Colère lycéenne : "Quand vous assumez être de droite, c’est fini pour vous" juge Louise Montangon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pouvez-vous pas aller en cours à Bordeaux ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Vous avez quitté la fac l'année dernière ?
- 2:24OuverteRéponse partielle
Soutenez-vous la colère lycéenne actuelle ?
- 3:33OuverteRéponse partielle
Quelles revendications soutenez-vous dans le mouvement ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Faut-il supprimer Parcours Sup ?
- 5:48OuverteRéponse directe
Le bac est-il encore un diplôme valable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Dans l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous. »
- 2:24Fait
« Il faut aussi reprendre les cours. »
- 3:33Fait
« La majorité des établissements scolaires sont ouverts et il y a cours normalement. »
- 4:43Fait
« On laisse rentrer un peu n'importe qui dans les universités. »
- 5:48Fait
« On gonfle leurs notes. »
- 7:37Fait
« Le mouvement est vraiment infiltré par la France insoumise. »
- 9:59Fait
« Si les agriculteurs ne bloquent pas une autoroute, on s'en fiche. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il faut savoir que dans l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous. Voilà, c'est terminé. Il y a une pression qui s'exerce de la part des étudiants, parfois même de la part de l'administration qui vous soutient pas, de la part des professeurs complices aussi parce qu'ils ne vous soutiennent pas et vous êtes simplement obligé finalement de quitter la fac parce que on peut pas étudier dans des conditions pareilles. Dans les 8 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle, le gouvernement agira donc avec pragmatisme pour répondre aux attentes des lycéens. Nous avons lancé cinq chantiers pour assurer les cours lorsqu'un enseignant est absent pour améliorer les conditions matérielles dans les bâtiments. Pour
mieux organiser les temps scolaires et pour donner un cadre d'expression plus clair et renouvelé au lycéen dans une démocratie qui évolue une démocratie vivante. [rires] On a mis une petite musique de pipo. Vous savez que c'est quelque chose qui colle aux grandes gueules depuis des années et des années. Nous sommes avec Louise Montangon. Elle est responsable de l'Uniibordeaux. adhérente au RN aussi, il faut le rappeler. Bonjour Louise. Bonjour. Merci. D'ailleurs euh il faut préciser, vous êtes adhérente au RN et vous ne pouvez pas aller en cours à Bordeaux. Vous êtes en fac, je crois que vous êtes en master de de philosophie et donc vous avez des cours à distance. Pourquoi ? Parce que il est pas possible pour vous par rapport à vos convictions politiques d'aller en cours.
Tout à fait. En fait, il faut savoir enfin déjà bonjour à tous, merci pour l'invitation, mais il faut savoir que dans l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous. Voilà, c'est terminé. Il y a une pression qui s'exerce de la part des étudiants, parfois même de la part de l'administration qui vous soutient pas, de la part des professeurs complices aussi parce qu'ils ne vous soutiennent pas et vous êtes simplement obligé finalement de quitter la fac parce que on peut pas étudier dans des conditions pareilles quand vous faites. Vous avez dit quitter la fac ? Oui, l'année dernière, j'ai arrêté les cours en en pleine année parce que c'était plus possible déjà pour une question de sécurité parce que quand vous arrivez à
la fac et que il y a 80 personnes qui vous attend pour un super sympa d'ailleurs comité d'accueil pour vous dehors, bah effectivement, vous ne pouvez plus aller en cours, vous êtes plus en sécurité. Vous avez été mis dehors manu military ou empêché physiquement d'entrer à la fac. Tout à fait. Et même à la bibliothèque universitaire d'ailleurs là, ils avaient débarqué à à 200. Il s'était Ah oui oui. Non mais oui oui contre moi parce que j'ai eu le malheur de prendre un café à la bibliothèque universitaire pendant des élections universitaires et puis bah là tout le personnel était complice de ça parce qu'ils ont voulu me sortir de l'abu alors que j'avais littéralement un attroupement de 200 gauchistes écervelés face à moi. En tant que responsable de l'UNI, est-ce
