Nicolas Dupont-Aignan sur LCI (15/07/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteÉludée
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Vous avez manifesté hier aux côtés des anti-pass sanitaires.
- 1:08FerméeRéponse partielle
Vous avez lancé une pétition contre le passe sanitaire. Vous avez un chiffre sur le nombre de signataires ?
- 2:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait face à cette crise sanitaire mondiale ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, votre point de vue sur le pass sanitaire.
- 5:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez normal qu'on ne puisse plus aller à la terrasse d'un café sans QR code ?
- 6:48RelanceRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, est-ce qu'on n'a pas perdu un peu le sens des mots avec des termes comme 'dictateur' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueFait
« C'est la première fois, je veux insister en France, où on va subordonner la liberté de circulation des Français à leur état de santé. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Le passe sanitaire va être valable pour eux aussi. »
- 3:42Invité politiqueChiffre
« Je vous rappelle que 93%, 93% représentent des personnes de plus de 65 ans et 65% en comorbidité. »
- 5:19Invité politiqueChiffre
« 30 millions de nos concitoyens au 1er août. 30 millions de nos concitoyens vont voir leur liberté réduite de manière scandaleuse. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Ce qu'a fait Emmanuel Macron lundi soir est extrêmement grave. »
- 7:08Invité politiqueFait
« Il est dangereux. »
- 11:48Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il y a une stratégie de santé publique sur les personnes obèses ? Non. »
- 12:52Invité politiquePromesse
« Plus que jamais, dans ce climat délétère, inquiétant, face à un président dangereux, oui, je suis plus que jamais candidat. »
- 14:03Invité politiqueFait
« Pas du tout. Vous savez, je suis attaché à ma liberté et donc Éric Zemmour a le droit de se présenter. »
- 15:21Invité politiqueFait
« Je ne me suis jamais prononcé sur les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy, d'autres, parce que j'estime que je n'ai pas les informations. »
- 15:47Invité politiqueFait
« Non. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur18 %
- ?8 %
- Présentateur 27 %
≈ 38,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L
'interview politique de la matinale. Et nous recevons ce matin Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
On
rappelle, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout la France. Et la première question ce matin vous est posée par Julien Arnaud. Bonjour Nicolas Dupont
-Aignan.
Bonjour Julien Arnaud. Merci d'être avec nous ce matin. Vous avez manifesté hier. Vous étiez aux côtés des anti-pass sanitaires dans la rue. Je n'ai pas manifesté
personnellement,
mais je soutiens tous les Français qui ont pris conscience
de
la gravité de ce qui se passe dans le pays. Je soutiendrai jusqu'au bout
tous
ceux
qui
luttent contre ce passe sanitaire, qui est une atteinte profonde à notre modèle de société.
Et
qui d'ailleurs, j'en suis convaincu, je l'espère en tout cas, sera soit rejeté par le Parlement, si les députés ont un peu de conscience, soit bloqué par le Conseil constitutionnel. Car c'est contraire à tout notre modèle. C'est la
première fois,
je veux insister en France,
où
on va subordonner la liberté de circulation des Français
à
leur état de santé.
C'est jamais vu. Alors on va y revenir dans
le détail sur l'avant-projet de loi sur ce passe sanitaire. Justement, vous avez lancé une pétition contre ce passe sanitaire. Vous avez un chiffre, on en est en compte.
Je
n
'ai
pas
le
chiffre,
je
n
'ai
pas regardé, mais c'est énorme. La première vidéo que j'ai faite au lendemain de la déclaration du Président de la République a dépassé les 4 millions de vues. ou de personnes touchées. Il y
a
une immense mobilisation dans le pays.
19 000 manifestants hier,
ce n
'est
pas beaucoup. Oui, mais contre la propagande incroyable qu'on entend, désolé de le dire, sur les chaînes de télévision, le bon sens doit revenir. Ce n
'est
pas un débat sanitaire, ce n'est plus un débat sanitaire. C'est un débat politique. Est-ce que les Français veulent vivre
avec
un passe ? Et je ne m'adresse pas aux non-vaccinés,
je
m'adresse aux vaccinés. Et vous leur dites quoi ?
Et je leur dis,
le passe sanitaire va être valable pour eux aussi.
