Congrès Hlm 2026 : discours de Vincent Jeanbrun, ministre du logement
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Chapitres
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- 3:41Invité politiqueFait
« la banlieue n'est pas le problème. Elle est la solution. »
- 5:07Invité politiqueFait
« Le modèle social est un modèle extrêmement solide. Il est ancien dans notre pays et c'est une richesse extraordinaire qui nous est par ailleurs enviée aux quatre coins de l'Europe. »
- 5:51Invité politiqueFait
« c'est un bien grand mot, mais des ministres du logement européens, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que dans quasiment toutes les langues on est venu me parler du modèle du logement social et du logement intermédiaire du logement abordable au sens large français. »
- 6:36Invité politiqueFait
« un fameux hub et c'est une première dans toute l'Europe dont nous pouvons être fiers on le doit au travail de l'Union Sociale pour l'Habitat au travail de l'Alliance pour le logement ainsi qu'à Housing Europe. »
- 7:18Invité politiqueFait
« Les bailleurs Action Logement cher Bruno et vous avez répondu présent à l'appel pour continuer à produire du logement et du logement social. »
- 8:02Invité politiqueFait
« les bailleurs sociaux, qui n'avaient pas plus de moyens que la plupart des petites mairies, se sont pliés en quatre au risque et au péril de leur vie parfois, puisque c'est comme ça dont on parlait à l'époque du Covid, et qu'ils ont été voir chaque habitant, chaque famille et qu'ils ont été à leurs côtés. »
- 11:07Invité politiqueChiffre
« la question épineuse du confort d'été qui est devant nous, qui coûte quelques milliards d'euros qu'au fond peu avaient prévu de dépenser puisque nous étions fortement engagés sur le confort d'hiver mais pas assez sur le confort d'été »
- 18:00Invité politiqueChiffre
« ce sera un ANRU tout aussi ambitieux que les précédents. Il peut y avoir une polémique sur le montant initial. Il faut pas en avoir. L'ambition, elle est bien d'aller au bout avec, comme pour l'ANRU 1 et comme l'ANRU 2, un fond de départ, un fond d'amorçage de 5 milliards d'euros »
Temps de parole
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Merci pour cet accueil plein d'énergie. Merci infiniment. C'est évidemment un grand plaisir pour moi d'être avec vous avec vous aujourd'hui. Permettez-moi de saluer chacune des personnalités ici présentes en leurs grades et qualités. Et c'est évidemment pour moi important d'être là en cette clôture. J'ai eu le plaisir de passer à Madame la Présidente Chéremaque presque deux jours ici sur ce Congrès et si je l'ai fait c'est justement pour entendre et les cris qui sont portés là, ils méritent évidemment d'être entendu et comme vous m'avez demandé de le faire Madame la Présidente d'être relayés et c'est évidemment pour moi important.
Peut-être pour détendre un peu l'ambiance vous proposez euh une question toute bête presque une devinette. Quel est le rapport mesdames et messieurs entre la Coupe du monde les Césars et une étoile au Guide ? C'est le logement social. Zinedine Zidane, notre sélectionneur de l'équipe de France, la vraie cette fois, pas celle du logement il a grandi dans le logement social à Marseille. Thierry Marx, notre chef étoilé il a grandi à Champigny dans ce beau département du Val-de-Marne dans le logement social. Et les Césars, on pourrait citer Isabelle Adjani qui en a collectionné un un paquet. Et tous racontent ce qui a été leur enfance dans le logement social.
Parfois des difficultés parfois des choses pas simples mais toujours avec une immense reconnaissance de ce qui a été pour eux et pour leur famille cette solidarité républicaine. Cette main tendue de la France à des familles qui n'auraient pas eu les moyens de se loger autrement et qui leur a permis à chacune et chacun d'aller sereinement à l'école de la République, de se construire et de s'émanciper sereinement, de fonder à leur tour des foyers et d'avoir des parcours exceptionnels.
