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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 février 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsDéfenseSantéEurope & international

Amélie de Montchalin : "Nous allons avoir une méthode extrêmement rigoureuse de suivi tous les mois"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe a échoué à faire parler d'une seule voix face à Donald Trump ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Juste investir plus dans la défense est-ce que ça veut dire que la loi de programmation militaire va être revue à la hausse ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'est-on pas en économie de guerre pour l'Ukraine ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous vous satisfaire d'un budget de la Sécurité sociale avec 22 milliards de déficit ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La Cour des comptes parle d'un dérapage du déficit public, comment répondez-vous ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Maintenez-vous les prévisions de croissance à 0,9 % ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Amélie de MontchalinFait
    « il y a une unité européenne très forte pour dire que ce qui concerne les Ukrainiens doit se faire avec les Ukrainiens et que l'Europe est un pilier essentiel de cette sécurité collective »
  • 4:00Amélie de MontchalinFait
    « la loi de programmation militaire est tenue la loi de programmation pour le ministère de l'Intérieur est tenue la loi de programmation pour la justice est largement aussi tenue »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour améine monchalin merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes la ministre des comptes publques on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane merci d'ê bonjour améline Montchalin bonjour bonjour on va évidemment parler du budget des budgets hein dans quelques instants améli de monchalin mais d'abord un mot sur cette réunion qui a eu lieu hier à l'Élysée notamment sur la question de l'Ukraine et la la réponse des Européens à Donald Trump vous avez été vous secrétaire d'État aux Affaires européennes Emmanuel Macron a donc réuni des dirigeants européens pour tenté de peser face à Donald Trump mais est-ce qu'il a échoué à faire parler l'Europe d'une seule voix alors déjà je pense que il faut se souvenir il il y a quelques années la discussion sur notre sécurité notre souveraineté notre compétitivité comment on est moins dépendant aux États-Unis en terme de sécurité comment on est moins dépendant à la Russie en terme d'énergie comment on est moins dépendant à la Chine en terme d'économie de commerce c'était vous vous en souvenez au moment du discours d' Sorbonne ou même pendant la présidence française de l'Union européenne en 2022 des sujets qui étaient portés par la France par le Président de la République et qui était vu par beaucoup d'Européens et beaucoup d'ailleurs d'observateurs comme à la fois étrange décalé et pas nécessaire déjà ce que je vois c'est que ce travail là il a été très utile et il permet aujourd'hui que non seulement nous yyons quand même déjà commencer à faire des choses sur la défense commencer à faire des choses sur notre indépendance notre souveraineté et effectivement les circonstances nous oblige d' aller plus vite c'est normal c'est normal que dans un moment aussi critique il y a on prenne un peu de temps à définir la stratégie mais ce que je vois c'est qu'il y a une unité européenne très forte pour dire que ce qui concerne les Ukrainiens doit se faire avec les ukrainiens et que l'Europe est un pilier essentiel de cette sécurité collective que nous devons inventer donc ça va prendre un peu de temps maintenant je pense que l'unité européenne on a temp est totale on a le temps d'attendre face à Trump on attend pas face à Trump ce qui va prendre temps c'est de définir précisément les investissements ce qui ne va pas prendre de temps c'est de dire qu'on doit investir plus pour la défense c'est c'est est fait dans l'unité ce qui ne va pas prendre plus de temps c'est de dire que l'Ukraine doit pouvoir décider d'elle-même ce qui est son sort et au fond sa réalité ce qui va pas prendre de temps c'est de voir que nous avons à définir comment aussi l'Europe donne des sécurités et comment les États-Unis donnent de la sécurité à l'Ukraine demain juste investir plus dans la défense est-ce que ça veut dire que la loi de programmation militaire va être vue à la hausse déjà ce que je peux vous dire en tant que ministre des compes publiqu c'est que la loi de programmation militaire est totalement tenue alors que le contexte de finances publiqu aurait pu amener