C
'est-à-dire qu'au bout de 6 mois, quand le gouvernement,
qui
est qu'un homme seul, dans un conseil de défense solitaire,
décidera, pour
quelle raison on n'en sait rien, que le fabricant qui dégage toute responsabilité du vaccin, leur dit une troisième dose, une quatrième dose, une cinquième dose. Sinon, vous ne pouvez plus sortir au magasin, vous ne pouvez plus aller en terrasse de café, vous ne pouvez plus aller dans un centre commercial, vous ne pouvez plus aller à l'hôpital, dans une pharmacie, dans un centre commercial. Mais est-ce que vous réalisez ce qui va se produire
?
Mais alors, qu'est-ce que l'on fait face à cette crise qui est... Là, c'est la première fois que les gouvernements doivent aussi faire face à une crise sanitaire qui est mondiale. Qu'est-ce qu'on fait alors dans ce cas-là ? On
utilise
toute la palette de solutions que je propose. J'ai été le premier
à
proposer le port du masque, j'ai été le premier à proposer les tests, le séquençage, l'augmentation des lits, alors que le gouvernement réduit les lits de réanimation, le contrôle des frontières qui n'est pas assuré correctement. D'ailleurs, les variants ne viennent pas des non-vaccinés en France. Il vient d'un problème de contrôle des frontières. Israël, qui est souvent cité en modèle, contrôle très bien ses frontières, mais a supprimé le pass sanitaire à l'intérieur. Les soins précoces, enfin, enfin l'Institut Pasteur, le nouvel observateur des journaux, disent que j'avais raison sur l'Ivermectine, qui est bien mieux que le Doliprane et qui permettrait de sauver des vies.
Bref, une palette.
Il n
'y
a pas de médicaments pour soigner
le Covid. Mais si, et heureusement, des milliers de médecins
les prescrivent. Et heureusement, en un mot, le vaccin pour les personnes fragiles, moi je ne suis pas dans un esprit de système. Je suis, pour le bon sens, le vaccin est un acte individuel, avec son médecin traitant. Il y
a
un bénéfice, un risque. Quand on a le risque
de
mourir du Covid pour les personnes âgées ou en comorbidité, je vous rappelle que 93%, 93% représentent des personnes de plus de 65 ans et 65% en comorbidité. Le vaccin peut être utile, mais en revanche, obliger
à
la vaccination des adolescents
est
une honte absolue
pour notre société. Il y a une obligation pour l
'instant,
je suis bien d'accord. Mais
attendez, les mesures, le président de la République l'a dit lui-même, il a dit, je vais supprimer vos libertés pour vous obliger à vous vacciner.
C'est anticonstitutionnel.
Alors on a bien compris,
Nicolas Dupont-Aignan, votre point de vue.
Je
voulais juste revenir sur un point, parce que pour les téléspectateurs, l'ivermectine, c'est cette molécule commercialisée comme traitement antiparasitaire et notamment qui est prometteuse. Les résultats d'une étude sont prometteurs.
Je vous remercie de le dire. Non, mais c'est ce que
révèle
l
'Institut Pasteur, qui pourrait limiter l'inflammation des voies respiratoires. Mais ça ne montre pas d'effet sur la réplication virale. Donc c'est prometteur, mais on n
'en
est pas à quelque chose. Et ça a été fait sur un modèle animal sur le hamster. Mais ce qui est extraordinaire, c'est quand même intéressant,
c
'est que les vaccins qui sont en phase d'études, qui sont sous autorisation conditionnelle, et c'est d'ailleurs pourquoi le président de la République ne peut pas les rendre obligatoires, et qu'il utilise des moyens pervers de
privation de liberté. C'est la solution la plus efficace aujourd'hui. Mais vous n'en savez rien. En tout cas,
il y a
plusieurs solutions. Et ce que j'ai
toujours demandé,
toujours
demandé du bon sens, c'est qu'on fasse comme dans beaucoup de pays, on additionne des armes contre le Covid, plutôt que de faire une stratégie autoritaire, contre-productive, du tout vaccinal, qui met au banc quand même,
excusez
du peu, 30 millions de nos concitoyens au 1er août. 30 millions de nos concitoyens vont voir leur liberté réduite de manière scandaleuse.
Donc je voudrais quand même, Nicolas, réaliser ce qui se passe. –
Il
faut
rembourser jusqu'à l'automne les tests.
– Non, mais attendez, excusez-moi. – Parce que
le pass sanitaire ne veut pas dire que le vaccin.
On est bien d'accord.
