Bruno Le Maire : ses confessions inédites sur sa vie au cœur du pouvoir
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 19 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse directe
Pourquoi ce podcast 'Pourquoi faire compliqué' ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'on est à la veille d'une révolution ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est 'foutu' dans la politique actuelle ?
- 7:33OuverteRéponse directe
Les élites ont-elles été égoïstes et inconscientes ?
- 9:44OuverteRéponse directe
Pourquoi les élites ont-elles 'failli' selon vous ?
- 10:27OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir refusé de revenir au gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:58Bruno Le MaireFait
« Ce qui est foutu, c'est la politique telle qu'elle existe. Ce qui est foutu, c'est les partis. Ce qui est foutu, c'est l'esprit partisan. »
- 5:27Bruno Le MaireFait
« L'appauvrissement, il se voit dans les villes moyennes qui ont de grandes difficultés. »
- 7:33Bruno Le MaireFait
« Les élites ont failli. »
- 10:27Bruno Le MaireFait
« Macron t'appelle, tu dis oui euh il t'a complètement enfumé. »
- 13:54Bruno Le MaireChiffre
« 1000 milliards de dettes supplémentaires. »
- 14:37Bruno Le MaireFait
« Quelle fourberie ! Quelle fourberie d'abord de la part de tous ceux qui pendant la crise du Covid, pendant la crise de l'inflation n'ont cessé de me demander de dépenser plus. »
- 20:23Bruno Le MaireChiffre
« Entre 2019 et 2023, la dette publique moyenne en zone euro augmente de 4 points de PIB. Chez nous, c'est 12. »
- 21:53Bruno Le MaireChiffre
« Le double Septénat de François Mitteran s'est traduit par 20 points de dette publique supplémentaire par rapport à notre richesse nationale. »
- 54:50Fait
« vous avez été le ministre d'économie et des finances le plus durable de la 5e République et le ministre des armées le plus bref de la 5e République. »
- 55:00Chiffre
« pendant 7 ans, jusqu'en 2024, nous avons eu un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro. »
- 55:30Fait
« On veut savoir comment vous allez protéger la planète. On veut savoir comment vous allez garantir le développement durable. On veut savoir comment vous allez garantir la biodiversité. »
- 55:40Fait
« comment vous allez répondre à la pénurie d'eau dans un certain nombre de territoires en France. par exemple dans toute la partie sud-ouest du pays, c'est quoi vos solutions »
- 56:15Fait
« il faut toujours plus de richesse, toujours plus de croissance et c'est tout, ça ne suffira pas. »
- 56:25Fait
« il faut que cette prospérité soit compatible avec la préservation de la planète, avec la protection de la biodiversité, avec le développement durable, avec la réduction des émissions de CO2. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Macron t'appelle, tu dis oui euh il t'a complètement enfumé. Qu'est-ce qui justifie que un ministre emploie un girophare pour circuler dans les rues de Paris ? Il est pressé et qui prennent son temps. C'est irrespectueux de nos compatriotes. Est-ce que les élites élites politiques mais pas seulement élite économique élite journalistique est-ce qu'elles n'ont pas été justement un peu égoïstes ? Je crois que les élites ont failli. Tu te mets dedans ? Je me mets bien entendu dedans. On fait des erreurs. Kaisen, c'est un mot japonais. C'était utilisé dans le business il y a il y a 30 ans. C'était une méthode de management. Concentrer toutes les énergies dans une amélioration permanente.
Et si je peux te permettre, c'est l'opposé de la vie politique actuelle. Tota, pour un coquillage fermé n'est pas le même que pour un coquillage ouvert. Toi, quand tu es ministre, tu signes bien les décrets, tu les vois, tu les lis et tu peux pas arrêter les types en disant "Les amis, où vous partez quoi ? Faites-moi un truc tout simple. Est-ce que tu n'as pas le pouvoir quand tu es aux affaires ? de faire simple. Pourquoi faire compliqué ?
[Musique]
Brom le maire, bonjour. Bonjour François l'anglais. On démarre ensemble cette série d'entretien, un podcast qui s'appelle Pourquoi faire compliqué ? Bon, l'objectif c'est d'essayer de comprendre les blocages français, d'où ils viennent et puis comment sortir. Évidemment, je suis très content que ça soit vous qui soyez là pour ce premier numéro. Je dis vous on se tutoie, on se vous voit, on peut se tutoyer puisque très naturellement. Donc faisons comme dans la vie. On se connaît bien parce que tu as été ministre des finances pendant 7 ans, journaliste économique. On a eu souvent l'occasion d'échanger sur les problèmes du pays.
Je me souviens que il y a moins d'un an, tu m'as conseillé un livre. Franchement, c'est d'ailleurs l'un des meilleurs livres que j'ai lu cette année-là. C'est un livre d'histoire de Robert Don qui s'appelle L'humeur révolutionnaire. Ce type qui est un vieux bonhomme, historien de la révolution française, chronique les quelques années qui ont précédé la révolution et il raconte la vie des Parisiens, la vie dans les cafés qui est bouillonnante d'ailleurs du point de vue intellectuel, les journaux qui naissent et les civilitudes avec la période actuelle sont ton truantes. Est-ce que tu penses qu'on est à la veille d'une révolution ?
Ah, je pense qu'on est à la veille de très grands changements, que les Français vivent ces changements et ils le vivent du coup avec une très grande inquiétude, parfois une très grande violence qui se traduit malheureusement dans les débats politiques. Et oui, je recommande la lecture de ces livres de Robert Don parce que il remonte en fait les origines de la Révolution française jusque aux années 1780.
Il montre comment on s'attaquait au pouvoir en place, comment une grande partie du pouvoir en place n'a pas compris ce qui se passait, n'a pas voulu engager les transformations nécessaires, comment une grande partie du peuple s'est sentie méprisé, mis de côté, comment ça se manifestait, les libelles, les livres, les placards sur les murs. Tout ça est parfaitement raconté et créé une humeur révolutionnaire. Aujourd'hui, je qualifierai pas l'humeur actuelle de révolutionnaire, mais il y a une humeur de désespérance en France. On n'y croit plus.
Et quand je circule en France, que je rencontre de compatriotes, que j'échange avec eux dans le train, dans le ter, partout où je peux aller en France, j'entends souvent cette phrase monsieur le maire, c'est foutu. Et si j'avais un message à faire passer, c'est que ça n'est jamais foutu pour la France. Ce qui est foutu, c'est la politique telle qu'elle existe. Ce qui est foutu, c'est les partis. Ce qui est foutu, c'est l'esprit partisan. Ce qui est foutu, c'est l'organisation infiniment trop complexe de notre société, de notre état, des collectivités locales et des pouvoirs publics.
Tout ça est foutu et tant mieux parce qu'on va pouvoir inventer autre chose pour l'année zé, on est on est on est l'année zéro. On est à l'année 0, N-2 N-1. Mais il est évident que l'issue n'est que dans une transformation complète, profonde, à partir d'une page blanche de ce qu'est l'organisation des pouvoirs publics en France, de ce qu'est la pratique politique et de ce qu'est notre modèle économique et social qui repose sur des réalités qui n'existent plus. Notre modèle social, il repose sur une démographie dynamique, sur une productivité forte. Nous n'avons plus ni l'un ni l'autre.
Ce qui frappe quand on regarde l'actualité, je me dis ça tous les jours et on a l'impression de voir un glacier qui s'effondre chaque jour, un pan qui s'effondre dans un fracas épouvantable puis le niveau de la mer qui monte quoi. Et de ce point de vue, tu évoquais le mot de c'est foutu. C'est vrai qu'on pense déclin. On se dit on est dans un pays qui décline et malheureusement aussi dans un continent qui lui-même n'est pas très gaillard. Nous sommes dans une France qui a profondément changé. Et je pense que la lucidité c'est le meilleur point de départ. La lucidité c'est que la France depuis 40 ans s'est appauvri. Aujourd'hui, un salarié vit moins bien 2025 que ne le vivait son père.