que vous soutenez euh cette colère lycéenne qui s'exprime encore ce matin ? Il y a des blocages même si c'est un peu plus calme, c'est l'acte 4 de ce mouvement où est-ce que vous dites il est temps de reprendre les cours ? Les deux, je soutiens, je comprends, j'entends, mais il faut aussi reprendre les cours. Moi, je pense à cette majorité qui n'est pas représentée par ce mouvement. Une majorité qui a envie d'aller en cours et qui est empêchée d'aller en cours et qui veut reprendre les cours. J'entends la colère des lycéens. D'ailleurs, il faut il faut préciser que la majorité des établissements scolaires sont ouverts et il y a cours normalement, hein. Oui, oui, oui, oui. Mais moi, je pense à ceux dont enfin ceux qui sont dans des lycées qui sont complètement bloqués et
qui veulent aller en cours et qui ne peuvent pas aller en cours et qui ne peuvent même pas suivre les cours à distance. Enfin, là, on est déjà à de semaines de blocage. On fait comment pour rattraper ces deux semaines ? Ces deux semaines là, elles se rattraperont pas. Là, ça va aller jusqu'à la Toussin, non ? Jusqu'aux vacances. Apparemment, c'est ce qu'il prévoit. Moi, j'espère que il y a un peu d'ordre qui sera remis d'ici là parce qu'on on peut pas on peut pas abandonner des lycéens pendant aussi longtemps. C'est pas possible. Qu'est-ce que vous comprenez quand même dans les revendications ? Qu'est-ce que vous soutenez ? Moi, je comprends les revendications qui sont légitimes. Je pense au aux lycéens par exemple de Paul Luar qui travaillent dans des conditions déplorables. Ça
c'est un fait. Par contre, je ne comprends pas les bobos à Paris qui bloquent leurs établissements comme le lycée Jacques Decours. Ça c'est pas possible. C'est c'est stop. Pourquoi ? des lycé où il y a problème, je dis pas qu'il y a pas de problème mais il peut y avoir une solidarité mais vous n'êtes pas empêché obligé d'empêcher d'autres lycéens d'aller en cours parce que vous êtes solidaire du mouvement. Ça c'est pas possible, c'est pas entendable. On parle aussi beaucoup de Parcours Sup qui est le fameux portail pour s'inscrire dans l'enseignement supérieur une fois qu'on qu'on a terminé sa terminale, qu'on a son bac. Beaucoup disent il faut supprimer parcours sup. Vous en pensez quoi ? Supprimer pourquoi ? Pour revenir à l'ancien modèle qui je le rappelle était
littéralement un tirage au sort. Oui, c'était tirage au sort. On a oublié avant en 2018. qui peu de lycéens le savent. Donc supprimer parcours sup. Mais mais pour aller vers quoi ? Vers où ? On a aucune mesure, on a aucune revendication vraiment bien formulé. Il y a des choses à changer sur parcours sup. Je le portais au Sénat il y a plusieurs mois, notamment les calendriers. C'est pas possible de recevoir une réponse en juillet ou en août quand vous êtes accepté dans une grande ville, par exemple Bordeaux pour mon cas où il y a une crise du logement et on peut pas se loger. Donc effectivement, c'est anxiogène. Mais moi, en tout cas avec l'UNI, on se fait le porte-voie de ceux qui qui ont cette culture de l'effort, cette culture du mérite et et nous, on est pour un peu
plus de sélection parce qu'aujourd'hui, on laisse rentrer un peu n'importe qui dans les universités. C'estàd c'est qui un peu n'importe qui. Un peu n'importe qui, c'est qu'il y a plus de sélection. Moi je trouve pas ça normal. Quand quand je suis arrivée en L1, on était à peu près 400. En L3, on était 40. Vous trouvez ça normal les fait en tau noir ? Et en master, il y a 20 places. C'est c'est pas possible. Il faut élargir à d'autres horizons. Peut-être déjà faire un petit peu plus de pub pour les alternances, ouvrir aux alternances parce que c'est important aussi les alternances mais surtout juste avoir le bac. Oui, c'est nécessaire pour aller dans les études supérieurs. Mais aujourd'hui, le bac c'est quoi ? Ça représente quoi ? Il y en a beaucoup qui
disent que le bac c'est plus qu'un bout de papier parce que il y a énormément de contrôle continu. Oui, je l'ai eu, je l'ai eu mais j'étais face à Gabriel ATA il y a quelques jours. Lui-même disait "C'est vrai, on a fait un peu gonfler les chiffres, on nous a demandé, il l'a reconnu." Mais c'est une honte honnêtement c'est une honte. Le niveau scolaire est en chute libre, on a qu'à regarder les classements piza. C'est c'est une honte honnêtement. Comment on peut laisser des gamins ? Parce que littéralement, on est des enfants encore et enfin, moi je suis une jeune adulte, mais j'étais encore une enfant il y a 5 ans. Mais comment on peut laisser des enfants aller dans l'enseignement supérieur alors qu'on gonfle leurs notes ? C'est évident qu'ils ne passeront pas à la L2. C'est évident.
