Ă l'avance.
Mais ce que nous dit encore ce soir, c'est que c'est imminent et c'est Ă suivre. Alain Duamel, vous avez parlĂ© tout Ă l'heure d'apprentis sorcier pour filer la mĂ©taphore, est-ce qu'on pourrait sortir un lapin du chapeau que personne n'aurait vu venir ou est-ce que c'est fait a priori celui qui va ĂȘtre nommĂ© premier ministre ? probablement de nouveau SĂ©bastien Lecnu pense que le chapeau est trouĂ© et que les lapins sont fatiguĂ©s.
D'accord. Merci. [rires] Euh Clémentinot, votre premiÚre réaction si je vous dis là maintenant, c'est c'est Sébastien le cornu 2 pour vous.
Et bien lĂ c'est ben ma premiĂšre rĂ©action d'abord c'est de vous garantir la censure et ensuite de se mettre au travail pour prĂ©parer une issue progressiste pour les Françaises et les Français pour nous sortir de la marchandisation du monde et pour faire vivre l'Ă©galitĂ© qui est une passion bien française et on le sait le match il va ĂȘtre trĂšs violent avec ceux qui dĂ©fendent autour de Marine Le Pen avec Marine Le Pen Jordan Bardella l'obsession de l'identitĂ© un programme Ă©conomique trĂšs libĂ©ral et Cet affrontement est un affrontement politique pour lequel nous devons ĂȘtre prĂȘts. Et pour moi, ĂȘtre prĂȘt, ça veut dire avoir cette gauche et ses Ă©cologistes ensemble et capable de porter un projet qui transforme en profondeur le pays parce que c'est cela dont on besoin les Français. Mais la gauche n'est pas ensemble en ce moment.
Ăcoutez l'histoire lĂ aussi. Soyez prudents. Non.
Bah attendez, j'ai vu les élections européennes. Dans quel état étaient les gauches et les écologistes et vous avez vu ce qu'on a fait avec le Nouveau Front populaire ? Attendez, ne me dites pas soyez prudent puisque je ne parlais pas de l'avenir, je disais aujourd'hui.
Et moi je vous parle de demain. Oui. Non ben d'accord mais moi je parle d'aujourd'hui.
Alors ne me dites pas soyez prudents. Je vous dis que vous pensez que Raphaël Luxman peut reprendre la main de Jean-Luc Mélenchon et avancer ensemble en cas de dissolution pour des législatives Je pense que si on a le match Mélenchon versus Gluxman alors on n'est pas en situation euh pour gagner les échéances qui vont venir et je ne sais pas quel elles sont ça c'est bien vrai. Donc il faut se ressaisir et faire en sorte que nous puissions ensemble proposer un chemin aux français doitir et j'y mettrai monsieur duamel toutes mes forces non pas en me disant que on va compter les rancunes du passé et les divisions du passé mais qu'il faut regarder devant je suis sûr de votre sincérité ce n'est pas le problÚme mais mais en revanche l'idée de d'une réconciliation d'un rapprochement d'une synthÚse de entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Gluxman pour moi ça me paraßt relevé vraiment euh de l'imagination poétique.
Pour clarifier le propos ClĂ©mentine parce que je vous ai entendu parler d'une dissolution et lĂ je vous entends parler de la fiche Gluxman MĂ©lenchon. On parle de prĂ©sidentielle. Quand vous dites prĂ©parer l'avenir pour la gauche, c'est les deux Ă©chĂ©ances en mĂȘme temps.
Vous pensez que la prĂ©sidentielle anticipĂ©e peut arriver qu'elle soit anticipĂ©e ou pas, il faut la prĂ©parer. Mais vous y croyez ? Je veux dire, Ă ce scĂ©nario lĂ , je avec Emmanuel Macron, on a appris quand mĂȘme hein Ă Ă devoir imaginer l'ensemble des scĂ©narios.
Donc ce qui est important aujourd'hui, c'est de se tenir prĂȘt, de travailler ensemble et stable. voilĂ d' de regarder les d'ĂȘtre tournĂ© vers les Françaises et les Français et de dire voilĂ nous ce qu'on vous propose. Nous on veut augmenter les salaires, on veut que les services publics aillent mieux, on sait comment dĂ©gager de l'argent dans le budget de l'Ătat pour vous protĂ©ger. sur le fond, c'Ă©tait trĂšs clair cĂ©tait sur le type d'Ă©lection que que j'avais besoin de cette prĂ©cision lĂ parce que c'est vrai qu'on a Ă©voquĂ© les deux et donc vous dites c'est bien se tenir prĂȘt et pour des lĂ©gislatives et pour une prĂ©sidentielle anticiper Ă laquelle vous croipez et vous avez dit la gauche doit se ressaisir mais qui doit se ressaisir Jean-Luc MĂ©lenchon ou RaphaĂ«l Gluxman ?