C à se dire bah au fond on va faire un peu moins d'effort dans la défense pour avoir un peu plus de moyens ailleurs la loi de programmation militaire est tenue la loi de programmation pour le ministère de l'Intérieur est tenue la loi de programmation pour la justice est largement aussi tenue pourquoi parce qu'on ne peut pas se permettre de raboter le régalien mais est-ce qu'on va aller plus loin si nous devons aller plus loin vous savez que la position française c'est de dire que nous nous sommes déjà au fameux 2 % de dépenses pour la défense il y a beaucoup de pays européens notamment l'Allemagne mais notamment beaucoup d'autres qui ne sont pas à ce niveau-là et que l'effort pour la défense il est évidemment français depuis longemps des pays qui sont à plus de ce mais il doit être collectif et je peux vous dire qu'en tant que ministre des compte public l'engagement avec le Premier ministre avec le président de la République avec Sébastien Lecornu et l'ensemble du gouvernement c'est que nos actes essentiels d'existence notamment pour la défense ne sont pas donc on tient les 2 % mais on va pas au-delà des 2 % pour le je vous dis pas qu'on va pas aller au-delà est-ce qu'on a les moyens contte tenu du contexte budgétaire est-ce qu'on a les moyens de d'investir massivement aujourd'hui dans la construction d'une défense européenne ce qui est certain c'est que un défendre ce que nous sommes n'a pas de prix donc défendre notre sécurité n'a pas de prix donc c'est une priorité c'est évidemment une priorité et je vous le dis ça a été une priorité dans ce budget où nous avons fait beaucoup d'efforts un effort sur la dépense de l'État inédit depuis 25 ans et nous l'avons fait en protégeant totalement notre domaine de défz en vous avez encore des marges de manœuvre pour l'avenir des leviers qui vous permettent d'investir sur des postes particuliers comme la défense mais c'est exactement pour ça que vous voyez dès la semaine dernière Premier ministre nous a réuni tout le gouvernement le lendemain du vote du budget en nous disant il faut qu'on soit dans une logique qui soit celle du bon sens que les Français vont très bien comprendre un quelles sont les missions prioritaires quelles sont nos priorités en tant que gouvernement de la France aujourd'hui en 2025 et une fois qu'on a défini ça où est-ce qu'on investit l'argent et où est-ce qu'on fait des économies du coup parce que bah si c'est moins prioritaire on peut faire des économies cette logique là que le premier ministre porte avec nous tous ministre du gouvernement pour construire le budget de 2026 et les suivants il est exactement dans cette idée si nous avons des priorités nous devons au fond un nous remettre sur une trajectoire de désendettement 3 % de déficite en 2029 mais deux faire des choix et moi je pense que vous voyez un budget c'est pas un tableau de chiffre c'est une somme de choix politique et dans le budget 2025 je le redis nous avons fait le choix de ne mettre aucun rabot aucune économie sur notre défense sur l'état de droit sur la protection de l'ordre public parce que c'est essentiel mais nous n'avons pas fait non plus d'économie vous le savez complètement ind différencier ou raboté sur la santé parce que là aussi c'est une priorité on fait pas d'économie sur le dos de la santé des Français donc un budget c'est des choix et dans nos choix il y a évidemment l'essentiel et l'essentiel c'est évidemment notre défense juste une question sur pour avant de parler du du budget d'autres sujets mais par rapport à l'Ukraine le président de la République avait avait clairement dit qu'il fallait passer en économie de guerre pourquoi est-ce que pourquoice ça pas été suit des faits parce que est pas du tout en économie de guerre il s'est rien passé pourquoi il sa'est pas rien passé bah en tout cas on n'est pas on n'est pas on n'est pas au niveau des annonces qui avent été fait notre capacité de production d'armement notre capacité de livraison d'armement notre capacité de formation nos propres programmes d'armement à nouveau sont des programmes tout à fait ambitieux soutenus et accélérés nous ne sommes pas en 2025 là où nous pensions être il y a même 4 5 ans si cette guerre d'agression de la Russie en Ukraine avait pas eu lieu ce qui est certain c'est que nous devons aller plus loin en européen aujourd'hui on a beaucoup de normes on a beaucoup de règles et on a une système européen j'allais dire de défense à la fois en industrie et en capacité humaine qui reste très contraint je vous rappelle aussi vous vous souvenez il y a quelques années le président de la République avait dit l'OT temp il avait dit en état de mort cérébrale parce que