FX Bellamy dans Le Grand Rendez-Vous du 17.02.2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous êtes tête de liste LR pour les européennes. Comment se déroulent vos premiers pas dans ce nouveau grand bain politique ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Un mot sur les insultes antisémites subies par Alain Finkelkraut hier. Votre réaction ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous confirmez chercher un prêt bancaire pour financer votre campagne ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Vous ne parvenez pas à financer votre campagne. Les banques refusent-elles de vous prêter ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Le 16 mars, vous dévoilerez votre projet et votre liste. Comment allez-vous la composer ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quelle doit être l'Europe pour vous ? Un projet politique ou une alliance de nations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00François-Xavier BellamyChiffre
« nous savons que les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018 »
- 11:00François-Xavier BellamyFait
« le principe de 50 % de renouvellement dans les 20 premiers noms de la liste »
- 14:00François-Xavier BellamyFait
« je ne crois pas qu'il y ait un peuple européen »
- 16:00François-Xavier BellamyFait
« le droit européen de la concurrence est daté il n'est pas adapté à l'économie du 21e siècle »
- 19:00François-Xavier BellamyChiffre
« nous sommes encore une fois le pays du monde dans lequel les prélèvements obligatoires sont les plus lourds »
- 21:00François-Xavier BellamyFait
« je ne crois pas que la croissance puisse être le but de la politique »
- 31:00François-Xavier BellamyFait
« toucher à la loi de 1905 est une erreur profonde »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous bienvenue dans le grand rendez-vous votre émission qui lance la semaine politique un nouveau dans le grand bain politique à nouveau qui malgré son nom qui fleur bon le héros romanesque de motassant ne s'est pas fait que des amis trop catholique trop engagé dans un certain nombre de combats sociétaux il est jugé clivant archaïque ringard dis certains et certains de ses amis et les autres bien sûr lui sont tombés dessus à bras raccourci alors que répond ce philosophe de for à ses détracteurs comment entend-il réconcilier toute sa famille voire au-delà sur quel projet européen et enfin comment celui qui refuse d'assimiler la modernité au progressisme à tout prix se définit-il bonjour François Xavier benami bonjour merci d'avoir accepté l'invitation du grand rendez-vous vous avez été désigné tête de liste pour le prochain scrutin européen ce sera le 26 mai c'est Laurent vquier qui vous a désigné comme tête de liste alors vous êtes professeur de philosophie votre dernier ouvrage paru chez grâ s'intitule demeure sous-titre pour échapper à l'ARE du mouvement perpétuel on aura sûrement l'occasion d'en dire quelques mots vous allez nous dire comment se déroulent vos premiers pas dans ce nouveau grand bain politique pour vous même si vous êtes déjà un élu de la République puisque vous êtes élu à à Versailles nous allons parler avec vous projet européen également pour vous interroger Nicolas Barret directeur de la rédaction des écho bonjour Nicolas bonjour Aline bonjour à tous et Damien florau chef du service politique de C news qui va vous interroger dans quelques instants sur votre projet européen mais d'abord François Xavier bami un mot sur ce qui s'est passé hier à Paris les insultes antisémites essuyé par le philosophe Alain finkelcot par des individus lors d'un rassemblement de gilets jaunes des insultes qui interviennent dans un climat de regain d'antisémitisme votre réaction d'abord ma première réaction est pour Alain finkelcot à qui je voudrais dire tout le soutien que nous devons tous lui apporter dans ce moment j'ai été profondément frappé de cette scène dans laquelle nous voyons une espèce de violence éructée contre cet homme qui de façon tout à fait paisible regarde ceux qui l'insultent et je crois que une telle scène devrait être l'occasion si ça n'est pas encore le cas d'une prise de conscience collective nous savons que les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018 nous voyons nous l'avons vu ces derniers jours une montée de la tension comme jamais à travers les tag antisémite à travers le fait que l'arbre à la mémoire d'Ilan Alimi l'arbre planté à l'endroit où cet homme avait été trouvé agonisant a été arraché et nous devons pouvoir réagir j'ai repris hier un des plus grand livre je crois d'alin finkelcot qui s'appelle la défaite de la pensée et je constatais qu'il se terminait par cette prophétie cette prophétie tout à fait inquiétante c'est celle de ce qui nous menace si la défaite de la pensée devait arriver si nous ne savons pas prendre conscience et réagir avec fermeté si nous ne savons pas nous défendre si nous devenons ce qu'alinfinkel Crot décrivait comme des zombie alors l'avenir risque fort de ressembler à l'affrontement disait-il entre des fanatiques et des zombies et moi je ne veux pas que l'avenir de la France ou que l'avenir de l'Europe ressemble à l'affrontement entre des fanatiques et des zombies Alan Finkel Crot a été l'un des premiers à à dénoncer ce mal qui monte à travers cette défaite de la pensée aujourd'hui c'est aussi une défaite de l'action et il faut absolument que le gouvernement se montre d'une fermeté implacable pour retrouver ses hommes et pour les punir comme ils doivent l'être sans quoi nous risquons encore de donner le sentiment une forme d'impun s'exerce qui laisse la place à toutes les haines et à toutes les violences mardi vous participerez au rassemblement à l'appel d'un certain nombre de de partis très grand nombre même de partis politiques contre l'antisémitisme justement je serai bien sûr à ce rassemblement avec Laurent voquier je crois que c'est très important que nous y soyons présents cela étant dit le plus important encore une fois ça n'est pas seulement de dire notre refus de l'antisémitisme ce qui est important maintenant c'est d'agir et c'est de faire de cette conviction partagée l'occasion d'une action enfin efficace pour mettre fin à l'impunité je vous parlais de ces 74 % d'actes antisémite en plus au cours de l'année 2018 nous savons que malheureusement très peu d'entre eux sont l'occasion d'une condamnation et que ces condamnations sont trop souvent encore symboliques il faut absolument que nous mettions fin à cette haine et enfin je dirais et c'est l'enseignant qui parle aussi que nous avons un travail énorme à faire en amont parce que ce que nous voyons dans la rue de Paris hier ce que nous voyons dans l'arbre d'ylan Alimi arraché c'est aussi la défaite de notre éducation qui n'a pas je crois transmettre à tous les élèves de notre pays les repères indispensables pour s'armer contre la haine Damien flouron on en vient à votre projet européen François Xavier bami oui bonjour François Xavier bami vous êtes la tête de liste LR pour le scrutin des des européennes mais vous