Moi, je m'adresse aux forces politiques, aux organisations politiques et aussi aux citoyennes, aux citoyens engagés de notre cÎté. Vous le savez trÚs bien. Oui.
D'ailleurs, c'est marrant, vous dites d'homme, hein, c'est c'est peut-ĂȘtre pas forcĂ©ment inintĂ©ressant. S'il y avait un peu moins de testostĂ©rone, peut-ĂȘtre que aussi dans Oui et d'ailleurs Marine Pondelier comme moi nous plaidons pour ce rassemblement large avec quelques vĂ©hĂ©m comme les hommes. Quelques vĂ©hĂ©mĂ©mences dans l'expression on a le droit d'avoir un peu de panoche.
Non non mais je je parlais pas de vous d'ailleurs. Je parlais plutÎt de Marine Tourdolier tout à l'heure. Disons qu'elle elle ne rendait pas les arbres devant les hommes et c'était trÚs bien.
Et moi je je pense que c'est important. Nous avons besoin de son énergie de l'énergie de toutes celles et ceux. de chacun de ceux qui participent à la gauche, voilà , qui combattent en ce sens et je pense que l'avenir nous donnera raison.
Et puisque vous en parlez justement de Marine Noli, on va réécouter ses promos effectivement parce que ça ne manquait pas de de panache. En tout cas, pas de langue de bois pour Marine Tandelier en sortant de cette rĂ©union de criselĂ©e. Nous sortons de cette rĂ©union sidĂ©rĂ©e. considĂ©rer parce que si comme d'habitude un tour de table a pu ĂȘtre fait pour que chacun pose un peu ses prĂ©occupations, nous estimons que nous ressortons avec aucune rĂ©ponse sur rien si ce n'est que le prochain premier ministre qui devrait ĂȘtre nommĂ© dans les heures qui viennent nous dit Emmanuel Macron ne sera pas dans notre camp politique pour le dire clairement.
Pas de ministre a priori du camp de la gauche, Pierrive Bournazel. Si dans les minutes qui viennent, puisque je rappelle qu'un premier ministre devrait ĂȘtre nommĂ©, dans les minutes qui viennent ou peut-ĂȘtre l'heure Ă venir, en tout cas, si c'est SĂ©bastien Lecnu, SĂ©bastien Lecnu 2, qu'est-ce que vous rĂ©pondez Ă cela ? et bien qu'il faut l'Ă©couter dans son discours de politique gĂ©nĂ©rale et lui permettre d'avoir un budget plutĂŽt un accord de confiance Ă priori.
En tout cas, c'est ça qu'on entend puisque lĂ on entend une censure directe. Mais censure directe, il faut d'abord Ă©couter et voir les propositions parce que s'il devait ĂȘtre renommĂ©, il aura probement rĂ©flĂ©chi Ă avoir un accord de non censure et donc d'avoir dans sa discours politique gĂ©nĂ©ral des propositions pouvant permettre Ă des socialistes et Ă des LR de se retrouver. En tout cas, il faut permettre au premier ministre, quel qu'il soit, d'avoir sa chance.
C'est le moins que on puisse attendre des groupes politiques Ă l'AssemblĂ©e nationale. L'heur est grave quand mĂȘme. Notre dĂ©mocratie est en danger.
Alors, je veux bien que certains veillent aller aux Ă©lections avec la dissolution, mais vous savez trĂšs bien que tout ça c'est lunaire. La gauche peut ĂȘtre unie, elle peut ĂȘtre dĂ©sunie, mais elle ne remportera pas les Ă©lections lĂ©gislatives. Vous voulez quand mĂȘme aller Ă l'Ă©lection en demandant Ă Emmanuel Macron de prendre ses responsabilitĂ©s, c'est autre chose.
Mais bon, quand mĂȘme, vous pouvez pas vous renvoyer la balle non plus. Non mais si une gauche rĂȘve d'ĂȘtre l'opposition numĂ©ro 1 au Rassemblement national, c'est une forme de cynisme puisqu'on dit qu'on combat le Rassemblement national et tout est fait par une certaine gauche avec les propos de monsieur MĂ©lenchon avec les filles pour attiser les haines dans la sociĂ©tĂ© et faire monter le RN Ă chaque fois que monsieur MĂ©lenchon s'exprime ou ses amis de LFI madame Le Pen et monsieur Bard Excusez-moi monsieur Bourna je me permets quand mĂȘme de rĂ©pondre à ça parce que c'est quand mĂȘme assez sidĂ©rĂ©ant qui devait ĂȘtre un barrage Ă l'extrĂȘme droite et s'est transformĂ© en passerelle. C'est bien Emmanuel Macron.
Donc je trouve [rires] que vous pourriez je pense que vous pourriez avoir un petit peu de modestie sur ce terme je suis modeste.
Clémentine Autain