Céline Hervieu - DLH 65 - Lutte contre la spéculation et les logements inoccupés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Céline HervieuPromesse
« atteindre 40 % de logement publics à l'horizon 2035 »
- 3:00Céline HervieuPromesse
« 60000 nouveaux logements dont une large part de logements sociaux et intermédiaires »
- 5:00Céline HervieuChiffre
« 277000 personnes environ qui attendent un logement social »
- 6:30Céline HervieuFait
« Paris n'est pas à vendre et nous mettrons toutes nos forces pour permettre un droit de vivre à Paris »
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La parole à Célineux, coprésident du groupe socialiste et d'hiver gauche. Merci monsieur le maire. Mes chers collègues, le logement n'est pas un sujet parmi d'autres.
Le logement est l'un des enjeux majeurs auxquels nous sommes confrontés depuis plusieurs années. Cette crise du logement, elle concerne Paris bien sûr, mais également toutes les grandes villes françaises et européennes ainsi que les zones touristiques. Au-delà des constats, c'est une urgence sociale majeure que nous vivons.
Aujourd'hui, ce loger à Paris devient un privilège et pour nous, c'est inacceptable. Inacceptable que des milliers de personnes, étudiants, jeunes actifs, famille monoparentales et désormais une part croissante des classes moyenne peine à s'y loger ou à y rester. Inacceptable que pendant que des familles attendent des années un logement social, pendant que des classes moyennes sont contraintes de quitter la capitale, certains accumulent des biens, les laissent vides ou les transforment en machine à cache via la location touristique. inacceptable que celles et ceux qui font vivre Paris soient contraints de s'en éloigner avec des conséquences directes sur leurs conditions de vie et sur leur qualité de vie.
Alors, je veux le réaffirmer ici au nom de notre groupe, non, Paris n'est pas à vendre et nous mettrons toutes nos forces pour permettre un droit de vivre à Paris. Cette situation, elle n'est pas une fatalité. Elle est le résultat de déséquilibres profonds que nous devons corriger avec détermination.
C'est tout le sens de l'action portée par la majorité municipale et par le programme de notre nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Et je veux saluer aussi d'ailleurs le travail de notre collègue Jacques Baudrier dans ce sens. D'abord produire massivement du logement accessible.
Oui, nous assumons un objectif clair, atteindre 40 % de logement publics à l'horizon 2035. ça a été dit 60000 nouveaux logements dont une large part de logements sociaux et intermédiaires. C'est une condition indispensable pour permettre aux classes populaires et aux classes moyennes de continuer à vivre à Paris.
Et madame Gatelle, si vous vous souciez du parc social et de la nonstigmatisation des gens qui vivent dans le parc social, je ne peux que vous inviter à vous tourner vers vos collègues de droite pour les inciter à construire davantage de logements sociaux dans les arrondissements de l'Ouest parisien parce qu'on en manque cruellement [applaudissements] et je suis bien placé pour le savoir en tant qu'élu du 6e arrondissement on atteint péniblement les 4 %. Donc oui, nous assumons cet objectif de produire mais produire ne suffira pas. Il faut aussi mobiliser l'existant.
Monsieur le maire, vous savez qu'il y a des possibilités de préemption. Vous vous opposez systématiquement parce que vous expliquez que c'est pas rendre service aux gens de les accueillir dans le parc social dans dans le 6e parce que la vie est trop chère. C'est ça qu'on entend dans les conseils d'arrondissement du 6e.
Bah, je vous propose qu'on leur pose la question et on verra si s'ils souhaitent s'installer dans le 6e. Je pense que oui. Je pense qu'ils accepteraient le logement dans le 6e, même si la vie coûte cher.
Des dizaines de milliers de logements sont vacants à Paris. Ça c'est le 2e levier vacant. Dans une ville où des enfants dorment encore à la rue, on a 277000 personnes environ qui attendent un logement social.
Ce scandale doit cesser. C'est pourquoi nous voulons lutter contre la vacances et la spéculation. Ça a été dit en renforçant la taxation des logements vacants et des résidences secondaires.
Oui, c'est un droit d'avoir une résidence secondaire et oui, c'est normal de participer davantage quand on évoque le scandale des enfants à la rue ou des gens qui attendent du logement social. En encadrement strictement les locations touristiques, toutes les grandes villes du monde sont en train d'emprunter ce chemin de cette régulation d'Airbnb. C'est Barcelone, c'est Berlin, c'est Amsterdam, c'est New York.
Donc oui, Paris s'inscrit dans cette lignée en encadrant strictement les locations touristiques. Développer des outils publics pour identifier et permettre de remettre sur le marché des logements inoccupés, c'est du bon sens. De même donc cette prolifération des locations touristiques a retiré des milliers de logements du marché résidentiel et a fait exploser les loyer.
Elle a déstabilisé des quartiers entiers et là aussi nous devons être très clairs. Paris n'est pas un pacte d'attraction. Paris n'est pas une ville musée.
Nous renforcerons les contrôles, les sanctions, les moyens humains pour faire respecter la loi avec cette brigade du logement. ça a été évoqué qui sera déployé pour traquer les fraudes et protéger les habitants. Ce sont des agents assermentés, ils n'ont pas une milice comme on l'a entendu et c'est effectivement insultant pour les agents du service public qui font un travail remarquable et qui mériteraient un petit peu plus de respect de la barre de la part de la droite dans cet émic [applaudissements] parce que la politique ne permet pas toutes les outrances.
Le marché, on le sait, quand il est laissé sans régulation, il exclut. Il exclut les jeunes, il exclut les familles à forceurie lorsqu'elles sont monoparentales ou nombreuses. Il exclut les travailleurs essentiels.
Donc oui, nous continuons à défendre l'encadrement des loyers et à renforcer les contrôles. Aujourd'hui, nous sommes de plus en plus alertés dans les arrondissements par des projets de vente à la découpe. Souvent des multipropriétaires qui informment parcourriers, des locataires qu'ils doivent quitter leur logement parce que l'appartement va être vendu.
Alors oui, ils sont prioritaires évidemment pour leur achat, mais vous savez bien que c'est très cher, c'est compliqué pour les locataires de se décider un jour à acheter et on les informe par courrier parfois des gens qui ont vécu 40 ans dans un appartement. Pourquoi ? Pour répondre simplement à des ambitions de spéculation immobilière et financière.
Et bien, nous y mettrons un terme. Notre objectif est très simple, c'est mettre fin aux abus, sécuriser les parcours résidentiels, redonner du pouvoir aux habitants face à la spéculation. Mes chers collègues, derrière ces mesures, il y a une conviction.
Paris ne doit pas devenir une ville réservée à quelques-uns. Oui, nous voulons garantir que Paris reste une ville pour celles et ceux qui vivent et qui travaillent. Et oui, nous refusons la résignation et la loi du plus riche parce que derrière chaque logement, il y a une vie, une famille, un parcours parce que Paris doit rester une ville populaire, diverse et vivante et parce que le logement n'est pas une marchandise comme une autre, c'est un droit.
Il est au cœur de notre projet et c'est ce combat que nous menons avec détermination, avec cohérence. Je vous remercie. Oh.
Céline Hervieu