ne parvenez pas à financer a préori votre campagne vous confirmez que vous cherchez aujourd'hui toujours un prêt bancaire pour mener à bien cette cette campagne électorale alors effectivement comme tout les candidats à une élection je dois faire ce qu'on appelle un apport personnel les Français qui nous écoutent penserons que c'est peut-être un peu technique mais c'est ce par quoi la démocratie est aussi préservée il faut que je m'engage dans le financement de cette campagne et comme je n'ai pas de grande fortune il faut que je trouve un empreunt mais aujourd'hui il y a aucune difficulté particulière je veux dire par là que tous les Français savent que faire un emprunt ne se fait pas en quelques jours euh mais vous avez reçu des réponses négatives non c'est un travail en cours le une information a été publiée il y a quelques jours qui a suscité un peu d'inquiétude mais il y a aucune difficulté j'ai été investi le 29 janvier nous sommes le 18 février il est tout à fait normal que que tout cela prenne un peu de temps et nous sommes en bonne voie vers vers vers le financement de cette campagne ça veut dire vous nêtes pas dans le cas visiblement de la France insoumise et du rassemblement national qui disent eux que les banques leur ne veulent pas leur prêter de l'argent ce qui est certain c'est qu'il y a un vrai sujet sur le financement de la vie politique en France aujourd'hui ce sujet est clairement connu François Baayou quand il était garde des sauts l'avait pris en charge enant un médiateur du crédit serz mais vous seriez favorable par exemple il prenait il défendait une banque de la démocratie un projet qui finalement a été retoqué par le gouvernement oui je crois pas que c'était un projet qui soit nécessaire en tant que tel nous voyons qu'aucune campagne jusque-l n'a jamais été empêchée par le fait qu'un candidat n''est pas pu se financer et je pense que dans mon cas comme dans celui des autres têtes de liste les choses finiront bien sûr par se faire c'est c'est normal que ça Prenn du temps et il y a pas d'inquiétude à avoir Nicolas Barret alors le le 16 mars vous dévoilerez le projet et l'ensemble de votre liste aux Européennes au-delà du trio de tête de liste que vous formez avec agè even et Arnaud Djan comment sou é vous composer cette cette liste est-ce que vous allez jouer le renouvellement ou est-ce que vous allez aussi faire appel je dirais à des vétérans comme brisortefeu Nadine Morano Rachid adati qui par ailleurs sont pas forcément les les plus assidu au Parlement européen et vous savez pour ce qui me concerne je n'ai jamais cru à l'opposition du Nouveau Monde et de l'ancien monde et j'ai jamais cru que le nouveau était forcément meilleur que l'ancien et je n'arrive pas dans cette élection avec le mépris des jeunes qui se croient plus intelligents que leurs aînés ce que j'ai vécu dans mon équipe municipale depuis 10 ans puis vous le rappeliez je suis je suis élu et c'est aussi une aventure d'équipe une action municipale c'est que ce qui fait l'efficacité d'une équipe c'est précisément sa complémentarité et moi je suis très heureux d'avoir été investi précisément non pas seul mais déjà avec ce trio avec agè even avec Arnaud danjan parce que ce trio représente vraiment ce que nous voulons avec Laurent vquier proposer aux Français au moment de ce rendez-vous européens c'est-à-dire une complémentarité entre d'une part une expérience une expertise incontestable celle d'Arnaud d'jan qui a déjà de mandats européens à son actif qui est très reconnu au Parlement européen pour le travail qu'il mène et puis d'autre part une capacité de renouvellement peut-être d'imagination de créativité que j'essaierai d'apporter avec agè sen la commission nationale d'investiture présidée par Eric cotti a voté et pour moi c'est un signe très important dès le premier moment de cette investiture le principe de 50 % de renouvellement dans les 20 premiers noms de la liste c'està dire que nous allons construire cette complémentarité entre l'expérience et le renouvellement et il faut les deux parce que vous le savez sans doute les Allemands par exemple représente les intérêts de leur pays de façon bien plus efficace au Parlement européen par le fait que leurs eurodéputés s'engagent dans la durée pour pouvoir mieux connaître les arcanes des institutions européennes qui sont des arcanes complexes je ne prétends pas tout savoir et déjà depuis le début de cette campagne je m'appuie en permanence sur ce carneau peut m'apporter de son expérience de ses compétences c'est vraiment une compément bar vient de citer seront sur la liste c'est pas une question de nom c'est une question de principe encore une fois pour ce qui est de la constitution de la liste c'est la commission nationale d'investiture qui en est responsable elle se fera petit à petit les choses ne sont pas encore à ce point et nous verrons bien comment les choses se constitueront François Xavier bami essae de nous expliquer en quelques mots quelle doit être l'Europe pour vous est-ce que l'Europe c'est un projet politique qui doit tendre vers plus d'intégration avec peut-être à terme un peuple européen ou est-ce que c'est une simple alliance de nations l'Europe aujourd'hui est un carfour de son histoire parce que pendant trop longtemps la manière dont elle s'est construite a pu décourager les peuples européens qui ont aujourd'hui souvent trop souvent le sentiment qu'ell nous fragilise dans la mondialisation au lieu de nous renforcer on a vécu encore très récemment avec l'échec de la fusion entre Alstom et simens un moment où nous avons collectivement le sentiment que l'Europe ne nous permet pas de nous renforcer face au défis de la mondialisation d'un côté du coup certains voudraient quitter l'Europe ou défaire la manière dont elle s'est construite etont l' quitté d'autres au contraire voudrai persévérer peut-être dans la voie d'une forme de déniis qui a fait la preuve de son inefficacité pour ma part je le dis très clairement je ne crois pas qu'il y ait un peuple européen vous savez que la devise de l'Europe c'est unie dans la diversité et c'est cette diversité de peuple cette diversité de culture au sein d'une même civilisation qui fait la force et qui fait aussi disons-le la beauté de l'idéal européen ce que nous avons à construire ce que nous avons à reconstruire ensemble c'est ce projet qui fera que par l'alliance de nos démocraties nous allons construire un modèle qui sera je crois unique au monde dans la mondialisation qui n'est ni celui d' un empire ou d'un grand ensemble fait d'une espèce d'uniformité écrasante ni non plus celui d'une forme de solitude de nos nations laisser et abandonner les unes aux autres et qui dans leur rmiettement ne parviennent pas à s'allier pour pouvoir agir ensemble et aujourd'hui nous avons vraiment je crois plus besoin que jamais de cette alliance européenne mais nous avons plus besoin que jamais de transformer en profondeur la manière dont l'Europe s'est construite pour qu'elle nous permette de NIR notre d just vous parlez de de de la