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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 7 juin 2021 26 min

Propos de Jean-Luc Mélenchon, pass sanitaire, carnet de rappel numérique... Le "8h30 franceinfo" de Cédric O

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Cédric O. Bonjour. On va parler dans un instant bien sûr du pass sanitaire qui entre en vigueur après-demain en France. Un mot tout d'abord sur les dernières déclarations de Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis qui était sur ce plateau hier et qui était interrogé par nos collègues sur la campagne présidentielle de 2022. Voici précisément ce qu'il a dit.

0:18
Jean-Luc Mélenchon

Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident. Alors ça a été, ou un meurtre, ça a été Mera en 2012, ça a été l'attentat la dernière semaine sur les Champs-Elysées. Vous vous rappelez de tout ça ? C'était la dernière semaine. Avant on avait eu Papy Voise dont plus personne n'a jamais entendu parler après. Donc tout ça c'est écrit d'avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau. Nous aurons l'événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile. Voilà, c'est bateau tout ça.

0:51
Présentateur

Un commentaire Cédrico ?

0:53
Invité

Non mais écoutez, d'abord il y a une forme de naufrage politique et républicain de Jean-Luc Mélenchon depuis plusieurs mois. On se souvient de ses déclarations sur les vaccins. Ce qui est assez étonnant, c'est que, je rappelle quelque chose, Jean-Luc Mélenchon est élu sans discontinuité depuis 1983. C'est-à-dire qu'il a été élu depuis 30 ans. Moi je suis né en 1982. Donc entendre dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon la dénonciation d'un système dont de toute évidence, s'il existe, il fait partie, mais jusqu'à la moelle, c'est à la fois pathétique et assez étonnant.

1:27
Présentateur

Sur la succession des événements qu'il rappelle, est-ce qu'il a raison, comme il le dit, de mettre en garde contre une éventuelle instrumentalisation par les terroristes du calendrier électoral ?

1:37
Invité

Alors c'est pas exactement ce qu'il fait, ou en tout cas, si c'est ce qu'il fait, il doit le préciser, puisque sa rhétorique touche quasiment au complotisme. C'est-à-dire qu'on ne comprend pas si c'est les terroristes qui profitent de la dernière semaine ou si c'est prévu. Et si c'est le cas, en tout cas, c'est assez abject, évidemment, de mettre les événements de Toulouse, Mélenchon, l'assassinat d'un certain nombre d'enfants. En tout cas, de l'utiliser politiquement de cette manière, je trouve ça assez abject. Je pense qu'il serait bon qu'il retire ses propos, en tout cas, qu'il les corrige ou qu'il les précise, parce que je pense que ça ne participe pas de la bonne santé de la démocratie.

Il les a précisés sur Facebook hier soir en disant « Quand Le Pen récupère l'émotion d'un crime pour faire sa propagande, c'est génial. Quand quelqu'un met en garde contre ce type de manipulation, c'est qu'il est complice avec les meurtriers. Ainsi, en vient-on à nier cette évidence que les meurtriers attendent le meilleur moment pour faire parler d'eux. » Donc justement, il parle de manipulation par les terroristes. Vous dites toujours la même chose ? Non, mais dans ce cas-là, ok. Ce que je veux dire, c'est que ce que je disais au début, ce n'est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon, pour je ne sais quelle raison, déborde.

Je pense qu'il faut raison garder et que je pense qu'il doit s'excuser à tout le moins envers les victimes et les personnes qui pourraient avoir été atteintes par ceci. Ce n'est pas la question de s'excuser envers le gouvernement, envers ses oppositions politiques. Mais je pense qu'il participe depuis plusieurs mois, en tout cas, d'une dégradation du climat démocratique et d'une dégradation de la parole politique. Ce qui est assez triste quand on sait d'où il vient et la famille politique à laquelle il appartient.

3:01
Présentateur

Cédrico, le pass sanitaire, ça y est, il arrive donc en France après-demain, mercredi. D'abord, pour quel événement ou quel type d'événement faudra-t-il le présenter ? On va voir ensuite précisément ce qu'il contiendra.

3:12
Invité

Donc effectivement, il commence à partir de mercredi uniquement au niveau français. On le rappelle, le pass sanitaire pour les pays européens et les déplacements à l'intérieur de l'Europe, c'est le 1er juillet. Et donc c'est pour les grands événements qui rassemblent plus de 1000 personnes, par exemple Roland-Garros, par exemple le festival d'Angoulême, par exemple quand les matchs de foot vont reprendre la Ligue 2. Événements intérieurs comme extérieurs. Intérieurs comme extérieurs. On sait à quel point ces grands événements, on se souvient des matchs de foot en Italie notamment, ont participé dans la première phase de l'épidémie d'une propagation du virus.

