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InterviewRMC (sur YouTube)· 7 juillet 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Dominique de Villepin : "Il faut apporter remède à la souffrance au travail en France"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous vous lancez avec votre mouvement la France humaniste avec l'horizon 2027. On va parler politique intérieure de la situation du président du gouvernement actuel, Charles Consign.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez comme Jacques Chirac que la France est du cristal ? Il faut pas trop y toucher. Ou au contraire, la France attend le changement ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment on fait pour créer les conditions de réforme dans un pays bloqué ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut travailler plus en France ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelle méthode pour réduire les dépenses publiques ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les GG, les grandes gueules en direct sur RMC RMC story. Euh nous recevons l'ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin. Le pouvoir de dire non, c'est le livre aux éditions Flammarion.

On a beaucoup parlé de politique internationale. Vous vous lancez maintenant avec votre mouvement euh la France humaniste avec l'horizon peut-être 2027. On va parler politique intérieure de la situation du président du gouvernement actuel, Charles Consign.

Bruno Pensé Charles, maître Consigni. Euh monsieur le Premier ministre, vous avez déclaré que euh vous abrogeriez la réforme des retraites euh si vous devenez euh président de la République euh pour aller vers un système par point, j'imagine. Bon euh et vous vous êtes globalement euh sur une rhthorique, le pouvoir de dire non, à l'international, onintervient pas, on utilise avant tout la diplomatie et moi j'ai un peu peur que ce soit la même chose à l'échelon à l'échelle nationale.

Vous êtes vous revendiquez une forme d'héritage avec Jacques Chirac. Ce que je pense moi, c'est que la France d'aujourd'hui, je pense pas être le seul à penser, elle a plus besoin de Margarette Toucher que de Jacques Chirac. Je pense qu'il y a un problème de travail, il y a un problème de fiscalité, il y a un problème d'efficacité des services publics, il y a un problème de réforme de l'État.

Donc ma question, elle est toute simple, c'est est-ce que vous pensez comme le pensait Jacques Chirac que la France est du cristal ? Il faut pas trop y toucher. Est-ce que vous pensez comme d'autres dont je fais partie qu'au loin de redouter le changement, la France l'attend ?

Euh et est-ce que vous partager ce constat selon lequel en France, on a quand même avant tout un problème de boulot dans une France qui est au chômage, en télétravail et en grève ? Vous avez parfaitement raison. Maître, la situation est loin d'être loin d'être parfaite.

Constatons d'abord la dette de la France 113 %. C'est dire que nous sommes dans une situation où notre souveraineté, la souveraineté financière de la France est menacée. 55 % de cette dette et dans des mains étrangères.

Donc nous ne nous appartenons plus ou de moins en moins. Et par ailleurs cette dette dépasse largement la richesse nationale. Le budget principal en 2026 sera le remboursement de la dette supérieure à au budget de l'éducation nationale.

Donc dans cette situation, il y a beaucoup de choses à faire, il y a beaucoup d'actions à entreprendre mais encore faut-il créer les conditions. Pourquoi est-ce que la France est bloquée aujourd'hui ? Pas seulement parce que il n'y a pas de majorité parlementaire, c'est parce que la réforme des retraites a casser l'esprit de réforme.

Les Français aujourd'hui ont une défiance vis-à-vis de la politique, ont une défiance vis-à-vis de tout ce qui vient de la part du gouvernement. Et donc, il faut reprendre les choses là où on les a laissé. Qu'est-ce qui a manqué au gouvernement et au président de la République ?

Et bien, il a manqué de faire une réforme des retraites importantes, nécessaires mais juste. Le principe de justice, c'est le principe qui doit être au départ de l'action politique. Or, nous le savons, en 2017, c'est une démarche boîtillante qui a été celle du nouveau gouvernement.

Commencer par baisser l'aide publique au logement, par supprimer l'impôt sous la fortune en rêvant d'un ruissellement qui profiterait à tous les Français. Les Français aujourd'hui euh avec le Grand Soleil qui touche toute la France et bien il ne permet aucune forme de ruissellement. Donc pour faire tout ce que vous dites, on n' pas besoin de madame Saatcher, on a besoin de justice.

C'est la justice qui doit être au rendez-vous et donc créer les conditions. Parfois on appelle justice égalitarisme en France et parfois on voilà. Je suis capable comme vous de faire la différence entre les deux.

Ce qui est important c'est de remettre effectivement le travail. Mais parlons du travail derrière la crise, il faut est-ce qu'il faut travailler plus en France ? Tiens, mais vous voyez, vous posez mal la question.

Derrière la crise des retraites, il y a une crise du travail. Mais c'est pas seulement la question du travailler plus, c'est le fait qu'il faut constater dans notre pays et c'est pas un hasard si il y a un refus de voir la réforme passer de 62 ans à 64 ans. Pourquoi ce refus ?

H parce que le travail n'est pas aujourd'hui à ses rémunérateurs, pas seulement. valorisant. Valorisant.

Pourquoi les gens veulent partir le plus tôt possible à la retraite quitte à perdre d'une partie de leur retraite ? C'est parce que le travail est quelque chose de difficile. Il y a une souffrance au travail et donc il faut autour de la table que les patrons soient capables de l'entendre, que le gouvernement soit capable de l'entendre, il faut apporter remède à cette souffrance.

Et par ailleurs, il y a une réalité. Améliorer la situation de nos retraites, ça veut dire quoi on regarde l'Allemagne ? C'est-à-dire avoir un taux d'actif plus important, travailler plus.

Mais si on é chez les seigneurs Exactement. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut mettre en place une politique du travail qui ramène vers l'activité des gens qui aujourd'hui n'en ont pas la possibilité en réduisant les les allocations.

