LA RÉALITÉ CACHÉE ET ABJECTE DU BUSINESS DE LA GUERRE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le compte tenu de la menace et quoi qu'iladienne en Ukraine, nous avons besoin d'augmenter nos capacités de défense. On a une croissance exponentielle du business des armes à l'échelle mondiale. Bénéfice record pour DAO Aviation grâce au succès de son rafale à l'étranger.
Chiffre d'affaires 6 milliards d'euros. Bénéfices net plus d'un milliard d'euros. Les industriels de l'armement ont un intérêt à la prolifération des conflits mondiaux.
C'est le plus gros contrat militaire à composante française de notre histoire. Les guerres sont très souvent question de ressources. La guerre, c'est une manière de sabrer encore plus les droits sociaux.
Maintenant qu'il nous faut consentir à cet effort, il y a des efforts à faire. Un effort ponctuel de tous. Ces efforts sont supportables.
Cet effort nouveau, historique et proportionné. C'est une réorientation des fonds donc de l'État social à l'État à la fois pénal, répressif et militaire. Nous consacrerons donc 64 milliards d'euros pour notre défense en 2027.
Les régimes en crise, les gouvernants qui manquent de légitimité, ils ont tendance à recourir à la guerre. Pour être libre dans ce monde, il faut être craint. On ne peut pas se battre contre un pouvoir autoritaire sans dénoncer le militarisme et inversement.
Je m'appelle Pierre Douillard Lefèvre. J'ai écrit l'ouvrage Maudit de soit la guerre qui est paru l'automne dernier et moi je travaille sur la question de la militarisation depuis que j'ai été blessé par un tir de lanceur de balle de défense par la police en 2007, donc il y a quasiment 20 ans. Et de cette blessure, j'ai voulu réfléchir au processus de militarisation, de production d'armes et de guerre puisque c'est ça dont il s'agit à présent.
Alors, la révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg disait déjà il y a plus d'un siècle les affaires fructifient sur les décombres, c'est-à-dire que les capitalistes profite de la guerre pour réaliser toujours plus de profit. Là, c'est particulièrement criant dans notre pays puisqu'on a une multinationale qui s'appelle Total qui est dirigée par un PDG qui s'appelle Patrick Pouyané. Et Patrick Pouyané, il déclarait "Moi, si le D3 d'Ormous devait être fermé, je suis content parce que le pétrole montrait." Il l'a dit comme ça, sans embage.
Euh, nous sommes à présent 2 mois plus tard et il s'avère qu'effectivement la multinationale Totale a réaliser 5 milliards de dollars de profit profit record sur le premier trimestre de l'année 2026. Mais également, Total a réussi un gros coup de trading, donc de spéculation au mois de mars en réalisant 1 milliard de dollars de profit en achetant des cargaisons de pétrole juste avant le blocage du D3 d'Ormous. Alors d'abord là, on a une croissance exponentielle du business des armes à l'échelle mondiale pour une raison simple, c'est que les États débloquent des budgets militaires probablement inédits depuis la Seconde Guerre mondiale puisque en 2026, ce sont milliards de dollars qui sont dépensés par les États du monde en dépenses d'armes et en dépenses militaires.
Ces dépenses d'armes, elles sont très majoritairement le fait des États-Unis et des pays européens, c'est-à-dire de l'Occident. Alors, effectivement, quand il y a autant d'argent qui est débloqué, les grandes firmes d'armement réalisent des super profits, elles vendent plus, elles doivent produire plus. Et ces dernières années, les firmes d'armement françaises, on pense à Talè, d'Assu ou Safran, ont réalisé des profit record effectivement et ont aussi obtenu de fortes cotations en bourse, hein, puisque leur valeur a augmenté sur les marchés financiers à la faveur de l'augmentation des tensions géopolitiques mondiales.
Il faut le rappeler, la France est le deuxè exportateur d'armes du monde, hein. notre pays et le deuxième vendeur d'armes du monde sur quasiment n'importe quel théâtre de conflit autour de la planète à Gaza évidemment mais aussi au Soudan, au Congo, au Yémen, on retrouve des armes françaises ou des composants fabriqués sur le territoire français. Donc c'est ça la situation actuelle.
Et parmi ces engins de mort qui se vendent très bien, on a évidemment le rafale, cet avion de guerre qui a été produit par Serge d'Assot. Ce rafale, il ne s'est aussi bien vendu que ces dernières années. Le complexe militar ouindustriel, c'est un terme qui était très à la mode dans les années 70 dans les mouvements antimilitaristes et qui est souvent lancé comme un slogan.
Alors, si on devait le définir rapidement, c'est le grand marché de la production et de la vente d'armes qui s'articule entre l'industrie qui fabrique les armes mais aussi les décideurs politiques, l'État. Et donc c'est dans cette hybridation entre industrie, donc production, l'armée et les décideurs politiques que s'incarne le complexe militaro-industriel. Alors ça peut paraître un peu abstrait mais ce complexe militaro-industriel il a des incarnations très concrètes en France.
