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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & familleJustice

Blocage des lycées : "J’ai découvert le visage de ce ministre de l’éducation hier" (François Kalfon)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les lycéens évoquent la manifestation du 6 octobre ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications des lycéens ?

  • 7:57OuverteRéponse directe

    Quel bilan des interpellations ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Que dites-vous aux parents face aux violences ?

  • 14:30RelanceRéponse partielle

    À qui profitent ces violences urbaines selon vous ?

  • 15:50RelanceRéponse directe

    Un parlementaire doit-il être avec un mégaphone devant une manifestation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:36François KalfonFait
    « Je vais même faire une remarque là-dedans, c'est plutôt les lycées populaires, un lycée professionnel qui se mobilisent parce qu'ils sont finalement en impasse. »
  • 9:56François KalfonFait
    « Gouverner, c'est compliqué. Dans une sorte de tour répressif, vous auriez un gouvernement qui donne le sentiment d'être contre toute la jeunesse. »
  • 13:07Bruno BartosétiFait
    « On est à une encablure des élections présidentielles. Je vous apprends rien et je vous apprends pas non plus que ça va certainement perdurer ou se reproduire parce que c'est l'intérêt de certains partis politiques un peu irresponsables. »
  • 17:39François KalfonFait
    « Il commet une lourde erreur. Et je vais même vous dire de quel point de vue il commet une lourde erreur. Il déstabilise, il décrédibilise ce mouvement qui a des revendications légitimes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Diante qui ne désemplit pas des rassemblements très forte tension également en cours Strasbourg Paris R Marseille Clermontferrand à Dijon ou encore Avignon 140 actions recensées dans le pays alors que 400 lycées ont été fermés par le ministère de l'intérieur une cinquantaine d'interpellations depuis ce matin en France hors Paris et petite couronne dit lycée bloqué à mes côtés pour pouvoir l'évoquer Seriminot notre journaliste politique France info canal 16 François Calfond député européen Parti socialiste soutien de Raphaël Gluxman dans cette campagne à la présidentielle mais d'abord dans la primaire socialiste et des images qui nous parviennent depuis le depuis le terrain. Je ne sais pas si on peut tout de suite se connecter avec le terrain. La régie va tout de suite me

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le dire dans ce qu'on appelle mon oreillette. On se connecte tout de suite avec le terrain. Hugo Smag, vous êtes à Toulouse, on était ce matin à Paris, on est allé à Nanc, on voit que ça s'échauffe. Que se passe-t-il Hugo du côté de Toulouse ? Racontez-nous. Et bien écoutez, nous depuis ce matin effectivement on fait le tour de plusieurs lycées ici à Toulouse parce que beaucoup ont été fermés par la préfecture à partir d'hier soir et donc ce matin beaucoup de lycées sont fermés, quelques-uns sont encore ouverts. On s'est justement dirigé vers un de ces lycées qui a été ouvert avec une forte mobilisation de vent depuis ce matin. C'était plutôt calme et puis là et bien depuis environ 1h 1h30 euh il y a eu quelques échaufourés, quelques échanges avec la police notamment des quelques

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affrontements à certains moments des tirs de mortiers. Il y a eu aussi des poubelles qui ont été brûlées. Puis là depuis et bien on est globalement revenu au calme. Il y a eu des dispersions de la part des effectifs de police qui sont assez nombreux. On voit, il y a beaucoup de CRS, beaucoup de polices nationales également qui sont présents. On a vu la gendarmerie aussi en force avec notamment un hélicoptère qui est venu survoler à plusieurs reprises ce cet endroit et puis on on voit là d'ailleurs, il y a il y a un caillou qui vient de de passer. Il y a eu quelques jets de pierre depuis 1h 1h30 mais globalement là on se dirige plutôt vers une dispersion des des personnes mobilisées ici ce matin à Toulouse. Merci à vous Hugo. Une dernière question avant donc que que je puisse vous