fusion avortée sien salstom vous dites le droit européen de la concurrence est daté il n'est pas adapté à l'économie du 21e siècle finalement c'est la même position que que le gouvernement est-ce que vous seriez sur ce sujet en particulier ou sur d'autres capable de de voter avec les listes de la des eurodéputés de la majorité présidentielle au Parlement européen des des coalition de projet mon point de vue sur la question Alston simens c'est que cela révèle d'abord l'inadéquation entre la politique de la concurrence et la politique commerciale si on revient sur ce point je crois que le dossier Alstom simans n'est pas pour moi une occasion de coopérer avec le gouvernement plutôt une occasion de montrer la faillite dans laquelle il s'est lui-même placé pourquoi avoir poussé si longtemps ce dossier dont on savait très bien qu'il était en contradiction avec les règles de la concurrence européenne sans avoir cherché d'abord du coup à négocier pour faire valoir la vision que le gouvernement voulait porter dans le débat européen et c'est c'est je crois très important de bien prendre la mesure de cet échec parce que ce qui est en jeu et c'est l'un des sujets de C ces élections européennes c'est la capacité que la France aura de faire valoir ses intérêts au sein de l'Europe trop souvent et ça a été le cas sur ce dossier nous avons été d'une certaine manière euh les les les les naïfs de la construction européenne et nous avons fait comme si nous pouvions nous nous nous nous comme si nous pouvions nous dispenser d'un travail en amont qui nous permettrait de faire valoir la vision que nous voulons défend parlez des des eurodéputés du Parti populaire enfin auquel appartient euh les républiquain en l'occurrence le projet Alstom San c'était un projet qui était défendu par le gouvernement auprès de la commission et il aurait fallu que le gouvernement accompagne ce projet d'abord d'une véritable parité entre Alstom etim ça n'était pas le cas vous le savez ça aurait été une prise de contrôle de simans sur Alstom mais il aurait fallu aussi que le gouvernement fasse valoir s'il croyait à ce projet auprès de la commission la nécessité de reprendre d'abord les règles de la concurrence pour permettre l'émergence de champion du ferroviaire maintenant ce qui est sûr c'est que nous avons un constat commun c'est certain qui ne voit qu'aujourd'hui nous sommes en train d'appliquer un droit qui date d'un monde qui n'existe plus ce monde qui n'existe plus c'est celui dans lequel la concurrence était pour nous essentiellement dans le monde occidental et essentiellement ouverte et loyale aujourd'hui nous sommes face à des acteurs qui sont très largement soutenus par leurs États respectifs qui sont dans des situations de quasi monopole sur leur territoire d'origine et dans cette situation là nous ne pouvons pas continuer à diviser nos propres forces comme si nous pouvions raisonner encore à partir de chéma périmé réinventer la concurrence face aux Chinois et aux américains notamment François Xavier bami tête de liste pour les européennes des républicains et l'invité du Grand Rendez-vous on se retrouve dans un instant François Xavier bami tête de liste pour les républicains pour les européennes de mai prochain et l'invité du Grand Rendez-vous une question de Nicolas Barré oui François Xavier bami votre nom c'est pas un secret n'a pas fait tout à fait l'unanimité dans votre famille politique quand vous avez été choisi pour cette tête de liste derniè en date l'ex-patron de l'UMP d'illeurs Jean-François Copé se demande même s'il votera pour cette liste Valérie pécrè a jugé la semaine dernière que vous incarniez une droite minoritaire sur les questions de société qu'est-ce que vous répondez à ces critiques qui viennent de votre propre qu d'abord évidemment tout cela m'atriste un peu je veux dire par là que le fait de me de me désigner comme tête de liste est évidemment à Paris et j'espère bien sûr pouvoir être à la hauteur de ce Paris au cours des semaines qui viennent je crois que si je me suis engagé dans cette élection c'est pour pouvoir rassembler largement pour pouvoir rassembler d'abord les élus et surtout les électeurs le plus important c'est de pouvoir rassembler tous ceux qui aujourd'hui se sont détournés de la droite parce qu'ils avaient le sentiment qu'elle n'arrivaient plus à incarner une forme de clarté une vision une conviction et je crois que c'est le plus important c'est ce que que nous puissions leur parler aujourd'hui maintenant pour ce qui concerne c'est c'est c'estes grands élus et bien je je peux comprendre une part de leur de leur réticence ou de leurs inquiétudes notamment je peux les comprendre du fait que le portrait qui a été fait de moi dans les dans les dans les médias à l'occasion de cette désignation me paraissait parfois un peu réducteur et que je ne reconnaissais pas ils vous connaissent pas à travers les médias ils vous connaissent certains d'entre eux ne me connaissent pas encore vraiment h le rappelait je suis je suis un peu nouveau dans le dans le paysage politique ce que je ce que je regrette en revanche c'est que tout ceci soit l'occasion d'une succession de petites phrases qui à travers le le le prisme médiatique viennent donner le sentiment d'une forme de désunion qui finalement épuise les Français qui est très éloigné de leur préoccupation réelle et qui donne encore une fois de notre famille politique l'image d'une famille qui ne sait pas se se rassembler pour pouvoir s'engager de façon très forte sur un enjeu aussi important que ces élections européennes François Xavier bami au-delà de de des critiques qui vous ont été faites sur votre position personnelle sur l'avortement on va pas y revenir la question de fond qui vous est posé c'est une fois élu au Parlement européen à Bruxelles est-ce que vous mettraz vos convictions personnelles de côté si un texte sur ce sujet par exemple était soumis au députés ce qui est certain c'est que on a eu l'occasion de le redire avec Arnaud danjan et agè sen ces questionsl ne sont pas d'abord des questions européennes nous ne voulons pas précisément d' peent revenir Aué d'un débat FL nous ne voulons pas d'une Europe qui justement s' mise dans la politique des États pour dire comment ils doivent définir la famille ou ce que doit être laaffiliation nous voulons d'une Europe qui respecte profondément ce principe fondateur qui est le principe de subsidiarité pour que les Français comprennent bien le principe de subsidiarité c'est l'idée que l'Europe ne doit faire que ce que nous ferons plus efficacement ensemble et que pour le reste chaque État doit décider donc il n'est pas question de faire de l'Europe une forme de machine qui vienne contraindre les États dans la définition d'une politique qui touchant à ces sujets que vous venez d'évoquer ne correspondent pas à leurs propres or vous ne répondez pas vraiment à la question de Damien Floro qui vous dit que non vous dites ce ce genre de débat n'aura pas lieu mais si effectivement il devait y avoir un un un débat sur l'avortement