Marion Maréchal invitée de Pascal Praud sur CNEWS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 10h3, Mario Maréchal est avec nous. Merci d'abord d'être avec nous. Nous avons le droit à 15 minutes, figurez-vous en temps de parole.
Donc à partir du moment où on vous adressera la chass du plateau, non 15 minutes vraiment c'est 15 secondes en moins. [rires] Bon nous rappelle les titres. La réponse du ramasse au plan de paix pour Gaza présenté [musique] hier soir par Donald Trump est désormais attendu.
Le texte prévoit notamment la suspension par Israël de ses opérations militaires dans l'enclave palestinienne et le retour de tous les otages. Pas de censure du gouvernement par le rassemblement national, mais à certaines conditions, le budget devra comprendre des baisses d'impôts pour les classe moyenne et populaires, mais aussi des baisses de dépenses. C'est ce que déclare ce matin le député Narn Jean-Philippe Tangy qui précise ne pas y croire.
Et puis enfin, Nel nous a quitté mais il y a tout juste une semaine à l'âge de 87 ans, les obsèques de la légende du cinéma italien Claudia Cardinal se dérouleront cet après-midi à l'église Saint-Rooc de Paris. Un hommage religieux dont la plus stricte intimité familiale est également prévue demain. [musique] À Nemmour en Saint etmar, Noël résidé.
Merci beaucoup. Bonjour Mario Maréchal. Cet été, vous avez failli mourir dans un accident de voiture très important où vous dites que vous êtes une miraculé.
Oui. Un ange gardien d'élite justement. Bon, est-ce que ça a changé votre vie ?
Ça change indéblement le rapport aux autres et à la vie. C'est vrai quand on parle des secondes qui s'étirent, vous savez, sous la pression de l'adrénaline, je pense le quart de seconde avant de se prendre une voiture à 100 km/h en face, on voit littéralement sa vie défilé. se voit mourir.
Alors, je sais pas comment les gens gèrent ça. Peut-être derrière les gens ont-ils des pulsions niilistes. Ça a pas été mon cas.
Je suis dit bon Marion, tu as la chance d'avoir quelques années en plus, essaie d'en faire quelque chose d'utile ou de plus utile encore. Mais c'est un choc frontal. Choc frontal, oui, choc en fait, la personne a dévié de sa voix et nous a rentré dedans directement.
Donc la voiture est en charpie et nous non. Donc voilà, ma fille devait être dans la voiture. Nous avons changé les plans la veille au soir.
Donc bon, j'en suis d'autant plus reconnaissante. H parce que votre fille aurait été évidemment à l'arrière. votre fille qui est très jeune.
Vu la violence du choc, je pense qu'à 3 ans oui, ça aurait pu ça aurait pu mal finir. Et si je dois même vous faire une confidence, bon qui est pas très légal, j'espère qu'on m'en tiendra par rigueur, mais j'avais pris la mauvaise habitude dans le sud de l'Italie de pas mettre ma ceinture de sécurité et je vous assure que c'est vrai. On roule, il est 8h du matin et à un moment donné, j'ai une mcé une petite intuition qui me dit "Allez Marion, mets ta ceinture, on sait jamais." Bon, mécaniquement, je la mets une minute après, on s'est pris la voiture.
Donc, si vous voulez, je suis sortie de là en disant bon, il [rires] a pas coché toutes les cases. Donc fait voilà, fais quelque chose de bien. Et c'est vrai qu'on apprend à réapprécier même les les petites choses les plus évidentes et les plus simples et ça recentre sur l'essentiel, c'est évident.
Mais pardonner peut-être cette question intime. Vous êtes croyante ? Je suis croyante bien évidemment et je dois dire que j'ai Ouais. là encore l'intuition que probablement tout ça n'est pas n'est pas sans hasard et le lendemain de l'Assomption peut-être voilà la Sainte Vierge est-elle passée par là ?
C'était le 16 août. C'était le 16 août tout à fait. Alors il y a beaucoup de gens qui vous écoutent et à l'instant et puis ils se disent "Mais elle est où Marion Maréchal ?" Parce qu'elle n'est plus au Rassemblement national, elle n'est plus à Reconquête.
Elle a quitté Reconquête. Alors ils savent évidemment votre identité euh politique ou culturelle mais euh ils se disent "ça s'incarne dans quoi ? Et euh vous avez créé ce parti identité liberté.