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quitter. On voit que tous les départements sont aujourd'hui avec ce mouvement de de contestation étudiante. Aucun département n'est épargné. J'ai envie de vous dire. Est-ce qu'on évoque autour de vous, est-ce que c'est lycéen, les étudiants auquels vous avez parlé évoquent la grande manifestation du 6 octobre prochain euh à laquelle des syndicats par ailleurs de de professeurs euh vont se joindre ? Alors, en tout cas, ce ce dont ils ont conscience, c'est qu'ils ne se battent pas forcément pour leur lycée. Tout à l'heure, euh je parlais avec des justement des lycéens qui me disaient "Nous, dans notre lycée finalement ça va plutôt bien, même s'il y a quand même des problèmes." Il me parlait notamment euh des classes qui étaient surchargées, mais il me disaient "On se bat aussi

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pour les autres lycées qui sont dans de moins bonnes conditions." Donc, il y a quand même une conscience collective effectivement dans cette mobilisation. Merci beaucoup Hugo Smag. En direct de Toulouse. Un mot Serimino sur le gouvernement en pris en éto avec ses ses colères. On est vraiment dans une dans une conjoncture où les crises s'accumulent les unes après les autres, hein. On avait les parents, le pouvoir d'achat, l'essence, euh les guerres à l'international, les étudiants aujourd'hui qui ne vont rien lâcher. Oui. Et ajoutons qu'aucune des crises dont vous parlez ne se sont effacées. Donc bien évidemment, on est dans une convergence des crises. On est juste dans la temporalité du jour. Le gouvernement donc qui était hier sur un discours de de maintien de l'ordre avec

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cette cellule interministériale de crise place Bovo présidée par Sébastien Lecnu aujourd'hui s'ouvre je dirais pas ce renou mais s'ouvre le dialogue et au ministère de l'éducation nationale monsieur Geffrey reçoit après les organisations syndicales les parents d'élèves et les représentants de la ville lycéenne pendant que le ministre de l'enseignement supérieur puisque la contagion est maintenant vers les les facultés a reçu ce matin la phage he la fédération de des associations générales étudiantes et recevra tout au long de la semaine prochaine d'autres représentants des étudiants. Et vous l'avez dit, la tenaille gouvernementale, si je peux me permettre cette expression, au-delà du débat sur les violences et sur les revendications qui sont bien évidemment

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importantes dans ce débat, il y a l'appel à la manifestation du 3 octobre et aussi celle alors qu'on ne connaît pas trop qui est plutôt sur les réseaux sociaux du 17 octobre dont certains imaginent une résurgence pardon peut-être des gilets jaunes mais en tout cas qui peut constituer non pas forcément une convergence des luttes puisque tout le monde n'y participera pas mais peut-être une convergence des crises palpables et pour le gouvernement une crise lycéenne Une crise étudiante, c'est toujours plus délicat qu'une autre crise. François Calfond, le point de vue du politique, du député le point de vue, c'est qu' une coagulation qui a un état de colère, une société qui est totalement inflammable. Pendant des semaines et des semaines, on a dit que ça reviendrait par les gilets jaunes et

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puis ça revient par le sujet de l'éducation au combien sensible. Et je vais même faire une remarque là-dedans, c'est plutôt les lycées populaires, un lycée professionnel qui se mobilisent parce qu'ils sont finalement en impasse. Ils voient pas l'avenir, il voit pas le futur avec quand même un point qui est très central à mes yeux, c'est qu'il y a dans les quartiers populaires une éviction scolaire vers le privé avec un privé sous contraint qui finalement n'a pas les mêmes contraintes de mixité sociale qu'il faut absolument rétablir. Donc c'est le non futur d'une certaine manière. Alors ça ne justifie aucune violence et je dois dire que tout responsable politique vraiment responsable doit appeler des escalades aujourd'hui parce que la violence est l'ennemi des revendications. En en

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outre, je dirais que ce gouvernement a traîné pardon mais moi j'ai découvert presque le visage de ce ministre de l'éducation hier que n'a-t-il pas fait pendant 10 jours quand il y a un une telle coagulation une telle angoisse sociale et particulièrement chez les jeunes et bien on ouvre grand les oreilles. Évidemment, enfin depuis jusqu'à hier, il y avait aucune espèce de négociation sociale et syndicale. Moi, je pense qu'il doit y avoir toute la communauté scolaire, y compris les associations de parents d'élèves qui doivent être écoutés et entendu. Je crois que c'est absolument fondamental. Je vous propose regarder parce que les images comptent, il y a le poids des images. Il a les mots bien sûr, il y a aussi les mots M AEX. 12e arrondissement de Paris, place de la nation. Notre