Oui, vous avez plein de gamins qui se retrouvent pas acceptés dans les universités parce qu'ils viennent de lycée où les notes sont plus sévères. Donc, ils arrivent avec un 14/ 20 qui serait un 18 dans le lycée d'à côté. C'est parcours sub, ça reste un un un vrai sujet. Mais moi ce que je déplore un peu dans dans ce mouvement et je voudrais votre avis, c'est que je je vois pas de solution. Je prends toujours le parallèle parce que c'est la manifestation qui est vraiment parallèle à celle-ci. C'est pour la loi intégrale où il y a vraiment des solutions qui sont apportées, des idées de changement et cetera. Moi, je suis désolé, ce que ce que je trouve très triste, c'est que les lycéens, j'ai l'impression d'entendre, vous voyez l'extrait du film de d'Astérix Oblix, mission Cléopathe.
Pas content, pas content. Ouais, super mais pas content. Pourquoi ? Au final, ils ont c'est vrai des agendas énormes, mais en même temps, ils ont un bac à la carte. C'est-à-dire que avant moi, et ça date pas d'A 100 ans non plus, c'était elle s E s, on avait les cours qu'alaient avec. On on créait des élites, on créait des gens qui étaient forts dans un domaine. Là maintenant, vous pouvez être avoir quatre langues, quatre langues d'un côté, SVT de l'autre, chimie en face. Mais comment voulez-vous que les agendas, il ressemblent à quelque chose ? C'est impossible. Mais si demain on dit stop, on arrête de vouloir faire des moyens partout et on refait des élites, des têtes en sciences, des têtes en lettrre et des têtes en économie, on va avoir tous les lycéens en vent debout. Vous
nous privez notre liberté de d'apprendre. Donc en fait moi ce que j'aimerais c'est que les lycéens nous disent on veut ça parce que là ils nous disent on veut pas ça c'est nul c'est pas beau c'est cacaboudin mais au final en face on a rien Louise mais c'est ça tout le problème en fait le problème c'est qu'il y a des lycéens qui ont de vraies revendications. C'est des revendications qui s'entendent et j'espère que le ministre de l'éducation nationale pourra y répondre. Mais le vrai problème, c'est que vous avez ces fameux lycéens bobo finalement qui ont pris toute la place et à cause de et à cause de la France insoumise aujourd'hui on entend plus du tout leur revendication. Tout le monde ne se souviendra que et ne pense qu'à ça le chaos qu'il y a dans nos rues.
C'estàd que le mouvement est vraiment infiltré par la France insoumise. Mais il est plus qu'infiltré, c'est la France insoumise qui est à la manœuvre de ce mouvement. Juste pour rappel, il y a deux gros grosses associations, de gros syndicats qui sont à la tête de ce mouvement. L'USL, l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante qui sont littéralement les bébés sbir de Mélenchon. C'est c'est les petits portees-paroles de Mélenchon euh qui n'assument pas d'ailleurs parce que le président actuel de l'USL, l'Union syndicale lycéenne, était sur une liste de la France insoumise au municipal mais ne veut pas assumer. Pareil pour ceux de l'Union étudiante, ils n'assument pas leurs incointens et et leur lien avec notamment le député Triple Fichess. Raphaël Arnaud qu'ils soutiennent
eux-mêmes. Donc là, la France insoumise, ça fait des années qu'elle en rêve parce que ça fait des années qu'elle a infiltré nos universités. Maintenant, c'est fait. Nous, on est habitué au blocage, on est habitué au sacage. Moi, j'ai passé 4 ans dans l'université. Tous les ans, j'avais des blocages qui duraient des semaines. Je rentrais dans ma salle de TD. Il y avait plus de chaises, il y avait plus de table, c'était n'importe quoi. Le matériel était volé. Le problème maintenant, c'est que les lycées suivent cette pente et moi j'en suis en fait j'en suis peinée pour ceux qui avaient de vraies revendications parce que là ils sont en train de sacager leur lycée et parfois des lycées flamban neuf comme le lycée Nelson Mandela à Nant. En fait c'est une honte et aujourd'hui les lycéens à cause
des députés de la France insoumise qui légitiment tout ce qu'ils sont en train de faire et ben dès qu'ils voudront quelque chose ils descendront dans le face à ça. Est-ce que la riposte policière est trop violente ou au contraire insuffisante ? Pardon, mais quand vous avez des lycéens qui jettent de l'essence sur des profs qui euh tabassent une surveillante à Ansy, qui euh frappe un professeur à Lille ou à Toulouse, euh un lycéen qui sort un lance-flamme face à une femme qui ne veut juste pas que son abribus soit dégradé, une lycéenne qui s'est pris des g d'acide chlorhydrique ou une dame qui a perdu son œil parce qu'un lycéen lui a lancé un pavé dessus. Alors peut-être pas, peut-être qu' lui était pas destiné mais il n'empêche. Et on vient me parler