nous les Européens nous faisons comme si parce qu'il y avait l'otant nous n'avons rien à faire nous-même voyez l'économie de guerre dont parle le président de la République c'est aussi que c'est pas parce qu'il y a l'OTAN que ça nous dédoine des investissements de la mobilisation et donc au fond de cette prise de conscience que notre autonomie stratégique notre souver dépend de nos propres efforts et c'est un combat que la France a mené depuis 7 ans que le Président de la République a mené depuis 7 ans que tous les ministres d'affaires européennes ont portter et je pense que d'ailleurs la France soutient pleinement cette vision d'ailleurs depuis des années on parle des budgets Stéphan d'abord le budget de la Sécurité sociale oui le Sénat a adopté définitivement le budget de la Sécurité sociale hier alors la sénatrice elisabth douanau rapporteur générale du PLFSS 2015 a qualifié de saler la note de ce de ce budget en expliquant que le texte bien qu'imparfait a été voté pour avis conforme afin de ne pas perdre plus de temps mieux vaut avoir un mauvais budget que pas de budget non c'est d'abord ce qui est certain c'est qu' il nous faut un budget vous avez vu que le projet de loi de finance a été promulgué donc vendredi pourquoi il nous faut un budget et pourquoi je suis satisfaite au fond d'avoir un budget donc c'est pas un mauvais budget c'est que c'est d'abord un budget de compromis et en soi ça en fait un outil utile au pays quand on parle de sujet aussi quotidien qui concerne la petite enfance le grand âge la santé des Français ne pas avoir ir de budget c'est ralentir nos investissements c'est empêcher au fond le système de se transformer c'est aussi se mettre sur une pente de déficite qui est potentiellement dangereuse parce que à un moment donné si vous ne tenez pas la dépense ben vous risquez le déficit trop important et donc la fragilisation du système moi je suis satisfaite maintenant ce qui m'a beaucoup étonné c'est que sur des sujets aussi essentiels encore la semaine dernière à l'Assemblée nationale des forces de gauche attaché à cette solidarité nationale attaché à ce contrat social de la nation avec elle-même était encore en train de censurer é es encore en train de bloquer donc aujourd'hui si on est lucide cette sécurité sociale son financement son déficit il est ni de droite ni de gauche il appartient aux Français et c'est le cas depuis 80 ans que cette sécurité sociale existe donc notre ambition c'était d'avoir un budget de redonner un cadre aux médecins de redonner un cadre aux praticiens hospitaliers de redonner un cadre à nos est-ce que vous ministre des comptes publics pouvez vous satisfaire d'un budget qui a été voté avec 22 milliards de déficit du coup on en vient au sujet c'est que oui je suis satisfaiteun budjet oui j'ai été étonné que des forces de gauche veuillent encore le censurer oui je vous dis que ça appartient à la nation mais oui je vous dis surtout que voyez je suis nommé depuis 6 semaines notre ambition avec Catherine vautterin et avec les sénateurs les rapporteurs généraux les présidents de commission à la fois des finances et des affaires sociales c'est que nous reprenions le chemin d'une trajectoire qui soit une trajectoire de retour à l'équilibre qui soit une trajectoire de désendettement et au fond qui soit une trajectoire de confiance là sur la sécurité sociale le budget prévisionnel estimé pour 2028 c'est plus de 24 milliards de c'est si on se laisse sur la pente actuelle et comment on fait pour pour réduire la frure comment on fait ben on regarde les choses point à point et d'ailleurs dans le budget 2025 il y a déjà des économies contre certains on pourrait dire gaspillage on a une très grande ambition de renégociation des prix des médicaments on a aussi une très grande ambition sur le volume de médicaments qui est prescrit on a aussi une ambition sur la fraude tous ces élémentsl vous savez au fond c'est comment on fait des économies qui ne soient pas sur le dos de la santé mais qui aille chercher de l'efficience de la meilleure de la meilleure gestion des prix et et sur les médicaments par exemple est-ce que vous allez pour 2026 remettre sur la table la question du déremboursement de certains médic avant le dérembboursement combien on paye les médicaments au producteurs au grands laboratoires pharmaceutiques comment on pousse ce qu'on appelle les génériques mais aussi les biosimilaires s'il y a une même molécule qui coûte moins cher par un autre laboratoire comment c'est plutôt celle-là qu'on va évidemment favoriser tout ça c'est un travail méthodique mais ce que je veux dire il y aura que ça il y aura pas d'augmentation du reste à charge par