Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 30 octobre 2026 18 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploi

31 octobre : Laurent Nuñez veut faire appel du parcours Bastille-Nation autorisé par la justice

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Réaction sur la justice qui accepte le tracé Bastille-Nation proposé par la CGT ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Comparez les violences urbaines de demain à celles du 17 octobre ?

  • 5:33OuverteRéponse partielle

    Pourquoi avoir choisi de venir à Rouen ce soir ?

  • 13:18OuverteRéponse directe

    Cet appel va-t-il accroître la colère des manifestants ?

  • 13:59OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il sera autorisé de porter un masque si on ne manifeste pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40Fait
    « La doctrine opérationnelle et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouan, c'est celle de la plus grande mobilité. »
  • 3:48Chiffre
    « depuis le 17 octobre, ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont été interpellées à postériori, qui avaient commis des dégradations »
  • 4:26Fait
    « demain c'est une journée à très haut risque »
  • 5:33Fait
    « On ne peut pas tolérer le désordre surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle »
  • 14:34Fait
    « Quand on appelle à l'assurrection à la révolution en général c'est un trouble à l'ordre public ça devient un délit »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On écoute Laurent Nugè, je suis désolé, on l'écoute. Mences, à ses rassemblements s'il devait avoir lieu et c'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national un dispositif policier qui est assez euh exceptionnel, hein. De nouveau, on remobilise les forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, forces mobiles. Toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain sur la gestion de de ces événements. les moyens spécialisés hein. Il y aura on aura 15 engins l sordu sur l'ensemble du territoire national 26 véhicules blindés 10 centor de la gendarmerie nationale les forces spécialisées le BRI Raid GigN les drones les hélicos voilà on va mobiliser un dispositif assez important mais avec une doctrine opérationnelle

0:44

qui est très précise très précise. Elle va s'appliquer tout au long de la journée du matin au soir hein. le le le la période sera de de d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue. Mais la doctrine opérationnelle et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouan, c'est celle de la plus grande mobilité. la plus grande mobilité et de de pouvoir de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact, aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter qu'il que les que la situation ne dégénère, qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des

1:20

manifestations. On aura une réponse d'une extrême fermeté. d'une extrême fermeté. Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes. Cette doctrine, ce sera de la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité. Et puis en amont, en amont tout au long de la journée, partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement, il y a des contrôles qui vont être organisé, des contrôles de flux sur les axes routiers, dans les gares, sur de les réseaux ferrés, partout, il y aura des contrôles sur réquisition de l'ensemble des procureurs des procureurs de la République de manière à pouvoir faire des fouilles, d'ouvrir les sacs et de saisir les s'il devait y en avoir des armes par destination. Voilà, il y aura énormément de contrôle également en

1:59

amont et il me semble que cela est de nature à dissuader tous ceux qui voudraient mettre venir venir créer le désordre dans les centres-villes de de de notre pays. Et bien sûr pour les cortèges qui sont déclarés, ces cortèges seront protégés. Ils iront au bout. La liberté de manifester trouvera à s'exprimer demain quand elle se passe dans le bon ordre public. En revanche, en revanche, évidemment, s'il devait y avoir des désordres, nous interviendrons avec beaucoup de fermeté. Je voudrais profiter de vos micros pour remercier et c'est le cas ici évidemment en scène maritime pour remercier l'ensemble des préfets. Je remercie monsieur le préfet de Saitime pour leur engagement à concevoir ces dispositifs selon mes instructions de grande fermeté. Remercier l'ensemble des responsables

2:40

des forces de sécurité intérieure, monsieur le directeur général de la police nationale, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale représenté aujourd'hui par à mes côtés par le major général, remercier l'ensemble des forces de sécurité intérieure pour leur engagement. Je n'oublie pas non plus les sapeurs pompiers, hein. Il y a souvent des des des troubles qui sont créées par des mises à feu de véhicules, d'incendies. Ils doivent intervenir. Ils sont souvent pris à partie. Et je veux aussi évidemment les remercier avoir une pensée pour eux. Et je n'oublie pas évidemment, je je je le redis, de saluer les procureurs de la République. Le garde des sous a leur a adressé des instructions d'une grande fermeté lorsque nous interpellons des individus