de répression policière. Oui, il y a des fautes. Je pense à ce jeune homme qui a perdu sa main. C'est désolant, c'est horrible ce qui arrive. Je sais pas si il a pas lui-même ramassé la grenade. Il dans tous les cas qu'il ait ramassé la grenade, qu'on lui est jeté dessus, c'est terrible. Pareil pour le jeune homme qui qui n'a plus de dents, c'est terrible. Mais moi aussi, je me demande juste qu'on remette un peu l'église au milieu du village. Les parents, moi jamais mes parents ne m'auraient laissé aller un bordel. Mais pardonnez-moi l'expression, mais c'est faut faut nommer les choses. Il m'aurait jamais laissé aller là-bas. Une manifestation pacifique comme on voyait depuis mi-septembre à Paul et Leard ou à Créteil. Peut-être c'est un fait, il y avait les professeurs avec eux, mais là
juste on se pose la question, c'est des manifestations pacifiques pour vous ? Oui, mais le problème c'est qu'on est dans un pays où euh s'il y a pas un peu de casse de blocage, le pouvoir politique ne réagit pas. [rires] Je je vais terminer, je prendre des exemples. Si les agriculteurs ne bloquent pas une autoroute, on s'en fiche. S'ils ne mettent pas du fumier devant les préfectures, on s'en fiche. Euh si les lycéens alors je sais que les agriculteurs vont pas apprécier ce ce comparatif que je fais mais c'est quand même une réalité. Si les lycéens mettent pas un peu la pagaille euh Édouard Gefrey euh ne ne dirait rien. Euh il faut malheureusement dans ce pays cassé. Euh c'est les gilets jaunes ont obtenu gain de cause euh en faisant ce qu'ils ont fait. L'écotaxe à l'époque on a
supprimé l'écotaxe parce que les bonnets rouges se sont mobilisés, ont cassé, ont bloqué. On est dans un pays où malheureusement euh avec souvent face à un pouvoir politique qui n'a pas les capteurs, qui n'écoute pas et cetera, il faut euh en faire plus pour obtenir gain de cause. C'est c'est terrible hein, parce que ça crée des précédents à chaque fois. Je pense qu'ils sont aussi écoutés parce qu'il y a des vraies revendications en face. Là, je suis désolé. Tu regardes peu importe le suivant le média que tuécoutes, tu as pas les mêmes revendications des lycéens. Donc déjà, c'est qu'il y a un problème au niveau de la communauté en elle-même. Si quand même, tuas tuas aussi parcours sup les conditions de travail. les pas du temps, vous en faites quoi ? Vous on les
fait commencer plus tard ? Alors très bien, très bien pour ceux qui ont des super transports cola scolaires qui passent toutes les 10 minutes. Moi je viens d'une toute petite campagne, il y avait un bus à 6h20 le matin et le deuxième il me ramenait à 19h30 19h40. Moi, j'aurais jamais pu commencer à 10h ou revenir à 16h. Il y en a qui dépendent vraiment d'un ramassage scolaire qui prend les collèges et et autres. Et ça, c'est pas possible de nous faire commencer plus tard. Et des revendications, mais enfin moi pour moi il faut arrêter de s'habituer au fait de tout casser pour que le gouvernement nous entende. Le gouvernement il a donné Oui. Non mais est-ce que est-ce que est-ce que le ministre de l'éducation nationale a donné des réponses ? Non. Pourtant ça fait de semaines que
Sébastien le Cornu hier soir, vous l'avez écouté, il a Oui, mais mais encore une fois, c'est vide. Enfin, ce gouvernement à la trouille, j'ai de la peine pour eux. Ils ont peur. Mais mais je pense qu'ils ont raison d'avoir peur que peur de fil de quoi ? Mais vous avez vu ce qui se passe dans la rue ? Comment on ne peut ne pas avoir peur ? Il y a des gamins qui sont à moitié mutilé, il y en a un qui perd sa main, des policiers qui qui ont la boule au ventre d'aller d'aller d'aller sur les manifestations, des profs qui sont frappés, d'autres qui ne peuvent même plus aller étudier. C'est le chaos dans le pays. Ils peuvent pas être tranquilles chez eux et se dire "Bon bah allez, bon ben tout va bien aujourd'hui." Charles, moi j'ai pas grand-chose à dire. Je suis assez [raclement de gorge]