exemple je vais pas vous faire aujourd'hui le budget 2026 en revanche le Premier ministre on imagine vous commencez à travailler ce budget 2020 bien sûr on y a travaillé d'ailleurs dès le lendemain dès le lendemain du vote pourquoi mais est-ce que cette piste est sur la table par exemple on a un travail qui cherche à dire voilà au fond qu'est-ce qui est efficace pour la santé où est-ce qu'on peut faire de l'efficacité où est-ce qu'on peut faire des choses de bon sens où sont nos priorités et cette méthode là c'est la méthode de François Baayou avec tout le gouvernement pas que dans la santé mais voyez dans ce budget 2025 certes vous avez dit il y a un déficit important parce que c'est un choix aussi politique qui é de dire on est dans l'urgence il faut que les hôpitaux puissent fonctionner et donc on avance mais en parallèle en effet miroir vous avez l'effort de réduction de la dépense des ministères de l'état le plus important depuis 25 ans ça veut dire qu'il y a pas de fatalité ça veut dire qu'il y a des choix ça veut dire que le budget l'année prochaine sera pas le même les collectivités la sphère sociale les ministères évidemment vous allez pas faire deux fois exactement la même chose parce qu'à un moment donné les économies vous les trouvez plus mais parce qu' aussi il faut qu'on se pose des questions sur les recettes sur est-ce que la répartition de l'effort est la bonne et donc tout ce travail là c'est un travail méthodique mais je veux le redire et François Baayou porte une vision qui je crois parle au français vous savez il y a la charue et les bœ on n'est pas en train déjà de faire le tableau chiffr sans avoir précisément défini nos missions nos priorités et donc nos choix politiques qui peuvent faire l'objet d'un consensus et d' compromis il y a une mesure qui avait été mise sur la table ici au Sénat c'est pour financer la déépendance travailler 7 he de plus par an gratuitement est-ce que vous souhaitez ouvrir cette discussion avec les partenaires sociaux je pense que le sujet c'est pas le travail gratuit le sujet c'est le travail depuis 80 ans la sécurité sociale elle est assise sur le travail et donc effectivement il y a pas de miracle un pays qui a du chômage c'est un pays où il y a pas assez de cotisation et c'est un pays où le déficit de la Sécurité sociale ça croit un pays où les seniors arrête de travailler beaucoup plus qu'ailleurs avant 55 ans avec un taux d'emploi des plus de 55 ans qui on le sait dans notre pays très très bas bah ça fait à la fois des gens qui ont pas de revenu ou qui ont moins de revenu et ça fait moins de cotisation on a aussi des jeunes qui rendent très tardivement sur le marché du travail avec des emplois stables donc la question oui c'est le travail c'est le travail des jeunes c'est le travail des seniors c'est le travail dans la vie et donc je vais pas vous dire aujourd'hui qu'on relance cette idée du fameux travail gratuit ça n'a pas de sens on travail pas grat non ce que je vous dis c'est que c'est intéressant de se demander comment effectivement si on veut plus de cotisation et moins de déficit comment il y a plus de travail et il y a plein de levierers il y a plein de mesures et donc les partenaires soci C elle est sur la table également ça pourra faire partie des discussions que vont mener les partenaires sociaux dans le cadre de la conférence sur le travail qui est prévu en parallèle de la conférence sur les retraites c'est ça il y a une conférence sur le travail les carrières les salaires et vous savez la sécurité sociale depuis 80 ans elle a une gouvernance qui est celle du patronat et des syndicats le gouvernement est présent mais la la gouvernance la décision la vision la trajectoire d'équilibre elle est portée par les forcesesz vous allez vous appuyer sur les les partenaires sociaux négocie entre eux pour trouver pour éventuellement amener des pistes d'économie et des des solutions par rapport à cicil on croit à la démocratie sociale on croit la démocratie représentative on croit que dans un moment politique aussi compliqué c'est bien en s'appuyant sur ce dialogue sur cette méthode et François Baayou le porte depuis le premier jour que nous pouvons avancer dans un esprit de compromis de consensus pour dépasser les blocages et les débats un peu tout faits qui nous permettent pas d'avancer sur le budget la Cour des comptes a rendu un rapport assez alarmiste elle parle d'une dépense publique en route libre le dérapage du déficit public depuis 2 ans place la France au pied du mur les efforts sont insuffisants c'est ce que dit l'institution comment vous allez répondre déjà je pense que c'est utile dans notre pays vous avez qu'on