La première de ces incarnations, c'est ce qu'on appelle la direction générale de l'armement, la DGA, qui est euh une institution sous tutelle du gouvernement qui est officiellement chargé d'aider les industriels à produire des armes mais aussi à les vendre et qui fait aussi un travail d'expertise. C'est-à-dire que l'État français fournit directement une structure pour l'aider à bien vendre ses armes. Il y a la DGA mais il y a également une autre structure comme le Giface qui lui est le lobby de l'industrie aérospatiale.
Le Giface, il organise par exemple des grands salons mondiaux de l'exposition et des ventes d'armes comme le salon du bourget qui a lieu tous les 2 ans au nord de Paris. Et ce salon, c'est vraiment le cœur battant, si j'ose dire, de l'industrie militaire et du business des armes. Le complexe militaire ou industriel en France, c'est des sites industriels, hein.
On estime qu'il y a autour de 2000 sites industriels liés à l'industrie de l'armement en France et 200000 personnes qui travaillent pour le complexe militaire ouindustriel. Donc, c'est un bassin d'emploi très important et donc aussi un vecteur de pression et d'emprise en fait sur la société. L'État à travers ces collectivités locales mais également au niveau national verse des aides publiques au secteur de l'armement pour permettre sa croissance, son implantation accrue sur le territoire.
Et puis c'est aussi un travail de l'opinion et ça c'est quelque chose qu'on a tendance à oublier mais les grands propriétaires d'usine d'armes possèdent des médias. Le Figaro c'est une propriété indirecte de la famille d'assaut qui fabrique donc les rafales comme on l'a dit. Donc les industriels de l'armement ont une ont un poids sur l'économie, sur le pouvoir politique, mais il pèse également dans l'opinion euh française.
Est-ce que les industriels de l'armement ont intérêt à la prolifération des conflits mondiaux ? Inévitablement oui et ça ne date pas d'aujourd'hui parce que on le sait, une grande firme comme Renault, une grande firme française a bâti son empire industriel grâce à la guerre de 141 en produisant des tanks, les premiers blindés et ensuite en se reconvertissant dans la fabrication de voitures. Par exemple, si on prend l'exemple de la famille d'assaut et du rafale, c'est très très clair.
Le rafal, il ne s'est jamais aussi bien vendu parce qu'il bénéficie d'une expérience de terrain. Il a été utilisé en Afghanistan, il a été utilisé au Prochrient, il a été utilisé dans la région du Sahel. Et ce qui est d'un cynisme absolu, c'est que les vendeurs d'armes parlent du concept de combat proven, c'est-à-dire en français éprouver au combat, tester au combat.
Et donc on sait que une arme, un avion de guerre, un canon, il se vendra toujours mieux s'il a été utilisé. Donc vous voyez, non seulement les marchandes ont besoin qu'il y ait des conflits militaires pour pouvoir tester leur matériel, mais ils ont presque intérêt à les susciter ou en tout cas à pousser les décideurs politiques à les utiliser. Donc le complexe militaire ou industriel nourrit la guerre et la guerre se nourrit du du complexe militaire ou industriel dans une espèce de cercle vicieux sanglant dont les peuples payent le prix.
Les guerres sont très souvent, pas toujours, mais très souvent une question de ressources. Les premiers affrontements entre des armées spécialisées et des États, c'est dans la Mésopotamie, c'est-à-dire il y a plusieurs millénaires. Et on voit que les premières cités état quand se faisait la guerre, c'était notamment pour prendre le contrôle de plus de terr agricoles.
L'accès par exemple à un cours d'eau, hein, ça il y a des témoignages archéologiques qui en attestent. Toutes les colonisations menées par l'Occident depuis la fin du 15e siècle jusque jusqu'au 20e siècle. Il ne s'agit que de ça, de prédation et de s'accaparer des territoires et des ressources de la conquête entre guillemets du nouveau monde jusqu'à l'accaparement des richesses en Afrique mais aussi en Asie.
Les empires coloniaux non seulement vont piller des ressources mais ils vont aussi créer un circuit commercial mondial à travers leur propre possession. Donc c'est le colonialisme est au cœur du développement, donc la guerre hein, et sont au cœur du développement euh du capitalisme moderne. Pendant le 20e siècle, euh les guerres ont été en réalité causées par une compétition entre les impérialismes à nouveau pour les ressources. 1914-18, c'est ça, c'est un conflit entre euh différentes puissances occidentales qui s'affrontaient d'abord sur le notamment en Afrique pour des conquêtes coloniales et finalement euh ces guerres coloniales vont euh revenir sur le continent européen.
