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Podcast / conversationhumanite-fr· 12 octobre 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Les plans de Donald Trump pour Israël et l’Iran

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16PrésentateurFait
    « « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier » »
  • 3:30PrésentateurFait
    « « Et sur cet accord sur le nucléaire, c'est Trump qui a décidé, de manière unilatérale, de sortir de cet accord » »
  • 4:26PrésentateurFait
    « « En effet, on ne parle pas que du nucléaire aérien, mais aussi des armes » »
  • 4:47PrésentateurFait
    « « ils obligent les autres pays à tenir compte de ces sanctions » »
  • 5:52PrésentateurFait
    « « Ils sont retirés, on le signalait en 2018, de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien » »
  • 6:16PrésentateurFait
    « « il y a des négociations qui ont repris entre les États-Unis et l'Iran » »
  • 6:39PrésentateurFait
    « « c'était pas entendable pour Israël, puisqu'ils ne souhaitaient pas un rapprochement et un accord entre l'Iran et les États-Unis » »
  • 9:09PrésentateurFait
    « « la justification de l'intervention d'Israël, c'est en fait que l'Iran allait ou va se doter d'une bombe nucléaire » »
  • 9:31PrésentateurFait
    « « Il en faudrait au moins 80% et en plus des installations spécifiques militaires pour pouvoir arriver à une arme nucléaire » »
  • 16:01PrésentateurFait
    « « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier, parce qu'en fait, on aurait dû limite y aller » »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Invité15 %
  • ?5 %

≈ 39,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Déclaration par exemple du chancelier allemand Frédéric Merz

0:02
Locuteur

hier,

0:03
Présentateur

qui dit en gros « Israël fait le sale boulot, on peut les remercier », parce qu'en fait on aurait dû limite y aller, mais c'est évidemment Israël qui a le courage de le faire,

0:11
Locuteur

parce

0:12
Présentateur

qu'ils se débarrassent d'un régime ony dans toute la région.

0:15
Locuteur

C

0:16
Présentateur

'est assez dérangeant pour des dirigeants qui sont censés respecter le droit international. Des petits clous de ce G7,

0:24
Locuteur

c

0:24
Présentateur

'est Trump qui part en plein milieu de cette réunion qui avait été inclue au Canada, dans les Rocheuses, donc dans l'ouest du pays. Il est arrivé le matin pour repartir limite le soir. Donc voilà, juste après avoir signé ce communiqué final qui tient tous les bouts sans les tenir, sans qu

0:48
Locuteur

'on

0:48
Présentateur

est quand même le principal agresseur. Et finalement,

0:51
Locuteur

Trump

0:52
Présentateur

s'en va et Macron explique « Oui, c'est parce qu'il doit négocier un cessez-le-feu ». Et il

0:57
Locuteur

dit « Non, non,

0:57
Présentateur

moi je suis parti,

0:58
Locuteur

ce

0:58
Présentateur

n

0:58
Locuteur

'est

0:58
Présentateur

pas pour négocier un cessez

1:00
Locuteur

-le

1:00
Présentateur

-feu », c'est pour signer un accord. Donc on voit qu'encore une fois, il y a des passes d'armes, mais comme

1:07
Locuteur

Trump le

1:08
Présentateur

fait à chaque...

1:09
Locuteur

En

1:09
Présentateur

gros, dès qu'on veut parler à sa place,

1:10
Locuteur

il

1:10
Présentateur

remet que ce soit un président ou n'importe qui, il le remet en question.

1:15
Invité

Mais c'est vrai que cette passe d'armes-là, elle était lunaire.

1:18
Présentateur

Oui, elle est lunaire, mais parce que je pense que ça fait partie du personnage de Donald Trump. Il y

1:24
Locuteur

a

1:24
Présentateur

eu le même entretien lunaire entre Volodymyr Zelensky et Trump à la Maison-Blanche.