Je pense que euh parmi ceux qui nous écoutent, personne ne sait quel est ce parti, combien comment il fonctionne, combien il y a d'adhérents, qui est vous êtes présidente. Je vais vous répondre absolument. Alors déjà, petite précision, pardonnez-moi, je n'ai pas quitté Reconquête, j'ai été exclu de Reconquête. h exclu moi Guillaume Peltier, Nicolas Belle, Laurence Strochu, les quatre eurodéputés à peine élus sur 5 par Éric Zemour pour une divergence politique, je veux pas m'y attarder, qui tenait à la manière de se comporter vis-à-vis de la coalition Eren Sioti aux dernières législatives.
Passons au lendemain de cela. Donc j'ai eu évidemment un immense sentiment de gâchi, je vais pas vous mentir, mais néanmoins, j'ai repris mon bâton de pèlerin pour continuer de défendre ce que j'ai toujours défendu, que je défendais déjà quand j'étais député du Front National avant de quitter la vie politique pendant 5 ans pour créer l'ICEP qui était finalement cette ligne, elle est simplement identitaire, libérale, conservatrice et surtout cette idée dont je ne me suis pas départi qui est celle de la coalition des droites. Et je remercie d'ailleurs à ce titre Georgia Méloni qui est intervenu en vidéo, vous en avez certainement entendu parler lors de notre événement de rentrée, expliquant au français voyez aujourd'hui mon succès, c'est d'abord le succès d'une méthode du gouvernement.
C'est le succès d'un rassemblement très large qui va du centre droit jusqu'à la droite nationale. Et donc, j'invite les français à tirer les leçons de ce succès parce que j'ai besoin à mes côtés en 2027 au Conseil européen d'avoir une force qu'elle appelle conservatrice de droite en France. Et donc j'espère que cet appel sera entendu par l'ensemble bah des visages de la droite au moment où Mélonie est érigée en modèle pour sa fermeté migratoire pour ses résultats économique et j'en suis heureuse en tout cas c'est la mission que je me donne avec identité liberté jusqu'en 2027 ça c'est évident mais alors vous avez des échanges avec qui ?
J'ai des échanges en fait avec tous les pans d'ailleurs de la droite. Je vais même vous dire au Parlement européen, cette coalition des droites, nous la faisons parce que moi j'appartiens à un groupe qui s'appelle les conservateurs et réformiste européens qui est le même d'ailleurs que les Italiens de Fratellite d'Italia et qui aujourd'hui régulièrement construisent des majorités avec le groupe de centre droit appelé PPE où se trouve François Xavier Bellami et LR et qui discutent de fait avec le groupe du rassure. France oui mais excusez-moi mais symboliquement c'est très puissant.
Ça veut dire qu'au Parlement européen, grâce à la la position pivot que nous avons, nous arrivons à contrarier la traditionnelle alliance qui est officiellement celle de Verle qui a du centre droit jusqu'à la gauche. Aujourd'hui, régulièrement, nous faisons tomber des textes, nous détricotons le Green Deal, nous nous permettons d'avoir des textes plus fermes sur l'immigration grâce à cette coalition des droites. Donc si ça marche au Parlement européen, si nous sommes capables de travailler du RN jusqu'au LR, on va essayer de tirer ce modèle jusqu'ici.
Oui. Mais alors, vous êtes fâché, vous êtes fâché avec Eric Zbour, j'imagine il y a plus de contact aujourd'hui. Écoutez, je vais vous dire, moi je fais la part des choses entre le personnel et le politique.
Je l'ai dit d'ailleurs lors de mon discours de rentrée. Si le prix à payer pour que mes filles ne finissent pas voiler dans 10 ou 15 ans, c'est de travailler avec des gens qui ont pu être des concurrents d'hi, des gens avec qui je suis pas d'accord surtout, des gens avec qui personnellement c'est parfois compliqué, je paye ce prix 1000 fois. Donc ça ne me le fait qu'il y ait pu y avoir ce cette exclusion de reconquête, cette différence divergence politique ne m'empêche absolument pas de dire que dans cette coalition évidemment Reconquête doit en faire partie. au même titre que leur invoqué Bruno Rotaillot, au même titre que évidemment Jordan Bardella et Marine Le Pen que Nicolas euh euh Dupont Aignant euh et d'autres et même je vais pousser la provocation jusqu'à je considère peut-être une partie d'horizon.