3:16

qui commettent des troubles à leur public, des dégradations, des violences contre les forces de sécurité intérieure. Et monsieur le préfet de cette maritime me disait ici qu'il n'avait qu'à se féliciter des relations qu'il avait avec son procureur. C'est vrai, partout sur le territoire national, il y a le le tandem préfet procureur fonctionne de manière remarquable et évidemment c'est aussi une mise en garde pour ceux qui voudraient créer des troubles. Il y aura des interpellations en flagrance, des traitements judiciaires accélérés et après les incidents s'il devait y en avoir, nous continu nous continuons à investiguer. En réalité, les services de police ou l'autorité des parquets continuent à investiguer. Il faut savoir que depuis le 17 octobre, ce sont

3:48

plusieurs centaines de personnes qui ont été interpellées à postériori, qui avaient commis des dégradations et qui ont été confondus par les investigations judiciaires qui sont remarquablement menées par les services de police et de gendarmerie sous l'autorité des parquets. Voilà ce que je voulais vous dire. J'insiste he demain c'est une journée à très haut risque. Voilà, très haut risque. Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux à faire dégénérer la situation et nous y répondrons avec la plus grande fermeté. Avec la plus grande fermeté et croyez-moi, je suis déterminé mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure de ce pays qui le sont également. On ne peut pas tolérer le désordre surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle comme

4:26

c'est le cas dans les messages que nous voyons Fleur sur les réseaux sociaux. Voilà, je peux prendre quelques questions si vous voulez monsieur le ministre. Deux questions. La première c'est une réaction sur la justice qui accepte finalement et bien le le tracé le cortège proposé par la CGT entre Basti et Nation. Deuxème question, vous comparez les violences urbaines de demain qui pourraient ressembler à celle qu'on a connu le 17 octobre. Est-ce que c'est une manière de préparer les esprits, de préparer aussi les les commerçants, les riverins à de potentiels nouveaux dégâts et que malheureusement on pourra rien y faire ? Non. Euh, d'abord premièrement sur la décision qui a été prise à Paris, c'est euh à ma connaissance hein, la la plupart des décisions prises par les

5:01

préfets euh prévoyant des cortèges qui avaient lieu en dehors du centre-ville, euh la plupart de ces décisions avaient été validées par les tribunales administratifs. Effectivement, on me dit que le tribunal a suspendu la décision du préfet de police, donc sur un cortège bastination. Dans notre pays, on peut faire appel, hein. Donc voilà, moi je je vais regarder pour qu'on puisse faire appel. Il y a des risques de trouver l'ordre public important. C'est ma vision comme ministre de l'intérieur, c'était celle du préfet de police. Donc on va faire appel et voilà, on est dans un état de droit, on va faire appel parce que si on a suspendu ce cortège, c'est parce qu'il y a eu des dégâts, il y a eu énormément de dégradations qui ont été commises le 17 octobre, des

5:33

pillages et donc le risque de trouver l'ordre public, il demeure important. Donc on va faire appel. Voilà. Deuxièmement, non, je prépare les esprits à rien du tout. Je c'est c'est mon devoir de monter un dispositif qui qui est là pour le coup vraiment dans l'anticipation. On voit sur les réseaux sociaux que fleurissent des messages qui appellent à des violences, qui appellent à des pillages, y compris en soirée et en nuit parce que c'est la soirée d'Halloween. Donc voilà, on met en place un dispositif qui vise à éviter des pillages. On ne se prépare pas à subir des pillages, on se prépare à empêcher des gens de commettre des pillages et on aura une réponse très ferme. Une question, monsieur le ministre, pourquoi avoir choisi de venir à Roman ce soir ?

6:10

le ministre de l'intérieur. C'était il y a quelques minutes en direct euh enfin c'était il y a quelques minutes à Rouan où le ministre de l'intérieur était donc en visite de soutien aux forces de l'ordre. On va débriefer tout cela rapidement ensemble. Le ministre de l'intérieur qui se dit déterminé avant cette journée à très haut risque dit-il. On ne peut pas tolérer le désordre et il a même parlé de risque insurrectionnel. Red Didi, est-ce que il y a un risque insurrectionnel comme dit le ministre de l'intérieur par rapport à la journée de demain ? Mais il doit avoir des informations pour pouvoir dire ça. Ce qu'on peut dire, c'est que la journée de demain va être très très compliquée. Ça va être Pourquoi ça ? Bah parce que on donc vraisemblablement on va être dans le dans le centre de je