1:32
Locuteur

Quand il est pareil, il reçoit

1:33
Présentateur

il y a quelques semaines le président sud-africain, il y a cette volonté de se mettre en scène. Donc il cherche à déstabiliser son homologue. Et donc ça fait partie de sa stratégie, on va dire, diplomatique. À chaque fois, il est dans un dialogue bilatéral, dans

1:49
Locuteur

une

1:49
Présentateur

négociation. Donc tout est bon pour lui pour déstabiliser son adversaire et pour

1:52
Locuteur

arriver à

1:52
Présentateur

ses fins et

1:53
Locuteur

à ce qu'il

1:53
Présentateur

signe soit un accord commercial,

1:55
Locuteur

soit un accord

1:56
Présentateur

sur le nucléaire avec l'Iran, soit un accord sur l'Ukraine. Parce que lui, son objectif, en fait, à chaque fois, c'est de déstabiliser son adversaire pour le forcer finalement à rejoindre ses positions.

2:08
Locuteur

Oui.

2:10
Invité

Et là, concrètement, l'objectif, la finale, vous l'avez beaucoup écrit, c'est en fait de remodeler complètement le Moyen-Orient. Et donc, jusqu'où peut aller Trump, en fait

2:28
Locuteur

?

2:28
Présentateur

Après,

2:29
Locuteur

c

2:29
Présentateur

'est la question que tout le monde se pose. Nous, on essaie de, en partant des faits et en ayant des diplomates ou des chercheurs ou des journalistes aussi, à plusieurs, à arriver un peu à essayer de comprendre, lui, sa stratégie et sa logique. Après,

2:46
Locuteur

il

2:47
Présentateur

est capable dans la même journée d'annoncer, par exemple, 150% de barrières douanières avec la Chine et 24 heures après, de les suspendre. Donc, c'est-à

2:55
Locuteur

-dire

2:55
Présentateur

qu'on est avec un personnage qui est capable, en

2:58
Locuteur

24 heures,

2:58
Présentateur

de faire des virages assez impressionnants.

3:02
Locuteur

Mais sur... Oui, et

3:03
Invité

derrière, c'est la vie des gens, en fait.

3:04
Présentateur

Oui, exactement. Et c'est ça. Et ça concerne des pays, des populations,

3:08
Locuteur

et dont

3:09
Présentateur

il y

3:09
Locuteur

en

3:09
Présentateur

a la guerre...

3:10
Locuteur

Pour

3:11
Présentateur

lui, c'est la guerre d'importance. Mais sur sa stratégie, oui, je pense que ça... Déjà, il faut se rappeler de son premier mandat.

3:18
Locuteur

C

3:18
Présentateur

'est lui qui est... Puisqu'il y avait un accord sur le nucléaire iranien qui avait été signé par différentes puissances, notamment européennes,

3:25
Locuteur

les

3:25
Présentateur

États-Unis, la Russie et d'autres. Et sur cet accord sur le nucléaire, c'est Trump qui a décidé, de manière unilatérale, de sortir de cet accord. Parce qu'il

3:35
Locuteur

estimait

3:36
Présentateur

que c'était plus acceptable. Lui, il voulait évoquer, justement, aussi tout l'aspect militaire, finalement, de l'Iran. Il

3:44
Invité

s'appelait comment, cet accord sur

3:45
Locuteur

le nucléaire ? Le

3:46
Présentateur

JOC. Alors, je connais le JOC.

3:47
Locuteur

Pardon, c'est pas pour te piéger. Non, non, non.

3:49
Présentateur

Mais je crois qu'on l'a mis... Parce que je connais les abréviations, mais je ne sais plus

3:53
Locuteur

exactement. Non, mais c'est pas grave, t'inquiète, je regarderai...

3:57
Présentateur

Mais ça, je pense qu'on peut le retrouver.