Et j'aurais pu citer également euh d'autres grandes personnalités, euh c'est vrai, du monde de l'industrie, Xavier Niel qui est aussi du Val-de-Marne, à Créteil, parle souvent de ce que ça lui a apporté, ou euh le nouveau médecin star des médias, Jimmy Mohamed, qui a grandi dans les HLM du 20e. Alors oui, il y a des stars, il y a des talents et derrière eux une cohorte d'hommes, de femmes issus de ces quartiers qui euh, plus anonymes, rendent tout autant de services héroïques à notre pays, des infirmières, des agents des services publics, tous ceux qui font que, au fond, notre pays tient debout. Et si euh, bien sûr, des pompiers, madame. Et ici, en Gironde, c'est bon de le rappeler.
Il est euh essentiel que on puisse se le rappeler parce que madame la présidente, chère Emma, tu l'as rappelé, aujourd'hui, il y a des gens qui n'hésitent pas à attaquer très frontalement le logement social, qui n'hésitent pas à dire que il faudrait qu'on arrête d'en produire et qu'au fond euh c'est derrière derrière nous. Et puis euh il y en a même qui expliquent que maintenant il faudrait euh trier en fonction euh de son arbre généalogique celles et ceux qui auraient le droit ou non à un logement social. Je veux le dire ici avec beaucoup de force, c'est une ineptie, il faudra la combattre avec courage et détermination.
C'est protocolaire que le ministre du logement vienne conclure le congrès de l'USH. Mais je veux vraiment vous dire une chose, je suis pas là parce que le protocole m'y oblige. Je suis vraiment là par conviction et je voudrais sans vous faire de très grands discours partager avec vous justement quelques convictions. La première, et c'est pour ça que j'ai commencé par citer quelques personnages célèbres et qui nous rendent fiers dans ce pays, je suis convaincu d'une chose, c'est que la banlieue n'est pas le problème. Elle est la solution.
La banlieue a des problèmes, elle connaît des problèmes, elle a des difficultés, ceux qui vivent dans nos quartiers, ceux qui vivent dans nos immeubles HLM ont des difficultés, connaissent des problèmes, mais ils sont la solution dès l'instant où on sait les accompagner. C'est mon objectif en tant que ministre du logement et de la ville au titre de ma délégation à la ville, c'est-à-dire l'accompagnement de toutes celles et ceux qui vivent dans nos quartiers populaires, dans ces quartiers qu'on appelle prioritaires, il faut qu'ensemble on puisse leur envoyer un message d'espoir.
Non seulement la République ne les a pas oubliés, mais au contraire, elle est pleinement mobilisée pour tenir leur promesse républicaine. J'ai entendu dans la salle quand j'évoquais des beaux parcours, quelqu'un a crié "Ça c'était avant." Vous avez probablement raison, monsieur. Et c'est pour ça que je me tiens devant vous avec cette conviction qui est que on doit retrouver les outils de la promesse républicaine. Il y en a beaucoup, mais tu l'as dit, chère Emmanuelle, le logement, et notamment le logement social, est une des clés de cette promesse républicaine. Et si je me tiens devant vous, c'est parce que j'en suis absolument convaincu. Le Le modèle social est un modèle extrêmement solide.
Il est ancien dans notre pays et c'est une richesse extraordinaire qui nous est par ailleurs enviée aux quatre coins de l'Europe. J'ai eu l'occasion de faire des sommets, c'est un bien grand mot, mais des ministres du logement européens, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que dans quasiment toutes les langues on est venu me parler du modèle du logement social et du logement intermédiaire du logement abordable au sens large français.
Alors il y a certaines le logement public dans certaines langues le mot Livrea était un peu déformé mais je veux le dire devant la Banque des Territoires et les acteurs de la Caisse des Dépôts c'est une richesse et c'est une chance extraordinaire à condition que le taux n'explose pas quand même mais il faudra que collectivement on soit vigilant de ce point de vue.
Et c'est pas pour rien que ce Congrès a accueilli une signature extrêmement importante Madame la Présidente hier qui a permis d'être le premier pays européen à signer une convention avec la Banque Européenne d'Investissement un fameux hub et c'est une première dans toute l'Europe dont nous pouvons être fiers on le doit au travail de l'Union Sociale pour l'Habitat au travail de l'Alliance pour le logement ainsi qu'à Housing Europe. Bravo et merci de nous avoir permis d'être les premiers.