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envoyé spécial est sur place, Lis Vogel. Ça commence à chauffer très sérieusement là où vous vous trouvez Lis Vogel. Là là elle a un avec Oui, Jeanne s'est tendu depuis plusieurs minutes déjà et nous observons avec Clément Lana de nombreux jeunes. Je pense qu'ils sont des centaines autour de nous. Certains ont réuni poubelles et attendent en faisant face aux forces de l'ordre, parfois avec des masques. Là, vous voyez un mortier d'artifice qui vient d'être allumé juste devant nous et qui est jeté en direction des forces de l'ordre. Mais évidemment c'est une situation qui est particulièrement délicate parce que la place de la nation pour ceux qui connaissent Paris et bien c'est un carrefour extrêmement fréquenté de l'est parisien et donc il y a des

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moments de tension de confusion où on voit des gens qui n'ont rien à voir avec ces affrontements, des personnes âgées ou des jeunes femmes aussi qui peut-être se rendent sur leur lieu de travail ou à un rendez-vous et qui se retrouvent un petit peu pris au milieu de tout ça. Ce que je peux vous dire, c'est que ces derniers instants, j'ai discuté avec plusieurs jeunes. Toutes les personnes que j'ai rencontré pour l'instant sont bien des lycéens, parfois très jeune. J'ai échangé avec de très jeunes filles dont l'une d'entre elles était âgée de seulement 14 ans. Et tous mes toutes et tous m'expliquent qu'ils sont là pour pouvoir faire entendre leur revendication. Ils me décrivent des conditions d'étude au lycée très dégradé avec des bâtiments vêtus. Certains me

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parlent de cafar, de rats, de sanitaires qui ne sont pas entretenus, dans lesquels il n'y a pas de papier toilette. Il m'explique aussi que parfois ils ont affaire à des professeurs qu'il jugent trop peu expérimentés, qu'ils n'ont pas l'impression que les bons moyens sont mis à leur disposition pour préparer correctement leur avenir. Donc voilà, ce sont ce genre de revendication qu'on entend ici. Et pour terminer, je peux vous dire qu'il y a un important dispositif policier qui est en place sur cette place de la nation avec de nombreux véhicules, des forces de l'ordre que vous apercevez peut-être sur ces images qui sont casquées, boucliers à la main, qui ont déjà chargé à plusieurs reprises. Nous nous sommes retrouvés pris tout à l'heure dans l'une de ses charges et qui essa tant bien que

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mal de disperser ces lycéens mais qui pour l'instant se montrent très en colère, très déterminé et qui nous le disent, ils n'ont pas l'intention de quitter cette place de la nation. Si beaucoup lisent vos geles avec les images de Clément Hospital qui vous accompagne, Noémi Schulz, un mot un mot sur les interpellations qui ont déjà eu lieu, hein. Ces manifestations, elles ne datent pas d'aujourd'hui. On a déjà une sorte de bilan qui est donc incomplet parce qu'elle continue. Que pouvez-vous nous en dire ? On sait que pour la journée d'hier, il y a eu près de 2000 interpellations et que depuis lundi, il y a eu 1793 personnes placées en garde à vue. En très grande majorité, ce sont des mineurs. On a entendu la Lise Vogel nous dire que elle avait échangé avec

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des jeunes filles âgées de 14 ans. Je pense même qu'elles ne sont pas lycéennes mais collégiennes. Donc c'est une réalité. Il y a énormément de très jeunes qui sont euh interpellés, arrêtés. On va voir effectivement quelles seront les suites judiciaires qui seront données. D'abord, il faut il faut voir quels sont les faits qui leur sont reprochés. Est-ce que c'est participation à un attroupement ? Est-ce que c'est des violences envers des personnes dépositaires de de l'autorité publique ? Et quelle réponse sera apportée ? Sachant qu'on parle effectivement de mineurs, qu'on ne peut donc pas renvoyer par exemple en comparion immédiate comme on pourrait le faire avec des majeurs. Gérald Darmanin a appelé les procureurs généraux à une très grande fermeté mais il faut et