d'accord avec ce que dit la ministre Montangon. [rires] Euh je je voilà, je je ça fait du bien d'ailleurs d'entendre autre chose que que des jeunes très stéréotypés comme on a pu comme les responsables lycéens qu'on syndicalistes lycéens qu'on a pu entendre ces derniers jours. Moi je suis même plus radical que vous entre guillemets. Je je pense que beaucoup de ces jeunes ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont euh de vivre dans un pays comme la France où on offre un collège, un lycée gratuit. euh et quand même qui essaie d' gratuit pour pour les élèves, je veux dire, et qui essaie quand même d'être de bonne qualité. Alors, je veux bien que parfois
il manque une chaise ou que il y ait un néon qui a pas été changé dans le couloir qui mène à la salle des profs. Mais faut pas exagérer, je veux dire. par rapport aux impôts que nous payons, c'est pas la Bosnie. Mais par rapport aux impôts que nous payons tous collectivement, je suis désolé, c'est choquant de voir que dans certains collèges ou lycées, il y a des rats, il y a il y a pas de quoi protéger la chaleur, du froid. Enf, tu veux au lycée Henri où il y a eu des blocages aussi euh il y a pas beaucoup de rat, je parle pas d' voilà. Bon, donc les les les gens qui existent des races campagnes qui sont en Algéo, j'ai pas vu les gamins fout. Mais ça je suis d'accord mais tu as plein de moyens de faire passer de le tout le monde regarde il y a personne
qui se présente pour le bac je peux te garantir ça vous choque pas par rapport au ça à nos enfants il faut pas considérer que ça n'est pas important le noyotage de ce mouvement par la France insoumise c'est pour moi c'est quelque chose de très important c'estàd qu'en fait tout ça est un est un mouvement organisé et piloté par une organisation qui est très structurée très opérationnelle qui est la France insoumise et franchement le niveau d'endoctrinement de ces jeunes moi me fait peur. C'est que c'est terrible d'être aussi gauchi. rappelle les années 60 aussi les années 70 quoi j'avais votre âge et j'étais dans la rue contre la réforme de VAC dernier
et contre la réforme de VA en 86 qui était derrière c'était le PS parce que le PS était très fort à l'époque face à la droite qui était c'était la cohabitation et c'était Chirac premier ministre et d'ailleurs les deux leaders de la réforme du mouvement ont fini au PS leav le sénateur David Assouine il est sénateur depuis des années et Isabelle Thomas à l'époque hein donc là maintenant c'est la France insoumise qu'à la main. Mais avant c'était le Parti socialiste. Rien de nouveau. Mais quand on est jeune, on a tous envie de faire la révolution. Moi la première à 15 ans j'étais de gauche. Bon bah voilà. Ah oui 15 ans vous êtes gauche et maintenant vous avez quel âge ? Mais maintenant j'en ai 22. Et a 22 ans, vous êtes au RN. Qu'est-ce que ça va être à 25 ? Non mais
j'ai basculé à droite juste parce que j'ai travaillé pour la première fois que j'ai regardé ma fiche de paye et que j'ai atterri dans une université gangrée par l'extrême gauche. Et pourquoi vous avez été au RN et pas chez LR ? parce que l'Uni était plus proche quand même de la droite classique. Non, l'un c'est vraiment l'union, on va dire des droites. On est représenté par aucun parti et on vous êtes un peu même pas mais on apprécie beaucoup Eric Sioti comme on apprécie monsieur Rota comme on apprécie madame Le Pen parce que il porte nos nos voix littéralement. Mais là en vrai on n'est pas venu pour parler de moi ni de mon engagement. Je veux juste dire quelque chose d'assez important. Oui oui oui mais mais juste parce que c'est important mais en fait
ce qu'il faut savoir c'est que Jean-Luc Mélenchon il joue gros là maintenant tout de suite parce que en 2022 il lui manquitel il lui manquait des voies pour passer au second tour et là il est en train de soulever ce 4e bloc qui lui manquait la jeunesse et en plus de ça surtout la jeunesse des quartiers populaires. Ça fait des années qu'il attend que cette jeunesse se soulève et aujourd'hui qui ne vote pas beaucoup mais j'en suis persuadé qu'il votera en 2027. Donc là, il est en train de faire un strike et c'est majestueux ce qu'il est en train de faire. Et mais mais il y a cette jeunesse qui est majoritaire, je le rappelle, qui pas forcément de droite mais qui s'oppose à ce mouvement-là, pas aux revendications, mais au mouvement et à la tournure que prend le mouvement.