Donc le pass sanitaire, ça permet deux choses. D'abord de les rouvrir, sinon on les aurait probablement rouverts plus tard, et de les rouvrir avec un minimum de sécurité, en tout cas un maximum de sécurité plutôt, ce qui permet d'envisager de retrouver ces formes de vie sociale qui nous ont tant manqué.

3:57
Présentateur

Tous les événements qui réunissent au moins 1000 personnes, ça concerne aussi les meetings politiques, ils seront autorisés par exemple pendant la campagne des régionales par les derniers jours ?

4:04
Invité

Il y a un certain nombre d'événements qui relèvent de la constitution et donc notamment l'activité politique qui ne relèvera pas du pass sanitaire. Mais dans leur extrême majorité, les événements et les rassemblements de plus de 1000 personnes auront besoin du pass sanitaire pour se tenir. Donc on peut aller voir un match de foot, mais on ne peut pas assister à un meeting avec le pass ? Si, si, on pourra assister à un meeting, mais il aura des conditions sanitaires particulières, d'ailleurs probablement une jauge inférieure à celle qu'on retient aujourd'hui pour les matchs de foot, mais on ne le soumettra pas au pass sanitaire parce qu'il y a des éléments juridiques qui nous en empêchent.

Alors justement, que va contenir ce pass sanitaire ? Alors le pass sanitaire, en fait, il est fondé sur trois informations qui sont l'une ou l'autre. D'abord, c'est le fait que vous ayez été vacciné, vaccination terminée depuis deux semaines, donc deux doses si vous n'avez pas été malade ou une dose si vous avez été malade. Vous test PCR ou antigénique de moins de 48 heures. Et la dernière possibilité, c'est que vous présentiez un test positif entre deux semaines et six mois après ce test positif, puisque l'on considère que dans ce cas-là, vous avez été malade et que vous êtes immunisé. Alors c'est sous quelle forme le pass sanitaire ? Alors, c'est sous deux formes possibles.

Soit lorsque vous allez vous faire vacciner aujourd'hui, on vous remet une feuille ou quand vous faites tester, vous recevez vos résultats par PDF. Vous pouvez vous faire éditer le PDF par le personnel de santé, donc vous pouvez présenter cette feuille. Ou alors, sur ces feuilles-là, vous pouvez importer les informations sous la forme d'un QR code dans votre application TousAntiCovid et présenter cette application à l'entrée des événements.

Pardon, j'ai oublié un élément pour lequel ça va servir, c'est aussi les voyages de et vers l'outre-mer et de et vers la Corse, puisque c'est une nouvelle qui est importante parce que nos compatriotes d'outre-mer jusqu'ici avaient besoin de se faire tester, même s'ils étaient vaccinés pour pouvoir venir en France, dans l'Hexagone pardon, ou pour pouvoir aller vers les territoires d'outre-mer. Ce ne sera plus le cas. Les personnes vaccinées pourront se contenter de présenter leur certificat de vaccination.

5:50
Présentateur

Hormis ces trois choses que vous venez de rappeler, le test, la vaccination et le fait qu'on ait été malade, quelles informations personnelles contiendra le pass sanitaire ? Le nom, le prénom, quoi d'autre ?

6:03
Invité

Il y a un certain nombre d'informations comme le type de vaccin, la date de vaccination, le nom, le prénom, la date de naissance, le nombre de doses que vous avez reçues qui sont contenues dans le QR code mais qui ne sont pas lisibles. La seule chose que la personne verra avec son application de lecture, ce sera votre nom, votre prénom, votre date de naissance pour pouvoir vérifier votre identité. Et pour le reste, elle saura soit que vous avez été malade et que vous êtes immunisé, soit que vous êtes vacciné, soit que vous avez un test PCR de moins de 40 heures.

6:30
Présentateur

Mais soyons parano un instant, si vous voulez bien. Quelqu'un qui arriverait à pirater le pass sanitaire, il aurait accès à quel type d'informations ? Nom, prénom et tout ce que vous avez rappelé ? Adresse, numéro de sécu ? Non. L'adresse ne figure pas même d'une manière cryptée ?