Il a du mal à se projeter. Les salaires progressent moins rapidement. Euh il y a plus de violence et des délinquentes quotidiennes qui euh exaspèrent, irrit, inquiète profondément nos compatriotes. La composition de la société a changé. La place de l'islam, la place de l'immigration a transformé en profondeur notre société. L'appauvrissement, il se voit dans les villes moyennes qui ont de grandes difficultés. Mais le rôle d'un responsable politique, c'est de partir de ce constat lucide sur ce que j'appelle la Nouvelle-Fance. pour bâtir justement une France nouvelle qui réussisse dans les 25 30 40 années qui viennent. Et je vais vous dire ma conviction profonde, c'est totalement possible.
C'est simplement une question de volonté, de détermination et de capacité à se projeter sur long terme en disant voilà où nous pouvons aller ensemble. Est-ce que ça peut se faire ça avec l'équipe qui est au pouvoir actuellement ? Non. Non mais l'équipe au pouvoir, je lui souhaite, je vais te le dire là aussi très simplement, le plus de courage et le plus de succès possible. Elle est pleine de gens qui sont tout à fait remarquables. Quand on voit le ministre de l'intérieur, je le connais bien, Laurent Nunes, c'est un homme qui connaît son dossier et qui peut renforcer la sécurité de nos compatriotes. Tant mieux, ça va pas tenir.
Quand je vois Serge Papin qui s'occupe du commerce et qui s'occupe de l'artisanat, ben tant mieux. Serge Papin, j'ai beaucoup travaillé avec lui quand j'étais ministre de l'agriculture. C'est un homme d'engagement, c'est un homme solide. ce sera utile pour le commerce, l'artisanat et donc beaucoup d'activités dans notre pays. C'est plus la qualité des hommes qui est en jeu là, c'est un système qui est vermoulu. Je pense que la responsabilité collective, c'est de garantir que la France, dans les mois qui viennent soit gouvernée. Elle ne sera pas transformée, mais elle sera gouvernée et c'est déjà pas mal.
Je ne pense pas que nos compatriotes attendent de la part des partis politiques aujourd'hui le renversement, le fracas et le grand soir. Il faut aujourd'hui que le pays soit gouverné pour que demain sur la base des propositions des uns et des autres, il puissent être transformé, que nous puissions construire cette nouvelle France qui fonctionnera mieux, qui sera plus simple et qui surtout sera plus prospère. Je reviens à l'instant à Dton et la période prévolutionnaire. Il y a une chose qui m'a frappé dans ce livre, c'est le comportement des élites, les nobles.
Et il explique bien que à partir d'un moment, les types disent tout pour moi, ils se goinfrent et et ils oublient la responsabilité qu'ils ont vis-à-vis du peuple en le en le protégeant, en ne l'assommant pas de taxes et cetera. Et là, la question que j'ai envie de te poser, c'est ça au fond. Est-ce que les élites élites politiques mais pas seulement élite économique, élite journalistique enfin bon font les élites dans toutes leurs dimension est-ce qu'elles n'ont pas été justement un peu égoïstes et euh inconscientes de ce qui se joue dans les transformations que tu évoques et des conséquences que ça a sur les gens normaux en quelque sorte. Je crois que les élites ont failli.
Tu te mets dedans ? Je me mets bien entendu dedans. On fait des erreurs. Mais c'est le mérite d'avoir de l'expérience 25 années d'expérience politique pour le dire avec gravité. En en tirant aussi toutes les conséquences. Les élites ont failli. Les élites économiques quand elles nous ont expliqué dans les années 90 que l'avenir de l'industrie française c'était les délocalisations et peu importait si les emplois étaient à l'étranger du moment que le siège était en France. Les élites ont failli quand j'entends beaucoup nous dire mais dans le fond maintenant on va partir, on va aller s'installer ailleurs. C'est une forme de faillite.
Quand les élites politiques européennes vous disent qu'il faut continuer à défendre le libre échange et qu'elle refuse de mettre des taxes sur les produits chinois. Aberrant. Ce pourquoi je me suis battu pendant 2 ans. J'ai d'ailleurs obtenu gain de cause sur la taxation des véhicules électriques chinois à 37 %. Mais sur un certain nombre de secteurs, désormais les véhicules électriques, les batteries électriques, les semi-conducteurs, c'est 100 % de droite de douanine qu'il faut mettre sur les produits chinois. ou alors nous verrons disparaître nos usines et nos productions de véhicules électriques, de batterie ou de semi-conducteur.
Là aussi, nous avons failli dans la reconnaissance de ce qu'est le réel, dans la reconnaissance de ce qu'est la nouvelle donne internationale idéologie par idéologie par par incapacité à voir la profondeur des changements et donc la radicalité des réponses. Ça vaut aussi pour ce que j'appelle la monarchie technocratique. Nous sommes François le dernier pays. On peut être haut fonctionnaire, je l'ai été, j'ai passé les concours nécessaires. Faire de la politique, on se fait élire et puis si jamais ça tourne mal, on le voit bien actuellement souvent ça tourne mal en politique, retrouver son poste dans la haute fonction publique. Mais entre fonctionnaire ou partisan, il faut choisir.
Toi, tu as démissionné, hein. Moi, j'ai démissionné parce que je ne concevais pas d'avoir le titre de la fonction publique, la protection de la fonction publique, la neutralité de la fonction publique tout en m'engageant politiquement. Il faut savoir prendre des risques pour soi. Et c'est ça que les élites doivent aujourd'hui faire, prendre des risques pour soi et pas demander aux autres de les prendre sans jamais en prendre pour soi. Poursuivons un instant sur toi. Moi, il y a quelque chose que j'ai pas compris, c'est justement le dernier épisode.
Tu es sollicité, tu quittes le gouvernement donc après cette dissolution catastrophique et tu es sollicité donc il y a 8 jours d'abord par Emmanuel Moulin, secrétaire général de l'Élysée. raconter ça hein. Donc que tu connais bien, il a été ton collaborateur. Puis par le le Premier ministre, le cornu que tu connais bien, il a été ton collaborateur. Tu dis non à chaque fois Macron t'appelle, tu dis oui euh il t'a complètement enfumé. Alors c'est un peu plus complexe, c'est-à-dire que ça fait plusieurs semaines qu'on me demande de revenir au gouvernement. J'étais pas en tractation parce que j'avais fermé la porte.
Je l'a même fait publiquement en disant "Je travaille pour l'entreprise de semi-conducteur SML, j'enseigne le lundi en Suisse. J'habite pas en Suisse, je le précise parce que parmi les innombrables mensonges qui m'ont été destinés, celui-là en fait partie. Je n'habite pas en Suisse, j'habite en France et je ne me suis jamais vu habiter ailleurs que en France.
Mais au fur et à mesure des appels, quand on vous fait comprendre que c'est pas une question de politique mais une question de mission et que dans le fond la guerre est aux portes de l'Europe que les menaces russes n'ont jamais été aussi élevé un vrai sujet sur l'industrie et un vrai sujet sur l'industrie franco-allemande et la construction du SCAF, le système aérien franco-allemand et qu'on me dit voilà tu es la personne la plus appropriée, tu as été conseillé défense et à affaire stratégique de Jacques Chirac et de Domic de Villepin. C'est vrai, j'ai commencé comme ça, c'est mes sujets. Je me suis toujours battu pour la défense européenne.
J'ai toujours cru qu'il fallait être plus indépendant vis-à-vis des États-Unis et plus fort militairement. L'engagement franco-allemand, François, c'est 25 ans de ma vie politique comme ministre de l'agriculture, comme ministre des affaires européennes, comme ministre de l'économie et des finances. Donc à la fin, j'étais lucide sur la situation politique mais j'ai dit oui par sens de la mission. Mais tu t'es dit c'est une planche qui peut pas tenir. Mais tu sais, tu as prononcé un un mot tout à l'heure, c'est le risque. Moi, j'aime bien prendre des risques et je pense que une vie bien vécue, c'est pas le calcul, c'est le risque.