Vous restez avec nous quelques minutes encore euh Louise Montangon, responsable de l'Unibordeaux, parler du mouvement des lycéens et et des étudiants aussi he parce qu'on voit qu'il y a il cherchent à avoir une espèce de convergence de lutte entre les étudiants et les lycéens. Il est 10h20. Question de Joël Dagoerie dans un instant. avec nous encore quelques minutes. Louise Montangon, responsable de l'Uniibordeaux pour parler du mouvement des lycéens, mouvement des étudiants aussi. On a une image qui vient de de Reince en ce moment. Alors, il y a encore 200 actions en France à peu près mais on a une image qui vient de Reince en ce moment. C'est le ministre de l'éducation nationale, monsieur Édouard Jeffrey, qui est allé participer, vous savez, à ce qu'on
appelle le temps de pause démocratique ou de respiration démocratique. Alors, il est face à des jeunes, il les écoute, il fait un peu à la Macron, vous savez, il prend les notes, il prend les questions [grognement] mais il est entouré de de costard noir avec le le préfet. C'est la bonne méthode ou ou pas selon pour vous, Louise ? Je pense que la bonne méthode ça serait aussi d'arrêter d'apporter son soutien sur Twitter mais d'aller voir aussi tous les professeurs qui ont été agressés, les proviseurs et tous les personnels. Je pense que eux alors oui, les lycéens ont besoin d'être entendus et c'est très bien qu'il se déplace. Je sais pas si ça aboutira à quelque chose. Il nous propose une plateforme alors qu' il y a le chaos dans le pays. Mais là mais là je pense que ceux qui ont besoin
ce c'est aussi les professeurs. Les professeurs ont besoin de voir ce ministre pour pour lui faire comprendre aussi que ce qui est en train de se passer ça dépasse totalement les revendications lycéennes. Est-ce qu'il est pas dépassé le ministre ? Moi c'est la question. vient de jeter une grenade de désencerclement. [rires] Je l'ai vu là, il a il s'est senti encerclé à un moment. Il était armé, il a Mais Charles, cette image d'un pour reprendre l'expression d'un ministre entouré de cost mais ça on voit c'est quoi tous les de 3 ans on voit les mêmes images en France. H donc un coup c'est les lycéens, un coup c'est la CGT, un coup c'est les agriculteurs, un coup c'est la SNCF, un coup c'est les jeunes de banlieu un coup c'est ceci cela. On a ces mouvements
régulièrement. Ça fait d'ailleurs marrer toute la planète hein. Oui oui c'est repris dans c'est repris dans le monde entier effectivement. Rigant les français sont des manifestants professionnels. Joël Dagoi. Non, moi j'ai pas grand-chose à dire euh à Louis parce que ton discours Ben non mais le discours euh c'est un discours que je partage de la méritocraie euh de l'ordre que les choses se passent en fait de manière très normale pour les étudiants et les lycéens mais comme tu vous êtes pardon, j'ai failli j'ai failli vous tutoyer pardon mais comme vous êtes de l'Union des droites quasiment le même âge et que vous avez dit une phrase qui m'a quand même interpellé sur Oui oui bien oui c'est vrai ça tiens merci [rires] qui m'a quand même interpellé sur le sur
votre basculement à droite. C'est-à-dire vous avez commencé à travailler, vous avez senti que vous avez vu ce qui vous restait sur la fiche de paye et vous vous êtes dit "Non, c'est pas possible." Euh là [grognement] actuellement euh tous les partis y compris LFI viennent de refuser euh le la suppression de l'abattement fiscal euh sur les retraites donc au détriment des jeunes et euh des actifs et aussi des jeunes étudiants comme vous. Donc moi, ma question c'est de savoir si vous en tant qu'étudiante euh et même militante RN, vous soutenez ça et notamment euh en rapport avec la déclaration que vous avez faite sur votre fiche de paye ou est-ce que euh vous avez une autre vision euh de la chose ? Alors pour revenir, enfin merci pour euh pour la question qui est super technique et de