Aujourd'hui, ça n'a évidemment pas changé mais il y a quelque chose presque de terrifiant, c'est que on a des gouvernants qui le disent très clairement. Donald Trump, c'est un dirigeant qui dit ouvertement qu'il mène la guerre pour piller des ressources. Dans le cas du Venezuela, il le dit, c'est pour prendre du pétrole.
D'une certaine manière, on n'est plus du tout dans l'époque où les dirigeants, les fauteurs de guerre essayaient de maquiller leurs opérations derrière des arguments humanistes, politiques et cetera. Vous savez, parce que la France dans ces opérations coloniales disait que c'était pour apporter les lumières, ce qui était de un mensonge et du cynisme, mais elle maquillait ses guerres derrière un argument euh progressiste. Les États-Unis, pendant toute la guerre froide, ils mènent la guerre officiellement pour la démocratie et contre la dictature communiste.
Et puis ensuite, les États-Unis, ils ils mènent la guerre en Irak au nom de la guerre contre la terreur. Donc, à chaque fois, on crée euh un discours autour d'une guerre juste. À présent, on a des dirigeants qui assument ouvertement la guerre comme une forme de prédation et de raquette mafieux.
En Ukraine et au Congo, il est question de ressources. Effectivement, c'est une dimension qu'on n'évoque pas suffisamment. Alors, en Ukraine euh en fait, on a le cas d'un pays qui est en train de se faire euh démembrer, démantelé par deux grandes puissances impériale.
Euh d'un côté évidemment la Russie qui essaie de ronger le territoire ukrainien, de s'accaparer des terres et donc des ressources. De l'autre côté, on s'en souvient il y a quelques mois, Donald Trump a euh exercé une sorte de chantage ou de raquette mafieux à l'égard de l'Ukraine en disant "Si vous voulez qu'on continue à vous fournir des armes, il va falloir nous donner des minerais dans votre sous-sol." Et donc il y a un accord absolument colossal.
Donald Trump l'a dit hein, vous nous devez 500 milliards d'armes, donc on veut 500 milliards de richesse dans les terres rares ukrainiennes. Et et il a obtenu. Au Congo, il y a un scénario similaire qui lui est très peu connu.
C'est-à-dire que Donald Trump a dit "Je veux bien intervenir dans le cadre de la guerre absolument terrible entre à la frontière randaise au Congo. J'interviens mais en échange de la paix, je veux un contrat colossal qui accorde aux États-Unis 10 % des minerais et des terres rares du Congo. Et on sait que le sol du Congo est l'un des plus riches du monde.
Il y a un renouveau d'une d'un logiciel impérialiste où l'hégémonie des États-Unis, elle est contestée actuellement par la Chine et cetera. Et Donald Trump, ce qu'il veut, c'est contrôler la majorité du pétrole mondial. Et donc ça passe par le Venezuela, mais ça passait éventuellement par installer un régime fantoche en Iran qui soit à la solde des États-Unis pour vraiment contrôler les flux pétroliers mondiaux et donc maintenir le pétro dollar, ce qui est une logique actuellement contestée par la Chine et la Russie.
Donc à nouveau, des grandes firmes occidentales en bénéficient. C'est assez terrible puisque la guerre sert à piller des ressources mais l'industrie militaire a besoin de ressources. Voyez ?
à nouveau, on est dans un cercle vicieux assez terrible où pour produire plus de drones, plus d'armes et cetera, on a besoin de terre rare. Et pour s'accaparer les terrar, on a besoin de faire la guerre. Et donc là, on est dans un cycle qui s'alimente sans fin qui est absolument mortifère.
Alors, les politiques néolibérales depuis les années 80, elles reposent sur le même discours, celui de la crise. Il y aurait une crise, il y aurait un déficit qu'il faudrait résorber. Et euh pour résorber cette crise, il faudrait faire des sacrifices.
Ça, on l'entend depuis en France, depuis Mitteran, en Angleterre, depuis Margarette Toucher. C'est on n'est jamais sorti de la crise depuis maintenant plus de 40 ans. Alors, la guerre, c'est une manière d'accentuer encore, d'accélérer ce chantage et de sabrer encore plus les droits sociaux.
Ce à quoi on assiste en réalité, c'est que il y a jamais vraiment eu de crise puisque les riches sont toujours plus riches euh que l'humanité n'a jamais produit autant de richesse et que il suffit, c'est une question de répartition. Le néolibéralisme est en train de passer sur le mode militaire et il veut accélérer encore euh l'inégale répartition des richesses au profit de quelques-uns. Et donc la guerre est un moyen de restructurer ce qu'il restait des dépenses sociales hein qui ont déjà été bien entamées vers euh le militarisme.