qui est aussi une question de de valeur aujourd'hui au sein de l'Europe comment vous vous positionneriez-vous j'ai eu l'occasion de me prononcer une fois sur sur l'IVG et de dire de façon très claire que mon seul sujet n'était pas de revenir sur la loi veille mais de voir comment en France on pouvait peut-être mettre en place une une politique de prévention qui permette de de de de d'offrir à toutes les femmes une authentique liberté je crois pas que cette déclaration puisse me valoir la caricature qui a été faite de moi au cours des des dernières semaine et quand j'entends madame Buzin entretenir des fake news en disant que je serais en opposant à la contraception les bras mon tombe et je trouve que ça n'a absolument à ce qui s'est produit n'a aucun sens c'est en ce sens que je vous disais que je comprends que peut-être certains grands élus des républicains s'inquiètent de voir euh leur leur mouvement euh entrer dans une polémique aussi absurde elle est totalement absurde encore une fois je crois à une Europe qui nous permette de faire la preuve ensemble que nous sommes plus efficaces quand sur des sujets majeurs la question de l'immigration la question de la guerre commerciale qui se joue aujourd'hui audessus de nos têtes sur des sujets majeurs que sont aussi le fait de pouvoir défendre notre capacité régalienne sur les sujets de défense sur toutes ces questions-là il faut que nous puissions travailler ensemble en Europe mais je ne crois pas du tout à une Europe qui nous disent ce que nous devons faire dans notre politique concernant la vie de la société et l'avenir de nos sociétés et ce serait évidemment une erreur que de croire de toute façon que ces sujets sont européens dans votre dans votre dernier ouvrage demeure François Xavier bami vous vous élevez contre la passion moderne du mouvement qui suscite selon vous tous les déséquilibres aujourd'hui de notre société vous dites il faut retrouver les points d'appui qui peuvent orienter dans nos vies c'est un effort politique nécessaire pour échapper à l'effondrement que l'instabilité perpétuelle fait peser sur notre société et notre civilisation mais quand vous prenez le le contraire de ce mouvement est-ce que vous êtes forcément anti moderne euh et est-ce que vous n'êtes pas forcément conservateur et comment vous définissez du coup je crois que nous sommes dans une période qui impose de repenser assez profondément les les clivages politiques ou les étiquettes politiques installées qu'est-ce que voulaz ammanuel Macron et je crois qu'il avait raison sur ce point je suis d'accord avec Emmanuel Macron pour considérer je suis comme beaucoup de jeunes Français aujourd'hui un peu en difficulté quand il s'agit de m'y retrouver dans le paysage politique qui qui précédait dans ce paysageage droite gauche en gros ce clivage je crois qu'il n'exprimait plus très correctement ou de façon très très juste les vrais enjeux qui sont devant nous c'est pour ça que vous avez hésité d'ailleurs à avoir l'étiquette en marche au législatif de 2017 un quart d'heure peut-être mais non non je n'ai pas hésité même un quart d'heure j'ai toujours été j'ai toujours été reconnaissant en vers Emmanuel Macron de ce qu'il nous poussait à repenser l'équpage politique mais dès l'apparition du mouvement d'Emmanuel Macron j'ai su qu'au fond politiquement ce qui pourrait me définir c'est que je ne me reconnais pas dans la vision qu' propose du monde vous l'avez dit je travaillais déjà sur ce livre qui s'appelle demeure l'idée d'Emmanuel Macron c'est l'idée d'être en marche c'est l'idée du mouvement pour le mouvement du changement pour le changement et moi ce qui me définit au contraire la sensibilité que dans laquelle je me reconnais c'est la nécessité de tenter de transmettre ce qui mérite de l'être de préserver les grands équilibres qui nous précèdent estce est-ce que c'est être conservateur peut-être en un sens il faut sans doute s'inspirer de ce que la tradition conservatrice nous enseigne aujourd'hui si être conservateur c'est considéré qu'il y a des grands équilibres qui nous précèd et qu'on ne peut pas modifier sans prendre de risque important si être conservateur c'est considérer que c'est l'homme qui doit toujours être pris en considération plutôt qu'une fascination pour le progrès technique à tout prix si être conservateur c'est ça alors d'une certaine manière pourquoi pas mais je ne crois pas que le mot conservatisme suffise à réduire le débat politique devant lequel nous sommes aujourd'hui parce que précisément nous vivons un moment de crise profonde prenez la question écologique par exemple évidemment l'écologie est une préoccupation d'une certaine manière conservatrice parce que nous savons à travers la crise olique que nous avons à sauver ce patrimoine environnemental qui est la condition même de notre survie mais pour le sauver il nous faudra être inventif être imaginatif être créatif et le danger dans le mot conservatisme c'est que les gens entendent une forme de fixité ou d'immobilité je ne suis pas du tout un avocat de l'immobilité au contraire je crois qu'il faut redonner sens à notre aventure collective mais que le mouvement que nous devons faire maintenant ça n'est pas un mouvement qui se donne pour but uniquement l'agitation et une forme de fascination pour le progrès en tant que tel mais c'est un mouvement qui se donne pour but essentiellement la préservation la transmission de ce à quoi nous tenons et sur les questions de d'environnement comme sur les questions de culture d'ailleurs on parlait de ce qui est en train de se produire aujourd'hui avec la la brutalisation de la société qui est l'un des effets de notre incapacité à transmettre notre culture je le crois profondément nous avons besoin de retrouver cette énergie là et cette inventivité là à travers la lecture de votre livre transparaî en tout cas c'est comme ça que je l'ai ressenti un certain malaise à l'égard du monde économique je dirais euh ou de l'économie marchande vous vous parlez de ce monde de marchandise qui met en danger les choses vous évoquez les grandes idoles du progrès euh on sent que tout ça ça ça vous met mal à l'aise et on vous sent presque fâché avec l'économie avec la croissance pourquoi je ne suis pas fâché avec l'économie bien au contraire de la même manière que je pense qu'il faut redonner un sens au mouvement en le redirigeant de nouveau vers des choses qui soi en tant que tel des buts qui en vaillent la peine exactement de la même façon je crois qu'il faut sauver l'économie marché de l'absurdité dans laquelle elle nous plongerait si elle devenait un but en soi je ne crois pas que la croissance puisse être le but de la politique je crois que la croissance est un moyen pour nous permettre de retrouver des emplois de construire une société plus juste une société plus humaine et le danger c'est que une politique qui s'abîmerait dans la seule considération des chiffres des statistiques serait et nous nous ne le voyons que trop aujourd'hui une politique qui perdrait tout sens et qui perdrait son