6:51

parle pour Paris et puis pour reste il y a deux villes où c'est autorisé en centrre-ville, c'est Paris et Bordeaux. Paris et Bordeaux. Absolument. Et donc euh pour euh pour Paris euh donc on a un dimensionnement, on a une anticipation, on a aussi il en a parlé une mobilité accrue, tu as une capacité des différentes forces de l'ordre à pouvoir bouger et éventuellement se euh voilà euh intervenir rapidement sur des scènes où il y aurait des pillages, où il y aurait des des débordements. Mais on sent aussi que de l'autre côté, il y a beaucoup d'appels. Finalement, on a pu voir fleurir sur les réseaux sociaux des rendez-vous notamment en lien avec Halloween en lien avec un

7:33

peu tous ces différents mots imagerie de terreur de Exactement un peu un peu compliqué qui vient qui vient ajouter qui vient ajouter un peu d'insécurité à tout ça. J'ajouterai à ça finalement cette incapacité à pouvoir anticiper cette fois-ci de la part des commerçants parce que finalement à l'heure actuelle on sait pas où ça va se passer à Paris la manifestation parce il y a un appel. C'est une information effectivement que vient de donner le ministre de l'intérieur qui va le le ministère de l'intérieur va faire appel de cette décision du tribunal administratif qui autorise le parcours de la CGT entre Bastille et Nation qui avait d'abord été interdit par la préfecture de police de Paris. Donc toute cette affaire, cette guerre des parcours, elle est pas

8:15

terminée. Mais quand on entend Rokaya Dialo ce que dit Laurent Nugèz ce soir, c'est-à-dire finalement presque un risque insurrectionnel, journée à haute tension, on avait une note de en tout cas l'entourage de de de Laurent Uniè qui disait qui parlait d'épisodes de violence urbaine potentiellement comparable à ceux du 17 octobre. C'est quoi ? On joue à se faire peur au sommet de l'État ou il y a vraiment un risque ? Alors peut-être qu'il rattrape ce qui n'avait pas été anticipé le 17 octobre avec un discours qui permettra de en tout cas de de comment dire de d'être en de se présenter comme ayant anticipé si effectivement les choses dégénèrent. Il vaut mieux anticiper de de graves événements comme ça passe bien. C'est plus compliqué de se présenter dimanche

9:00

en disant en ayant dit vendredi tout s'est bien passé si demain ça se passe pas bien que l'inverse ce qui s'est passé justement le 17 octobre. Donc je pense qu'il y a aussi cette anticipation qui est amplifiée pour se pour se protéger par rapport à un potentiel risque. Si India, vous qui connaissez la communication peut-être mieux que personne ici sur ce plateau, c'est quoi ? C'est un exercice de communication ou il a vraiment peur le lunz ? Euh je pense qu'il y a un peu des deux, c'est-à-dire qu'il y a à la fois de manière évidente un exercice de communication. Il faut pas oublier que c'est quand même un ministre de l'intérieur qui compte tenu des événements du 17 octobre s'est retrouvé quasiment dans l'obligation de présenter sa sa démission pardon au président de

9:34

la République qu' a évidemment refusé puisqu'on ne cherche pas de on ne change pas pardon de capitaine au milieu de la tempête. C'était presque j'allais dire une chorégraphie qui était attendue. Néanmoins, ça a été quand même un ministre de l'intérieur qui a été mise en difficulté compte tenu des événements. Il a eu une première session de rattrapage le weekend dernier, il faut bien le dire parce que ça s'est relativement bien passé. rappelons quand même qu'il y a eu un peu de casque, il y a eu quelques affrontements, pas dans l'ampleur qu'on avait connu une semaine auparavant et donc là il joue gros. Donc forcément dans sa communication, Rokaya le disait très justement, il va avoir tendance à amplifier peut-être un peu les choses. Après, je pense que personne

10:08

sur ce plateau n'a les notes des renseignements généraux et du renseignement intérieur pour avoir des précisions. En tout cas, moi je ne les ai plus désormais euh et donc euh je n'ai pas euh évidemment de certitude, mais en tout cas ce qui est certain, c'est qu'il y a un exercice de communication politique. Et puis il y a aussi pour ce ministre de l'intérieur là en particulier qui est quand même malgré tout, il faut le reconnaître, un peu fragilisé aussi. euh la volonté de montrer à quel point il est aux manettes. Bah morel, il joue gros. Laurent Nugèz euh elle dis elle disait si Betend on ne change pas de capitaine au milieu de la tempête mais enfin s'il y a deux tempêtes de suite est-ce que il y a pas un moment où il faut changer de capitaine ? Alors peut-être mais très

