Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 20 décembre 2023 35 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Loi immigration : quelles suites après le vote d'hier soir ?

Au micro : Fabienne Sintès Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 50 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:24OuverteRéponse partielle

    Que nous dit le Président de la République depuis près de 24 minutes ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il s'est dit hier pour qu'il y ait vote à l'Assemblée ?

  • 5:01RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il aurait dû faire selon vous ? Fallait-il mettre le texte au frais ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron semble pressé, pourquoi cette loi avant Noël ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Comment ça marche et qu'est-ce qui s'est passé avec le RN ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Cette loi avait-elle un sens à adopter avant Noël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49InvitéFait
    « C'est le bouclier qui nous manquait, a dit le Président de la République. »
  • 2:12InvitéFait
    « Cette loi est une défaite pour le Rassemblement National car il n'y a pas ces idées dans ce texte. »
  • 3:34PrésentateurFait
    « Je devais dire, on arrête. C'est-à-dire, ça fait un an qu'on parle de ce texte. »
  • 3:58PrésentateurFait
    « Evidemment que non. Je ne vais pas vous dire que je saute au plafond. »
  • 4:04PrésentateurFait
    « La caution demandée honnêtement aux étudiants étrangers, je pense que ce n'est pas une bonne idée. »
  • 5:16PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron est en train de nous dire qu'il est victime du RN à l'insu de son plein gré. »
  • 5:44PrésentateurFait
    « J'aime pas la caution étudiante. Ça c'est pas mes idées, c'est pas mes valeurs. »
  • 5:50PrésentateurFait
    « Il a voulu à marche forcée avant Noël, boucler ce dossier. »
  • 6:08PrésentateurFait
    « Et après il nous dit : Je saisis le conseil constitutionnel pour voir la conformité de la loi au droit français. »
  • 6:21PrésentateurFait
    « Si le texte n'allait pas dès le départ, c'est pas au grand sage, au neuf sage, à Laurent Fabius de faire le boulot de nettoyage à sa place. »
  • 6:47PrésentateurFait
    « On a un Jordan Bardella qui dit d'abord : Non mais on ne signera pas ce texte tant qu'il y aura une régularisation. »
  • 10:54InvitéChiffre
    « 70% des français aujourd'hui se déclarent satisfaits de ce texte. »
  • 29:08PrésentateurFait
    « Non »
  • 29:08PrésentateurFait
    « C'est à la discrétion du préfet »
  • 29:17PrésentateurFait
    « Mais c'est pas du tout suffisant »
  • 29:18PrésentateurChiffre
    « On a besoin de 200 à 300 000 postes »
  • 29:52PrésentateurFait
    « Il y a un problème d'immigration dans le pays parce qu'il y a trop d'immigration clandestine »
  • 30:02PrésentateurFait
    « Il y a plus de pression migratoire qu'il y a 10 ans dans le pays »
  • 32:16PrésentateurFait
    « Tous les pays d'Europe sont en train de serrer les boulons »
  • 34:27InvitéFait
    « Nous avons agi malgré tout pour les retraites, qui est une loi de nécessité économique »
  • 34:32InvitéFait
    « Cette loi immigration que réclamaient les Français »
  • 34:45InvitéPromesse
    « Je n'ai pas fini de travail et je tiens à vous rassurer, j'ai encore 3 ans et demi devant moi »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Présentateur 222 %
  • Invité20 %
  • Invité 214 %
  • Invité 311 %
  • Présentateur 37 %
  • Auditeur2 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron en démarrage de son intervention sur France 5 Nous allons nous interroger sur un après, celui de la majorité principalement mais pas seulement En regardant peut-être aussi ce que nous avons un peu fait en première heure chez nos voisins européens Tout le monde a durci ses lois chacun et sa manière et c'est aussi ce qu'on va essayer de comprendre ensemble C'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus Allez pour démarrer une fois n'est pas coutume Je voudrais qu'on se mette au point un peu sur ce que nous dit le Président de la République depuis presque 24 minutes maintenant Simon le Baron vous l'avez dans votre oreille gauche

1:32
Invité

La gauche

1:32
Présentateur

Voilà, donnez-nous un petit avant-goût, non mais en tout cas un vrai goût de ce qui se dit là depuis 20 minutes

1:38
Invité

La tonalité, ce texte n'est pas parfait, toutes les mesures ne me plaisent pas Le chef de l'Etat le dit lui-même Mais il est utile, il est nécessaire, il faut l'assumer C'est le bouclier qui nous manquait, a dit le Président de la République Pour nous rendre plus efficaces Et c'est le fruit d'un compromis interrogé par nos confrères de cet avou sur le barrage au Rassemblement National Le fait que beaucoup de Français aient voté pour lui pour faire barrage à Marine Le Pen Et bien le Président de la République va même jusqu'à parler de défaite pour l'ERN Cette loi est une défaite pour le Rassemblement National car il n'y a pas ces idées dans ce texte Il n'y a pas la suppression de l'AME, il n'y a pas la préférence aux Français pour les emplois A dit le Président de la République Mais cette loi va nous permettre au contraire de lutter contre le Rassemblement National Parce qu'elle va nous rendre plus efficaces Voilà ce qu'a dit le Président de la République Qui assume à 100% donc d'avoir lui-même choisi de continuer le parcours parlementaire de cette loi De la faire adopter via une CMP D'avoir aussi poussé ses troupes Commission mixte paritaire Pardon, Commission mixte paritaire On baigne tellement dans le jargon qu'on oublie de le préciser D'avoir aussi poussé ses troupes lors d'une réunion à l'Elysée hier soir A voter ce texte Je respecte les députés de la majorité qui ont voté cette loi Dont ils n'aimaient pas toutes les dispositions Mais dont ils ont estimé qu'elle était utile Le Président de la République qui a dû aussi respecter la démission de son ministre de la Santé Aurélien Rousseau En en faisant une péripétie Voilà, il y a des désaccords dans la vie politique Mais ça ne va pas plus loin que ça

3:15
Présentateur

On va revenir sur tous ces points Peut-être que vous nous emmènerez d'ailleurs, Yael Gauze, sous la table Si j'ose dire, ce qu'il s'est dit hier pour qu'il y ait vote à l'Assemblée Je voudrais qu'on l'écoute quand même Emmanuel Macron Résumé un petit peu, vous nous en avez en partie déjà parlé Simon Lebaron Surtout, qu'est-ce que je devais faire au moment du vote de ce texte ?