âme au fond je crois qu'il faut sauver l'économie de marché je pense que le marché est prof profondément nécessaire à la vie en société parce qu'il est le lieu par lequel nous pouvons partager les fruits de notre travail mais je ne crois pas que le marché puisse être le but le marché est un moyen et c'est vrai que quand le marché devient un but alors la marche du monde devient folle et c'est ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui prenez encore une fois la question écologique si le but est seulement d'améliorer notre rendement si le but est uniquement de viser la croissance alors effectivement nous défaisons les grands équilibres du monde en organisant cette marche universelle des marchandises qui vient final finalement perturbé et déséquilibré profondément non seulement d'ailleurs les équilibres écologiques mais aussi les grands équilibres de notre vie collective la désindustrialisation les délocalisations sont aussi l'effet d'une forme de manque de considération pour ce qui se joue au-delà de l'économie dans le tissu d'une société et c'est cela je crois que la droite doit prendre en compte aujourd'hui non pas pour se détourner de l'économie de marché mais au contraire pour faire les réformes indispensables pour qu'elle ne soit pas discrédité auprès des peuples à travers les catastrophes que pourrait produire une considération purement matérialiste pour un simple taux de croissance François Xavier Belami tête de liste des républicains pour les européennes et l'invité du Grand Rendez-vous restez avec nous dans un instant on parle du grand débat en cours et des issues possibles souhaitables à tout de suite François Xavier bami tête de liste les républicains pour les élections européennes du 26 mai prochain et l'invité du Grand Rendez-vous on va parler du grand débat lancé par Emmanuel Macron éventuellement des des issues que que vous souhaiteriez voir pour ce grand débat un mot d'abord encore sur ce mouvement des gilets jaunes le Journal du Dimanche publie ce matin un sondage Ifop qui montre que 52 % des sondés estiment désormais que les gilets jaunes doivent cesser leurs mouvement et leurs actions face à un certain nombre de dérives de ce mouvement 14 samedis où on a vu des commerces détruits des gens empêchés de sortir on a parlé tout à l'heure des insultes qui qui ont fusé est-ce qu'aujourd'hui euh vous voyez dans la poursuite de ce mouvement un abus finalement du droit de manifester d'abord ce qui est très frappant c'est qu'on a jamais connu un mouvement qui dure aussi longtemps de manière aussi répétée et il y a évidemment je crois une responsabilité très grande du gouvernement dans le fait que le rôle premier d'un gouvernement c'est de permettre de garantir la concorde entre les Français et de rétablir l'ordre quand c'est nécessaire et aujourd'hui 14 semaines de suite de désordre qui constitue évidemment un préjudice énorme pour l'économie française pour l'image de la France à l'étranger et qui situe aussi je dois le dire une forme de préjudice causée à ceux qui se sont engagés dans ce mouvement des gilets jaunes au départ de manière pacifique de manière paisible pour porter leur revendication sur la question du P mais que peut faire gouvernement aujourd'hui les empêcher de manifester leur interdire le droit de manifester non il s'agit bien au contraire d'aller très fortement réprimer d'abord les casseurs qui se sont infiltrés dans ce mouvement et qui aujourd'hui sans aucun doute constitue la majeure partie de ceux qui produisent les dégradations que nous voyons se se répéter dimanche à après dimanche à Paris quand même quelle quelle grande nation est la France pour que nous ne soyons pas capable de rétablir l'ordre face à quelques dizaines de milliers de personnes et je voudrais dire d'ailleurs sur ce point que je crois que malheureusement nous sommes entrés dans une période de grande inquiétude à cause de ce qu'on pourrait appeler la jurisprudence Notre-Dame des land à Notre-Dame des land pour la première fois l'État a baissé la tête et ainsi il a montré une forme de fragilité dans laquelle s'engouffre aujourd'hui tous ceux qui veulent faire primer la force évacuer la Zade de NotreDame des land il a fait évacuer la Zade mais après avoir abandonné le projet d'aéroport sous la pression de la force qui de l'abus de force de coup de force qui litt mainir la taxe carbone vous nous dites qu'il fallait maintenir la taxe carb justementement c'est pour ça que je disais d'une certaine manière ma tristesse pour tous les gilets jaunes qui se sont au départ engagés avec le souci paisible et pacifique de dire leur opposition à cette taxe qui venait mettre clairement en danger leur survie et aujourd'hui le grand débat pour en revenir à lui ne sera vraiment sérieux que s'il est suivi des faits sur ce sujet fondamental qui est celui du pouvoir d'achat nous avons le pays qui est le champion du monde des prélèvements obligatoire et nous ne nous en sortirons pas si nous ne savons pas régler ce problème quand je vois d'ailleurs quand je vois que François drugi quand je vois que le nouveau président d'en marche Stanislas Guerini quand je vois que certains parlementaires d'en marche signent des textes pour dire qu'il faut réétablir la taxe carbone je me dis qu'ils n'ont rien compris et que ce qu'il faut aujourd'hui c'est d'abord endre cette colère très profonde qui se manifeste dans le pays et qui ressurgira n'en doutons pas si le grand débat n'est pas suivi d'acte fort sur ce sujet sauf que pardonnez-moi mais Emmanuel Macron les a déjà recadré si je puis dire en disant il n'y aura pas il n'y aura pas de nouvelle fiscalité il n'y aura pas de nouvelle hausse d'impôts vous avez tout à l'heure parlé de l'importance de cette question de la transition écologique queles sont vous vos solutions et bien précisément c'est l'un des sujets sur lesquels l'Europe me semble être la solution ou en tous les cas un élément incontournable de la solution au fond ce que disent les gilets jaunes c'est on vient surtaxer mon gasoile alors que je fais 10 km pour aller travailler tous les jours et pendant ce temps-là moi je suis en accord avec ce constat que faisait Nicolas HULLOT pendant ce temps-là on inaugure en grande pompe des cargot toujours plus gros dont l'essence n'est pas taxée aujourd'hui la vraie folie c'est celle d'une mondialisation débridée qui a laisser s'installer à un commerce mondial par défaut dans lequel nous avons réparti nos activités partout dans le monde comme si l'Asie pouvait gérer toute notre industrie toute la production industrielle comme si l'Europe pouvait être le lieu où on allait faire des services on ne peut pas raisonner sur ce modèle là parce qu'il est écologiquement désastreux il est socialement irresponsable mais il provoque aussi la catastrophe écologique que nous sommes en train de vivre et c'est la raison pour laquelle je ne crois pas du tout que nous puissions rêver d'un repli national que nous puissions rêver d'un repli local comme le voudrait le rassemblement national il faut que nous