Et puis ce modèle solide il a un rôle essentiel puisqu'il a un rôle contracyclique c'est-à-dire il est le modèle qui continue à produire du logement quand les crises attaquent et se multiplient dans notre pays. C'est vrai pour le soutien au développement économique et aux emplois qui vont derrière parce que quand la promotion immobilière privée s'effondre et bien vous avez été là. Les bailleurs Action Logement cher Bruno et vous avez répondu présent à l'appel pour continuer à produire du logement et du logement social.
Mais vous êtes là aussi quand à cause des guerres le prix de l'énergie le prix du chauffage explose et vous n'hésitez pas à protéger les locataires à protéger les habitants de ces impacts énergétiques. Je crois qu'on ne le rappelle pas assez, mais vous êtes un amortisseur de crise absolument extraordinaire. Et que ? J'étais encore maire à l'époque quand il y a eu ces crises qu'on imaginait pas.
Cette crise Covid où les bailleurs sociaux, qui n'avaient pas plus de moyens que la plupart des petites mairies, se sont pliés en quatre au risque et au péril de leur vie parfois, puisque c'est comme ça dont on parlait à l'époque du Covid, et qu'ils ont été voir chaque habitant, chaque famille et qu'ils ont été à leurs côtés. Ce rôle-là aussi, je veux saisir cette occasion pour leur dire merci. C'est vrai aussi de cette canicule qui a frappé si durement cet été. Et là aussi, les agents des offices HLM, de tout le monde social, étaient au rendez-vous pour aller veiller sur les locataires.
C'est unique et je voudrais ici remercier chacun des salariés qui participent à cette richesse extraordinaire. Et tout particulièrement parce que ce sont les premiers exposés, les gardiennes et les gardiens d'immeuble. Je veux leur dire ici un immense merci. Et puis le monde HLM, je l'ai vu avec beaucoup de plaisir ici au salon, c'est aussi un formidable lieu d'innovation, de réflexion. Et je dois dire que je pense que le grand public n'associe pas innovation, start-up, incubateur au monde des bailleurs sociaux. Et bien c'est un tort parce que ce que vous accompagnez à travers un certain nombre de programmes est juste extraordinaire.
Et bien souvent, avant même que le secteur privé s'en saisisse, les bailleurs sociaux, avec leur vision long terme, permettent à tout un tas d'innovations d'arriver. Et je l'ai vu encore aujourd'hui, comment faire en sorte de récupérer des calories sur les eaux usées et faire en sorte que la facture énergétique diminue en même temps qu'on diminue le bilan carbone. Comment faire en sorte de améliorer la qualité ? Comment on fait en sorte que la mobilité verticale, la problématique des ascenseurs puisse être corrigée et qu'on puisse protéger là aussi nos concitoyens d'une sorte d'assignation à ?
C'est tout ça qu'on a vu sur ce salon, c'est tout ça que je veux dire aussi parce que parfois on ne le sait pas assez et je voudrais vous en féliciter. Et puis le logement social, c'est une 4e conviction pour moi. C'est l'exemple en matière de défense de la qualité d'habiter pour les locataires. Comme dans toute structure et tout domaine, il peut y avoir des mauvais élèves, il y en a et quand je le vois, je leur dis.
Mais ici on constate une chose, c'est que quand on a cette fibre sociale, quand on s'engage pour produire du logement qui accompagne nos concitoyens et particulièrement les plus fragiles et les plus démunis, et bien on a envie de prendre soin d'eux, prendre soin de leur cadre de vie, prendre soin de la planète également et on donne le la d'un certain nombre d'engagements et d'innovations. Et je veux évidemment parler notamment de ce dont nous avons pu discuter, cher Emma.
La question épineuse du confort d'été qui est devant nous, qui coûte quelques milliards d'euros qu'au fond peu avaient prévu de dépenser puisque nous étions fortement engagés sur le confort d'hiver mais pas assez sur le confort d'été, et bien le logement social, le monde HLM n'attend pas. Vous avez proposé une feuille de route pour avancer et faire en sorte que avec le soutien massif de la Banque des Territoires et de de des Dépôts, on puisse s'engager dans une transformation de nos logements et faire en sorte que demain, dans tous les logements sociaux de France, on puisse améliorer ce confort d'été. C'est pas une question de confort, d'ailleurs. Ce mot est mal utilisé.