Il y répond à cette question Je devais dire, on arrête C'est-à-dire, ça fait un an qu'on parle de ce texte Et en fait on s'est trompé, excusez-nous Mais lutter contre l'immigration illégale Et permettre d'intégrer plus vite C'était une mauvaise idée, on n'en a pas besoin Non, il fallait avancer Et donc on a fait ce qu'on appelle une commission mixte paritaire Et donc ce texte qui sort Il est le fruit de ce compromis Est-ce que c'est le texte du gouvernement ? Celui que vous souhaitiez, non ? Evidemment que non Je ne vais pas vous dire que je saute au plafond Je les trouve formidables Par exemple ?

La caution demandée honnêtement aux étudiants étrangers Je pense que ce n'est pas une bonne idée Je vous le dis en toute sincérité Parce que je pense qu'on a besoin de continuer A attirer des talents des étudiants du monde entier Je pense que c'est une force de la France Ça fait partie de notre modèle Dire parce que vous êtes étranger, on vous demande une caution Ce n'est pas le message de la France Oui, mais après ça peut se retravailler Voilà, premier extrait de cette interview d'Emmanuel Macron En ce moment sur France 1 Il y en aura d'autres jusqu'à 20h Yael Gauze qui nous a rejoint Bonsoir, vous êtes le chef du service politique de France Inter Stéphane Zumstek est là également Bonsoir Directeur du département Opinion à l'Institut Ipsos Benjamin Morel est là également Bonsoir M.

Morel Bonsoir Maître de conférence en droit public à l'Université Paris de Panthéon à Sasse Vous avez notamment écrit La France en miettes aux éditions du CERF C'était cette année en 2023 Et on remercie nos amis de France Bleu, Pays d'Auvergne de vous accueillir Je vous ai vu réagir Yael Gauze Et vous aussi Benjamin Morel Vous répondrez dans un petit instant aussi Sur cette réponse-là d'Emmanuel Macron Qu'est-ce que je devais faire ? J'allais vous poser la question A votre sens, qu'est-ce qu'il aurait dû faire ? Fallait-il Pour le bien de la politique, on va le dire comme ça Fallait-il décider qu'on met le texte au frais ?

On le ressortira plus tard Si je résume son attitude et sa riposte depuis près d'une demi-heure Emmanuel Macron est en train de nous dire qu'il est victime du RN A l'insu de son plein gré Parce qu'il avait la possibilité d'arrêter les frais Il pouvait à un moment donné dire Motion de rejet préalable J'ai la droite et la gauche qui renaissent Et qui ne veulent pas de ce texte Pour des raisons diamétralement opposées On arrête les frais 18 mois de débat qui ont pollué sa majorité Depuis l'été 2022 Il pouvait arrêter Et maintenant qu'est-ce qu'il nous dit ce soir Emmanuel Macron Et là je trouve ça assez cocasse C'est J'aime pas la caution étudiante Ça c'est pas mes idées, c'est pas mes valeurs Mais il a laissé faire Il a voulu à marche forcée avant Noël Boucler ce dossier Boucler cette loi pour passer à autre chose Quitte à forcer la CMP à travailler dans des conditions d'ailleurs Qui ne sont pas conformes à la séparation des pouvoirs C'était une commission mixte en plein air quasiment Puisque tout le monde sortait, téléphonait Il n'y a pas eu le huis clos parlementaire respecté Et après il nous dit Je saisis le conseil constitutionnel Pour voir la conformité de la loi Au droit français Est-ce qu'on sait sur quel point très exactement Il compte sur le conseil constitutionnel Pour toileter ce qu'il n'aime pas Pardon mais Si le texte n'allait pas dès le départ C'est pas au grand sage, au neuf sage, à Laurent Fabius De faire le boulot de nettoyage à sa place Benjamin Morel Il dit au fond Pour retourner les choses évidemment en sa faveur On peut comprendre Il dit qu'à la fin c'est une défaite Du rassemblement national Moi ce que j'aimerais bien comprendre Benjamin Morel C'est au fond comment ça marche Et surtout qu'est-ce qui s'est passé D'abord est-ce que le rassemblement national Là-dessus le président a raison On a un Jordan Bardella Qui dit d'abord Non mais on ne signera pas ce texte Tant qu'il y aura une régularisation Et puis qu'il signe le texte derrière Donc au bout du compte Est-ce que de toute façon L'attitude du Front National Vous diriez que c'était le coup de pied de l'âne C'était de dire Attends on va vous mettre dans un pétrin Pas possible On va dire qu'on vote Et on verra bien ce que vous ferez après Est-ce que c'était ça la stratégie du RN ?