puissions inventer un nouveau modèle pour la mondialisation et c'est la responsabilité de l'Europe que d'être ce marché commun de 500 millions de consommateurs qui a la taille critique suffisante pour pouvoir organiser une forme de vie économique collective si nous ne savons pas le faire alors oui c'est vrai si nous vivons avec la passion de l'ouverture avec la fascination idéologique pour une forme de libre échange qui serait à lui seul sa fin et son but alors oui c'est vrai nous ne pouvons pas demander aux gilets jaunes de porter sur leurs épaules le poids de la catastrophe écologique que nous continuerons de produire si nous continuons de faire en sorte qu'un poisson pêché en Norvège a y être traité en Chine pour être ramené en Europe pour être consommé si nous continuons d'avoir une agriculture dans laquelle effectivement au plus plus exactement une alimentation dans laquelle des produits font en moyenne 3000 km pour arriver dans notre assiette alors nous ne pouvons pas nous euh étonner de la catastrophe écologique qui est en train de se produire et ce n'est pas par une surtaxation des acteurs individuels qui sont déjà lourdement taxés en France que nous allons pouvoir sortir dans une forme d'écologie punitive de ce désastre annoncé Nicolas Barret est-ce que est-ce que l'issue de ce grand en débat ça peut être encore ce que vous défendez depuis très longtemps c'est à savoir une vraie politique de réduction des dépenses publiques comme le souhaitait François Fillon est-ce qu'une telle politique aujourd'hui est audible il n'y a pas d'autres politiques possies pour mettre fin au malaise français qui est le malaise si profond exprimé par les gilets jaunes que le travail ne paye pas assez nous sommes encore une fois le pays du monde dans lequel les prélèvements obligatoires sont les plus lourds si il suffisait comme le pensent les socialistes ou comme le pense la France insoumise s'il suffisait de créer de nouveaux impôts ou d'augmenter les impôts qui pèsent sur les riches pour pouvoir faire en sorte qu'une vraie politique sociale soit efficace en France alors la France serait un paradis social mais la France n'arrive seulement qu'à être un enfer fiscal il faut donc baisser la fiscalité et le seul moyen de baisser la fiscalité c'est de baisser la dépense publique sur ce plan-là qu'a fait Emmanuel Macron malheureusement rien du tout il avait un contexte favorable sur le plan international au début de son mandat il avait un contexte favorable sur le plan économique il avait un contexte évidemment favorable sur le plan politique sur ce sujet majeur pour notre avenir il ne s'est rien passé la dépense publique n'a pas baissé le nombre de fonctionnaires n'a pas diminué aujourd'hui encore une fois une vraie politique sociale elle consiste à prendre en compte ce problème fondamental d'un État qui constitue le premier obstacle à notre dynamisme à notre dynamisme économique le premier obstacle aussi du coup par la même au dynamisme des acteurs individuels qui se trouvent écrasés sous le poid des char parz-moi diminuer le nombre de fonctionnaires donc diminuer peut-être les services publics est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui c'est audible au vu de la crise que nous vivons aussi où on voit des gens qui réclament plus de servicees public ou en tout cas meilleure répartition des services publics notamment sur le territoire ils ont parfaitement raison de le réclamer mais Hélène jouint si encore une fois la dépense publique en tant que tel était l'indicateur de l'efficacité des services publics alors nous aurions les services publics les plus efficaces de la planète le sont-ils je ne le crois pas je suis enseignant prenons cet exemple la France aujourd'hui consacre son premier budget en dehors de la charge de la dette à l'éducation nationale est-ce que pour autant nous parvenons à apprendre à tous nos élèves à lire et à écrire correctement nous n'y arrivons même pas et chaque année nous avons autour de 20 % des jeunes Français qui arrivent à leur majorité avec une difficulté dans la maîtrise de la lecture donc ce qui est devant nous c'est de parvenir à faire mieux avec moins et nous pouvons faire mieux avec moins évidemment ça suppose de proposer un plan qui prenne en charge les besoins des Français pour les services publics de proximité qui leur sont nécessaires mais ça suppose bien sûr aussi de prendre en charge le fait que nous n'avons pas et je le dis aussi comme un trentenaire nous n'avons pas le droit de vivre sur un état qui sans dte sans cesse et qui dépense chaque année l'argent des générations qui viennent est-ce que c'est juste ce n'est pas juste le but n'est pas seulement de mener une politique aveugle de réduction des coûts le but c'est de chercher cette justice dont nous avons besoin parce qu'elle est la condition de notre efficacité retrouvée de notre fierté retrouvée et d'une authentique politique sociale avz Bel Ami votre commentaire rapidement sur cette position du du Premier ministre Édouard Philippe qui s'est dit favorable à mettre en place des contreparties pour les allocataires du chômage et des minimas sociaux et puis il y a quelques jours le vote de la loi anticasseur qui était une proposition de loi de de Bruno retillot le le le président du groupe LR au Sénat est-ce que vous y voyez et bien une sorte de de braconnage peut-être de l'exécutif sur votre électorat sur votre vos positions finalement assez assez classique d'abord je suis assez frappé de voir une forme d'évolution de la vie politique on pourrait même dire d'affaissement de la vie politique qui fait que le Président de la République le Premier ministre ont pris l'habitude de lancer dans le débat comme ça sans préparation sans réflexion sans concertation des idées qui viennent en l'air sans que jamais rien ne se passe sans que jamais rien se passe le président de la République dit à un jeune chômeur il y a qu'à traverser la rue pour pour trouver du travail mais simultanément qu'a-t-il fait pour simplifier le code du travail est voté à l'Assemblée nationale la loi anticasseur est votée à l'Assemblée nationale après je le rappelle avoir été écarté par la majorité actuelle et récupéré effectivement sur la proposition de BR pas seulement une question de manipulation je crois que c'est malheureusement un peu une sorte de double effet négatif pour notre démocratie le Premier ministre lance comme ça une idée que va-t-il se passer au fond pas grand-chose sans doute le président de la République dit on dépense un pognon de dingue dans les aides sociales et que se passe-t-il sur la simplification si nécessaire des a sociales rien du tout et donc nous avons la violence des mots sans avoir les efficacité de l'action c'est dramatique le président et le Premier ministre ne sont pas là pour faire des suggestions ou pour dire comme le premier ministre dans une formule un peu à l'ambiquier on va voir comment on peut réfléchir à décider avec les Français ils sont là pour tenir un cap et ils sont là pour mettre en œuvre des actions et il