C'est une question de capacité à habiter dignement ces logements. Et donc investir dans des brasseurs d'air, investir dans des volets et probablement aller au-delà encore, c'est le défi qui est devant nous. Je vous félicite et vous remercie de vous être engagés pleinement là-dedans. L'État devrait être à vos côtés et être au rendez-vous parce que derrière, c'est la vie et même la survie de nos locataires qui est en jeu. Bravo là aussi de vous être engagés là-dessus.
Je le disais le et c'est une autre conviction pour moi, le monde de l'HLM fait partie de la solution et notamment parce que dans un moment où la crise du logement est probablement une des pires qu'on a connues depuis la Seconde Guerre mondiale, et bien on a besoin de rassembler et de mobiliser toute l'équipe de France du logement. J'aime bien parler d'équipe parce que je suis convaincu que la solution elle est collective. C'est pas le ministre du logement qui construit le logement. C'est pas moi tout seul qui vais résoudre la crise.
Moi, mon rôle, il est de faciliter la vie de ceux qui vont pouvoir résoudre cette crise et notamment un des piliers de cette équipe de France, c'est le monde du logement social.
Parce que vous avez su produire quand plus personne n'y arrivait, et bien je suis convaincu que si on arrive à travers les différents dispositifs, que ce soit le le projet de loi de finances et surtout le projet de loi Relance Logement à vous donner plus d'outils pour le faire, et bien on pourra relancer le logement social encore plus fort, mais surtout relancer la production de toutes les typologies de logement, quelles qu'elles soient, pour recréer un parcours résidentiel et y compris euh Jean-Marie Noel Lindman, l'accession sociale à la propriété qui est évidemment un des éléments majeurs.
Et c'est pour ça d'ailleurs que j'ai été heureux de réunir ce matin cette fameuse équipe de France du logement. Merci de nous avoir accueilli ce matin et je dois dire que malgré cette crise majeure qui nous touche, je voudrais vous dire à quel point chacun reste parfaitement motivé, parfaitement mobilisé parce qu'au fond, les enjeux qui sont devant nous sont tels que personne ne peut baisser les bras et au contraire, nous souhaitons y croire.
Et nous nous avons quelques raisons de croire que notamment le projet de loi relance logement puisse aboutir, d'abord parce qu'il a déjà été adopté au Sénat avant l'été et puis que nous avons réussi à le faire adopter en commission des affaires économiques mardi soir et que de fait, il sera, comme l'a indiqué monsieur le Premier ministre, inscrit très prochainement au débat à l'Assemblée nationale.
Et permettez-moi de vous dire que quand on parle du logement, il y a ceux qui continuent à faire de la politique politicienne et puis il y a ceux qui connaissent vraiment le sujet et qui sont capables, un peu comme dans l'esprit paritaire d'Action Logement, d'accepter le fait qu'il y a des différences, d'accepter le fait que on a peut-être pas le même maillot mais on a la même passion et qu'il faut trouver des compromis pour faire avancer le sujet et je voudrais en cela remercier les parlementaires qui se sont mobilisés particulièrement Yannick et Shanice qui est au premier rang et qui a su avec son groupe porter des exigences, des modifications substantielles, mais qui a su dépasser les clivages pour faire en sorte que ce texte avance.
Merci aux parlementaires qui se sont engagés pour faire avancer cette relance du logement. Vous l'aurez compris, euh j'ai un amour sincère et presque filiale de de cette question du logement social, mais j'ai bien conscience que parler d'amour sans preuve d'amour, ça n'a pas pas intérêt, surtout par les temps qui courent. Et donc, même si ce n'est pas exactement euh toute la corbeille de la mariée que je peux amener ici, vous dire que il y a quand même quelques fleurs dans le bouquet.