6:44
Invité

Non, rien du tout, aucune de ces informations personnelles, non. Il y a uniquement des informations liées à la vaccination ou au test. Mais vous savez, si quelqu'un a envie d'avoir ces informations, il n'a pas besoin de ça. Il lui suffit de vous imposer, de vous montrer la feuille, ce qui est illégal par ailleurs. Je rappelle que si les personnes piratent ou demandent ces informations qui sont illégales, elles sont passibles d'un an d'emprisonnement ou d'une demande extrêmement forte. Donc, de toute évidence, il faut faire en sorte de pouvoir rouvrir ces lieux en toute sécurité. Et je n'ai pas d'inquiétude sur la protection de la vie privée des Français.

7:15
Présentateur

On va continuer à parler de ce pass sanitaire, si vous voulez bien, dans quelques instants. Le fil info, tout d'abord à 8h40 avec Mélanie Delaunay.

7:22
Invité

Le gouvernement veut que le texte soit définitivement adopté cet été. L'ouverture de la PMA, la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, revient à l'Assemblée. C'est tout sauf un passage en force, assure sur France Info ce matin le co-rapporteur du projet de loi bioéthique, Jean-Louis Touraine, en réponse aux accusations de députés de droite. Ils sont à l'origine de l'essentiel des 1500 amendements qui ont été déposés. Deux cas confirmés du variant Delta du Covid, le variant indien dans les Landes, et une suspicion sur une cinquantaine de patients, selon le directeur général de l'agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine.

Sur France Info, il explique qu'il faut s'en inquiéter car il se propage plus vite. Un plan d'action doit être annoncé dans la journée. Un quart des policiers a des pensées suicidaires. Selon une étude de la mutuelle des forces de sécurité révélée par France Info, 44 agents passent à l'acte. Chaque année, c'est 50% de plus que dans l'ensemble de la population en France. Serena Williams quitte Roland-Garros. En huitième de finale, éliminée par la Kazakh Elena Ribakina. Sur les cours, aujourd'hui, deux jeunes Italiens de 19 ans vont défier Novak Djokovic et Raphaël Nadal. France Info

8:29
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel

8:34
Invité

Toujours avec le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O. Vous disiez à l'instant que dans le pass sanitaire, on pourra justifier de si on a justement eu le Covid six mois plus tôt. Comment on récupère ce certificat du test positif en question ? C'est de la même manière qu'on vous donne vos résultats lorsque vous avez été testé négatif. C'est-à-dire, aujourd'hui, vous vous faites tester, on vous donne un certificat de résultat de Covid, positif ou négatif. Pour ceux qui se sont fait tester il y a six mois, ils peuvent aller sur la plateforme de l'assurance maladie, donc amelie.gouv.fr, récupérer leur certificat. Pardon, sidep.gouv.fr, c'est pas la plateforme de l'assurance maladie.

sidep.gouv.fr pour les tests, amelie.gouv.fr pour les vaccins, pour récupérer les vaccins qui ont plus de deux ou trois mois. Il faut un pass sanitaire pour les enfants également, pour les mineurs ? À partir de 11 ans. On s'est alignés en la matière sur les voyages en avion. Aujourd'hui, pour prendre l'avion, on demande un test PCR négatif pour les enfants à partir de 11 ans. On s'est alignés sur cet âge pour le pass sanitaire pour une raison assez simple, notamment avec les variants anglais et indiens. Le virus circule beaucoup parmi les enfants. Et donc, pour des lieux qui accueillent beaucoup d'enfants, on n'aurait pas pu les rouvrir si on n'avait pas imposé le pass sanitaire.

Mais il ne sera obligatoire qu'à partir de 11 ans.

9:48
Présentateur

La CNIL, la Commission Nationale Informatique et Libertés, a validé le principe du pass sanitaire à condition qu'il soit provisoire. L'est-il ? Et avez-vous déjà un calendrier de sortie du pass sanitaire ?

9:59
Invité

Alors, il est évidemment exceptionnel et provisoire. Je pense que ça ne fait plaisir à personne de déployer ce type d'outil. On en a besoin pour pouvoir rouvrir et on ne pourrait pas rouvrir sinon. Donc, évidemment que le pass sanitaire est uniquement provisoire. À ce stade, je crois qu'il n'est valable selon la loi que jusqu'au 30 septembre. On espère qu'à ce moment-là, on sera sortis de la crise de la Covid-19. Et je le dis très directement, si jamais il s'avère avant le 30 septembre qu'on n'a plus besoin de ces outils, on les enlèvera avant. Je pense que tout le monde a très envie qu'on n'en ait plus besoin.