Je dis bien une partie pas grand chose à faire avec Nathalie l'oiseau mais enfin euh une femme comme Christelle Moranet par exemple qui est président des pays de la Loire qui a baissé ses dépenses de 100 millions d'euros qui s'est attaqué aux subventions de la gauche culturelle. On a rien à dire on a on a rien pour se mettre autour. Le problème, ils veulent pas les LR, ils veulent pas de vous, ils veulent pas, ils veulent pas du RN, ils veulent pas de reconquête et là-dessus, ils sont inflexibles.
Euh, moi je je pense et pourquoi vous n'êtes pas pourquoi vous n'êtes pas retourné au RN ? Parce qu'il y a un lien évidemment familial qu'on connaît avec Marine Le Pen, lien très fort. Vous n'êtes pas retourné pour des raisons de programme parce que vous êtes plus libéral, plus à droite économiquement que Marine Le Pen ou vous n'êtes pas retourné pour des raisons personnelles ?
Euh non, moi vous savez, j'ai quitté le le Front National à l'époque en 2017. J'étais euh on va dire députée sortante mais qui était plus à droite. Jean-Marie Le Pen était plus libéral que euh F.
Je quitte à ce moment-là la vie politique parce que j'ai des différences idéologiques. Ça vous aura pas échappé sur les questions économiques, sur les sujets de société euh euh notamment et des divergences stratégiques, la coalition des droites en faisant partie. Et je vous le dis avec d'autant plus d'humilité, quel est le déclic pour moi ?
C'est 2015. Je suis présidente du conseil, je suis présidente du conseil régional, n'importe quoi. Je suis candidate aux élections régionales, mais j'ai failli être présidente de fait.
C'est ça ma leçon, c'est que je fais un très bon score au premier tour avec ma liste. On fait 42 %. On a plus de 13 points d'avance sur Christian Estrosie.
C'est imperdable et on perd au second tour. Alors on perd glorieusement, OK, on perd à 47 % mais enfin à la fin on perd parce que précisément on n pas d'alliance, on n pas d'alliés et on n pas de réserve de voie. Et moi à partir de là, bah je me dis en fait à un moment donné c'est bien d'avoir les bonnes idées mais si on donne pas les moyens de la victoire, j'ai l'impression d'emmener les Français dans une impasse.
Et c'est pour ça aujourd'hui je ne suis pas au rassemblement national. Je suis allié du rassemblement national. J'ai trois députés qui siègent sont apparentés à ce groupe, mais je considère que c'est justement dans nos complémentarités qu'on arrivera à faire 50 + 1 parce que aucun parti politique ne peut gagner.
En tout cas, les choses changent. Vous avez vu ce matin Roger Carucci sans doute ce qu'il a dit. J'ai vu et c'est très important puisque très important à droite en tout cas puisqu'on va revoir ce qu'a dit Roger Carucci.
C'est la première fois me semble-t-il qu'un homme de sa stature François Xavier Bamil l'avait dit aussi. Il l'avait dit au micro d'Europain, il s'était fait taper sur les doigts et après il avait un peu reculé. Il avait dit ce que moi je pense pour tout vous dire que 90 % des gens de droite sont alignés sur la position euh de euh Roger Carucci.
Vo bah ça a testé dans les sondages hein. Oui. Bon alors et c'est pour ça d'ailleurs que l'Édouard Philippe vont avoir un souci.
C'est pour ça que euh ceux qui ne choisissent pas auront un souci. Et c'est pour ça qu'Edouard Philippe à mon avis perdre 10 points c'est que les gens se disent attention c'est un homme de droite mais qui ne choisit pas entre LFI et RN. Tous les gens de droite ils choisissent entre LFI et et RN. simplement comment cette coalition vous pouvez l'imaginer puisque personne n'en veut.
Marine Le Pen n'en veut pas, les n'en veulent pas, Éric Zemour la demande mais il est tout seul. En fait, il y a que il y a que les micros micros parties puisque il avait fait 7 % au à dernière présidentielle, mais ceux qui sont en bas, les les plus faibles demandent cette alliance. Je je rejoins votre diagnostic.
Je pense que laisation de la gauche va forcer l'ensemble des familles de droite à distinguer l'allié potentiel de l'adversaire existentiel. Et vous l'avez noté vous-même avec la déclaration de monsieur Carucci, mais il n'y a pas seulement ce signal. Il y en a d'autres des signaux qui nous font dire qu'on avance.