est la Cour des comptes qu'on est le Haut conseil aux finances publiques qui sont des instances indépendantes qui sont sérieuses qui offrent cette contreexpertise et pour redonner au fond à la fois une forme de Vigi à nos comptes publics et une boussole ce qu' dit la Cour des comptes c'est que en 2025 l'objectif de déficit de 5 4 % c'était un impératif pour que nous puissions reprendre la maîtrise de nos comptes et que cet impératif il était exigeant mais il était atteignable et donc comment on va faire on va se mettre du côté de l'exigence mais ça veut dire que vous vous maintenez l'objectif à 5,4 ah ben c'est pas c'est pas moi qui le maintient c'est un engagement du Premier ministre par que Charles de courourson le rapporteur général du budget à l'Assemblée il nous dit qu'avec le budget qui a été voté on sera autour de 5 7 58 c'est là qu'il a il y a un grand un grand débat que je trouve utile à expliquer au français le chiffre de 5,4 % c'est pas un totem c'est pas lancé dans le débat et puis on espère on attend de voir si on va y arriver c'est un engagement et nous avons appr prendre les décisions pour que le budget qui a été voté soit le budget respecté et donc nous allons avec Éric Lombard avec Catherine Vautrin avec l'ensemble des ministres du gouvernement sous l'autorité du Premier ministre avoir une méthode extrêmement rigoureuse peut-être inédite parce que la situation est inédite de suivi tous les mois de la manière dont les recettes dont les dépenses se déploient et comment donc nous tenons tout au long de l'année le plus près possible et pour atteindre le 5,4 %. pourquoi c'est nécessaire parce que si on se laisse dans un peu parfois les habitudes ce point de rendez-vous il a lieu au mois de juin mais problème c'est qu'au mois de juin vous avez déjà eu la moitié de l'année de passée donc nous allons dès les prochaines semaines tout dès le début du mois de mars avec Éric Lombard c'est une annonce que je vous fais réunir l'ensemble des comptable l'ensemble des directeurs financiers des ministères nous allons aussi travailler avec les collectivités locales avec la sphère sociale avec Catherine Vautrin et Yannick noer et le ministre de la Santé pour que cet objectif cet engagement ne soit pas juste un chiffre qui était utile au débat mais que ça soit la réalité qui nous guide notre boussole et notre cap et je pense que c'est ça qu'on va faire être du côté de l'exigence de la rigueur du suivi et c'est en particulier le rôle qui est le mien pour que mais si on a eu au fond il y a pas eu de voot de défiance c'est à nous maintenant de travailler sur cette trajectoire de confiance vers le fameux 3 % en 2029 la traj de confiance elle commence par le fait qu'en 2025 nous fassions ce que nous avons écrit dans le budget c'est en fait vous êtes en train de nous annoncer la création d'un suivi un vrai suivi mensuel plutôt que semestriel ou trimestriel est-ce que c'est aussi un enseignement de ce qui s'est passé l'année dernière où on découvre en cours de route qu'il y a un trou énorme dans le dans les finances publiques ce qui s'est passé l'année dernière c'est que la dépense vous avez vu de l'état a été très bien tenu mais en revanche on a eu un problème sur les recettes qui qui était décalé et donc oui ce que je vous dis c'est que dans une situation voyez on vient d'arriver il y a 6 semaines le budget il a été voté et promulgué le 14 février jamais nous av'avons vécu ça dans ce moment-là nous avons besoin d'être particulièrement exigeant rigoureux vigilant et oui d'apprendre et oui de tirer les conséquences progresser par progresser tirer les conséquences est-ce que ça veut dire aussi que si vous vous rendez compte qu'il y a qu'il y a un écart par rapport au prévision si vous le si vous le constatez en amont beaucoup plus tôt que l'année dernière est-ce que ça vous ça vous permet de corriger de prendre des mesures de correction pour rééquilibrer les choses et pas se retrouver dans un dans une situation quand quand on est ministre on n'est pas observateur on est décideur quand on est premier ministre on ne fait pas juste regarder l'état de la France on cherche à la transformer et donc piloter les choses donc tout à fait c'est bien l'objectif c'est que vous savez qu'on a des leviers on n pas tous les leviers en cours d'année d'ailleurs je tiens pas à ce que nous redonnions voyez de l'instabilité ni fiscale ni budgétaire en milieu d'année on va pas faire un l'objectif c'est pas de faire un lo de finance rectificative dans 3 mois ça n'aurait pas de sens on a on est déjà quasiment au mois de mars le prochain budget est dans 6 mois mais oui tout à fait le but c'est de dire aux Français aux