Toute petite question technique, les données issues de ce pass sanitaire, elles sont stockées où ? Alors, aujourd'hui, il n'y a pas de création de fichiers pour le pass sanitaire. Donc, il existe aujourd'hui un fichier des gens vaccinés et un fichier des gens testés. Et c'est juste ces informations dont vous faites un extrait et que vous stockez sur votre téléphone le cas échéant. Donc, il n'y a pas de nouveau fichier qui est créé par rapport à la situation telle qu'elle existe depuis le début de l'année.

10:51
Présentateur

Les informations que j'ai sur mon pass sanitaire, sur mon smartphone, si c'est la forme que j'ai choisie, ne sont que sur mon smartphone. Il n'y a pas un serveur ailleurs qui les héberge.

11:00
Invité

Elles sont stockées dans le fichier qu'on a déjà aujourd'hui, des gens testés et des gens vaccinés. Mais on n'a pas créé de nouveaux fichiers, on n'a pas créé de nouveaux serveurs sur lesquels on émerge des données. On fait juste un extrait de ces données et on les stocke uniquement sur votre téléphone. Cédric O, le pass sanitaire qui va nous servir à assister à un festival, est-ce que ce sera le même pass sanitaire qui va nous permettre de voyager cet été en Europe ? Alors, oui, effectivement. Donc, il y a le QR code européen, pardon, le pass sanitaire européen qui entre en vigueur au 1er juillet.

Donc, à partir du 1er juillet, normalement, vous pourrez voyager partout en Europe avec votre certificat de vaccination. Deux possibilités. Soit vous avez tous senti Covid et en mettant à jour l'application à partir du 21 juin, ce sera automatique. Soit il faudra retourner sur amelie.gouv.fr pour télécharger l'attestation à partir du 21 juin. Donc, je le précise bien, si vous voulez voyager en Europe... Ça ne sert à rien de le faire maintenant. Non, il vaut mieux le télécharger à partir du 21 juin. On ne pouvait pas être prêt plus tôt compte tenu des délais de développement de l'Union européenne. Mais en tout cas, à partir du 21 juin, soit vous avez tous senti Covid, c'est automatique.

Soit il faudra aller rechercher son attestation sur amelie.gouv.fr.

12:06
Présentateur

Et le pass sanitaire, il servira à se déplacer à l'intérieur de l'Europe, chez nos 26 voisins, au Royaume-Uni compris ?

12:13
Invité

Non, à ce stade, à l'intérieur de l'Europe, on n'a pas ailleurs des discussions... Donc les 27, pas le Royaume-Uni ? Exactement. On n'a pas ailleurs des discussions bilatérales avec le Royaume-Uni, avec les États-Unis, avec d'autres pays d'Asie, pour faire en sorte d'avoir une forme d'interopérabilité. Mais à ce stade, le pass sanitaire, c'est uniquement l'Union européenne.

12:27
Présentateur

Mais il est possible que les pays que vous venez de citer, au Royaume-Uni et aux États-Unis, mettent en place d'autres procédures ?

12:31
Invité

Exactement. Il est possible qu'on trouve des accords avec ces pays-là, à la fois pour se mettre d'accord sur ce qui est valable, quel type de vaccin, quelle durée des PCR, comment on prouve de l'immunité. Et on espère éventuellement une interopérabilité technique, c'est-à-dire que vous puissiez présenter votre QR code. Mais à ce stade, le QR code n'est pas valable, ni par exemple pour les pays du Maghreb, ni pour les États-Unis. Et donc, il faudra présenter la feuille papier de certificat de vaccination ou de test. Après-demain, les restaurants vont aussi pouvoir rouvrir à l'intérieur avec une jauge à 50%. Alors là, pas de pass sanitaire, mais un carnet de rappel numérique.

Qu'est-ce que c'est ? Alors, à partir d'après-demain, effectivement, du 9 juin, les restaurants rouvrent à l'intérieur. Pour le moment, ils n'ont rouvert qu'en terrasse, avec un protocole strict afin d'éviter la contamination, puisqu'on sait que ce sont des lieux où il y a eu un certain nombre de contaminations parce qu'on n'a pas de masques. Dans le protocole, il y a les cahiers de rappel qu'on a déjà connus dans la première phase. Ce sont les cahiers à l'entrée où on laisse son numéro de téléphone.