D'abord, effectivement, cet effort de 500 millions d'euros dont tu as parlé, Emma, cette volonté de libérer un demi-milliard d'euros euh auprès des bailleurs sociaux pour que vous puissiez continuer à investir, à rénover, à produire. Moins de RLS, une aide à la pierre plus justement dimensionnée, des outils dans le projet de loi Elan logement pour mieux rénover et réhabiliter et mieux refinancer euh ces enjeux. Et puis euh cette accession à la propriété, vous avez entendu parler du fait que nous allons prolonger le prêt à taux zéro qui fait ses preuves, qui est bien souvent essentiel pour solvabiliser les ménages.
Et puis cette nouveauté qu'on a tenue inscrire avec le Premier ministre, ce prêt à taux zéro parentalité, qui est une nouveauté, mais qui permettra à celles et ceux qui avaient déjà, à un moment donné de leur parcours, eu euh un prêt à taux zéro ou ont déjà été propriétaires, ne serait-ce qu'une fois, et bien de bénéficier d'un nouveau prêt à taux zéro si euh un enfant vient au monde dans leur famille, de façon à ce qu'on puisse avancer. Parce que je ne crois pas une seule seconde qu'on puisse accepter de vivre dans un pays où des familles renoncent à avoir un enfant parce qu'elles ne se sentent pas en capacité de le loger dignement.
Et pourtant, c'est le cas aujourd'hui, je ne l'accepte pas et je continuerai à me battre pour qu'ensemble nous puissions mettre cela derrière nous. Et puis euh Madame la présidente, chère Emma, tu l'as dit, il y a cet enjeu majeur de donner de la visibilité pour la rénovation urbaine. L'ANRU 1, pensée et lancée par Jean-Louis Borloo, a fait ses preuves dans énormément de quartiers. L'ANRU 2, fort des leçons de l'ANRU 1, a été euh encore plus loin. Beaucoup de projets sont donc en cours et il faudra d'ailleurs terminer proprement cette ANRU 2.
Mais prendre le risque d'avoir une coupure entre cette ANRU 2 et cette potentielle ANRU 3 est inacceptable et c'est pour ça qu'avec le Premier ministre et sous l'impulsion euh de toute l'équipe de France du Logement, eh bien, nous avons décidé de porter devant l'Assemblée nationale ce sujet de l'ANRU 3. Et je veux le dire ici, ce sera un ANRU tout aussi ambitieux que les précédents. Il peut y avoir une polémique sur le montant initial. Il faut pas en avoir.
L'ambition, elle est bien d'aller au bout avec, comme pour l'ANRU 1 et comme l'ANRU 2, un fond de départ, un fond d'amorçage de 5 milliards d'euros qui ensuite, évidemment, aura vocation à progresser au fur à mesure qu'on identifiera les projets, la nature des transformations qu'il faut opérer et la capacité, évidemment, à financer tout ça.
Financement de cette ANRU qui, évidemment, euh incombe en partie à l'État, mais qui est portée depuis euh cette ANRU 1 par cette alliance très forte euh d'Action Logement et des bailleurs sociaux, soutenue, bien sûr, par la Caisse, et qu'il faudra d'ailleurs aller euh cofinancer par les fonds européens parce que euh il serait dommage qu'on ne puisse pas aller gagner chaque euro possible à ce niveau-là. C'est évidemment euh fondamental et euh j'ai eu la chance, en tant que maire de ma belle ville de L'Haÿ-les-Roses, de travailler la rénovation euh urbaine de mes quartiers à travers l'ANRU 2.
C'est d'ailleurs à ce moment-là que j'ai réussi à faire mieux connaissance avec la présidente et ma cause parce que elle a dit tout à l'heure on se croisait souvent sur les bancs de l'hémicycle régional mais on avait un peu moins l'occasion de parler de choses concrètes et positives et à travers ta casquette que tu peux avoir à Batignolles et bien nous avons travaillé ensemble à des sujets extrêmement complexes de renouvellement urbain et je me souviens encore du jour où on a ensemble réussi à inaugurer ce foyer de travailleurs dont on a été extrêmement fier parce que vraiment sujet complexe mais surtout on a pu c'était c'était le premier élément qui est sorti de terre du futur quartier et vraiment vous passiez devant le bâtiment et personne ne pouvait imaginer que c'était un foyer de travailleurs.