10:46

clairement on a un gouvernement qui est sur la selle dans une situation très compliquée. Il y a pas forcément aujourd'hui beaucoup de band touchroni notamment pour le ministère de l'intérieur. On a qui plus quelqu'un faute de grive on mange des merles quoi. Oui. Puis il y a quelqu'un qu'on peut apprécier ou pas mais il connaît au moins ce métier qui est celui du maintien de l'ordre et cetera. Donc faire sauter une tête pour faire sauter une tête, ce serait une réaction très politique. Il est probable que Laurent Lunez n'est pas aujourd'hui le principal problème en matière de main de maintien de l'ordre dans le cadre de ces manifestations. Donc je pense qu'en effet, il est là priori pour rester au moins le temps de cette crise et que au moins du point de vue de la gestion

11:21

administrative, ça serait pas nécessairement une très très bonne idée d'aller chercher quelqu'un de nouveau dans le casting au vu de la période. Red dit on a vu quand même parce que Laurent Nugèz dit finalement la doctrine des forces de l'ordre va rester la même. On était là ensemble samedi dernier. Il me semble quand même qu'on se disait qu'il y avait en tout cas une attitude des forces de l'ordre qui avait été différente samedi dernier de la manifestation du 17 octobre, c'est-à-dire des des forces de l'ordre. C'est ce que nous disait aussi nos reporters sur place qui étaient peut-être moins visible depuis le depuis le cortège où par ailleurs tout s'est bien passé jusqu'au moment, j'allais dire de la dispersion où on a l'habitude que les choses dégénèrent. Il y a quoi ?

12:02

Il y a il y a une prise de conscience, vous vous avez l'impression, vous qui connaissez ces questions de sécurité, il y a une prise de de conscience qu'il fallait adapter la doctrine de maintien de l'ordre. Oui, mais j'ai l'impression que là, il parle pas au même public. C'est-à-dire que je pense que le cortège sera sécurisé de la même façon que ça pu être sécurisé la semaine dernière et que donc vous allez avoir des forces de LTRE qui vont être à distance et qui vont protéger et permettre à ce que chacun puisse jouir de sa capacité à pouvoir manifester librement dans ce pays. Et puis il il pointait du doigt à un autre public, celui notamment qui peut communiquer sur les réseaux sociaux en se donnant rendez-vous pour des parties fines euh à l'intérieur du pays. Et je

12:38

rajouterai à la à la question de la communication le fait que là en fait le le business de l'intérieur se couvre, c'est-à-dire qu'il dit quoi ? On faisant rappel auprès de la justice sur le parcours. Donc il indique et et il il réappuie sur le fait que euh on va retourner écouter Laurent Nug si vous voulez bien. clairement tranché clarifié sur ce point mais si si cet appel venait être rejeté la manifestation elle sera encadrée et ceux qui veulent manifester paisiblement pourront le faire comme c'est toujours le cas partout en France et les forces de l'ordre n'interviendront comme malheureusement elles ont eu à le faire le 17 comme malheureusement elles ont eu le faire à la fin des cortèges du 24 y compris à Paris sur le cours de Vincen n'interviendront que quand il y a des

13:18

exactions. Voilà c'est ça le l'ordre républicain. C'est ça que cet appel accroit la colère des manifestants ? Non, je ne pense pas que cet appel va accroître la colère des manifestants. Voilà, c'est je je je ne pense pas. Voilà, donc on verra ce qu'il en sera décidé et on organisera évidemment ce ce cortège encore une fois en en en veillant à ce que la liberté de manifester soit respectée, encadrée et en évitant les trous valeurs publics. Voilà. La question pratique. Est-ce qu'il sera autorisé de porter un masque si on ne manifeste pas ? Et comment est-ce que vous définissez ce qui ressort d'un rassemblement ou pas en cette soirée d'Halloween ? Ben, ce sera vous savez les forces de sécurité intérieur, j'ai toute confiance, ils sont parfaitement capables de déterminer un groupe qui se

13:59

rassemble sur une place publique comme ils sont appelés à le faire. hein, je rappelle qu'il y a ce type d'appel pour aller commettre des violences, se diriger vers les lieux de pouvoir notamment à Paris, aller piller les magasins. Les appels qu'on a ce soir, c'est ça. Quand je dis que la journée est à risque demain, je pèse chacun de mes mots. Chacun de mes mots. Les forces de l'ordre sont parfaitement capables de voir qu'un groupe se réunit et que les personnes se masquent le visage. 1, c'est interdit de se dissimuler le visage sur l'espace public sans motif légitime. 1 2 quand vous le faites dans une manifestation sur le premier point c'est une contravention mais quand vous le faites dans une manifestation où il risque avoir des troubles à l'ordre public ou