parlementaires à l'ensemble des acteurs qui ont suivi ce budget je pense notamment au travail de la commission des finances ici au Sénat ou à l'assemblée qui a dit voilà nous on a besoin de mieux comprendre l'exécution comment ça se met en œuvre ces budgets qu'on vote et ben c'est ce que nous voulons faire avec Éric Lombard et le Premier ministre excusez-moi de vous poser une question stupide mais ça pour moi ça paraît du bon sens pourquoi est-ce que ça c'est pas pourquoi ça s ça faisit pas comme ça avant en fait ce qui est certain c'est que ce qui va être un peu nouveau c'est l'association que nous allons avoir des parlementaires au fond c'est de rendre tout ce travail qui était un travail des administrations un travail technique de le rendre publ de le rendre transparent ça c'est nouveau évidemment que les administrations suivaient ce travail donc tous les mois il y aura un contte-rendu de votre de et donc on va trouver le bon rythme parce qu'il faut qu'il y a des choses à dire qui soient pertinentes il faut qu'on trouve le bon rythme aussi en terme voyz de capacité à décider mais évidemment les administrations ont toujours fait ce travail là où c'est nouveau c'est que et parce que le moment politique est inédit on pense qu'il est nécessaire que les parlementaires soient associés qu'ils aent la transparence et au fond c'est un pacte de confiance aussi avec la représentation nationale et donc les Français quand quand vous dites les parlementaires c'est le les présidents de commission des finances et les rapporteurs du budget où il y aura des débats au Parlement régulièrement alors vous savez nous on est toujours par définition disponible pour la représentation nationale je sais que Jean-François Husson et Claude renal souhaitent par exemple que dès les prochaines semaines il y ait un premier rendez-vous ici au Sénat avec Éric Lombard et moi pour justement tirer les conséquences 2024 comment nous allons travailler en 2025 et et je trouve que c'est très for d'audition par la Commission et c'est très simpin et et c'est c'est la bonne manière d'une démocratie de fonctionner surtout dans un moment comme celui que nous vivons un dernier mot là-dessus est-ce que vous maintenez les prévisions de croissance à 0,9 % la Cour des comptes dit c'est un peu optimiste à nouveau la Cour des comptes dit c'est c'est une prévision qui est atteignable nous savons qu'une énorme partie de notre voilà croissance dépend de l'incertitude le but et c'est pour ça aussi qu'on cherche à aller vite sur les budgets c'est que nous sortions de l'incertitude mais vous maintenez pour le moment et donc il y a pas de raison que voilà et à nouveau c'est une prévision mais qui est là pour bâtir un budget qui a été vu par ce ha conseil des finances publiques comme atteignable maintenant il faut que on se donne les moyens collectivement de sortir l'incertitude et de refaire que le pays reparte Stéphane je vais vous reparler de la Cour des comptes qui rendra les conclusions de sa mission flash sur le le financement des retraites demain quelles en seront les grandes lignes vous avez quelques indications sur ce qui va sortir du chapeau je vais pas vous dévoiler un rapport de la Cour des comptes je suis ministre du gouvernement en revanche je crois que nous attend t on attend tous une chose c'est que ce diagnostic demandé par le Premier ministre serve de point de départ j'allais dire incontestable et incontesté de ce conave des retraites de ce dialogue social qui reprend à nouveau inédit il y a quelques semaines on vous aurait dit voilà les partenaires sociaux vont voir leur mission être celle de une potentielle renégociation dans un cadre financier clair partagé et je pense que c'est c'est positif pour notre pays et le Conclave en question il va il va démarrer immédiatement dans la foulée dans la foulée maintenant que le diagnostic est posé qu'il est transparent la la durée qu'avait fixé le Premier ministre effectivement 3 mois pour que ce qui peut être amélioré ce qui peut aussi être construit par le dialogue social par cette démocratie sociale puisse devenir une réalité sur quoi en particulier sur la la les retraites vous pensez que les partenaires sociaux peuvent se mettre facilement d'accord mais c'est pas à moi de décider ce qui est facile ou pas facile c'est au partenaires sociaux de voir comment patronat syndicat sur les enjeux de pénibilité de carrière des femmes sur les mesures d'âge quelles sont les choses qui peuvent dans le cadre financier posé améliorer la situation Stéphane un dernier mot sur le budget oui le il y a je voulais qu'on évoque les les grands les grands défis les grands défis d'investissement pour