Il y avait cette idée que on allait donner la même qualité pour chacun des logements qui sortirait de terre dans ce quartier. Ça n'aurait pas été possible sans l'ANRU. Les bâtiments historiques qui étaient profondément délabrés et qui méritaient d'être rénovés n'auraient pas pu être transformés s'il y avait pas eu la puissance de l'ANRU et je veux le dire ici tant de quartiers tant d'élus locaux et tant de nos concitoyens ont besoin de cette ANRU 3.
Alors j'espère qu'avec les parlementaires à l'Assemblée nationale, nous arriverons à sortir ce texte et à l'annoncer le plus vite possible d'autant plus d'autant plus qu'il y a des forces politiques qui critiquent matin midi et soir des outils comme l'ANRU qui critiquent de manière générale la politique de la ville et qui veulent supprimer au fond tout ce qui de près ou de loin vient financer la promesse républicaine et qui vient rééquilibrer la vie des concitoyens qui ont plus de difficultés dans la vie.
Et je veux à travers vous qui êtes convaincus leur adresser un message simple ces gens parce que nous les aidons portent notre pays portent notre nation et que nous ne pouvons pas renier un centime pour les aider. C'est une conviction profonde et d'ailleurs je le dis souvent, ils font une erreur majeure en pensant que parce que il y a des populations fragiles année après année dans ces quartiers, ça voudrait dire que on arrive pas à travailler l'émancipation. Mais c'est comme pardon pour la la comparaison mais c'est comme si vous regardiez un hôpital.
Si vous regardez un hôpital en année N et que vous revenez regarder comment vont les gens 10 ans plus tard dans l'hôpital, assez logiquement vous verrez des gens qui ont un petit problème de santé. Puisque par définition c'est dans les hôpitaux qu'on va se soigner. Mais en revanche si vous regardez la vidéo, c'est-à-dire qui rentre et qui sort, qui progresse, qui se soigne, c'est pas du tout le même bilan. Et ben c'est pareil avec nos quartiers populaires, c'est aussi pareil avec le monde du HLM.
L'idée, c'est que on puisse justement se dire évidemment qu'il y a des gens qui sont en difficulté sociale là où on crée des logements qui sont justement faits pour héberger les personnes en difficulté sociale. Mais tout le travail qu'on a à faire en commun à travers la politique de la ville et avec le soutien appuyé des bailleurs et notamment à travers les exonérations de taxe TFPB, et bien il faut qu'on puisse travailler à l'émancipation de chacune de ces familles, c'est fondamental. Et j'en terminerai mesdames et messieurs en en rebondissant sur le titre de ce congrès, à savoir comment faire en sorte que d'ici 2032 il y ait un quinquennat utile.
D'abord la première des choses, c'est surtout n'attendons pas que démarre le prochain quinquennat. Il y a un projet de loi, il y a cette équipe de France du logement, il y a cette capacité à agir fortement dès maintenant sur cette crise du logement, saisissons cette opportunité. Et parce que nous saisirons cette opportunité, parce que des premières avancées majeures seront mises en œuvre, alors nous pourrons espérer que la situation s'améliore dans les 5 ans qui viennent, c'est une première étape absolument nécessaire.
Et puis ensuite effectivement, si on veut que le prochain quinquennat soit pleinement utile pour résoudre la crise du logement et pour faire en sorte que le monde du logement social continue à progresser en nombre, en qualité et en réhabilitation, et bien il faut que on se fasse entendre. J'ai vu qu'ici des gens avaient effectivement, savaient déjà donner de la voix. Et ils sont là, mais pour le coup, collectivement, responsables publics, élus, bailleurs, institutions, plaçons la question du logement au cœur de cette élection présidentielle. C'est une absolue nécessité. Je suis convaincu que nous en sommes capables. Je suis convaincu que c'est attendu par nos concitoyens.
Alors tous ensemble, on peut le faire. Et je voudrais terminer par dire aux locataires, bien sûr, que j'aime les locataires. J'ai été un locataire du logement social. Et ça marque, et ça marque à jamais. Et donc, oui, j'aime les locataires. Oui, j'aime le logement social. Merci et vive le Congrès de l'USH.
Vincent Jeanbrun