base j'étais pas venu là pour ça mais mais juste pour pour le basculement de de gauche à droite quand j'ai vu ma fiche de paye, c'est vrai que moi j'avais vu qu'il y avait plus de 2000 € sur ma fiche de pay et quand je regarde mon compte en banque il y a genre 1700, je me dis mais enfin c'est quoi ça ? Personne m'avait expliqué donc je comprends pas trop. Je m'interroge un petit peu, je m'interroge un peu sur les impôts et et je pose quelques questions à ma maman. Je dis bah mais qu'est-ce que tous tes impôts financent ? Qu'est-ce que moi je finance ? Alors elle m'explique la sécurité sociale et cetera. C'est bien. Moi demain, j'ai un problème de santé, je vais à l'hôpital, je suis prise en charge. Super. Oui. Enfin super si juste le service public fonctionnait normalement et fonctionnait
à peu près bien. Combien de gens on a hospitalisés qui restent pendant des heures ou voir des jours parfois dans des couloirs. Donc moi, il il est là le vrai le vrai problème, c'est que le service public ne fonctionne plus. Et moi ça ne me dérange pas de donner de l'argent au service public, mais ce qui me dérange, c'est qu'il ne fonctionne pas. Et je me demande où est-ce que l'argent de mes parents, l'argent des millions de français et mes cotisations, où est-ce que ça part tout ça ? Vous voulez faire de la politique après plus tard ? Non, pas du tout. Je pense pas du tout. Non non, pas du tout. Oui, oui. Ouais. Ouais. [rires] Je j'adore ça. Je je quoi exactement je ne saurais vous dire. On m'a donné la parole depuis plusieurs jours et j'en suis tellement reconnaissante et je vous
remercie tous aujourd'hui et plus particulièrement aussi à ceux qui m'ont invité. Vraiment c'est super qu'on puisse s'exprimer comme ça surtout la droite étudiante elle est elle est très peu représentée en en elle représente quoi concrètement la droite étudiante justement la droite étudiante elle représente tous ces jeunes qui qui croient en fait en ces valeurs de de mérite d'excellence d'effort. Elle elle représente tous ceux qui ont envie d'aller étudier dans des conditions normales. Elle représente tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans dans tous ces modèles d'extrême gauche qui gangrainent les facultés qui gangrainent maintenant aujourd'hui les lycées. Les professeurs sont de gauche, l'administration est de gauche, les présidences de des universités sont de
gauche. Je ne fais pas une généralité mais la plupart Non mais pas tous non mais je dis pas tous mais la majore partie d'entre eux c'est c'est le cas. Moi, j'ai pas un prof à l'université qui n'était pas de gauche et vous avez aussi [rires] parce que je voudrais quand même simplement sur le RN. Excuse-moi juste vraiment une question parce que vous avez aussi à l'uni Bordeaux puisque vous c'est Bordeaux mais j'ai regardé par exemple sur Strasbourg qui ont ici aussi été condamnés pour pour des violences. Donc moi, je suis pas du tout d'extrême gauche. Alors, je peux vous dire, je suis libérale, donc euh j'ai pas de problème [grognement] avec ça. Mais mais euh le souci, c'est que moi, j'ai comme l'impression que il y a cette façon de dépeindre l'autre comme le diable, c'est
l'antéchrist. Et euh et quand on regarde un peu dans les syndicats parce que malheureusement le mouvement syndical en France finit toujours avec de la violence, c'est ça je m'excuse pas pourquoi. Quand on regarde dans les syndicats, vous avez vous êtes sur un syndicat qui a aussi eu plusieurs cadres, plusieurs représentants qui ont été condamnés pour des violences. Mais je les condamne tout à fait aussi. Vous savez la différence entre l'organisation que je représente et les organisations d'extrême gauche ou de gauche comme celles qui se font le porte-parole de la France insoumise, c'est que nous les cadres qui ont été reconnus coupables ou alors qui ont juste eu une petite dérive en 24 heur c'était dehors. Aujourd'hui, on a à l'Union étudiante ou même pire qu'au point levé des étudiants