3:59
Locuteur

C'est dans les

3:59
Présentateur

papiers, à chaque fois, on le cite. Donc, c'est... En fait, il est volé en éclat, cet accord. Il ne trouve pas de nouvel accord, dont des négociations qui se poursuivent maintenant, depuis presque une dizaine d'années. Biden, finalement, n'arrivera pas à un nouveau compromis. Les Européens, d'ailleurs, se sont divisés à nouveau sur cette question, puisqu'il y avait des gens qui étaient plus sur une ligne dure, comme la France, par exemple, qui étaient pour ce que... En effet, on ne

4:26
Locuteur

parle

4:26
Présentateur

pas que du nucléaire aérien, mais aussi des armes, et du rôle un peu régional de l'Iran.

4:32
Locuteur

Alors, ça

4:33
Présentateur

devait être un accord sur le nucléaire, et sur, en gros, son utilisation, qui doit être essentiellement civile, sur l'enrichissement, etc. Et ça permettait aussi de lever un certain nombre de sanctions, puisque l'Iran est toujours sous sanctions économiques, de la part, principalement, des États-Unis. Mais comme les États-Unis

4:48
Locuteur

ont

4:49
Présentateur

une main mise économique, ils obligent les autres pays à tenir compte de ces sanctions. Donc, en fait, empêche tout commerce avec un certain nombre de puissances et d'entreprises étrangères.

4:59
Locuteur

Et donc,

4:59
Présentateur

en échange de ce deal, toutes ces sanctions pourraient sauter,

5:03
Locuteur

et

5:04
Présentateur

ça permettrait, puisque le pays est quand même assez étranglé économiquement, et socialement, par ces sanctions, du coup, n'arrive assez peu à se développer, si ce n'est avec le soutien, par exemple, de la Chine ou de la Russie, qui maintiennent des accords économiques ou des accords militaires, de permettre d'avoir une rentrée d'argent. Et c'est ça, ce manque de ressources qui, aujourd'hui, pèse aussi sur le pays.

5:30
Invité

Le chat, si vous avez des questions à Vadim, n'hésitez pas, il est là pour ça. Et franchement, quand on l'écoute, tout paraît tout de suite très limpide, alors que de base, je me suis dit, mais comment je vais faire ? Vraiment, il y a trop d'éléments. Donc, vraiment, n'hésitez pas.

5:47
Présentateur

Et donc, voilà, mais je vois que, Thulma, c'est ça. Ils sont retirés, on le signalait en 2018, de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, qui était signé entre, du coup, Téhéran,

5:57
Locuteur

donc

5:57
Présentateur

l'Iran, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, l'Allemagne et l'Union européenne.

6:02
Invité

Je voulais surligner pour le chat,

6:05
Locuteur

si vous voulez. Voilà.

6:06
Présentateur

Et du coup, depuis 2018, les négociations se poursuivent. Et là, du coup, avant ces frappes,

6:13
Locuteur

en

6:13
Présentateur

fait, depuis un peu plus d'un mois maintenant, il y a des négociations qui ont repris entre les États-Unis

6:19
Locuteur

et

6:20
Présentateur

l'Iran. On était au troisième round de négociations. Et en gros, à la veille

6:25
Locuteur

d

6:26
Présentateur

'un nouveau round de discussion, c'est là qu'Israël a décidé de frapper. Parce que, d'après différentes sources, en tant que les positions se rapprochaient de plus en plus, il y aurait pu y avoir un accord. Et ça, par exemple, c'était pas entendable pour Israël, puisqu'ils ne souhaitaient pas un

6:43
Locuteur

rapprochement

6:43
Présentateur

et un accord entre l'Iran et les États-Unis.

6:47
Locuteur

Ok.

6:49
Invité

D'accord. Le chat, toujours pas de questions.