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pendant qu'on on voit effectivement quelques quelques images de de lycéens ou de jeunes en tout cas qui se mettent à à courir sans doute dispersé par par les policiers. Effectivement, ces images que l'on voit Gérald Armanin le gardesse qui propose au aux parents de payer les dégâts qui seraient faits par les enfants. Un mot François le mot c'est que moi j'étais moi-même dans les mouvements lycéens étudiants étant jeune et je pense que la violence est le pire ennemi. Et quand on voit le niveau d'interpellation, il y a bien sûr les casseurs, il faut les judiciariser. Quand on brûle un camion de pompier ou un lycée, il y a des poursuites à à finalement qui sont légitimes. Mais je dis aux jeunes, ne vous mettez pas dans la violence parce

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qu'il y a une sorte d'entraînement parce que qu'est-ce que la France a à dire des milliers de jeunes 14 ans, 15 ans, 16 ans, garde à vue, judiciarisation, casier judiciaire. Qu'est-ce que vous dites aux parents ? Bah je dis aux parents bien sûr qu'avec 10 14 ans. Non mais je dis aux parents, je dis aux parents que euh bien évidemment quand la sécurité des enfants est en jeu, il vaut mieux qu'il reste à la maison bien évidemment. Mais moi je ne je ne veux pas que nous tombions et c'est ça l'équilibre à trouver qui est compliqué. Gouverner, c'est compliqué. Dans une sorte de tour répressif, vous auriez un gouvernement qui donne le sentiment d'être contre toute la jeunesse. Et je tiens à rajouter cette image, enfin ce point par rapport à vos images. Il n'y a

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pas que des casseurs, il y a aussi des lycéens qui manifestent pacifiquement et je ne voudrais pas qu'en renvoyant tout le monde à l'idée de casseur, finalement on passe par pertes et profit le malêtre scolaire par qu'on passe à côté des revendications et du mal. Mais enfin, je veux dire ce gouvernement s'est distingué avec les gilets jaunes avec une une stratégie ultra répressive. Voyez les motos des braves avec des gamins de 15 ans mais ça peut très très mal terminer. Donc je dis aux parents oui bien sûr retenu. Aux jeunes ne vous laissez pas entraîner dans les actions violentes et au gouvernement faire preuve de retenu. Mais je crois que le message qui est passé le seul message on entend pas ce ministre de l'éducation nationale c'est le nombre d'interpellations et la judiciarisation.

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Et ben, c'est pas comme ça qu'un pays parle à sa jeunesse. Bruno Bartoséti, vous êtes avec nous à distance, secrétaire national du syndicat de police unité zone sud. Euh sur la la violence que l'on reproche des deux côtés, nous avons vu des images très violentes d'une jeune policière et on va vous les montrer dans le même temps, qui se fait poursuivre par des jeunes. On ne peut pas, à l'heure qu'il est euh confirmer que ces jeunes étaient délicés, hein. On sait qu'ils sont habillés en noir, qu'ils sont cagoulés, ils font une espèce de balayette à cette à cette policière. Il y a ces images-là et puis à côté à mettre en perspective avec d'autres images des jeunes gens qui ont pris notamment des tirs notamment de LBD dans l'œil, dans dans la bouche. C'est c'est très compliqué aussi, on

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l'imagine pour les policiers de pouvoir intervenir sur des jeunes très jeunes. Alors, bonjour. Vous savez, lorsqu'on parle lorsque vous nous posez la question en me parlant de violence des deux côtés, si vous voulez qu'on décortique, on va voir que les cas très isolés ou les utilisations d'ailleurs de LBD ne sont pas ne sont pas utilisées pour blesser, mais il faut se mettre dans un contexte de terrain. Le LBD est utilisé pour repousser, pas pour blesser. Les gaz lacrimogène également. Lorsque vous avez vos consœurs et confrères qui se font agresser, je pense pas qu'ils étaient dans la violence. Lorsque vous avez 300 ou 250 enseignants blessés, je pense pas qu'ils étaient dans la provocation. Je pense pas que ces jeunes en tout cas ceux qui ont envie de de commettre des des crimes et