– Est-ce que vous trouvez normal qu'on ne puisse plus aller à la terrasse d'un café, où il n
'y
a aucun risque sanitaire, puisqu'on est à l'extérieur, sans présenter un QR code
pour
30 millions de Français au 1er août. Est-ce que vous trouvez normal qu'on ne puisse plus monter dans un train ? Alors qu
'on
m'explique, on entasse les gens dans des trains, on nous a expliqué qu'avec un mât, ça allait. Mais, excusez-moi, dans le métro,
on
pourrait y aller sans pass sanitaire, mais pas dans le train. Tout ça montre bien que le seul objectif, le seul, c'est d'obliger la vaccination contre toutes les règles européennes, contre tout le bon sens. Alors, est-ce qu'il faudra partir aux États-Unis, dans d'autres pays ? En Allemagne, Mme Merkel l'a dit, Mme Merkel a adressé un sévère tacle au président Macron en disant qu'une autorité ne pouvait pas se déjuger, puisqu'il avait dit exactement l'inverse.
Est-ce qu'il va falloir partir en Allemagne pour vivre ?
Pas de vaccination obligatoire pour les soignants,
dit
la chancelière. Tout à fait. Vous parliez d'Emmanuel Macron
et
de ses vidéos. Quand je vous ai écouté, dans les deux vidéos que vous avez postées, je vous cite, vous parlez d'un président apprenti dictateur, médiocre, pervers, narcissique, un homme seul qui manipule l'opinion française, un président d'opérette, un savant fou, un regard était celui d'un fou lorsqu'il s'est adressé à la télévision. Nicolas Dupont-Aignan, est-ce qu'on n
'a
pas perdu, est
-ce
qu'on n
'a
pas perdu un peu le sens des mots
?
Je n
'ai
pas perdu le sens des mots. Ce qu'a fait Emmanuel Macron lundi soir est extrêmement grave.
Et
je veux appeler l'attention des Français. Vous savez, beaucoup de Français m'arrêtent dans la rue et me disent, on est inquiet. Cet homme est dangereux. Je le sais depuis longtemps qu'il est dangereux.
Et
je pèse mes mots. Il est dangereux. Et je dis à tous les Français qui m'écoutent, écrivez à tous les parlementaires, écrivez aux députés, il faut bloquer cette décision. Cela n'a rien à voir avec la lutte contre le Covid. Augmentons le nombre de lits au lieu de les fermer. Organisons les soins. Séquençons le virus parce que vous aurez d'autres variants. Et il faut prendre garde. Supprimons les brevets. Alors là, ce serait une belle preuve de générosité. Supprimons les brevets sur les vaccins pour pouvoir fabriquer des vaccins pour les personnes fragiles du monde entier qui risquent la mort. Parce que le variant, vous pouvez vacciner 100% de la population française
si
en Afrique,
les
personnes fragiles ne sont pas protégées soit par des soins, soit par le vaccin, par une palette. Vous aurez des retours de variants. Donc ce que je demande, c'est qu'on arrête de manipuler les Français
par
la peur, la panique. Est
-ce
que quand vous utilisez des mots comme dictature ou certains, Florian Philippot, d'apartheid, on n'est pas dans une outrance et dans une banalisation justement de l'outrance et on pourrait parler tout calmement ou je dirais sereinement
de ces positions. Mais j'en parle très calmement. Sans
utiliser des mots... Mais quand un président de la République se met hors des institutions
et
propose des mesures
qui
font honte à toute l'Europe, Mme Merkel a désavoué solennellement le président Macron. Alors, j'aimerais que les Français réfléchissent. Et quand j'écoute les télévisions, les radios, que je vois cette espèce de folie, hystérie générale. On a
entendu ce matin les
antipas sanitaires sur notre antenne.
Je
vous en remercie. La parole est donnée à tout le monde. Justement, vous parlez...
Pas de manière très
équilibrée,
je
ne
parle
pas de chez vous. de votre rôle de parlementaire,
de
député. Vous penchez sur cet avant-projet de loi qui arrive sur la table du Conseil des ministres en début de semaine et notamment des sanctions. 45 000 euros, un an de prison pour les entreprises qui manquaient aux futures obligations de contrôle. Vous dites quoi ?
Alors là aussi, un autre aspect. J'estime qu'un président de la République doit rassembler.
Il
y a des défis.