faudrait je crois faire exactement l'inverse de ce qui se joue aujourd'hui avoir beaucoup plus de modération de retenu de simplicité dans la parole et beaucoup plus d'efficacité dans l'action François Xavier béami tête de liste pour les républicains pour le prochaines européennes du 26 mai prochain et l'invité du Grand Rendez-vous on se retrouve dans quelques instants pour évoquer quelques grands sujets d'actualité à tout de suite François Xavier bami tête de liste les républicains pour le prochain scrutin européen du 26 mai et l'invité du Grand Rendez-vous une question de Damien florau oui François Xavier bami à 73 ans Alain Jupé va donc finir sa carrière politique au Conseil constitutionnel une réaction à sa nomination vous dites nomination de de complaisance ou finalement vous êtes soulagé de de voir éclipsé du débat public un opposant finalement à à la ligne des des républicains certains dans votre famille vont même dire que c'est le fauxoyeur de de la droite alin Jupé non moi vous savez j'ai regardé je voudrais peut-être simplement parler de de cela j'ai j'ai été assez frappé par le propos d'Alain Jupé au moment d'annoncer son son départ de la mérie de Bordeaux et je crois qu'on aurait tous intérêt à entendre ce qu'il a dit à ce moment-là sur ce climat délétaire qui traverse la vie publique et cette montée des tensions qui font que lui se sent découragé de la vie publique actuelle le fait qu'il soit nom j'ai pas de commentaire à faire sur le fait qu'il soit nommé au Conseil constitutionnel c'est le choix de de Richard Ferrand Alain Jupé a une longue carrière politique derrière lui et il le fait qu'il intgre le Conseil constitutionnel est tout à fait légitime lé Nicolas Barré cette semaine dans le cadre de de l'examen du projet de loi blanquaire sur sur l'école pour une école de la confiance un amendement a provoqué la polémique vous savez celui qui devait remplacer dans les documents scolaires pas dans l'état civil dans les documents scolaires mention père et mère par par an 1 par an 2 alors finalement la majorité a décidé de de revenir en arrière mais est-ce que vous comprenez qu'il puisse y avoir un débat sur ce sujet et surtout est-ce que ça vous inquiète pour la suite sachant que le projet de loi sur l'extension de la PMA pour toutes sera déposé avant l'été peut-être deux choses sur cette question d'abord je constate avec tristesse que ce qui était reproché à ceux qui se sont engagés dans la loi sur le mariage pour tous comme étant le fait d'agiter des fantasmes et des fake news se trouve tristement confirmé quel quelques années plus tard sauf qu'à l'époque on parlait du Code civil là on parle pas tout à fait de la même chose non plus bien sûr mais il était évident qu'on allait en venir évidemment dans cette mécanique dans cette mécanique de de de au fond de de de d'égalité à tout prix à cette disparition des termes de de père et de mère et je crois que si la majorité réagit c'est parce qu'elle se rend compte qu'il s'agit là précisément de choses auxquelles on ne peut pas toucher de manière inconsidérée maintenant le le plus important je je voudrais le le dire ça n'est pas une manière de fuir ce débat je me suis engagé sur cette question de façon forte et chacun le sait mais le plus important c'est peut-être de parler de l'école parce que à travers ces débats c'est de ça qu'on ne parle pas moi je suis enseignant j'ai vécu de très près la crise de l'école j'ai vécu de très près la faillite de notre système éducatif j'y ai consacré un livre les déshérités et je suis affligé de voir qu'au fond à chaque fois que l'école est en débat à l'Assemblée nationale et ça arrive assez rarement au fond on parle de tout sauf de du drame pédagogique que nous sommes en train de vivre et du fait que des milliers de jeunes Français sont en train de grandir dans notre pays sans apprendre à maîtriser les éléments les plus fondamentaux notre culture de notre langue les éléments les plus fondamentaux qui leur permettront demain d'être des salariés ou des travailleurs accomplis d'être des citoyens capable de s'intégrer réforme de l'école début cette réformme je voudrais vous dire c'est ma c'est ma TR dédoublement des classes alors il y a des choses qui on é aussi au fond les les réformes menées par Monsieur blaner elles me surprennent et elles me déçoivent profondément maiséc 3 ans par exemple qui est l'objet de cette loi qui est l'un des objets de cette loi ouais c'est c'est c'est sans doute une mesure qui permet de de de déplacer les choses un déplacement de curseur et après tout pourquoi pas on sait que ça pose des problèmes de financement important et donc derrière aussi des problèmes qui risquent d'augmenter l'inégalité scolaire ou l'inégalité entre les collectivités mais ça fondamentalement ça n'est pas encore l'essentiel l'essentiel c'est de tout concentrer et c'est ce que disait Jean-Michel Blanquer avant son élection de tout concentrer sur l'école primaire de faire en sorte que nous puissions consolider la maîtrise des apprentissages fondamentaux et aujourd'hui je crois qu'on est très loin de cela on est en train de mener une réforme du bac qui est en fait une gigantesque réforme du lycée qui ressemble de très près à la réforme du collège menée par Najad vobel cassem elle aboutit aux mêmes conséquences des centaines de milliers d'heures de cours qui disparaissent pour les élèves une complexification incroyable de la manière dont se construit le parcours scolaire le parcours scolaire d'un élève la disparition des classes qui sont une unité pourtant essentielle pour maintenir dans le dispositif scolaire des élèves tentés par le décrochage aujourd'hui beaucoup d'enseignants regardent venir avec une grande angoisse cette réforme qui n'a pas été préparé qui n'a pas été concerté efficacement supposer s'appliquer l'année prochaine mais ça fait longemps qu'on parle mais encore aujourd'hui le ministère ne sait pas encore dire exactement comment elle va se déployer dans les établissements scolaires et moi je voudrais me faire le porte-parole aujourd'hui de tant d'enseignants de tant de parents d'élèves qui s'inquiètent pour ce que vont devenir leurs élèves à la rentrée ce que vont venir leurs enfants et je crois qu'il faudrait qu'on arrive à en parler plus aujourd'hui au-delà de ces de ces polémiques qui malheureusement font écran derrière les sujets majeurs qu'est-ce qu'il n'a pas fait Jean-Michel Blanquer notamment pour le le premier degré c'est-à-dire pour l'école primaire qu'est-ce qu'il n'a pas fait parce que Damien Flor le rappel il y a quand même un certain nombre de choses qui ont été fait le doublement des CP et ensuite des CE1 dans les dans les zones les plus défavorisées et tout le monde a l'air de dire que c'est quand même une bonne direction mais tout le monde non le dédoublement des des des CP ça n'est pas la formule magique et d'ailleurs la Cour des comptes l'a reconnu dans un rapport qui a été présenté récemment cette dispos cette disposition qui était testée de manière expérimentale n'a pas porté le fruit espéré