7:08
Invité

Le rassemblement national A eu une stratégie parlementaire Assez intelligente D'abord il a attendu jusqu'au dernier moment Pour dire s'il allait voter ou pas La motion de rejet Ce qui a créé une forme de troupe Chez les différents acteurs Et a contribué au succès De cette motion de rejet Et puis ensuite On a un rassemblement national En effet Qui s'est rallié à ce texte Qui évidemment Il rejetait Lorsque notamment Il passait au Sénat En tout cas la version sénatoriale Mais mettait en porte à faux Le gouvernement Appuyé sur les divisions Au sein de la majorité Mais autant le rassemblement national A bien joué Autant il a quand même tendu Des perches en or Parce que la réalité C'est que Les failles stratégiques en la matière C'est d'abord celle du gouvernement C'est Gérald Darmanin Qui dit Qui tue ce sénateur Sur un texte très à droite Et qui ensuite Laisse détricoter ce texte En commission des lois A l'Assemblée nationale Ce qui fait que Evidemment Ce texte ensuite Tombe sous des tirs croisés C'est ensuite Emmanuel Macron Et je rejoins tout à fait Ce qui a été dit par Yael Gouzm Tout à l'heure Qui a joué là-dessus Je dirais Un rôle assez délétère D'un point de vue stratégique Par rapport à ses députés En vue de la CMP Lorsque vous dites A vos députés Et bien voilà Il faut que vous concluiez Parce que sinon On va dire que Je vais demain être empêché Il faut que vous concluiez vite Parce que je veux passer A une nouvelle séquence Avant Noël Attention Et enfin Attention Si la CMP échoue Et bien à ce moment-là On abandonne le texte Ce qu'il disait en conseil des ministres Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que Celui qui a les clés du camion Il s'appelle Bruno Retaillot Et que si Bruno Retaillot Quitte la table Et bien à ce moment-là Il n'y a plus de texte Et donc il y a une défaite Et comme on ne peut pas Se permettre de cette défaite Et bien on sait tout Une CMP c'est fait pour quoi ?

Une CMP c'est fait pour S'entendre pour qu'au bout du compte Non pas on rentre Dans un rapport de force Entre Assemblée, Sénat Ou entre opposition majorité Mais qu'on puisse sortir de la CMP Avec un texte qui soit adoptable Par les deux chambres Comme ça a été négocié À Matignon et à l'Elysée Et bien on a découvert Après la négociation Qu'il n'y avait pas de majorité Pour adopter ce truc à l'Assemblée Vous voyez que là-dessus Les erreurs stratégiques Elles sont essentiellement À l'Elysée À Matignon

8:59
Présentateur

Ce truc comme vous dites Benjamin Morel Stéphane Zumsteg Quand le président Semble pressé en effet Et il dit Il va falloir qu'on sorte Un texte avant Noël On va à la CMP On n'abandonne pas le texte J'aimerais savoir à votre avis Si aux yeux de l'opinion Ça avait un sens De l'adopter Maintenant Avant Noël Si ça avait cette importance-là Ou si on aurait oublié On aurait pu passer À autre chose Quitte à revenir Sur un texte plus froid

9:23
Invité

Bon après Si on était passé À autre chose Sans voter En tout cas Sans essayer de faire voter ce texte Je pense qu'une partie Une grande partie de l'opinion Aurait quand même fait le reproche À Macron D'être à nouveau Dans l'incertitude Dans la procrastination Et finalement D'être un petit peu empêché Après On le voit bien Il a voulu aller très très vite Depuis lundi De la semaine dernière Et voilà ce qui arrive Quand on veut aller trop vite Certes Ça a duré 18 mois Mais le jeu politique est tel La fracturation Des différents partis À l'Assemblée nationale Des groupes parlementaires Est tel Qu'il ne peut pas Le président de la République N'est pas aujourd'hui C'est la conséquence Des dernières élections législatives En mesure de tordre le bras Aux différents partis Et il faut bien le dire En termes d'image Ce qui s'est passé Notamment hier Est une très mauvaise nouvelle Est un désastre Pour le gouvernement Et pour le président de la République Le président de la République Parle d'une défaite Du rassemblement national Mais c'est une victoire Du rassemblement national

10:13
Présentateur

Mais alors Est-ce qu'il y a une appétence Pour cette loi-là Auprès de l'opinion Parce qu'on voit bien Et on voit d'ailleurs Pas seulement notre gouvernement On voit tous les gouvernements Qui sont autour de nous Aller vers des lois Qui se durcissent Au fur et à mesure Lorsqu'Emmanuel Macron parle C'est comme ça Qu'il ouvre son intervention Il parle du bouclier Qui nous manquait Est-ce que dans l'opinion Il y avait une appétence Pour cette loi immigration Et c'est la raison Pour laquelle Il a décidé d'aller aussi vite Y compris en passant Par le chemin qu'elle sient

10:36
Invité

Alors l'opinion française Est très majoritairement Et ce depuis de nombreuses années En faveur d'un durcissement Des conditions D'entrée sur le territoire national Et d'accueil Des étrangers Y compris ceux qui viennent Pour travailler Et qui sont insérés Et qui disposent de papiers Il y a des enquêtes d'opinion Qui sont sorties aujourd'hui Qui ont été réalisées Uniquement aujourd'hui C'est-à-dire après Ce qui s'est passé hier Et on le voit bien 70% des français aujourd'hui Se déclarent satisfaits de ce texte Ils considèrent en majorité Qu'il est équilibré Et quand ils ne pensent pas Qu'il est équilibré Ils considèrent Qu'il n'est pas assez dur Il n'y a qu'une petite minorité De français 20% 19% Qui considèrent qu'on va trop loin Ça en dit long aussi Sur la crispation de l'opinion Sur la question migratoire

11:12
Présentateur

Mais ça aussi Yaël Gauze Ça dit Tiens Je voudrais qu'on écoute Ce passage où Emmanuel Macron Dit justement On retourne la situation En disant Non la défaite C'est celle du Rassemblement National Écoutez-le Mais bien sûr que c'est une défaite Du Rassemblement National La question qui nous était posée Et c'est le choix Difficile quand on gouverne Parce que vous choisissez pas Que des solutions qui sont idéales C'est est-ce qu'on fait quelque chose Qui est utile pour le pays Qui traite du réel Ou est-ce qu'on décide de ne rien faire Parce qu'en quelque sorte C'est pas exactement ce qu'on voulait Et bien moi J'assume totalement De dire que Nos compatriotes Attendez cette loi Que si on veut Que le Rassemblement National Et ses idées N'arrivent pas aux responsabilités Faut traiter les problèmes Qui le nourrissent Nos compatriotes Attendez cette loi Yaël Gauze C'est l'opinion Qu'il joue Emmanuel Macron Donc au fond Qui a gagné Qui a perdu du RN De LR Est-ce qu'à la fin On retient c'est ça ou pas ?

