Les plans de Donald Trump pour Israël et l’Iran
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- 0:16PrésentateurFait
« « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier » »
- 3:30PrésentateurFait
« « Et sur cet accord sur le nucléaire, c'est Trump qui a décidé, de manière unilatérale, de sortir de cet accord » »
- 4:26PrésentateurFait
« « En effet, on ne parle pas que du nucléaire aérien, mais aussi des armes » »
- 4:47PrésentateurFait
« « ils obligent les autres pays à tenir compte de ces sanctions » »
- 5:52PrésentateurFait
« « Ils sont retirés, on le signalait en 2018, de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien » »
- 6:16PrésentateurFait
« « il y a des négociations qui ont repris entre les États-Unis et l'Iran » »
- 6:39PrésentateurFait
« « c'était pas entendable pour Israël, puisqu'ils ne souhaitaient pas un rapprochement et un accord entre l'Iran et les États-Unis » »
- 9:09PrésentateurFait
« « la justification de l'intervention d'Israël, c'est en fait que l'Iran allait ou va se doter d'une bombe nucléaire » »
- 9:31PrésentateurFait
« « Il en faudrait au moins 80% et en plus des installations spécifiques militaires pour pouvoir arriver à une arme nucléaire » »
- 16:01PrésentateurFait
« « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier, parce qu'en fait, on aurait dû limite y aller » »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Invité15 %
- ?5 %
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Déclaration par exemple du chancelier allemand Frédéric Merz
hier,
qui dit en gros « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier », parce qu'en fait on aurait dû limite y aller, mais c'est évidemment Israël qui a le courage de le faire,
parce
qu'ils se débarrassent d'un régime ony dans toute la région.
C
'est assez dérangeant pour des dirigeants qui sont censés respecter le droit international. Des petits clous de ce G7,
c
'est Trump qui part en plein milieu de cette réunion qui avait été inclue au Canada, dans les Rocheuses, donc dans l'ouest du pays. Il est arrivé le matin pour repartir limite le soir. Donc voilà, juste après avoir signé ce communiqué final qui tient tous les bouts sans les tenir, sans qu
'on
est quand même le principal agresseur. Et finalement,
Trump
s'en va et Macron explique « Oui, c'est parce qu'il doit négocier un cessez-le-feu ». Et il
dit « Non, non,
moi je suis parti,
ce
n
'est
pas pour négocier un cessez
-le
-feu », c'est pour signer un accord. Donc on voit qu'encore une fois, il y a des passes d'armes, mais comme
Trump le
fait à chaque...
En
gros, dès qu'on veut parler à sa place,
il
remet que ce soit un président ou n'importe qui, il le remet en question.
Mais c'est vrai que cette passe d'armes-là, elle était lunaire.
Oui, elle est lunaire, mais parce que je pense que ça fait partie du personnage de Donald Trump. Il y
a
eu le même entretien lunaire entre Volodymyr Zelensky et Trump à la Maison-Blanche.
Quand il est pareil, il reçoit
il y a quelques semaines le président sud-africain, il y a cette volonté de se mettre en scène. Donc il cherche à déstabiliser son homologue. Et donc ça fait partie de sa stratégie, on va dire, diplomatique. À chaque fois, il est dans un dialogue bilatéral, dans
une
négociation. Donc tout est bon pour lui pour déstabiliser son adversaire et pour
arriver à
ses fins et
à ce qu'il
signe soit un accord commercial,
soit un accord
sur le nucléaire avec l'Iran, soit un accord sur l'Ukraine. Parce que lui, son objectif, en fait, à chaque fois, c'est de déstabiliser son adversaire pour le forcer finalement à rejoindre ses positions.
Oui.
Et là, concrètement, l'objectif, la finale, vous l'avez beaucoup écrit, c'est en fait de remodeler complètement le Moyen-Orient. Et donc, jusqu'où peut aller Trump, en fait
?
Après,
c
'est la question que tout le monde se pose. Nous, on essaie de, en partant des faits et en ayant des diplomates ou des chercheurs ou des journalistes aussi, à plusieurs, à arriver un peu à essayer de comprendre, lui, sa stratégie et sa logique. Après,
il
est capable dans la même journée d'annoncer, par exemple, 150% de barrières douanières avec la Chine et 24 heures après, de les suspendre. Donc, c'est-à
-dire
qu'on est avec un personnage qui est capable, en
24 heures,
de faire des virages assez impressionnants.