Quand on fait des petits calculs, qu'on regarde est-ce que ça va tenir, est-ce que ça va pas tenir, on se plante toujours. Donc là, c'est vrai, ça n'a pas marché. Mais tu penses pas qu'il y a eu un calcul politique de la part d'Emmanuel Macron ? Je je crois pas du tout, honnêtement. Je vais te dire, ce n'est pas mon caractère. Mon caractère, c'est de me dire je sers la France et les Français. Ça fait 25 ans que je fais ça. 25 ans que lorsque j'étais ministre de l'agriculture, je me suis battu pour protéger les Français. Quand j'étais ministre de l'économie qui la crise du Covid, je me suis battu pour protéger les Français.
C'est ce que j'aime au plus profond de moi-même parce que je crois profondément dans l'avenir de mon pays et tout simplement que j'aime les Français. Et donc quand on me dit tu vas servir, il y a un poste très important, c'est les armées. J'aime les armées, j'aime les militaires, j'aime la chose militaire. et qu'on vous dit c'est le moment, on a besoin de toi. C'est vrai, j'ai pas trop réfléchi sur la politique. J'ai pas pensé une seconde, pas pensé une seconde que ça allait déclencher cette réaction en chaîne. Et j'ai dit oui et je le regrette pas. Ce que j'avais sous-estimé François, c'est la petitesse, la médiocrité, la faiblesse des parti et de certains responsables politiques.
Jamais je n'aurais imaginé peut-être parce que ça fait 1 an que j'enseigne, que je travaille pour SML, que je parcours le monde pour défendre une stratégie européenne sur les semiconducteurs, j'ai peut-être perdu un peu le fil de ce qui était devenue la vie politique française et il m'a rattrapé. Mais je dois dire, j'étais stupéfait et j'ai toujours pas compris la manière dont certains ont réagi à ma nomination. Ils ont dit le maire c'est l'homme aux 1000 milliards de dettes supplémentaires. On sait d'où d'où ça vient hein. Ça vient de ton ancienne famille politique, l'élroite, singulièrement de Bruno Rotaillot qui en est le le le chef. Quand on entend ça, tu dis quoi ? 1000 milliards.
C'est vrai que c'est cet argent de a été dépensé, que cette dette a été accumulée. C'est vrai que tu as étais ministre des finances pendant toute cette période là. Euh comment tu réagis quand tu entends cette cette critique là ? Quelle fourberie ! Quelle fourberie d'abord de la part de tous ceux qui pendant la crise du Covid, pendant la crise de l'inflation n'ont cessé de me demander de dépenser plus qui tous circulaient dans mon bureau, tapai à la porte et disaient "Il nous faut plus pour les boulangers, pour les artisans, pour les commerçants, il nous faut une aide plus forte sur l'électricité, sur le gaz.
Vous ne pouvez pas débrancher les aides, vous pouvez pas retirer le quoi qu'il en coûte. Venez tous gémir pleurer dans mon bureau pour que je dépense plus. Ils ont tous déposé des amendements qui représentent des dizaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Mais tous la droite, les oppositions, le Rassemblement national, tous. Et aujourd'hui, ce sont les mêmes qui viennent me dire 1000 milliards d'euros de dette. Quelle fourberie ! Quelle fourberie aussi sur le fond parce que quand je suis arrivé, la dette était pas à zéro. La dette était à 2200 milliards d'euros. Donc si j'étais vraiment le problème de la dette, bah dans ce cas-là, il aurait pas existé avant.
Il me semble qu'il existait avant. Je suis arrivé comme ministre des finances, j'ai trouvé 2200 milliards d'euros de dette. Si j'étais vraiment le problème de la dette, bah il suffisait que je m'en aille et puis le problème se serait résolu depuis que je suis parti en septembre 2024 François. La dette a augmenté de 185 milliards d'euros. Donc sur le fond aussi, quelle fourberie ! Et je vais te dire, on ne règlera pas les problèmes avec des fourberie en essayant de se dédouiner comme le fait toute la classe politique en essayant de pointer du doigt un seul homme d'une manière révoltante, indigne, scandaleuse et malhonnête. La fourberie, c'est pas mon truc. Je crois à l'honnêteté.
Je crois à la droiture, je crois à la sincérité et je dois dire que je suis assez content d'avoir à nouveau quitter ou pris un peu de champ par rapport à ces pratiques politiques qui ne grandissent pas la France. Mais pendant cette période, c'est vrai que on s'est vu d'ailleurs régulièrement, tu étais préoccupé par les questions de finances publiques en disant voilà là il faut vraiment qu'on d'ailleurs tu l'as dit publiquement, tu tu as annoncé la fin du quoi qu'il en coûte plusieurs fois dès 2021 et tu as été pris à ver par notamment par le président hein et disons par l'ensemble des des des gouvernants.
Est-ce que c'était pas de ta responsabilité de sauter de l'avion en disant les amis je ne peux pas suivre, c'est trop grave. Autrement dit, est-ce qu'il fallait pas démissionner ? Une démission, c'est une désertion. Oui, ça attire l'attention des gens sur un problème. Ben, je crois pas. Enfin, regarde ce qu'a fait François Boou. Enfin, on est ici pour se dire les choses de manière très claire et régler les problèmes pour les Français et trouver des solutions. Les hommes ne sont pas les sujets, les institutions sont parfois beaucoup plus importantes. La démission aboutit toujours à une désertion et à une dégradation encore plus rapide des comptes.
Donc si tu pars très bien, ça fait du buz pendant que dans 48 he on va dire tiens il y a un sujet de finances publique, le maire est parti, il y a un sujet de dette ensuite c'est business usual. On revient exactement à la même situation. Moi, je préfère me battre. J'ai toujours préféré me battre. Alors, j'ai pas empêché la dette, mais j'ai contenu la dette.
Et si je n'avais pas été là pour retirer le bouclier sur le gaz, si je n'avais pas été là pour dire en janvier 2024, il faut retirer le bouclier sur l'électricité contre tout le monde, contre toutes les oppositions qui m'ont accusé à l'époque d'être le monsieur austérité, avant de dire c'est le monsieur Gabji avec une incohérence complète. Si je n'avais pas été là pour faire 10 milliards d'euros d'économie sur l'État en avril 2024 ou pour réclamer une loi de finance rectificative au printemps 2024, ben les choses auraient dérapé encore beaucoup beaucoup plus. C'est pas 1000 milliards d'euros de dette qu'on aurait ces 2000. Alors je dis pas que c'est brillant 1000 milliards d'euros de dette.
Je prends toute ma part de responsabilité. J'aurais aimé faire beaucoup mieux. J'aurais aimé aller beaucoup plus loin, mais je pense sincèrement avoir empêché une dégradation plus rapide des comptes publics. Et d'ailleurs, depuis que je suis parti, la dégradation n'a fait que s'accélérer. Nous avons fait le maximum avec mes équipes. J'aurais aimé faire plus et ça restera un vrai déchirement pour moi d'avoir dû quitter le ministère des finances après la dissolution. Tu l'as subi ? Bien sûr que je l'ai subi. Je l'ai subi comme une véritable claque et une rupture par rapport à ce que nous avions engagé depuis plusieurs années, c'est-à-dire revenir à des comptes publics qui soient sains.
En 24, on a fait 30 milliards d'euros d'économie en 6 mois. Le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui a fait un travail d'ailleurs formidable soit direction d'Éric Cocrel et d'Éric Sioti dit noir sur blanc. Ce sont les économies les plus importantes réalisées sous la 5e République. 30 milliards d'euros d'économie, il suffisait de continuer mais disons les choses clairement. On nous a retiré le tapis sous les pieds avec la dissolution. Le c'est le choix du président de la République. Je l'ai dit à plusieurs reprises, c'est son choix, ça lui appartient et je suis pas là pour critiquer les uns ou les autres. Je dis simplement les faits.