qui bloquent une fac et qui invitent un terroriste, Jean-Marc Rouillant et et eux, ils sont encore là. Donc voilà la différence entre eux et nous. Et Jordan Bardella pour ses écrits antisémites, faut le mettre dehors tout de suite. Est-ce qu'on a de vraies preuves de ces écrits-là ? Enfin franchement, moi je suis pas venu là pour faire l'avocat Jordan. Non mais je suis pas venu là pour faire l'avocate de Jordan Bardella. Moi, je suis là pour porter la voix des lycéens qui ont envie d'aller en cours et des lycéens qui ont envie que tout le chaos dans les rues se stoppe. On a juste avant de vous quitter, il y a Amadou qui veut qui est à Reince. Bonjour Amadou. Oui, bonjour l'équipe. Vous allez bien ? Ça va ? Vous vouliez interpeller Louis Montangon ? Amadou ? Non mais
franchement je vais essayer de je vais essayer de de condenser un peu ce que je veux ce que je veux dire parce que franchement il y a il y a pas mal de choses que sur laquelles j'aurais voulu réagir comme par exemple à la fin quand elle elle parle chez pas qui qui avait invité un terroriste. Je vais juste lui expliquer, je juste lui rappeler en fait que déjà à Baia et à Jaciio lors des dernières municipales, le RN a investi un terroriste qui a été condamné à 8 ans de prison pour pour avoir fait sauter une préfecture et il y a un homme qui avait été condamné pour pour avoir pour assassinat. Donc le RN investit un terroriste et investi quelqu'un qui a été condamné pour assassinat. Ça c'est ça c'est prouvé. Marine Le Pen l'a reconnu même sur BFM de voir à Pauline
de Malerbe en expliquant que euh on pouvait donner une deuxième chance et cetera. Donc des gens qui invitent ou qui investisent des terroristes le D'accord. Mais Amadou là on est on n'est pas là pour faire procéder du R on pour le refaire uneure de rappel. Mais là on [rires] parle on parle de la jeunesse. Oui oui justement parce que Joël parlait du fait que elle dépint l'autre comme étant le diable et cetera et cetera. Moi ce que je voudrais dire c'est Joël a total Joël une fois elle a dit une phrase, elle a dit en fait euh que font les autres ? C'est-à-dire qu'à chaque fois on dit elle est fille, elle les filles, elle les filles. Mais que font les autres ? On a l'impression que les autres partis politiques, ils s'en foutent totalement de la jeunesse et des
services publics. Olivier, toi-même tu le dis à chaque fois sur les plateaux, il faut arrêter de parler que des retraites, que de la retraite capitalisation et cetera et cetera. Il faut aussi parler à la jeunesse. Mais on se plaint que LFI va parler à la jeunesse. Mais pourquoi les autres ils ne font pas exactement la même chose ? Pourquoi les autres vont pas les ils font rien C'est vrai que Renaissance infiltre moins la jeunesse. Alors il y a que LFI qui parle à la jeunesse. C'est vrai ? Bien sûr que non. LFI ne parle pas à la jeunesse. Et c'est là toute la différence. LFI énerve et chauffe à blanc la jeunesse. La la droite parle aussi à la jeunesse, mais elle ne parle peut-être pas à la jeunesse que le monsieur qui m'interpelle Amadou pardon. Mais enfin, peut-être que
à vous la droite ne parle pas, mais elle parle à des millions d'autres personnes et des millions d'autres jeunes qui ont envie de travailler. Je mais qu'on entend juste pas parce que aujourd'hui mais parce qu'ils ne cassent pas. Voilà, ils ne font pas de bruit, ils n'urlent pas, ils ne foutent pas le foot partout et surtout quand on ose se dire de droite aujourd'hui mais en fait notre parole elle est muselée. C'est ça. La droite honteuse, c'est ce que vous dites. Merci Louise Montangon, merci d'être passé, d'avoir répondu à Madou d'être passé avec nous. RMC, les grandes gueules.