Mais sur... Oui, et
derrière, c'est la vie des gens, en fait.
Oui, exactement. Et c'est ça. Et ça concerne des pays, des populations,
et dont
il y
en
a la guerre...
Pour
lui, c'est la guerre d'importance. Mais sur sa stratégie, oui, je pense que ça... Déjà, il faut se rappeler de son premier mandat.
C
'est lui qui est... Puisqu'il y avait un accord sur le nucléaire iranien qui avait été signé par différentes puissances, notamment européennes,
les
États-Unis, la Russie et d'autres. Et sur cet accord sur le nucléaire, c'est Trump qui a décidé, de manière unilatérale, de sortir de cet accord. Parce qu'il
estimait
que c'était plus acceptable. Lui, il voulait évoquer, justement, aussi tout l'aspect militaire, finalement, de l'Iran. Il
s'appelait comment, cet accord sur
le nucléaire ? Le
JOC. Alors, je connais le JOC.
Pardon, c'est pas pour te piéger. Non, non, non.
Mais je crois qu'on l'a mis... Parce que je connais les abréviations, mais je ne sais plus
exactement. Non, mais c'est pas grave, t'inquiète, je regarderai...
Mais ça, je pense qu'on peut le retrouver.
C'est dans les
papiers, à chaque fois, on le cite. Donc, c'est... En fait, il est volé en éclat, cet accord. Il ne trouve pas de nouvel accord, dont des négociations qui se poursuivent maintenant, depuis presque une dizaine d'années. Biden, finalement, n'arrivera pas à un nouveau compromis. Les Européens, d'ailleurs, se sont divisés à nouveau sur cette question, puisqu'il y avait des gens qui étaient plus sur une ligne dure, comme la France, par exemple, qui étaient pour ce que... En effet, on ne
parle
pas que du nucléaire aérien, mais aussi des armes, et du rôle un peu régional de l'Iran.
Alors, ça
devait être un accord sur le nucléaire, et sur, en gros, son utilisation, qui doit être essentiellement civile, sur l'enrichissement, etc. Et ça permettait aussi de lever un certain nombre de sanctions, puisque l'Iran est toujours sous sanctions économiques, de la part, principalement, des États-Unis. Mais comme les États-Unis
ont
une main mise économique, ils obligent les autres pays à tenir compte de ces sanctions. Donc, en fait, empêche tout commerce avec un certain nombre de puissances et d'entreprises étrangères.
Et donc,
en échange de ce deal, toutes ces sanctions pourraient sauter,
et
ça permettrait, puisque le pays est quand même assez étranglé économiquement, et socialement, par ces sanctions, du coup, n'arrive assez peu à se développer, si ce n'est avec le soutien, par exemple, de la Chine ou de la Russie, qui maintiennent des accords économiques ou des accords militaires, de permettre d'avoir une rentrée d'argent. Et c'est ça, ce manque de ressources qui, aujourd'hui, pèse aussi sur le pays.
Le chat, si vous avez des questions à Vadim, n'hésitez pas, il est là pour ça. Et franchement, quand on l'écoute, tout paraît tout de suite très limpide, alors que de base, je me suis dit, mais comment je vais faire ? Vraiment, il y a trop d'éléments. Donc, vraiment, n'hésitez pas.
Et donc, voilà, mais je vois que, Thulma, c'est ça. Ils sont retirés, on le signalait en 2018, de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui était signé entre, du coup, Téhéran,
donc
l'Iran, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l'Allemagne et l'Union européenne.
Je voulais surligner pour le chat,
si vous voulez. Voilà.
Et du coup, depuis 2018, les négociations se poursuivent. Et là, du coup, avant ces frappes,
en
fait, depuis un peu plus d'un mois maintenant, il y a des négociations qui ont repris entre les États-Unis
et
l'Iran. On était au troisième round de négociations. Et en gros, à la veille
d
'un nouveau round de discussion, c'est là qu'Israël a décidé de frapper. Parce que, d'après différentes sources, en tant que les positions se rapprochaient de plus en plus, il y aurait pu y avoir un accord. Et ça, par exemple, c'était pas entendable pour Israël, puisqu'ils ne souhaitaient pas un
rapprochement
et un accord entre l'Iran et les États-Unis.