Est-ce que vous avez vu Que sur les retraites Emmanuel Macron A tenu tête pendant des mois Contre l'opinion Hostile Contre la rue Contre les syndicats Contre une majorité de français Qui ne voulait pas passer De 62 à 64 ans Donc à ce moment-là Il a pris ses responsabilités De chef de l'Etat Réformateur C'est pour votre bien C'est pour que les comptes publics Vous ayez une retraite Plus tard Vous les jeunes Pourquoi là Cette fois-ci Il épouse l'opinion à 100% ?

Est-ce que la responsabilité D'un chef de l'Etat C'est pas un moment donné De dire Bah écoutez Je vais aller contre Les vents mauvais Contre les vents contraires Je vais faire Je vais pas vous accompagner Je vais pas aller sur le terrain De l'adversaire Et lui donner les clés Parce qu'aujourd'hui Ce qui se passe C'est que Le texte LR Les LR se gargarisent D'avoir une victoire Mais non Parce que les LR Ont déjà importé Dans leur logiciel Les idées Du Front National Puis du RN Olivier Marlex A dit C'est le retour De la droite pasqua Qui elle-même Était déjà Sous grosse influence Jean-Marie Le Pen A l'époque 86-88 Lors de la cohabitation Donc là On a un effet domino Une chaîne alimentaire Le Pen nourrit Ciotti Qui nourrit Renaissance Horizon La majorité présidentielle A un moment donné Est-ce que c'est pas sa responsabilité De dire Stop L'immigration C'est un sujet Mais c'est pas la priorité Des français non plus Numéro 4 C'est pouvoir d'achat Et je sais pas si vous vous souvenez Récemment Emmanuel Macron N'a pas voulu marcher Emmanuel Macron N'a pas voulu marcher Contre l'antisémitisme Avec Elbron Pivet Gérard Larcher Le 12 novembre Pour une raison simple Il avait dit Dans les régions Dans les départements Dans les communes Où je vais On me dit Le sujet c'est le pouvoir d'achat Ah bon Donc c'est pas l'immigration Numéro 4 Effectivement dans les sondages Je voudrais qu'on n'oublie pas le standard Il y a Thierry qui nous attend Bonsoir Thierry Bonsoir On vous écoute On vous écoute

13:47
Auditeur

Merci de retenir mon appel Et bien écoutez C'est un Un simple Électeur De monsieur Macron En 2017 Qui pensait que Monsieur Macron Apportait beaucoup de nouveautés Dans la La vie politique française Et puis Électeur de monsieur Macron En 2022 Qui A voté Macron Un peu Contre Enfin Beaucoup contre Madame Le Pen Et aussi parce qu'il y avait De nouvelles promesses Qui avaient été faites Dans la campagne En 2022 Malgré la période de guerre Qui faisait que la campagne Était un peu Atypique Et puis Et puis voilà quoi Et puis là C'est la goutte Qui fait déborder le vase Moi hier J'étais entre J'étais entre Nausée Et Envie de pleurer Parce que la déception Est immense

14:34
Présentateur

Merci pour votre appel Thierry C'est avec vous Benjamin Morel Que j'aimerais Qu'on commande Ce que vient de nous dire Thierry Qui me semble être Assez typique Au fond De l'électeur Emmanuel Macron Et j'ai presque envie De dire surtout De l'électeur 2017 D'ailleurs

14:48
Invité

Oui Alors on a une Transposition De l'électorat D'Emmanuel Macron Notamment au moment Des européennes de 2019 C'est un électorat Qui aujourd'hui Est plus de centre droit Et on sait Qu'on peut avoir Un certain nombre De porosité idéologique Ça a déjà été dit Aujourd'hui Entre Je dirais La droite extrême Et le centre droit Donc Après Vous avez quand même Un électorat Qui théoriquement tient Et n'est pas tout à fait Sur ce type de valeur Pour l'électorat D'Emmanuel Macron Donc là Il a joué Cette loi Dans la volonté Justement De ne pas paraître Empêché Contre sa base électorale Tout de même Et surtout Contre sa majorité Alors que ce n'est pas Le problème aujourd'hui C'est d'avoir une majorité Relative Qui apparaît De plus en plus clivée Donc c'est un gros risque politique Qu'il a pris D'où les deux heures D'interview de ce soir Et en effet Je rejoins tout à fait Ce qui a été dit C'est-à-dire que Là On a quand même Un certain nombre De tabous de fonds Qui ont sauté Et ces tabous de fonds On peut toujours compter Sur le conseil constitutionnel Pour rattraper la mise Et dire Ah ça c'est pas constitutionnel Ah ça ça ne l'est pas Etc Le problème C'est que Les tabous ont sauté Et vous avez une majorité parlementaire Qui a voté ça Et donc demain Dire que ces idées là Sont d'extrême droite Ce n'est plus possible Demain dire Et bien que Si le conseil constitutionnel A censuré Et bien il l'a censuré Contre une majorité parlementaire Et une majorité des français Qui soutenaient la loi C'est ce que fera la droite Et l'extrême droite Et donc dans la perspective Qui pouvait être celle D'Emmanuel Macron D'étouffer à l'air De dire Bah regardez ce parti Il n'y a plus d'espace Entre moi et le RN Cette stratégie là Peut être très très problématique Parce que demain Il est probable Que la censure potentielle Du conseil constitutionnel Donne de vrais arguments À LR Et surtout au RN Pour non seulement Parler de politique migratoire Mais également remettre en cause L'état de droit

16:28
Présentateur

On reviendra au conseil constitutionnel Puisque vous écoutez De votre oreille gauche Ce qui se passe sur France 5 Simon le Baron Quoi de neuf dans cette interview ?