6:53
Locuteur

Mais

6:53
Présentateur

après, ouais, sur l'aspiration régionale, puisque tu en parlais, sur la volonté de remodeler toute la région. Il y a un très bon papier de Bruno, je crois, ce matin, Bruno Odin, sur, en gros, quelque chose qui remonte à, de toute façon, même à l'invasion de l'Irak, aux néoconservateurs, etc. Mais là, on voit qu'ils ont sciemment... Enfin, sciemment. En gros, l'Iran s'est affaibli aussi au niveau régional, puisqu'il

7:17
Locuteur

y a

7:17
Présentateur

un certain nombre de ces... Ce qu'on appelle des proxys ou des soutiens, ou des mouvements, on va dire, proches de l'Iran.

7:25
Locuteur

Comme

7:25
Présentateur

le Liban, le Hezbollah, qui a subi une défaite flagrante depuis un an et depuis les frappes israéliennes.

7:35
Locuteur

Toute

7:36
Présentateur

une partie de son... Pareil, ses dirigeants ont été tués. Pareil avec le Hamas à Gaza. Pareil, finalement, avec la Syrie, puisque la Syrie, toute une partie de la garde sécuritaire et des alliés de Bachar el-Assad étaient le régime iranien.

7:54
Locuteur

Donc on voit

7:55
Présentateur

que, comme ça, petit à petit, dans la région,

7:58
Locuteur non identifié

un

7:58
Présentateur

certain nombre des alliés de ce régime ont été évincés. Donc

8:03
Locuteur

forcément, ça

8:04
Présentateur

l'isole.

8:04
Locuteur

Et

8:04
Présentateur

ils se sont dit, maintenant, le dernier gros poids dans la région qui apparaît comme un ennemi, c'est l'Iran.

8:10
Locuteur

D

8:10
Invité

'accord. OK. Très bien. Je te propose qu'on passe au troisième point. Le troisième point, c'est tout l'enjeu qu'il y a autour du nucléaire. Donc à la fois, le fait que ce soit un prétexte est à la fois cette espèce de tabou autour du nucléaire israélien

8:38
Locuteur

dont

8:39
Invité

on parle très peu, donc avec encore des papiers que vous avez faits. Déjà, justement, sur cette question de prétexte, vous avez pas mal noté ces derniers jours ce parallèle

8:54
Locuteur

avec

8:55
Invité

2003.

8:56
Locuteur

Oui,

8:57
Présentateur

tout à fait.

8:58
Locuteur

En

8:59
Présentateur

fait, sur le manque de preuves ou sur le mépris des preuves réelles qu'on a par exemple sur le nucléaire iranien, puisque la question, en tout cas la justification de l'intervention d'Israël, c'est en fait que l'Iran allait ou va se doter d'une bombe nucléaire, donc un arsenal militaire. Chose qu'en fait, aujourd'hui et encore hier, les services de renseignement américains, notamment la CIA, ont rappelé qu

9:25
Locuteur

'ils

9:25
Présentateur

n'avaient aucune preuve de ça.

9:27
Locuteur

Pareil sur

9:27
Présentateur

l'AEA qui dit qu'en gros, ils pourraient atteindre 60% d'enrichissement de l'uranium.

9:31
Locuteur

Il en

9:32
Présentateur

faudrait au moins 80% et en plus des installations spécifiques militaires pour pouvoir arriver à une arme nucléaire. Donc on

9:39
Locuteur

voit

9:39
Présentateur

qu'en fait, comme en 2003, finalement,

9:41
Locuteur

sans

9:42
Présentateur

preuve, on justifie une intervention, puisqu'en 2003, c'était les fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein. Et du coup, on se sert de ce prétexte pour intervenir, encore une fois, militairement, dans un pays,

9:55
Locuteur

ce

9:55
Présentateur

qui est contraire de

9:55
Locuteur

toute

9:55
Présentateur

façon au droit international.