Il
y a une épidémie grave. Madame a raison. Ce n'est pas facile. Je n
'ai
jamais dit que c'était facile. Le rôle d'un président, c'est de rassembler les Français. Là, il les divise. Et il veut faire jouer le rôle de policier
à
des restaurateurs.
On
n'a pas vu ça depuis une triste période. C'est-à-dire qu'il est en train de dresser tous les Français les uns contre les autres. Les restaurateurs ont beaucoup souffert. Les restaurateurs ne veulent pas jouer ce rôle. Ils n'ont pas à jouer ce rôle. Et je remarque d'ailleurs que quand on a discuté à l'Assemblée nationale de la sortie des terroristes islamistes de prison, je ne
sais
pas si vous vous souvenez, le Conseil constitutionnel a annulé des dispositions qui étaient moins sévères que ce que veut faire le président de la République pour 30 millions de
Français. Donc vous
misez tout sur le Conseil constitutionnel
?
Je mise tout sur les parlementaires parce que chaque député sera face à sa conscience devant les Français. Et j'invite les Français à leur téléphoner, à aller les voir. Et puis le Conseil constitutionnel, le bon sens des Français, parce que je vais vous dire, ce pass est inapplicable. Et j'espère que les Français le boycotteront totalement si par malheur, il était adopté.
Vous
parlez de rassemblement, mais quand vous utilisez les mots que vous pouvez utiliser, les éléments de langage sont quand même là. Dictature, vous supportez, vous dites, voilà, les manifestations hier, anti-pass sanitaire, c
'est très bien. Est-ce que ce n'est
pas un discours là aussi, tout de même, qui divise les Français ? Et cette fracture qui est en train de se dessiner entre les vaccinés et les anti-vaccinés, est-ce que là aussi, il ne faut pas être en unité, en union pour lutter contre le virus ?
Là,
en tout cas, on a l'impression d'un discours de fracture, tout de même.
Le discours de fracture, c'est le président de la République qui l'a tenu. On n'a jamais vu un président de la République interdit de circuler,
d'aller dans une pharmacie de 30 millions. Les Français ont leur
avis entre ceux qui ne sont pas favorables ou qui ne le
sont au pass sanitaire. Maintenant, on divise les Français un petit peu comme ça. Non, mais
attendez, c'est le gouvernement qui divise, puisqu'il interdit à une catégorie de Français qui représente presque la moitié des Français. Il les prive de leur liberté.
Il
crée une discrimination. Il oblige les employeurs à découvrir les secrets médicaux.
C
'est une atteinte totale à tout notre modèle civilisationnel. Il y
a
un très bon article, ce n
'est
pas que de moi, de M. Bellamy et de Loïc Hervé qui, je crois, est vice-président des centristes dans le Figaro d'aujourd'hui. François-Xavier Bellamy, des réponses. Une remise en cause profonde et inédite de notre modèle de société.
Face à une crise inédite, vous le dites vous-même.
Mais est-ce que, face à une crise inédite, on abdique nos libertés
? Est
-ce qu'on met un tampon sur la tête de quelqu'un
?
Est-ce que vous réalisez ce qui est en train de se produire ? Et je vous le dis, on peut lutter contre la crise sanitaire sans aller jusque-là. Vous savez, la première des choses à faire, c'est de protéger les gens les plus fragiles qui risquent, oui, pour le Covid. Par exemple, les personnes obèses. Est-ce qu'il
y a
une stratégie de santé publique sur les personnes obèses ? Non.
Non, ils n'en ont rien à faire. Est-ce que la protection, Nicolas Dupont-Aignan, ça peut passer aussi par le maintien, en isolement de toute personne positive au Covid sous dix jours avec des contrôles qui seront effectués ?
Le maintien en isolement, je l'ai toujours
réclamé, mais il doit être accompagné intelligemment. Pourquoi ? Parce que si vous prenez des mesures trop répressives, qu'est-ce qui va se passer ? Surtout si vous supprimez le remboursement des tests comme ils veulent le faire au mois d'octobre. Les gens vont dissimuler leur maladie.