16:36
Invité

C'était pour rebondir Sur ce que disait Thierry Cette électeur Ou ancien électeur D'Emmanuel Macron Qui disait avoir la nausée On s'attendait A ce que le président Ce soir Dans cette émission S'inscrivant faux Contre le discours Consistant à dire Que c'était une victoire Idéologique Pour le RN Mais j'avoue Que je suis assez surpris De l'entendre aller aussi loin C'est-à-dire qu'il dit Non seulement Que cette loi N'est pas une victoire Du rassemblement national Mais qu'on l'a dit tout à l'heure C'est une défaite Et que c'est un bouclier Pour les français Et contre le rassemblement national Si on ferme les yeux Si on dit Qu'il n'y a pas de problème D'immigration On fait le jeu Du rassemblement national A dit le président De la république Pour que le RN Et ses idées N'arrivent pas aux responsabilités Il faut traiter Les problèmes Qui les nourrissent Et il va encore plus loin En disant que selon lui Il le revendique Cette loi C'est due en même temps Parce que lutter Contre l'immigration clandestine Ce n'est pas que de droite Voilà ce que dit Le président de la république Donc ce n'est pas Non seulement une victoire idéologique Du rassemblement national Mais ce n'est même pas Une loi de droite Pour lui C'est une loi équilibrée Alors qu'elle est quand même Très loin Et on l'a dit De la loi originelle Qu'il avait présentée Qu'il se voulait Gentil avec les gentils Méchants avec les méchants Je reprends les mots De Gérald Darmanin On en est quand même très loin Elle a été très droitisée Eh bien non Le président dit Ce n'est même pas une loi de droite C'est une loi pour moi Due en même temps Voilà ce que dit Le président de la république Alors que dans le même temps Et j'en termine par la Fabienne Il dit Il admet lui-même Qu'il y a des mesures Et un certain nombre de mesures Dans cette loi Dans ce texte Qui ne lui plaisent pas A lui Et qu'il faut retravailler Et qu'il espère presque Voir censuré Par le conseil constitutionnel

18:19
Présentateur

C'est ce qu'il disait Effectivement Tout à l'heure Et notamment peut-être Sur cette fameuse caution Qui a été énormément dégonflée Aussi par Elisabeth Borne Ce matin Avec une fake news Oui elle dit 10-20 euros Avec une fake news Il faut le dire Enfin une fausse information Un faux discours D'Elisabeth Borne ce matin Qui parlait de 11 000 euros Pour l'Allemagne Pour venir étudier Ce n'est pas du tout ça le système Il faut Avant d'arriver en Allemagne Avoir 11 000 euros Sur son compte Mais c'est pour les dépenser Sur place On ne les bloque pas Sur son compte Même le gouvernement Tord la réalité des faits Et là c'est un problème Stéphane Sumsteg Juste avant de retourner Peut-être à Emmanuel Macron Qui dit Comme vient de le dire Simon le Baron Mais en fait Si c'est une loi En même temps Or moi j'ai entendu Depuis hier dire Au contraire Que le En même temps Était complètement mort Comment est-ce qu'il Tire ce fil-là Emmanuel Macron Aujourd'hui Et surtout Jusqu'à quel point Est-il crédible En tirant ce fil-là

19:10
Invité

En fait Sa seule justification Pour dire que c'est une loi En même temps C'est qu'il n'a pas cédé A l'intégralité Des exigences Des républicains Non Ce texte C'est un vrai déport Vers la droite Les conditions D'accès Des étrangers Des immigrés En France Sera beaucoup plus difficile Enfin on ne revient pas Sur tous les détails Que comporte ce projet de loi Là on est dans la communication Il essaye de dire Que c'est une victoire pour lui Que c'est une défaite Je reviens là-dessus Pour le Rassemblement National Alors même que Tous les membres du gouvernement Expliquent que de toute façon Ce texte passait Sans les 88 députés RN C'est bien la preuve Qu'il y a une vraie jeune De ce point de vue-là Et au-delà de ça Je reviens Ce n'est plus du en même temps Et il y a un autre élément Qui est à noter ce soir C'est la fin du cordon sanitaire Et du Front Républicain Comment même si Évidemment je ne dis pas Qu'Emmanuel Macron A demandé à Marine Le Pen De voter pour ce texte Mais comment Lors de la prochaine élection présidentielle Ou lors des prochaines élections Législatives Vous pourrez expliquer A des électeurs Qu'en fait Le mal absolu C'est le Rassemblement National Et que évidemment Quand vous êtes de gauche Vous devez voter pour un candidat macroniste Au second tour Pour faire barrage à l'extrême droite C'est terminé Ce barrage Ce cordon Ce Front Républicain Avait déjà été fortement écorné L'année dernière A la présidentielle Et aux législatives Mais ce sera bien pire Ou bien plus massif En tout cas La prochaine fois On va parler de l'après Un mot Yael

20:21
Présentateur

Oui d'un mot On a un exercice D'auto-justification D'hyper-rationalisation Du président Il est coutumier du fait Là ce soir Pendant deux heures Mais la politique C'est beaucoup d'émotion Et d'irrationnel Et il est presque Trop tard j'ai envie de dire Je ne sais pas si vous avez vu En Espagne Le patron de Vox C'est l'extrême droite espagnole A interpellé Pedro Sanchez Le premier ministre socialiste En disant Imitez votre ami Macron Faites comme lui maintenant Faites comme lui Donc en fait On a même à l'international Aujourd'hui La visibilité de digues Qui sautent Voilà Pardon j'étais en train de boire Au moment où vous vous arrêtez C'est pas très malin Yael Gauze S'il vous plaît Je vous en supplie Yael Gauze Chef du service politique Est avec nous Stéphane Zumsteg Le directeur du département Opinion A l'institut de sondage Ipsos Benjamin Morel Maître de conférence En droit public A l'université Paris 2 Panthéon Et là également Avec Simon le Baron Qui écoute Le président de la république Sur France 5 Au moment où on se parle Un extrait à nouveau Du président de la république Y a-t-il une crise de gouvernement Aujourd'hui Sommes-nous en crise Voici sa réponse La vie politique Est faite De crises D'accords De désaccords Ce qui m'importe C'est que 1 Nous agissions de manière A être utiles aux français Et à répondre aux défis Qui sont les nôtres Est-ce que cette loi L'est ?