9:56
Invité

Sauf que la différence avec 2003, c'est que là, les puissances occidentales abondent quand même. Elles disent quand même qu'il y a un droit à se défendre et

10:08
Locuteur

elles

10:09
Invité

ne sont pas là en train de montrer que c'est quand même un mensonge, un prétexte. On

10:16
Locuteur

est d'accord

10:16
Présentateur

? En fait, c'est peut-être ça un peu la grande différence, même si en 2003, il y

10:20
Locuteur

a

10:20
Présentateur

quand même pas mal de pays finalement qui avaient suivi George Bolliou-Bouche. Un, parce qu'on était après le 11 septembre, donc forcément, il y avait une volonté aussi de soutenir les États-Unis. Et finalement, il y avait, oui, quelques pays européens, donc la France, pour une fois, qui s'était assez, remarquablement dévoilée. la France, la Russie et le troisième, je le doute. Mais du coup, c'est vrai que la différence,

10:57
Locuteur

c

10:57
Présentateur

'est que, encore une fois, en Europe, ça avait énormément débattu. Il y avait eu énormément de mobilisations dans la rue pour dénoncer cette intervention. Il y avait eu des grandes mobilisations à Londres, à Paris,

11:10
Locuteur

à

11:10
Présentateur

Berlin, je crois en Espagne aussi. Enfin, en tout cas, ça avait créé pas mal de remous. Et aujourd'hui, on voit que, finalement, près de, ouais, plus d'un temps plus tard, finalement, ce concept de guerre préventive a fait son chemin et a des relais clairs, alors que c'est totalement

11:30
Locuteur

illégal

11:30
Présentateur

dans

11:31
Locuteur

le

11:31
Présentateur

droit international. On n'a pas le droit de mener une guerre préventive.

11:36
Locuteur

Ça

11:36
Présentateur

n'existe pas. On peut se défendre, en effet. Et encore

11:40
Locuteur

même

11:40
Présentateur

là,

11:40
Locuteur

c

11:40
Présentateur

'est assez...

11:41
Locuteur

Il

11:42
Présentateur

faut revoir la Charte de l'ONU ou les conventions de Genève. Ce n'est pas aussi simple. Le droit à la défense, ce n

11:48
Locuteur

'est

11:48
Présentateur

pas juste si quelqu

11:49
Locuteur

'un... Il

11:51
Présentateur

faut avoir un certain nombre de cadres pour justifier ce droit à

11:55
Locuteur

se

11:55
Présentateur

défendre. Donc... Et

11:56
Locuteur

encore

11:56
Invité

une fois, cette voie-là, le fait de rappeler attention, il

12:00
Locuteur

y

12:00
Invité

a le droit international, en fait, une guerre préventive n'existe pas.

12:05
Locuteur

C

12:06
Invité

'est un discours, un narratif qui est tellement inaudible dans l'opinion publique et dans les médias. Enfin,

12:14
Locuteur

c

12:14
Invité

'est...

12:15
Locuteur

Oui,

12:15
Présentateur

c'est pour ça. Mais après, peut-être que petit à petit,

12:19
Locuteur

voilà,

12:20
Présentateur

les semaines allant et qu'on va se rendre compte, ça permettra aussi à des chercheurs de parler, à des services de renseignement, de révéler un certain nombre de documents. Et puis, aux gens aussi, puisque forcément, si les premiers jours et les premières heures, il

12:35
Locuteur

n'y

12:35
Présentateur

a personne qui leur dit, en fait, c'est quoi le terme de guerre préventive ? C'est quoi,

12:39
Locuteur

finalement ? C'est

12:39
Présentateur

qu'est-ce qui nous autorise aujourd'hui dans les règles internationales ? Est-ce qu'on a le droit, en effet, d'aller mener des frappes dans un pays voisin ? Si on n'était pas un esprit critique et

12:50
Locuteur

on ne se perdait

12:51
Présentateur

pas le débat, justement, et de se poser les bonnes questions, forcément, forcément, les gens vont peut-être les premiers jours avoir, aller, enfin, accepter le discours qu'on leur tend. Mais parce que le premier des discours, et je trouve qu'il

13:04
Locuteur

y a

13:04
Présentateur

assez des opinions, finalement, c'est des dirigeants, en fait.