Alors comment ça s'incarne très concrètement ? Emmanuel Macron qui a fait voter un plan, une loi de programmation militaire de plus de 400 milliards d'euros de dépenses militaire sur 5 ans. Il l'a fait au début de son mandat et ce plan, il est sans cesse réhaussé puisque on le sait cette année, c'est 36 milliards en plus qui viennent s'ajouter à la somme absolument astronomique que je viens de de désigner.
Donc il y a pas de question de déficit. Il y a pas c'est c'est c'est faux. Quand on nous dit qu'il manque 10 milliards pour réduire le déficit des retraites, on voit bien que nos gouvernants sont tout à fait capables de trouver des sommes infiniment plus élevé pour financer la guerre.
Par conséquent, ce que l'on voit c'est plutôt non pas la réduction d'éventuels déficit, c'est une réorientation des fonds, donc de l'État social à l'État à la fois pénal, répressif et militaire. Il y a un chiffre qui est éloquent sur le budget 2026, celui qui a été imposé. Euh c'est celui de grosso modo 7 milliards en moins pour la santé, 7 milliards en plus pour l'armée.
Cette année, pour la première fois depuis très longtemps, le budget du ministère des armées dépasse le budget du ministère de l'éducation. Historiquement, le ministère de l'éducation, c'est le gros ministère en France. C'est celui qui est le plus onéreux.
C'est normal, il embauche des centaines de milliers de personnes. C'est pour former la jeunesse et cetera. Là, pour la première fois, on dépense plus pour l'armée que pour l'éducation.
On a un état qui se met au service du complexe militaro-industriel. Comme on l'a dit tout à l'heure, il y a plusieurs exemples. D'abord, il y a un un ministre du travail qui a quand même déclaré il y a il y a quelques semaines que la guerre était, je cite, une opportunité formidable de réarmer notre industrie et notre économie.
Ces dernières semaines également a été créée une structure qui s'appelle France munition. Alors voilà, on a presque envie d' d'en rire si c'était pas effrayant. En fait, France munition, c'est ce que le Premier ministre Lecnu appelle un grossiste des munitions pour aider les industriels à produire plus vite et en plus grande quantité.
Et puis il y a un exemple tout aussi sinistre, c'est la reconversion directe dans d'usine civile vers la production militaire. Et donc l'entreprise Renault qui fabrique des voitures est en train de reconvertir certaines de ces chaînes de production pour fabriquer des drones militaires. Ça c'est extrêmement grave parce que vous voyez ça veut dire qu'on a un basculement de la production civile directement vers la guerre et donc avec toujours cette idée que oui mais au moins grâce à l'armement on va maintenir les emplois.
Donald Trump vient d'annoncer aux États-Unis qu'il allait inciter très fortement les grands producteurs de voiture à également consacrer une partie de leur production vers le secteur militaire. Donc vous voyez, on a cette idée vraiment d'une militarisation du de la production et du capitalisme à l'échelle mondiale. Il faut bien comprendre qu'une guerre n'est jamais seulement une opération militaire à l'extérieur des frontières, c'est toujours aussi une opération politique à l'intérieur d'un pays.
Quand un pays entre en guerre, systématiquement, il y a une un régime beaucoup plus autoritaire. on interdit les oppositions. Euh, il est évidemment plus question pour les syndicats de faire grève par exemple puisque il faut produire pour la guerre.
Euh il est évidemment plus question de manifester puisque ce serait affaiblir la nation dans un contexte de crise. Et ça, on l'a vu à travers l'histoire, c'est ce qu'on appelle l'union sacrée, hein. L'union sacrée euh pour euh euh créer une espèce de de d'unité artificielle face à des ennemis d'ailleurs réels ou supposés puisque euh en 1418, c'était une guerre directe entre deux puissances voisines.
En 2026, on a un discours belliciste de l'État français qui se traduit par une fuite en avant militariste et autoritaire, mais qui ne se traduit pas par une menace sur l'intégrité territoriale de la France. Les régimes en crise, les gouvernants qui manquent de légitimité, ils ont tendance à recourir à la guerre. Vladimir Poutine, c'est un autocrate qui est arrivé au pouvoir par la guerre, à savoir les guerres en Tcheniie né par la Russie et qui se maintient au pouvoir et qui durcit son pouvoir par la guerre.
Il en va de même en Israël où Netaniaahu a besoin d'une guerre permanente dans tout le proche Orient pour se maintenir au pouvoir, faire terre ses éventuelles opposition intérieure mais aussi au niveau international. Et euh les le cycle de guerre et d'opération génocidaires entamé depuis 2023 permet à Netaniaou d'éviter les procès d'ailleurs. Et donc malheureusement, c'est une constante dans l'histoire qu'un régime qui se brutalise a besoin de la guerre pour se maintenir.
Et malheureusement encore, ce discours on l'entend beaucoup en France.
Mathieu Lefèvre