Oui La deuxième C'est qu'ensuite On soit à la hauteur Des responsabilités Dans un monde Où nous avons à affronter Le retour de la guerre En Europe Le conflit Au Proche-Orient Le sujet de la sécurité Et de l'unité De la nation L'économie La transition écologique On doit tous être A la hauteur De nos missions Alors deux choses Faut-il Un sur les départs Et deux effectivement Comme il essaye de le faire Sur ce qui se passera après Mais pardon C'est un ministre de la santé Qui s'en va C'est grave La question c'est Y a-t-il une crise politique Je vais vous poser la question à tous Y a-t-il une crise politique Pardon On a un exercice D'auto-justification Une minimisation Du problème Deux têtes de l'exécutif Deux têtes de l'exécutif Deux têtes de l'exécutif Qui parlent dans la même journée Je crois que ça n'arrive jamais Le matin Elisabeth Borne Chez nous 8h20 Et là En France 5 Emmanuel Macron Deux heures Ça n'arrive jamais Avec les deux têtes Donc ils sont Evidemment acculés A réagir A minimiser le problème Le ministre de la santé Qui sort Qui s'en va Qui dit Là c'est un pilier De mes convictions Que je ne peux plus tenir Aurélien Rousseau C'était l'homme fort de Matignon Le directeur de cabinet Elisabeth Borne Qu'est-ce qu'elle dit Elisabeth Borne Oh les français s'en foutent C'est pas si grave que ça Sympa pour le collègue déjà Mais cela dit On avait parlé de Clément Beaune Et Clément Beaune Qui a été chahuté d'ailleurs Cet après-midi Le ministre des transports N'est pas parti On avait parlé de Patrice Vergritte Qui est ministre du logement Et Patrice Vergritte N'est pas parti Et vous avez des circonvolutions Hallucinantes Il faut lire le texte Elle est sur son compte X De Rima Abdulmalak La ministre de la culture C'est un texte fleuve Très très long On se dit Mais elle démissionne à la fin ou pas Non non non Mais elle est obligée De faire des circonvolutions théoriques Pour expliquer que non Elle se battra jusqu'au bout Malgré ce texte Pour être fière De ses origines libanaises Intégrées en France Mais c'est compliqué Ça nécessite Pour tous ces ministres là Il y en a beaucoup Patrice Vergritte Au logement Donc Aurélien Rousseau Lui il est vraiment parti Clément Beaune au transport Sylvie Retailleau Enseignement supérieur Roland Lescure Effectivement A l'industrie Tous ces ministres là Pardon mais Ils ne sont pas à l'aise Pas du tout à l'aise Ils sont le cul entre deux chaises Maintenant Ce qui est intéressant Benjamin Morel C'est que ces noms qu'on cite là Ce sont vraiment des premiers marcheurs 2017 En fait Et quand on regarde La liste de ceux qui ont dit non Ou qui se sont abstenus Au parlement Ce sont des premiers marcheurs 2017 C'est cette génération là Y compris chez les élus Benjamin Morel Qui a beaucoup de mal à suivre Aujourd'hui Emmanuel Macron Mais qui Je vous pose la question à vous aussi Pardon mais ne part pas Pour l'instant il n'y en a qu'un qui est parti

24:08
Invité

Qui ne part pas Parce qu'en réalité Vous n'avez pas non plus Alors c'est une génération Qui naît avec Emmanuel Macron En politique Alors pas tout à fait Vous en avez beaucoup Qui sont collaborateurs d'élus etc Mais il faut voir que Par rapport à ce que pouvaient être Les vieux vaisseaux politiques Le PSLR Vous ne pouvez pas vous réfugier Dans une forme d'opposition interne au parti Pour demain en reprendre le contrôle Et reprendre le pouvoir Donc c'est entre guillemets Tout ou rien Soit vous suivez Emmanuel Macron Soit vous êtes renvoyé A une forme d'anonymat politique Sans vraiment de vaisseau Sans vraiment de capacité d'action C'est toute la force Parce que c'est très adaptable D'un point de vue idéologique Ça suit l'électorat et l'ère du temps Et en même temps la limite D'un mouvement Des structures mouvementistes Dont fait partie La République En Marche Qui tienne par un homme Qui ensuite s'adapte A un champ électoral A conquérir Donc là en effet C'est à dire que Pour ces ministres Pour ces députés Et bien ils doivent tout Emmanuel Macron Et en même temps Et bien ils ont parfois Beaucoup de mal à le suivre Souvenez-vous De la dernière législature Lors de la dernière législature On a jusqu'à On a à peu près 40 députés Qui quittent le groupe Renaissance Au cours de la législature Alors certains vont aller au Modem D'autres vont beaucoup plus S'éloigner de la majorité Mais ça veut dire quelque chose Si vous voulez Vous n'avez pas l'effet d'engagement Avec les structures idéologiques Et partisanes Qui pouvaient jadis exister Ça pose évidemment des problèmes Du point de vue des ministres Mais à la rigueur Un ministre Ça peut se remplacer Entre guillemets Relativement facilement En revanche Ça pose surtout des problèmes Du point de vue De la majorité parlementaire Cette majorité relative Si jamais demain Vous avez des frondeurs En son sein François Hollande Avait une majorité absolue Il était en capacité De la tenir Là c'est une majorité relative Si vous avez Une cinquantaine de députés Qui ont du vague à l'âme Ça ne veut pas forcément dire Qu'ils vont rentrer En fronde ouverte tous Mais ça veut dire Qu'ils peuvent ne pas venir voter Qu'ils peuvent traîner des pieds C'est ça qui les retient

25:57
Présentateur

L'angoisse de revivre La période des frondeurs Sous Hollande C'est ça qui les retient D'organiser quelque chose d'autre Parce qu'on pourrait imaginer 27 voix contre 29 abstentions Hier Dans le camp du président Sur cette loi immigration On pourrait imaginer Qu'ils constituent Un nouveau groupe De gauche de gouvernement Je ne sais pas quoi A imaginer Ce n'est pas le cas Ce n'est pas le cas aujourd'hui Il reste dans Renaissance Et juste un mot Allez-y 29 voix contre Emmanuel Macron minimise Au début de l'interview Il dit Il n'y a pas Il n'y a pas beaucoup de pertes 27 contre 29 abstentions C'est ça Voilà Il n'y a pas beaucoup de Ce n'est pas si grave que ça C'est une péripétie Pardon Mais la dernière fois Que c'est arrivé C'est la loi Asile Immigration 2018 Celle de Gérard Collomb Il y a un vote contre Jean-Michel Clément Qui démissionne du groupe En marche Un vote contre Aujourd'hui Combien ?