Ce sont les cahiers papier, effectivement, où on laisse son nom, son numéro de téléphone, qui posent un petit problème en termes de vie privée, parce que vous exposez toutes ces données aux yeux de tout le monde. Et donc, on a développé une nouvelle fonctionnalité dans TousAntiCovid, qui est quelque chose qui existe au Royaume-Uni, dont les études montrent qu'elle a évité entre 600 et 800 000 contaminations, qui est un simple QR code affiché à l'entrée du restaurant que vous scannez. Et si quelqu'un s'est trouvé sur la même plage horaire que vous et s'est déclaré malade, se déclare malade par la suite, vous êtes automatiquement prévenu de manière totalement anonyme.

Donc, c'est une version électronique des cahiers de rappel qui est plus protectrice de la vie privée et qui est plus efficace en matière sanitaire. Et c'est l'un ou l'autre.

14:04
Présentateur

Soit on scanne avec son appareil photo le QR code qu'il y a à l'entrée de l'établissement, soit on remplit la petite fiche à l'entrée. Mais c'est l'un ou l'autre et c'est obligatoire. C'est l'un ou l'autre et c'est obligatoire.

14:17
Invité

Effectivement, en tout cas, les restaurateurs ont l'obligation de proposer l'un ou l'autre pour pouvoir rouvrir à l'intérieur.

14:24
Présentateur

Alors, ma petite question parano, le restaurateur, il connaît quoi de mes données ?

14:28
Invité

Alors, si vous laissez votre nom, votre prénom sur la feuille, il connaît tout. Il a le numéro de prénom, a priori. Il a le numéro de téléphone aussi. Il a le numéro de téléphone, exactement. Ça, c'est la version stylo. Si vous le faites via l'application TousAntiCovid, c'est là que ça protège beaucoup mieux la vie privée parce que personne ne sait rien, le restaurateur n'a rien et même nous, nous n'avons aucune information ni sur vous, ni sur le restaurant, l'endroit, le lieu, les gens avec qui vous étiez.

14:49
Présentateur

Le restaurateur ne saura pas, par exemple, que quelqu'un a été malade à l'intérieur de son établissement ? Non, il ne le saura pas. Ça serait peut-être nécessaire pour lui parce que lui, il y travaille éventuellement ? Oui, peut-être, mais en tout cas... J'essaie de suivre. Sauf si lui-même ou ses serveurs scannent à l'entrée de l'établissement tous les jours. Eux, il va y passer la journée.

15:07
Invité

Oui, mais il ne saura pas ni quel jour ni qui, mais s'il scanne à l'entrée de l'établissement. Et puis par ailleurs, il y a une autre fonctionnalité de contact tracing avec le Bluetooth, donc ça pourrait venir d'ailleurs. Pardon, je ne comprends pas parce que si le client qui découvre avoir été être malade, il prévient qui ? Il se déclare sur TousAntiCovid ou alors il doit appeler le restaurateur pour dire écoutez, j'ai été malade ? Non, vous scannez le QR code, vous êtes malade, vous êtes testé positif, vous déclarez dans l'application et toutes les personnes qui ont scanné le QR code sur la même plage horaire que vous reçoivent une notification. C'est comme ça, c'est extrêmement simple.

Oui, mais sauf que vous dites qu'on a le choix, soit on scanne, soit on écrit sur le cahier. Oui. Donc si on a écrit sur le cahier, on ne sera pas prévenu ? Si vous avez écrit sur le cahier, vous savez, quand vous vous déclarez malade, vous êtes appelé par les brigades sanitaires. Et donc c'est par les brigades sanitaires... Donc là, c'est la sécurité sociale. Effectivement, c'est les brigades sanitaires, celles qui font le contact tracing, donc qui retracent les gens que vous avez rencontrés ou vous êtes rendus, qui feront le lien entre le cahier de rappel et les gens qui se sont déclarés.

16:04
Présentateur

Donc si quelqu'un se déclare malade après être allé au restaurant sur l'application TousAntiCovid, la sécurité sociale remontera grâce à l'application TousAntiCovid et grâce au cahier de rappel par écrit qui est à l'entrée. Ce n'est pas le restaurateur, évidemment, qui rappellera tout le monde.

16:20
Invité

Exactement. Quand vous vous êtes fait tester positif, que vous l'ayez appris par TousAntiCovid ou autrement, vous êtes systématiquement rappelé par les brigades sanitaires. C'est comme ça qu'on fait le lien entre tout ce qui est électronique et le cahier de rappel.