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délit, je dis bien des crimes et délit, ne sont pas dans une revendication puisqu'ils blessent euh ils blessent leurs enseignants. Donc je crois qu'il faut bien remettre tout dans un contexte. Aujourd'hui, on est dans des violences urbaines. Ce n'est pas c'est malheureusement ça a été dit mais vous avez ces lycéens qui ne sont au départ pas casseurs mais qui se font manipuler et qui deviennent extrêmement violents avec beaucoup d'inconscience. Et c'est ce qui est à retenir. Lorsque vous avez aujourd'hui 300 policiers blessés. Alors en tout cas, c'était les chiffres d'hier et on va en avoir encore aujourd'hui. Je crois qu'on peut parler d'une violence aujourd'hui qu'on essaie nous policiers et gendarmes de de faire tomber. Et la grande inquiétude c'est que on est à une

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encablure des élections présidentielles. Je vous apprends rien et je vous apprends pas non plus que ça va certainement perdurer ou se reproduire parce que c'est l'intérêt de certains partis politiques un peu irresponsables. À qui profitent ces violences urbaines ? À qui est-ce que vous faites allusion ? Bruno Bartosetti, soyez très précis. Quel parti politique est-ce que vous avez en tête ? Oui, ben on nous a Non, mais quand je je parle de parti politique, il y a celui qui va défendre le sujet, ça va l'intéresser et il y a celui politique et notamment le LFI qui met euh euh la violence comme une communication et c'est et c'est une une erreur bien sûr, mais c'est surtout une grosse provocation et beaucoup de haine anti mais il y a pas qu'antiflic, antisystème. Donc il y a des partis

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politiques et tous maintenant vont réfléchir. Je dis tous parce que de toute façon moi à mon niveau et notre organisation syndicale, on ne soutient aucun parti politique mais tous les partis politiques aujourd'hui au mois je vous parle réfléchissent en se disant comment je vais pouvoir tirer finalement quelques voix de plus pour les prochaines élections présidentielles avec ce qui pass ce qui se passe et c'est ça la vérité et nous policiers et gendarme nous sommes pris encore une fois dans cet étau pour vous les les les enfants, les lycéens les étudiants instrumentalisés par les partis politiques. C'est ce que vous nous dites. J'essaie juste de clarifier le propos. la responsabilité des partis politiques. Je je suis désolé si j'ai pas été clair, mais quand vous avez des violences

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urbaines et quand vous avez un volume aussi important de de violence qui s'exerce même à l'endroit des enseignants, il y a une manipulation. C'est évident qu'il y a une manipulation et on n'est pas dupe, on n'est pas naïf. Euh tout le monde le sait et tout le monde s'accorde à le dire et et à et à tenir les propos que je tiens. Bruno Bartoséti, je reviens vers vous dans une poignée de seconde. Réaction euh François la réaction euh d'abord, je vais le dire à un syndicaliste policier comme à l'endroit des agences du service public d'éducation, euh nous euh euh comprenons la difficulté de la tâche et la tâche qui consiste à maintenir l'ordre républicain avec discernement, c'est une tâche complexe. Donc je ne fais pas parler de ceux et celles qui disent la police tue. Et la tâche

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complexe, il faut jamais oublier que les les policiers que vous voyez en maintien de l'ordre répondent au pouvoir politique et au préfet. Donc le discernement de leur action est d'autant plus difficile euh qu'ils ont à répondre à des provocations. Ça existe bien sûr de la gauche radicale bien évidemment euh et par ailleurs des injonctions dont ils ne sont pas responsables du pouvoir politique. Il faut que le dialogue euh vienne. En ce qui nous concerne, excusez-moi, vous parlez donc du Parti socialiste. Oui. Enfin franchement euh on est des facteurs de de de désescalade, de pacification, de dialogue social. C'est pour ça monsieur, tu me permets juste d'intervenir. Tout à l'heure, il y a une poignée seconde à M du Four. euh député la France insoumise sur ce plateau et elle dit on n'est pas