14:34

soit qu'il y ait des troubles publics soit qu'il qu'on soit susceptible qu'il y en ait. Quand on appelle à l'assurrection à la révolution en général c'est un trouble à l'ordre public ça devient un délit. Donc voilà. Donc et il y aura forcé et délit, ça veut dire ce que ça veut dire hein. Délit, ça veut dire qu'on peut évidemment interpeller les personnes et qu'elles peuvent passer par la case garde à vue. Mais pour tous les citoyens et les citoyennes qui veulent juste passer une soirée d'Halloween tranquille, faire la fête, pour eux, il y aura évidemment pas de problème. Évidemment, évidemment, évidemment, il y aura pas de problème. Mais pour les groupes qui se qui se réuniront de manière vindicative, de de manière le visage dissimulé, ce sera de toute façon en tout état de

15:07

cause un groupement constituant en vue de commettre des violences, voir un attroupement. Et puis le fait d'avoir le visage dissimulé, ce sera un grief supplémentaire pour pour engager les poursuites. Voilà. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci. Merci. Vous êtes de suivre cette prise de parole du ministre de l'intérieur Laurent Nugèz Arouan donc euh qui était en visite de soutien aux forces de l'ordre avant cette nouvelle journée de mobilisation, ce 3e samedi de colère sociale en France. Red Didi, vous nous parliez de cet appel que le ministre de l'intérieur faisait après cette décision du tribunal administratif. juste au moment où il en parle, c'est peut-être à croire que presque vous seriez sur écoute du ministère de l'intérieur. Je ne sais pas. Euh je plaisante évidemment

15:45

vous disiez que ça participe quelque part d'une forme de de de stratégie de la part du ministre de l'intérieur qui se couvre quelque part en disant qui fait appel les uns et les autres se couvrent. C'est-à-dire qu'on vous indique que le parcours qu'on a refusé et on l'a refusé parce que on estime ne pas être enfin que le matière d'ordre va être difficile à faire respecter ce surparcours là. Et on vous en propose un autre. Vous cour vous nous dites non on va garder celui-là on va faire appel et mais si vous maintenez celui-là bah finalement les responsabilités on verra comment les citoyens les lisent. Euh c'est quand même terrible C que on ne soit pas en capacité de de sécuriser une manifestation en

16:28

centre-ville en France en 2026. Bah en fait, on peut pas quand même mettre le singe que sur l'épaule du gouvernement ou de l'État ou des forces de sécurité intérieure parce que la réalité c'est quand même que si on a des débordements, c'est qu'il y a des personnes qui commettent des exactions. C'est que vous avez des pilleurs d'opportunités, des pilleurs organisés et puis vous avez certains groupuscules. Là, en l'occurrence pour ce type de manifestation là qui sont classé à l'ultra gauche, c'est ce qu'on appelle les fameux black block et qui considèrent qu'en fait il faut tout casser pour démonter le système capitaliste. Et donc en fait, il faut quand même pas non plus inverser la charge de la preuve. Le problème principal, ça vient du fait que vous avez des personnes en France qui

17:10

considèrent que la violence est un moyen d'expression légitime dans euh pour avoir des revendications politiques. On peut évidemment la réponse des forces de l'ordre et il est très probable que dans les années à venir, si ce n'est dans les mois à venir, il faille qu'on ait une révision complète de notre doctrine de maintien de l'ordre, ne serait-ce que pour l'adapter en fait à l'évolution des violences. Quand vous avez des groupes de pilleurs, de casseurs qui sont très mobiles, qui se déplacent à l'intérieur d'une ville, qui sont capables de se donner rendez-vous sur les réseaux sociaux, on voit bien dans ce cadre-là que notre maintien lord, quand vous avez des forces lourdement équipées avec 13 ou 14 kg euh d'équipement sur eux, ils vont pas courir à travers les ruelles

17:49

d'une ville pour aller interpeller des gens qui sont extrêmement mobiles. Donc il y a ce qui doit se passer demain et donc avoir une manifestation qui se déroule bien. Ne pas oublier que le problème vient quand même des casseurs d'abord et que on peut évidemment questionner la manière dont les forces de l'ordre répondent. Mais ce qui est important, c'est de ne pas quand même, de mon point de vue, tout mettre sur les épaules des forces de sécurité.