Ok.
D'accord. Le chat, toujours pas de questions.
Mais
après, ouais, sur l'aspiration régionale, puisque tu en parlais, sur la volonté de remodeler toute la région. Il y a un très bon papier de Bruno, je crois, ce matin, Bruno Odin, sur, en gros, quelque chose qui remonte à, de toute façon, même à l'invasion de l'Irak, aux néoconservateurs, etc. Mais là, on voit qu'ils ont sciemment... Enfin, sciemment. En gros, l'Iran s'est affaibli aussi au niveau régional, puisqu'il
y a
un certain nombre de ces... Ce qu'on appelle des proxys ou des soutiens, ou des mouvements, on va dire, proches de l'Iran.
Comme
le Liban, le Hezbollah, qui a subi une défaite flagrante depuis un an et depuis les frappes israéliennes.
Toute
une partie de son... Pareil, ses dirigeants ont été tués. Pareil avec le Hamas à Gaza. Pareil, finalement, avec la Syrie, puisque la Syrie, toute une partie de la garde sécuritaire et des alliés de Bachar el-Assad étaient le régime iranien.
Donc on voit
que, comme ça, petit à petit, dans la région,
un
certain nombre des alliés de ce régime ont été évincés. Donc
forcément, ça
l'isole.
Et
ils se sont dit, maintenant, le dernier gros poids dans la région qui apparaît comme un ennemi, c'est l'Iran.
D
'accord. OK. Très bien. Je te propose qu'on passe au troisième point. Le troisième point, c'est tout l'enjeu qu'il y a autour du nucléaire. Donc à la fois, le fait que ce soit un prétexte est à la fois cette espèce de tabou autour du nucléaire israélien
dont
on parle très peu, donc avec encore des papiers que vous avez faits. Déjà, justement, sur cette question de prétexte, vous avez pas mal noté ces derniers jours ce parallèle
avec
2003.
Oui,
tout à fait.
En
fait, sur le manque de preuves ou sur le mépris des preuves réelles qu'on a par exemple sur le nucléaire iranien, puisque la question, en tout cas la justification de l'intervention d'Israël, c'est en fait que l'Iran allait ou va se doter d'une bombe nucléaire, donc un arsenal militaire. Chose qu'en fait, aujourd'hui et encore hier, les services de renseignement américains, notamment la CIA, ont rappelé qu
'ils
n'avaient aucune preuve de ça.
Pareil sur
l'AEA qui dit qu'en gros, ils pourraient atteindre 60% d'enrichissement de l'uranium.
Il en
faudrait au moins 80% et en plus des installations spécifiques militaires pour pouvoir arriver à une arme nucléaire. Donc on
voit
qu'en fait, comme en 2003, finalement,
sans
preuve, on justifie une intervention, puisqu'en 2003, c'était les fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein. Et du coup, on se sert de ce prétexte pour intervenir, encore une fois, militairement, dans un pays,
ce
qui est contraire de
toute
façon au droit international.
Sauf que la différence avec 2003, c'est que là, les puissances occidentales abondent quand même. Elles disent quand même qu'il y a un droit à se défendre et
elles
ne sont pas là en train de montrer que c'est quand même un mensonge, un prétexte. On
est d'accord
? En fait, c'est peut-être ça un peu la grande différence, même si en 2003, il y
a
quand même pas mal de pays finalement qui avaient suivi George Bolliou-Bouche. Un, parce qu'on était après le 11 septembre, donc forcément, il y avait une volonté aussi de soutenir les États-Unis. Et finalement, il y avait, oui, quelques pays européens, donc la France, pour une fois, qui s'était assez, remarquablement dévoilée. la France, la Russie et le troisième, je le doute. Mais du coup, c'est vrai que la différence,
c
'est que, encore une fois, en Europe, ça avait énormément débattu. Il y avait eu énormément de mobilisations dans la rue pour dénoncer cette intervention. Il y avait eu des grandes mobilisations à Londres, à Paris,
à
Berlin, je crois en Espagne aussi. Enfin, en tout cas, ça avait créé pas mal de remous. Et aujourd'hui, on voit que, finalement, près de, ouais, plus d'un temps plus tard, finalement, ce concept de guerre préventive a fait son chemin et a des relais clairs, alors que c'est totalement
illégal
dans
le
droit international. On n'a pas le droit de mener une guerre préventive.