Nous étions engagés début 2024 dans le rétablissement des comptes publics. Nous avions fait les économies les plus importantes jamais réalisé sous la 5e en aussi peu de temps. Et alors que il suffisait de continuer, le président de la République a fait le choix de dissoudre. Comment tu expliques cette drogue que nous avons tous les Français, cette forme d'addiction à la dépense publique au-delà même de la dernière période parce que comme tu le disais, tout ça a commencé avant, ça s'est accentué. Les chiffres saisissants, tu les connais comme moi, entre 2019 et 2023, la dette publique moyenne en zone euro augmente de 4 points de PIB. Chez nous, c'est 12.
Donc, on protège mais on ne corrige pas derrière. Qu'est-ce qui est déréglé dans la mécanique française ? Est-ce que toi en tant que ministre tu manques de levier ? Alors bien sûr, il y a le président qui fait un choix différent, on comprend, c'est le patron, hein. Donc le patron, bah il décide et puis mais au-delà de ça, on a l'impression que cette espèce de de dépendance a pénétré tous les niveaux de la société et fait de nous une nation qui de facto rechigne à l'ajustement le plus élémentaire. Je partage totalement cette analyse.
Je pense que c'est très important que tous ceux qui nous écoutent comprennent ce qui s'est passé, pourquoi ça s'est passé et comment est-ce qu'on peut y remédier. Qu'est-ce qui s'est passé depuis disons une cinquantaine d'années depuis 1981 ? Nous étions à l'époque avec un niveau de dette publique en dessous de celui de l'Allemagne. Il y a 40 ans, nous avions un niveau de dette publique qui était inférieur à celui de l'Allemagne. Le double Septénat de François Mitteran s'est traduit par 20 points de dette publique supplémentaire par rapport à notre richesse nationale. Ensuite, il y a eu la grande crise financière 2008-2010.
Ce quinquedin s'est traduit par 32 points de dette publique supplémentaire. Nous, tu viens de donner le chiffre, c'est 12 points de dette publique supplémentaire alors que nous avons été confrontés à la plus grave crise économique depuis 1929, le Covid et la plus forte augmentation de l'inflation depuis les années 70. Donc nous avons protégé. J'ai fait ce choix et je le revendique. Dans le cas qui a été le mien, l'augmentation de la dette, c'est d'abord protéger les salariés, payer les salaires, protéger les artisans, les PME et les commerçants.
Ça c'est pour l'image globale et qu'on voit bien à quel point ce mouvement de dette, il a été encore beaucoup plus rapide avant que je ne sois aux responsabilités. La deuxième chose, c'est que notre modèle économique et social est un modèle à somme nul. C'est-à-dire que c'est un modèle qui repose sur les principes de 1981. On peut travailler moins et gagner plus. Et on en a fixé l'horizon du progrès social français à partir de ces principes là. Tout va devenir gratuit. Vous pouvez travailler moins et gagner plus. C'est ça l'horizon aujourd'hui social français.
l'horizon économique, notre horizon national et c'est bien cet horizon-là qu'il faut changer pour fixer une nouvelle ambition pour la Nouvelle-Fance. On aura l'occasion d'y revenir. Mais dire aux gens, vous allez travailler 35 he vous allez partir à la retraite à 60 ans, vous allez sans cesse travailler moins, vous allez avoir des allocations de chômage extraordinairement généreuses pendant une durée très longue et vous gagnerez plus. C'est un mensonge. Dire aux gens on peut avoir une économie de service et avoir un bon salaire.
Non, vous avez beau créer des emplois, on a créé 2 million, à partir du moment où c'est des emplois de Caris chez Amazon et pas des emplois industriels qualifiés avec de la valeur ajoutée, bah les gens gagnent moins et arrivent pas à s'en sortir. Et donc, il faut compenser par de la dépense publique, de l'aide sociale et de la redistribution. Ça c'est la raison profonde. Nous vivons sur un modèle économique et social qui date de 1981 et qui est dépassé. Et puis il y a une trisème région, elle est fonctionnelle, c'est que contrairement à ce qu'on croit le ministre des finances alors il peut pas dire stop, il a pas les pouvoirs pour stopper la dépense publique.
C'est ministre, tu peux pas Moi, je vais te donner des exemples très concrets. Le ministre des finances, il est responsable mais il a pas les leviers pour assumer cette responsabilité. Donc je vais passer 3 mois à faire 100 millions d'euros d'économie ici, trouver 200 millions d'euros d'économie là au ministère des sports, au ministère de la culture, tout le monde va hurler parce qu'il aura pas sa subvention, parce qu'il dépend justement de l'argent public.
Et puis dans le même temps, tu te réveilles le matin après avoir trouvé tes 100 millions d'euros d'économie, tu allumes ta radio, tu regardes le podcast de François l'anglais ou tu regardes le 20h de TF1, tu apprends que le point d'indice des fonctionnaires a été revalorisé de 3,5 points par la première ministre de l'époque pour laquelle j'ai amitié et respect, Ellisabeth Borne, qui ne t'a pas averti. C'était la campagne, c'est 8 milliards d'euros de dépenses par an supplémentaire. Donc ça ne peut pas fonctionner comme ça.
Je peux donner un autre exemple du ministre des sports Clément Bone qui fait un arrangement dans mon dos avec la présidente de la région Île-de-France, Valpécrè pour dépenser 500 millions d'euros de plus pour les transports publics en Île-de-France. Peut-être que c'est nécessaire, peut-être que c'est utile, mais je n'ai pas été averti et il faut que je trouve le demilliard d'euros séance tenante parce que ça a été annoncé par le ministre. à faire les additions. Quelles sont quelles sont les solutions ? Il y a un certain nombre de solutions qui doivent être mises en place très vite pour stopper cette dépense qui part dans tous les sens.
La première, la plus importante, c'est que nous soyons capables de faire des choix et qu'au moment des grandes échéances électorales, nous puissions dire à nos compatriotes, voilà quelles vont être les priorités, l'école, l'hôpital, la sécurité. Trois priorités. Tout le reste est certainement très important, mais on dépensera moins. Définir les priorités, choisir, gouverner, c'est choisir et assumer et tenir les choix qu'on a fait. Deuxième chose plus opérationnelle, il faut que le ministre des finances comme c'est le cas du chancel de l'échiquier en Grande-Bretagne est un droit de véto sur la dépense publique qui dis écoutez c'est c'est très sympathique.
Tu as annoncé que tu allais dépenser 500 millions d'euros pour les transports publics. C'est certainement très populaire mais il y a pas d'argent pour. Donc c'est pas compliqué c'est niet. tu n'auras pas les 500 millions d'euros droit de vétoces sur toute dépense publique qui n'est pas financé. 3è proposition, il faut que il y ait un frein à la dette comme il en existe en Allemagne. En Allemagne, on débat du frein à la dette alors même qu'ils sont à 60 % de dettes publiques par rapport à leur richesse nationale.
Oui, mais il y a quelquefois du bon dans le système allemand, notamment d'éviter cette politique du plus grand luxe, comme dirait Saint-Simon à propos de Louis XIV, qui de Louis XIV jusqu'au président de la République de la 5e n'a jamais cessé, toujours dépensé plus alors même qu'il n'a pas l'argent disponible. Il faut un frein à la dette. Et dernière chose qui me paraît absolument essentielle, il faut renverser le rôle du parlement. Le Parlement a un rôle fondamental à jouer pour contrôler la dépense et non pas pour proposer des dépenses supplémentaires.