Ce
que je voudrais vous faire comprendre, et depuis le début, je n'ai pas changé de discours, on ne luttera correctement contre le Covid et Mme Merkel, pour une fois, elle a très bien dit que par la confiance, que par l'adhésion, ce n
'est
pas en tapant sur la tête des Français que vous allez y arriver, c'est au contraire en leur faisant prendre conscience que s'ils sont positifs, il faut s'isoler et en leur donnant des moyens. Et j'avais proposé que des hôtels puissent être mis à
disposition puisqu'ils
étaient vides pour aider les familles. Donc, encore une fois, le rôle d'un président, c'est un, de ne pas jouer sur la peur et la panique, c'est de rassembler, c'est d'avoir une palette de solutions et c'est ce que j'en propose. Vous êtes toujours candidat à la présidentielle, Nicolas ? Plus que jamais, dans ce climat délétère, inquiétant, face à un président dangereux, oui, je suis plus
que
jamais candidat. Vous avez vu que vous avez rejoint sur cette liste des prétendants à 2022, Florian Philippot hier, on parle d'Éric Zemmour, il y a Marine Le Pen qui était une des premières à s'être déclarée aussi. Est-ce que vous ne
voyez
pas le gâteau, on va dire, de ceux qu'on appelle peut-être les souverainistes ou les patriotes et embouteillages ? Et
oui,
et c'est pourquoi d'ailleurs, en janvier dernier, ça fait bien longtemps maintenant, j'avais proposé une grande primaire ouverte, ouverte aussi à des républicains patriotes puisqu'il
y a
une coupure, vous le voyez bien,
aux
républicains entre ceux qui veulent aller assez
effrayant. La droite-elle
-centre va organiser sa primaire.
Oui, enfin encore que ce n
'est
pas fait. Mais j'avais dit qu'il pouvait y avoir une très belle primaire ouverte des souverainistes, des patriotes,
des
gaullistes, des gaullistes qui restent aux républicains, quelques-uns qui sauvent l'honneur. Et je pense que c'est la seule solution, les écologistes le font. Je ne
vois
pas pourquoi on n'aurait pas pu le faire. Maintenant, on verra, je l'espère. Je crois qu'en ce moment, il faut l'union à tout prix parce que vraiment,
on
peut changer de système et je ne le veux pas pour mon pays. Est-ce qu'une candidature d'Éric Zemmour vous inquiète ? Pas du tout. Vous savez, je suis attaché à ma liberté
et
donc Éric Zemmour a le droit de se présenter. J'aimerais qu
'on
participe à une primaire. Je pense que ça aurait un grand succès, Marine Le Pen, Éric Zemmour, moi-même, Philippot, pourquoi pas un bel ami, un Aubert,
un Retaillot. Tous ensemble,
discuter, échanger. Comme
font les écologistes.
Et les Français seraient très intéressés et choisiraient le meilleur.
Reste à récolter
les 500 parrainages. Bien évidemment, il faut les 500 parrainages. Je doute que tout le monde les ait. En tout cas, je serai candidat. Je peux vous l'assurer. Sur un projet, parce qu'il ne s'agit pas simplement d'étiquettes,
ce
n
'est
pas une course de petits chevaux. Ce que j'aimerais, c'est que les Français puissent débattre, et là, on compte sur vous, de vraies propositions. Qu'est-ce qu'on fait ? Parce que là, on parle du Covid, du Covid, du Covid, du variant Delta. Il y aura d'autres variants. Qu'est-ce qui est important aussi ? Les délocalisations, notre agriculture, de nos industries, du monde rural.
Oui, mais ça n'en parle plus. L
'éducation,
l
'école. Nous sommes bien d'accord, Nicolas Dupont-Aignan. Il nous reste deux petites minutes. Deux dernières questions, rapidement, Nicolas Dupont-Aignan. Le garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, qui sera demain entendu et convoqué par les juges. Certainement mis en examen, c'est ce qu'on nous dit. Soutenu par le président de la République. Vous trouvez normal qu'en cas de mise en examen, il reste au
gouvernement
? Vous savez, je ne vais pas changer de méthode. Je ne me suis jamais prononcé sur les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy, d'autres, parce que j'estime que je n'ai pas les informations. Donc, je ne
vais
pas commencer. Vous savez que je conteste totalement la politique du garde des Sceaux. Pour autant, je ne
vais
pas tirer sur une ambulance parce qu'il est mis en examen ou qu'il le saurait. On verra. C'est à lui de
prendre ses responsabilités.
Et
un tout petit peu de dernière question.
Très,
très rapidement. Didier Lallement, le préfet de police de Paris qui est devenu commandeur de la Légion d'honneur. Vous applaudissez
? Non.
Ce n
'est
pas la conception que j'ai de l'autorité préfectorale.
Nicolas Dupont-Aignan