16:32
Présentateur

À part les restaurants, ce cahier de rappel, il servira où ? Les salles de sport. Les salles de sport. C'est les deux seuls endroits

16:36
Invité

où il est obligatoire.

16:37
Présentateur

Il faudra voir passer combien de temps à l'intérieur de l'établissement pour être considéré comme étant cas contact ?

16:42
Invité

Non, on ne peut pas savoir combien de temps vous avez passé dans l'établissement parce qu'en fait, on ne vous demande pas de scanner la sortie, on vous demande de scanner à l'entrée et c'est sur une plage horaire de deux heures. Donc, on considère qu'on a mangé pendant deux heures

16:52
Présentateur

même si on est parti au bout d'une heure. Exactement. D'accord. Je crois que j'ai compris.

16:55
Invité

Oui, moi aussi.

16:57
Présentateur

On va marquer une petite pause.

16:59
Invité

Pardon, vous vouliez ajouter un mot ? Non, mais c'est quelque chose qui est extrêmement important. Vraiment, ça a été utilisé en Angleterre. C'était une très franche réussite. 600 à 800 000 contaminations évitées. Je crois quelques milliers de morts évitées. Donc, c'est extrêmement important que les restaurateurs le déploient et que les Français l'adoptent.

17:13
Présentateur

La liste salle de sport et restaurant pour le cahier de rappel numérique, elle ne bougera plus ? Non, elle ne bougera plus. Elle ne bougera plus. 8h50, le fil info. On ne bouge pas non plus. Mélanie Delaunay et on vous retrouve dans un instant. Cédric Mo.

17:24
Invité

Jean-Luc Mélenchon perd le sens des réalités, estime sur France Info le père d'une des victimes de Mohamed Merah, le chef de fil de la France Insoumise, estime que tout est écrit d'avance. Il prédit un grave incident la dernière semaine de la campagne présidentielle à l'image des attentats de 2012 pour montrer du doigt, dit-il, les musulmans. Dans deux jours, ce sera la nouvelle étape du déconfinement et parmi les nombreux changements, la fin de la jauge pour les terrasses. À Paris, les terrasses éphémères vont être pérennisées. C'est une info France Info. Elles pourront ouvrir du 15 mars au 15 octobre. L'Espagne, elle rouvre aujourd'hui ses plages aux touristes.

Les frontières sont ouvertes à tous les vacanciers étrangers. Une condition, qu'ils soient vaccinés contre le Covid. Et puis en Allemagne, les adolescents peuvent désormais se faire vacciner huit jours avant la France. Ils n'ont pas besoin d'avoir l'accord de leurs parents. L'armée du Nigeria enquête sur la mort du chef de Boko Haram annoncée par un groupe djihadiste rival. Aboubacar Shekow dirigeait depuis dix ans l'organisation terroriste responsable d'attentats suicides et d'enlèvements comme celui des adolescentes de Chibok. France Info

18:28
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

18:33
Invité

Toujours avec Cédric O, secrétaire d'Etat au numérique. Alors après des semaines, des discussions, les ministres des Finances du G7 se sont mis d'accord sur un impôt mondial sur les sociétés d'au moins 15%. Au moins, ça veut dire que ça peut être plus ? Ça veut dire effectivement que ça peut être plus. Il va y avoir encore des discussions au niveau international pour préciser le niveau. C'est une excellente nouvelle.

A la fois économiquement et démocratiquement, on sait que du fait des mécanismes juridiques d'évasion fiscale ou en tout cas d'optimisation fiscale, un certain nombre d'entreprises, notamment dans le numérique, notamment des très très grandes entreprises du numérique, ne payent pas assez d'impôts dans les pays où elles exercent. Et c'est une première mondiale, notamment grâce à l'action de la France depuis 4 ans qui a énormément poussé pour cette taxe sur les services numériques.

19:13
Présentateur

Et un peu de Joe Biden plus récemment aussi. Et effectivement,

19:15
Invité

de l'élection de Joe Biden. Mais il ne faut pas oublier tous ceux qui le poussent depuis 4 ans et qui se sont battus au niveau international. Et donc, c'est une excellente nouvelle. Les grandes entreprises, notamment celles du numérique, vont commencer à payer leur juste impôt. Alors, on pourra, à mon avis, pousser pour faire en sorte que le minimum augmente. Mais en tout cas, c'est une excellente. Et là, vous êtes optimiste, mais Joe Biden, justement, plaidait pour 21%. Là, on est à 15%. Mais il y a un accord international. Donc, à des moments, il faut faire des compromis. Le fait inédit dans l'histoire que les grands pays se mettent d'accord pour un impôt minimum est une excellente chose.