Mais on dit seigneur seigneur seigneor mais les seigneurs à 59 ans, bah les entreprises souvent n'en veulent plus. Donc c'est une exigence de prise en compte de la réalité. Vous voyez bien que au-delà au-delà de tous ces sujets qui viennent et qui sont des sujets de Mais comment on fait ?

C'est pas la puissance publique sinon ça va encore coûter de l'argent. Monsieur mais mais faisons en sorte que le patronat, les syndicats, l'ensemble des Français Bah il y a eu un conclave là. Mais il y a un conclave.

Oui mais vous voyez bien à quel point le gouvernement a d'emblé rétrécit l'ordre du jour du conclave. Euh cette obsession d'une vision paramétrique fait que par exemple la souffrance au travail n'est jamais traitée et bien il appartient au patron d'entreprise de faire en sorte que les Français le matin aient davantage envie d'aller travailler. Pourquoi c'est vrai en Allemagne ?

Est-ce que les conditions de travail ne sont pas meilleures ? Est-ce que la place donnée au salariés n'est pas meilleure ? Il y a un esprit, un climat qui participe aujourd'hui monsieur de Villepin pour le travail par exemple lorsque vous avez des gens qui dans le restant à vivre celui qui est au SMIC a quasiment moins que celui qui a les revenus sociaux.

Je vous donne un exemple. Moi je suis contre le fait qu'on donne des revenus des minimas sociaux sur une longue durée à des jeunes qui ont 25 30 ans et qui sont en pleine forme. Là normalement la société doit se mobiliser pour les mettre au travail.

Et quand il y a des familles qui sont au SMIG et qui restant à vivre ont droit à rien ni à la CMU parce qu'il dépassent tous les plafonds à à trois fois rien et que des jeunes ou en tout cas d'autres ont des revenus de minimas sociaux à qui on demande rien, ça pose aussi un problème de la valeur du travail de ce que représente le travail de se lever. Les gens qui vous disent "Je me lève à 6h, je ne suis pas un feignant, j'arrive au travail à 7h, je rentre chez moi à 7h et le et à la fin du mois j'ai du mal à payer mon loyer et cetera et que les autres ont tout les tout est au vert pour eux. C'est un vrai problème.

C'est pas que de la souffrance. Mais pourquoi je plaide pour la retraite à point ? C'est parce qu'elle est plus juste.

Elle est plus juste. Quand vous avez un CAP de tourneur, il faut 44 annuités. Quand vous êtes cadre bancaire, il en faut 43. rétablissons la justice, prenons en compte la pénibilité.

Enfin, tous ceux qui ont travaillé dans une entreprise le savent. Quand vous avez des charges lourdes à porter, tout ça a été, tout ça a été sorti. Mais bien sûr, quand vous traitez des produits chimiques, quand vous avez des postures qui sont des postures difficiles, et bien il faut prendre en compte cela.

Moi, je vois partout dans notre pays des gens qui à 55 ans sont cassés et qui soit exigent un travail aménagé, soit souhaite partir plus tôt. Mais on peut tous faire des constats, monsieur de Villepin. Mais après ce qui est intéressant, ce qu'il faut dire aux français, c'est quel projet de société, quel levier et quel marche de manœuvre.

Puisque nous sommes capables à partir de ce constat de nous entendre, faisons en sorte d'avoir une vision dans la durée. Vous voyez, le gouvernement essaie depuis des mois de trouver une réponse au budget. Ben justement, je vous en il le fait pour les 40 milliards mais mais il faut le faire dans dans une vision pluriannuelle.

Il y a un chemin à bâtir jusqu'en 2029. Il y a 40 milliards à trouver, 100 milliards d'ici 202. Mais 40 milliards le 15 juillet, puisqu'on a la date, François Baou va annoncer son plan de redressement des finances publiques.

Est-ce qu'il doit euh utiliser une méthode choc ? Mais il faut il faut être sérieux et rigoureux. Mais méthode choc, prenons la situation de l'évasion fiscale dans notre pays.

Il y a 20 milliards 20 milliards d'euros qui chaque année échappe Oui. échappe à notre à notre état et qui donc s' s'en vont se loger dans les paradis fiscaux. Faisons en sorte que ces famili mais il y a pas de réduction de dépenses publiques possibles par exemple.

Bien sûr, mais c'est là où soit l'année blanche, soit la réduction au rabau. J'ai moi-même été confronté quand j'étais premier ministre à cette question. J'ai été le premier avec Thierry Breton, Jean-François Copé à mettre sur la table la première conférence des finances publiques et à souligner l'importance de la dette et à vouloir y répondre. nous avons réduit et les déficits et euh en pourcentage nous avons réduit la part de la dette dans cette période.

Et donc euh l'objectif c'est bien évidemment de réduire la dépense publique. On fait comment ? Et bien on le fait pas avec un rabot, on ne le fait pas au coup par coup.

On analyse mission par mission et on examine sérieusement ce qui peut être mieux fait éventuellement par d'autres. Et à partir de là, on rapport on a on a la cour des comptes qui le fait tous les ans monsieur le premier ministre. Alors après c'est de la volonté politique et bien que la volonté politique c'est-à mais pourquoi est-ce qu'onutilise pas le rapport de la Cour des comptes pour faire toutes les économies nécessaires ?

Mais je vous le demande monsieur le premier euh alors attends est-ce que vous pouvez est-ce que vous pouvez prolonger 10 minutes avec nous encore ? Est-ce que votre agenda vous le permet ? On y vient, on y vient dans un instant avec la question de Bruno Pet et de Charles C. [Musique] [Applaudissements] [Musique]