La pétition de Philippe de Villier à certains égards est une démonstration de succès de coalition des droites. On a Laurent Voquet qui signe. On a Éric Zbourg.
On a moi-même évidemment une partie du Rassemblement national Nicolas Dupontignon sur un sujet qui est aujourd'hui un sujet fédérateur. Je note que dans la campagne interne à la fois Bruno Retaillot et Laurent Vquet ont expliqué que d'oren avant le seul cordon sanitaire acceptable était face à l'extrême gauche. Donc des victoires quand je vois aujourd'hui l'ensemble de ces droits érigé Georgia Meloni en modèle j'y reviens une fois de plus.
George Melody, elle vient quand même pas nulle part et une et elle gouverne avec cette coalition des droites. Donc moi je je vois des victoires petit à petit s'engranger et je vais vous dire moi je suis optimiste. Il reste 2 ans, c'est à la fois long et court.
Je pense que nous y arriverons. Il est 10h14. Euh comment vous interprétez le jugement qui frappe Nicolas Sarkozy ?
Ah ben je suis euh évidemment extrêmement euh choqué par la mécanique qui s'est mis en place, que j'appelle moi l'association des malfaisants qu'on retrouve dans l'affaire Fillon, dans l'affaire Marine Le Pen, c'est-à-dire Média Part, PNF, juge rouge. Mais je vais prendre un angle un peu différent. On a beaucoup parlé de l'affaire SarkoZi.
Il y a deux choses qui pour moi sont la démonstration que il y a un manque d'impartialité et une volonté d'humilier. Nicolas Sarkozi, il a pas été seulement condamné avec exécution provisoire de la prison. Il a été privé de ses droits civiques, donc du droit de vote.
Je rappelle que dans ce pays, même les pédophiles ont encore le droit de vote. Et la deuxième chose qui m'a extrêmement choqué dont on a peu parlé, il est privé de ses droits familiaux. Il est privé de son autorité parentale vis-à-vis de sa fille de 13 ans.
Est-ce qu'on peut m'expliquer le lien avec cette affaire ? Voyez, rien que sans rentrer sur le reste, c'est le c'est mécanique, c'est l'application de la loi à partir du moment où il est condamné pour association de malfaiteurs, c'est sont des des condamnations annexes, connexes. Bah, excusez-moi.
Ben donc ça aurait ça aurait dû être pris en madame, moi je je n'aimais pas le jugement de valeur. Je je réponds simpement à votre observation en disant que c'est Nordal leandais pou peut avoir un enfant en prison et voir son fils. Mais Nicolas Sarkoi aussi.
Non, si il est privé de ça n'empêche pas de procréer. On n'empêche pas de procréer. Heureusement pouvait voir son fils.
Il pouvait voir son enfant Nord. Le fait des droits civiques civilis et de famille ne lui interdit pas de voir sa fille. Attendez, on se calme, on se calme.
Ça veut dire qu'effectivement il est privé de ses droits euh de ce qu'on appelait dans le temps l'autorité parentale. Voilà. C'est mais c'est c'est pas il il est pas interdit de voir son enfant, d'élever son enfant, de vivre avec son enfant si ce n'est que Mais comprenez bien que symboliquement [rires] c'est quand même viol la différence entre nous deux, c'est que moi je ne suis pas législateur.
Voilà, je ne vote pas la loi, je je la commente et j'essaie de effectivement de derrière la disproportion. Bon, sur ce sujet, écoutez Lor Becko qui est procureur de Paris, qui a pris la parole comme hier le procureur du PNF et qui a parlé de harcèlement des juges. Moi, je je partage pas l'isame Bécou, c'est qu'on a le droit de commenter une décision de justice.
Écoutons madame Bécou. mais ce qui se passe très exactement, c'est je dirais un déchaînement haineux sur principalement sur les réseaux sociaux derrière lesquels semble-t-il un certain nombre de personnes se tentent de se dissimuler derrière des pseudos. Je tiens simplement à dire que tout ça tente de se dissimuler, dites-vous.
C'est une fable. L'anonymat des réseaux sociaux n'existe pas. On les retrouvera.
Aujourd'hui, euh nous avons ouvert euh une enquête sur 24 types de propos haineux. Les réactions haineuses qui vilipendent les magistrats et là, ce sont pour moi euh le spectre zéro de la pensée. C'est une faillite de l'esprit critique.