Bien sûr que 15%, ce n'est pas assez. Bien sûr qu'il faudra travailler pour faire en sorte. C'est ce qu'a dit Bruno Le Maire, d'ailleurs, pour faire en sorte que cela augmente. Mais cela pose les bases d'un nouvel ordre mondial en matière de fiscalité. Il y a encore pas mal

19:57
Présentateur

d'étapes à franchir. Là, on en est à celle du G7. Il reste le G20 dans quelques jours. Il va falloir aussi convaincre toute l'Europe. On sait que certains pays comme l'Irlande n'en veulent pas. Or, les questions fiscales en Europe, elles se règlent non pas à la majorité ni même à la majorité qualifiée, mais à l'unanimité. Si un pays, aujourd'hui, en Europe, dit non. Je ne vote pas de cette taxe. Par exemple, l'Irlande, qui a un impôt aujourd'hui sur les sociétés qui est légèrement inférieur. C'est 12,5%.

20:21
Invité

Qu'est-ce qui se passera ? Je pense que le vrai sujet, c'était de convaincre les Etats-Unis, sans lesquels aucun accord international n'était possible. Il reste la Chine. Oui, mais le vrai sujet aujourd'hui, pour nous, c'est les grandes entreprises américaines du numérique. La présence des grandes entreprises chinoises du numérique sur le territoire français est assez limitée. Et donc, le vrai sujet fiscal, ce sont les Américains, aujourd'hui. On a convaincu les Américains. Maintenant, il faut travailler au niveau du G20.

Je n'ai pas de doute que dès lors que le G7, le G20, probablement l'OCDE, se seront mis d'accord sur une solution, il y aura suffisamment de pression à l'intérieur de l'Europe pour faire en sorte

20:53
Présentateur

que ceci soit adopté. Que va devenir la taxe GAFA qui avait été décidée par la France dans l'attente, justement, de cette taxe sur les multinationales depuis deux ans ?

21:00
Invité

C'est très clair.

21:01
Présentateur

Dès lors qu'il y aura

21:01
Invité

une transcription au niveau européen de cet accord, la taxe GAFA n'aura plus lieu d'être. Et d'ailleurs, je précise, c'est important, il est probable qu'avec l'accord mondial tel qu'il existe aujourd'hui, les gains pour la France soient supérieurs à ce que nous avons pour la taxe GAFA. On ne sait pas aujourd'hui... C'était 300 millions, 300 à 400 millions par an. 3 à 400 millions, effectivement. Aujourd'hui, c'est difficile de l'estimer. Mais avec les deux solutions, parce qu'il y a deux solutions qui ont été mises sur la table par l'accord international, les gains pour la France devraient être supérieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui.

On l'a dit, il reste encore beaucoup de monde à convaincre. Quand cette taxe pourra voir le jour ? Notre objectif, c'est de pouvoir adopter une directive d'ici la fin de l'année au niveau de l'Union européenne. Vous savez que la France est présidente du Conseil de l'Union au 1er semestre 2022. Si on arrive à faire en sorte que cette taxe entre en vigueur au 1er semestre 2022, ce serait une excellente nouvelle. La France, qui est justement première en Europe pour les investissements étrangers, malgré la crise, elle reste attractive. Selon vous, qu'est-ce qui fait que les investisseurs étrangers continuent d'investir en France ? Sans aucun doute possible.

Les réformes qui ont été menées entre 2017 et 2021. C'est grâce à Emmanuel Macron ? Entre autres, sur les réformes fiscales, les réformes du marché du travail, elles permettent d'avoir cette attractivité qui est essentielle. Derrière cette attractivité, ces 30 000 emplois créés en 2021. Dans la situation dans laquelle nous sommes, dans la situation de crise post-Covid dans laquelle nous sommes, évidemment que c'est une bonne nouvelle. Et évidemment, d'ailleurs, c'est ce que disent les investisseurs étrangers, que les réformes qui ont été menées par le gouvernement entre 2017 et 2020 sont à l'origine de cette attractivité française.