13:08
Locuteur

Parce

13:08
Présentateur

que je ne

13:09
Locuteur

suis

13:09
Présentateur

pas sûr que dans l'opinion, il faudrait faire des sondages, mais est

13:12
Locuteur

-ce qu

13:12
Présentateur

'aujourd'hui, tout le monde soutient une intervention contre l'Iran avec l'impact que ça va avoir dans les années qui viennent ? Je ne

13:19
Locuteur

suis

13:19
Présentateur

pas sûr que ça soit une majorité. le plus grand danger, finalement, il est venu des dirigeants qui, quand même, sont censés représenter et respecter les règles internationales qui, en fait, décident du jour au lendemain de ne

13:31
Locuteur

plus

13:31
Présentateur

les respecter. Et du coup, quels vont être leurs rôles dans les années qui viennent quand, finalement, d'autres États vont faire la même chose ? Il y en a un, par exemple, qui mène exactement ce type de guerre en Ukraine qui pourrait très bien dire « Finalement, mon invasion depuis 2022, c'est un droit à se défendre puisque, finalement, l'OTAN me menace. Donc, j'ai le droit de me défendre puisque son élargissement est sans cesse à mes frontières. »

13:54
Locuteur

Dans

13:54
Présentateur

ces cas-là, l'Ukraine allait avoir des bases de l'OTAN ou des bases américaines. Pareil peut-être en Georgie, pareil peut-être en Moulin-Lavie. Donc, j'ai le droit de me défendre comme fait Israël

14:02
Locuteur

vu

14:02
Présentateur

qu'on légitimise tout. Ce discours-là peut être repris par bien d'autres régimes et bien d'autres autorités. Et comment, après, on va leur empêcher et leur dire « En fait, non, toi, tu as le droit ou toi, tu n

14:11
Locuteur

'as

14:11
Présentateur

pas le droit. » Encore une fois,

14:12
Locuteur

la question

14:13
Présentateur

du double standard, soit chacun respecte les règles internationales, soit personne ne les respecte. Mais là, c'est un dangereux précédent qui va être créé encore une fois. Et ça affaiblit, encore une fois, les Nations Unies, la Charte des Nations Unies, les règles internationales qui en ressortent maintenant depuis 80 ans. Et systématiquement, à chaque nouveau conflit, ça attaque intervention par la force. En fait, c'est aujourd'hui la force qui s'en sort, qui s'en sort encore une fois renforcée, si je peux dire. Mais c'est ça qui est le plus dangereux, en fait.

14:41
Invité

Oui, puis c'est un discours, je pense, qui, à force d'être rabâché, rabâché, bon, c'est la

14:48
Locuteur

propagande.

14:48
Invité

Voilà, ça fonctionne. Et c'est vrai que les termes comme « le droit à se défendre, le droit à se défendre », quand les plus grandes puissances ne vont pas dire « Bon, attention, ça n'existe pas, etc. » En fait, au fur et à mesure, je pense que c'est vraiment quelque chose qui peut être très dangereux, enfin, qu'il l'est, et on le voit.

15:07
Présentateur

Donc, moi, ce qui est plus dérangeant, comme tu me signes, c'est peut-être le discours des dirigeants qui, aujourd'hui, c'est tel quel, exactement les mêmes arguments, presque, encore en 2003, pour l'invasion de

15:18
Locuteur

l

15:18
Présentateur

'Irak.

15:19
Locuteur

Et c'est

15:19
Présentateur

plus cette métamorphose-là, notamment du président français, Emmanuel Macron, qui, je veux dire,

15:24
Locuteur

le

15:24
Présentateur

soir, alors qu'il devait annoncer en plus la reconnaissance à l'ONU la semaine suivante, finalement, sous le prétexte d'avoir cet affrontement, reporte cette reconnaissance à l'ONU à plus tard, et dans le même temps, reconnaît le droit d'Israël à se défendre et cette intervention, parce qu'en gros, l'Iran est une menace existentielle pour Israël et pour la région. Donc, c'est ça qui est dérangeant