C'est véritablement quelque chose, un comportement innominieux. Moi, je ne vais pas ici défendre Prodomo l'institution judiciaire, mais simplement puisque vous m'en donnez l'opportunité euh dire à nos concitoyens, intéressez-vous à votre justice. Nous demandons que ça.
Bon, elle est sur une ligne différente hein, je trouve de celle du procureur hier parce qu'elle cible les réseaux sociaux mais elle ne cible pas le débat médiatique. Elle a elle a absolument totalement raison. Évidemment, c'est bon, il y a pas un mot à retirer ou ajouter à ce qu'elle vient dire. simplement moi je je c'est un séisme qui vient de se produire dans notre pays, non seulement un séisme juridique mais ou judiciaire mais un séisme politique effectivement international.
Bon, moi je je j'aurais aimé que l'institution judiciaire, peu importe par qui elle est incarnée, prenne la parole et explique parce que finalement personne n'y comprend rien. Il est c'est ce qu'a fait le procureur d'ailleurs. On a on a un jug Non non non, on n' pas commenté, on n' pas expliqué.
La justice n'explique pas les décisions et les gens n'y comprennent rien. On a laissé les commentateurs sur les plateaux de télévision, les les éditorialistes, commentaient cette décision avec la subjectivité qui est la leure. Or en fait, la justice, je le rappelle, dans ce pays et dans tous les états de droit est rendu au nom du peuple français, c'est-à-dire chacun de nous.
Donc, je considère que l'institution judiciaire, ce qui est inhabituel, j'en conviens, mais la situation n'est-elle pas elle tout à fait exceptionnelle et inhabituelle ? Moi, j'aurais aimé qu'au plus haut niveau et peut-être le ministre de la justice lui-même parce que moi j'ai j'ai d'ailleurs j'en profite pour dire que je pense que le ministre de la justice alors là il est démissionnaire, c'est doit être un homme un personnage du gouvernement à part. Moi, je je j'appelle de mes vœux que ça soit une personnalité neutre non politicienne qui appartiennent à un gouvernement.
Moi, je il y avait une proposition qui avait été faite jadis que le lors de la nomination du ministre de la justice qu'il soit que son nom soit proposé au Parlement par exemple euh aussi bien au Sénat qu'à l'Assemblée nationale pour que ça soit une personnalité qui ne se mêle pas de la vie politique au quotidien. Ce qui s'agissant du garde des sauts actuels a été un petit peu compliqué. Il s'agissant de Nicolas exemple une personnalité comme je referme la parenthèse.
Je non non je referme la parenthèse. Je referme la parenthèse en en disant que je pense qu'on aurait gagné à expliquer. On n'y comprend rien.
Il y a 500 pages 600 pages de de de Non, bah vous vous avez compris vous la motivation profonde pour lesquelle il faut que Nicolas Sarkozy soit mis hors du champ de nuire à la société. Tout le monde l'a compris. Et ben pas moi.
Tout le monde l'a compris. Mario Mar compris. Ben pas moi.
Oui. Non mais ça c'est une interprétation subjective politique. Ce qui est son métier, c'est son rôle.
Mais mais je veux dire que pour les gens qui veulent comprendre tout simplement en dehors de toute idée politicienne de de moi je considère que cette exécution provisoire est tout simplement incompréhensible. Je l'ai dit sur les réseaux sociaux. sans critiquer le fond de la décision, je considère qu'elle est incompréhensible.
Voilà. Et pour l'homme de la rue, elle l' et je suis l'homme de la rue. Là, nous sommes euh vous vous expliquez à juste titre que la justice doit finalement rattraper à postériori cette suspicion de partialité qui euh en tâche, si je peux dire, le l'efficacité du jugement.
Mais enfin, la meilleure solution était peut-être a priori, c'est-à-dire qu'il aurait été beaucoup plus simple, excusez-moi, que en l'occurrence la magistrate qui a participé au jugement et qui on ça a été largement révélé par le passé a pris des positions politiques contre Nicolas Sarkozi se déporte dès le début de l'affaire. Pourquoi en fait à partir du moment où cette affaire a été activée, a-t-on accepté qu'il y ait euh une femme qui soit au sein du parquet national financier également cadre du syndicat de la magistrature avec tout ce que ça implique évidemment de suspicion qui d'ailleurs a idéalement été euh comment dire associé à l'affaire de Marine Le Pen. Pourquoi a-ton accepté qu'un des officiers Attendez là là vous parlez de quelqu'un, je pense que les gens ils savent pas de qui vous parlez parce qu'en fait il y a deux je vais parler de deux magistrats différents.