elle coûte très cher et pourtant on persévère parce qu'il ne faut pas démentir la politique du ministère je crois que sur cette question du primaire le point le plus important c'est de réussir à reconcentrer l'école sur sa mission fondamentale qui est la transmission des savoirs fondamentaux et si vous n'avez pas les bonnes méthodes si vous n'avez pas le bon cap c'est pas parce que vous divisez les classes par deux que vous allez mieux réussir et donc il y a des choses qui se font qui sont plutôt positives effectivement le curseur a été déplacé vers l'école primaire et c'est plutôt une bonne chose en terme de moyen mais le plus important encore une fois c'est qu'on arrive à se saisir du sujet de Fond nous sommes en train de vivre un drame éducatif nous sommes le pays le plus inégalitaire de tout l'OCDE du point de vue de l'éducation et c'est une blessure très profonde au cœur de la promesse républicaine et je crois qu'aujourd'hui la réponse n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu François Xavier bami il y a une semaine fondamentale qui s'ouvre pour l'église avec notamment jeudi un sommet historique sur la pédophilie qui a été convoqué par par le pape François en tant que catholique puisque vous vous vous définissez entre autres aussi comme ça comment vivez-vous toutes les révélations euh qu'on auquel on a eu droit depuis un certain nombre de de mois maintenant voire d'années et pensez-vous que l'Église doiv aujourd'hui faire vraiment son examen de conscience et sur quoi ça doit déboucher surtout ce qui est certain c'est que la pédophilie est un drame absolu un scandale moral que rien ne peut excuser et il me semble qu'effectivement pendant trop longtemps sans doute ce drame et ce scandale ont été négligés dans l'église pas seulement dans l'église sans doute aussi beaucoup d'institutions qui sont en lien avec les enfants ont évidemment un travail très exigeant à mener pour éradiquer toutes les formes de prédation qui font des enfants leurs victimes maintenant vous le dites je suis catholique c'est vrai comme catholique ces révélations me blessent profondément je ne suis pas là pourtant pour commenter l'actualité de l'église et je me présente ici à vous comme un responsable politique un candidat aux élections européennes ça n'est pas ma responsabilité que de dire ce que l'Église doit faire ou ne doit pas faire ce qui est certain c'est que tout doit être mis en œuvre y compris par la justice pour que soit épargné à tous les enfants ces violences dont ils ont pu être parfois victime Nicolas bar quelle est votre position sur le la réforme de la loi de 1905 qui a pour but de créer un islam de France est-ce que ça peut être un moyen de lutter contre l'extrémisme le salafisme et sinon si ça n'est pas le cas ben que faut-il faire pour lutter contre ces ces dérives il faudrait beaucoup de temps pour répondre à cette question d'abord profondément je crois que toucher à la loi de 1905 est une erreur profonde vous l'avez rappelé je suis catholique et pourtant ma conviction très profonde peut-être aussi à cause de cette tradition judéo-chrétienne qui a fait l'Europe et qui nous a appris à distinguer le spirituel du temporel je crois qu'on doit rentrer dans les débats politiques et qu'on doit rentrer dans la vie de la société qu'avec l'effort de la raison commune qui nous permet de nous relier les uns aux autres toucher à la loi de 1905 ce serait toucher à ces grands équilibre de la laïcité qui ont été si difficilement acquis quant à la question de l'islamisme il me semble qu'il y a évidemment aujourd'hui une responsabilité majeure de tous les musulmans de France qui est d'éradiquer le radicalisme qui aujourd'hui menace notre pays et de dire un nom ferme définitif absolu à la tentation terroriste à la tentation Islamist mais ça n'a pas été suffisamment fait et je crois qu'il faut regarder les choses en face nous allons aller dans quelques jours à cette marche contre l'antisémitisme les marches encore une fois ne suffiront pas et il ne faudrait pas qu'elles exonèrent certains de la dimension de l'action nécessaire pour pouvoir éradiquer les tentations islamistes qui les traversent aujourd'hui euh je voudrais prendre quelques quelques exemples concrets nous sommes encore et c'est une folie en train de discuter du retour des djihadistes sur le sol français alors même que nous savons très bien que nous n'aurons pas les moyens pour chacun d'entre eux de les condamner durablement de les incarcérer et que par conséquent nous allons augmenter la État de droit en France qui permet normalement de les contamer et de les incarcérer à condition que vous saviez quel crime ils ont commis parce que nous avons un état de droit et parce que précisément nous avons besoin de preuv pour condamner des individus aujourd'hui si ces individus ont commis des crimes de guerre sur les territoires étrangers que nous n'avons pas matériellement la preuve de ces crimes c'est sur ces territoires qu'ils doivent pouvoir être jugés où on aura les moyens de les incarcérer de façon durable comme il le mérite et je crois que nous faisons la preuve que nous n'avons pas tout à fait pris la mesure de la tentation de jihadiste qui est devant nous et qui touche aujourd'hui encore une fois tant de de de de personnes dans notre pays une petite question sur vous et la mission que dans laquelle vous êtes lancé François Xavier bami à quel à quel score euh quel score vous attendez où là vous vous direz c'est bon j'ai rempli ma mission sortefeu ce matin Paris semble-t-il sur un 12,8 %. c'est à mon avis ça n'est pas un Paris de bris sortefeu c'est plutôt l'étiage qu'il rappelle de de du score à l'époque de de de la droite aux élections européennes non moi je je suis pas dans une logique de chiffr ou dans une logique comptable j'estimeraiis que ma mission est remplie si j'ai réussi avec tous mes colissiers avec toute notre famille politique a proposé de nouveau une vision positive enthousiasmante convaincante pour l'avenir de l'Europe et pour l'avenir de la France au fond l'Europe aujourd'hui elle est pour beaucoup d'entre nous l'occasion de subir quelque chose qui se fait sans nous et je voudrais pouvoir rassembler tous ceux qui croient encore que l'Europe peut nous permettre de ne plus subir la mondialisation nous ne voulons plus subir l'Europe nous voulons construire une Europe qui nous permette de maîtriser de nouveau notre destin sur tant de sujets dont nous n'avons pas parlé aujourd'hui sur la question migratoire sur les questions de défense sur les questions d'économie nous avons besoin de transformer en profondeur l'Europe pour redonner tout son sens au projet européen et je m'estimerai heureux si j'ai réussi à offrir cette vision qui sera l'occasion de reconstruire petit à petit la droite qui on a tell merci merci François Xavier bami tête de lis les républicains d'avoir accepté cette invitation une émission en partenariat avec C news et les échos rendez-vous la semaine prochaine très bonne semaine à tous merci on vous retrouve
François-Xavier Bellamy