27 Stéphane Zobstek Je voudrais vous soumettre Pour passer Peut-être à un autre thème Cette question de Gilles Parmel Qui dit Pour moi C'est un désastre Pour l'Assemblée nationale Pas pour le gouvernement Qui a fait passer une loi Qui était nécessaire Nous dit Gilles Pas parfaitement équilibré Mais qui au moins Fait avancer le pays Désastre Pour l'Assemblée nationale Dit-il Est-ce qu'avec le recul On s'interrogera Sur la stratégie Pour le coup A l'Assemblée nationale Et chez les parlementaires D'avoir rejeté L'ensemble du texte Au démarrage

27:12
Invité

Alors Je ne sais pas Si on s'interrogera Sur cette motion de rejet Evidemment Mais ce qui est sûr C'est que le spectacle Qui a été servi aux Français Ces derniers jours Et surtout depuis lundi De la semaine dernière Va probablement contribuer A creuser encore davantage Le fossé Entre l'opinion publique Les citoyens Et leurs représentants politiques Parce que Très clairement Là ils ont bien compris Des Français Que toutes les forces politiques Présentes D'ailleurs toutes sans exception Avaient joué La carte de la politique politicienne De la tactique Des revirements Tout le monde a changé Plusieurs fois D'orientation Un coup à gauche Un coup à droite Un coup je m'abstiens Un coup je vote contre Un coup je pense à Marine Le Pen Je finis par voter pour Et que finalement Le débat d'idées A été réduit A sa portion congrue Et ça c'est quelque chose Qui laissera des traces D'autant plus Parce que vous le souveniez Tout à l'heure Et on en a parlé Les Français massivement Souhaitaient Qu'on aboutisse à un texte C'est ce qui s'est produit Evidemment A un texte Plus restrictif Evidemment Mais en tout cas Souhaitaient que L'Assemblée nationale Fonctionne correctement C'est ce qu'ils nous ont dit Dès 2022 Dès juin 2022 Pardon Nous sommes contents Satisfaits qu'Emmanuel Macron N'ait pas les pleins pouvoirs Mais nous voulons que ça fonctionne Et qu'il y ait un vrai débat d'idées Et des vraies coalitions Qui se forment Au cas par cas Ou de façon programmatique Entre les différents partis Et ça renvoie à quelque chose Qu'on répète assez souvent C'est que Ce spectacle là Navrant Je le redis Aux yeux de l'opinion publique Il s'explique aussi La responsabilité C'est la classe politique Il n'y a aucune culture De coalition en France Par rapport à d'autres pays

28:33
Présentateur

Il y avait une solution Qui a fonctionné pour Les questions d'énergie Une loi Industrie nucléaire Votée avec la droite Une loi énergie renouvelable Votée avec la gauche Pourquoi Emmanuel Macron A-t-il voulu absolument Faire du en même temps Dans ce texte Qui ne pouvait satisfaire Ni la droite Ni la gauche Et finir donc Sur un compromis Complètement bancal Et compliqué Il aurait pu dire C'était une hypothèse au printemps Un texte pour expulser Un Il aurait trouvé une majorité Tranquillement avec les LR Et puis après Un texte pour intégrer Régulariser Plus massivement Parce que là On parle de régularisation massive Non C'est à la discrétion du préfet Au cas par cas Il y a la discrétion du préfet Et vous avez entendu Dans le journal de 18h Je crois Le président de la fédération Des industries du bâtiment Qui dit Mais c'est pas du tout suffisant On a besoin de 200 à 300 000 postes On entend les années qui viennent On entend les années qui viennent Dire la même chose Dès hier devant le parlement Un nouvel extrait De cette intervention D'Emmanuel Macron Sur France 5 Écoutez-le De la retraite A l'assurance chômage En passant par France 2030 Et les investissements d'avenir La recherche Et ce qu'on fait sur l'immigration C'est quoi ?

C'est partir du réel Pour améliorer les choses C'est essayer de protéger Les français Là où on doit le faire De libérer les énergies Partout où on le peut Mais c'est de dire La vérité aux gens Et ce qui caractérise Le rassemblement national C'est qu'il joue sur les peurs Parce qu'il y a des peurs Et moi Il y a un problème D'immigration dans le pays Parce qu'il y a trop D'immigration clandestine Et que ça crée Des équilibres Des sujets Des pressions Je ne crois pas pour autant Qu'on soit dépassé Par l'immigration On a des vrais problèmes D'immigration Et il y a plus de pression Migratoire qu'il y a 10 ans Dans le pays Et oui ça fait pression Sur notre système On le voit bien Dire la vérité Benjamin Morel Être dans le réel Et dire le réel C'est le mode de gouvernance D'Emmanuel Macron Au fond Est-ce que ce mode de gouvernance Là Et ce Qu'il essaye de convaincre Ici A encore un sens aujourd'hui Et peut encore tenir Jusqu'à la fin du quinquennat A votre avis ?