22:29
Présentateur

Cédric O, le procès d'une dizaine de personnes jugées pour avoir menacé de mort ou harcelé Mila, cette adolescente qui a aujourd'hui 18 ans qui avait insulté l'islam. On s'en souvient dans une vidéo il y a de ça un an et demi. Ce procès qui devait avoir lieu la semaine dernière a finalement été renvoyé à la fin du mois. Le cyberharcèlement, c'est un phénomène qui touche aujourd'hui beaucoup de jeunes. tout simplement parce qu'ils ont accès aujourd'hui peut-être plus facilement ou plus tôt en tout cas dans leur adolescence aux réseaux sociaux. Que peut faire aujourd'hui un ministre ou un secrétaire d'Etat face à ce phénomène ?

23:01
Invité

Alors d'abord, je voudrais dire... Heureusement, on n'a pas toujours les mêmes proportions que dans l'affaire Mila. Ce qui est très frappant dans cette histoire Mila, dans cette affaire Mila, c'est le profil des gens qui ont menacé de mort, insulté, menacé de viol. Ce sont des gens lambda. Et donc cela...

23:12
Présentateur

Qui ne s'attendaient pas à voir, ils l'ont dit à la barre ou dans les PV d'audition qu'ils ne s'attendaient pas à avoir débarqué un jour la police chez eux après avoir dit tiens, j'ai envie de la décapiter. Ils n'avaient pas compris qu'on était dans la vraie vie.

23:24
Invité

Mais il faut qu'il y ait deux choses qui soient absolument claires pour tout le monde. D'abord, ce qui est interdit en ligne, hors ligne pardon, est interdit en ligne et par ailleurs, quand vous insultez, quand vous menacez de mort, vous êtes passibles de vous retrouver devant la justice. Je pense qu'il faut que tout le monde le comprenne pour que ces flots d'injures mais je pense que la dimension d'exemple elle est absolument essentielle.

Et par ailleurs, nous avons renforcé, nous sommes en train de renforcer dans le cadre du projet de loi confortant les principes républicains l'arsenal à la disposition de l'État et des autorités publiques pour pouvoir vérifier la modération des plateformes et retrouver les auteurs de ces injures et de ces menaces de mort. Il faut qu'on continue à durcir et à améliorer notre arsenal législatif parce qu'il n'était pas prévu pour cela et nous espérons qu'il y aura une diminution sensible de ces phénomènes dans les mois et les années à venir. C'est un combat de long terme. Il ne faut pas s'y tromper.

Mais le jugement militaire sera extrêmement important parce que la valeur de l'exemple et le fait qu'il n'y ait pas d'impunité est extrêmement importante.

24:22
Présentateur

Est-ce que ces plateformes Twitter, Instagram ou Facebook aujourd'hui jouent le jeu quand les enquêteurs, quand la justice leur demande de révéler par exemple l'identité de quelqu'un qui a posté l'un de ces messages ?

24:33
Invité

C'est inégal mais la plupart du temps, oui.

24:35
Présentateur

C'est inégal

24:35
Invité

qui le fait le mieux et qui le fait le moins ? Je ne vais pas... Pourquoi ? Parce qu'on a nos propres discussions avec elles, mais la plupart du temps... Twitter ou Facebook un peu moins ? C'est plutôt l'inverse. C'est l'inverse.

24:47
Présentateur

J'ai tout fond.

24:47
Invité

Mais la plupart du temps aujourd'hui, elles le font. Elles ont mis du temps à s'y convertir mais aujourd'hui, la plupart du temps, elles nous donnent les adresses IP et elles nous permettent d'identifier les auteurs. Une dernière question politique. Une candidature d'Éric Zemmour à la présidentielle, ça vous inquiète ou pas ? Ça, c'est son problème, pas le mien. Ce n'est pas le vôtre ? Non. Ce n'est pas celui d'Emmanuel Macron ? Non, je pense que la question de la candidature du président se posera. Elle se pose aujourd'hui. Vous avez un doute là-dessus ? Je ne vais pas commenter, c'est à lui de décider.

Mais le problème, je veux dire, la question de qui est candidat en face, ce n'est pas notre problème. Je pense que le sujet, c'est de savoir qu'est-ce qu'on propose, quel est le bilan qu'on tire de ces quatre ou ces cinq années, est-ce qu'Emmanuel Macron est candidat et le cas échéant, sur quelle plateforme ?

25:26
Présentateur

Merci à vous, Cédric, au secrétaire d'État, au numérique, invité ce matin de France Info.