Ça
n'existe pas. On peut se défendre, en effet. Et encore
même
là,
c
'est assez...
Il
faut revoir la Charte de l'ONU ou les conventions de Genève. Ce n'est pas aussi simple. Le droit à la défense, ce n
'est
pas juste si quelqu
'un... Il
faut avoir un certain nombre de cadres pour justifier ce droit à
se
défendre. Donc... Et
encore
une fois, cette voie-là, le fait de rappeler attention, il
y
a le droit international, en fait, une guerre préventive n'existe pas.
C
'est un discours, un narratif qui est tellement inaudible dans l'opinion publique et dans les médias. Enfin,
c
'est...
Oui,
c'est pour ça. Mais après, peut-être que petit à petit,
voilà,
les semaines allant et qu'on va se rendre compte, ça permettra aussi à des chercheurs de parler, à des services de renseignement, de révéler un certain nombre de documents. Et puis, aux gens aussi, puisque forcément, si les premiers jours et les premières heures, il
n'y
a personne qui leur dit, en fait, c'est quoi le terme de guerre préventive ? C'est quoi,
finalement ? C'est
qu'est-ce qui nous autorise aujourd'hui dans les règles internationales ? Est-ce qu'on a le droit, en effet, d'aller mener des frappes dans un pays voisin ? Si on n'était pas un esprit critique et
on ne se perdait
pas le débat, justement, et de se poser les bonnes questions, forcément, forcément, les gens vont peut-être les premiers jours avoir, aller, enfin, accepter le discours qu'on leur tend. Mais parce que le premier des discours, et je trouve qu'il
y a
assez des opinions, finalement, c'est des dirigeants, en fait.
Parce
que je ne
suis
pas sûr que dans l'opinion, il faudrait faire des sondages, mais est
-ce qu
'aujourd'hui, tout le monde soutient une intervention contre l'Iran avec l'impact que ça va avoir dans les années qui viennent ? Je ne
suis
pas sûr que ça soit une majorité. le plus grand danger, finalement, il est venu des dirigeants qui, quand même, sont censés représenter et respecter les règles internationales qui, en fait, décident du jour au lendemain de ne
plus
les respecter. Et du coup, quels vont être leurs rôles dans les années qui viennent quand, finalement, d'autres États vont faire la même chose ? Il y en a un, par exemple, qui mène exactement ce type de guerre en Ukraine qui pourrait très bien dire « Finalement, mon invasion depuis 2022, c'est un droit à se défendre puisque, finalement, l'OTAN me menace. Donc, j'ai le droit de me défendre puisque son élargissement est sans cesse à mes frontières. »
Dans
ces cas-là, l'Ukraine allait avoir des bases de l'OTAN ou des bases américaines. Pareil peut-être en Georgie, pareil peut-être en Moulin-Lavie. Donc, j'ai le droit de me défendre comme fait Israël
vu
qu'on légitimise tout. Ce discours-là peut être repris par bien d'autres régimes et bien d'autres autorités. Et comment, après, on va leur empêcher et leur dire « En fait, non, toi, tu as le droit ou toi, tu n
'as
pas le droit. » Encore une fois,
la question
du double standard, soit chacun respecte les règles internationales, soit personne ne les respecte. Mais là, c'est un dangereux précédent qui va être créé encore une fois. Et ça affaiblit, encore une fois, les Nations Unies, la Charte des Nations Unies, les règles internationales qui en ressortent maintenant depuis 80 ans. Et systématiquement, à chaque nouveau conflit, ça attaque intervention par la force. En fait, c'est aujourd'hui la force qui s'en sort, qui s'en sort encore une fois renforcée, si je peux dire. Mais c'est ça qui est le plus dangereux, en fait.
Oui, puis c'est un discours, je pense, qui, à force d'être rabâché, rabâché, bon, c'est la
propagande.