Je propose donc que la Cour des comptes soit mise à disposition des parlementaires pour que les parlementaires puissent exercer leur fonction de contrôle sur la dépense publique. Droit de véu du ministre des finances, pouvoir de contrôle assemblée nationale, frein à la dette et choix limité de la part de ceux qui dirigent. Avec ça, on devrait enfin pouvoir y arriver. Moi, il y a quelque chose qui m'a toujours frappé, mais je voudrais connaître ton avis, c'est que finalement le pouvoir en France, tu évoquais le luxe Saint-Simon, Louis X à Emmanuel Macron, les apparats du pouvoir évidemment pour le président mais aussi pour les ministres, les lieux dans lesquels ils exercent leur métier.
L'autre jour, je déjeunais avec déjà un petit moment Éric Dupont Moretti quand il était garde des saut. Je me rends à place Vandô où je n'étais jamais allé. Mais c'est une magnificence incroyable. Il y a 15 m sous plafond, du marbre, des huissiers dans tous les sens et on se dit est-ce qu'on peut encore considérer les vrais problèmes quand on vit dans cette atmosphère ? Quand j'allais déjeuner avec toi, ça n'était pas luxueux mais on était à Berc. C'est vrai que il y a là des gens qui sont chargés de faire la cuisine, de nous servir et cetera. Je dis pas que c'est le palais de Lou X 14 hein, mais mais de fait ça n'est pas la vie des gens normaux. Ça n'est pas la vie des gens normaux.
Est-ce que ça ne t'éloigne pas de la réalité mécaniquement ? Tu fermes, on ferme tout ça. Tu fermes et on met tout le monde à la défense. La fin de la monarchie technocratique, elle passe par un autre recrutement des haut fonctionnaires. Elle passe par l'obligation de tout haut fonctionnaire qui est candidat à une élection de démissionner au préalable de la haute fonction publique. C'est le cas en Grande-Bretagne. Ça fait un peu mal de voir la monarchie qui donne des leçons à la République. Et tu fermes les palais de la République tous peut-être en garder un ou deux lieux de réception pour les dignitaire étranger qui apprécient la culture française.
Mais pour le reste pour tous les ministères fonctionnels, que ce soit le ministère de la justice, que ce soit le ministère des armées, que ce soit d'autres ministères, le ministère de l'agriculture qui a un magnifique hôtel particulier, rue de Varen. J'ai été 3 ans ministre agriculture. tu fermes et tu crées un lieu où les ministres pourront travailler mieux, plus simplement au service de nos compatriot quand même ces symboles là. Mais les symboles sont clés, je reviens à Darnton et à l'humeur révolutionnaire, les symboles sont clés. Euh des tout petits symboles comme l'utilisation de du bleu, le girophare dans les rues de Paris.
Mais qu'est-ce qui justifie que un ministre emploie un girophare pour circuler dans les rues de Paris ? Il est pressé. mais qui prennent son temps, c'est dangereux et c'est irrespectueux de nos compatriotes. H euh je pense vraiment qu'en terme d'efficacité gouvernementale, nous devons repenser totalement la gouvernance, mettre fin à la monarchie technocratique, être capable de remplacer nos fonctionnaires certaines directions par des dirigeants venus d'ailleurs qui auront eu d'autres expériences et qui sauront voir les choses différemment.
obliger donc les haut fonctionnaires à démissionner quand ils font de la politique fermer les palais de la République pour avoir une politique plus simple et des gouvernants qui soient plus proches de la réalité de nos compatriotes. Être tout simplement à proximité de ce que vivent nos compatriotes et être dans une organisation qui soit beaucoup plus efficace pour servir les Français. C'est gouvernement de 43 membres et je le dis en prenant brutalement ce recul. J'étais pendant 25 ans dans la vie publique. J'ai occupé beaucoup de fonctions. J'ai servi Jacques Chirac pendant très longtemps.
J'étais mis agriculture, ministre d'affaires européen, ministre de l'économie et des finances, directeur de cabinet du premier ministre, conseiller du ministre de l'intérieur. Tout cela, je le vois bien, est désormais obsolète. Un gouvernement, c'est 10 membres. 10 membres pleins, pas 45. Sobriété, sobriété, simplicité, efficacité. Et avec ça, on retrouvera quelque chose de très important parce que ce n'est pas que du symbole. On saura qui décide, qui est responsable.
Parce qu'aujourd'hui cette multiplication de ministres, de secrétaire d'état, de ministres délégués, l'enchevêtrement des compétences à tous les niveaux nationaux, locaux, européens fait que personne ne s'y retrouve et personne ne sait qui décide de quoi. C'est comme cela que finalement on en arrive à dire la dette le maire, c'est le ministre des finances. Ah bah oui, c'est commode. Tout le monde a voulu dépenser et on fait tout retomber sur celui qui occupait par fonction ce poste là. Si on organise mieux, on décidera mieux et si nous décidons mieux, nous servirons mieux nos compatriotes. Tu vois ce que tu dis me fait penser à une question que je me suis toujours posé.
Est-ce que tu évoques les les la multiplicité des responsables politiques incontestable ? en dessous, tu as l'administration et son fourmillement et puis les fermiers généraux quoi, hein, c'est-à-dire les les justement les haut fonctionnaires. Je me suis toujours posé la question pourquoi un ministre comme tu l'as été en arrive à avaliser des dispositifs d'une complexité inou ? Je pense à ma prime rénuve, j'ai fait 10 chroniques là-dessus. 120 plafonds différents de revenus en fonction de l'endroit où tu habites, de ton âge, de ton niveau de revenu, du fait que la lumière frappe ou pas le temple d'Abou Simbel. On se dit mais en fait ces gens sont dingues.
Ils sont dingues de concevoir des trucs pareils ou bien les taux TVA. Tot tava pour un coquillage fermé n'est pas le même que pour un coquillage ouvert. Le chocolat au lait, le chocolat au lait ou le chocolat noir. Mais toi quand tu es ministre, tu signes bien les décrets, tu les vois, tu les lis et tu peux pas arrêter les types en disant les amis où vous partez quoi, faites-moi un truc tout simple avec deux situations. C'est et puis quit à diminuer un petit peu le montant des aides parce qu'évidemment on sait que plus c'est compliqué, plus on peut attraper les fraudes. Enfin encore qu'on peut d'ailleurs stimuler la fraude avec des choses compliquées.
Mais est-ce que tu n'as pas le pouvoir quand tu es aux affaires de faire simple ? Pourquoi faire compliqué ? tu fais compliquer parce que cela répond très profondément à l'organisation politique administrative et je dirais même à la culture française. Le fantasme sur lequel nous vivons, le principe sur lequel nous vivons, c'est que le droit peut organiser le réel, que la règle peut et doit contrôler la vie. Je pense qu'il faut aller très français ça, mais c'est très français. C'est cette illusion que le réel partant de partout, la vie pouvant toujours vous prendre par surprise, il faut prévoir tous les cas de figure possible et d'imaginable et les fixer dans le droit et dans des codes.
Donc bien sûr qu'on peut simplifier ici ou là à la marge. J'ai essayé, ça marche pas. Et on y arrivera pas comme ça. On peut y arriver sur un sujet ou sur un autre. Je suis arrivé par exemple, je vais te donner un exemple très concret sur le produit d'épargne retraite. Il y avait 12 ou 14 produits d'épargne retraite différents. J'ai décidé de les fusionner en un seul et on a fait un produit très simple où chacun est libre à la sortie de prendre une rente ou de prendre un capital. Mais ça a été une bataille contre mon administration féroce parce qu'il voulait fixer des règles d'obligation en disant si vous avez temps, vous sortez en rente. Si vous avez moins vous sortez en capital.