15:53
Locuteur

dans les

15:53
Présentateur

politiques. Et en plus, il y

15:54
Locuteur

a

15:54
Présentateur

eu pire. Je vous conseille, on n'a pas pu le mettre ici, parce qu'on manque aussi de place, mais les déclarations, par exemple, du chancelier allemand Frédéric Merckx, hier, qui dit en gros, Israël fait le sale boulot, on peut les remercier, parce qu'en fait, on aurait dû limite y aller, mais c'est évidemment Israël qui a le courage de le faire,

16:12
Locuteur

parce

16:12
Présentateur

qu'ils se débarassent d'un régime ONI dans toute la région.

16:16
Locuteur

C

16:17
Présentateur

'est assez dérangeant pour des dirigeants qui sont censés respecter le droit international. Ça veut dire que ça ouvre une possibilité. La Chine, pourquoi est-ce que dans ces cas, elle se dit, je peux envahir Taïwan, finalement, ou je vais aller intervenir dans tel endroit, puisque finalement, tel pouvoir me menace. Je veux dire, ça rebat totalement les règles internationales.

16:39
Locuteur

C

16:39
Présentateur

'est

16:39
Locuteur

très

16:39
Invité

inquiétant.

16:39
Présentateur

Oui.

16:41
Invité

Alors, il y a une question. Si tu n'as pas la réponse, tu as le droit de ne pas avoir la réponse. Est-ce que c'est vraiment la France, entre guillemets, avec le Quai d'Orsay, par exemple, qui se rallie, pardon, je n

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Locuteur

'ai

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Invité

pas mes lunettes, à cette idée de guerre préventive ou c'est juste notre chef d'État, merci, question de Turbo,

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Locuteur

Dark

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Présentateur

Snake.

16:59
Locuteur

C

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Présentateur

'est

17:00
Locuteur

une

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Présentateur

très bonne question parce que, alors, c'est sûr que c'est le chef d'État, avec le Quai d'Orsay, on sait qu'il

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Locuteur

y a

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Présentateur

des tensions de plus en plus sur la diplomatie étrangère française. On sait qu'ils ne sont pas souvent d'accord. En tout cas, il y a souvent des désaccords, on va dire, sur un certain nombre de dossiers. On sait que l'Elysée, en fait, gère un peu seule cette question-là. ça fait, voilà, ça fait un panache du président. Avant, ça a toujours été le cas, quand même, ça fait partie de la diplomatie française et souvent représentée par son président. Mais il y avait quand même le Quai d'Orsay qui faisait son travail en appui avec tous les ambassadeurs qu'on pouvait avoir au niveau international. Aujourd'hui, ce dialogue-là, en tout cas, fonctionne moins. On le sait.

C'est vraiment une petite équipe autour du président, avec le président, qui prend un certain nombre de décisions. ils ont toujours forcément des rapports et des entretiens avec le Quai d'Orsay, mais on sent qu'il

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Locuteur

y

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Présentateur

a des vraies oppositions sur un certain nombre de dossiers. Et après aussi, ça fait partie, c'était déjà sous Sarkozy, d'une manière de fonctionner et d'une restriction aussi des moyens qui sont donnés au

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Locuteur

Quai

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Présentateur

d'Orsay et aux ambassadeurs, puisqu'on a réduit à chaque fois le nombre des ambassadeurs et aussi des fonctionnaires du Quai d'Orsay. Ce qui fait que ça affaiblit aussi notre diplomatie internationale. Donc, tout ça mis à bout fait que forcément, l'Elysée n'écoute

18:25
Locuteur

plus

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Présentateur

trop cette ressource-là qui est importante, puisque c'est des gens qui travaillent et qui font remonter des choses du terrain et qui peuvent prévenir d'un certain nombre de risques en tenant ce type de déclaration, parce que d'autres régimes pourront exactement tenir les mêmes propos. Et ça, c'est extrêmement dangereux.