Voilà, ça fonctionne. Et c'est vrai que les termes comme « le droit à se défendre, le droit à se défendre », quand les plus grandes puissances ne vont pas dire « Bon, attention, ça n'existe pas, etc. » En fait, au fur et à mesure, je pense que c'est vraiment quelque chose qui peut être très dangereux, enfin, qu'il l'est, et on le voit.
Donc, moi, ce qui est plus dérangeant, comme tu me signes, c'est peut-être le discours des dirigeants qui, aujourd'hui, c'est tel quel, exactement les mêmes arguments, presque, encore en 2003, pour l'invasion de
l
'Irak.
Et c'est
plus cette métamorphose-là, notamment du président français, Emmanuel Macron, qui, je veux dire,
le
soir, alors qu'il devait annoncer en plus la reconnaissance à l'ONU la semaine suivante, finalement, sous le prétexte d'avoir cet affrontement, reporte cette reconnaissance à l'ONU à plus tard, et dans le même temps, reconnaît le droit d'Israël à se défendre et cette intervention, parce qu'en gros, l'Iran est une menace existentielle pour Israël et pour la région. Donc, c'est ça qui est dérangeant
dans les
politiques. Et en plus, il y
a
eu pire. Je vous conseille, on n'a pas pu le mettre ici, parce qu'on manque aussi de place, mais les déclarations, par exemple, du chancelier allemand Frédéric Merckx, hier, qui dit en gros, Israël fait le sale boulot, on peut les remercier, parce qu'en fait, on aurait dû limite y aller, mais c'est évidemment Israël qui a le courage de le faire,
parce
qu'ils se débarassent d'un régime ONI dans toute la région.
C
'est assez dérangeant pour des dirigeants qui sont censés respecter le droit international. Ça veut dire que ça ouvre une possibilité. La Chine, pourquoi est-ce que dans ces cas, elle se dit, je peux envahir Taïwan, finalement, ou je vais aller intervenir dans tel endroit, puisque finalement, tel pouvoir me menace. Je veux dire, ça rebat totalement les règles internationales.
C
'est
très
inquiétant.
Oui.
Alors, il y a une question. Si tu n'as pas la réponse, tu as le droit de ne pas avoir la réponse. Est-ce que c'est vraiment la France, entre guillemets, avec le Quai d'Orsay, par exemple, qui se rallie, pardon, je n
'ai
pas mes lunettes, à cette idée de guerre préventive ou c'est juste notre chef d'État, merci, question de Turbo,
Dark
Snake.
C
'est
une
très bonne question parce que, alors, c'est sûr que c'est le chef d'État, avec le Quai d'Orsay, on sait qu'il
y a
des tensions de plus en plus sur la diplomatie étrangère française. On sait qu'ils ne sont pas souvent d'accord. En tout cas, il y a souvent des désaccords, on va dire, sur un certain nombre de dossiers. On sait que l'Elysée, en fait, gère un peu seule cette question-là. ça fait, voilà, ça fait un panache du président. Avant, ça a toujours été le cas, quand même, ça fait partie de la diplomatie française et souvent représentée par son président. Mais il y avait quand même le Quai d'Orsay qui faisait son travail en appui avec tous les ambassadeurs qu'on pouvait avoir au niveau international. Aujourd'hui, ce dialogue-là, en tout cas, fonctionne moins. On le sait.
C'est vraiment une petite équipe autour du président, avec le président, qui prend un certain nombre de décisions. ils ont toujours forcément des rapports et des entretiens avec le Quai d'Orsay, mais on sent qu'il
y
a des vraies oppositions sur un certain nombre de dossiers. Et après aussi, ça fait partie, c'était déjà sous Sarkozy, d'une manière de fonctionner et d'une restriction aussi des moyens qui sont donnés au
Quai
d'Orsay et aux ambassadeurs, puisqu'on a réduit à chaque fois le nombre des ambassadeurs et aussi des fonctionnaires du Quai d'Orsay. Ce qui fait que ça affaiblit aussi notre diplomatie internationale. Donc, tout ça mis à bout fait que forcément, l'Elysée n'écoute
plus
trop cette ressource-là qui est importante, puisque c'est des gens qui travaillent et qui font remonter des choses du terrain et qui peuvent prévenir d'un certain nombre de risques en tenant ce type de déclaration, parce que d'autres régimes pourront exactement tenir les mêmes propos. Et ça, c'est extrêmement dangereux.