Donc c'est 1 an de bataille pour simplifier pour un résultat qui a bien marché. Il y a 11 millions de titulaires du produit d'épargne retraite mais enfin c'est une goutte d'eau dans un océan de complexité. Donc je pense qu'il faut les prendre les choses de manière beaucoup plus vaste en se disant on va rompre avec plus de deux siècles sur lesquels nous avons construit l'organisation de l'État des collectivités locales et du droit français visant à contrôler la vie des Français par l'État et par le droit. On prend chacun des codes, par exemple le code de l'environnement ou le code du travail ou le code de la sécurité sociale.
cré, ça a été un mot à la mode, un conclave de 6 mois avec des experts juridiques, des experts scientifiques, des ingénieurs qui ont la charge de simplifier au maximum ce code et au bout de 6 mois, chaque nouveau code sera soumis au référendum des Français pour qu'ils décident d'eux-mêmes s'ils veulent la simplification du droit du code et donc la simplification de leur vie. Je ne crois plus à une démarche qui part du bas vers le haut. Je pense que dans beaucoup de cas, elle peut fonctionner.
Dans le cas de l'organisation, de la décision administrative, de la gestion de la complexité, il faut frapper beaucoup plus fort, beaucoup plus rapidement, prendre les codes, les simplifier et soumettre ça au vote des Français. Je je donne un exemple très simple. La 69 entre Casser et Toulouse, tout le monde est tombé, ce fameuse autoroute qui a été construite, déconstruit, enfin c'est lunaire. On dit qu'on est à cours d'argent public. On a dépensé 300 millions d'euros pour rien. On a arrêté le chantier, les engins de chantiers qui étaient sur le bord de la route. Il y avait cette saignée qui est évidemment traumatisante pour les paysages et traumatisante pour les habitants.
Les habitants de casque qui disaient "Quand est-ce qu'on va être bien relié ? Tout ça n'avance pas. Recours au tribunal administratif et suspension des travaux. Ils ont repris depuis. Tout le monde tombe sur le dos de ces pauvres juges administratifs. C'est de votre faute, ils comprennent rien. Mais non, ils appliquent le droit. du code de l'environnement et ils font respecter les règles que les mêmes parlementaires qui critiquent les juges ont voté.
Simplifier le droit, c'est simplifier la vie des Français mais c'est accepter la vie, c'est accepter le risque, c'est accepter qu'effectivement sur un certain nombre de sujets, tout ne sera pas bordé au millimètres comme c'était le cas auparavant. Et c'est ça qui redonnera un élan à nos compatriotes. Le goût du risque, de l'audace, de l'invention, de l'innovation, tout ce qu'on a perdu au profit du contrôle, de l'encadrement, de la complexité qui profondément agresse nos compatriotes. La complexité agresse au quotidien nos compatriotes. Moi, j'ai plus de secrétaire, j'ai plus de conseiller, j'ai plus rien. Je suis tout seul à mon bureau.
Ben bien sûr que je m'organise, je sais faire, mais je vois aussi la complexité des Ursafes. Euh je vois à quel point je peux m'arracher les cheveux sur un sujet ou sur un autre. Je sais ce que c'est que de téléphoner aux URSAF et d'avoir un robot qui vous répond alors que j'aimerais bien avoir quelqu'un qui me réponde. Cette complexité, elle est au quotidien angoissante pour nos compatriotes. Abandonner cette complexité, faire cette révolution de la simplicité par les codes, c'est aussi alléger le fardeau qui pèse dans la tête de nos compatriotes. Ça c'est bon, c'est un programme de réforme, c'est plus qu'un programme de réforme.
J'emploie pas le terme de réforme parce que c'est un changement radical d'approche de l'État et de la puissance publique par rapport à nos concitoyens. Nous sommes là pour simplifier la vie de nos concitoyens. Nous ne sommes pas là pour les emmerder. Méthode la méthode c'est quoi ? C'est parce que bon il y a la méthode du grand soir justement au fond une espèce de révolution qui suivrait une élection présidentielle. Tu vas tu vas y aller à l'élection présidentielle ? Crois pas je ne crois pas au grand soir. Est-ce que tu vas aller à l'élection présidentielle déjà ? Je vais aller à Lausanne lundi prochain donner mon cours.
Ensuite, je vais aller à Endoven chez ASML pendant 3 jours pour travailler sur les semiconducteur. Et je pense qu'il est sage aujourd'hui de laisser le gouvernement travailler et de pas se fixer de grandes ambitions pour soi. Faut d'abord travailler sur le fond, se fixer les grandes ambitions pour le pays. Ce que tout nous décrit, c'est un c'est un programme, c'est une ambition pour le pays pour le rénover. C'est une ambition pour construire au service de tous nos compatriotes et puis on verra bien qui le moment venu prendra le leadership sur une campagne qui n'a même pas commencé dont nos compatriotes n'ont absolument rien à faire et qui n'est pas le sujet du jour.
Mais en revanche, qui me paraît très important, c'est la capacité à projeter le pays plus loin en se disant moi, c'est ce que j'appelle la méthode Richelieu. Richelieu, il avait un énorme atout. Il a été un des grands ministres, le premier ministre de Louis XI. et il a gouverné de 1624 à 1642. Il n'avait que trois priorités. La première, c'était essayer de maîtriser les grands euh dans les baronies locales. La deuxième priorité, ça a été hélas d'abattre le protestantisme. Et la troisième priorité d'essayer de contenir les ambitions des bourbons d'Espagne. Pendant plus de 20 ans, il n'a suivi que ces trois priorités.
Ben, je pense que ça doit être la même chose pour la vie politique française et pour les ambitions qu'on peut avoir pour le pays dans les années qui viennent. La première des priorités, c'est redevenir une nation de production parce que nous avons toujours été au cours des siècles. Grande nation industrielle, grande nation agricole. Aujourd'hui, nous sommes une grande nation de service. Sur les deux chapitres, on a fait les cours. Exactement. On a payé cher et on a perdu énormément de prospérité, d'inventivité. Et pour chaque français, pour chacun de nos compatriotes, on a perdu beaucoup de salaires et beaucoup de revenus.
Faire de la France, une grande nation de production agricole et industrielle, renoué avec la science, avec l'innovation, avec la capacité de fabrication, ça pour moi c'est la première des priorités. La deuxième, c'est la réorganisation complète des pouvoirs publics. On en a parlé longuement, locaux, nationaux, européens, qui fait quoi ? essayer de dévider cette pelote et cet enchevêtrement de responsabilité auquel plus personne ne comprend rien. Je pourrais donner des exemples très concret. Deuxème priorité. La troisième, c'est retrouver de la fierté sur la culture française, sur ce que nous sommes. Nous sommes une langue, nous sommes une histoire. J'ai parlé de richelieux.
Nous sommes une grande nation. Nous sommes un grand peuple. Nous avons une origine, des valeurs, une histoire, une mémoire. Nous devons en être fiers. L ce que nous sommes. Je méfie toujours de ce terme d'identité qui enferme un peu. J'emploie plus le terme de culture. Ce que nous sommes comme français doit nous inspirer de la fierté. Rien de plus. Produire, défendre notre culture, réorganiser les pouvoirs publics. Voilà qui doit suffire à sa peine pour la génération qui vient. Tu fais de la montagne, de la randonnée. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça t'apporte ? Ça m'apporte l'inconfort parce que c'est dur. Parce que c'est dur.
J'ai fait de la montagne cet été avec un guide absolument formidable qui s'appelle Mathis Duma qui est aussi un grand photographe qui a accompagné sur sur l'Evrest et il n'a pas arrêté de me dire mais je vais te sortir de ta zone de confort et et je pense que c'est ça on parlait du risque tout à l'heure c'est ça la vie c'est sortir de sa zone de confort quand je me suis retrouvé au sommet d'une aiguille extraordinairement étroite alors que je pensais avoir le vertige et que je pensais pas y arriver et que Finalement, j'y suis arrivé. Mon fils qui était avec moi qui 17 ans s'est beaucoup moqué de moi en me disant "Mais dis donc, on dirait papi à la montagne." Mais j'y suis quand même arrivé.