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du tout euh on n'est pas du tout le feu qu'on qu'on rajoute sur l'huile hein. Vo les images. Moi je crois que c'est pas la place. Moi je suis parlementaire, c'est pas ma place d'être avec un mégaphone devant une manifestation. C'est pas votre place d'être avec les étudiants pour les accompagner. Pas avec un mégaphone devant des barrages. Après s'il y a une grande manifestation qui s'adresse aux citoyens pour soutenir le service public d'éducation évidemment je suis là et je vais même vous dire quelque chose. Au sein de la gauche, on a une tradition qui s'appelle la charte d'Amien. Le mouvement syndical, le mouvement social, il est indépendant du pouvoir politique. Euh et peut-être que notre syndicaliste de force ouvrière, ils sont très attachés chardamien peut

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le partager. Ça n'est pas au parti politique de dicter au mouvement social la façon dont il doit agir. Serge Séminon. Oui. Juste une question pour rebondir sur ce que vous venez de dire. Pour vous, soutenir un mouvement, c'est soutenir les débordements forcément puisque apparemment c'est la cellule Non, mais je laissez-moi finir. La cellule de crise hier a laissé entendre que effectivement LFI était à la manœuvre et que il allait au-delà. du soutien au mouvement pour vous, vous le dites, c'est pas la place d'un parlementaire ou d'un élu municipal d'être devant ou à côté des manifestants. Je vais être très précis. Moi, j'habite à Nanterre ce matin, il y a un lycée professionnel à deux rutes chez moi. Il y avait deux élus que j'im j'imagine communistes, tout à fait pacifiques,

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pour discuter avec les jeunes, pour discuter avec les autorités, pour discuter avec les policiers. Ça bah c'est la place d'un élu mais c'est une place extrêmement difficile et compliquée. Par contre être avec le mégaphone comme j'ai vu certains sur les barricades quand vous avez 45 ans que vous êtes élu politique à la ve présidentiel en lieu qu'est-ce que vous pensez François Calfond ? Vous savez on a très bien vu les images. J'ai pas besoin de tout le monde n pas vu les images. Vous voulez pas dire à qui vous pensez. Ben par exemple, ça a été dit quand monsieur Bagayoko dit alors que la société s'embrase, les violences sont légitimes, il commet une lourde erreur. Il commet une lourde erreur. Et je vais même vous dire de quel point de vue il commet une lourde erreur. Il déstabilise, il

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décrédibilise ce mouvement qui a des revendications légitimes. Donc ça c'est la première chose. Et puis la deuxième chose, c'est qu'il y a une ultra gauche dans ce pays. Bien bien évidemment. Ultra gauche, vous dites mais bien sûr qu'elle existe. Enfin, c'est tout à fait évident. Et donc l'agenda politique n'est pas l'élection présidentielle mais un agenda de nature révolutionnaire. Je mets pas lesfit dedans encore que certains se reconnaissent comme mais qui agit dans tous les mouvements sociaux avec une frontière entre l'ultra gauche et les black. Ça existe tout à fait. Il faut avoir aucune naïveté là-dessus. Vous venez vous vous venez de faire la part des choses entre les filles et l'ultra gauche. Je ce qui n'est pas le cas du gouvernement. C'est pour ça que je vous posais la

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question. Considère qu'à ben c'est bien j'avais pas compris votre question. Maintenant, avec votre lance, je l'ai comprise, c'est irresponsable de la part du gouvernement 1 de dire bah c'est la faute de l'ultra gauche et de LFI. Alors que le malaise, il est profond dans toute une génération qui n'en a rien à faire des élections présidentielles. Et c'est pourquoi chacun doit faire preuve de discernement. Et c'est et dans le même temps, je trouve que la réponse politique, syndicale de dialogue, de catarcisme, d'écoute n'est pas fait pas. Excusez-moi du peu, j'aurais attendu que ce matin pas à la hauteur. Ah mais c'est pas c'est pas que c'est pas la hauteur, c'est que c'est la façon dont agit le gouvernement à finalement pointer du doigt comme cause finalement

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l'ultra gauche et et la LFI, même si je ne suis pas naïf, j'en termine. Euh c'est une manière d'invisibiliser le malaise de la jeunesse et de la communauté éducative. Tam.