Il y a celle qui va juge et qui en l'occurrence a manifesté contre Nicolas et a pris position qui aurait pu se déorter par et vous parlez d'une autre personne. la première fois que j'entends cela. Voilà.
Et l'autre l'une des autres magistrates qui là pour le coup a fait partie de l'enquête au sein du parquet national financier qui est les cadres du syndicat de la magistrature qui a d'ailleurs été associé à l'affaire également de Marine Le Pen et au sein même du PNF, il a été révélé qu'un des officiers de police judiciaire a liké un certain nombre de publication de médiia part. Donc je veux dire le meilleur moyen dans ce cas-là si on avait voulu éviter toutes ces polémiques et ces suspicions euh veut dire de partialité ça aurait été dès le départ de faire en sorte que la petite équipe qui globalement est la même Marine Le Pen j'ai pas le détail en tout cas ce qui est sûr c'est que ça aurait évité euh ce genre de problème et ça aurait pu être fait a priori et ça n'a pas été fait et c'est là où ça devient étrange. Oui.
Non mais moi je fais semblant de le faire en plus. Non, mais moi je je alors je fais la différence entre le PNF et la présidente pour une raison simple, c'est que il y en a une qui est l'accusation qui n'est pas présumée être neutre je dirait ou impartial, c'est l'accusation au nom de la société, ce qui est pas rien quand même. Mais effectivement le le la présidente de de l'audience, c'est vrai que moi j'ai été je dire troublé c'est effectivement en apprenant qu'effectivement elle est aussi frontalement pris partie en participant à uneation ce qui est son droit le plus strict mais je suis assez d'accord avec vous sur le fait de dire que dans ce dans cette situation dit suivant la formule se déporter alin comprenez qu'on soit troublé bien avant ça à partir du moment où le PNF dit que Nicolas Sarkozy a passé C'est un pacte faustien avec Mohamad Kaddafi.
Je suis désolé qu'un juge que des juges disent pacte faustien. Faustien c'est dans le droit. Faustien c'est juridique.
Qui avait dit ça ? Qui avait dit ça ? Bah le PNF c'estàd que l'accusation c'était que Nicolas Sarkozi avait passé je cite au pacte faustien.
On termine avec vocabulaire comme la plupart des dirigeants européens au demeurant hein. En plus bon on termine. Je sais pas combien de temps il reste précisément.
Non non pardonnez-moi. Ouais Vincent. Oui, Kaddafi est allé à Berlin, Kaddafi est allé à Bruxelles, Kaddafi est allé à Rome.
Vous avez, on semble oublier un peu le contexte. Quand vous disiez qu'on ne comprend pas, parlez-moi, mais tout le monde entier a commenté cette affaire, ce jugement. Le monde entier a été choqué.
La France a eu honte. La France, non ce moment, elle a peur d'un jugement pareil, mais elle a honte. Et ce que je veux dire, c'est que tout le monde a commenté le jugement et personne ne l'a compris à l'étranger.
Et il y a pas de calcul politicien là-dedans. Per les gens, tous mes confrères qui ont regardé le jugement sont incapables de l'expliquer leur lecteur. Et ben voilà, vous dites la même chose que moi.
Bon, on termine avec Mario Maréchal. Marine Le Pen, cette élection, les les Français ont le sentiment qu'en 2017, l'élection n'a pas eu lieu ou en tout cas elle a été faussée. Pour reprendre effectivement votre démonstration avec François Fillon, ils ont le sentiment qu'en 2022, elle n'a pas eu lieu, elle a été enjambée bon avec la guerre et en 2027, on leur dit que Marine Le Pen qui est en tête dans les sondages ne sera peut-être pas là et se prépare peut-être quelque chose contre Jordan Bardella. de fait en effet ils ont ouvert une une et sur Jordan Bardella ça sort pas comme si c'était sous le sous la table et qu'on attend de le sortir au bon moment donc ça commence à faire beaucoup peut-être et on attend toujours des nouvelles d'ailleurs de l'enquête sur les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon on attend toujours d'ailleurs que le PNF s'autosaisse des robes duor de Dan d'Annie Dalgot si vous voulez c'est ça qui est gênant en fait dans le depois de mesure je crois compte la fois dernière entre 26 et 27 ministres pardonnez-moi elle est restée dans l'enveloppe Mais d'accord, mais ça elle a 17000 € par an simplement.