Et donc on dépasse ces limites. On se met dans une zone qui n'est pas une zone de confort. On se confronte à soi-même. Qu'est-ce qu'on apprend ? On apprend que on porte beaucoup plus en soi qu'on ne le croit. On peut beaucoup plus qu'on ne le croit. Et moi, c'est la leçon que j'ai tiré puisque je suis évidemment passionné par mon pays. La France peut beaucoup plus qu'elle ne le croit. Il suffit qu'elle se mettre en risque. Si on reste dans notre confort, notre organisation, qu'on verrouille, qu'on scérose, principe de précaution, ceinture, bretell, on n'y arrivera pas.
Mais si on dit à tous les Français, notamment aux générations qui viennent, à ceux qui ont aujourd'hui 18, 20 25 ans, allez on va casser tout ça, on va passer autre chose. On va retrouver l'audace, on va retrouver le panache, on va retrouver l'envie d'être français, de montrer au monde ce que l'on vaut, ce que font plein d'entreprises, plein de jeunes dans la tech, ce que font plein d'enseignants qui font un travail formidable, ce que font nos chercheurs, nos scientifiques.
regarder à Guillon prix Nobel d'économie nos prix Nobel dans de multiples domaines, la physique, la chimie, les médailles fields en mathématique, tout ça prouve qu'il y a une capacité d'innovation, de créativité pays qui est exceptionnelle. La France peut plus, beaucoup plus, infiniment plus que ce qu'elle ne croit. Qu'est-ce qui t'a appris ton guide Mathis Duma ? Qu'est-ce qui est-ce qu'il y a un élément qui t'a transmis, qui te sert ? Profite du moment présent. En montagne, tu peux pas penser à ce qui va arriver dans 10 minutes, 15 minutes ou 20 minutes.
Tu dois penser à chaque pas d'abord parce que c'est dur parce que ça fait mal quand on est en altitude et parce que le faux pas c'est la chute. Et donc il m'a appris à ne pas me projeter sans cesse. Ça c'est la meilleure réponse que je pois de donner sur l'élection présidentielle. J'ai 25 ans de vie publique derrière moi. J'étais heureux mais à un point que tu ne peux pas imaginer servir mieux compatriotes qui a rien qui m'a autant touché que lorsque je rencontrais des paysans, que je les ai aidé, que j'ai vu des éleveurs, des producteurs de lait en détresse, que j'ai essayé de faire le maximum, il y a rien qui m'a rendu plus heureux.
Quand pendant le Covid on travaillait de 6h du matin à minuit, qu'on apportait des aides et qu'on soutenait tel restaurant, qu'on soutenait tel hôtel, qu'on sauvait telle économie, mais rien ne m'a rendu plus heureux. Donc il faut profiter de ces moments parce que j'ai plus 30 ans, j'en ai 56 et la vie m'a appris qu'on peut se réveiller un matin en se disant "Ben c'est fini, je l'ai vu avec des amis, je l'ai vu avec des proches." Donc ce que m'a appris Mathis Duma qui est une trentaine d'années, il est beaucoup plus jeune que moi, ce que m'a appris la montagne, c'est que chaque instant est précieux et que chaque instant doit être vécu pleinement. Le calcul, c'est mauvais.
Le risque c'est bon. La projection permanente c'est l'assurance de passer à côté de sa vie. Le moment présent quand tu marches, quand tu écris, quand tu discutes, quand tu échanges, quand tu aimes tes enfants, que tu discutes avec eux, que tu les retrouves, là tu vis bien. Tu l'as vu le film Kaisen de d'Inoxtag justement où intervient ce guide ? J'ai vu le film, j'ai adoré la bannière dont il avait été monté et j'ai beaucoup aimé cette approche ascension de l'évreste. L'ascension de l'évreste qui qui est très qui est très simple, qui ne cache rien. Séquence où il se retrouve avec le Covid, il est coincé, il peut plus bouger. Séquences où tiens il a des hémorroïdes.
Bon tout ça c'est c'est très brutal, c'est très franc, c'est très direct, c'est très touchant. Et oui, c'est un film que j'ai regardé comme des millions, je crois, de nos compatriotes avec énormément des dizaines de millions énormément d'enthousiasmes parce que il se passe quelque chose autour de la montagne. Je je pense qu'il y a quelque chose de très profond qui se joue par rapport à ce que ressent notre peuple et à ce que peuvent ressentir les Français. Se lancer dans une aventure, c'est encore possible, c'est magnifique.
Kaisen, c'est un mot japonais et alors d'ailleurs, c'était utilisé dans le business il y a il y a 30 ans, hein, c'était une méthode de management, concentrer toutes les énergies de l'équipe justement dans une amélioration permanente. On c'est justement l'opposé du grand soir. Au fond, c'est un petit tour de c'est l'opposé du grand soir, cher François et si je peux pas me permettre, c'est l'opposé de la vie politique actuelle. ou c'est l'inverse de l'esprit d'équipe. Et très franchement, c'est ce qui moi me fait me tenir à l'écart de tout cela pour le moment, c'est que voilà les rivalités de personnes, les calculs, les oppositions, mais ça ne mène absolument nulle part.
Faut faire bloc, il faut se rassembler comme ça qu'on obtient de bons résultats. Et c'est une méthode de réforme pour le pays ça justement de garder cette tension, de progresser par petit pas et d'essayer de de conserver l'objectif. Mais en France, on a toujours tendance justement à penser la réforme comme définitive, réforme des retraites qui va régler le problème. Alors que dans la réalité, c'est pas ça. On avance un petit peu et puis finalement, on est souvent obligé de reprendre l'ouvrage là où on l'a laissé parce que les problèmes ont continué, parce que petit à petit les boulons se sont desserrés. On n pas cette cultureel là en France.
Et bien cette cultureel là, c'est celle qu'il faut imposer. La culture du grand soir ne fera que des perdants. C'est encore celle des fermiers généraux. La culture du grand soir, de la révolution, c'est ceux qui sont les plus modestes, ceux qu'ont les revenus les plus fragiles qui en souffriront. Parce que le grand soir, ça va faire quoi ? Ça va inquiéter les marchés. Vous aurez des taux d'intérêt qui vont exploser. Et ceux qui doivent emprunter pour acheter leur maison, leur logement ou pour un prêt à la consommation, ils vont faire comment ? ils vont payer plus cher. Les avocats du grand soir sont les ennemis des catégories populaires.
Donc je crois à une transformation, j'emploie pas le mot de réforme, qui qui donne le sentiment que sans cesse, il faut changer une chose, il faut changer une autre. C'est une direction qu'il faut suivre avec une ambition pour le pays, pas à 5 ans, pas à 10 ans, pas à 15 ans, mais à 25, 30 ou 40 ans. Si on a une ambition industrielle, que nous voulons relancer la production industrielle, et bien c'est pas une réforme qui nous permettra d'aboutir à ça. C'est des choix collectifs sur un certain nombre de sujets. Premier choix, j'en ai parlé, la simplification. J'ai vu il y a pas très longtemps le patron d'une boîte de cosmétique très connue, familiale qui s'appelle Codali.
Bien sûr, il décide de s'installer d'ouvrir une nouvelle usine près d'Orléan dans un terrain qui est soi-disant défriché, une zone industrielle. Il faut qu'il redemande toutes les autorisations. Il faut qu'il trouve un accent entre la région, la communauté de commune, le département, les préfectures. Une fois qu'il a fait ça, il y a la Dréal qui s'emmêle, qui lui demande d'autres documents. Et puis l'adréal, ça suffit pas. Il y a l'ADEM qui demande d'autres documents qui sont contradictoires avec ceux de l'adréal. Mais alors la préfet intervient parce que l'adréal n'a pas compris ce que la région avait voulu que la commité de commune avait elle aussi mal interprété.
Mais c'est à c'est terrifiant. C'est terrifiant. C'est totalement terrifiant. Mais simplifier progressivement radicalement notre organisation pour arriver à cette réindustrialisation. Voilà le premier mouvement et la première direction. Deuxème direction essentielle. On en a pas encore beaucoup parlé François mais je pense que c'est le sujet le plus important pour la nation française transformer notre système éducatif. Il n'y aura pas de réindustrialisation en gardant comme objectif 80 % d'une classe d'âge au baccalauréatre. Faut être plus sélectif qui est un mensonge.