l'avenir puisque il va falloir trouver de l'argent on a parlé de la défense tout à l'heure il y a il y a un certain nombre de priorités vous avez évoqué la souveraineté la la réindustrialisation la transition écologique le l'intelligence artificielle est-ce que sur tous ces grands enjeux vous disposez de marge de manœuvre aujourd'hui ou dans les dans les mois qui viennent qui vont n permettre d'investir à la hauteur de de des défis qui s'imposent tout l'effort qu'on a fait en 2025 dans le budget cette effort je vous ai dit de réduction des dépenses des ministères inédit depuis de 25 ans il s'est fait sur le fonctionnement de l'État il s'est fait sur nos achats sur notre de recrutement il s'est fait sur au fond la manière dont on est organisé et on va continuer le premier minre l'a dit notamment sur parfois le foisonnement d'Agen d'opérateurs qui créent des coûts et qui créent la complexité pourquoi je vous parle du fonctionnement parce que toute l'ambition c'est que ce que nous réduisons sur le fonctionnement soit libéré pour notre investissement parce que dans ce même budget 2025 quand c'est que ce soit sur la prévention des risques le fond Barnier que ce soit sur la rénovation énergétique des bâtiments la prime rénve que ce soit sur le fond vert qui accompagne les collectivités dans leur transition et leur adaptation nous avons remis des moyens là aussi vous voyez c'est la méthode du Premier ministre on fait des choix dis les écologistes disent l'inverse il disent que en fait il y a moins de il manque il manque une partie agè Pag runch peut venir sur ce plateau vous détaillez tout le budget son ministère ce que je peux vous dire c'est que le fond vert il y a autant d'argent en début 2025 qu'en début 2024 que le fond Barnier de prévention contre les risques naturels il est augmenté que les agences de l'eau pour le plan haau notamment il est augmenté donc on a fait des choix et oui ce qu'on a mis en face de cette de ce fonctionnement qui est réduit c'est des capacités d' tisement et donc cette boussole préparer l'avenir voyez on a remis de l'argent des universités dans la recherche parce que on veut préparer l'avenir préparer l'avenir de nos enfants préparer l'avenir de la planète et en faisant des efforts effectivement sur notre fonctionnement et c'est d'ailleurs ce qui demandé aussi aux collectivités local vous savez ce 2 milliards d'euros qui a été ici négocié au Sénat c'est aussi un effort sur leur fonctionnement donc la transition écologique reste une priorité on s on s'étonne par exemple du départ d'Antoine payon de de de de Matignon qui vient d'être annoncé qui s'occupait de de la planification écologique ça c'est pas un mauvais signe maisz c'est pas parce que une personne fait un choix de carrière différent que l'ambition écologique de la France est remis en question vous savez que les États-Unis sort de l'accord de Paris la France en est un fer de lance nous nous battons au niveau européen depuis 7 ans pour qu'un certain nombre de politique industrielle aussi aille avec la transition écologique un carrière pas un signal politique sur la fin d'engagement écologique du gouvernement mais vous imaginez qui je serais voyez faisant partie d'une génération qui voit l' enjeu climatique est aussi destructeur en vie humaine à Mayotte aussi destructeur de notre potentiel économique je me suis engagé moi depuis que je fais la politique justement pour que nous allions la science pas la désinformation la science la réalité et donc économique à cette transition écologique voyez dans le budget de 2025 il y a 1,6 milliard d'euros pour la décarbonation des grands sites industriels ça ça fonctionne ça c'est d'ailleurs un une des recommandations depuis le départ de ce secrétiat général à la planification écologique c'est que nous planifions que nous accompagnons les les acteurs et les structures qui sont les plus polluantes que nous fassions des choix que nous soyons dans la priorisation tout ça nous le portons et nous portons avec une conviction très forte c'est que la France a par ailleurs l'énergie la plus décarbonée d'Europe pourquoi l'intelligence artificielle s'installe en France mais parce que nous investissons dans le nucléaire parce que nous avons retrouvé une base décarbonée sur laquelle construire l'avenir et ça je peux vous dire à nouveau que dans le budget ce sont évidemment des éléments que nous continuons de soutenir Monin merci beaucoup d'avoir été notre invité Stéphane la Une de Ouest France et l'Ukraine négociation sur l'Ukraine l'Europe cherche sa place c'est à la Une de votre journal merci Stéphane à la semaine prochaine on passe tout de suite au club des territoires [Musique]