30:25
Invité

C'est complexe en réalité Parce que ce qui lui est reproché Enfin ce qui est reproché A la majorité sur cette loi C'est pas tant le constat Qu'il puisse y avoir Un sujet de régulation De l'immigration Ça c'est pas quelque chose Qui est clivant aujourd'hui La gauche également A des programmes En matière de régulation De l'immigration En revanche Ce sont les mesures Qui sont prises Et donc En appuyant sur le constat Et pas sur les mesures Il y a une façon Un petit peu de beauté en touche Si vous voulez Tout à l'heure Vous posiez une question Qui est à mon avis La question la plus fondamentale Est-ce que Vraiment les français Voulaient cette loi Concernant l'immigration En fait Comme vous répondez Stéphane Il y a aujourd'hui Une volonté de régulation De la part de l'opinion Concernant les sujets migratoires Mais la question C'est pas une nouvelle loi Et quelle loi On a en moyenne une loi Tous les trois ans Est-ce que Stéphane Change fondamentalement la donne Pas forcément en réalité Parce que la loi Est une façon de dire Regardez j'ai un bilan En matière d'immigration C'était l'objectif Initial de Stéphane L'objectif de Stéphane Il est très politique Il est d'étouffer LR En disant regardez Il n'y a pas vraiment De valeur ajoutée Aujourd'hui l'existence de LR Dans la vie politique Et de donner un bilan A présenter aux électeurs Avant les élections européennes Face au rassemblement national Très bien Une nouvelle loi Alors que la loi Asile et immigration En effet Datait du quinquennat précédent Est-ce que vraiment Elle change le réel C'est pas tout à fait évident Donc en appuyant sur les faits Emmanuel Macron Essaye d'appuyer sur ce réel A défaut de pouvoir appuyer Et sur des mesures Qui seraient consensuelles Et sur des mesures Qu'ils pourraient considérer Comme étant fondamentalement efficaces Le problème in fine C'est que si le réel Ne suit pas les mesures Et bien le rassemblement national A beau jeu de dire Regardez L'état de droit est le problème Regardez L'état est impotent Et donc il faut faire Un grand coup de balai Et cette rhétorique là Aujourd'hui Elle n'est pas vraiment Contrée par la majorité

32:04
Présentateur

Avant de revenir à ce que dit Emmanuel Macron Juste une réaction là-dessus Sur ce que vient de nous dire Benjamin Morel Yael Ghos L'objectif pour Renaissance On a bien compris Pour le RN peut-être aussi d'ailleurs C'était d'arriver en force Avant les élections européennes Avec une loi immigration Parce qu'on sait bien Que tous les pays d'Europe Sont en train de serrer les boulons On l'a même vu aujourd'hui même Avec le pacte Asile et migration Est-ce que cet objectif là Est foutu ?

Il y a une course contre la montre Pour être crédible face au RN Donc il y avait deux éléments Effectivement Deux planètes qui s'alignent Peut-être pour Emmanuel Macron Dans son esprit C'est un Donc cette loi qui aboutit La loi immigration Il y en a une avant Noël Et le même jour A Bruxelles Les 27 Top Après 7 ans de négociation Il signe un pacte asile-immigration Qui vise à mieux réguler Les flux aux frontières extérieures De l'Union Avec des centres de filtrage Pour distinguer Ceux qui ont le droit à l'asile Et ceux qui n'y ont pas le droit Et avec un vrai paradoxe Un pays comme l'Italie Dirigé par Georgia Méloni Qui elle fait un vrai appel d'air Parce qu'elle a besoin D'une main d'oeuvre Fermons cette parenthèse Oui oui Donc c'est assez troublant Non Là ce soir Emmanuel Macron Il est pressé de tourner une page De dire voilà Je peux passer à autre chose J'ai un nouveau cap pour 2024 Mais en réalité Il a mis le doigt dans la prise En janvier Les LR La droite L'ERN Vont réclamer Des mesures sur l'aide médicale d'Etat Parce qu'Elisabeth Borne Sous la contrainte A écrit une lettre A Gérard Larcher Où elle s'engage Alors ce matin elle dit Non ça n'existe plus On fera rien On touchera plus Enfin Ils vont la rappeler à son engagement Bien sûr Simon Un rappel de ce que vous entendez Par votre oreille gauche En ce moment De la part d'Emmanuel Macron

33:38
Invité

Juste sur la tonalité générale Qui nous rappelle Ce qu'on a déjà vu D'Emmanuel Macron Au moment de la crise des retraites Au moment des gilets jaunes C'est à dire que Plus il est dans la tempête Moins il donne l'impression De douter de lui-même C'est à dire que Il a employé le mot En parlant de la loi De la réforme des retraites Justement C'est une loi courageuse Et ça fait écho A ce que nous disait L'un de ses proches Un petit peu plus tôt Dans la journée Cette année 2023 Aura été pour Emmanuel Macron Celle du courage d'agir Voilà l'état d'esprit Aujourd'hui Au sommet de l'état C'est à dire que Contre vents et marées Malgré L'état du paysage politique Qu'ont décidé Les français dans les urnes En juin 2022 C'est à dire Cette tripartition Inédite Ou même Cet éclatement inédit A l'assemblée Et cette majorité relative Et bien nous avons agi Malgré tout Pour les retraites Qui est une loi de nécessité économique Pour cette loi immigration Que réclamaient les français Voilà l'état d'esprit D'Emmanuel Macron Et cette citation Quand même Qui nous projette Vers la suite Et d'ailleurs Il tirera les perspectives De l'année 2024 Dans la deuxième partie De cette émission Sur France 5 Citation d'Emmanuel Macron Je n'ai pas fini de travail Et je tiens à vous rassurer J'ai encore 3 ans et demi devant moi Et je tiens à vous rassurer Je ne compte pas m'arrêter Voilà ce que dit Le président de la république Donc voyez que Le doute a assez peu de place Dans le discours D'Emmanuel Macron Qui était très attendu ce soir

35:00
Présentateur

Et bien merci beaucoup Merci à tous les quatre Merci à tous De nous avoir écouté Merci à tous les deux

35:07
Locuteur

Merci à tous les deux