Un mensonge que l'on a fait aux français et qui est une insulte à la diversité des intelligences des jeunes et de ceux qui vont nous suivre. Il y a plein de formes d'intelligence, les intelligences intellectuelles, manuelles, il y a des caractères, il faut les reconnaître toutes. C'est 100 % d'une classe d'âge au baccalauréat l'objectif, pas 80 % d'une classe d'âge, 100 % d'une classe d'âge avec un emploi et pas 100 % d'une classe d'âge avec le baccalaurat. Il faut revaloriser toutes les filières professionnelles. Il faut que l'alternance devienne la règle.
peut y avoir 30 ou 40 % des classes d'âge au baccalauréat si tous les autres arrivent à trouver leurs compétences, leur choix dans euh l'alternance et dans la voie professionnelle, tant mieux. Troisème chose, si on veut réindustrialiser, c'est qu'il faut arrêter d'augmenter les impôts qui pèsent sur les industries. Parce que on va pas s'en sortir si on a des impôts de production qui restent beaucoup plus élevés que ceux de l'Italie ou ceux de l'Allemagne. J'étais le premier à faire baisser les impôts de production. Je vois que le gouvernement actuel continue dans cette voie. Il a raison. Voilà ce qui nous permet d'atteindre nos objectifs.
C'est pas des réformes, c'est une ambition collective avec une direction à suivre. Quand on t'écoute, on se dit "Cet homme-là n'en a pas fini avec la politique. J'en ai certainement pas fini avec l'engagement public. Certainement pas. D'abord parce que la politique peut choses et contrairement à ce que j'entends dire la politique c'est un vrai pouvoir lorsque être exercé à boncient ça peut changer la donne. Quand je regarde ce que nous avons fait en matière économique en 7 ans parce que la stabilité est essentielle si on a le principe d'une direction il faut de la stabilité dans les fonctions et pas des changements permanents.
Mais quand je regarde ce qui a été fait sur l'emploi, 2 millions d'emplois créés, sur la réindustrialisation 650 usines ouvertes, c'est la première fois depuis 40 ans qu'il y a eu plus d'usines qui ont ouvert que d'usines qui ont fermé. Quand je vois ce qu'on a fait avec Photonis, on sauve Photonis qui est une entreprise qui fait de la vision nocturne. Elle se réinvente et aujourd'hui c'est un immense succès. Quand je vois les chantiers de l'Atlantique, nous les avons nationalisés. Un matin, j'ai pris la décision, on nationalise les chantiers de l'Atlantique parce qu'on ne veut pas qu'elle tombe dans les mains d'autres partenaires.
Les chantiers de l'Atlantique se réinvente, fonctionne bien, embauche, emploi, c'est stratégique. Donc la politique peut certaines choses. Quand je vois au niveau européen, la dette en commun, c'est une réalisation. Les taxations des véhicules électriques chinois, c'est une réalisation concrète. Donc la politique peut choses. Donc c'est pour ça qu'elle est passionnante. Tu as toujours été comme ça ? Toujours été passionné par cette cet engagement, cette nécessité justement de d'essayer de d'œuvrer de ce côté-là ?
toujours toujours parce que quand on aime profondément son pays oui on peut on peut l'aimer aussi dans une entreprise tué chez ASML qui est le un fabricant de de machines ultra sophistiqué bon il défend les couleurs de l'Europe très heureux de la vie que je mène aujourd'hui. C'est c'est passionnant de transmettre et d'écouter ce que les étudiants ont à vous dire parce que vous apprenez autant que vous apprenez à vos étudiants.
passionnant de construire une stratégie pour les semiconducteurs en Europe parce que si on n pas les semiconducteurs qui sont vraiment les neurones du 21e siècle et bien nous serons dépendants de la Chine et des États-Unis et notre culture européenne, notre culture nationale sera menacée en plus de nos intérêts économiques. l'engagement public pour les Français, pour les territoires français, pour les villes, pour la nation française, pour ce qu'elle est dans l'histoire européenne et dans l'histoire tout court. Et c'est quelque chose d'exceptionnel. Tes étudiants, ils te disent quoi ? Quelle question ils te posent ? Euh ah mes étudiants, je suis retourné les voir.
Non, c'est quasiment que des Français. Ils sont en Suisse, mais c'est quasiment que des Français. Suisse déjà, ils ont beaucoup d'humour. Donc lorsque je suis revenu lundi dernier, ils m'ont dit "Ben écoutez, c'est formidable avec vous, vous avez été le ministre d'économie et des finances le plus durable de la 5e République et le ministre des armées le plus bref de la 5e République." Mais on est très heureux de vous revoir. Et à quoi il s'intéresse ? Enfin, au fond, quel est quels sont les sujets qui les qui les passionnent ? Et beaucoup parce qu'on voit bien que quand vous échangez sur la croissance, moi j'arrive, je dis "Vais j'étais ministre d'économie, il faut avoir une croissance forte.
D'ailleurs, pendant 7 ans, jusqu'en 2024, nous avons eu un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro. Bon, ils m'écoutent mais ils disent "Mais ça suffit pas la croissance ? Ça suffit pas." Enfin, nous on va pas se satisfaire de votre taux de croissance. On tombe pas amoureux d'un taux de croissance comme disait l'autre. Nous, on veut savoir comment vous allez protéger la planète. On veut savoir comment vous allez garantir le développement durable. On veut savoir comment vous allez garantir la biodiversité. On veut savoir comment vous allez répondre à la pénurie d'eau dans un certain nombre de territoires en France.
par exemple dans toute la partie sud-ouest du pays, c'est quoi vos solutions et qu'est-ce que vous nous proposez comme modèle économique qui nous permett de nous épanouir nous, qui nous permettent de nous engager, qui permettent de trouver du sens dans notre vie. Ça c'est ce que m'apprennent d'abord mes enfants, mes quatre enfants et c'est ce que m'apprennent mes étudiants. Et c'est pour ça qu'il y a rien de mieux à moment donné après 25 ans d'engagement public, de couper et d'écouter ce que les autres ont à vous dire. Là, tu as complètement foiré.
Là c'est pas bon, ça c'était bien, ça c'est intéressant, mais surtout ce qu'on te demande c'est donner du sens à ce que tu veux pour la nation française, tu veux pour l'économie française. Et si ce que tu nous expliques, c'est que il faut toujours plus de richesse, toujours plus de croissance et c'est tout, ça ne suffira pas. Oui, il faut de la prospérité, mais il faut que cette prospérité soit compatible avec la préservation de la planète, avec la protection de la biodiversité, avec le développement durable, avec la réduction des émissions de CO2. Donc c'est encore plus difficile. Donc c'est encore plus intéressant.
On a l'impression que ça t'a fait du bien cette période, ça te fait du bien cette période justement de déconnexion du monde politique sans pour autant que tu ai perdu de vue les objectifs qui étaient les tiens, mais on apprend différemment. On apprend beaucoup sur soi et ça libère. Je pense qu'on ne mesure pas quand on est dans les fonctions politique la charge qui pèse sur les épaules et qui pèse mentalement. Tout est dur, tout est une confrontation et donc on a beaucoup de mal à retrouver le sens du long terme, à imaginer ce que peut-être la France dans 25 ans, l'Europe entre la Chine et les États-Unis dans 50 ans, couper vous redonne cette liberté.
Donc je crois que c'est un moment de respiration, de réflexion, d'introspection qui est indispensable dans une vie publique. Merci Bruno Le maire. Merci François Langlais. C'était intéressant d'ouvrir le feu avec vous pour ce premier numéro de notre podcast et puis on vous dit on te dit bonne chance pour la suite. Merci François.
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