Alors, elle achète ce qu'elle veut mais elle achète manifestement des robes d'or mais elle est restée dans l'enveloppe des frais de représentation. Oui, permettez-moi de vous dire que le PNF se saisit et ça sait s'autosaisir pour moins de ça quand quand ça l'intéresse. Donc non, non, il y a indéiablement un de poids un depoid de mesure qui est extrêmement gênant.
Et ce qui est sûr, c'est que moi je pense que Jordan Bardella probablement cette affaire sortira à dessin plus près l'élection. Voilà, je m'y attends maintenant indéiablement. fait partie de c et sur le fond sur la justice, est-ce que vous avez des réformes à imaginer ou à proposer ?
Par exemple, si vous étiez aux affaires, est-ce que le PNF disparaîtrait ou est-ce que vous feriez une grande réforme de la justice française ? que si on veut restaurer la confiance des citoyens à l'égard de la justice, il faut casser cette justement cette suspicion de politisation de la magistrature. Alors, on pourrait rentrer également sur la partie infrastructure et moyen et place de prison, mais j'ai pas m attardé, mais la question même de la manière aujourd'hui dont sont recrutés par exemple les magistrats où nous avons aujourd'hui la voie royale qui passe par l'école nationale de la magistrature.
On peut parler du contenu de cette formation, hein. Ça a été répété par beaucoup de magistrats qui en sont passés sur, on va dire, la dominante idéologique laissant entendre que la prison devait être l'absolu dernier recours et la dimension protection de la société qui passe toujours derrière l'idée première de la réinsertion du délinquant. Donc ça c'est une première chose mais moi je crois que l'une des solutions les plus pratiques et rapides serait d'élargir très largement le tour extérieur.
Il y a un tour extérieur qui existe mais qui n'est pas la voie royale. Je crois qu'il faut sociologiquement ouvrir les expériences de la magistrature, faire venir d'anciens commissaires bien davantage et faire venir par exemple d'ancien avocat de la défense, ce serait une manière à mon avis de changer le visage de notre et ben il est 10h26 et c'est 15 minutes qui vous étaient comment on dit imparti ce se termine. Mais c'est vrai que ça aussi ça fait partie euh des règles que nous avons.
En tout cas, je vous remercie. Euh j'entends effectivement que cet accident a pu changer votre vie comme il peut changer une vie, ce qui est bien normal et parfois on revient avec une énergie nouvelle et on peut voir les choses. On disait tout à l'heure et monous vivant avec Touil et c'est vrai que nos discussions parfois paraissent bien dérisoires lorsque tout s'arrête.
Charlotte Dornelas [rires] sûr. Ouais, Charlotte, je je ne sais pas quoi vous dire. Oui, mais mais si vous ne savez quoi pas quoi me dire, je sais que vous le direz bien quoi qu'il arrive.
Non, mais je veux dire, oui, c'est vrai que tout ce dont on vient de parler pendant 1 heure et demi, si on m'avait dit que je mourrais là dans une demi-heure, probablement je il y a certaines choses, je vous aurais dit bon ben c'est pas pass sur autre chose. C'est sûr [rires] évidemment. Non, mais je veux dire par la premi des choses.
Bon, ah si avec vous, pourquoi pas ? [rires] Est-ce que vous voulez qu'on parle de Claire Jéronymi parce que ça aussi ça fait tellement sens dans notre période. Madame Myfer Madame Myfer, vous allez voir Anne Cécile Myfer, elle dirige la fondation des femmes.
Vous allez voir le ton, la couleur de cette intervention euh pour ne pas voler au secours de Cler Jéronymie et surtout de d'expliquer qu'elle serait une porte-parole de l'extrême droite. Elle a été violée quand même, je le rappelle cette jeune femme. Elle était surtout une victime au procès de son violeur dans les deux jours qui viennent de s'écouler.
Mais exactement. Alors, voyez cette voyez cette séquence, voyez ce qu'elle dit et écoutez ce qu'a dit Marl Chiapa. Merci Mario.
Mar, merci à vous. Yeah.
Marion Maréchal